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DICTIOMIRE 1TT10L0GIQDE
DB LA
L^NGUE FRANCHISE
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AUTRES OUVRAGES DU MEME AUTEUR
GRAMMAIRE HISTORIQUE de la langue franchise avec
une Preface par E. Littre, de l'Academie franchise.
15* edition. Hetzel. — Prix, broch6, 3 fr. ; cartonne
Bradel, 3 fr. 25 c.
Ouvrage couronne enl870 et 1872 par l'Academie francaise,
l'Academie des inscriptions et la Societe pour 1 instruction
elementaire (grande medaille d'argent). Ce hvre forme
avec le Dictionnaire etymologique un cours complet
d'histoire de la langue francaise.
A HISTORICAL GRAMMAR of the French Tongue,
by Aug. Brachet, translated by W. Kitchin. M. A.
-~ Oxford, at the Clarendon Press. 1868. In- 12. —
3 sh. 6 d.
NOUVELLE GRAMMAIRE FRANQAISE a l'usage des eta-
blissements destruction secondaire. 1872.Hachette.
— in-18. — 1 fr. 50.
CHRESTOMATHIE HISTORIQUE de la langue franchise,
depuis le ix e siecle jusqu'au xvi% avec introduction,
notes et glossaire. 1873. Hachette. — Un fort vol.
in-8. — 5fr.
DICTIONNAIRE DES DOUBLETS ou Doubles Formes
DE LA LANGUE FRANQAISE. 1868. FRANCK. — In-8.
— 2 fr. 50.
Ouvrage couronne par l'Academie des inscriptions en 1869.
DU ROLE DES VOYELLES LATINES ATONES dans les
langues Romanes. Leipzig, Brockhaus. 1866. In-8.
STUDE SUR BRUNEAU DE TOURS, trouvere du xnf
siecle. 1865. Franck. — In-8.
GRAMMAIRE COMPARfiE DES LANGUES ROMANES, par
. Frederic Diez, traduite par A. Brachet et G. Paris.
L'ouvrage complet formera trois volumes in-8.
Typographie Lahure, rue de Fieurus, 9,. a Paris.
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fa 4.J/a*u.
GOURS COHPLBT
D'HISTOIRE DE LA LANGUE FRANgAISE
Conforme a la circalaire ministerielle du 28 septembre 1872
DE LA LANGUE FRANGAISE
PAR
AUGU8TE BRACHET
Ancien exarainateur et Professeur a l'&cole polytechniqae
Laureat de l'Institut, etc.
PREFACE PAR E. EGGER, DE L'iNSTITUT
Neuvieme edition
Ouvrage couronne par V Academie francaise
BIBLIOTHEQUE D 'EDUCATION
J. HETZEL ET C le , 1 8, RUE JACOB
PARIS
Too» droits da traduction et da reproduction reserr&
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K>.«r*«' :>
«f-3X/
y Google
PREFACE
Le livre et Pauteur que je suis pri6 d'introduire devant
le public n'ont guere besoin de ma recommandation. Tout
jeune encore, M. A. Brachet s'est fait apprfcier par deux
publications, qui lui ont valu Testime des connaisseurs ■ :
une Grammaire historique de la langue frangaise, deja
parvenue chez nous a sa troisieme Edition, d£ja traduite en
anglais, et cela par PUniversit6 d'Oxford, puis un m6-
moire savant et methodique sur ce qu'on est convenu d'ap-
peler, chez nous, en £tymologie, les Doublets, ou doubles
formes, sont des garanties suffisantes pour le nouveau Dic-
timnaire Hymologique de la langue frangaise : on salt
d'avance par quels travaux Tauteur s'est prepare a ecrire
ce livre, avec quel excellent esprit de critique il a du le
rediger. II est done superflu d'insister ici sur des merites
que reconnaitra facilement tout lecteur attentif. Mais il
peut etre opportun de presenter un aper$u des progres les
plus recents de la science mSme dont ce manuel repr^-
sente, sous une forme tres-simple et presque elementaire,
1. Ces deuxouvrages ont obtenu de PAcademie des Inscriptions et
Belies- Lett res une mention honorable, dans le concours de 1869, pour
les Antiquites de la France.
Digitized by LjOOQLC
PREFACE.
l'£tat le plus availed. C'est ce que je me propose de faire
en quelques pages. I/occasion m'est bonne, et je suis heu-
reux qu'on ait bien voulu me l'offrir, de fixer, surtout en ce
qui touche la France, les principaux souvenirs d'un moUve-
ment d'&udes auquel, depuis trente ans, j'ai pris tout juste
assez de part pour le bien connaitre, trop peu pour Tap-
precier avec la preoccupation d'un sentiment personnel.
L'&ymologie, e'est-a-dire Implication du vrai sens des
mots par leur histoire, est une des sciences les plus ancien-
nes a la fois et les plus neuves dans les £coles de l'Europe
eiviliaee. C'est une des plus anciennes, car les Grecs s'y
sont essayte de trts-bonne beure, et les Romain* 1'ont
cultiv£e apr&s las Grecs, les peuples modernes apr^s leurs
mai tree grecs at remains. C'est une des plus neuves, car k
m&hode, qui seule constitue vraiment una science, a'a a*6
qua tout r&emment appliqula kcesrecherehes. Chez nana,
an particuliar, jusqu'k la fin du dix-huitifcme si&cle , l'lty-
mologie n'&ait gu&re qu'una sorte da divination, pratiqmSe
avec plug ou moine da bonheur par das asprits ingfoieux
qui n'y suivaient aucu&e rtgle precise : Tordre, s'ils y mat-
taient qualqua ordre, Itait celui qu'impose aux fait* la
conception abstraita d'un systeme. Chaque etymologise ,
ob&ssant k una H6e pr4con$ua, y xamenait boa gc& mal-
gri Taxplication des mots : nul concert, nul accord entre
les savants, point da risultats qui fussent communement
acoept6s. La public, impartial at judicieux, frapp^ da cas
contradictions, prenait la parti d'en rire, et e'etait justice.
L'art Itymologiqua, comma on Tappelait volonUera alors,
restait frapp^ d'un discredit trop legitime.
La bon sans d'un philosophe et d'heureuses decoavertes
arrivant a propos ont enfin amen6 une rtforme salulaire et
y Google
PREFACE.
qu'on pent appeler definitive. Dans Particle tlymologie de
['Encycloptdie, Ttirgot, avec une sagacity remarquable, d6-
montra que Porganisme des mots, comme tout organisme
naturel, doit fetre observ e sans esprit de systfeme, que, daos
cette analyse, les radicaux et les termintisons doivent fitre
etudies avec une attention egalement scrupuleuse, que l'his-
toire extirieure des langues eclaire celle de leurs Evolu-
tions grammaticales, etc, C'etait fonder vraiment la science
etymologiqne, et, du mfeme coup, raffennir, en les eiargis*
sant, les bases de la Ghrammaire generate, qui jusque-Ut
reposait sur les speculations de la logique plutdt que sur
Fobservation des phenom&nes.
Pen de temps aprfcs, la decouverte du Sanscrit nous fai-
sait voir une langue oh les grammairiens, moins occup^s de
la logique abstraite que de l'analyse des radicaux et des
flexions, avaient apporte k Petude des mots une finesse et
une precision merveilleuses. Ge devait fetre pour nos gram-
mairiens routiniers de POccident une veritable relation ;
ce devait fttre Porigine d'une reforme feconde.
Le profit de ces conseils et de ces exemples s'est pour-
tant fait attendre, et il a &t& d'abord plus sensible pour la
theorie comparative des idiomes de PInde et de PEurope
que pour la philologie romane.
Par Peffet d'une ambition bien naturelle k Pesprit hu-
main, on voulut d'abord trop embrasser, au risque de mal
etreindre. Les rapports intimes d'etymologie entre le Sans-
crit et les principaux idiomes de l'Europe etaient k peino
signals que la curiosite des philologues s'y attacha et les
fit ressortir, avec Pensemble des consequences qui en de«
coulent poiv Phistoire des races d'origine aryenne. Puis,
d'une generality trop large et par cela m6me superficielle,
yGoogk
PREFACE.
on se rlduisit & des Etudes plus speciales. On isola, dans la
grande famille aryenne, des groupes de langues, pour en
etudier comparativement 1'organisme. C'est ainai que Las*
sen et Eugene Burnouf rapprocherent le Sanscrit des dia-
lectes populaires qui en sont derives dans la presqu'ile de
T^nde (1826-1827); c'est ainsi qu'Eugene Burnouf demon-
tra les rapports du Sanscrit avec le plus ancien
idiome de la Perse, tel qu'on le trouve dans les livres du
Zend-Avesta (1833 et anne'es suivantes). Les idiomes ger-
maniques furent soumis par J. Grimm k la plus pe'ne-
trante analyse, qui en degagea les lois d'une phonetique
rtguliere dans ses process instinctifs (1819 et annees sui-
vantes). Raynouard esquissa d'une main dejfc ferme, mal-
gri quelque inexperience, sa Grammaire comparee des lan-
gues de V Europe latine dans leurs rapports avec la langue
des troubadours (1821).
Sous la direction ou plutdt encore sous Timpulsion du
vif esprit de Raynouard, la philologie romane a pris chez
nous d'assez rapides accroissements, auxquels contri-
buerent, pour une part et dans des conditions inegales,
l'Ecole des Chartes, TUniversit^ et la science que je puis
appeler libre en ce sens du moins qu'elle ne releve d'au-
cune tradition scolaire.
Gr&ce k des cours spe*ciaux pour le dechiffreinent des
vieilles ecritures, pour l'e'tude du latin barbare et du fran-
$ais naissant que nous pre'sentent les dipldmes du moyen
age, l'£cole des Chartes, depuis l'organisation de 1829, a
developpe* chez nous le sentiment historique dans I'&ude
des langues. D'excellents mattres y ont forme* des disci-
ples, dont quelques-uns sont devenus aujourd'hui leurs ri-
vaux, dans Tart d'&udier les varies successives des mots
y Google
PREFACE. a
et la logique secrete qui dirige leurs Evolutions gramma-
ticales. L&, on s'est habitue* a considlrer avec le m£me
respect et la mfone curiosite* les premieres Ebauches et les
formes les plus parfaites de notre langue; on a rEfate* pour
toujours Terreur qui faisait dater du seizieme siecle notre
av6nement k la vie litteraire; on a montre* que le moyen
age, du onzieme au treizieme siecle, eut une brillante flo-
raison po^tique, que le fran$ais et meme plusieure dialec-
tes fran^ais s'y epanouirent de^ik re'guliers, dejk riches,
dej^L brillants. La Bibliotheque de VEcole des Chartes (1839
et annEes suivantes), surtout remplie de documents et de
dissertations historiques, ne donne qu'une idie imparfaite
des savants cours de philologie neo-latine qui ont si large-
ment contribue* k l'&lucation de nos jeunes archivistes.
G'est dans les Editions de vieux textes fran$ais et dans de
trop rares opuscules publics par M. Guessard, par M. J.
Quicherat, par leurs Aleves, MM. Gaston Paris .et Paul
Meyer, que Ton peat apprecier les heureux effets d'un
tel enseignement.
A ces etudes pourtant manque parfois une suffisante
connaissance de l'antiquite gre'co-latine, c'est-a-dire du
fond de culture savante, unie aux traditions indigenes, sur
lequel s'ope'ra le developpement des langues et des litera-
tures du moyen &ge. Sous ce rapport, l'Ecole normale, ou
les lettres anciennes sont plus specialement enseignees,
pouvait, par la comparaison du grec et du latin classiques
avec le fran$ais, apporter quelques elements k la critique
dansl'e'tude des idiomes neVlatins. Par malheur, la gram-
maire n'y fut, pendant longtemps, enseign^e qu'en vue
de la pratique, en vue de Implication des auteurs. M. Eu-
gene Burnouf avail £t£ appeie a faire dans cet &ablisse-
yGoogk
PREFACE.
ment (1829-1833) tin cours de grammaire compare, qui
fat, en son genre, le premier dans notre pays. L'essai,
trop vite interrompu, ne reussit qu'imparfaitement. Im-
minent linguiste fut, dit-on, gfcni par un rfcglement trop
pen liberal dans oette laboriense et difficile experience : il
n'osa pas rompre aveo la grammaire gtn&rale telle qu'on
l'entendait au dix-huitifcme sifccle; on dn moins, il n'eut
pas le temps de developper ce que son Erudition et sa cri-
tique avaient de plus original. Les redactions de son
cours sont resides dans 1'iEcole un pr^cieux souvenir de
ses efforts, plutdt que le monument d'une doctrine dura-
ble. Repris, six ans plus tard, aveo un zfele qui suppieait,
autant que possible, k Pinferiorite du savoir et du talent,
l'enseignement de la grammaire k l'ficole normale, *e per-
fections, durant plus de vingt ans, se rattachant de mieux
en mieux au principe de la comparison historique des
langues. On en peut juger par le manuel que le professeur
charge de cet enseignement publia, en 1853, sous le titre
de Notions Mmentaires de grammaire comparie^ et qui s'a-
meiiora sans trop s'ltendre dans plusieurs editions succes-
sives. Le maftre actuel de la Conference de grammaire,
M. Gh. Thurot, n'en a certes pas amoindri les doctrines;
il les a plutftt etendues et affermies. II est, d'ailletirs, bien
seconde, & cet egard, par plusieurs de ses coll&gues dans
les autres conferences.
De 1841 It 1843, les conferences d'idlemand avaieflt re$u
dans le mfime sens une heureuse impulsion. M. Ad. Re-
gnier, qui, comme helieniste edairt par la science da
Sanscrit, venait de nous donner pour la premifefe fois une
bonne theorie de la formation des mots grecs (1840)* ap-
pliqua, mais pendant trop pen de temps, sa mithode si
y Google
PREFACE. 9
claire et si sftre h la langue allemande rapprochfe de sea
principals soeurs dans la famille germanique.
Toutefois, les fruits de ces divers enseignements se pro-*
duisirent lentement au dehors : chaqne annle, quelques
jeunes professeurs partaient de lTScole pour rlpandre dans
les lycees les lemons de leurs maltres, selon la mesure ap-
propriee aux besoins des classes. Parmi eux, on petit nom-
bre se basardaient a approfondir les doctrines recueillies
dans nos conferences, a les appliquer au renouvellemeot
des livres classiques : quelques Editions de textes plus cor-
rects et mieiix annoys, quelques grammaires oil l'innova-
tion utile pinfetre pen a peu, mais timidement encore, sont
les seuls fcSmoignages publics d'un travail qui n'a pas i\A
sterile, mais dont le profit se renfermait dans l'enceinte
m6me de nos lycees. Le nouveau Manuel des radnes grec-
ques et latines, par M. Anatole Bailly, est le premier ou-
trage considerable qui se rattache a l'enseignement de l'fi-
cole normale. Je n'ose pas faire.remonter si loin la louable
pens^e d'un cours d'histoire de la langue fran$aise au col-
lege Ghaptal, pensde dont M. Monjean, le directeur, par-
tagea lTionneur avec le professeur, M. Pellissier. Ce der-
nier, qui a r£sumi son cours dans un int&ressant Tableau
Mstorique de la formation et des progrfes de notre langue
n'avait passd que quelques mois a FEcole normale. II n'a
. gu&re trouv£ que dans les livres la tradition des logons que
je commensals Fannie mfcme oh il entrait comme ilfeve dans
cet 6tablissement. On sign ale rait plus justement dans les
profonds traVaiix de M. Lafaye sur les synonymes franca is
(1841 et 1858), le souvenir du cours, qu'il avait pu enten-
dre, de Tillustre Eug. Burnouf. Mais surtout Tficole doit
mppeler avec satisfaction que c'est dans ses conferences que
y Google
PREFACE.
se dlcida la vocation de M. Michel Br£al, traducteur de
la Grammaire comparie de F. Bopp (1866 et annees sui-
vantes) et d&jk maitre lui-mSme dans la science compara-
tive des langues.
Mais ces Etudes ont eu d'autres representants que les
disciples et les maltres des ecoles dont je viens de parler.
Fauriel, par ses lemons a la Faculte des lettres sur la lit-
erature proven$ale (1831 et annees suivantes, lemons pu-
blics en 1846); J. J. Ampere, par ses lemons au College de
France et par son livre sur la formation de la langue fran-
$aise (1841), marquent tantdt un progrfcs certain sur les
theories et la m&hode de Raynouard, tantdt un effort
meritoire pour attirer et diriger l'attention publique vers
les problemes de la grammaire historique, et pour accredi-
tor chez nous les travaux des AUemands, surtout ceux du
c&febre Diez, sur les idiomes n^o-latins. C'estleur exemple,
c'est leur succfcs qui devait, plus tard, sugg6rer & M. For-
toul la creation d'une chaire de langue et de literature ro-
mane au College de France (1852) et faire appeler a cet
enseignement un veteran de r erudition en ces matieres,
M. Paulin Paris. Dun autre cdt£, M. Littre* prenait libre-
ment sa place k cbti et souvent au-dessus de ces heureux
initiateurs, par ses m^moires successivement publics dans
le Journal des savants, et qui forment aujourd'hui une juste
Histoire de la langue frangaise, et par la laborieuse entre-
prise de son Dictionnaire. Tous ces noms c&febres ne doi-
vent pas faire oublier des noms plus modestes : M. Obry
d* Amiens, qui sur le sujet du participe passt, nous adonn6
le premier modele, et un modeje excellent, de ce que les
botanistes appellent une monographic (1851); M. Edel. Du
Meril, auteur de YEssai philosophique sur la formation de
y Google
PREFACE.
la langue frangaise ( 1852); enfin Abel de Chevallet, qui
m^rita, en 1850, le prix Volney et phis tard Yna des prix
Gobert, pour le livre, alors si neuf et tou jours recomman-
dable, qu'il a intituW Origine et formation de la langue
frangaise. Ges livres ont beaucoup servi k ceux qui de-
vaient un jour les depasser, par exemple, k M. Camille
Chabanneau, auteur d'une si pen&rante etude sur 17/w-
Wire et la theorie de la conjugation frangaise (1868).
La mention du prix Volney me rappelle a propos cette
fondation (1821), confine k une commission mixte ou sont
en majorite les membres de 1'AcadEmie des belles-lettres.
Le programme du concours avait iti d'abord inspire par la
philosophic du dernier sifecle; il a it& judicieusement rao-
difi6 par la suite, et il ne pouvait manquer de l'6tre, sous
peine de demeurer sterile pour l'encouragement des Etudes
que le fondateur voulait promouvoir. La serie m£me des
ouvrages envoyfe et des ouvrages couronn^s k ce concours
marqoerait clairement aux yeux, si je la pouvais reproduire
ici, la vari&e, la continuity, et quelquefois, il faut le dire,
l'in£galite des progres de la linguistique dans son domaine
immensement agrandi depuis cinquante ans.
L'Acad^mie frangaise ne devait pas rester 6trangfere a
ce mouvement d'active curiosite. En provoquant, k propos
de Pascal, la revision de nos classiques, M. Cousin faisait
rentrer la recension critique des textes dans notre Educa-
tion litteraire, ou elle etait depuis longtemps oubli£e ou ne-
gligee. En mettant au concours la redaction de Lexiques
sp£ciaux de Gorneille et deMmede S6vign£, 1'AcadEmie
poussait les esprits studieux dans la mSme voie. Elle pr£-
parait pour les hommes de gout, pour les lexicographes et
pour les historiens de notre langue, elle se pr£parait a elle-
y Google
j PREFACE.
mime d'exoellents matiriaux pour l'oeuvre de son Diction-
naire, ceuvre volontairement doubWe, en 1858, par Ten-*
treprise de son Dictionnaire historique.
G'est k la mime classe de materiaux patiemment recueil*
lis et judicieusement contrdtes qu'appartient le riche Glos-
savre du centre de la France, par le comte Jaubert, d&jfe
parrenu (1864) k une seconde Edition qui fait esplrer en-
core d* utiles accroissements.
Rien qu'k parcourir les travaux qui se sucefcdent, en ce
genre, durant les trente dernifcres annles, on est frapp6
du progrts rapide et stir qui s'est accompli. Sauf de rares
exceptions, la linguistique s'est definitivement affranchie
des vaines ambitions qui l'egaraient autrefois, et, sur le
terrain oil elle se renferme, elle a marque sa t&che avec ri~
gueur et precision ; elle ne slpare plus r&ymologie de la
phon6tique ou science des sons; elle les folaire et les con-
firme Tune et l'autre par l'&ude des variations de l'ortho-
graphe. Ainsi elle penetre de mieux en mieux dans la con-
stitution organique des mots; elle r£ussit k les classer se-
lon leurs origines diverses et selon les dates de leur entree
dans l'usage; cbaque jour, elle riduit le nombre de ceux
qui insistent k toute explication parce qu'ils r&istent a
toute analyse. D n'y a plus un bon esprit qui puisse m6-
connaitre ce progr&s.
Le nonveau livre de M. Brachet affermira, j'en suis str,
la confiance du public dans les precedes qu'applique d6-
sormais la science des langues : il en accriditera plusieun
risultats nouveaux et ddrjk incontestable!; oar, en les r£su-
mant tons, nouveaux ou anciens, avec ordre et clartl, il
les rend tous abordables et k la jeunesse de nos ecoles et
aux gens du monde que leur inexperience* en ces matiferes.
y Google
PREFACE. k
rapproebe quelqnefbis de la jeunesse. Je m'abstiendrai de
donner des examples a l'appui de ce jugement; le leoteur
a'aura qn'k tourner quelqnes pages pour les tronver dans
i'Avant-propos et dans Y Introduction de M . Brachet; il
n'auraqu'aoiivrir le Lexique pour appre*cier d'un coup d'oeil
1'heureux efiet des seines m&hodes. Cost vraiment plaisir
de Toir comment Tanalyse &ymologique des divers &6ments
de notre langue se trouve en donner Thistoire mime; comr
ment eette analyse distingue le plus souvent avee certitude
les problems* insoluble! de cenx qui peuvent recevoir une
solution, indique les conditions de<es derniers, circonsorit
I'lnconnu et ie resserre, pour ainsi dire, par des rapproche-
ments qui deviennent des deeouvertes. Le doute railleur
n'a plus de prise sur la science ainsi constitute, aiasi
pourvue de ses instruments legitimes, pas pins qu'il ifoi a
snr la physiologic et sur k botanique : il £ant que les risers
en prennent leur parti.
D'ei>aui*s, la curiosity pour pen quelle soit s&ieuse,
irmivera dans les etudes grammaticales renouvel^es par le
perfectionnement des methodes autant de charme et d'ai~
trait qu'en eurent jamais pour l'imagination de nos ance-
tres les reves d'une ^tymologie aventureuse. L'&ude seule
de notre idiome, avec un guide aussi sur que M. Brachet,
conduira sans effort a celJe des langues anciennes de la
m§me famille. Le latin, en effet, et leslangues qui en d£-
rivent, offrent pour nous TmterSt particulier d'une famille
ou la langue mere (c'est-a-dire le latin du temps de l'Em-
pire) et celles qu'elle a produites sont egalement bien con-
nues, ou les temoignages abondent pour marquer, stecle
par siecle, les caractfcres gen&raux et les varietes de l'evo^
lution linguistique aujourd'hui arretee en Europe par Tim-
y Google
PREFACE.
primerie et par rautorite* des grandes litteratures classi-
ques. Familiarise d'avance avec les principes de F analyse
comparative par Tapplication qu'ils re^oivent dans le riche
domaine de la philologie neVlatine, tout homme studieux
aura moins de peine a les appliquer au grec et au latin, a
d'autres idiomes plus eloign^s de nous, plus Strangers a.
nos habitudes; a des idiomes dont la filiation et la parente,
toujours £videntes, sont pourtant moins faciles a d^finir.
Ainsi, par un retour heureux, la lumiere qui nous est ve-
nue de l'Orient, se refletera jusque sur les langues orienta-
les de la famille indo-germanique : celles-ci nous semble-
ront moins la matiere d'une erudition privil^gi^e; nous les
aborderons toujours avec prudence, mais avec s^curitd, sa-
chant d'avance qu'elles nous presenteront des pWnomenes
grammaticaux, r^gis par des lois analogues k celles dont
nous avons eprouv6, pour les langues romanes, la rigueur
et la certitude.
G'est Ik encore un heureux progres des esprits auquel
M. Brachet aura trop contribute pour n' avoir pas le droit
de s'en applaudir.
E. EGGER.
y Google
TABLE DES MATURES
Avart-Propos
in
INTRODUCTION.
LIVRE I.
DES REGLES A SUIVRE DANS LA RECHERCHE
DES ETYMOLOGIES.
Chap. I. Phonetique e xiv
— II. Histoire xvi
— III. Comparaison zix
— IV. Etude des sens xxi
— Y. Conclusion « xxvii
LIVRE II.
£l£mENTS ETYMOLOGIQUES DU FRANCAI8.
PARTIE I.
tiMments d'origine popvlaire , *.. xxx
Chap. I. Element Latin .... xxz
— II. Element Celtique xxxiv
— III. Element Germanique xxxvin
— IV. Element Grec , « xlii
PARTIE II.
tUments ffiorigine savante « xltc
PARTIE III.
Elements d'origine tilrangere * xlvii
Chap. I. Mots d'origine Provencale • • xux
— II. Mots d'origine Italiennc. * • "
a
yGoogk
ii TABLE DKS MATI&RES.
Chap, III. Mots d'origine Espagnole lv
— IV. Mots d'origine AUemande . lyii '
— V. Mots d'origine Anglaise Lvni
— VI. - Mots d'origine Slave ux
— VII. Mots d'origine Semitique „...,... lx
— VIII. Mots d'origine Orientale. A lxi
— IX. Mots d'origine Americaine lxu
PARTIE IV.
Elements d'origine Diverse Lxm
Chap. I. Mots d'origine Historique . lxhi
— II. Onomatopees lxv
— III. Mots d'origine Inconnue lxvi
— IV. Statistique Etymologique du francais lxx
LIVRE III.
£TUDE DBS SONS OU PHONETIQUE.
PBEUMINAIHES LXXH
PARTIE I.
Principes gentraux 9/ . ,..**. lxxiv
PARTIE II.
fitude des Voyelles Lxxvm
Chap. I- Voyelles accentuees Lxxxn
— II. Voyelles atones , lxxxvii
Section 1. Atones simples lxxxvii
— 2. Atones composes lxxxvw
PARTIE III.
titude des Consonnes xcn
PARTIE IV.
Exceptions d la phone'tique. Part de la corruption civ
Ltste des Abreviations — cxi
DlGTIONNAIRB ETYMOLOG1QUB DE LA LANODB FHAMgAISB 1
y Google
AVANT-PROPOS
Ce Dictionnaire £tymologique est la suite natarelle de
la Grammavre Historique que je publiai Tan dernier. J'a-
vais trac£ dans ce livre l'histoire des formes grammaticales
du fran^ais; pour completer cette oeuvre, et embrasser le
cycle complet d'une histoire de notre langue, il me restait
a 3crire l'histoire de notre vocabulaire : c'est l'objet du
present travail, et le Dictionnaire fitymologique continue,
en la compl&ant, Toeuvre que j'ai entreprise, de r^pandre,
parmi le public lettre, les beaux r^sultats de la science
philologique, confines jusqu'ici dansle cercle restraint des
savants spdciaux.
Cen'est point que les recherches ^tymologiquesaientfait
defaut a notre langue depuis trois sifecles. Dans la p^riode
anarchique qu'a traversee la philologie depuis le seizieme
sifccle jusqu'a nos jours, et pendant laquelle cette branche du
savoir ne constituait gufere qu'un amas d'aberrations erudi-
tes, nous trouvons deja deux Dictionnaires fitymologiques,
celui de Menage, public en 1650, et celui de Roquefort qui
paruten 1829. Sept ans apr&s, Tillustre FWd^rio Diez pu-
bliait a Bonn le premier volume de sa Grammaire des Ian*
gues Romanes (1836), bistoire comparee des six langues
fiUes du latin; il montrait dans ce livre, suivant quelles
lois invariables le latin s'dtait d£compos£ en frangais, en
italien, en espagnol, en portugais, en valaque, et il cr^ait du
m&me coup r histoire scientifique de notre langue. Dfcs lors,
la philologie fran$aise se transformait, et comme au dix*
yGoogk
nr AVANT-PROPOS.
huitifeme sifcole, la chimie s'etait degagde de Falchimie,
l'foude de notre langue se constituait en une science d'ob-
servation 4 , et dont les progr&s allaient etre d'aulant plus
rapides, qu on lui appliquait un esprit d'investigation plus
rigoureux; dernifcre venue de nos sciences explrimentales,
elle devait les depasser toutes ( la chimie exceptee) par la
rapidite et la succession ininterrompue des d£couvertes.
Tous ces r&ultats nouveaux sont enregistr^s successive-
ment dans trois Dictionnaires Etymologiques qui s'eche-
lonnenta quelques annees d'intervalle ; en 1853 M. Diez
publie son Etymologisches Wdrterbuch, en 1862 parait le
DictimnairedfaymologiefrangaisedeM. Scheler, en 1863
M. Littr£ fait paraitre les premieres livraisons de son admi-
rable Dictionnaire de la langue Francaise* .
Ces trois livres r^sument toutes les decouvertes delaphi-
lologie francaise depuis trente ans, et l'abime qui les se-
pare des reveries de Manage et de Roquefort ne peut fore
compare qu'a celui qui existe entre la chimie de Lavoisier
et les divagations des Raymond Lulle, des Nicolas Flamel,
et des Yan-Helmont. Des lors il peut sembler inutile d'aug-
menter les catalogues philologiques d'un Dictionnaire nou-
veau; je me suis cependant determine a ecrire ce livre pour
combler une lacune qui a toujours existe en France ; en
mati&re de science , il y a place pour deux sortes de li-
vres, ceux qui enseignent la science faite, qui transmet-
tent le d£p6t des connaissances acquises — et ceux qui
laissent de cftt£ les decouvertes anciennes, pour tenter
1. II est juste de dire qu'un Francais, Raynouard, avait deja prepare
la voie par la comparaison des six langues neoiatines; c'est neanmoins
a M. Diez que revient Phonneur d'avoir cr6e" cette science, par llntro-
duction dans les recherches de philologie francaise, d'une precision
jusqu'alors inconnue.
2. Get ouvrage excellent est publie mainlenant (1868), jusqu'a U
lettre 0.
y Google
AVANT-PROPOS.
de nouvelles recherches, pour exposer la solution ou la dig-
cussion de" certains problemes jusque-14 non 6tudi6s ; un
traite de zoologie, s'il s'adresse au grand public, pas-
sera sous silence toutes les questions douteuses ou non
r£solues (rorigine des especes, etc....), pour se renfermer
dans la demonstration minutieuse de toutes les verites ac-
quises ; — si, au contraire, ce traits n'est destine qu'au pu-
blic special et restreint des naturalistes, il se bornera k
Enoncer les faits connus (en sous-entendantleur demonstra-
tion), et s'attacbera de preference k Eclaircir par des re-
marques ou des hypotheses nouvelles, tous les probl&mes
encore pendants.
Cette distinction s'applique egalement bien aux diction-
naires £tymologiques, suivant qu'ils s'adressent aux seuls
philologues ou bien k la classe plus nombreuse du public
lettre ; dans le premier cas, l'auteur d'un semblable dic-
tionnaire devra chercher uniquement k resoudre les pro-
blemes etymologiques encore indEcis, — et se borner k
enoncer les etymologies deja connues sans s'attarder k les
dlmontrer. ^G'est ce qu'ont fait MM. Diez, Scheler et
Littre, qui s'inqutetent plus de dEcouvrir ou d'explorer de
rouvelles regions, que de d£crire les regions conquises.) —
Mais & cdte de ces livres, qui supposent chez le lecteur l'e-
tude anterieure des principes phuologiques et la connais-
sance prealable de T£tat de chaque question, il y a place
pour un autre dictionnaire qui prendra la science dans son
e*tat present, regardera provisoirement comme inconnue
retym.nlogie de tous les mots dont Torigine est encore dis-
ease," et se renfermant dans la demonstration des Etymolo-
gies ant&rieurement d£couvertes, developpera, k leur pro-
pos, sons les yeux du lecteur, tous les principes philolo-
giques sur lesquels s'appuient ces interessants resultats;
c'est ce Manuel de la science &ymologique que j'ai tent6
de faire, persuade que, dans son imperfection m6me, il
y Google
vi AVANT-PROPOS.
peut encore rendre k notre enseignement superieur quel-
ques services.
Pour mieux faire ressortir la difference qui separe la
methode employee ici de celle des dictionnaires anterieurs,
prenons pour exemple les deux mots rnarcassin et pourrir:
P&ymologie du premier est inconnue ; tandis que M, LittrS
etM. Diez discutent les hypotheses emises sur Forigine de
ce mot et en presentent de nouvelles, je me borne k consta-
tercette lacune de la science et je passe outre; c'estsur-
tout dans l'enseignemfent que le doute est pire que l'igno-
rance et que la maxime in dubiis abstine trouve son appli-
cation *.
Au mot pourrir dont Tetymologie est connue (putrere),
MM. Littre* et Scheler rapportent simplement le mot latin
et ne s'attardent point k l'expliquer; mais l'etymologie
n'est qu'enoncee, il reste ila demontrer; ilfaut expliquer
comment pvtrere a donne pourrir. Pourquoi ce change-
ment? les lettres latines se sont-elles transformers au hasard
en lettres fran^aises ou ont-elles adopte un mode invariable
de changement? Putrere est-il devenu tout d'u/i coup pour-
rir, ou bien le changement n'a-t-il eu lieu pour chaque
lettre que successivement, et peut-on fixer toutes les Stapes
de ce voyage dans le temps 1 ? •
1. M. Breal professeur au, college de France signalait excellemment
les perils « d'une methode qui pretend tout expliquer et ne sait point
se resoudre a l'ignorance de beaucoup de choses. » Dans l'enseigne-
ment, rien ne nuit a 1'autorite d'une science comme une discussion
sans conclusion.
2. Les remarques qui precedent sur les trois dictionnaires de
MM. Diez, Littr6 et Scheler ne doivent pas toutefois donner le change
sur l'estime quMl faut faire de ces livres excellents ; loin d'incriminer
leur methode, je l'approuve en la constatant; les methodes doivent
varier avec le but qu'on se propose et le public auquel on s'adresse. —
Je profite de cette occasion pour reconnaltre hautement ce que je dois
a ces mattres de la science, et a lean travaux.
y Google
AVANT-PROPOS vn
Autant de questions qu'un dictionnaire qui a la preten-
tion d'enseigner aux Imques (comme disent les Allemands)
a science liymologique, ne peut esquiver :
c L'&ymologie scientifique, a dit un philologue distin-
gue ', ne consiste pas a indiquer vaguement l'affinitl qui
peut exister entre deux termes, il faut qu'elle retrace, lettre
pour lettre, l'histoire de la formation d'un mot, en r&ablis*
sant lous les intermediates par lesquels il a passe. »
II faudra montrer, par exemple, que Yu de putrere est
devenu ou (pourrir), comme dans ours de t/rsus, soiird de
surdus, tour de twrris, — que le tr latin (pu/rere-poumr)
s'est change* en rr y comme dans larron de latronem, nouv-
rvr de nutrire, noumture de nutritwra, — enfin que Ye
long de putrere est devenu t en francais (pourrir) 7 t£moin
tenvr de tenere, abolir de abolere, avertir de avertere, etc.
Arrive a ce point, le philologue n'a rempli que la moitie* de
sa tache, il a montre" que pourrir correspond lettre pour
lettre a putrere; il lui reste a montrer comment ce change-
ment s'est op^rf ; nous n'avons ici que les deux anneaux
extremes de la chaine ; il faut retrouver les anneaux inter-
mediaires qui les relient 1 un a r autre ; pour passer de la
chenille aa papillon, le naturaliste doit noter tous les di-
vers £tats de la chrysalide; entre le francais et le latin,
nous trouvons le bas latin d'une part, l'ancien francais de
Tautre : putrere h'a pas saute* brusquement a pourrir; les
textes latins des temps me>ovingiens nous montrent que ce
mot est d'abord devenu putrire, plus tard pudrire qui nous
amene au plus ancien francais podrir, auquel succedent la
forme yorrir, et post£rieurement le mot pourrir; on voit
quelles modifications lentes et presque insensibles le mot
latin a subies pour devenir un mot francais : tr s'est suc-
cessivement adouci en dr, puis en rr; it a passe* par o pour
1. M. Br6al.
y Google
viii AVANT-PROPOS.
venir kou: et, comme on peut le constater par les interm£-
diaires, le mot latin n'a jamais accompli qu'tm seul de ces
cbangements k la fois ; c'est ainsi qu'en penetrant par une
analyse rigoureuse dans Torganisationrntime du langage,
on voit que les langues se transformed tant qu'elles vivent,
et que le latin et le fran$ais, par exemple, ne sont au fond
que des £tats successifs de la mfime langue.
C'est par l'itude patiente et la comparaison attentive de
milliers de petits faits, insignifiants si on les regarde isole*-
ment, que la science itymologique a pu constater que les
langues, comme les plantes et les animaux, naissent, gran-
dissent et meurent en suivant des lois qu'il est possible de
determiner. Gela suffit pour nous justifier du reproche de
nous fetre arr&te' k des details trop minutieux. « Tout edifice
bdti sur desidies abstraites, a dit Buffon dans son solennel
langage, est un temple tlevt h I'erreur. » II est grand temps
de quitter les divagations de la m&aphysique sur l'origine
de la parole humaine, pour se renfermer dans l'observation
des faits; eux seuls nous conduiront k la juste conception
des lois du langage, et s'il est permis de leur appliquer le
motde Quintilien : Parva quidem, sed sine quibus magna
nonpossent consistere, ce sont des details k la v&riti, mais
sans lesquels Tensemble ne saurait trouver de point d'appui.
A. B.
Vouvray, 3 septembre 1868.
y Google
INTRODUCTION
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yGoogk
LIVRE I
DES RfcGLES A SUIVRE DANS
LA RECHERCHE DES ETYMOLOGIES*
L'6tymologie, — qui recherche l'origine des mots et les
lois de transformation des langues. — est une science nou
velle. C'est depuis trente ans settlement qu'elle est entree
dans le concert des sciences d'observation; et les services
qu'elle a rendus lui ont bien vite conquis, parmi les scien-
ces historiques, un rang qu'elle ne doit plus perdre.
Avant d'atteindre le degr£ de precision qu'elle poss&de
aujourd'hui, Tetymologie, — comme toute science et peut-
&re plus qu'aucune autre, — a traverse unelongue periods
d'enlance, de tatonnements et d'efforts incertaios, durant
laquelle les rapprochements arbitrages* les analogies su-
perficielles, et les combinaisons hasard£es constituaient k
peu prfes tout son avoir.
« On peut difficilement se faire nne idEe de l'arbitraire
qui presida a cette recherche des Etymologies tant qu'elle
consista simplement a rapprocher au hasard les mots sur
leur ressemblance, et sans autre preuveque leur apparente
conformity.
« Les reveries de Platon dans le Cratyle, les etymologies
absurdes de Yarron et de Quintilien chez les Romains, en
1. Ge livre I est le developpement de I'Appendice de ma Grdmmaire
hfotorique de la langue frangaise dans lequel j'avais deja brievement
esquisse le meme sujet.
y Google
m INTRODUCTION.
France les fantaisies philologiques de Menage au dix-sep-
tieme sifccle, sont restees calibres. On ne voyait, par exem-
pie, aucune difficult^ Arattacher jeune h jeune sous pr^texte*
que la jeunesse est le matin de la vie et qu on est a jeun,
quand on se lfcve. Le plus souvent on tirait Fun de l'autre
deux mots d'une forme toute differente, — et pour combler
f ablme qui les s£parait, on inventait des intermediaires
fictifs. G est ainsi qpe Menage tirait le mot rat du latin
mus : «on avait du dire d'ahord mus, puis muratus, puis
ratus, enfin rat. » — N'alla-t-on pas jusqu'a supposer
qu'un objet pouvait tirer son nom d'une quality contraire
a celle qu'il poss&lait, parce que Taf firm ation provoque la
negation, et a soutenir que le latin lucus (bois sacre), ve-
nait de non lucere (ne pas luire), — sous pretexte aue lors-
qu'on est entre dans un bois, on n'y voit plus clair'? »
A la fin, les illusions des £lymologistes devinrent pro-
verbiales, et cette branche des connaissances historiques
tomba dans le plus profond discredit. Comment de cet amas
d'aberrations Erudites a- t-il pu sortir a la longue une
science capitale aujourd'hui? Par la decouverte et Impli-
cation dela m&hode comparative, qui est celle des sciences
naturelles. « La comparaison est le principal instrument
de la science.. La science, en effet, se compose de faits g£-
n&raux; savoir c'est former un groupe, c'est &ablir une
loi, c'est, par consequent, aegager ce qu'il y a de general
dans les donn£es particulieres. Or, pour contraindre ainsi
les faits k nous livrer leur sens intime, il faut les rappro-
cher, les ^clairer Tun par l'autre, c'est-a-dire les comparer.
« Personne n'ignore les de'eouvertes de l'anatomie com-
pare. On sait comment l'&ude de la structure des ani-
maux, comment la comparaison de ces organes, — dont
les modifications infinies constituent les differences de
classe. d'ordre, de genre, — ont rdvele, pour ainsi dire,- le
plan de la nature, et fourni un fondement solide a nos
classifications*.
1. M. R6ville. let ancitret des Europiens.
2 E. Sch6rer. Etudes d'histoire et de critique.
y Google
LIVRE I. xm
II en est de meme de la science du langage; ici sans
doute, comme partout, la comparaison est aassi aneienne
que l'observation; mais il est deux sortes de comparaison,
ou mieux, il y a deux degrds dans toute comparaison pat
lesquels l'esprit doit successivement passer.
Le premier est la comparaison pr^cipite'e et superfi-
cielle, aui a r^^n^ dans les sciences ae la nature jusqu'k la
fin du aix-septieme siecle, celle qui se borne k rapprocher
les Stres ou les mots d'apres leur ressemblance exterieure ;
ainsi les anciens naturalistes rangeaient au nombre des
poissons la baleine et le dauphin, a cause de leur forme
exterieure, de leurs habitudes, de leur sejour constant dans
les eaux de la mer; ainsi les &ymologistes d'autrefois ti-
raient le mot paresse du grec xapeat? 1 , parce que de toutes
les langues qu'ils avaient explorees, la forme grecque etait
celle qui ressemblait le plus au mot fran^ais : ils en con-
cluaient, sans autre preuve, que celui-ci venait du grec :
c'etait se declarer satisfait h bon marche\
A ces rapprochements arbitraires a succ&te, de notre
temps, la comparaison refl^chie et methodique, la compa-
raison rigoureuse et scientifique qui ne s'arr&te point aux
ressemblances ou aux differences exterieures, mais qui
disseque les 6tres pour penetrer jusqu'i leur essence et k
leurs analogies intimes.
L'anatomiste etudie la structure interne de la baleine, et
recoimait aussitdt que la conformation des oreanes l'exclut
de la classe des poissons, et la range dans celle des mam-
mi fere 8. Au lieu de se borner k etudier le mot par le de-
hors, le philologue le disseque en ses elements, c est-a-dire
en ses lettres, observe leur origine, et la maniere dont elles
se transforment.
Cest en appliquant rigoureusement cette methode nou-
velle, c'est en se laissant guider par les faits au lieu de
chercher k les conduire, que la philologie moderne a con-
state* que le langage se developpe d'apres des lois in-
1. Voir, page xliii, la demonstration de l'origine latine du mot pa-
resse*
y Google
xnr INTRODUCTION.
variables, et qu'il suit dans ses transformations des regies
n£cessaires.
Nous exposerons dans ce livre les traits principaux de
cette histoire naturelle du langage : pour Fetymologie en
particulier ik fournissent au savant des secours inattendus,
et sont, k ses yeux, un precieux instrument, microscope
puissant qui lui permet d observer les phenom&nes les plus
delicats.
Ges instruments sont au nombre de trois : la phon6tu?ue 9
Yhistovre et la comparaison.
CHAPITRE I.
phon£tique.
Si, prenant au hasard une lettre latine, on cherche en-
suite ce que cette lettre est devenue dans notre langue, on
s'aper$oit bien vite que le passage des lettres latines en
fran$ais s'effectue d'une manifcre reguliere, en un mot que
chaque lettre latine se transforme en frangais suivant un
mode constant; elong, par exemple, devient ordinaire-
ment oi : w?6 (moi), regem (roi), legem (loi), te (toi), se
(soi), tela (toile), vdum (voile), etc.... On donne le nom
de Phondtique l k l'ansemble de ces lois de transformation.
On voit imm£diatement la portee de cette d£couverte ;
ces regies de changement une fois observes pour cbaque
lettre sont un fil conducteur pour la recherche, et nous
empechent de faire fausse route : c'est un groupe de con-
ditions auxquelles Tetymologie doit satisfaire, sous peine
de nullity.
Poss&ler en detail Tensemble des transformations des
lettres latines en lettres frangaises 1 , est la premiere con-
Voyez p. lzxl
Voyez p. Lxxvm.
y Google
LIVRE L zt
dition a remplir poor s'ocouper (Te'tymologie. A ceux qui
trouveraient cette preparation minutieuse ou indifFlrente,
Dons r6pondrons que ranatomie observe et dlcrit les mus-
cles, les nerfs, les vaisseaux dans les plus minutienx de-
tails ; cet immense catalogue de faits peut sembler aride ou
fastddieux ; et cependant de mfcne que ranatomie compare
est la base de toute physiologic, la connaissance exacte de
la phon&ique est le point de depart de toute etymologic :
c'est elle qui donne seule a cette science son caractere de
solidite* et de liqueur.
On peut ainsi formuler ce principe nouveau : toute Ety-
mologic qui, — d'apres les regies de permutation posees
par la phon&ique, — ne rend pas compte des lettres con-
servees, changees, on disparues, est a rejeter.
A la lumiere die ce principe, cherchons a trouver Tori-
cine dn mot laitue par exemple. On remarque anssitdt que
la combinaison it correspond an latin ct, comme le montre
la phonetique (voy. page c); tlmoin : fati de fatfus, kit de
laciem, trait de traces, fruit de fructus, r&Auit de reduces.
La premiere partie du mot laitue, correspond a une
forme latine loot : reste k trouver l'origine du suffixe ue :
or on a vu * que ce suffixe provient du suffixe latin
uea; t6moin vendue de verr-uca, charr-ue de carr~uca 9
etc. Nous obtenons ainsi la forme lact-uca, qui est pr^ci-
s4ment le mot dont se sert la langue latine pour exprimer
Fidee de laitue, ce qui confirme l'etymologie proposee.
Gette recherche de l'&ymologie, on le voit, est une ope-
ration analogue a r analyse chimique. De la substance mise
dans le creuset, et reduite en ses elements, le cnimiste doit
retrouver le poids Equivalent; ici les elements sont les
lettres, et l'analyse, c est-a-dire l'&ymologie est douteuse,
tant que les elements n'ont pas &\& retrouve's f . ;
En resume* la recherche etymologique est soumise a
deux regies : 1 # Une etymologie n'est admissible qu'autant
qu'elle rend compte de toutes les lettres du mot qu'elle
1. Page 48, col. 2, Ugne 6.
2. II. littr*.
y Google
xvi INTRODUCTION.
pretend expliguer, sans en omettre une seule. — 2° Toute
etymologie qui suppose un changement de lettres doit avoir
pour soi, au moins un exemple d'un changement bien
identique a celui qu'elle suppose; sinon, tant que Ton n'en
peut citer aucun, le rapprochement tente est sans valeur.
CHAPITRE II.
HISTOIRE.
Tout mot latin a subi deux changements suceessifs poor
arriver jusqu'St nous ; il a passe* du latin au vieux fran^ais,
de Tancien frangais au fran$ais moderne : festa a d'abord
donne feste. puis celui-ci est devenu f&te. Pour retrouver
Torigine d un mot francais, ce serait faire fausse route
que de spfouler sur le mot dans son etat actuel, et de sau-
ter de la langue pr^sente au latin, sans chercher prealable-
ment s'il existe en vieux francais des formes intermediaires
qui eclairent la transition et marquent la route qu'a suivie
le latin pour arriver a notre langue actuelle. D'ailleurs
ces intermediaires en nous rapprochant du point de de-
part nous permettent de le voir plus distmctement, et
parfois mSme de le reconnaitre, sans aucune recherche
ulterieure.
Un exenjple fera ressortir la difference qui se*pare sur
ce point Tancienne methode ^tymologique de la nouvelle :
js eHymologistes anciens ^talent fort divisfe sur l'origine
ies eHymologistes anciens ^talent fort divisfe sur rorigine
du mot dme : les uns ne considerant que le sens, tiraient
ce mot du latin anima, sans pouvoir expliquer comment
cette transformation s'&ait operee;— les autres trouvant
la contraction d! anima en dme beaucoup trop forte, rap-
portaient le mot au gothique ahma (souffle;. Le proces
serait encore pendant, si la philologie moderne n'itait
intervenue, pour donner k ce probleme sa solution natu-
relle. Rempfasant rimagination par ^observation des fate,
Digitized by LjOOQlC
LIVRE I. xra
les philblogues modernes ont compris qu'il est absurde
de disserter a perte de vue sur un mot dans sa forme ac-
tuelle, sans se soucier des changements qu'il a subis de-
puis l'origine de la langue ; * et refaisant par l'&ude des
textes Thistoire du mot, ils ont constat^ qu'au treizi&me
siecle dme s'^crivait anme % qu'il est devenu aneme dans
les textes du onzieme, anime dans ceux du dixieme, ce qui
nous conduit immediatement au latin anima.
Le seul moyen de ne point perdre pied est d'observer
pas a pas les intermediaires, jpour &udier la deformation
graduelle du mot latin : mais ici encore, il faut distinguer
deux espfcces d'interm^diaires, ceux de l'ancienne ecole
philologique, ceux de la nouvelle. Las premiers posaient
au hasard un mot trfes-dissemblable comme origjine du mot
cherch£, et pour rejoindre les deux bouts, imaginaient des
intermediaires fictifs qui les conduisaient ainsi au point
qu'ils voulaient atteindre. Menage, par exemple, preten-
dait trouver l'origine du mot haricot dans le latin faba
(feve), et pour combler la distance qui separe ces deux
mots il ajoutait : * On a du dire faba, puis fabaricus,
puis fabaricotus, aricotus, et enfin haricot. » On croit
rever en lisant de pareilles divagations; tout cela justifiait
Topinion des rieurs, — et l^pigramme du chevalier d'A-
ceUly ;
« Alfana* vient (Tequus sans doute,
Mais il faut convenir aussi
Qu'a venir de Ik jusqu'ici,
II a bien change sur la route, »
avait raison d'etre, puisque les savants faisaient un jeu de
ce qui aurait du Stre une science.
Les intermediaires que demande et reeherche Tetymo-
logie moderne sont d'une autre nature ; la science ne re-
cherche plus ce qu'on a du dire, mais ce qu'on a dit. Elle
n'invente plus d'lnterm^diaires de fantaisie, pour le besoin
1. Nom donn6 par l'Arioste a la jument de Gradasse. Menage preten-
dait tirer alfana de equus.
y Google
xviii INTRODUCTION.
de sa cause; elle se borne a remonter par ies textes fran-
$ais du dix-neuvi^me siecle au dixieme ; constatant la nais-
sance des mots et la date premiere de ieur apparition, elle
observe les changements qu'ils ont e'prouve's de siecle en
siecle; cette observation rigoureuse qui ne laisse rien a
la conjecture, ni a l'invention, est une partie preliminaira
mais indispensable de toute recherche etymologique ; avant
de proceder a Tanalyse d'un mot fran^ais dans sa forme
actuelle, il faut chercher a obtenir autant que possible des
exemples du mot dans le fran^ais ancien.
M. littre* a suivi ce plan dans son beau Dictionnaire
histarique de la Langue fran false; au lieu d'inventer une
serie ainterme'diaires arbitrairement supposes, il reunit
pour chaque mot une suite d'exemples pns dans les textes,
jusqu'a 1 origine m£me du frangais, au huitieme siecle ;
— une fois ces jalons pose's, il procede a la recherche de
r&ymologie partant non plus du mot dans sa forme pre-
sente, mais du mot tel qu il existe a la naissance meme de
la langue.
I/observation attentive des intermediaires est, apres la
phonetique, le meilleur auxiliaire de la philologie.
A ce point de vue, la comparaison du vieux fran$ais et
du frangais moderne, qui ne sont au fond que des e'tats
successifs de la mSme langue, est indispensable. On com-
1)rend mieux que modulus ait donne" moule, quand on voit
es degres intermediaires, le bas latin moaXus, le vieux
fran$ais qui dit modle au onzieme siecle. molle au dou-
zieme, et arrive enfin a rrwtile. — On ne doute plus que d&+
lurtne signifie : ceiui qui ne se laisse plus tromper, leurrer,
quand on a sous les yeux l'ancienne forme deleurrt. Dans
un grand nombre de cas, nous avons perdu le primitif de
Tancie# fran$ais et garde* le diminutif en fran^ais mo-
derne; alouette, mouette, belette ont subsists, et leurs pri-
roitifs aloue, mone, bele, ont disparu ; nous ne connaissons
plus les anciens verbes tentir^ freindre, pentir, ceuvrer,
vergonder, bouter que par leurs composes rctentir, enfrein-
dre, repentir, d&oeuvrer, devergonde, d^boute* : il importe
a l^tymologiste de connattre toutes ces formes, puisque,
y Google
LIVRE I. ra
avant de chercher 1 ongine de tout mot, il est nfcessaire
de le n£duire a sa plus simple expression.
CHAPITRE III.
COMPARAISON.
En meme temps que le latin populaire donnait naissance
au frangais, il creait quatre idiomes frferes du ndtre, et
comme lui formes avec une^ etonnante regularity . la per-
mutation des lettres latines en italien, en provencal, en
espagnol, en portugais, ou, comme disent les Allemands,
dans les quatre langues romanes, s^effectue avec la m&me
persistence qu'en francais. La consequence immediate de
ce fait, est qu'on doit employer la comparaison des formes
romanes au francais, comme une pierre de touch e pour
verifier et confirmer l'hypothese proposee. Nous avons re-
connu tout a l'heure que laitue correspond lettre pour let-
tre a une forme latine lactuca. Si cette etymologie est
exacte, il faut que l'italien lattuga, l'espagnol lechuga, qui
ont le mSme sens, viennent aussi du meme mot latin, et
reproduisent lactuca. Ge qui revient a d£montrer que
l'italien ft, et l'espagnol ch 9 proviennent du latin ct :
Italien : noctem (notte), lactem (laMe), octo (0W0), biscoo
tus(biscotto), tractw(traMo), etc., d'oii : lacraca=lattuga.
Espagnol : noctem (noc/w), octo (ocho), biscoctas (bisco-
cho), lactem (leche), tr actum (trec/io), etc., d'ou : /ac-
tuca = lechuga.
On voit ainsi comment les rapprochements des langues
romanes et du francais confirment les observations ante-
rieures, et servent a verifier les hypotheses. Ces rappro-
chements ont une autre utilite ; ils nous montrent souvent
la route a suivre : entre la langue fran$aise et le latin, les
langues romanes sont des intermediaires dans l'espace,
y Google
xx INTRODUCTION.
comme le vieux francais est pour l^tymologie un interme'-
diaire dans le temps : vomer semble moins eloigns* de
rotulare auand on a rempli l'intervalle par le proven$al
rollar, a i' origine rotlar, et par l'italien rotolare. Chou est
iramediatement rattacW a caulis y par le vienx francais
chol, Tespagnol col, le provencal caul; — entre coude et
cubitus^ nous trouvons le provencal code, l'ancien espagnol
cobdo, Titalien cubito.
L'^chelle est complete entre le francais nourrir et le
latin nutrire, quand on passe par les trois degres du pro-
venial norrir, du Catalan nudrvr, de l'italien nutrire.
^ A c&t6 des quatre langues romanes, qui sont les {jrandes
divisions du latin, il y a les patois qui sont les divisions
secondaires de chaque langue^ nous avons montre ailleurs 1
qu'a 1' origine, il n'existait point en France de langue litt£-
raire unique ; que le latin s'etait scinde, dans chaque re-
gion, en autant de dialectes ou idipmes distincts, le nor-
mand, le bourguignon, le picard, et le francais (qui ne veut
dire a cette epoque que le dialecte des Francais, c'est-a-
dire des habitants de Tile de France). On sait par quelle
suite d'£ve*nements politiques (les conquetes des dues de
France et les agrandissements successifs du domaine royal),
de ces quatre dialectes, trois finirent par s'absorber dans
Tun d'eux, le dialecte francais, qui, en s'elevant au rang
de langue litteraire unique, abaissa les autres dialectes
au simple r61e de patois, (qui s'eteignent lentement aujour-
d'hui aans nos campagnes) ; les patois ne sont done point,
comme on le croit commune'ment, du francais litteraire,
corrompu dans la boucbe des pay sans; ce sont les debris
des anciens dialectes provinciaux, que les evenements po-
litiques ont fait dechoir du rang de langues officielles,
litteraires, a celui de langues purement parlies. L'histoire
des patois nous montre leur importance pour Tetude ety-
mologique du francais ; a c&t6 des langues romanes, qui
fonnent quatre couleurs ou teintes nettement tranches, il
y a les patois qui remplissent l'espace intermediate, et
1. Grammaire historique de la langue francaise, p. 45. v
y Google
LIVRE I. xxi
parcourent toute la gamme des nuances secondaires : k ce
point de vue, ils jettent sur beau coup de mots une trfes-
vive lumiere. Le mollusque bivalve, que les Latins nom-
maient musculus, est moute en francais. Comment rattacher
moult k musculus, sans passer par le patois normand
moucle, ensuite par le languedocien muscle, qui nous don-
nent tous les anneaux intermediates. On comprend mieux
que fresaie et praesaga soient le meme mot, quand on voit
les formes presaie du patois poitevin, bresague du gascon.
On voit quel genre de secours, l'etymologie peut atten-
dre de l'e'tude comparative des patois . le linguiste peut
aussi y verifier le fait qui se produit d£j& dans les langues
romanes; c'est que dans les langues, comme dans les patois,
la langue latine s'assourdit et se contracte k mesure qu'elle
s'eloigne du Latium. Le mot latin est ici un tbermo metre
tres-sensible qui s'abaisie de plus en plus, en montant vers
le nord, par une suite de modifications lentes et insensibles,
non par un ecart brusque, ou un changement instantane*.
CHAPITRE IV.
VARIATIONS DE SENS.
Des deux Elements qui constituent le mot (la forme et le
sens), nous venons d'etudier le premier, dans Fespace et
dans le temps , comme disent les philosophes , — dans
Fespace, par la Phonetique et la comparaison, — dans le
temps par YHistoire. Mais pour l'etymologie, la connais-
sance ae l'histoire et des variations du sens dans chaque
mot, est un auxiliaire indispensable de l'e'tude des formes.
On peut 6tudier l'histoire du sens, en suivant les variations
d'un mot dans sa propre langue, ou instituer une compa-
raison en rapprochant de ce mot les mots qui ont un sens
analogue dans les autres langues.
y Google
xxii INTRODUCTION.
§ 1. Histoire du sens. — Si Ton compare un certain
nombre de mots fran$ais aux mots latins mil leur ont donne
naissaiice, on ne tarde point a voir que (fans la plupart, le
sens a vane* en passant du latin au frangais, et n a point
garde le degre exact d'intensite qu'il poss&dait dans la lan-
gae mere. Tantdt le sens s'est £largi : carpentarius (qui
veut dire seulement charron) est devenu charpentier : ca-
ballus qui a juste chez les Romains le sens que nous
donnons au mot rosse, s'est ennobli en devenant cheval,
minare qui est proprement conduire (line voiture, un trou-
peau), est devenu mener; le sens de nUtairie, puis de ha-
meau qui appartient au latin villa, s'est agrandi dans le
mot ville. — Tant&tle sens s'est rdtreci, et est venu d'un
sens §£n<§ral a un sens particulier : jumerUum qui d£signe
en latin toute b§te de somme, s'est sp&ihe dans le mot ju-
ment ; peregrinus qui est proprement l'etranger, celui qui
voyage, s'est restremt dans le mot Pelerin au sens de voya-
!;eur en terre sainte *; — arista qui a dans la langue latine
e double sens d'arete de poisson et d'epi de bl£, a perdu
le second, en passant au iran$ais arite> Carruca, qui a le
sens general de chariot, s'est specific* dans charrue, au sens
de chariot aratoire. •
Mais ces deplacements de sens ne se retrouvent pas seu-
lement dans le passage du latin au frangais : « (usage
Sune langue ne cesse de changer, a dit Varron *, et si Ton
se borne a observer l'histoire du frangais depuis le onzi&me
siecle jusqu'a nos jours, on retrouvera, dans l'int£rieur
meme de la langue, beau coup de mots dont le sens s'est
agrandi ou s'est affaibli dans le passage du viaux fran$ais
au frangais moderne : plus d'un mot jadifi employ 6 clans
un sens noble ou elegant, est tombe* aujourd'hui aux plus
basses significations : le mot pectus (poitrine), garda le
sens latin, en passant au fran^ais ; et pis (qui vient de pec-
tus, comme lit de lectus, profit de profectwn, confit de conr
1. Le latin Peregrinus signifiait deja Pilerin dans la basse latinite
« Miles quidam, a pago Burgundiae.... venit Jerusalem peregrinus »
Mapes, De nugis curtalium, I, 18.
2. « Coiisuetudo loquendi eat in motu. » De Lingua taftna, IX, 17.
y Google
LITRE I. xxiii
fectom), a le sens de poitrine a l'origine de la langue ; on
disait en termes de droit feodal, mettre la main au pis pour
mettre la main sur sa poitrine (prater serment). Le mot
s'est restreint successivement et s est avili jusqu a sa signi-
fication actuelle.
Mutare (changer), est devenu en fran$ais muer (comme
remutare, commutare ontdonne* remuer, commuer); muer
qui avait garde* a l'origine toute Penergie du sens latin (les
aieux et les deesses muoient les hommes en bestes, dit Frois-
sard 1 ), s'est par la suite du temps, restreint a r operation
par laquelle un animal change de peau, un oiseau de plu-
mes; labourer qui vient de labor are (travailler), ne s'est
restreint qu'assez tard au travail de retourner la terre ; le
moyen ige l'employait avec le sens de travailler : « Les
excellens medecins labowrent moult a avoir cognoissance des
choses du corps, » dit Oresme au quatorzieme siecle, dans
sa traduction de YEthique d'Aristote. — Mardlre (de ma-
traster) 7 ne signifiait a l'origine que beUe^mkre, et c'est
Slus tard qu'fl prlt le sens de belle-mere acaridtre. —
} rfau qui vient Aepratellum (comme fliau de flagellum)*
veut dire litteralement petit pri; c'etait aus6i le sens (ju il
avait dans notre ancienne langue; et ce n'est que tardive-
ment qu'il se restreignit au sens de petit pr6 situi derriere
v/ne prison pour servir de promenade aux prisonniers, —
et au sens actuel de cour de la prison. — A cdte de ces di-
minutions et 6moussements du sens, il faut noter des cas
oil le sens s'est £tendu et elargi. Beaucoup de termes de
metiers ou de mots techniques et sp£ciaux sont venus ainsi
dans l'usage general : les termes de chasse en particulier
se sont repandus dans la langue : attraper ne veut dire a
Torigine que prendre dans la trappe, dans le piege. —
Leurrer est proprement attirer le mucon avec nn leurre
(morceau de cuir rouge en forme d'oiseau) : celui qui ne
1. Ge sens etymologique de changer s'est encore conserve dans ces
vers de Voltaire :
Qui de Meduse eat va jadis la tete
Etait en roc mue soudainement.
y Google
xxiv INTRODUCTION.
se laisse plus tromper par le leurre est un dttturre (qui
est la forme ancienne de notre mot deluri). — Quand le
faucon etait pris apres plus d'une mue, il ne s'apprivoisait
pas facilement, restant sauvage, farouche, ou comme di-
sent les fauconniers, hagard (ce mot est venu de Ik, dans
la langue usuelle). S'il etait pris au nid, le faucon &ait
dit niais (nidacem de nidus, nid) , et Timb^cillite des jeu-
nes faucons, introduit dans notre langue le mot niais et
niaiserie, pour rendre metaphoriquement la simplicite et
le manque d'usage des gens qui ne sont point sortis de
leur nid. — Une autre operation de fauconnerie a laiss6 k
notre langue Texpression : dessiller les yeux Qadis ^crite
plus correctement deciller les yeux) : on cousait les pau-
pifcres, ou les cils du faucon pour le dompter ; et cette ope-
ration s'appelait tiller le faucon ; lorsque l'oiseau ^tait
dress£, on lui rendait la lumiere, en le dicillant, en cou-
pant le fil qui tenait les cils rapproches.
Comme complement n£cessaire de ces variations de sens,
il faut citer diverses metaphores tres-curieuses dont l'ori-
gine remonte au latin vulgaire , et qui t^moignent de la
part considerable prise par le peuple dans la formation de
la langue : de testa (pot casse), gurges feouffre), botellus
(boudin), pellis (fourrure, peau d'animal), le fran$ais a
tire t&te, gorge, boyau, peau, delaissant Jes mots caput,
guttur, intestinum, cutis, que possedait le latin classique
pour exprimer ces diverses parties du corps humain. Le
fran^ais adopta ces metaphores, mais elles sont l'ceuvre
propre du latin populaire : on trouve deja testa au sens de
crane dans Ausone, botellus avec celui d'mtestin dans Ter- .
tullien. Ces capricieuses metaphores du peuple romain
n'ont rien d'etonnant, si on les rapproche du langage popu-
laire actuel, qui compare la tete a une boule, les jambes a
des quilles, la main a une pince, etc. .. — A cdt£ de ces me-
taphores cr££os par le latin, et qu'ilnous a transmises, no-
tre langue en possede un grand nombre qui lui appar-
tiennent, et qui sont charmantes de naivete : c'est ainsi que
le peuple a aonne le nom de bergeronnette (litteralement
petite oergere) a un oiseau qui se plait dans les pres, - et
y Google
LIVRE f. xxv
celui de bouvreuil (bovaridus de bovarius), proprement
petit bouvierK a un autre oiseau qui suit les troupeaux, et
se tient dans leur voisinage.
§2. Comparaison de sens. — On voit, par ce que nous
avons dit jusqu'ici, combien, dans un mot, l'etude du sens
est plus difficile que celle de la forme; on n'a affaire dans
l'etude des formes qu'a des changements regulierset obser-
vables; le climat et la race ont donne a chacun des peu-
ples de la Gaule, de l'ltalie et de l'Espagne, un appa-
reil vocal differant par certaines inflexions, — et suivant
ces trois modes de prononciation, le latin s'est transform^
en trois langues differentes, avec une invariable regularity.
Cette parti e de la philologie, qui est designee par le nom
de phonetique peut rentrer dans l'histoire naturelle, puis-
qu'elle releve, apr&s tout, de conditions physiques speciales
a certaines families de langues et de peuples. G est, en
somme , une &ude aussi materielle f que 1 etude du sens
Test peu. Tandis que l'etude de la forme ne peut avoir en
vue qu'un groupe ou une famille de langues communes par
Forigine, l'&ude des significations s'attacme k toutes les
langues k la fois , dans toutes elle Itudie la marche de
l'esprit humain, et par elle, la philologie sort du domaine
des sciences naturelles pour entrer dans celui de la psycho-
logic; l'etymologie tire un grand secours de cette compa-
raison des metaphores qui justifie et confirms Forigine de
certains mots, sans qu'on puisse cependant l'expliquer. H
est bizarre que le peuple ait appele un oiseau roitelet, c'est-
k-dire un petit roi; et cepenaant cette etymologic devient
indubitable cjuand on remarque que le roitelet est appele de
mgme en latin * en grec * et en allemand 8 ; ce rapprochement
1. Boxmriolus de bovarius.
2. J'entends par ce mot « s'exercant surdes faits sensibles et palpa-
bles. »
3. Regulus (c'est-a-dire petit rot), diminutif de regem*
4. BaaiXCoxo; (petit roi), diminutif de BaaiXevc (roi).
5. ZauvMnig\\Q roi des haies).
y Google
xxvi INTRODUCTION.
ne nous explicpie point la cause de l'appellation 4 ; mais il en
demontre I existence. On comprend mieux oue le latin causa
(cause), ait donne chose, quand on voit l'allemand sache
posseaera la fois ces deux significations. — Contrte vient
du bas latin contrata(le pays qui s'etend devant vous), et
contrata est lui-m6me derive de la preposition contra : l'a-
nalogie de l'allemand gegend (contree), forme* de la prepo-
sition gegen (contre), justifie cette derivation. — Dfyeuner,
forme de jeuner, comme defaire de faire, et qui signifie pro-
prement cesser de jeimer, a ete apphcpie' au repas du ma-
tin, comme en anglais breakfast (dejeuner), veut dire lui
aussi, cesser le jeune (break fast). — Corset est un diminutif
de corps 1 j et veut dire proprement un petit corps; cette m£-
taphore est confirmee par les expressions iaentiques que
nous offrent les autres langues : pour corset, l'allemand dit
kibchen (petit corps, diminutif de leib corps 3), 1'anglais 60-
dice (diminutif de body corps), Pitalien corpeMo (petit corps;
de corpo, corps). — II paralt simple qu habitus qui veut
dire en latin maniere detre habituelle, accoutume'e, ait pu
donner habit, quand on rapproche de ce mot le grec cxvifxa
qui signifie en meme temps maniere d'Ure et vetement, l'i-
talien costuma, qui a le double sens de costume et &' habi-
tude. C'est en se pla$ant au point de vue d'une comparaison
delicate desproced^s de l'esprit humain, que l'&ymologiste
Sent expliquer la naissance de toutes ces m&apnores, fruit
u caprice ou de l'imagination populaire.
1. On doit chercher cette cause dans les legendes des peuples indo-
europeens, lcgendes que la mythologie comparee a pour devoir de
rassembler et d'interpreter.
2. Qui s'ecrivait a l'origine tors ; le p est une addition des savants,
addition posterieure au quatorzieme sifccle. A l'origine, on ne disait
point un corset, mais un corps (le corset 6lant considere comme le
corps de la jupe) : et au xvm e siecle, Rousseau blamait les femmes de
porter des corps trop etroits. Corset ne signifie proprement qu'un pe-
tit corset
3. 11 faut se garder de croire, d'apres ces exemples, que l'allemand
ait transmis son procede au francais ; au lieu de couclure de la res-
semblance a la filiation, on doit reconnaitre , dans la variete da ces
exemples, l'identit6 des precedes de l'esprit humain.
y Google
LIVRE I. xxvn
CHAPITRE V.
En constatant que les mots ont une croissance et une his-
toire, et qu'ils suDissent comme les plantes et les animaux
des transformations regulieres, — en constatant enfin que
la, comme partout, la loi regno, et qu on peut surement for-
muler des regies de derivation a unelangue a l'autre, — les
philologues modernes ont fonde sur des bases durables l'<$-
tymologie comparee, et fait une science de ce qui semblait
condamne a rester dans le domaine de l'imagination et du
caprice individuel.
I/ancienne etymologic cherchait a expliquer h priori l'o-
rigine des mots, d'apres leur ressemblance ou leur diffe-
rence apparentes ; appliquant la methode des sciences na-
turelles, l^tymologie moderne estime au contraire que les
mots doivent s'explicraer d'eux-m6mes, qu'au lieu d'mven-
ter des systemes ll faut observer les faits, a Paide de trois
instruments : — Yhisiovre du mot, qui par des transitions
siires, nous conduit au primitif cherche*, ou tout au moins
nous en rapproche; — la plwnetique qui nous fournit les
regies de transformation d'une langue a l'autre, regies aux-
quelles on doit se soumettre aveuglement, sous peine de
faire fausse route ; — la comparaison, qui assure et confirme
les resultats acquis.
G'esten appliquant rigoureusement cette methode et ces
principes que Tetymoiogie comparee s'est elevee, de nos
jours, a la dignite* d'une science , comme c'est aux aberra-
tions fantastiques des anciens erudits qu'elle devait le dis-
credit dans lequel elle etait jadis tombee.
yGoogk
xxvru INTRODUCTION.
LIVRE II
fiLfiMENTS fiTYMOLOGIQUES
DU FRANgAIS
Sans revenir ici sur Thistoire de la laDgue fran$aise que
nous avons decrite ailleurs *, il est ne'cessaire de resumer
cette histoire en quelques mots, pour preparer a rintelli-
gence de ce qui va suivre.
Le latin vulgaire transport^ en Gaule par les soldats de
Ge'sar et les colons, absorba promptement la langue indi-
gene, le celtique (Voy. ci-dessous, p. xxxi et p. xxxiv), et
mbit k son tour, quatre siecles apres, par l'invasion des tri-
bus germaniyies en Gaule, une notatle perturbation dans
son vocabulaire; plusde cinq cents mots germaniques pri-
rent pied dans la langue gallo-romaine (Voy. p. xl); ce
latin populaire ainsi modifie par Timmixtion de mots bar-
bares, devint par une serie de modifications lentes et insen-
sibles, un idiome nouveau, le fran^ais qui apparalt des le
neuvieme siecle, comme une idiome independant du latin.
Du huitieme siecle au onzieme, la langue fran$aise pro-
gresse, et sa formation est achevee des le douzieme siecle ;
k ce fonds ancien et populaire viennent successivement s'a-
jouter, au treizieme siecle, des mots orientaux venus par
les croisades, — au seizieme un certain nombre de mots
italiens et esoagnols, — au dix-huitieme, des termes d'ori-
1. Grammaire kistorique de la langue frangaise, pages 13-70.
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LIVRE II. xxn
gine allemande, — au dix-neuvi&me des mots d'importatioo
anglaise, sans parler des mots emprunt^s par les savants
au latin et au grec depuis le quatoraeme si&cle jusqu'i nos
jours.
En resume, la langue fran$aise comprend deux grandes
couches de mots superposees : Tune anterieure au dou-
zieme sifecle , ceuvre inconsciente du peuple (et formta de
trois Elements le latin, le celte y le germanique), — l'autre
posterieure au douzi&me sifccle, et form^e d'uu cflt^, des
Elements empruntes aux lanffues modernes, de l'autre des
mots savants empruntes aiix langues anciennes.
On peut done r^partir les mots fran$ais en trois calo-
ries, elements d'origine populaire, — elements d'origine
savante, elements d'origine tlrangere. •
y Google
xxx INTRODUCTION.
PARTIE I
ELEMENTS D*ORIGINE POPULAIRE.
t
CHAPITRE I.
Element latin.
Comme on Ta vu dans la Grammaire historique de lalangue
frangaise , on peut etudier tout idiome a quatre points de
vue : 1° celui des sons, de Porigine et de Fhistoire de chaque
lettre ; cette partie porte le nom de phonitique.
2° A l'&ude des lettres succfcde l'&ude des mots , de la
agon dont ils se creent ou se deferment : c'est la formation
des mots
3° Quand on connatt ainsi les £l£ments constitutes des
mots et leur aggregation , reste a voir de quelle maniere les
mots se modifieut quand on les rapproche les uns des
autres; c'est l'etude de la flexion (divisee elle-m£me en
deux sections : la d^clinaison et la conjugaison.)
4° Enfin la syntaxe nous montre comment les mots pen-
vent se grouper pour former des phrases.
II faut passer successivement en revue ces cruatre parties
pourd£crire le changement du latin en fran$ais ; le hvre III
de cette introduction donnera les regies qui ont preside au
passage des lettres latines aux lettres fran$aises; nous avons
y Google
LIVRE n.
indiquS ailleurs cruel changement out sabi la d&riinaison
et la conjugaison latines : comment l'article a &\& cr66 pour
remplacer la distinction des cas ; comment la dlclinaison
perdit un genre, le neutre, et se r&luisit d'abord de six cas
a deux dans le latin merovingien et dans Tancien francais,
puis de deux cas a un seul, a partir de la fin du treizi&me
siecle; comment la conjugaison perdit la voix dlponente,
crea les deux auxiliaires fare et avoir pour remplacer les
temps composes des Latins, et imposa au futur une forma-
tion nouvelie ; nous ne reyiendrons pas sur ces changements
purement grammaticaux.
Dans le vocabulaire, le francais qui n'est que le produit
du lent d^veloppement de la langue vulgaire romaine, offre
necessairement de profondes differences avec le latin das-
. sique ; tantdt le latin vulgaire et le latin classique pr^sen-
tent, pour rendre la meme idee, deux formes dinlrentes du
meme mot; ainsi doubter, avant, ivraie, derivent des formes
populaires duplare* abante, ebriaca, — tandis que les for-
Mm, bataille, baiser, tourner, ne correspondent point aux
formes classiques hebdomas, via, pugna, osculari, verti,
mais aux formes populaires septimana, caminus, batalia,
basiare, tornare.
Beaucoup d'autres mots latins ont disparu pour des
causesdiverses; les uns parce ou'ils n^taient point assez
resistants et offraient trop peu de prise au langage ; ainsi
spes a cede la place a speres (espoir) , qu'on trouve dans
Ennius; les autres parce qu'ils auraient donne deux formes
identiques en francais : ainsi bellwm (guerre) disparut de-
vant bellus (beau); s'il avait persiste, il serait lui aussi de-
venu beau: enfin , beaucoup de synonymes se sont eteints:
(luvius (fleuve) a fait disparaitre amnis et flumen ; janua et
ostium ont ete annihilSs par porta, qui est devenu porte.
A cdte de ces modifications dans le vocabulaire latin,
rappelons brievement les changements apport£s dans la
formation des mots , soit dans la derivation, soit dans la
y Google
xxxii INTRODUCTION.
composition. Le plus important est, sans contredit, Tad-
jonction auxprimitifs latins de suffixes diminutifs, tout en
conservant au mot latin "ainsi transforme la plenitude de
sens de l'origmah de sturnus, corvus, passer , on tira
sturnellus (etourneau), corvellus (corbeau)', passer ellus
(passereau). Le latin rustique avait deja prelude a cette re-
forme en transportant aux diminutifs deja existants en latin
(apicula de apis, cornicula de cornix, agnellus, de agnus),
le sens du primitif ; c'est ainsi que capreolus, apicula, cor-
nicula, corbicula, agnellus, aucellus, ont donne en francais
chevreuil, abeille, corneille, corbeille, agneau, oiseau, —
alors que ces mots signifient proprement en latin petit c/ie«
vreuil, petite abeille, petite corneille, etc.
D'autres precedes ont 6te employes pour creer des sub-
stantias nouveaux a l'aide des verbes deja existants: la.
langue latine possedait la faculte* remarquable de formei
des substantifs avec les participes passes : de peccalum ,
participe passe depeccare(p£cher), ellefaisaitun substantif,
peccalum (un p£cne); de scriptum, participe pass^ de scri-
bere (6crire), elle tira scriptum (un ecrit); de fossa (creu-
sie), participe de fodere (creuser), elle tira fossa (une fosse,
ce quia ete* creuse), etc.... Le francais n'eut qu'a deveiop-
per ce proc6d6 grammatical pour creer aussitftt plusieurs
milliers de substantifs : c'est ainsi que nous disons un regu,
un fait, un du , qui sont les participes passes de recevoir,
faire,devoir. Mais c'est surtout avec les participes feminins,
vue, itouffie, venue, avenue, etc., que s'exerce cette pro-
priety *.
Apres avoir cre^e* des substantifs a l'aide des participes
passes, — le francais en a tire* d'autres de l'intinitif : ce
sont les substantifs verbaux, s^rie d'environ 300 substan-
tifs qui ne correspondent a aucun type latin, et ont ete*
formes directement d'un verbe francais en retranchant la
terminaison de 1'infinitif : le latin apportare, appellare,
pv/rgare, etc.... donne a notre langue apporter, appeler,
, 1. Pour les details, voir ma Grammaire historique de la langue
ftanfaUe, page 220«
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LIVRE IL zzxm
purger : ces verbes, a leur tour, par la suppression de la
desinence infinitive (apport~er 9 appe/-er t purg-er) t forment
les mots apport, appe}> purge, dont ronginal n'existe pas
en latin, et qui sont dits substantifs verbaux. Mais le fran-
Qais et le latin ne sont que des dtats successifs de la meme
langue, et il n'est guere de proc^de grammatical employe'
par notre idiome dont on ne retrouve le germe dans la
langue latine : comme nous les Latins crlaient des sub-
stantifs verbaux k l'aide des infinities : de notare, copu-
lare, probare, etc.... ils tiraient les substantifs nota> co-
pula, proba 1 .
C'est encore a limitation du latin que le fran^ais a
forme des verbes nouveaux par le participe des verbes dijk
existants : de edere, cogere, qucUere, detrahere, videre, les
Latins avaient cree* (en ajoutant la terminaison de l'infini-
tif aux participes editus, cogitus, quassus, detractus y vi-
sits) les verbes editare, cogitare, quassarc, detractare, vi-
sare : le latin rustique crea sur ce modele une fouie de
verbes nouveaux : rejetant les primitifs uti, radtre* au-
dere, etc..., il crea par les participes usw 9 rasus, ausus,
les verbes usare, rasare, ausare, etc.... qui ont donne au
fran$ais user, raser, oser, etc....
Tels sont les principaux changements apportes a la
structure de la langue latine par les peuples de la Gaule*.
On verra dans le dictionnaire £tymologique, et dans le
livre suivant (Phon^tique) quels intermediaires le latin
ainsi modifie quant a la flexion, a la syntaxe, k la for-
mation des mots, a du traverser pour arriver au fran-
$ais.
1. La question des substantifs verbaux, a 6te* epuisee par un excel-
lent travail de M. Egger, dans les Me'moires de VAcaa&mie des In-
scriptions (XXI V, 2), modele de science penetrante et sure, qui ne
laisse rien a glaner dans le champ qu'il a parcouru.
% W. y aurait bien d'autres modifications a relator; elles trouveront
leur place dans ce Dictionnaire : je ne trace ici qu'un apercu gene-
ral.
yGoogk
xxxiv INTRODUCTION.
GHAPITRE II.
Element celtique.
II est inutile de revenir ici 1 sur les causes qui provoqufc-
rent Tabsorption de la langue gauloise indigene par Ti-
diome romain.
Constatons seulement que deux siecles apr&s la conquSte
de Cesar, le celtique avait a peu pres disparu de la Gaule;
toutefois, cette langue ne s ^teignit pas sans laisser sur
le latin quelques traces, bien iaibles ll est vrai, mais qui
temoignent de son passage. Ainsi, les Romains remarque-
rent, par exemple, que roiseau, connii chez eux sous le
nom de galerita, s'appelait chez les Gaulois alauda; que
Torge ferment^e, nominee en latin zythum, etait dans la
langue gauloise cervisia; ils introduisirent alors alauda et
cervisia dans leur propre langue, et ces nouveaux mots la-
tins, passant six si&cles plus tard en francais, donn&rent b
notre langue alouette* et cervoise.
II en est de mfcme de bee, lieue, alose, braie, banne, ar-
pent j brasseur, bouleau, marne qui correspondent au latin
beccus, leuca> alosa, braca, benna, arepennis > brace (Pline),
betula, margula que les ecrivains romains citent comme
des mots empruntes au celtique par le latin. (Les auteurs
1. Voy. Grammaire historique de la langue francaise , page 19-20.
II est si difficile de decrire les elements 6tymologiques au francais
sans refaire Thistoire de la langue, que le lecteur «xcusera nos fre-
quents renvois au livre, ou nous avons deja retrace cette histoire;
l'introduction de certains elements dans la langue ne peut s'expli-
quer que par l'histoire des vicissitudes de cette langue, et nous avons
au plus d'une fois r£peter ici ce que nous avions dit ailleurs.
2. Le latin alauda n'a pas donne immediatement alouette, mais le
vieux francais aloue qui avait le meme sens, et dont alcuette est le di-
minutif , comme cuvette de cuve, amourette de amour, herbette de
herbe, etc....
y Google
LIVRE II. XXX?
latins citent encore beaucoup d'autres mots venus de la
langue gauloise dans l'idiome romain, ambactw, bardus,
druida, galba, rheda, soldurius, maisqui ne se retrouvent
point en fran^ais). — Ces mots isoles, et quelques auires*
(surtout parmi les noms de lieux) composent toute notre
dette envers la langue gauloise; et mSme, pour parler
d'une manifcre exacte, nous n'avons rien emprunte aux
Gaulois, puisque ces mots ne sont venus au fran^ais que
par Pinterm^cuaire du latin ; ils ne soot point alles direc-
tement du celtique au fran^ais, ils ont suti une transcrip-
tion latine : ces emprunts sont du reste si peu nombreux,
qu'on peut presque dire que Tinfluence du celtique sur le
fran$ais est insensible.
Ainsi, tandis que Je fond de la nation fran$aise est de
race celtique, la langue frangaise n'a conserve qu'un nom-
bre insignifiant de mots qui puissent gtre ramenes a une
origine gauloise. Fait bien etrange et qui, mieux encore
que Fhistoire politique, montre combien fut absorbante la
puissance romaine.
Refoul^e dans TArmorique par les conqu^rants romains,
la langue gauloise y vecut encore plusieurs siecles a la fa-
veur de son isolement; cette tradition du celtique fut ravi-
vee au septieme siecle par une immigration des Kymris
chassis du pays de Galles. Les Bretons furent aussi reTrao
taires a la conquete franke qu'ils l'avaient ete* a la conquSte
romaine; et ce qu'on nomme aujourd'hui patois bas breton
n'est autre chose que Fheritier de la langue celtique. Le
bas breton a une litterature assez considerable (des contes,
des chants populaires, des pieces de theatre), donton a re-
cemment surtait Panciennete bien qu elle ne remonte pas
au dela du quatorzieme siecle. Depuis mille ans, presse
1. Bagage, balai* barre, bttoine, bidet, bouge, bran, bruyere, 6<w-
sin, elate, cormoran, cruche, dame, dartre, dru, galerne, garrotter, *
gober, goeland, goelette,harnais, houle , jarret, lais, matras, pins on,
pot, quai, ruche, sornette, toque, truand, vassal, — sans parler des
mots introduits en francais par la science historique moderne et em-
pruntes au latin (barde, ambacte, druide), ou au bas breton (dot-
men, men-hir) . — Voy. oependant page lxvi, note I.
y Google
xxxvi INTRODUCTION.
sans relache dans son dernier refuge par la langue fran-
$aise comme il l'a ete, le bas breton, on le comprend, est*
aujourd'hui bien loin du celte primitif ; outre que les £16-
ments d'origine cehique ont du se corrompre par un usage
de dix-huit sifccles, ce patois a 6ti force d'adoaettre une
foule de mots etrangers, c'est-&-dire francais. Aussi beau-
coup de mots bretons offrent-ils ce singuiier phfoomene
d'avoir ordinairement deux synonymes, Tun ancien et d'o-
rigine celtique, l'autre plus recent, emprunte au fran-
cais, et habill6 d'une terminaison celtique : ainsi le fran*
Cais
juste est en breton indifleremment egvoirion ou just
secretement — — ekux secretament
troubU — — enkrezet troublet
colere — . — buantgez coler, etc.
De ces synonymes, les premiers (egwirion, ekuz, enkre-
zet, buanegez) sont les vieux mots d'origine celtique ; les
seconds (just, secretament troublet, coler), qui ressemblent
si fort au irangais, ne sont en effet que des mots francais
corrompus. — Je n'aurais point insist^ sur une v£rit6
aussi elementaire, si au dix-huitieme siecle d'aventureux
esprits, frappds de cette ressemblance, n'en avaient aussi-
t6t conclu que les mots comme trouble^ just, coler, etc.,
n'&aient point des importations fran$aises, mais bien l'ori-
gine mSme des mots francais correspondants. Le Brieant-
et Tillustre La Tour d'Auvergne aussi extravagant pnilo-
logue que bon patriote, dfolarerent que la langue fran^aise
venait du bas treton 1 . On les eutnien etonnes en leur
1. Ces erreurs regrettables ont eu un autre resultat plus iacheux
encore , celui de jeter sur les etudes celtiques un discredit qu'elles ne
mentent pas. Au lieu de chercber, comme les savants de la basse
Bretagne, a retrouver dans le breton l'origine du francais, il y a lieu
d^tudier cet idiome en lui-meme, et d'ecrire l'histoire comparative
deb dialectes celtiques de la Bretagne, de l'lrlande, de l'ficosse, et du
pays de Galles, — comme on a fait pour l'italien, Pespagnol, et le
francais. C'est encore un AUemand, Zeuss, qui a rempli cette tache,
dans' un livre excellent, Grammatica Celticd, public a Leipzig en
1853.
y Google
LIVRE II. xxxvii
Erouvant que c'est le contraire qui est vrai, que ces mots
ust^ secretamenty troublet, etc ..* ), au lieu a avoir donne
naissance au fran^ais, Jui avaient ete empruntes, et que
loin d'etre du celtique primitif, ce sont des mots frao^ais
corrompus et affubles a une termioaison celtique. — Ces
lolies etymologiques, que Voltaire appelait plaisamment 1*
celto-manie, arauserent le dix-huitieme si&cle aux dlpens
des Celtamanes ; ne mettaDt plus de bornes a leurs divaga-
tions, les Ge It o manes en vinrent a affirmer que le celtique
etait Ja langue du Paradis terrestre, qu'Adam, Eve et le
premier serpent parlaient bas breton.
Apr&s toutes les dlcouvertes de la philologie moderne,
3ui a montre l'origine latme du fran^ais et observe les lois
e cette transformation, — on pouvait croire qu'U n'etait
plus question de toutes ces reveries; bien au contraire, la
race des Celtomanes est plus vivante que jamais, et les
Memoires publics par le Congres celtique international (tenu
a Saint- Brieuc au mois d'octobre 1867) en font foi :
« La France, que sa magnanimite pousse aux quatre
« coins du monde pour porter secours a tout ce qui est
- faible, ne permettra pas qu'une litterature mfcre de la
« sienne languisse ou meure a ses cdtls. On a dit du Peli-
« can qu'il nournt ses petits avec son sang; on n'a pas dit
« que ces derniers se soient montres ingrats pour cette ce-
« nerosite sans exemple. Je me trompe , ii y a un exemple :
« la langue celtique a nourri les langues de i'Europe, et en
* particulier celle de la France du plus purde son sang, il
< est impossible qu'on dise de la France ce qu on n a
« pas dit des petits du pelican, qu'elle a oubltt sa mere * / »
1. Congres Celtique international (Saint-Brieuc, octobre 1867,
page 309).
yGoogk
xx xvin INTRODUCTION.
CHAPITRE III.
ELEMENT GERMANIQUE.
A cftte de la langue populaire romame qui constitue le
fond de la n6tre, le fran$ais a admis, lors de sa formation,
un nombre considerable de mots allemands introduits par
les Barbaras dans la langue gallo-romaine. On peut recon-
naltre trois couches successives dans ces importations : —
1° les mots germaniques introduits dans la langue Jatine
avant l'invasion, par les Barbares enrdles comme soldats
romains : te] est, par exemple, bwrgus qu'on trouve au sens
d'ouvrage fortifie dans Vegece, et qui est la reproduction
du germanique burg ; 2° les termes de guerre, de droit feo-
dal, etc.... que les Franks, les Goths et les Burgundes ap-
porterent avec eux en envanissant la Gaule ; — 3° un grand
nombre de termes de marine importes au dixieme siecle
par les Normands.
Ces trois categories comprennent ensemble 450 mots
environ 1 . Gette invasion, qui peut sembler forte, &ait la
consequence necessaire de Tadoption des moeurs et des
inslitutions barbares. Comment traduire en latin des
idees telles que celles de vassal, alleu, ban, mall, fief? En
rempla$ant i organisation monarchique, unitaire, centralis
satnce de TEmpire romain, par le regime lout feodal des
tribus germaniques, les conaueraDts barbares durent in-
troduire du meme coup dans la langue latine les mots ne-
cessaires a leurs innovations ; aussi tous les termes relatifa
aux institutions politiques ou judiciaires, et les titres de
la hierarchie Uoaale, sont-ils d'origine germanique : ainsi
1. Je ne parle ici que du francais moderne; si Ton y joignait les
termes germaniques de l'ancieirfrancais, on arriverait promptement
adoubler ce chinre.
y Google
LIVRE II. xxxn
( les mots allemands tels que mahal f bann t aldd f skepeno,
marahscalh, siniscalh, etc., introduits par les Francs dans
le latin vulgaire, devinrent respectivement bannum, main
km, alodium, shabinus, manscallus, siniscallus, etc., et
passant au frangais, quelques si&cles apres, comme tous
es autres mots latins, ils donnerent matt, ban % alien,
fchevin, marechal, senechal, etc... *. — Ces mots intro-
duits par les Barbares dans la langue latine, et passes de
la en fran^ais, representent les categories d'idees les plus
diverses * : la guerre, la navigation, la chasse, y prennent
la part la plus considerable comme le prouvent les exem-
ples suivants : Termes militaires (guerre, halte, boulevard,
arroi, auberge, br&che, beffroi, briser, butin, cible, dard,
epier, fleche, neaume, haubert, beraut, £tape, blesser,
brandir, cotte, crampon) ; titres, institutions politique* et
judiciairss (echevin, gabelle, alleu, ban, bedeau, bru,
chambellan, franc, echanson, fourrier, marquis, sen^chal,
marechal, fief, garants) ; termes de marine fhauban, falaise,
cingler, bief, digue, agrfcs, amarrer, bac, bord, r^douber,
fret, gaffe, foe, canot, foume, esquif.) — Noms des points
cardinaux : nord, est, sud, ouest). — Regne animal (mar-
souin, biche, renard, bflier, Icrevisse, homard, epervier,
1. Les mots germaniqnes ayant 61A latinises par les Gallo-Romains,
nous les citerons autant que possible dans leur transcription latine
qui a ete l'interm&iiaire naturel de leur passage au francais. 11 y a
moins bin de sedbinus a ichevin. que d'dchevin a skepeno.
' II ya deux autres questions connexes que nous avons passees sous
silence: 1° la determination exacte, pour chaque mot, du dialecte
germanique auquel il appartient ; 2* la date de son introduction dans
la basse latinite. — II est une seule categoric dont on peut indiquer
I'origme, celle des termes de marine, qui appartiennent presque tous
au n^erlandais, ou au norois.
Cette indecision, et l'ignorance ou nous sommes des anciens dialec-
tes germamques, nous a emplche de donner (comme nous l'avons
fait pour l'element latin), une phonetique complete des mots germa-
mques; nous nous sommes borne a donner a chaque mot les princi-
pal exemples a Tappui des regies observers.
2. Cette immixtion germanique n'atteignit que le vocabulaire latin,
et laissa la syntaxe a peu pres intacte: elle ne fut guere qu'une per-
turbation accidentelle et superficielle.
y Google
xl INTRODUCTION.
esturgeon, freux, agace, faucon). Corps humain (£chine,.
rate, clopin, clapir, clocher). Rbgne vtgitcU (saule, fram-
boise, if, mousse). Terre^ ttements (gazon, hois, frimas
vague). Habillement (feutre, coiffe, etofie, agrafe, echarpe).
Ustensiles (aline, banc, brosse, canif, echasses, fauteuil,
etal). Habitations (bourg, foboppe, loge, &uve, creche).
Mots abstraits (honte, orgueil, affreux, Mte, galant, haine,
souhait, emoij. Superstitions (garou, cauchemar). — Voici
la liste complete de ces emprunts :
Abandonner, affreux, agace, agrafe, agres, aigrette,
alise, alleu, amarrer, anche, auberge, aune, avarie.
Bac, bafouer, balle, ban, banc, bande, baudir, bau-
drier, bedeau, beffroi, beignet, belier, berme, biere. bief,
bille, bisse, bitte, blafard, blanc, blesser, blemir, blette,
blinder, bleu, bloc, bois, bord, bosse, bot, boulevard,
bourg, bourgeon, bouter, braise, bramer, brandir, bran-
don, braque, breche, brelan, brette, breuil, bride, briser,
brodequin, broncher, brasse, brouir, brouter, broyer, bru,
brun, bru<§e, butin.
Caille, canard, canif, canot, caquer, carcan, carpe, cha-
loupe, chambellan, choisir, chopper, choquer, cnouette,
coine, cotte, crabe, cracher, cinle, cingler, clabauder,
clapir, clinquant, clocher, crampon, crampe, creche,
cremaillere, crique, croupe.
Dandiner, danser, dam, derober, dauber, de*chirer, di-
falquer, deguerpir, derober, dfoarroi, digue, drageon,
drague, dreche, drille, drogue, drdle, dune.
Seattle, echafaud, echanson, ^charpe, £chasse, Ichevin,
Ichoppe, eclater, Pelisse, ecot ? ^eraser, ecrevisse, ecume,
ecune, elaguer, elingue, £mail, emboiser, emoi, empan,
<£chine, epeautre, epeche, £peler, eperon, emouss£, eper-
vier, <5pier, epois, equiper, esquif,'esquiver, estrive, estur-
geon, etayer, etal, &angue, etape, elau, etoflfe, ftrier, &ui,
etuve.
Falaise, fanon, fard, faude, fauteuil, fourrage, fourrier,
feutre, fief, flan, flague, fleche, foe, forcene", fournir, four-
reau, frais, framboise, franc, forcene, frapper, fresange,
fret, frimas, froc.
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LIVRE II. xu
Gabelle, gaber, gacher, gaffe, gage, gagner, gai, gale,
galant, galoper, gainboison, cant, garant, gaider, gareone,
garer; garni r, garon, gaspiller, gateau, gatine, gauche,
gauchoir, gaude, gaufre, gauie, gazoh, gehir, gerbe, ger-
faut, giron, glapir, gletteron, ghsser, goder, gonfalon,
grappe, gratter, graver, grfcs, grenon, grimace, gnmper,
grincer, gripper, gris, grommeler, groseiile, gruau, groupe,
guide, guerdon, guere, guenr, guinte, guerpir, guerre,
guet, guichet, guille, guiller, guimpe, guinder, guipure,
guise.
Haie, haillon, hair, hale, halage, halle, hallebarde,
halte, bamac, hameau, hanap, hanche, hanneton, hanse,
happer, harangue, haieng, liardi, hargneux, haro. hate,
hauban, haubert, hive, haveron, havre, heaume, hlberger,
beraut, heron, h£tre, houseaux, hisser, hocher, homard,
honnir, houblon, noue, housse, houx, huche, hune, hutte,
hanter.
Jardin, jaser, job.
Laiche, laid, lave, latte, layette, lecher, leste, leurrer,
lippe, lisse, liste, loger, loquet, lot.
Madr£, malle, manne, mannequin, marc, marcher, ma-
rechal, marque, marri, marsouin, mat, meurtre, mignon,
mignard, mitaine, mite, moue, mouette, mousse, mulot,
musser.
Nantir, navrer, nord, noue, nuque.
Orgueil, ouest.
Pincer.
Quille.
Race, rade, radoter, raier, rang, raper, rapifere, radou-
ber, rat, rate, regain, resetter, riche, rider, rincer, river,
rochet, roseau, rosse, rotir, rouir.
Saisir, sale, salle, saule, saur, slnechal, siller, sillon,
sombre, souhait, soupe, suif, suie, suinter, sur.
Taisson, tamis, targe, tarir, tas, taudis, ternir, t&er,
tillac, tirer, tonneau, touaille, toucher, touffu, toupet,
trale, trappe, traquer, treteau, trSve, trop, tuyau.
Vacarme, vague, varangue, varech, vase, vilbrequin,
voguer.
y Google
xlii INTRODUCTION.
CHAPITRE IV.
Element grec.
La langue grecque n'a rien fourni, ou presque rien, au
fran^ais, lors de sa formation populaire : il ne pouvait en
fctre autrement, les Gallo-Romains et les Grecs ne furent
jamais en contact, et toutes les fables patriotiques qu'ont
inventees Henri Estienne, Joachim PeVion et Manage pour
demontrer TafBnite de notre langue et de la langue grecque
ne sont qu'extravagance. La seule ville qui eut pu nous mettre
en rapport avec 1'idiome grec, Marseille, colonie pho-
ceenne, fut de bonne heure absorbee par les Romains, et
legrec originaire y ceda vite la place au latin. Nous avons
bien quelques mots grecs 1 tels que chfrre, somme, parole,
bourse, bocal; ils ne viennent point directement du grec
xapa, dbtYfxa, itapa€o>TQ, fiupaa, ^auxaXtov, mais du latin cara 9
sagma, parabola, byrsa, baucalis, qui les lui avait emprun-
tes, — et on retrouve tous ces mots, dans les auteurs latins
du septieme siecle *. La de*couverte des lois de transformation
du latin en francais, nous a permis de retrouver la veritable
origine de beaucoup de mots qu'on avait jusque-la ratta-
ches au grec ; la ressemblance toute fortuite de paresse et
de icap6(Ttc, par exemple, avait pousse les anciens etymolo-
1 . Je parle ici des mots venus par lepeuple, non des termes scienti-
fiques introduits par les savants.
2. Ajoutons a cette liste, adragant, almanack, bouteiUe, chOmer,
gouffre, golfe, osier, serin, po£le, plat, chimie, imeri, dragee, mi-
graine, clopin. — Mangonneau, chaland, accabler ; sont des termes
<Tart militaire, imports dans notre langue, au temps des croisades
par les Byzantins. — Deux mots orientaux, chicane et avanie ont pns
pied dans notre langue par l'interm6diaire de la langue grecque du
moyen Age.
y Google
LIVRE II. xun
gistes k rapprocher ces deux mots : si Ton decompose le
mot paresse en ses elements, on voit que le suffixe esse
doit repondre k une forme itia, temoin trintesse de tristitta,
}ustesse de justitia, mottesse de molltiia, largesse de largt-
tia, etc.... — Entire de mte^ra, noire de ni^ra, pelerin
de peregrin us nous montrent que IV de paresse correspond
a un gr latin : I 9 a du mot fran^ais (paresse) est l'equiva-
lent d'un i latin, comme dans balance de hilancem, aronde
de hirundo, calandre de cylindrus, etc.... et nous arnvons
a l'aide de ces trois observations a recomposer le mot pi-
gritia qui est 1* original veritable de paresse.
En resume, on peut repeter pour le grec ce que nous
disions de la langue celtique : son influence sur le frangais
populaire est tout k fait insignifiante.
yGoogk
XLIV INTRODUCTION.
PARTIE II
Elements d'origine savante.
Au point de vue de 1'histoire de la langue frangaise, on
appelle mots d'origine savante, tous les mots introduits
dans la langue posterieurement k son Ipoque de formation 1
c'est-a-dire depuis le onzieme siecle 1 jusqu'k nos jours. lis
ont &e crees, longtemps apres la port du latin, par les sa-
vants et par les clercs, qui les tiraient des livres, suivant
les besoins de l'expression, et transportaient tels quels ces
mots grecs ou latins dans notre langue. C'est ainsi qu'au
onzieme siecle nous trouyons dans quelques textes le mot
innocent caique exact et servile du latin innocmtem (qui ne
nuit pas) : la langue fran^aise n'avait point de termes pour
1. C'est la persistence de 1'accent tonique latin (persistence etudiee
a la page lxxix) qui est ici la regie et le guide. Tous les mots intro-
duits par le peuple, a Torigine de la langue respecteot 1'accent latin ;
ils montrent ainsi qu'ils ont etc faits avec l'oreille, qu'ils viennent
dun latin vivant et parte. Tous les mots qui violent la loi de 1'accent
latin ont ete introduits par les savants. — Cette distinction nous per-
met de determiner exactement le jour ou la langue francaise natt a
1'histoire: le franc. ais (el i'entends par ce mot la langue populaire)
etait ne et le latin tout a fait mort au jour ou le peuple ne connut
plus spontenement 1'accent latin C'est vers le onzieme siecle que le
sentiment de l'accentuation latine se perd dgfinitivement. Des lors la
creation du francais populaire est achevee, il n'entrera plus dans la
langue d'autres mots que les mots savants.
2. Tous les mots empruntes aux langues anciennes, du moins, au
grec et au latin; quant aux mots empruntes aux langues modernes,
Us trouveront place ci-dessous, anx Elements d'origine tirangere.
y Google
LIVRE II. xlv
rendre cette id£e, et Tecrivain embarrasse pour l'exprimer,
se vit force" de copier le mot latin : on reconnait que oe mot
est d'introduction savante, parce qu'il n'a point subi les
transformations que le peuple impose a tons les mots qu'il
adopte ; in latin devient en fran^ais en (infantenwnfant ;
etuiemi-inimieus) — nocentem est devenu nuisant; il est
feoile de voir que si le mot innocentem nous 6tait venu par
le peuple, il eut &e ennuisanl et non pas innocent. Les
mots populaires sont le fruit d'une formation toute spon-
tanee, toute naturelle, tout irrifUchie; les mots savants sont
une creation voulue, reflechie, artificielle : les mots popu-
laires sont faits avec Toreille, les mots savants avec lesyeux.
— L'instinct a produit les premiers la reflexion les seconds.
Dans les premiers temps qui suivirent son introduction
en francais, chaque mot savant resta aussi incompris du
peuple que les mots dits scientiBques le sont de nos jours.
Les barons et les vilains contemporains de Robert le Pieux
comprenaient aussi peu le mot innocent que les paysans de
nos campagnes entendent pateographie ou stratification :
mais par Tabsence de tout autre mot Equivalent, le mot
innocent cesse bient6t d'etre employe seulement par les
clercs, pour entrer dans l'usage general : ilapparait, nous
l'avons dit, pour la premiere fois dans les livres ecctesiasti-
craes; moins d'un siecle apres on le trouve dans la Chanson
de Roland et dans d'autres poemes tout a fait populaires;
il a conquis droit de cite dans la langue, en passant comme
on dirait aujourd'hui, du vocabulaire scientifique et spe-
cial, dans la langue usuelle et journaliere f .
Quand on ecrit Fhistoire de notre langue, il est indispen-
sable de constater que c'est seulement dans la langue po-
pulate qu'on peut saisir au passage les lois suivant les-
1. Pour les philologues qui divisent toute langue en deux couches,
celle qu'a produit l'instinct, celle qu'a produit la reflexion, il n'y a au-
cune distinction a etablir entre les mots savants, et ce que nous appe-
lons les mots scientifiques ; Tun et l'autre sont une creation refllchie des
savants (aussi bien un mot usuel comme innocent, qu'un mot technique
comme paMographie); d'ailleurs, tout mot usuel d'origine savante a
commence par etre un mot scientifique , & l'usage du petit nombre.
y Google
xlvi INTRODUCTION.
quelles Finstinct du peuple a transforme le latin en francais ;
k ce point de vue, les mots savants ne son! d'aucune utilite
pour le philologue; mais ce compte fait, il n'en faut point
conclure au bannissement des mots savants ; ils ont le droit
d'exister, puisqu'ils existent ; comme l'a tres-justement dit
M. Sainte-Beuve, ils sont une des saisons de la langue;
quand le frangais s'est forme la langue populaire etait pau-
vre 1 , parce qu'elle r^pondait aux besoins dune humanite
simple et peu raffinee, aux id^es peu nombreuses d'une po-
pulation guerriere, agricole et feodale; toutes les idees
scientifiques, apanage exclusif des elercs, n'etaient exprim^es
qu'en latin. Avec le temps la societe feodale se modifia, d£-
clina, puis mourut pour faire place a un ordre nouveau;
pour exprimer toutes ces idees nouvelles, la langue fran-
$aise dut s'enrichir, soit en developpant les mots populai-
res 8 , soit en empruntant aux langues ancienneades termes
savants qui passerent plus tard dans la langue commune.
Rares au douzieme siecle et au treizieme, plus nombreux
au quatorzieme, ces emprunts sont devenus innombrables
depuis le seizieme siecle jusqu'k ce jour, — ces enrichis-
sements 6tant toujours proportionnes a l'accroissement des
id£es, et k la succession chaque jour plus rapide des inven-
tions et des decouvertes 8
1. En francais la couche populaire ne depasse pas quatre mille
primitifs. Voir ci-dessous, Dage lxx, la statistique de notre langue.
2. Par des composes ou des derives nouveaux : de regie , le francais
a tir6, par la suite des siecles, dere'gler, dtriglement, rtgler, regie-
menter, rtglementation, etc ...
3 Je ne donne que I'etymologie primaire, Pespace et le temps me
manquent pour donner davantage. Je me borne a citer enormis comme
1a pnmitif d'lnorme; aller plus loin, et donner I'etymologie du latin
enormis (compose de ex-norma, c'est-a-dire qui sort de la regie) se-
rait faire Phistoire de la langue latine. — 11 arrive assez frequemment
qu'un mot latin ayant donne" une forme au francais populaire, en donne
une seconde au francais savant : ainsi de rationem qui est devenu rai-
son chez ie peuple, ration chez les savants : cette bifurcation d'un
mfime mot latin en deux recut d'un grammairiendu xvu* siecle le nom
de Doublets. Je mesuis abstenu ici de tout rapprochement de ce genre,
ayant deja 6tudie en detail ce phenomene philoloffique dans mon Dic-
ttonnaire des Doublets ou doubles formes de la langue frangaise.
(Pans. Franck. 1868, in-8).
yGoogk
LIVRE IL xLvu
PARTIE III
£L£MENTS D*ORIGINE feTRANGfeRE.
Outre lea deux conches de mots populaires et de mots
savants que nous venous d'&udier, notre langue comprend
one nombreuse categorie de mots d'origine itrang^re,
c'est-&-dire empruntes directement par le fran$ais aux idio-
mes actuellement existants. Ges emprunts sont le prodnit du
hasard; et la science n'y peut saisir aucune loi; c'est ainsi
qu'une suite de manages entre lesTalois du seizifcme sieele
et plusieurs princesses italiennes a determine dans notre lan-
Sue l'invasion brusque de plusieurs oentaines de mots ita-
ens; en empruntant k l'Angleterre, il y a prfes d*un sifccle,
quelques-unes de ses institutions judiciaires et politiques,
nous avons du introduire du mime coup en fran^ais les
mots qui en &aient 1 'expression : c'est dono par une 6tude
minutieuse de Thistoire politique, artistique, commerciale,
coloniale, qu'on peut arriver k fixer d'une manure precise
la part de chacun de ees elements etrangers dans notre vo-
fcabulaire. D'autre part, l'observation attentive des textes
nous 6clairera sur l'%e de ces mots, et nous donnera un
Element de plus pour fixer 1'lpoque de leur introduction en
fran$ais; ainsi nous savons que le mot piano (doux) est
^importation italienne, parce que d'une part le mSme mot
y Google
XLvm INTRODUCTION.
preuves h posteriori ou de fait ^que nous fournit l'histoire) ,
ll en est d'autres, a priori ou de theorie (que nous fournit
la philologie), et qui nous permettent d'afnrmer a l'avance
que le mot chercne n est point d'origine francaise, et nous
indiquent sa source precise. Tous ces mots d'origine £tran-
gere, en effet, sont entr£s dans notre ldiome, posterieure-
ment a son epoque de formation; ils n'ont done point p<5-
netre en lui ; ils se sont melanges avec lui, non combines,
et les traits distinctifs qu'impose le francais a tous les mots
qu'il s'assimile leur sont restes etrangers. Reprenons
1 exemple du mot piano, et interrogeons a son sujet la phi-
lologie, comme nous avons interroge Fhistoire : a priori
piano, qui correspond au latin planus ne peut £tre un mot
d'origine francaise/carpf latin persistetouj ours en francais
et ne devient jamais pi y ex : p/orare (p/eurer), p/enus
(p/ein), plus (p/us), plumbum (p/omb), p/anus (p/ain)^ de
plus, piano est certamement un mot d'origine italienne, car
e'est seulement en italien que pi latin donne pi : ptorare
(piorare), p/enus (pieno), p/us (piu), p/umbum (piombo),
planum (piano). — On voit comment les lois decouvertes
par la philologie, nous permettent de devancer, en bien des
cas, les inductions de lnistoire.
Si Ton veut dresser I'echelle de proportion des emprunts
faits par notre langue aux idiomes modernes, on trouvera
que e'est la famille des langues romanes, ou neo-latines
(provencal, italien, poftugais, espagnol), qui a fourni la
plus grosse part. II etait nature! que notre langue s'adres-
sat plus particuk&rement aux langues ses soeurs, issues
comme' elle du latin. — Apr&s la famille latine e'est la
famille germani^ue (allemand, anglais, flamand), qui nous
a le plus enrichis.
Le grec moderoe, le hongrois et les langues slaves (polo-
nais, russe), nous ont fourni quelques mots.
Si nous quittons l'Europe, nous sommes encore rede-
vables aux idiomes stmitiques (hebreu, turc, arabe), ainsi
qu'aux langues de l'lnde, de la Chine et de la Malaisie.
Les colonies Am^ncaines ont importe dans notre langue
quelques termes sp&iaux.
y Google
LIVRE II. xlix
tous
II nous reste k presenter le catalogue mlthodiaue de
as ces emprunts, et l'histoire de ces importations'
CHAPITRE I.
MOTS D'ORIGINE PROVENfALE.
Quelques personnes s'etonneront sans donte queje pr6-
sente la langue proven^ale comme une langue veritable,
en par allele avec 1 'it alien, l'espagno) et le portugais. Pour
comprendre en efiet 1'importance de cet ldiome, et I'm-
fluence qu'il a exercee sur notre langue, il faut cesser de le
considerer tel qu'il est aujourd'hui, dans son 6tat present
de patois mepnse et obscur, pour le replacer dans son d£-
veloppement histonque, et voir qu'avant cette decadence,
il a eu depuis le onzieme sifccle jusqu'au quatorzieme une
eblouissante floraison.
Le proven^al ou langue d'oc est alors Pidiome de tous
1. Comme nous l'avons tait pour le latin et le grec, nous ne don-
nons dans ce Dicticnnaire que retymologie primaire des mots empruu-
tes aux langues mod ernes; nous dirons par exemple que le francais
dilettante est venu au dix-neuvieme siecle de Fitalien dilettante (ama-
teur, celui qui goflte) ce serait sortir de notre domaine, et faire This-
toire de la langue italienne, que d'aller plus loin et de demontrer que
Titalien dilettante vientdu latin delectant em, comme atto, frulto,
notte, tetto viennent de actum, fructus, noctem, tectum, par le chan-
gement regulier du ct en «. — Le defaut d'espace rn'interdit aussi de
faire tout rapprochement entre les motsd'origine francaise et lesmots
d'ongine eirangere, qui ODt un radical commun. Delect ant em par
exemple a donne a Fitalien dilettante, au franca is delectant ; au dix-
neuvieme siecle dilettante passe les monts et devient francais; il
serait interessant d'expliquer que dtlectant et dilettante sont la bifur-
cation dun radical commun ; que dilettante est un double de dtlec-
tant, et que ces deux mots forment ce qu'on appelle un doublet (voyez
page xlvi).
y Google
INTRODUCTION.
les peuples compris dans le bassin de la Garonne, et dans
la partie m&idionale du bassin du Rhdne; il sert d' ex-
pression k toute une race, independante des Frangais du
Nord : il donne naissance a une brillante litterature lyrique,
qu'au treizifeme siecle l'AUemagne traduit, que Dante ad-
mire et que Petrarque imite : il offre enfin k l'historien les
deux caractferes qui distinguent une langue d'un patois ; il
est 1'instrument aun j>euple, et d*une litterature. — Pour
le philologue, son originality linguistique par rapport au
frangais est encore plus visible 1 ; aussi ancien que lui, il
offre certains caractferes plus archaiques, qui le rapprochent
davantage du latin, et lui assignent entre le fran^ai* et
Titalien la m&me position intermediaire que la Provence
occupe geoeraphiquement entre la France et l'ltalie. —
Mais les evenements politiques mirent vite un terme k cette
existence independante. La rivalite des M&ridionaux et des
hommes du Nord qui se termine par la guerre des Albigeois
et la d^faite du Midi, porta le coup de mort a la langue
d'oc, ou provenfal (comme disent plus volontiers les mo-
dernes).
En 1272, le Languedoc passe k la France, et Introduc-
tion du fran^ais suit de prfcs cette annexion. On cesse
d'ecrire le provenfal, et il tombe du rang de langue litt^-
raire, a celui de patois. Les patois proven$aux, languedo-
ciens et Gascons qui persistent encore aujourd'hui ne sont
Sue les afebris de cette langue d'oc qui jeta un si vif ^clat.
lais le provenfal a laissS dans notre langue un grand
1. Au moyenage les Meridionaux regardaient si bien le francais
comme une langue etrangere ? que les Leys d'Atnors (sorte de code
poltique et grammatical, ecnt au quatorzieme siecle), prennent le
francais comme type* Apelam lengatge estranh coma francos, englet,
espanhol, lombard (II, 318). [Nous appelons langues Itrangeres les
idiomestels que le frangais, l*anglais f f'espagnol, litalien.] En 1229
nous voyons dans un compte municipal de la ville d'Albi qu'un
notaire s'excuse de n'avoir pu lire fa legende d'un sceau, « bien
Si'elle fut icrxte en caractires irh-lisibles, dit-il, matsparce que la
none 4tai$ le frangais ou toute autre langue e'trangere (In lingua
Galliea vel alia nobis extranea, quam licet hterae essent integrae,
perfecto non potuimus perspicere. »
y Google
LIVRB II. u
nomhre *de termes divers, imports principalement au
moyen age, des le douziemesiecle, etun petit nombre dans
les temps modernes. Ges mots sont puises aux categories
d'idees les plus diverses ; ce soot des termes de marine
(carguer, cap, espade, gabarrit, autan, mistral, corsaire,
carre, vergue), des noms de plantes et d'animanx (dorade,
jigale, cabri, carnassier, ortolan, isard 1 , — grenade, ra-
dis, Mgarrade), des termes abstraits {jater, ruser, fdcher,
rdder, malotru, badin, badaud, fat, croisade, forfat, don-
zelle, menestrel), des noms de pierresjprfcieuses (cornaline,
grenat)y enfin ctes termes relatifs a 1 nabillement, a l'ha-
bitation, au jardinage (camail, barette, — bastide, pelouse,
— caisse, cadenas, cambouis *).
CHAPITRE V
mots d'origine italienne.
Les nombreuses expeditions de Charles Yin, de Louis XII,
de Frangois I er au aela des monts, le sejour prolonge de
nos armies en Italie dans les premieres annees du seizieme
siecle rendirent Titalien trfcs-familier en France s . « Le
brillant eclat que jetaientles lettres et les arts dans la Pe-
ninsule s&iuisait les esprits en m§me temps que la regence
de Catherine de M^dicis donnait le prestige de la mode a
tout ce qui etait italien. »
Gette influence italienne est toute-puissante sur la cour
1. Ce mot est special au patois bearnais, qui nous a fourni aussi le
mot btret. — Avant de quitter les pays qui avoisinent la France, di-
sons que le patois wallou nous a donn6 le mot ducasse, et que dous
sorames redevables de ranz, chalet, avalanche, cre'tin. au patois des
Grisons.
2. Citons encore ballade, baladin, be'ton , cdltn.
3. M. littre.
y Google
INTRODUCTION.
de Frangois I* et d'Henri II, et les courtisans, apr&s Tavoir
subie, veulent a leur tour 1'imposer k la nation. C'est alors
qu'apparaissent pour la premiere fois dans les ecrits du
temps, une foule de mots i usque-la inconnus; les termes
d'art militaire que notre langue avait employes pendant
toute la duree du moyen age, heaume, haubert, etc., sont
bannis, et remplaces par les mots correspondents italiens,
que les guerres d'ltalie avaient propages dans nos armees.
G'est de la que datent les expressions relatives a l'escrime
(botte, escrime), aux usages et aux qualites militaires (af-
front, brave, altier, bravade, bravoure,bravache, accolade),
anx camps, a la fortification (cdarme, alette, anspessade,
bandiere, bandouliere , barricade, bastion, bastonnade ,'
brigade), aux armes (arquebuse, baguette, borribe, arse-
nal, etc).
Cette manie d'italianisme excitait justement Tindigna-
tion d'un contemporain, Henry Estienne : « Messieurs les
« courtisans se sont oubliez jusque-la d'emprunter d'ltalie
« leurs termes de guerre sans avoir esgard a la consequence
« que portoit un tel emprunt; car d'ici k peu d'ans qui sera
« celuy qui ne pensera aue la France ait appris Tart de la
« guerre, en rescholedei'Italie,quand il verraqu'elleusera
« des termes italiens? Ne plus ne moins qu'en voyant les
c termes grecs et tous les arts liberaulx estre gardez &s au-
« tres langues, nous jugeons, et a bon droict, que la Orrece,
« a 6te l'eschole de toutes les sciences '. »
Tandis crue Catherine de Medicis importait chez nous
les termes de cour (courtisan, affidt, cam&riste, canUrier,
escorte, bouffon, faquin, brave, spadassin, carrosse, altesse,
brigue), et de plaisirs (charlatan, carnaval, arlequin, can-
tonade), elle importait les termes d'art n£cessaires pour
exprimer les idees nouvelles, venues d'ltalie avec le Pri-
matice et Leonard de Vinci , termes d'architecture (arcade,
balcon, archivolte, balustre, baldaquin, catafalque, cartou-
che), de peinture (costume, artisan, attitude, aquarelle, si'
1. Henri Estienne. Conformity du langage frangois avec le grec,
ed. Feugere, page 24.
y Google
LIVRE II. un
pia, gouache 9 fresque), de sculpture (maquetle), sansparler
des termes de musique qui se sont introduits pendant le
dix-septieme siecle , et la fin du seizi&me (adagio, ariette,
andante, arpige). Les termes de commerce (bilan, agio,
banque, banquerouXe), de marine (escale, basting ages, bour-
rasque, boussole, brigantin), de vol (bagne, bandit , 6n-
gand), de plantes (artichaut), et les diminutifs (babiole,
bambin, bagatelle) sont aussi trks-fr&juents.
Yoici la uste de ces emprunts :
Agio, accolade, accort, adagio, affide, affront, alarme,
ariette, alerte, altesse , altier, andante , anspessade, aqua-
relle, arcade, archivolte, arlequin, arpege, arquebuse, arse-
nal, artichaut, artisan, attitude.
Babiole, bagatelle, bagne, baguette, baladin, balcon,
baldaquin, ballon, balourd, balustre, balustrade, balzan,
bambin,bamboche, banque, bandore, bandit, bandooliere,
banquet, banqueroute, baraque, barcarolle, barricade,
baster, bastingage, bastion, bastonnade, batifoler, b^carre,
belladone, belvedere, bemol, bilan, billon, biscotte, buse,
bombe, botte, boucon, bouffon, bourrasque, boussole,
boutade, bravade, bravoure, bravache, bravo, brigand,
brigade, brigantin, brigue, bronze, brouet, brngnon, brus-
que, burin, bulletin, burlesque, buste, brave, baladin,
barque.
Cabinet, caboche, cabriole, cabus, cadenas, cadence, ca-
dre, cagneux, calecon, calfater, calibre, calme, calquer,
camus, cambiste, camee, camerine, cam£riste, camisole,
canaille, campanile, candi, canevas, canon, cant ate, can-
tine, cantone, capote, caprice, capilotade, capiteux, capi-
tonner, caporal, capot, caprice, carabine, caracoler, carafe,
caravelle, carbonnade, carcasse, caresser, caricature, car*
min, carnaval, caroubier, cariole, carrosse, carrousel, car*,
tel, carton, cartouche, casaque, cascade, casemate, casino,
casque, casserolle, castel, catacombe, catafalque, caval-
cade, cavalerie, cavaber,- cavatine , cavecon, colonel,
capon, cedrat, celeri, cervelas, chagrin, charlatan, cheva-
leresque, chiourme , cicerone , citadelle , citadin , cocarde ,
coche, colis, comparse, concetti, concert! condottiere, con-
y Google
liv INTRODUCTION.
trader, contrebande, corniche, cortege, costume, coupole,
courtisan, crescendo* croisade, cuirasse, cimaise.
Diaprer, d^esse, d^sinvolte, desinvolture, dilettante, dito,
doge, d6me, douche, ducat, douane.
Escale, escalade, escrime, embusquer, embuscade, en-
trechat, epinette, escadre, escadron, escapade, escarmou-
che, escarper, escopette, escorte, escroc, espadon, espalier,
espion, esplanade, esponton, esquinancie, esquisse, esta-
cade, estafette, estafier, estafilade, estamper, estoc, estrade,
estramaQon, estrapade, estropier, escrime.
Facade, fanal, fanfreluche, fantassin, faquin, fautset,
felouque, feston, fiasco, filon, filigrane, filoselle, fioriture,
fleuret, forfanterie, fougue, fracasser, franco, frangipane,
frasque, fregate, fresque, fugue.
Gabie, gainer, gabion, gala, galbe, gambade, gambet,
ganache, gazette, gigantesque , generalissimo , giberne,
girandole, girouette, gondole, gouache, gourdin, gousse,
grandesse, grandiose, granit, grege, grfcgues, grotesque.
Isoler, imbroglio, improviser, improviste, incarnat, in-
cognito, infanterie, ingambe, impregner.
Javeune, ieton, jovial.
Lagune, lazaret, lazzarone, lavande, lave, lazzi, lysine,
loto.
Macaron, macaroni, madrepore, madone, mandoline,
madrigal, malandrin, manage, maquette, marasquin, mar-
mite, marmotte, mascarade, modele, mosaigue, mousque-
ton, moustache, muscat, m^daille, massepain, mercantile,
muscade, muscadin.
Niche, nocher, noliser, numero.
Oleandre, oratorio, opera, orvi&an.
Page, palade, paladin, palan, palette, panache, pantalon,
parade, paravent, parasol, parapet, partisan, pertuisane,
pasquinade, passade, pastel, pastiche, patache, patrouille,
pavaner, pavois, peccadille, pedant, pennon, perroquet,
1>erruque, piano, m-petto, panade, piastre, pedestal, pi-
astre, pistache, piste, pistole, piston, pittoresaue, piller,
plastron, poltron, policninelle, pommade, porcelaine, pos-
tiche, preste, prestidigitateur, primevere, profil, populace.
yGoogk
LIVRE II. lv
Qufcdnlle.
Ratfjuette, rebec, rebuffaae, redout e, rugate, reprS-
saille, iev&che, reVolte^ riposte, rissoler, ritournelle, riz,
rodoeSont.
Satute, sacoche, saccade, sacripant, saltimbanque, sar-
bacaae, satin, sbirre, scarlatine, scorsonere, sentinelle,
semoinltt, sepia, seouin, serenissime, serviette, slton, si-
marre, solfege, soidat, solo, soprano, sonate, sorbet,
soldatesque, sorte, spadassin, stance, stuc, supercherie,
svelte, stage, sirocco, sirop, sorbet, stage, spadassin.
Taillade, tarentule, tarot, tartane, tenor, timbale, tire-
lire, torse, tontine, tramontane, talisman, tremplin, trille,
tromblon, trombone, tare, tarif, turquoise.
Valise, vedette, villa, virtuose, violon, violoncello, vilte-
giature, vite, volcan, volte, voltiger.
Zibeline, zeste.
CHAPITRE III.
MOTS D'ORIGINE ESPAGNOLE.
Les guerres de la Ligue et le long sejour des armees
espagnoles en France vers la fin du seizieme siecle, r<5-
Cdirent parmi nous la connaissance de la langue castil-
;, et cette invasion, qui persista depuis le temps
dUenri III jusqu'a la mort de Louis XIII, laissa sur notre
idiome une empreinte relativement forte. Ges mots ser-
vent a designer des vege^taux exotiques et leurs produits
manufactures ( cannelle, vanille, indigo , tabac, tomate,
dgare; benjoin, abricot, limon, jasmin, jonquille, jujube,
savane, tulipe, limon), — divers animaux* (musaraigne,
fyagneul, merinos , cochenille, anchois, pintade) , — des
l.'Et certains organes (carapace) , ou leurs produits (basaney
Digitized by LjOOQ IC
lvi INTRODUCTION.
couleurs (basanS, alezan, nacarat, albinos), — plusieurs
parties de Habitation (alcdve, case, corridor), du mobiiier
[calebasse, cassolette, manille), cfe l'habillement (galon,
savate, pagne, mantille, basquine, cab an, chamarrer), —
quelques patisseries (marmelade, caramel, chocolat,nau#at);
on y trouve divers termes de musique (castagnette, guitare,
s&r&nade, aubade), de jeux, ou de plaisii$ (sieste, sara-
bande, rigaler, hombre, ponte, dominos), — quelques titres
ou qualifications (laguais, menin, duegne, grandesse), —
des termes de marine (arrimer, embargo, embarcad&re,
debar cadere, mousse, cabestan, pinte, ricif, subrecarfrue), —
des expressions militaires (adjudant, caserne, diane, colonel,
escouade, camarade, — haquenie, cabrer, caparagon, sala-
de, espadon, — incartade, algarade, capitan, matamore).
Los mots abstraits sont en petit nombre (baroque, bi-
zarre, disparate, casuiste, barbon, paranqon, eldorado,
transe, soubresaut, risquer, habler 1 ). — Creole, mulalre,
negre nous viennent des colonies hispano-americaines,
ainsi que le mot liane, qui manque cependant a l'espagnol
litteraire. — Ajoutons que la piupart de ces importations
espagooles sont posterieures a Charles IX, saui quelques
mots teU que algarade, dont nous avons des exemples des
le milieu du seineme siecle \
La langue portugaise nous a foumi quelques mots rela-
tifs aux moeurs de Tlnde et de la Chine (bizoard, baya-
dere, mandarin, caste, fetiche), un terme de penalite eccl^-
siastique (auto-da-fe), un terme de discipline militaire
(chamade), quelques noms de fruits (coco, dbricot, ber-
gamote).
1. Habler vientde hablar qui signifie parler, et correspond aii bas
latin fablare de fabulari. En passant au francais, le mot espagnol a
pris le sens de parler avec exage'ration ; il est curieux que le mfime
changement se soit produit pour le mot parler; les Espagnols nous
1'ont emprunte au dix-septieme siecle, et ont donne au mot parlar le
sens de parler en fanfaron, de habler. Ambassade nous est venu de
l'Espagne, vers le quinzieme siecle.
2. Notre langue . doit encore & l'espagnol le nom d'un metal (pla-
tine), et celui d'une abreviation typographique {ctdille). — Un seal
mot, mesquin, a M introduit vers le douaieme siecle.
y Google
LIVRE II. lvii
CHAPTRE IV.
MOTS D'ORIGINE ALLEMANDE.
Tous les termes fran^ais d'origine allemande sont pos-
terieurs h la premiere moitie du seizieme sifecle. Les
guerres de religion, la guerre de Trente Ads, les guerres
allemandes du dix-huitieme siecle ont importe* chez nous
des expressions militaires (bivouac, blocus, blochhaus, cha-
braque, colbach, flamberge, fifre, havresac, hourrah, lous-
tic, lansquenet, reitre, obus, sabre, rosse, sabretaclie, schla-
gue, vaguemestre), des termes de boisson ou de cabaret
(trinquer, brandevin, choucroute, cannette, gargotte, kitsch,
bonde, fleche, nouille). II faut y ajouter quelques noms
d'animaux (6lan, renne, hamster, brime), certains termes
d'art {graver, eslomper), de danse (valser), et de marine
(bdbord *). — I/industne miniere, si repandue en Allema-
gne,'a fourni a notre dictionnaire mineral ogique un grand
nombre de termes speciaux (bismuth, cobalt, couperose,
igriser, embirize, gangue, gueuse, alette, manganese, po-
tasse, quartz, spalh, zinc). Le suedois nous a donne le
mot nickel.
J'ai dit, en commen$ant ce chapitre, que les mots d'ori-
gine ailemar&ie ne remontent point au del& du xvi 6 siecle,
mais il ne faut point appliquer cette assertion aux mots
d'origine germanique (j appelle exclusivement de ce nom
ies mots allemands introduits dans la langue latine du
troisieme au dixieme siecle, et que le latin a transmis au
1. L'ameublement doit a la langue allemande quelques termes spe-
ciaux (bahut, idredon). Les termes abstraits sontrares (chenapan, ga-
min, chic, anicroche), et presque toujours revfitus d'un sens p£roja~
tif) Les Contes fantastiques d' Hoffmann ont enrichi la langue du mot
vampire. — Le flamand nous a fourni, outre lemot bouqutn, un nom
de plante (colza), et de fete {kermesse).
y Google
lviii INTRODUCTION.
fran$ais). — Ges deux couches de mots sont trfcs-distinctes
Tune de l'autre; les mots d'origine germanique, transmis
au fran$ais par le latin, ont perdu leur physionomie origi-
naire et subi, pour arriver a notre langue, des transforma-
tions r£guli&res ; — les mots d'origine allemande, emprun-
t£s directement a l'allemand moderne, et introduits dans
leur crudity naturelle, tranchent sur le fonds g£n£ral de
la langue : les premiers forment avec notre langue une
union intime et p&iforante; les seconds ne sont gu&re
qu'une immixtion superficielle : et s'il £tait permis d'em-
ployer ici le langage de la chimie, je dirais aue les mots
d'origine allemande ne sont que le produit d un mHange y
tandis que les mots d'origine gerrrumique sont le resultat*
d'une combvnaison.
CHAPITRE V.
MOTS D'ORIGINE ANGLAISE.
Les communications chaque jour plus nombreuses, de-
I'origine anglaise.
rail, wagon, tunnel, ballast, express, coke, diver, flint, lias,
love, malt), k Tagnculture (drainer, cottage), a la politique,
k la legislation, k l^conomie politique (budget, jury, bill,
convict, comiti, speech, verdict, club, meeting, pamphlet,
toast), h la banque (cheque, warrant, drawback), a divers
4tat8 moraux (spleen, comfort, humour), a lhabillement
(chcUe, carrick, redingote, plaid, lasting, spencer), k Tali-
mentation (pifteck, rosbif, pudding, mess, bol, grog, gin,
punch, rhum), aux courses de chevaux, aux reunions, aux
plaisirs (sport, boose, turf, jockey, clown, bouledogue, groom,
steeple-chasse, stalle, tilbury , break, dogcart, festival, remit,
y Google
LIVRE II. ux
lunch, whist, touriste, fashionable, dandy) ; k la m&tecme
(croup), sans parler des termes de marine, dont plusieun
sont fort anciens dans notre langue (dock, bosseman, accore,
beaupre, cabine, boulingrin, cabestan, cachalot, cambuse,
coaltar, cutter, eperlan, flibustier, heler, interlope, loch, lof,
paquebot, poulie, touaye, yacht*.
CHAPITRE VI.
MOTS D'ORIGINE SLAVE.
Le polonais nous a fourni des termes de danse (polka,
mazurka, redowa), le mot caliche, et un terme de blason
(sable), — la langue russe, steppe, knout, czar, palache,
cosaque, cravache (encore ce dernier mot nous est-il venu
par l'intermediaire de Tallemand).
A cote des langues slaves, les langues ouraliennes ont
eu, elles aussi, leur part d'influence sur notre langue, part
bien minime, il est vrai. Louis XIV ayant introduit en
Prance l'arme hongroise des Hus sards, ce corps nouveau
garda son nom magyar (huszdr), et conserva cjuelques
termes hongrois (dolman* shako). Au quinzieme sifccle fut
importe en France le mot horde, qui est d'ongine mongole
et designe, chez les Tartares, le camp et la cour du roi.
1. Nous devons encore a la langue anglaise,
et billet, et le nom d'un crocodile (alligator).
les deux mots square
yGoogk
lx INTRODUCTION.
CHAPITRE VII.
MOTS D'ORIGINE SEMITIQUE.
Les mots d'origine s^mitique introduits en francais, ap-
partiennent a I'hebreu, au turc et a l'arabe. G'etait un
theme favori des anciens etymologistes de denver toutes
les langues de i'hebreu : les travaux des philologues mo-
denies ont montre* le neant de toutes ces reveries : et le re-
sultat le plus important de la science moderne a ete de
decouvrir cette loi : que les iliments des langues correspon-
dent ordinairement aux elements des races. Or nous som-
mes d'une race tout a fait dift'erente de la race juive, et
les rapports du francais et de I'hebreu doivent &re illu-
soires : ils sont en effet purement accidentels. Lorsque
saint Je>6me traduisit i'Ancien Testament de I'hebreu en
latin, it transporta dans sa traduction plusieurs mots he-
breux dont Fequivalent n'existait point dans la langue
latine, tels que seraphim, cherubim, gehennon, pascha, eden,
etc., et du latin eccl^siastique, ils passerent cinq siecles
plus tard au francais (cherubin, seraphin, gene, eden, pd-
que,) ; mais c'est du latin que nous les avons appris, et
Ton peut dire que l'influence directe de I'hebreu sur le
francais a ete* nulle 1 ; il en est de meme pour l'arabe, dont
les rapports avec le francais ont ete tout fortuits : sans
parler des mots qui expriment des choses purement orien-
tates, tels qu' Alcoran, bey, cadi, caravane, derviche, fir-
man, janissaire, narghiU, odalisque, pacha, caravansirail, •
babouche, cimeterre, drogman, calife, mameluk, marabout,
minaret, marfU, mosquee, turban, chaccU, gazelle, girafe f
genette, once, talisman, sequin, serail, sultan, vizir, etc.,
1. Ajoutons a cette liste, les mots talmudiques cabate et rabbin.
y Google
LIVRfi II. lh
et qui nous viennent directement d'Orient par les voyageurs,
le mmgais re$ut au moyen age plusieurs mots arabes venns
d'une autre source : i'influence des croisades, le grand
mouvement scientifique arabe qui jeta un si vif fclat, W-
tude des philosophes orientaux, fort repandue en France
du douzi&me siecle au quatorzi&me, enrichirent notre vo-
cabulaire de mots relatits aux trois sciences que les Ara-
bes cultiverent avec succes, a l'astronomie (azimuth, na-
dir, zenith) y a 1'alchimie (alcali, akool, alambic, alchimie,
Hixir, borax, ambre, s&ni, safran, loch, julep, rob, strop),
aux matWmatiques {alghbre, algorithm, zho, chiffre) ; en-
core ces mots, exclusivement savants, nesont-ils point venus
directement de l'arabe au fran^ais, maisdel'arabeau latin
scientifique du moyen age qui les a transmis au frangais.
Les relations commerciales de la France avec l'Orient
ODt aussi introduit dans la langue divers termes relatifs k
Thabiliement (bouracan, colon, hoqueton y taffetas Jupe, col-
back) ; aux constructions et a l'ameublement(&uttgu6, divan,
matelas, sofa y bazar, magasin); a la joaillerie, auxcouleurs
et aux parfums (nacre, laque, carat , orange, azur, lazuli,
talc, civette) ; enfin des mots de signification diverse (ichec,
mat, hasard, cafi, tamarin, amiral, haras, truchement).
Les nombreuses invasions et le long sejour des Sarca-
sms dans le midi de la France depuis le hmtieme siecle
jusqu'au onzifeme, n'ont absolument laisse aucune trace, ni
sur nos patois meridionaux, ni sur la langue frangaise *.
CHAPITRE VIIL
MOTS D'ORIGINE ORIENTALE.
J'entends par mots d'origine orientale tons les termes
que les voyageurs nous ont rapport£s de l'lnde (nabab,
1. Voyea : Reinaud. Invasions des Sarrasins en France, 306-307.
d
yGoogk
lxii INTRODUCTION.
brahme, palanquin, pagode, paria, jongle, cornac, bam-
bou, mousson); de la Chine (thi); de la Malaisie {casoar,
orang-outang), — sans parler du mot zebre qui est d'ori-
gine africaine.
CHAPITRE IX.
MOTS d'ORIGINE AMER1CAINE.
Les mots que nous avons reunis dans les trois chapitres
precedents n expriment point d'idees frangaises et ne sont
pas, k proprement parler, des mots fran$ais; il en est de
meme des termes locaux que nos rapports avec les colo-
nies americaines ont introduits dans la langue (acajou,
ananas, boucanier, cacao, caiman, calumet, chocolat, coli-
bri, condor, jalap, mais, ouragan, quinquina, quinine,
sagou, tabac, tapioca, tatouer)*
y Google
LlVlltf II. lxiii
PARTIE IV
iL^MENTS d'oRIGINE DIVERSE.
Je reunis, sous ce chef, lesmots dont on peut dire que leur
introduction dans la langue est puretnent due au hasard ,
qu'ils soient d'ongine historique comme Seide * ou dus a
des onomatopees comme craquer. Le catalogue des mots
frangais d'ongine connue etant alors epuise, il me restera a
donner celui de tous les mots sur lesquels la science &y-
mologique n'est arriv£e a aucune conclusion definitive.
CHAPITRE I.
MOTS D'ORIGINE HISTORIQUE.
Ges mots , peu nombreux dans notre langue, s y sont
toujours etablis par une circonstance fortuite; ils n'en sont
que plus importants a connaitre; si Ton ignore a quel fait
ils doivent naissance, et qu'on tente de recheTcher scienti-
fiquement leur ftymologie, on est sur d'errer. Si Ton oublie
1. Depuis le Mahomet de Voltaire, tragSdieou figure un agent aveu-
gle des volontls du prophete, et dont le nom est Stide (francisation
de l'arabe Said).
Lxiv INTRODUCTION.
que guillotine, macadam, mansarde, quinquet, sont ainsi
nommes d'apres leurs inventeurs, le docteur Guillotin,
Fingenieur Mac' Adam, l'architecte Mansard, le mecanicien
Quinquet, — et qu'on decompose ces mots en leurs lettres
pour y chercher , d'apres les regies de permutation, une
origine grecque ou latine, on tombera, a coup sur, dans les
aberrations les plus fantastiques.
Les mots d'ongine historique deeignent presque tou-
jours des choses concretes, ou des objets mat^nels, et
sur tout, comme il est naturel, les inventions ou les impor-
tations nouvelles, par exemple, les etoffes (madras, nan-
kin, mousseline, cachemire, calicoi, astrakan, rouennerie,
gaze,, de Madras, Nankin, Mossoul, Cachemire, Calicot,
Astrakan, Rouen, Gaza, lieux ou ces tissus furent fabriques
E our la premiere fois), — desvoitures (berline carrosse fa-
ricme a Berlin, Fiacre, Victoria, d'Aumont, etc..) — des
v^getaux (Dahlia, dediee au botaniste Dahl par Cavanilles,
en 1790; cantaloup, melon recolte a Cantaluppo, villa des
panes aux environs de Rome, etc..'..).
Les mots abstraits sont en plus petit nombre : jeri-
miade, allusion aux lamentations du prophete Jir&mie,
lambiner, venu du nom de Lambin £f- 1577], professeur
au College de France, et repute parmi les savants pour la
longueur de ses explications, et la diffusion de ses com-
mentaires. — D'autres mots sont ou le fait des savants (gaz,
par exemple, fut cree au seizieme siecle par Talchimiste
Van-Helmont), ou la representation d'une circonstance an-
cienne (c'est ainsi que le mot greve , coalition d'ouvriers,
vient de la locution se mettre en Greve , qui tire elle-meme
son origine de ce fait, que sous Tancien regime, les ou-
vriers des differentes corporations , se rassemblaient a Pa-
ris sur la place de Greve, pour attendre de Pouvrage, on
pour porter plainte au prevdt des marchands contre leurs
patrons 1 ).
1. Voici la liste des mots francais d'origine historique : Artisien
Amphitryon, Angora, Atlas, Assassin, Baionnette, Balais, Bara-
gouin, Basque, Wguin, fierline, Besant, Bicoque, Biscaien, Bougie,
y Google
LIVRE II. lxv
CHAPITRE II.
ONOMATOPEES.
II n'existe en francais qu'un tres-petit nombre de mots
formes par onomatopee ou par imitation du son. Us ex-
priment ies cris des animaux (croasser, miauler, bdfrer y
japer, taper) ; les di verses phases de la parole humaine :
(babUler, fredonner, caqueter, chuchoter, chut, cancan ,
marmottcr, hoquet), certains etats de grandeur ou de
mouvement (bouffer, bouffir, zigzag) , clivers bruits natu-
rels (clapotcr. croquer, humer, claque, crac, craquer, eric,
tic, toper, pouffer, bruissement, cliquetis, fanfare), le lan-
gage des enfants (maman, papa, fanjfari), et quelques
interjections (bah-ebahir, hu-hucr).
Brelteur, Brocard, Bartone, Cachemire, Calepin, Calicot, Canari,
Cantaloup, Cannibale, Carlin, Carmagnole, Carme, Casimir. Cau-
chois, C6ladon. Chinr, Cognac, Cordonnier, Cravate, Curacao,
Dahlia. Damasser, Damasquiner, Dtdale, Dinde .tchalotte, Epa-
gneul, Esctove , Escobard, Espiigle, Faience, Fiacre, Flandrin , Florin,
Fontange, Franc, Frise (cheval de), Futaine, Galetas, Galvanitme,
Gavote, Gttet, Gaze, Gothique, Guillotine, Guinte, Greve, Guttle-
met, Herme'tiquement, Hermine, Hongre, Inde, Jarnac, Jaquette,
Laconique, Louis, Lambiner, Jerimiade, Macadam, Madras, Merin-
gue, Magnolier, Mansard e, Marionnette, Marotte, Maroauin, Maro-
tique, Martinet, Mercuriale, Mousseline, Nankin, Nicotine, Pierrot,
Patelinage, Perse, Persienne, Phae'ton, Pistolet, Praline, Quinquet,
Renard, Ripaille, Robinet, Ronennerie. Roquet, Salsepar exile ? Serin,
Santonnet, Sardonique, Sarrasin, Seide, Serin, Silhouette, Sxmonie,
Strass, Tartufe, Truie, Tournois, Turlupinade, Vaudeville, Vanda-
lisme.
-1
y Google
lxvi INTRODUCTION.
CHAPITRE III.
MOTS D'ORIGINE INCONNUE.
Nous avons dforit toutes les provinces de ce vaste do-
main e qu'on nomme la langue franchise, toutes les pro-
vinces conquises , du moins , car ii en est d'autres que les
philologues n'ont encore ni reconnues, ni explores; nous
ne devons point oubher d'en tracer soigneusement les li-
ra ites, dans cette carte linguistique du francais; la d^mar-
catiou du connu et de Finconnu, n'est &xie que si Ton re-
lfeve le plan des regions acquises , et que Ton circonscrive
nettement leurs frontiferes.
Ge domaineinconnu ne renferme, comme ilestnaturel, que
des mots d'origine populaire (a peu d'exceptions prfcs), et
nous pr£sente une reunion de plus de six cents mots dont
l'ongine nous eohappe. II serai t inexact de dire que l'ety-
mologie de tons ces mots nous soit inconnue; il en est bien
peu sur lesquels le philologue ne puisse presenter plusieurs
conjectures egalement plausibles; il est certain aussi qu'un
jour viendra oil la science , armee d'instruments plus puis-
sants et de methodes plus parfaites, resoudra tous ces pro-
blames * : mais, dans t'&at actuel de nos connaissances phi-
lologiques, toutes ces hypotheses ne peuvent pas plus etre
verifies que r£futees, et nous les passons sous silence, con-
sid^rant comme inconnus tous les mots sur lesquels la phi-
1. On peat difficilement pre" voir en qaoi se resoudront ces 650 mots
inconnus; ane part notable d'entr'enx est formee. sans doute, de mots
alteres du latin et des idiomes germaniques, et dans lesquels Taction
d'une corruption trop grande nous a masque leur ongine. Le reste, et
ce sera ans doute la moindre part, reviendra aux idiomes indigenes
(celtique, basque, etc.), partes sur le sol gaulois au moment de la con-
qudte romaine
y Google
LIVRE II. lxvii
lologie n'est point arrivee a conclure. D'ailleurs reproduire
des discussions qui n'aboutissent k aucune conclusion, se-
rait aller contre le but que nous voulons atteindre; pour
Fenseignement, le doute est pire que l'ignorance, et la
science ne porte
si la distinction
fa^on nette et absolue.
Les mots francais, dont l'origine est inconnue sont an
nombre de 650 environ ' :
ne porte tous ses fruits dans les jeunes esprits que
stinction du connu et de l'inconnu est Itablie d'une
Abri, accoutrer, aigrefin-, aise ajonc, aloy&u, amatgame,
amphigouri, andouiller, antilope, antimoine, ardillon,
ardoise, argot, armet, atteler, attifer, aube, aumusse, au-
vent
Babvne, babouin, bdche, badigeon, baguenauder, balafre,
balise, baliverne, balle, bancal, bancroclie, barat, baralte,
border, barguigner, baril, baron, basane, bascule, bdtir,
baudet, baudruche, bauge, bedaine, bbgue, belilre, bercer,
berge, bemer, besogne, besoin, Mche, bidon, bielle, biffer,
bigarrer, bigle, bigot, bilboquet, bijou, billeveste, billon,
bimbelot, biqae, bis, bise, biseau, bisquer, bistouri, bistre,
blaser, Mason, Mime, Mette, blond, Mottir, blouse, Mouse,
Muter, bob&che, bobine, bombance, bombe, borgne, borne,
bosse, box, botte, boue, bouder, boudin, boue, bouffer, bou-
gon, bourbe, bourdon, bourreau, bousculer, bouse, boa-
langer, braire, brarder, branche, brands, braquemart,
braquer f bredouiller, brehaigne, breloque, bretaudtr, bre-
telle, bribe, bricole, brimborion, brin, brioche, brique, brise,
broc, brocanter, bfou, brouir, bruine, bruire, buffet, bu-
rette, butor.
Cabaret, cabas, cafard, cagot, cahoter, caieu, caillou,
cale, calembour, califourchon, calotte, camaieu, camard,
camion, camouflet, cantine, canton, cant, caramboler, cas-
tis, cassonade, catimini, caviar, chafouin, chalet, chalit,
1. En prenant pour base lexicographique le Victionnaire de VAca-
d&tnie; — le nombre de ces mots inconnus est bien plus considerable,
ai Ton veut embrasser i'ensemMe de la langue.
y Google
Lxvni INTRODUCTION.
chamailler, chambrank, chanfrein, charade, charangon,
charivari, chassis, chaton, chausse-trape, chiffe, dichique-
ter, choyer, ciron, ciseau, riviere, claquemurer, cocasse,
coche (entaille), cochevis, cohue, colific/iet, complot, con-
cierge, copeau, coquelicot, coqueluche, coquin, corme,
cosse (foosser), coterie, cotir, cotret, courge, crecelle, cripe
(gateau), cretonne, creuset, crotte.
Dague, dalle y debaucher, decanter, decruer, degingandt,
degringole, delabrer, divelopper, diner, disette, dodu, don-
jon, doucine, dorloter, douve, drap, dupe.
fiblouir, ebouriffer, icarquilkr, echouer, iclabousser,
tclanche, ecran, icrouer, ecrouir, egrillard, embaucher,
tmoustiller, empeigne, end&ver, engouer, enlizer, enticher,
tpanouir, ipargner, eparpiller, tparvin, epater, esca-
moter, ergot, estaminet, etancher, ttangon, ttioler, etiquette,
tvanouir.
Fagot, falbala, falot, falun, fardeau, farfadei, felon,
feuillette, fttou, flagorner, flanelle, fldner, flatter, foulard,
fredaine, frelon, freluquet, fretin, fricasser, fricot, friche,
frime, fringale, fringant, fripe, friser, frise.
Gabarre, gadoue, gaillard, galantine, gale, galet, galetas,
galimatias, galvauder, ganse, gargon, gargote, gargouille,
gargousse, gaudriole, gauchir, gibet, gibier, gibouke, gifle,
gigot, givre, glaire, se goberger, godailkr, godelureau,
gbgo, goinfre, gonelle, goret, gosier, goujat, gourmand,
gourme, gourmet, gourmer, gourmette, grabuge, graillon,
gravier f gredin, grele, gribouiller, gngnoter, grimoire,
gringakt, grive, gruger, guenille, guenon, gueridon, guetre,
guUleret, guimbarde, guinguette, guirlande, guisarme.
Hagard, halbr.an, hangar, harasser, harceler, hardes.
haricot, haridelk, heurter, fwrion, houille, houppelande]
houspiller, hucher, huer, hure.
Jach&re, jalon, jargon, jmger, javart, javelot, jucher.
Laie, laiton, lambeau, tamper, landier, liais, lege, lau-
danum, liard, lice, lie, Ungot, lopin, toque, loupe, lubie,
luron, lutin, luzeme, losanpe.
Mdche, machicoulis, machwri, macquer, magnanerie,
magot, mammouth, manigance, manivelle, maquereau,
y Google
LIVRE II. kxix
maraud, marc, marcassin, mare, marais, marmot, mar-
mouset, martinet, matelot, rnatois, matou, mauvais, mau-
vis, megissier, meUze, marelle, meringue, merisier, mer-
lan, miche, mihvre, mijoter, mijaurie, mince, mine, mir-
liton, mitaine, mitraille, moquette, moellon, maignon, mo-
quer, morgue, morion, mortaise, morue, morve, motte,
mouron, mufle, muser.
Nabot, nigaud, nipper.
Omelette, orseille, ouate, outU.
PacotMe* paletot, pantois, pantoufle, paquet, patois, pa-
traque, patte, p&le-m&le, pipin, percale, percer, petit, pic
piece, pieu, pietre, s'empiffrer, pile (ou face), pilori, pUo-
tis, pimpant, pingre, piocher, pirouette, piton, pivot, plat,
pleige, poche, pompe, pompon, poteU, potence, potiron,
preux, punaise.
Quinaud, quincaille, quintal, quinte (de toux).
Rabdcher, rable, robot, rabougrir, rabrouer, racaille,
racher; rafale, rafter, rainure, ratatiner, ravage, ravau-
der, raz, rechigner, renfrogner, reinette, renifler, requin,
rive, ricaner, ricocher, ris, rissoler, ronfler, rosser, ru-
ban.
Sabot, sabord, salmis, sarrau, sebile, semelle, semillant,
serpillUre, sobriquet, soin, sommer, souder,soubrette, sou-
che, soupape, sot, souquenille, sournois, sparadrap, suze-
rain.
Tache, taille, taloche, tan, tangage, taper, tapir, taqui-
ner, tarabuster, tarauder, tartan, tarte, taux, tintamarre,
tomber, toupie, trancher, transe, trapu, tribucker, trimu,
tricher, tricoter, trimbaler, trimer, tringle, tripot, tripoler,
trique, trogne, trognon, trompe, trotter, troquer, truffe,
trumeau.
Usine.
Varlope, vasistas, vttille, vigie, vignoble, virer.
yGoogk
lxx INTRODUCTION.
CHAPITRE IV.
CONCLUSION. STATISTIQUE DE LA LANGUE
FRANgAISE.
II ne sera peut-fctre pas inutile de resumer en quelques
cbifl'res les r&ultats que nous venons d exposer; bien que
la statistique ne soit point de mise ici, et sans vouloir suivre
leprecepte de Malherbe, qui trouvait fort Elegant de « nom-
brer necessairement , » nous appliquoDs cette excellente
maxime de M Sainte-Beuve, «qu'ilfaut 9 tdt ou tard, dans
cevaste arrieri humain, qui s'amoncelle en venir... a des
reglements du passt, a des conceptions sommaires, fussent-
elles un peu artiflcielles , a des rnithodes qui ressernblent a
ces machines qui abregent et resument un travail de plus en
plus interminable et injini *. » — II ne convient done
Soint de serrer ces chiffres de trop prfcs ; ils expriment
'une manifere approximative le rapport et la proportion
des divers elements dont la combinaison a forme la Ian-
gue fran$aise.
STATISTIQUE DU FRAN£AIS MODERNE!
I. Mots d'origine inconnue 650 mot
II. Mots d'origine popdlairr (4260) :
a). Element latin (mots primitifs) 3800
b), Element germanique 420
c). Element grec 20
d). Element celtique ; 20
1. Sainte-Beuve, Nouveaux lundis, VIII, p. 44.
y Google
LIVRE II. lxzi
III. Hots d'origine £trang£rb (917) :
Mots xtaliens 450
provmganx 50
espagnols , 100
atlemands 60
ej. anglais 100
/). slaves (16), semitiques (110), orien-
taux (16), amerteains (20) 162
IV. Hots D'oaienra hktobiqob (115), onomatopSes (40). • 145
Total : 5977 mots.
Si du Dictionnaire de PAcademie frangaise qui cootient
27 000 mots environ, on soustrait les 5977 que nous venons
de citer, il reste une couche de 21 000 mots crees, soit par
le people en developpant ces primitifs par la composition
et fa derivation, — soit par les savants, en empruntant di-
rectement une foule de mots au grec et au latin. Voir au&si
a I'Appendice de ce livre.
y Google
Lxxii INTRODUCTION.
LIVRE III
PHONETIQUE OU £TUDE DES SONS
J'ai defini la phonetique an commencement de ce ti
et montre toute Futility que Tetymologie retire de
i travail
cette
etude : « Guidee par ces lois fixes de transformation des sons
d'une langue mere dans une langue derivee , Tetymologie
:a est plus obligee de se confier a des analogies trompeuses
Je son ou de signification 1 ; » elle determine le plus souvent
a l'avance la forme que tel mot latin a du adopter en fran-
cais.
La veritable place de la phonttique est dans la grammaire
dont elle est partie integrante, et j'ai d^crit la phone-
tique fran$aise dans ma Grammaire historique.. Jaurais
pu me borner a renvoyer le lecteur a ce livre , mais expo-
sant pour la premiere Ibis a un public frangais la demons-
tration de chaque &yinologie , j ai voulu crue le lecteur eut
toujours sous les yeux les moyens de verification et de con-
trdle , et Tensemble des transformations du latin en fran-
$ais *. Mais en meme temps on ne perdra pas de vue que
1. M. Breal.
2. Ces deux phonetiques ne se ressemblent point. Je m'etais borne
dans ma grammaire a exposer les lois principals accompagnles d'un
petit nomore d'exemples; ici, au contraire, j'ai presente, non-seule*
ment la liste des faits qui confirment les grandes lois, mais la plupart
des regies secondares et des exceptions. Je ne me fais point illu-
sion sur l'imperfection d'un pareil travail; la phonetique francaise
presente bien des lacunes et des obscurites que la science fera dispa-
raltre; je desire seulement que ce modeste essai d'une Phonetique
y Google
LIVRE III. Lxxm
«les lois phonetiques, commeles lois naturelles, n'ont
r\ la valeur absolue des lois matbematiques. Suivant
juste remarque de M. Benfey, elles n'expriment que
des tendances developpees du langage 1 , auxquelles d'au-
tres tendances s'opposent ou se substituent souvent. Elles
sont done sujettes a des exceptions que nous noterons
ici. De m&me , en histoire naturelle, la seule classification
qui soit fondle sur la nature des choses, autant que la con-
naissance humaine peut l'atteindre, manque de rigueur
absolue et echappe toujours par quelque point k ses pro-
pres principes. Degager les generalites et les tendances
normales des faits 9 sans meconnaltre les tendances secon-
dares, et m€me au besoin les exceptions uniques, telle est
la tache modeste, mais sure a laquelle une science sensee
doit se borner, en evitant les deux exces contraires del'es-
§rit de systeme qui ne tient pas compte des differences et
e l'esprit etroit qui meconnait les analogies, lorsqu* elles
ne vont pas jusqu'a Tidentite *• »
de notre langue, prepare la voie et facilite ^exploration & ceux qui
viendront apres nous.
1. « Entwickelte Neigungen. » Orient und Occident, I, 236.
2. F. Baudry, Grammaire comparte, p. 3.
y Google
unv INTRODUCTION.
PARTIE I
PRINCIPES QUI PRESIDENT
AUX PERMUTATIONS.
Le changement des lettres latines en lettres fran$aises
s'appuie sur deux principes qu'on peut designer (pour em-
ployer les formules de lnistoire naturelle) par les noms do
principe de la moindre action, et de principe de transition.
I. Principe de la moindre Action *. — G'est le propre
de tout acte humain, de tendre k s'exercer avec la moindre
action, c'est-a-dire avec le moins d'effort possible. Le lan-
gage n'echappe point a cette loi, et ses transformations
successives n'ont point d'autre cause que le besoin de di-
minuer Teffort, ni d'autre but, que celui d'arriver a une
EroDonciation plus ais^e. G'est la que se trouve la verita-
le cause de ces cbangements des langues, en mgme temps
que dans la structure de Tappareil vocal.
Ge besoin d'une plus grancfe commodite dans la pronon-
ciation se manifesto dans Phistoire de notre langue, par un
affaiblissement general des lettres latines : ainsile c et le J
(que les Romains pronongaient durs, devant e et i 1 , disanl
fekerunt, kivitatem, guemelius, guibba, pour fecerunt, ci-
1. Dans son eicellente Grammaire compare du Sanscrit, du or*
tt du latin, M. Baudry a montr6 Finfluence de ces deux principes sui
la formation des langues anciennes. J'espere montrer qu'iU trouvent
aussi ieur confirmation dans Thistoirede notre langue.
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LIVRE IIL ixxy
vitatem, gemellus, gibba), se sont adoucis en fran^ais, le c
dur en $> le g dur en j 9 et nous disons ctder, gibier, que
les Latins auraient prononces ktder, guibier. De m£me p
latin s'adoucit en v ; ripa , rapa, lupa, crepare, saponem sont
en frangais rive, rave, tome, crever, savon : 1 affaiblisse-
ment devient tel, en certains cas, que la lettre latine dispa-
rait complement ; ainsi dans cruel de cru(d)elis y suer de
m(d)are, obtir de obe(d)ire 9 oil le d medial a disparu sans
laisser de traces.
D'autres fois, les lettres mises en contact Aant disscm-
blables, le frangais les assimile pour en faciliter la pronon-
ciation ; ainsi il change dr en rr et dit arriver (aaripare)
non aAriver, carre (quadratum) non ca&rt; suivant cette
tendance tr s'adoucira en rr, tlmoin pourrir (putxere),
rumrrir # (nutrire), larron (latronem), nourriture (nutrUvra).
Ici d'ailleurs, comme dans la plupart des cas, le fran^ais
n'a fait que suivre Texemple du latin, chez lequel cette
tendance a Fassimilation etait dejd. trfes-developpie : les
Romains disaient arridere pour adridere, — arrogantem
Kmr adrogantem, — arrcmre pour adrodere, etc.... —
e cette marche continue des langues k une pronon-
ciation plus aisee, on conclut imm^diatement qu'il est
des echelles de sons que les langues descendent, mais
qu'elles ne reraontent jamais; ainsi tr s'adoucira en rr; et
jamais rr ne se durcira>en tr; htfronem et nutrire descen-
dant k larron et hnourrir; mais parricidium ne pourra
jamais remonter en fran^ais k patricide; il n'a que l'al-
ternative de restertel qu'il est (parricide), ou de descendre
encore d'un degre*, en simplifiant rr en r.
Un autre phenomene, correlatif de cette assimilation
des lettres, et qui lui aussi a pour cause le besoin de com-
modity dane la prononciation, — consiste & se'parer ou k
differencier les lettres semblables, pour en faciliter remis-
sion. Si un mot latin renferme deux r, cribrum par exem-
ple, le frangais adoucira Tun d'eux en /, et dira crible : c'est
ainsi qu'il change le latin parafredus en palefroi, non en
1. Voir le Dictionnaire gtymologique au mot agencer.
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lxxvi INTRODUCTION.
parefroi; — peregrinus en pelerin, non pirerin. De m&ne
s'il y a deux {, le fran$ais changera Tun d'eux en r; da la-
tin lusciniola, il ne gardera pas lossignol, mais rossignol;
ce proced£ qui consiste a rendre differentes deux lettres
qui &aient primitivement identiques, a re$u le nom de dis-
similation. D'ailleurs ce balancement des lettres, et cette
recherche de Tequilibre vocal, n'&aient point inconnus aux
Latins qui disaient rura/is, mura/w, material pour eviter
le chbc des deux r (au lieu de ruraris, muraris, materia-
ris)> — et epularis , stellam (au lieu de epvlalis , stel-
lalis 1 ).
A cdt6 de la dissimilation qui a pour but d'eviter la r£-
p&ition desagreable d'une meme lettre, il faut signaler un
autre proc^de, la metathese (du grec fxeTaOecn?, transposi-
tion), qui consiste a transposer, a deplacer une cdhsonne,
pour faciliter la prononciation : formaticum, berbecem (Pe-
trone), turbare, paupertatem avaient donne a l'origine de
notre langue formage, berbis, tourver, pauverti que nous
trouvons dans les plus anciens textes frangais; puis ces
mots ont a leur tour subi le deplacement de IV qui au lieu
de suivre la voyelle, Ta precedee, et a cree les formes mo-
dernes fromage, brebis, trouver, pauvreti.
II. Principe de Transition. — Le principe de la mom-
dre action nous a fait toucher du doigtla cause des trans-
formations du langage et des permutations des lettres ; le
principe de transition nous apprendra les conditions de ces
changements et leur marche. « II consiste en ce que la per-
mutation ne marche que pas a pas et ne fait jamais qu'un
pas a la fois. Un lettre ne change pas d'un seul coup d'or-
dre, de degre, de famille; elle ne peut r&liser en une fois
qu'un seul de ces changements 2 . » Ainsi pour reprendre'
1. En un mot, les suffixes arts, alis f etant identiques d'origine et
de sens, les Romains employaient de preference arts, quand il y avail
deja un I dans le mot (stellam de Stella), et alis quand le mot con-
tenait un r (ruralis de mm). Voy. Baudry, Grammaxr* comparts
du Sanscrit, du grec et du latin, p. 101.
2. F. Baudry, Grammairs comparts du Sanscrit, du grec et du latin,
V. 83.
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LIVRE III. Lxxvn
I'exemple de putrere que nous citions plus haut, le latin
cJassique putrere n'est point venu brusquement au frangais
moderne pourrir; il a traverse* le latin merovingien par les
formes putrire, pudrire, et le vieux frangais par les tonnes
successives podrir, porrir, pourrir: le tr n'est arrive* a Yrr
frangais qu'en passant par l'intermediaire dr ; cette histoire
de chaque lettre, notre Dictionnaire la pr&entera, dans la
mesure ou il est possible de l'£crire, en reliant le latin au
frangais par les anneaux interm&iiaires du bas latin et da
vieux £ran$ais.
yGoogk
lxxviii INTRODUCTION.
PARTIE II
6tude des voyelles latines.
Si Ton compare le mot k un organisme vivant, on pent
dire que les consonnes en sont le squelette, et qu'elles ne
peuvent se mouvoir qu'a l'aide des voyelles, qui sont pour
ainsi parler, les muscles qui les relient entre elles. Aussi
les voyelles sont-elles la partie mobile et fugitive du mot,
tandis que les consonnes en Torment essentiellement la par-
tie stable et resistante. On comprend des lors que la per-
mutation des voyelles soit soumise k des regies moins fixes
que celles des consonnes, et qu'elles passent plus facile-
ment de Tune k l'autre.
Les voyelles latines doivent etre etudie"es au double
point de vue de leur longueur et de leur elevation :
1° de leur longueur; elles peuvent fctre breves comme e
dans ferum, longues par nature comme e dans avena, lon~
gues par position 1 comme e dans ferrum. — Cette distinc-
tion qui peut sembler minutieuse, est loin d'etre indiffe-
rent e, car suivant ces trois quantity, la voyelle latine e se
transforme en francais de trois manieres distinctes ; la
breve donne ie (ferus devient /ier), la loDgue oi (avena de-
vient avoine), la voyelle de position e (ferrum reste for).
2° de leur iUvation. Dans tout mot deplusieurs syllabes,
il y en a toujours une sur laquelle on appuie plus forte-
1. La prosodie latine appelle de ce nom les voyelles suivies de deux
consonnes, longues par leur position, non par leur nature.
y Google
LIVRE III. lxxix
ment que sur les autres. On nomme accent tonique, ou
simplement accent cette Ovation de la voix, qui dans un
mot se kit sur une des syllabes aux d£pens des autres :
ainsi dans raison Taccent tonique est sur la derniere syl-
labe : dans raisonndble, il est sur Tavant-derni&re. On ap-
pelle done syllabe accentuie ou tonique celle sur laquelle
on appuie plus fortement que sur les autres : celles-ci sont
inaccentu£es(ou comme disent les Allemands, sont atones 1 ).
[ occupe jamais que
deux places : la derni&re syllabe quand la terminaison est
masculine 1 (chanteur, aimer , finir, recevrd), Tavant-der-
nifere quand la terminaison est feminine (rdide, pdrche,
voyage). — En latin Taccent tonique n'occupe aussi que
deux places; il est sur Tavant-dernifcre (ou pSnultifrme),
quand elle est longue (cant&rem, amdre, finite) et quand
ravant-derniere est brfcve, il est sur rantepenultieme (r£-
gtdus 9 p&rtmLS 9 vidtzcum).
Nous venons de voir combien il 6tait important , pour
les origines du frangais, de distinguer la quantity des
voyelles latines. U est plus important encore ae distinguer
leur accentuation ; la voyelle tonique et les voyelles atones
ne se comportant point de meme en fran^ais. Voici, k cet
egard, les cinq regies decouvertes par la phon&ique, lois
fondamentales de la transformation du latin en fran$ais, et
de la constitution du mot fran$ais.
I. L'ACCENT LATIN PERSISTS TOUJOURS EN FRANKS,
e'est-a-dire que Taccent tonique reste en fran$ais sur la
syllabe qu'il occupait en latin, que cette syllabe fut Tavant-
dernifere comme dans amdre (aimir), t&mplum (temple), —
1. En resume, dans tout mot, il y a une syllabe accentuee, et il n*y
en a qu'une; les autres sont inaccentu6es 011 atones: dans formule. la
tonique est u; et e sont atones; de meme en latin dans cantorem,
est tonique; a et e sont atones.
2. (Test-a-dire quand le mot n'est pas termin6 par un e muet; la
terminaison est dite feminine quand la derniere lettre est un e muet.
y Google
lxxx INTRODUCTION.
ou Fant^penultieme, comme dans ordculum (oracle), spec-
tdculum (spectacle), articulus (article), durdbilis (durible).
— On voit ainsi comment la syllabe accentu^e en latin est
aussi la syllabe accentude en francais 1 ; pour etudier ce que
deviennent les autres syllabes qui sont necessairement
toutes inaccentuees (ou atones), ll convient de distinguer
les atones qui suivent la tonique (e dans cantdrem), de
celles qui la precedent (a dans cantdrem). — Etudions celles
qui la suivent : elles ne peuvent occuper que deux places,
la derniere toujours, et ravant-derniere quand elle est
breve :
II. TOUTE VOYELLE LATINE ATONE, OCCUPANT LA DER-
NIERE PLACE DU MOT , DISPARA1T EN FRANQAIS : mare
<■ (mer), amare (aimer), porous (pore) morta/is (mortel), —
ou, ce qui revient au meme, s'assourdit en e muet : firmti*
(ferme), teinplum (temple).
III. TOUTE VOYELLE LATINE ATONE, OCCUPANT l'aVANT-
DERNI&RE PLACE DU MOT DISPARA1T EN FRANQAIS. Dans les
mots accentue's sur l'ante'pe'nultieme (ordculum, tabula, fd-
bula, articulus, durability, ravant-derniere voyelle est ne-
cessairement breve en latin : absorbee par la tonique qui la
precedait, cette voyelle se pronon$ait a peine et si les Ro-
mains des bautes classes la laisaient sentir en parlant, il
est certain que le peuple supprimait ces inflexions dedica-
tes. Dans tous les debris qui nous restent du latin popu-
late, (Graffiti de Pompei, inscriptions, epitaphes, etc.),
la pinultieme breve a disparu : au lieu de comp(ti)tum t
ordc(u)lum 9 tdb(ti)la, pds(t)tus, mob($)lis, vinc(e)re, suspen-
d(e)re, etc.... le latin populaire disait comptum, oraclum,
tabla, postus, moblis, vincre, suspendre, etc.... '; et quand
cette langue vulgaire devmt le francais, les mots ainsi con-
1. Je ne parte point ici des mots d'origine savante (Voyez p. xuv).
toutes ces regies n'ayant en vue que les mots d'origine populaire.
2. Deja la penultieme breve disparaissait en plus d'un cas dans le
latin classique, tSmoia les formes saielum, poclum, vinclum, pour
poculum, sacculum, vinculum.
y Google
LIVRE III. lxxxi
traces devinrent a leur tour compte, oracle, table, poste,
meuble, yaincre, suspendre, etc.... — D'ailleurs, par sa
constitution meme, qui Pempeche de reculer l'accent toni-
que plus loin que l'avant-dernidre, le fran^ais etait ford,
pour conserver a l'accent latin, sa place dans les mots tels
que ordc{u)lum^ tab(u)la, fdb(ii)la, de supprimer Yu bref
qui occupe l'avant-deroifcre place et de dire wdclc, table,
fable 1 . — Nous avons £tudie les deux classes d 'atones oui
suivent la tonique; reste a chercher d'apres quelle loi les
atones qui precedent la tonique, passent en iran^ais : les
atones qui precedent la tonique peuvent fctre reparties en
deux classes : atones precedant immediatement la tonique
1 comme o dans derogdre), — atones pr£c6dant mtdiatement
a tonique (comme e dans derogdre • )
TV. TOUTE VOYELLE LATINE ATONE PRScSdANT IMMEDIA-
TEMENT LA TONIQUE, DISPARAlT TOUJOURS QUAND ELLE EST
BRfeVE, ET PERSISTE QUAND ELLE EST LONGUE 1 . Elle dispa-
ralt si elle est breve : san(i)ldtem, bon(t)tatem, pos(i)tura
deviennent santi, bonte, posture 2 . Elle persiste toujours si
elle est longue : ccein(e)ttrium reste cim(e)titore et orn(a)meii*
turn, orn(e)ment.
V. TOUTE VOYELLE LATINE ATONE PRforiDANT M^DIATE-
MENT LA TONIQUE PERSISTE TOUJOURS EN FRANQAIS. Toute
voyelle latine qui pr^cfcde m^diatement la tonique, c'est-
a-dire, qui en est s4par£e par une autre voyelle, comme o
dans positura, persiste invariable raent en fran$ais : posi-
tura reste posture; sanitatem reste santi; vcslimentum,
vdtement. (Voy. aussi le Dictionnaire aux mots Bl&, Briller.)
A laide de Faccent latin, et de la quantite prosodique,
nous avons determine les cinq lois suivant lesquelles, les
voyelles latines tombent ou persistent en passant en fran-
1. Pour les eiemples, voir le present Dictionnaire aux mots able,
ancre, asperge, affable.
2. Pour les exemples, voyez le present Dictionnaire aux mots
accointer, aider. — J'ai expose en detail ces deux lois dans le Jahr-
buch fwr Romanische Litteratur (Leipzig, 1867).
y Google
Lxxxn INTRODUCTION.
$ais. Reprenons a son tour ce dernier cas, et voyons si le
)e fran$ais a garde intactes les voyelles qu'il a reguesdu la-
tin on s'il les a alt&ees, et suivant quelles regies. Gette
etude des voyelles latines dans leur nature, doit observer
successivement les voyelles latines simples (a, e, t, o, u),
et les diphtboneues {JE y QE, Au, Eu), en divisant chacune
d'elles en voyelles accentu£es, et voyelles non accentuies
on atones.
CHAPITRE I.
VOYELLES ACCENTD^ES.
G'est le principe fondamental de notre langue, comme
on. Fa vu plus haut (p. lxxx), que les yoyelles latines ao
centu£es persistent toujours en fran$ais. — Quant aux
transformations qu'elles subissent, on peut les ramener a
trois lois tres-r£gulidrement observes.
1° Les voyelles brfeves se diphthonguent toujours en
passant au fran$ais : a devient ai (manus==main), — e
devient ie (peJern — pied), — i devient oi (pslus = poil), —
6 devient eu (novus= neui) 9 — u devient ou (lupus = loup).
2° Les voyelles longues par position restent ordinaire-
ment intactes : a, e, o latins, etc.... restent a, e, o en
fran$ais : arbor devient arbre, — septem devient sept, —
corpus devient corps.
3° Les voyelles longues par nature se modifient en des-
cendant l'&helle vocale a> £, i, o, u. On sait que ces cinq
voyelles (dont la premi&re, A, part de la base du larynx,
tandis que laderni&re, U, expire sur les l&vres), forment une
gamme vocale, que les langues descendant et qu'elles ne
remontent jamais : E latin accentu6 peut devemr o ou u
en fran$ais, il ne deviendra jamais a, pas plus qu'un fleuve
ne peut remonter vers sa source, — l'ordre des voyelles
6tant indique par la nature elle-mfeme.
y Google
L1VRE III. lxxxhi
£tadions maintenant chacune de ces transformations
dans le detail. Pour les exemples qui d£montrent chaqne
rfcgle, nous renvoyons a un mot du Dictionnaire oil cette
regie est exposle ; nous nous bornons ici a mentionner
chaque loi 1 .
1° En position, a latin persiste toujour*, arbor reste
arbre*.
2° a et a latins qui sont trails de mime en fran^ais,
deviennent ai devant les liquides I, m, n quand ces con-
sonnes sont suivies d'une voyelle. (Pour les exemples, voy.
an mot aigle.) Ce son ai correspond a e et se retrouve
sous cette forme, dans le suffixe ten (voy. ancim)i qui est
pour iain y par une Wgfere alteration.
3° a et a peuvent encore devenir ai par 1'attraction do
1% dans les mots accentu^s sur rant^penulttemo, quand
cet i est par consequent pfoultifcme (voy. dnier.)
4° a, a deviennent e devant les autres consonnes simples
(voy. acheter) : ils deviennent e ouvert devant une con*
sonne suivie de la demi-voyelle r (6r, tr, dr y pr)% aincd :
frgre de fratrem. (Pour les exemples, voy. au mot achetor)i
— ils deviennent e ferm£ devant les consonnes muettos
(voy. abbiY et devant les finales (voy. acheter.)
5° 6. a sont devenus ie dans ouelques mots tels quo
chien (canis), grief (gravis), pitie (pietotem), tarftre (tan-
trum) : mais a n'est alle a ie qu'en passant par e, puis en
s'ltayant d'un I qui a causi la dipthongue*.
1 . Dans un pareil travail les fautes (^impression ne peuvent man-
quer d'etre nombreuses; nous aurons peut-6tre droit a Indulgence
du lecteur, en rappelant qtfe ce livre ne contient pas moins de
13 000 exemples de permutations, et que les renvois aux regies pour
les permutations dans chaque mot s'61event a plus de 25000.
2. Dans quelques cas tres-rares, il devient e (voy. sous acheter),
ou ai (voy. aigle).
3. R dans ce cas ne fait jamais position par rapport a la qualite de
la voyelle precedents
4. d devient t dans cerise (cerosus); o dans taon (tabanus), fiole
(phiala).
y Google
jxxxtv INTRODUCTION.
P 1
E
i°£ persiste (cruel = crudelis), devient ei devant n, m
(voy. frein) ; devient oi (voy. accroire) y qui se d£veloppe
post^rieurement en ai (voy. accroire) ; devient i (voy.
accomplir), changement qui avait d£ja lieu ant£rieurement
au frangais ; on trouve dans les textes m^rovingiens ecclt-
sia pour ecclesia, mercidem pour mercedem, possedire
pour possedere, permanire pour permanere 1 .
2° e devient ordinairement ie devant une consonne sim-
ile (voy. arriere)) ou persiste mais rarement, comme dans
idve de levo *.
3° e en position latine (c'est-h-dire quand il se trouve
d£j& en* latin suivi de deux consonnes), reste intact, t£moin
sept de septem, terre de terra. — Quand e est en position
franfaise (c'est-Jl-dire que e est suivi en fran$ais de deux
consonnes i*approch£es par la chute d'une voyelle qui les
sSparait en latin, comme clerc de cler'cus pourder-i-ct/s),
il persiste, tSmoin dette de deb'ta, clerc de cler'cus, mais e
dans ce dernier cas devient ie (voy. arrttre), sauf cependant
dans quelques mots ou il persiste, tels que gendre (gen'r),
merle (mer'la), genre (gen'ris), poterne (poter'la), tendre
(ten'r).
1° « persiste toujours t£moin : ami de amfcus, nid de
nfdus, epine de spfna, sauf dans quelques cas tres-rares
cu il devient oi (voy. poire*).
2° i devient ordinairement oi (voy. boire), apr&s avoir
traverse Pinterm&liaire ei 4 .
3* i en position devient ordinairement e (voy. admettre)
1. 9 donne a dans rame; cet exemple unique est contre toutes les
regies.
2. Quelquefois en * (voy. accomptir).
3. 11 est e dans car£ne (carina), o dans ordonne (ordtno).
. 4. ¥ reste quelquefois ei devant les nasales (voy. ceinture); il reste $
dans mine (mlno), i dans lie (ftgo). ph'e (plfco)
y Google
LIVRE III. lxxxv
Gette permutation n'est point le fait da fran^ais et remonte a
la langue latin e. (Voy. pour les details Particle admettre.)
Get i devenu e en rran$ais, donne ne'cessairement en
devant ng, nd, tie, gn 9 qui fautivement est souvent tran-
scrit par an dans le fran$ais moderns (voy. atmande, an-
douille), ou par tin (voy. ceinture) ; — e est souvent aussi
transcrit en ai comme dans datgne (dtgno).
I en position devient aussi oi (voy. boire) par Tinterme*-
diaire de ei; est oi k son tour se developpe souvent en ai
dans le fran$ais moderne : ainsi £pais, est vena de spissus
par rinterm6diaire de l'ancien frangais espois, qui s'est
transforme poste'rieurement en espais, comme Francois en
Francis.
o
1° 6 se maintient rarement (non de non, pomme de
pomum, couronne de corona), et seulement comme on
vient de le voir devant m, n; mais la forme la plus habi-
tuelle de transformation de 6 latin est ou (voy. affbuage),
— et eu (voy. accvsUlir) qui se reduit tres-rarement a u
(voy. curve 1 ).
2° <5> devient ordinairement eu (ou cew, ue qui en sont les
variantes. Voy. accueillir) ; il reste quelquefois o devant
n> m, l 9 turnout e*cole (schola*).
3° o en position persiste toujours ; temoin corps de cor-
pus, fort de fortis, mort de mortem*.
u
1° u persiste en fran$ais, temoin nu de mZdus, nmr de
nmrus, lwne de ltma, etc. ...
1. 6 est oi dans un petit nombre de mots (voy. chanoine), ou ui qui
est pour oi dans trine (troja).
2. o est aussi ui par attraction (voy. cuider), et quand il est ou
e'est toujours par la chute de la consonne mediane, comme dans roue
(rota), prouve (probo).
3. II devient tres-rarement eu (voy. accueillir), ou (voy. affouage),
ui (voy. cuider). — II y a un exemple unique <ie changement en a,
lest dame de domina qui est contre toutes les regies.
yGoogk
lxxxvi INTRODUCTION.
2° u devient presque toujours ou (voy. accouder). rare-
mentoi (voy. angoisse), ou eu (voy. beugler).
3° u en position reste u (juste de Justus) on devient ou
(voy. accouder), except^ devant les nasalesou il esto (voy.
annoncer 1 ).
Y
Gette lettre reste % dans coquille (conchylium); mais
comme en r£alit£ le son de Vy correspond k celni de notre
u fran^ais (on tronve dejk dans le latin vulgaire crupta,
bursa pour cn/pta, byrsa), cette lettre a suivi en fran$ais
le sort de l'u, et s'est transform^ comme lui tant&t en o,
grotte (crypta), tant6t en ou f bourse (byrsa).
M qu'i Forigine les Romains pronon$aient slpar&nent
a-e, ne tarda point k se r^duire k e, et subit dfcs lors les
mgmes variations que nous avons vu subir k cette voyelle.
Tant6t, ae devient i, ie (voy. cirnent), — tantdt il devient
oi comme dans foin (foenum), proie (proeda).
CE
CE s'etait diji riduit k e chez les Romains qui 6crivaient
indifteremment fc&mina ou femina, — fetus ou fetus. —
Voy. k Tarticle e.
AU
Nous avons donn£ dans le Dictionnaire (voy. an mot
alouette), l'histoire des transformations de cette diphthon-
gueque les Romains pronongaient originairement arou puis
o. — Au latin, est en fran$ais devenu o, ou (voy. aUmette),
et m&me»daas quelques cas oi (voy. aboyer), et eu (voy.
queue).
1. u est quelquefoift oi devant ng, gn (voy. angoisse), ui (voy.
buii).
y Google
LIVRE HI. lixito
EU
Eu est devenu u dans rfatime (rheuma), ieu dans Katie
(fetica).
CHAPITRE II.
VOYELLES NON ACCENTU^ES OU ATONES.
B feut etudier slpar&nent les voyelles atones simples, —
et les voyelles atones composes, iormant des'groupes tels
que ia, uu 9 uo, etc....
Section I. — Voyelles atones simples.
Nous avons vu (p. lxxx-lxxxi) les quatre lois de
chute on de persistence des voyelles atones; qnand elles
persistent en fran$ais, elles restent le plus souvent intac-
tes, bien que fort souvent aussi elles se modifient par une
s6rie de permutations dont voici la liste, et dans laquelle
on n'a pu de'couvrir jnsqu'i present, aucune loi ge'ne'rale
et dominante.
1° A atone 1 persiste ordinairement on devient e (voy.
acheter). Dans quelques cas tres-rares, il se transforme en
i (voy. aimant), en o (voy. toon), en at (voy. aigle). De-
vant les liquides, il est quelquefois u (voy. chalumeau)
2°E atone persiste, ou devient a (voy. amender 1 ). II
devient aussi, mais plus rarement, oi> ai (voy. accroire),
1. Pour la distinction en tongues, breves, etc., je renvoie aux exem-
ples du Dictionnaire.
2. On trouve deja morcadus pour mercatus dans plusieurs chartes
ta&OYingiennes, Bolphinus pour Ddphinus, etc.
y Google
Lxxxmi INTRODUCTION.
t (voy< accomplir), ei devant n (voy. freiri), o (voy. ro-
gnon), ie (voy. arribre), ui (voy. suifj. Devant m, il de-
vient quelquefois u (voy. jumeau).
3° I atone persiste on devient a (voy. balance), e (voy.
admettre), oi (voy. tonre). — Plus rarement t devient o
(voy. frotter) ou ai (voy. marraine), ou w (voy. affubler),
et dans ce dernier cas par Tintermediaire de e.
4° atone persiste ou devient le plus ordinairement ou
(voy. affouage). II devient aussi ui (voy. cuider), oi par at-
traction (voy. chanoine), et rarement e (voy. antienne), eu
(voy. accueillir), a (voy. dame).
5° U atone persiste quelquefois, mais se change presque
toujours en o (voy. annoncer), et en ou (voy. accouder).
Dans quelques cas tres-rares, il devient e (voy. chapekr) 9
oi (voy. aw^oiwe).
6° 4w atone devient ordinairement o(voy. alouette), rare-
ment ow (voy. alouette), oi (voy. aboyer), eu (yoy. queue).
7° # atone devient *, ie (voy. ciment) i .
Section II. — Voyelles atones composees.
Ge sont les groupes formes de e, i, w, avec les antres
voyelles ea, eo 9 eu, — ia, to, iu; — tia, ue t ui } uo> uuz
cette rencontre des deux voyelles frequents en latin (vinea,
simius, consuere, constituo), am&ne n£cessairement un
hiatus que le frangais tend generalement a supprimer;
— dans le petit nombre de cas ou le fran$ais a conserve
l'hiatus, il a intercall un h entre les deux voyelles : ainsi
inva(d)ere, tra(A)ere, tra(d)itionem ont perdu leur d medial,
en passant dans notre langue, et ont ctonn6 au moyen age
enva-ir, tra-ir 9 tra-tson, dans lesouels le frangais moderne
a intercate un h pour maintenir l'hiatus : enva-h-ir, —
fra-h-tr, — tra-h-4son. — Cette insertion d'un k entre
1.. Je ne donne ici pour les voyelles atones que des constatations;
je publierai ailleurs uue 6tude speckle sur cette derivation.
y Google
LIVRE III. lxxxix
deux voyelles avait d£jk lieu cbez les Romains : on trouve
au cinquieme sidcle et an sixieme : controversihis pour
controvershs, — Israhel pour /irae/, Danihel pour Daniel,
etc. 1 . Mais on peut dire one la disparities de r hiatus latin
en fran$ais (par des procures que nous allons 6tudier), est
un des principes essentiels de la formation de notre Ian-
gue. II convient pr6alablement de distinguer l'hiatus d'ori-
gine latine (simitts, pluere, melius) — de l'hiatus d'origine
frangaise (c est-k-dure cause par Ja chute de la consonne
qui separait les deux voyelles en latin : amiable de ami-
(c)abilisl
§ I. HIATUS D'ORIGINE LATINE.
Ge sont les trois groupes cit6s plus haut (ea, eo, eu, —
ta, io> iu f — ua, ue, ui, wo, uu). Les deux premiers se ra-
mdnent k un seul, puisque le latin ea y eo, eu devient tou-
jours ia, to, iu avant de passer au fran$ais. (Yoy. la de-
monstration de ce fait, dans le dictionnaire aux mots
abreger, aieul, agencer). — D&s lors nous n'avons plus Ik
examiner que deux groupes de voyelles composes, Tun
avec iy Pautre avec u :
I. /a, lo, Iu. — Ce groupe est traitg en fran$ais de six
maniferes difterentes, suivant la nature des consonnes qui
le precedent :
1° Quand ce groupe est pr6c£d6 des liquides (1, m, n, r),
il mouille les liquides I, n. Aprfcs I, ce groupe donne U
(voy. ail); — aprfcs n, il donne gn (voy. cigogne), ou insure
une sifflante (voy. abr&ger). Souvent aussi, il y a attraction
de Vi vers la voyelle pr£c6dente (voy. buis) : — aprfcs M,
t devient sifflante singe (simius) (voy. abreger). — Aprfcs
R, dans les finales arius, aria, avium, il y a attraction de Vi
(voy. dnier). Gependant cerius* donne cierge (voy. abriger).
2° Quand ce groupe est precede' des sifilantes (s> t f c,)
comme dans basiare, titionem, etc., i disparait et la con-
1. Voy. le Dictionnaire au mot : envahir.
y Google
xc INTRODUCTION.
Sonne devient tantdt c 9 s$, s dur, tant&t s doux. (Pour les
details, voy. an mot agencer). — Dans certains cas, il y a
attraction ae Yi (voy. agencer).
3° On sait qne les trois ordres de consonnes (p, 6, — t 9
d f — c y g), ont trois fortes (p, t y e), trois douces (6, d, g).
— Aprfcs les trois douces et aprfcs v, — le groupe ia, io y tu,
se consonnifie, c'est-a-dire que i devient j> g (voy. au mot
abriger). — G'est ainsi que journal est deriv^ de rfiurnalis
par l'intermeMiaire de -d/urnalis. (On trouve d£ja jornalis
pour rfiurnalis, /ornum pour rfiurnum, dans deft textes car-
lovingiens du huitieme siecle). — Apres g y il y a chute
(voy. oilier).
4° Aprfes la labiale forte p, Yi que nous avons vu se
changer en j passe de la douce a la forte, et j devient ch
(voy. au mot abreger).
II. Ua, Ue, Uij Uo % Ou. — Ce groupe correspond exacte-
ment, dans ses transformations, k celui de ia % io* iu; comme
lui il devient consonne, et u se transforms en v (voy. au
mot Janvier), de m£me que nous avons vu i se consonnifier
en;.
Ua, Uu, etc.... laissent trfcs-fr£quemment tomber Yu 9
pour supprimer l'hiatus. On trouve d£ja mortus pour mor-
Xuus dans Cic^ron, supervacum pour supervactmni, febra-
rius pour februarius dans Y Appendix ad Probvm. Le fran-
$ais a continue cette tendance (voy. le dictionnaire au mot
coudre.)
§ 2. HIATUS D'ORIGINE FRAN£AISE.
II est produit par la chute de la consonne latine mediale,
chute qui met en presence les deux voyelles j usque Ik se-
parees : ainsi se(c)urus 9 re(g)ina> vi(d)ere, gra(a)ire don-
nent al'origine de notrelanguese-tfcr, re-ine, v6-oir, gra-lr ;
quand il a ainsi cre£ un hiatus cjui n'existait point en latin,
le fran$ais en op&re la suppression de deux manieres :
1° Tant&t il supprime 1 hiatus en contractant les deux
voyelles eu une } comme dans rerine qui est devenu reine,
tantdt il supprime Tune des deux voyelles; ainsi ve-oir,
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LIVRE III. xci
s6-ur, se sont r^duits dans la langue moderne k voir et k
sur (1' accent circonflexe marque preciseajent cette suppres-
sion d'une lettre}. — (Sur cette contraction ou celte syrti~
resej Toy. le dictionnaire aux mots aUier, aboyer, affouage,
accabler, abbaye, dieiti)
2° Tantdt il supprime l'hiatus par Intercalation d'une
nouvelle consonne, proc^de* qui existait de*jk en latin. De
plttire, les Romains avaient tire non pas plu-ia, mais plu-
v-ia, en intercalant un v pour emp£cher 1' hiatus. Conti-
nuant d'applkper cette tendance, le fran$ais intercalaaussi
v dans le cas analogue. De plu~ere nous avons fait non
pleu-oir, mais pbwo-oir : et pour revenir k la question,
nous avons meme applique" cette intercalation a l'hiatus
d'origine francaise : gra(d)ire ayant donne* grarir* nous
avons transforme le mot en gra-v-ir. (Pour les details,
voir le dictionnaire au mot corvte*.)
Avant d'aborder Te'tude des consonnes, remarquons avec
quelle ing£nieuse simplicity la nature a varie* les moyens
cru'elle emploie pour exprimer Timportance differente de
cnacune de ces voyelles. Elle modine suivant des regies
fixes la voyelie accentu£e, laissant en g£n£ral les atones
sans alteration
G'est ainsi qu'elle dit vient de venit, et venons de veni-
mus, — tient de tlnet, et tenons de tenimus, — li£vre de
l^porem et levrier de leporarius; elle dit de mSme relief
mais refever, etc..., et grace k cette heureuse disposition,
elle diversifie les formes sans les obscurcir.
1. II ne faut pas oublier aussi l'hiatus qui est le produit de la com-
position {de-av<mt).
Dans la composition des mots, Phiatus disparatt : de-avant se con-
tracte en devant, comme re-abaisser, re-acerocher. en rabamer, rac-
crocher. — Dans la derivation, Phiatus disparait fcgalement, par In-
tercalation d'un t euphonique • clou, bijou, abri n'ont point donne
clou-ier, bijou-ietj abriAer, mais clou-t-ier, bijou-t-ier, abri-t-er. On
a meme ajoute* ce % a des mots termines par une consonne, et qui
n'avaient pas besoin d'une addition euphonique : c'est ainsi que ta-
bac, ius, fer-blanc, rein, au lieu de donner tobaguiere, juseux,
fer-blanquieT , <franer, ont produit tabatiere, juteux, fer-blanfier,
ereintef.
y Google
xcn INTRODUCTION.
PARTIE III
&TUDE DES CONSONNES LATINES.
Les consonnes se divisent en groupes naturels qui coiv
respondent chacun a une partie de 1 appareil vocal (Den-
tales, Gutturales, Labiales), les dents, le gosier, les l&vres.
— Dans chacun de ces groupes, ou ordres de lettres, il
faut distinguer deux families de lettres , les fortes et les
douces : il faut enfin^diviser chaque famille en deux degres*
les. simples et les aspirees ; £tant donn£ par exempje k
groupe ou ordre des labiaJes (p, b, v, f) il se divise en
deux families, les fortes (p, f), les douces (b, v). Chaque
famille comprend deux degres : la famille den fortes (p, /),
a une forte simple (p), une forte aspiree (/"), — la famille
des douces, une douce simple (b), une douce aspiree («). — ^
Ges distinctions des lettres en ordres, families, degris sont
l'indispensable pr^liminaire de l'etude des consonnes, et du
changement des sons latins en sons fran$ais. Ges cnange-
ments sont soumis aux trois regies suivantes qui concer-
nent les ordres, les families, les degres :
1° Ordres. C'est entre les consonnes de mfone organe
que s'operent habituellement les permutations, en un mot
c'est entre les consonnes du mSme ordre; &ant donnes les
trois ordres des Labiales (p, b, v, f), des Dentales (t, d y
c, s), des Gutturales (c, q, g,j), — jamais une labiale latino
ne deviendra en fran^ais une dentale, ou une gutturale;
elle restera labiale, b latin deviendra en fran$ais b (6onus=
y Google
LIVRE III. xciii
ton), on v (libra =lit?re), mais ne deviendra jamais s ou
g> par exemple. De la cette rfcgle generate : les ordres de
lettres ne permutent point entr'eux.
2° Familles. Outre que les consonnes latines ne se chan-
gent pas au hasard en consonnes fran$aises, mais sont
reparties par ordres dans le sein desquels la permutation
s'opere, if faut remarquer que la permutation n'a pas lieu
au hasard entre les lettres du m£me ordre, mais qu'elle
suit la distinction des familles. Beprenons pour exemple
Yordre des Labiales (p, b, t>, f) ; il se divise en deux /&-
milles, les fortes (p, /*), les douces (b, v); p qui est une
forte deviendra en fran^ais b, ou v (duplus= double, sapo-
nem = satxm), qui sont des douces, mais b ou v latins de-
viendront rarement p en frangais : en un mot les fortes
latines peuvent devenir douces en fran$ais, mais iamais
une douce latine ne devient une forte fran^aise, de la cette
rfcgle: c'est de la forte a la douce que s'opere habituellement
le passage des consonnes latines en consonnes frangaises.
3° DEGRis. Les families d'un mftme ordre ne se permu-
tent point au hasard, mais descendent de la forte a la douce,
une echelle qu'elles ne remontent pas; — dans l'int&ieur
d'une m&me famille, les degris de simple et d'aspirees ont
aussi leur influence sur la permutation ; prenons dans
Yordre des Labiales (p, b, v, /), une des deux families
celle des Douces (b, «); elle comprend deux degris la sim-
ple b, Taspir^e v; Jest ordinairement de la simple a I'aspir
ree qua lieu la permutation. Ainsi b latin devient v en
frangais, temoin taverne de taberna, couver de cubare, ver-
oeine de verbena, avant de abantfe, tandis que v ne devient
point b 1 .
1. Ou tres-rarement , dans quelques mots : courier de curvare, cor-
beau de corvellus, etc. D'ailleurs, iln'y a pas de comparaison num^
rique a etablir entre ces deux permutations : le changement de b latin
en v a lieu cinquante-deux fois en francais, on n'a que six exemples
de celui de v latin en o. Ces legeres infractions a des regies qui par
leur nature ne peuvent Stre absolues, s'expliquent aisement : la dis-
tinction, rigoureuse dans les ordres et dans les families, ne peut etre
y Google
XCIV
INTRODUCTION.
Ges distinctions d'ordres, de families, de degris, Jtant
8uffisamment tracees, il convient d'£tuaier les consonnes
dans l'ordre suivant : liquides 1 (1, m, n, r); dentales
(t, d, z, s); gutturales (c, x, q, g, j, h); labiates (p, b, f, v).
Yoici le tableau des ordres, families et degris des con-
sonnes latines :
LIQUIDES.
LABIALES.
GUTTURALES.
DENTALES.
1» m, n, r
b, V.
g, j
d, z (s). | |
i 8
P, f.
(q, k, c) ch.
1 3
t,s(x). , |
1° II importe de noter qu'une consonne ne change point de
famille sans passer par les degres intermediates de chacune
d'elles; nous disions plus haut qu'une labiale forte simple
(p); devenait en passant en fran$ais w, c'est-a-dire une
labiale douce aspiree. P latin a done chang£ a la fois de
famille et de degre : mais le principe de transition, (pose a
la pageLXXVi), nousindique a priori que ce changementne
s'estpas effectue de cette maniere; p, changeant de famille
et allant de la forte a la douce, s'est d'abora transform^ en
douce simple (b), et de la est alii regulierement a la douce
aspiree (v). C est ce qui nous explique pourquoi entre les
formes latines crepare, saporem, saponem, rapa, — et les
formes fran$aises crever, saveur* savon, rave, nous trouvons
dans les textes merovingiens, les formes latines interm£-
diaires crebare* saborem, sabonem, raba, qui nous mon-
trent comment le p latin a du passer par b pour arriver a
aussi invariable pour les degres, ou 1'on sort des couleurs tranchees
pour distinguer de simples nuances.
1. II faut distinguer dans les Liquides, deux Nasales (m, n), et deux
liquides proprement dites (J, r). Ces lettrer sont nominees liquides, a
cause de leur facilite a s'adjoindre aux a^tres consonnes, les nai
pour les preceder, les liquides propremet.t dites pour les suivre.
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LIVRE III. xcv
v. Sou vent meme, lep latin ne va pas iusqu'au v et s'arrtte
an by sans pouvoir continuer sa marcne : ainsi apicla* est
rest<S k abeule, au ben d'arriver jusqu'a aveille, qui eut et6
sa vraie forme.
2° La phonetique divise les oonsonnes en trois classes,
les simples 1 , les doubles et les composes. Ges derniferes
forment ce que nous appelons les combinaisons de voyelles,
Ear exempie st : soit que cette combinaison existfit d^jk en
itin (castas), soit qu'elle resulte de la chute d'une yoyelle
en firancais, ainsi pasture Ae pos(i)tura. — On pent poser
pour les consonnes doubles, cette r£gle invariable : dans
tout groupe latin de deux consonnes dissemblables c'est la
premiere qui s'affaiblit ou disparalt en fran$ais : ainsi dans
subjectusy ll y a deux groupes de consonnes fg et ct. Sui-
vant cette regie, ces deux groupes laissent tomber la pre-
miere consonne de chacun d'eux, bj se r&luit h j, ct k t y
et le mot devient sujet. L'&ude qui va suivre fournira
d'innombrables exemples a l'appui de cette loi. — Quant
aux combinaisons de trois consonnes (terresfris), ou m&me
de quatre (monrfrare), elles sont soumises aux deux regies
suivantes : 1° Dans un groupe de trois voyelles, si les deux
voyelles extremes du groupe sont des liquides, la consonne
du milieu persiste Ainsi a entre r etr (perdre de perd're),
ou entre net r (fendre de find're 1 .) 2° Si par chute de la
voyelle, il y a rencontre de trois consonnes et que celle du
milieu soit une muette, celle-ci tombe.
3° D convient d'observer la place de la consonne, dans
le mot ; la consonne est dite initiate, mediate, finale, sui-
vant qu'elle est au commencement, au milieu, a la fin du
mot. Gette distinction est capitale pour les resultats etymo-
logiques : Br latin ne donne point le m&me son en fran-
$ais, suivantqu'iloccupe le commencement ou le milieu du
mot latin.
1. On range aussi, comme nous l'avons vu plus haut, dans la classe
des consonnes simples, celles qui sont suivies de la semi-voyelle r.
2. Diez, 1, 189.
y Google
xcvi INTRODUCTION.
L initial persiste ordinairement (voy. cependant au mot
lierre).
L s'est change en r (voy. ap6tre), en n (voy. maime : De-
vant une consonne, quand lui-m§me suit une voyelle, il
s'adoucit en w(voy. agneau 1 ) .
Sur la transposition de L> voyez sangloter; sur l'addition
de L. voyez lierre.
LL s'adoucissent en i// (voy. atJ), ou deviennent u (voy.
agneau).
LR intercale un d euphoniaue, et devient Wr qui k son
tour change I en u (par la regie que nous venons de don-
ner), et se transforme en udr (voy. absoudre).
CL devient il (voy. abeille), I (voy. mate), gl (voy. aigle).
TL se transforma deja en cJ chez les Romains:
Au lieu -de ve$7us (vetaJus), si$7a (siJuJa), V Appendix ad
Probum donne vecius, sicJa. Ainsi ramene & CL, TL suivit
le sort de cette combinaison (voy. aux mote andouille et
bouleau).
TL s'assimile (voy. Bouleau).
PL devient il: ioueil (scop7us) 2 .
nt n (voy. changer). Dans duvet (dumetum), m
v par Pinterme'diaire de b, dubetum, comme en
M devient
est devenu \
latino archaique, dufrenus existe a c6te de dominus.
ML, MR intercalent un b euphonique (comme nous
1. I] existe un seul exemple de la permutation de I en d : ami don,
de amyJum, qui est deja amidum dans un texte latin du neuvieme
siecle. Je le regarde comme une corruption, bien que Zacryma, lin-
gua, calaniitas, defccata, fussent dans le plus ancien latin dacryma,
dingua, cadamitas, dedicata, et que le meme rapport existat entre
UJysses (qui est pour Udisses) et Oauaoev;.
2. Pour les autres combinaisons LC, voy. sous c; pour ML, voy. m;
pour NL, voy. n; pour RL, voy. n; pour BL, voy. b; Pour GL, voy. g.
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LIVRB III. ictii
(voy. colonne).
N devient I (voy. alkr), r (voy. coffH), nn (voy. ememi),
gn (voy. cligner).
NY se r£duit a v (t^moin couvent de conuentus), nc a c
(voy. coque).
NN se reduit a n(voy. an). — NM devient mm, m (voy.
dme).
NL devient n^/ (voy. absoudre). — NS devient s ( voy. aini).
NR au milieu des mots, intercale un d eupnonique et
devient ndr (voy. absoudre).
RN a la fin des mots s* reduit a r (voy. aubour)*. —
Sur Taddition de n (voy. concom&re). A ce propos remar-
quons que Paddition n a lieu que sur les liquides.
R devient souvent I au milieu ou a la fin des mots (voy.
autel) ; sur r devenu s (voy. arroser). Sur la transposition
de r (voy. dprett). Sur Taddition de r (voy. chanvre).
RL devient 11: les Latins disaient a6ja pe//ucidus pour
per/ucidus, et lc *raD£ais a transform^ l'ancien fran$ais
chamber/an en chambeUan. — RS devient s (voy. chine)*
RR intercale un d euphonique : tordre de tor(queW, sour-
dredesur(ge)re*.
T medial passe de la forte a la douce, devient d (voy.
aigu 9 aider), puis disparatt invariablement (voy. abbaye,
1. Sur MB, voy. b; sur NM, voy. m; sur GM, voy. g.
2. Sur ND, voy. d; sur No, voy. c; sur GN, voy. g; sur MN, voy.
»; sur PN, voy. p; sur NG, voy p.
3. Sur RC, voy. c; sur MR, voy. m; sur NR, voy. n; sur TR, voy.
Jjsur DR, voy* a; sur SR, voy. *; sur BR, voy. b.
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xcvra INTRODUCTION.
rr
aigu, abbi). — Te, ti suivis d'une voyelle deviennent p, s 9
ss, c (comme on l'a vu plus haut au chapitre de l'hiatus
p. xc et au mot agencer.
Tn 9 tm se reduisent a n, m (voy. plane). — Tt final se r&»
duit k t, t£moin chat (caMus*).
Tr passe k la douce dr (voy. aider), puis k l'assimilation
', r (voy. arrtire)
St medial s assimile en ss, s (voy. angoisse) ou perd Vs
oy abime 1 ).
D initial persiste : D medial disparaitr (voy. accabler).
D final disparatt (voy. alouette) ou reste muet, comme dans
pied (pedem) mwd{modius). Dans quelques cas d redescend
k t muet, comme dans : don* (deunde), souven* (subinde),
pente, boite (puxda*).
DR s'assimile en rr, r (voy. accroire et arrttre), DL en
ft, I (voy. allumer).Dc devient </ (voy. adjuger). Z)j, Dv, Ds,
Dn deviennent j, v, ss, n (voy. aj outer, assez,aval, aller)K
II reste 2 on devient j (voy. jaloux). Comme sr et comme
(T, sr intercale un d euphonique (voy. coudre).
S initial persiste ou devient c (voy. cercueti). S medial
tombe devant une consonne (voy. abime) ou devient r (voy.
orfraie), ou ss (voy. dessiner. On trouve dejaen latin wsstca
pour vesica, etc.) JS final persiste ou devient s(voy. nez)
ou x (voy. deux).
SB intercale un t euphonique et donne str puis tr (voy.
1. Sur TL, voy. I; sur TC, voy. c, sur BIT, voy. m; sur CT, voy. c*
sur PT, voy. p; sur BT, voy. 6.
2. Sur MD, voy. d, sur GD f voy. d; sur PD, voy. p.
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LIVHE III xcix
anc&tre, accroitre, Mme). Dans quelques cas il insure un
d(voy. coudre).
SC, SP, SL, SM, ST !• inkianx deviennent esc, esp,
escl, esm, est, puis be, tp, 4m, it (voy . espirer). 2° rrtfdiaux
perdent I's (voy. abtme).
SS final devient s (voy. ais) f .
C, CH
Bisons d'abord que l'aspir^e ch se comporte en latin
comme c, et s'est reduit he: cochleare et cocleare, tric/da
et triefc. H n'y a done a considlrer que c qui varie suivant
les voyelles gui le suivent :
§ I. Devant a, o, u, on devant une consonne, c initial
resie guttural, mais passe de la forte k la douce et devient
g (voy. adjuger, aigle). Devant a, c medial tombe (voy.
affouage). G final disparait ordinairement (voy. ami, amie).
Enfin ca s'affaiblit en cha, che (voy. acharner), soit au
commencement, soit au milieu des mots. Le a latin peut
mime se transformer en une autre voyelle sans abandonner
son influence sur le c ant£c£dent, ce qui prouve que le pas-
sage du c au ch est plus ancien que celui de a dans une
autre voyelle 1 . Dans quelques mots tels que c&ble (capu-
lum), cage (cavia*), c reste guttural on devient qu (voy.
queue). Devant o, w, c persiste et ne passe pas a la sifflante
ch : com (collum), cuivre (cupra*). Dans quelques mots ch
devient,; (voy. jante) on g (voy. adjuger).
§ II. Devant e, i, J?, ce, le c y guttural en latin, est devenu
siffiant en frau$ais, et donne en finale les sons analogues s,
x, z, ss (voy. amitM).
CG medial devient ch (voy. acheter); final devient c (voy.
bee).
1. Sur ST medial, voy. I; sur SC medial, voy. c; sur NS, voy. n;
sur RS, voy. r; sur CS, voy. c; sur PS, voy. p; sur BS, voy. b.
2. Diez, I, 229.
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INTRODUCTION.
CR devient ir puis r (voy. benir). RC final devient r (voy.
arbalble).
CT s'assimile en tt (voy. assiette), t (voy. affeU) % ou de-
vient it (voy, altrait) et dans quelques casc/i (voy. allecher),
cette dernifcre permutation est peut-Stre due & quelque
influenee meridionale.
CL devient^ (voy. ai^/e), i/ (voy. abeille)^ I (voy. male).
CS (c'est-k-dire x) s'assimile en ss ou s'affaiblit en iss
(voy. aisselle), rarement en s (voy. ajouter) ou se transpose
en $c dans un petit nombre de mots (voy. Ukhe).
Sur NG,RC, TG,DG qui changent c le plus souvent en<j f
mais quelquefois aussi en ch, voy. adjuger, acharner. Ges
sons sont remarquables en ce gu'ils presentent le passage
de la gutturale forte en palatale douce : cependant c suit
souvent la rfcgle g£n£rale, c. a d. qu'il persiste ou passe &
la douce (fr. ch). Ces anomalies ne peuvent provenir que
de la presence des liquides ou des dentales heurtant le c.
SC medial devient ss (voy. cresson). On trouve dejk en
latin cresseret pour cresceret. SG final devient 5 (voy. bois).
x
Pour ce son qui Iquivaut a cs 9 voyez k la lettre c.
Q est traite en frangais de deux manifcres differentes
suivant les voyelles qui le suivent.
§ I. Deyant a, 0, u, la gutturale subsiste soit avec u,
comme dans quel (^walis), soit sans u, et elle est £crite c,
(voy. car). Q devient souvent aussi g (voy. aigle). Qua au-
rait dft donner cha y comme Fa fait ca. Si cela n a point eu
lieu, c'est qu'il est k croire qu'au moment ou le ch se con-
stitua dans ca, Vu de qua n'etait point encore devenu muet.
§ II. Devant e, i, Yu disparalt et q devient c, p, s (voy.
car) y changement qui remonte & la langue latine, puisqu'on
trouve dans les inscriptions romaines du troisi&me si&cle,
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LIVRB III. ct
cohere pour coguere, cinque pour quiaqae. Q passe dans
quelques mots & la douce g (voy. atjfe).
§ III. Q tombe par le changement de u en v (voy. jan-
trier).
G
Cette lettre depend (comme c) des voyelles qui suivent :
§ I. Devant a, o, u, le <7 initial persiste, le g medial
tombe (voy. allier), le g final s'assourdit et devient muet :
lon^(lon^us).
De meme que c devient ch, g latin devient.; dans certains
cas (voy. jumeau). Dans parctomin (pergfamenum) , mar-
cotte (menjus) il est accidentellement retombe de la douce
a la forte.
§ II. Devant e, i, le g devient quelquefois $, f (voy. frctise)
par dissimilation, et tombe comme me*diale dans quelques
cas (voy. allier).
GL devient il y I (voy. cailler). GL initial persiste *. GD
devient d (voy. amande).
GMqui s'etait d£ja reduit a m en latin, temoin flamma
pour flamma, examen pour exa^men, jumentum pour ju$(-
mentum, a continue cette reduction en fran^ais (voy. pi-
ment). .
GN persiste : enseupier (insi^nare), ou s'affaiblit en in
(voy. accoinler) ou se transpose en ng (voy. ttang), ou se
reduit k n (voy. assener).
NG se transpose souvent en in (voy. accointer) ; ngetgn
s'echangent souvent (voy. aine).
GR devient r (voy. accueillir, aigrette).
Ge son qui est originairement i en latin est reste i en fran-
$ais dansquelques cas (voy. aider). Dansjeu (/ocus), jeuoe
1. Sauf dans loir (gtirem); prenouille, ancien fr. renouiUe (ranu-
cla)*, est un exemple unique d'addition du g.
y Google
en INTRODUCTION.
(/uvenis), la j a pris le son de consonne en passant par di,
dj. II est devenu g dans grenifevre (/uniprum) et a disparu
dans yeftner de je{j}imare.
L'H initial disparait au commencement des mots dans
nn certain nombre de cas(voy. atelier). Sur Tinsertiond'un
h an milieu dn mot, voy. envahir.
P initial persiste et ne passe que fort rarement soit a la
douce b (comme dansboite depuxda*, voy. abeille), soit a
l'aspirfo f (voy. chef).
P medial s adoucit ordinairement en b (voy. abeille), et
descend m&ne aTaspirta v (voy. arriver).
P final persiste: loup (lupus), champ (campus), mais il
est muet : souvent aussi il devient f (voy. chef).
PP devientp (voy. chape). — PM se r&luit a m (voy.
caisse).
PR medial devient r: sur (sup V), sourcil (supVcilium).
PT, PN. PS initiaux deviennent t % n, s (voy. neume).
PD se reduit a d (voy. hideux).
PT s'assimile (voy. caisse et acheter), ou devient d (voy.
cadastre).
PS qui s'assimilait d&ja en **, 5 dans le latin des der-
niers temps, puisqu'on trouve issa pour ipsa, serai pour
scripsi dans un texte du huiti&me siecle, a continue cette
assimilation en franQais (voy. caisse) i .
B initial persiste; medial devient v (voy. avant) ou dis-
parait (voy. aboyer); final, il reste muet : plomfc (plum&um).
B redescend k p dans ensouple (insuMum*); u est m par
1. Sur PL, voy. 1; sur SP, voy. s.
y Google
LIVRE IH. an
exception dans samedi (sa&6ati dies) : il faut rapprocher de
cette permutation, la forme archaique latine duienus k c6i6
de dominns.
BL, BR, BT m&tiaux se vocalisent en ul, ur 9 ill par le
changement de b en v, puis de v en u (voy. siurone et
BT s'assimile en U comme pt (voy. sujet), et devient
mfcme d (voy. accouder).
BR devient r (voy. boire). BS, BJ, BL, BM, BC, BV
laissent tomber la labiale et devienent $ y j f l 9 m, c, v (voy.
sujet).
F, PH
PH qui n'avait pas chez les Latins le m£me son que f,
est toujours devenu f en fran$ais (voy. coffre) : il disparait
dans certains eas (voy. antknne).
V initial persiste, et ne devient presque jamais f (voy.
bmf). V medial disparait (voy. afoul). V final devient /
(voy. bceuf).
Dans un petit nombre de cas, v redescend k b (voy. ba-
ehelier).
V initial devient aussi gu (voy. gaine), probablement
sous Tinfluence du w germamque. Devant les consonnes,
t)se vocalise re'gulierement en u (voy. autruche et aurone).
VJ, VC, VG, VT, VD, VN se rfduisent k g, c, t, d, n
(?oy. alleger).
y Google
civ INTRODUCTION.
PARTIE IV
EXCEPTIONS A LA PHONETIQUE.
PARTDE LACORRUPTION DANS LA FORMATION
DE NOTRE LANGUE.
Si les lois phonetiques s'exercent d'une manifcre inva-
riable sur presque tous les mots de notre langue, il existe
cependant un petit oombre de mots qui, jusqu'd. present,
semblent refractaires a ces lois, et qu'on n'a pu rattacher
aux classifications etablies : de m^me qu'en histoire natu-
relle, quelques £tres n'ont pu trouver logiquement leur
place dans les cadres de la science.
Ges infractions aux regies de la phonetique ont une dou-
ble cause: ou bien ces in Fractions ne sont qu'apparentes ,
et sont dues a des influences que nous ignorons encore, et
k des r&gles secondaires qui limitent ou modifient les lois
principales, — ou bien ces infractions sont le resultat de
la corruption : ces mots ainsi corrbmpus ne doivent pas
servir d argument pour mettre en doute Texistence de lois
du langage et leur fixity ; car « ce sont les r&gles gene-
rales et positives qui nous permettent de dire qu'il y a faute
Ik meme od Ton ne peut connattre les circonstances ou les
conditions de la faute, et de diviser le tout en partie regu-
liere et correcte, et en partie alt£ree et mutil^e par les
inevitables erreurs du temps etdes hommes 1 . »
Dans beaucoup de cas d'ailleurs, la corruption n'est
1. if. Uttri.
y Google
LIVRE III. cr
qu'apparente , on si elle existe, n'est point le faitdu fran-
cos : ainsi ecouter (ancien francais escouter, escolter , k
l'origine esculter), est une derivation tres-irregulifcre du
latin classique auscultate (m£me sens), car au latin (aus-
cultare) ne devient jamais e en francais, et si le mot avait
ete forme regulifcrement, il eut ite non escouter, mais 05-
couter, le groupe latin au devenant habituellement o en
francais, temoin or de aitrum, poser de pausare, clos de
cltmsus, oser de ausare, etc.... Voili, semble-t-il, une
exception flagrante, et la phonetique est ici prise en deTaut.
Elle est hors de cause , gr&ce au temoignage d'un gram-
mairien de l'Empire, Flavius Gaper, qui nous apprend
qu'au troisifeme siecle le peuple ne disait point auscultare,
mais ascultare, et cette forme du latin vulgaire a donnd
tres-regulifcrement escouter, Ya latin devenant e (ascultare),
comme dans pere (patrem), pr^ (pratum), gre (gratum), etc.
— Ici la corruption remonte au latin populaire; et le fran-
cais n'encourt aucun reproche.
II en est de meme des cas ou notre langue semble violer
la loi de Taccent latin . dans les mots tels que encre de en-
cdustum, persil de petroselinum, qui ont it& empruntfe
par les Romains k la langue grecque Qtyxawrcov j w*po*iXc-
vov), le francais a conserve l'accent primitif du grec, qu'ob-
servait dans ces mots empruntes le peuple romain; —
dans souris, seigle, nwrdre, foie y fin, faite, qui viennent
de s&ricem, secdle, mordere, ficdtum, finUus, fastigium,
le deplacement de l'accent latin en francais avait et<5 pre-
cede du deplacement de l'accent dans le latin rustique
qui disait : soricem, secale, mdrdere, ficatum, finitus, fasti-
gium.
Mais k c&te de ces infractions apparentes aux lois de la
pbonetique , il y a des exceptions reelles , produit de la
corruption et du hasard, des mots latins dont le passage en
francais ne peut gtre soumis a aucune loi, et qui nous ap-
paraissent comme des dissonances f&cheuses dans f barmo-
nieux ensemble de la langue : ces erreurs soot la marque
de Thomme sur le vocabulaire et la part de Tarbitraire dans
la formation du francais : si Ton compare k leurs originaux
y Google
cvi INTRODUCTION.
latins, les mots germandrie (chamaedrys), amidon (amy-
lum *), camomille (chamaemelum), ancolie (aquilegia), &ra
ble (acer arbor), echalotte (Ascalonicum) , estragon (draco-
nem), r^toe(liquiritia), girofle (caryophyllum), marjolaine
(amaracana*), — on se trouvera en face de la corruption la
plus forte que presentenotre langue; notons en m£me temps
que presque tous ces mots d^signant des plantesmedicinales,
nous sont venus par les herboristes et les apothicaires ; et
il n'y a rien d'etonnant a ce qu'un long usage special les ait
d^formes etcorrompus, lepeupletorturant les mots savants
qu'on lui pr^sente , pour leur donner un sens (c'est ainsi
qu'on entend dire chaque jour de Veau d'dnon pour du lau-
aanum y et tutti quanti). A cette source revient aussi lemot
boutique (apotheca) qui est un des plus frappants exemples
de corruption; apotheca donne regulifcrement non boutique,
mais aboutaie, aune part, parce que Va initial latm ^apo-
theca) ne tombe jamais en frangais ; de Tautre, parce qu il est
centre les regies que le c latin entre deux voyelles devienne
q en fran^ais a la fin des mots : dans cette position c latin
disparait toujours : ba(c)a> — bra{c)a, — ebria(c)a donnent
baie, brave, ivraie; et apotheca aurait du donner aboutaie*,
comme theca a donne taie. — Si Ton ajoute a cette liste quel-
ques autres mots 8 , on aura le catalogue complet* de toutes
les formations dues au basard ou a des perturbations que
1. Dans ce mot la corruption est ante>ieure au francais; on trouve
deja amidum nour amxjlum dans un document latin du ix # Steele.
2. Aboutaie ne serait mfime pas la forme definitive d'apotheca; nous
savons d'une part que le p latin ne s'arrgte pas au 6, et descend jus-
qu'a v — de Tautre que le t entre deux voyelles tombe toujours en
francais; et aboutaie se serait transforms en avoutaie, et enfin en
avouaie qui est la derniere contraction & apotheca.
3. Diamant (adamantem), amender (emendare), amande (amyg-
dale), cratndre (tremere), escarboucle (carbunculus), dtincelle (scin-
tilla), wrcwril. (sarcophagus}, frtche (fracticium), lamproie (lampetra),
licorne (unicornu), nombril (umbilicus); quant aux mots lendemain y
lor iot y lierre, qui etaient correctement dans notre ancienne langue
endemain. oriot, ierre (voir le Dictionnaire aces mots), Us ne peuvent
6tre ranges dans les corruptions du latin, mais dans celles du fran-
cais.
4. Voy. cependant page lxvi. note 1.
y Google
LIVRE III. cvd
nous ne pouvons expliquer : on voit combien ce chiffre est
minime, si on le compare h l'ensemble delalangue francaise.
yoir le constater.
dication des mots
aterpretation
des songes, — jusqu'k Voltaire, croyant que le hasard ou
la corruption sont les seuls auteurs des revolutions du lan-
gage , — on avait toujours envisage le langage comme le
produit de Tarbitraire et du caprice des hommes; — la
science moderne a fait voir que les Ungues ne sont pas
l'oeuvre du hasard, maisune creation naturelle etorganique
qui n'a pas rhomme pour auteur, mais a laquelle l'homme
a participe ; la philologie a restreint et limite* la part de
Tarbitraire et de la corruption dans la formation des Un-
gues, sac 8 l'annuler entierement.
yGoogk
LISTE
DES PRINCIPALES ABREVIATIONS.
Fr, francais.
Vieux fr'.ou v. fr. vieux francais.
v. ou toy. yoyez.
cf. comparez.
I. ou lat. latin.
it. italien.
esp. espagnol.
t?°. ou *. v°. sub verbo.
pr. ou prov. provencal.
suff. suffixes.
c. a. d. c'est-a-dire.
* indique une forme hypothe-
tique ou non classique.
Mr. derive.
m. m. meme mot
m. s. mfime sens.*
p. er. par exemple.
I. lisez.
B. L. bas latin.
bas I. ou o. (erf. bas latin,
p. pour,
all. allemand.
gr. grec.
/i. all. haut allemand.
= devient.
D. indique aussi bien les com-
poses que les derives.
y Google
DICTIONNAIRE
ETYMOLOGIQUE
DE LA LANGUE FRANCAISE
Comme on Ta vn dans V Introduction de ce livre, notre langoe comprend
trois couches de roots superposees, les mots d'origine populaire, les mots
d'origine etrangere, les mots d'origine savante. Pour rendre cette division tou-
joars presente aux yeux da lecteur, nous avons adopte les dispositions typo-
grapniques suivantes : les mots d'origine populaire sont en italique, les mots
d'origine savante en caracteres romains, les mots d'origine etrangere sont
precedes d'une croix.
J, preposition, du latin ad qui,
de bonne heure, etait devenu a
dans la basse latinite, et dans les
diplomes des temps merovingiens:
« Quern a liberto nostro dedimus »
lit-on dans un testament de Tan-
nee 739.
Cette preposition joue un role
important dans la flexion de notre
langue, et dans la formation des
mots : dans la flexion, d remplace
le datif des Latins et forme avec
Tarticle defini les combinaisons
au, aux (Voyez ces mots), — dans
ta formation des* mots a entre
comme prefixe, et sert a compo-
ser : 1° des Noms, tels qu'ad/eu
(dieui, aplomb (plomb), affaire
(faire) sans parler des formes telfes
Su'af/tit (f At) , qui remontent au
itin vulgaire, et pour ne citer
que des compositions d'origine
franchise; 2° des Adiectifs, adroit
(droit); 3° des Verbes, — soit a
l'aide d'un verbe deja existant dans
la langue, tel qu'amener (mener),
— soit a Taide d'un suostantir.
accoucher (couche), agenouiller
(genou), aligner (ligne), a,dosser
(dos), — soit enfin (et c'est le cas
le plus frequent) . par le moyen
d'un adjectif : af/fner (fin) , affoler
(fol). aXlonger (long), appriter
(prtH) , aXtrister (triste), accommo-
der (commode), — a.doucir (doux),
aSfadir (fade), arrondir (rond),
a^randtr(grand) , alourdir (lourd),
assourdir (sourd).
Abaisser, voy. has.
Abandon, voy. ban.
Abaque, du L. abacus (ta-
ble).
Abamourdir, voy. sourd
Abatardir, voy. bdtard.
Abattre, voy. battre.
Abbaye, du L. Abbatia (m£me
1
y Google
ABB
ABB
sens). — Pour la chute du t me-
dial qui precede la voyelle accen-
tuee abba{t)ia, comparez lesexem-
ples analogues : abbesse (abbatissa),
dge (aetaticum*) armure (armatu-
ra), boj/au (boteilus), cahier (qua-
ternum) carnet (quaternetum*),
carreau (quadrateilum), chaine
(catena), chair e (cathedra), censier
(censitarius) , coing (cotoneum),
chignon (catenionem*) , commuer
(commutare) , couenne (cutenna*),
coussin (culcitinus*) , coulis (cola-
ticius*), crier (quiritare), delayer
dilatare), divouer (devotare), do-
loire (dolatoria), doner (dotare),
douaire (dotarium) , duchesse (du-
catissa*), icuyer (scutarius), em-
pereur (imperatorem), itemuer
( sternutare ) , faon (foetonem * ) ,
feu (fatutus*), grille (craticula),
tnarier (maritare), mime (metipsi-
mus), mitayer (medietarius* ),
muet (mutettus), noel (natalis),
Oublier (oblitare), poele (petalum*),
poile (patella) pouvoir (potere*)
brairie (prataria*), priau (pratel-
lum*), poussif (pulsativus*), puer
putere ) , rogner ( rotund iare* ),
Quelle (rotella) , saoul (satullus) ,
*as (setaceunT), seau (sitellus),
lecouer (succutere), soucier (solli-
citare), terroir (territorium) , trier
(tritare*), tuer (tutare), veau (vi-
tellus ) , vertueux (vi rtutosus* ) ,
vielle (vitella) , vouer (votare).
Abbe, du L. Abbatem (chef
d'une communaute religieuse),
mot introduit au iv e siecle dans
la langue ecclesiastique par saint
Augustin et saint Jer6me qui l'a-
vaient emptunt6 du syriaque Abba
(pere, vieillard); c'est ainsi que
dans realise grecque, on donne
aux moines de Tordre de Saint-
Basile le titre de caloyer (en grec
moderne xaXoyepwv, Utteralenient
bon vieillard) .
Dans abbatem la finale atem de-
vient i en passant en francais
comme dans : Apreti (asperitaf em) .
autoriti (anctoritatem), beautS
(beilitatm) , bonM (bonitatem) ,
orieveti (brevitatem), cherti (cari-
totem) ,chritienti (christianitatem),
cite" (civitatem), clarti (claritatem) ,
cruauti (crudelitatem) , durete (du-
ritatem), ete (aestatem), faussete*
(falsitatem) , fierti (feritafem),
griiveti(gra.vitatem), tdcheti (laxi-
tatem), loyauti (legalitatero), nai-
vety (nativitatem) , nouveauti (no-
vellitatem), papauU papalitatem),
pauvreti (paupertatero), primauti
(primalitatem), principauU (prin-
cipalitafem) , privauti (privali-
tatem),purete' (puritatcm), royautd
(regalitatem) , santi (sanitatem),
sureti (securitatero) , voUmti (vo-
lunlatem) .
A c6te de ces suffixes d'origine
latine, il convient de citer les suf-
fixes d'origine francaise (c'est-a-
dire crees sur le modele dos suf-
fixes latins, mais n'ayant pas de
correspondants en latin) : Tels sont :
grossiereti, honnitetij michancete",
etc., former directement de gros-
sier, mi chant, honnite. etc.
Abbesse, vieux francais ab-
biesse, pro vencal abbadessa, espa-
gnol abadesa, i tali en abbadessa y
— du latin Abbatis*a (mSmesens).
Abba{t)issa a perdu son t medial,
et est devenu le vieux francais
abbiesse, d'ou par contraction
abbesse. Sur la chute du t medial
voyez le mot abbaye. — Quant au
suffixe issa qui servait dansle latin
de l'Empire a marquer le feminin
(abbatissa. diaconmo, prophetic-
sa, sacerdotmo, de abbatem , diaco-
ncm, prophetam, sacerdotem), de-
venu esse en francais, il est entr6
dans un grand nombre de forma-
tions nouvelles {&nesse, chanoines-
se, comiesse, diablessc, duchesse,
druide^ie, enchanterewa, hdlesse*
yGoogk
ABE
3
ABfi
larronesse, maltresse, nigresse, pai-
resse, yecher esse, pretrewe. prin-
cesse, Xigresse, vengerwse. de dne,
ehanoine, comte, diable, due,
druide, enchanteur, hdte, larron,
maitre, negre, pair, picheur, pr&-
tre, prince, tigre, vengeur).
Afeee*, au L. abscessus (meme
sens).
Abdlquer, du L. abdicare (re-
no ncer). — D. abdication.
Abdomen, du L. abd&nen (ven-
tre).
Afeee£dalre, du L. abecedarius
(meme sens).
A free, voy. We.
if freille, du L. apieula (qu'on
trouve dans Pline) diminutif de
apis (abeille). — Pour le change-
ment de p en b (apieula) , compa-
rez : cdble (capulum*) t dot*bJe (du-
plus), eabanne (capanna), cihouUe
(caepula), gobelet (cupelletum*) ,
boutique (apotheca) , bruler (per-
ustulare), vignoble (viniopulens),
timbre (tympanum). Ce change-
ment de p en b, avait deja lieu
dans le bas-latin, ou Ton trouve
abium pour qpium, noncobantis
pour nuncupantis, subra pour su-
prd, ruber pour super etc....
I e suffixe icula (amcula) devenu
eille en francais (abeille), merit©
que nous nous y arrStions un in-
stant. On a vu dans VIntroduction
de ce livre, qu'une des tendances
Srincipales du latin populaire et
es Ungues romanes est de reje-
terlesmots primitifstels qtfagnus,
apis, culex, pour les remplacer par
des derives cr6es a l'aide de suf-
fixes diminutifs (agnellus, apieula,
cvlicinus). C'est surtout par les
auatre suffixes aculus, eculus, icu-
tutfUculus ques'est produite cette
derivation. Accentuees sur l'ante-
penultieme, ces suffixes, par la
chute de Vu penultieme atone (voy.
au mot able) devinrent respective-
ment aclus, iclus, uclus et passant
au francais :
1 1° Actum devint ail, et acla de-
vint aille : gouvernatl (gubernacw-
lum) , sou pi rati (susniracu/um),
maille (macula), tenailles (tenacu-
la). — Sur ce modele le francais a
forme attirail (attirer), tpouvan-
tail (epouvanter), foentail (even-
ter), travail fdu v. fr. traver).
2° Eclum aevint il . goupil (vul-
pecula, voyez au mot Gouptllon.
3° Iclum, Ida devinrent eil,
eille : orUil (anciennement arteil,
| de aiticulus), sommeil (somntcu-
lus*), soleil (soliculus*), pareil (pa-
riculus*), vermei/ (vermicuiu**),
— abeille (apieula), corbeille (cor-
bicula), comeille f cornicula), Oreil-
le (auricuto) ouati/e (anciennement
oueille, de ovicula). Dans les deux
mots ipieu (spiculum) essieu (axi-
culus) qui etaient dans notre lan-
gue espiel, essiel, la finale el s'est
adoucie en eu. — lclum. Ida de-
vient il, ille, dans peril (pericu-
lum), chenille (czmcula*), chevMe
(clavicula*), \entille (lenticula),
grille (craticula*) vrille(vric\\im*\
. — fourmt'We (formiculo), fouiUe
I (fodiculo). — Iculum devient icle
aans article (articulus) vertc/e (vi-
1 'liculusY
| 4° Velum, Ucla deviennent ouil,
j ouille : fenouil (fceuuculum), gre-
nouille (vanucula*), quenouule,
| (colucuiflr) , aiguille (acucula*^,
panout'J (panucu/um*), — souille
suculo). Au lieu de pou, genou,
verrou, Pancienne langue disait
| tres-correctement pouil, genouil,
\ verrouil ( restes dans pouilleux ,
agenouiller, verrouiller), puisque
! ces trois mots viennent respective-
; mentde peduculum* ,genuculum* y
veruculum*.
Aberration, du L aberratio
(6cart).
\ Abetir, voy. Wte.
y Google
ABI
ABI
Abhorrer, du L. abhorrere
(avoir^horreur).
Abinte, vieux-francais abisme
du L. abissimus*. — Les Romains
employaientlesuffixe augmentatif
isstmus a former des superlatifs
non-seulement avec les adjectifs
(sanctissimus, fort t'ssimus); mais
dans certains cas avec les substan-
tifs. Ainsi Plaute tire d'oculus, la
forme ocuJissimus, les ecrivains de
TEmpire creent domimssimus de
dominus. Developpant ce proc6d6,
la basse latinite* tira du substantif
abyssus (abtme) la forme derivee
abissimus qui, accentuee sur l'an-
tepenultieme, devint en fr. abisme
puis abime. (Sur la chute de Yi
atone , voyez au mot dme.) — Quant
a la suppression de 1'*, et a l'allon-
gement de la voyelle par un accent
circonflexe (abime pour abisme),
ce phenomene est ordinaire en
francais : albdtre (alabastrum) ,
dne "(asinus), aout(augustus), apd-
tre (apostolus), appdt (adpastum),
dpre (asper), ar£te (arista), arr£-
ter (adrestare), dtre (asser), au-
mdne (eleemosyna), bapt^me (bap-
tisma), bdt (bastum *) b0te (bestia),
bldmer (blasphemare), boite(bua:i-
da), brwler (perustulare), champs
tre (campestris), car&ne (quadra -
gesima), chdtaigne (castanea) chd-
teau (cast 3 '. 1 um), chdtier (castigare)
chdtrer(castrare), ch£ne (casnus*),
chev^tre (capistrum) clof tre (claus-
trum), cloture (clausitura), connai-
tre (cognoscere), cdte (costa), cow-
ter (cosfare*), crGper (crispare),
crdte (ciista), croftre (crescere),
crotite (ciusta), empldtre(emplas-
trum), epitre (eptstola), itre (es-
sere)*, ev^que (episcopus), evdche"
(episcopatus), faite (fastigium), fan-
tdme (phantasma) , filer (fissu-
lare*), fendtre (fenestra), fete
(festa^. f or4t (foresta *) % fr£ne (fraxi-
nus\ tilt (tustis), gdter (vastare) ,
gen^t (gentstum), gfte (jaritum),
gottt (gustus}, gu£pe (vcspa), ho*te
(hospitem), no'tel (hospitale), hul-
tre (ostrea), ile (insula), impdt
(impositum), jofUer (justare*),
mdcher (masticare), maitre (ma-
gister), mdle (masculus), mardtre
(matraster*), m£ler (miseulare),
m^me (metipsimus*) mout (mws*
turn*), naftre (nascere), dtage (ob-
sidiaticum), dter (haustare*) pal-
tre (pascere), pdmer (spasmare*),
pdque (pascha), pdquerette (pas 4 -
cua*) paraftre (parescere), pdtre
(pastor), pdte (pasta*}, pdture (pas-
tura), pifche (persica) , ptfcher (pis-
care), pldtre (plastrum), pr£t (praes-
tus*;, prater (praestare), pr^tre
(presbyter), prevdt (praepositumj,
prot^t (protestare*) puin6 (post),
qu^te (quaesita), rdcler(rasculare},
rdcher (rasicare *), rdteau (rastei-
lum), saumdtre(salmaster), suppdt
(suppositum) , tdter (taaiitareM,
temple (tempestas), tfite (testa),
t(5t (tostus*), v^pre (vesper), vtftir,
(vestire), vdtre (vester *).
Dans : tfcouter (auscultare), ar-
batete (arcubalista^ aubepine (al-
baspina),b^tail (be*tiale),centi^me
(centesimus), cmvtien (christia-
nus^, connetable (comes stabuli),
drfpit (despectum), d^pouiller (des-
poliare), ddtruire (destruere), dtf-
tressefdistrictiare*), dtftroit (du-
trictus), d^vier (de-ea?-viare), eche
(esca), ^cluse (ea;clusa*) t fttu (fes-
tuca*), huitieme (octesimus), li-
v^che (levisticum), manfcage (ma-
rescus * ) , m^teil ( mixtell um * ) ,
metier (ministerium), n^fle (mespi-
lum), p^trin (pistrinum), ptftrir
(pisturire), r^ponse (responsa), ti-
pir (respectum), r^tif (restivus *),
t^moin (testimonium), — et dans
les composes formes a l'aide des
prefixes dts (fr. d^...),ex (fr. ^...).
minus (fr. nti ..), trans (rr. tr6...y
et des sons initiaux sc, sp t H (fr.
Digitized by LjOOQIC
ABI
ABL
ith,.. 4p..., it,...) tels que ichelle,
de scafo, ^ptne de spina, 4tat de
statum), — s latin disparalt et sa
chute est marquee par la presence
d'un accent, ordinairement aigu,
sur la voyelle precedente.
Enfin * latin (et les equivalents
%, e, qui deviennent sen francais),
disparaissent sans laisser de traces
dans : ajouter (adjuxtare*), ainiti6
(amicitatem*), aiitour (asturera),
atelier (hastellarius*), autruche
(avisstruthio),baume (Balsam um],
cet(ecciste),chacun(quisqueunus),
compote (composite *), coutume
(costuma *), coudre (consuere), ci-
terne (cisterna), futaille (fustalia},
flacon (flasconem *) , gui (viscum),
guimauve (viscum malva), hallier
(hasla*), hideux (hispidosus), ini-
mitie (inimicitatem), louche (lup-
ous) , lambruche (labrusca), lice
ilycisca), mouche (musca), moule
musculus), moutarde (mustum *),
moutier (monasterium), maigris
(macresco), moineau (muscionel-
lus*), malotru (male-astrosus), mu-
guet (muscatus), naquis (vieux-fr.
nasquis), notre (noster), outarde
(avis tarda) t plut6t(plustdt) poterne
(posterula), poteau (postellus), se-
tier (seoptahus), soupcon (suspicio-
nem), soupirer (suspirare), sou-
pirail ( suspiraculum ) , soutenir
(sustinere), valet (vassalettus*). —
Sans parler des cas ou s est place
entre deux consonnes, tels que :
montrer (monstrare).
A quelle 6poque Ys latin dispa-
rut-il de la prononciation francaise?
Bien quel'* ait persist dans la plu-
part des mots que nous venons de
citer, jusqu'au Dictionnaire de PA-
cademie de 1740, en fait, il nese
prononcait plus des le xn* siecle.
On trouve (indice precieux de la
prononciation) apotre et s'&crier
(au lieu d'apostre et s'escri«rj|<lans
un texte frangais du xn 9 siecle, —
| ibahis, ttoile, ipaule (pour esba-
' his, ettoile, espaule), dans un texte
du xm* siecle (ces deux textes ont
] ete publies dans le Jahrbueh fur
Romanische Literatur, vi, 313 , et
I v, 398.
J Us latin persiste en francais dans
un tres-petit nombre de mots :
accoster (accostare*). asperge (a*.
paragus). cadastre (capitastrum),
! dispos (aispositus). faisceau (fas-
. cellus), festoyer (festa) , flasque*
| (flasquidus*}, juste (Justus), cuis-
tre (custor*), langouste (locusta),
mauvisque (malvaviscum), menes-
trel (ministerialis), pasteur (pasto-
1 rem), poster (positare), posture
fpositura), poste (posita),rescous?e
(rescussa), resler (restare), registre
(regestum), restreindre (restrin-
gere) , souscrire (suscribere *) ,
soustraire (sustrahere *} ? — esca-
, beau (scabellum), escalier (scala-
I rium) escient (scientem), esclan-
dre (scandaluro), esclave (slavusL
espace (spatium), espece (species).
esperer (sperare), esprit (spiritus),
esquille (schidula*), ester (stare)
Abimer, derive deabime. Voy
ce mot
Abject, du L. abjectus (vil.).—
D. abjection.
Abjurer, du L. abjurare (re-
noncer) D. abjuration.
Ablatlf, du L. ablativus (cas
qui marque l'extraction)
Ablation, du L. ablatio (re-
tranchement).
Able, du L. albula (petit pois-
son blanc). Le mot devrait 6tre
alble et non able : mais le bas-latin
qui dit abula pour albula, montro
aue, de tres-bonne heure, cet I avait
isparu, par raison d'euphonie,
comme dans faible (flebilis), che-
tille (clavicula), qui donneraient
regulierement flaible , et cleville ;
ces deux I cons6cutifs eussent ete
trop ditficiles a prononcer.
y Google
ABL
6
ABO
Quant a la disparition de u dans
able (albula), elle s'explique par la
loi de persistance de l'accent latin
en francos (voyez {'Introduction
de ce iivre), et par la chute de
loute voyelle atone (telle que u
dans albula) qui suit la voyelle ac-
centuee. C'est une regie absolue
dans le francais populaire que tous
les suffixes latins inaccentues (c'est-
a-dire dont lapenultieme est atone),
tels que His (amabilis), Ulus (popu-
lus), Ula (tabula) disparaissent en
francais, par la chute de leur avant-
derniere vovelle ; dans le cas pre-
sent, ii est facile de verifier cette
regie pour le suffixe ulus, ula :
angle (anguks), cable (capulum) ,
chartre (cartu/a), cercle [circulus),
eomble (c\imulum\ couple (co-
pula), chapitre (capitalum), cou-
verele (coopercuZum), ecueil (sco-
pulus ) , ensouple ( insubuium ) ,
epingle (spinwZa), etable (stabu-
lum), fable (fabuJa), furoncle (fu-
runculus), hieble (ebulum), lie
(insula) , marne (marguta) , merle
(meruJa), meule (metula), moule
(muscufus), moule (moduJuro),
oncle (avunculus), ongle (unguia).
oeil (oculus), peuple (populus), po-
terne (posterula), regie (reguJa),
role (rotulum), sable (sabulum),
seille (situ/a) , siecle (saecuium,
socle (soccu/um), sangle (cingu-
lum), titre (titulum), tuile (te-
gula), trouUe (turbula*), traille
(tragwia), table (tabu/a), vieux (ve-
tulus).
. D'ailleurs, cette suppression de
la p6nultieme atone n'est point
progre au francais : on trouve sae-
clum, poclum, vinclum chez les
comiques latins, pour saeculum,
poculum, vinculum; les inscrip-
tions du temps de I'Empire sont
pleines de formes telles que oro-
clum, tabla, stablum pour oracu-
lum, tabula, stabulum, et le fran-
cais n'a fait ici que continuer une
tendance propre au latin.
AbtcUc, poisson du genre able,
(voy. ce mot). Ablette signitie
proprement petite able, le suffixe
ette servant a former des diminu-
tifs :aiguillet(e (aiguille), alouette
(v. fr. aloue) , amourette (amour) *
belette (v. fr. bele), boulette (boule),
brayette (braie), brochette (broche),
cassette (casse), charrette (char),
chaussette (chausse), colleretle (col-
lier), cuvette (cuve), e'paulette
(epaule) , fossette (fosse), fourchette
(fourche), lancette (lance), levrette
(lievre), lunette (lune), manchette
(manche), noisette (noix), paillette
(paiile), pincette (pince), sellette
(selle), trompette (trompe). — L'o-
rigine du sufnxe ettequi n'est point
I latin, est inconnue.
Ablution, du L. ablutio (action
de laver).
Abnegation, du L. abnegatio
(renon cement).
Aboi, substantif verbal d'a^
boyer. On appelle substantif s ver-»
| baux une serie d'environ trois cents
substantif s qui ne correspondent a
I aucun type latin, et ont et6 formes
j directement d'un verbe francais,
( en retranchant la terminaison de
i'infinitif : le latin apportare, ap-
pellare, purgare, etc... donne a
notre langue apporter, appcler,
purger : a leur tour ces verbes,
par la suppression de la desinence
infinitive (apporter, appeler, pur-
ger) forment les mots apvort. ap-
pel , purge, dont l'original n'existe
pas en latin et qui sont dits sub*
stantifs verbaux. C'est ainsi qu'o-
boi a ete tir6 d'aboyer, comme
charroi de charroyer, convoi de
j convoyer, effrbidu v. fr. effroyer f
emot du v. fr. imoyer, emploi de
employer, envoi de envoyer, octroi
| de octroyer, renvoi de renvoyer,
I tournoi de toumoyer. — Cette crea-
y Google
ABO
ABO
tion de substantifs, par la mutila-
tion du verbe, s'opere encore de
nos jours , et nous disons la catse,
une surface de chauffe, mots tires
des verbes casser et chauffer; ce
fait nou3 montre la persistance des
lois du langage, et la sfirete avec
laquelle rinstinct populaire pro-
cede, dans la formation de mots
nouveaux. — II est a remarquer,
que tous (ou presque tous) les sub-
stantifs verbaux sont tires de verbes
appartenant a la premiere conju-
gaison (voyez au mot absoute Im-
plication de ce phenomene).
Aboi qui designe le cri du chien
(nous disons aujourd'hui aboie-
ment), est rest6 dans la locution
aux abois. On dit que le cerf est
aux abois, quand il est serre de
pres par les chiens, et poursuivi
par leurs aboiements. Ce terme de
chasse a pris un sens figure, et
Hre aux abois signifie aujourd'hui
ttre a toute extremity.
Aboiement, voy. aboyer.
Abollr, du L. abolere (mettre a
neant). — D. abolissement, aboli-
tion.
Abomlner, du L. abominari
(abhorrer). — D. abominable, abo-
mination,
Abowutew, du L. abundare
(menie sens). — D. abondant,
abondance. Voy. surabonder. —
L'adverbe abondamment, ecrit plus
correctement dans notre ancienne
langue abondantment , est forme
de Padjcctif abondant et du suffixe
went qui est toujours le signe d'un
adverbe. On sait quelle est I'origine
de cette formation adverbiale : les
suffixes latins e, ter, qui servaient
a former les ad verbes (prudenter,
docte, sane) disparurent parce
qu'ils n'etaient pas accentues, et
pourcreer une classe de mots, por-
tant grammaticalement le signe
<ta l'adverbe, la langue franchise
dut avoir recours a d'autres suf
fixes : elle adopta pour cet usage
le substantif mens, qui avait pris
cbez les ecrivains de PEmpire le
sens de maniere, de facon, etc. :
Bona mente factum (Quintilien),
Devota mente tuentur |Claudien),
iniqua mente concupiscit (GRi-
goire de Tours) , etc. Cet ablatif
mente joint a un adjectif au femi-
nin, donna l'adverbe francais en
ment : Bona, cara, devotamente,
— Bonne, chere, devote-ment.
Mais les adjectifs qui avaient,
chez les Romains, une terminai-
son pour le masculin et une pour
le feminin ( bonus , bona ) , en
avaient aussi en francais une pour
chaque genre (bon-bonne), ceux
I qui avaient en latin une seule ter-
minaison pour les deux genres,
; n'en avaient aussi qu'une en fran-
i cais : ainsi de grandis, legality
prudens, regalis, viridis, fortis,
abundans, etc., et en fran$ais,des
adjectifs grand, loyal, prudent,
royal, vert, fort, abondant, etc.,
qui etaient de genre invariable
dans notre ancienne langue. II en
resulte dans le cas particulier qui
nous occupe, que les adverbes for-
mes avec les adjectifs de la pre-
miere categorie (tels que ton,
bonne) eurent toujours Ye feminin
au radical : bonne-ment, chere-
ment, devote -ment , et que les
adverbes formes avec les adjectifs
de la deuxieme categorie (tels
que grand, loyal, abondant, etc.)
n'eurent jamais d'e au radical :
au treizieme siecle, on disait con-
formement a Petymologie loyal-
ment, grand-ment, fort-ment, abon-
dant -ment, etc. Le quatorzieme sie-
cle ne comprenant plus Porigine de
cette distinction, et ne voyant plus
pourquoi dans certains adverbes.
l'adjectif etait au feminin , tandis
qu'il restait (apparemment), au
yGoogk
ABO
8
A BR
masculin dans d'autres, ecrivit
loyalEment , vihment , grandE-
ment, etc ...; barbarismes en con-
tradiction avec l'histoire du mot
et la logique — Abondantment ,
si on lui etit applique cette re-
gie, fut devenu abondantEment ,
comme presentment (present), de-
vint prisentEment : mais ce mot
conserva sa forme ancienne et re-
guliere, et abondamment est au-
lourd'hui a Padjectif dbondant dans
le meme rapport que ardemment,
arrogammenty bruyamment, com-
plaisamment , concurremment ,
constquemment . constamment ,
differemment , diligemment , eU-
gamment, eioquemment, eminem-
ment, e"tonnamment % ividemment,
excellemment , galamment , in-
cessamment , independamment ,
innocemment, instamment, m4-
chamment, negligemment , non-
chalamment, notamment, obli-
geamment, opulemment, patiem-
ment, pesamment, plaisammmt,
precddemment, pressamment, pru-
demment , puissamment, recem-
ment, savamment, sciemment, suf-
fisamment, vaillamment, violem-
ment, sont a ardent, arrogant,
bruyant, complaisant, concurrent,
consequent, constant, different, di-
ligent, elegant, Eloquent, eminent,
etonnant, evident, excellent, ga-
lant, incessant, indevendant , in-
nocent, instant, mechant, negli-
gent, nonchalant, notant, obli-
geant, opulent, patient, pesant,
plaisant , precedent , pressant ,
prudent, puissant, recent, sa-
vant, scient, suffisant, violent,
vaillant.
Abonner, du substantif bon;
s'abonner est, a Torigine, prendre
un bon pour recevoir, a jour fixe,
un objet determine. — D. abonne-
ment.
Aborder, voy. bord, — D.
abord, abordage, abordable, t*io-
bordable.
Aborigine, du L. aborigines
(meme sens). .
Abomcr, voy. borne.
Abauchcv, du subst. bouche.
— STaboucher avec quelqu'un, si-
gnifie litteralement se mettre bou-
che a bouche, avec lui.
About, Abotttit; voy. bout.
Aboycr, du L. adbaubari ,
compose de baubari (aboyer). —
Au de adb&ubari est devenu oi r
ou oy en francais (aboyer), comme
dans cloitre (clawstrum), ;oie (gau-
dia), joyau (gaudiellum), noise
(nausea), oie (auca), oiseau {au~
cellus). — Le b medial de adbau-
(b)art' a disparu du mot aboyer,
comme il a disparu dans oyant
de ha(b)entem, dH de de(h)utus%
eu de ha{b)utus*, rogne de ro-
{b)iginem y saorre de sa<b)urra,
sombrer de su(b)umbrare*, son f er
de su(b)undare*, taon de fa(b)a-
num, tuyau de tu{b)eUum, viorne
de vi[b)urnum , nue de nu(b)em.
— D. aboiement, aboyeur.
Abwegw, du L. abbretiare,
qui est dans Vdgece avec le sens
de raccourcir. — Ce mot presente
un exempie du changement de vi
latin (abbrertare) en g (abreger),
phenomene philologique impor-
tant, et qu'il convient d'6tuaier.
Chez les Romains, Vi et le / n'a-
vaient a Porigine qu'un seul et
meme son : Quintilien nous Paf-
firme, et cette indecision a long-
I temps persist^ dans Pecriture; les
anciens manuscrits, comme les li-
1 vres imprimes jusqu'au milieu du
| xvii* siecle, confondent Pt et le f,
et ce n^est qu'en 1750 que PAca-
demie recut le ; dans son Diction-
naire comme une iettre nouvelle.
. C'est ainsi que l't latin a pu dans
I certains cas devenir j en francais
(ou ch, ou g doux, qui sont des
y Google
ABR
ABR
lettres Squivalentes) ; Hierosoly-
ma, Bieronymuty hyacinthus, Si-
mla , diumus , vindemia , ont
donne Jerusalem, Je'rdme, jacin-
the, singe, jour, vendange, preuve
evidente que le peuple prononcait
Hjerosolyma ,. H]eronymus , h\a-
cinthus, simja, dyurnus, vindemia.
D'ailleurs ce changement de l't en
;, ou, comme disent les Allemands,
cette consonnijication de Ft . n'est
point propre au francais : il avait
deja lieu a Rome, dans la langue
du peuple ; tandis que la langue
litteraire disait hyosciamus, le la-
tin populaire transformait ce mot
en jusquiamus, et de cette forme
vulgaire rapportee par Vegece est
Tenu notre mot francais jusquia-
me; le francais, on le'voit, ne fait
ici que continuer une tendance
propre au latin. — Ceci pose, on
voit clairement comment pipio-
nem, tibia, rabies, Dibionem ,
diluvium, cambiare*, abbreviate
sont devenus respectivement pi-
geon, tige, rage, Dijon, dtluge,
changer, abre"ger, etc.... — 11 s'est
opere dans ces mots deux transfor-
mations successives : 1° le change-
ment de l't en j, pipionem y tibia,
rabies, Dibionem, diluvium, cam-
biare, abbreviare, ont ete pro-
nonces pipjonem, tibja, rabjes,
Dibjonem, diluvjum, cambjare, ab-
breviare ; 2° ce changement de l't
en j , amene la rencontre et le
choc de deux consonnes , pipio-
nem devient pipjonem. Or il ar-
rive dans ce cas que la premiere
des deux consonnes disparatt :
suBJectus, devient sujet, et do»$us,
do*; de meme pipjonem, tibja,
rabjes, Dibjonem, etc..., ont donne
pyonem, tija, rajes, Dijonem,
dtlujum, camjare, abbrejare, d'ou
pigeon, tige, rage, Dijon, diluge,
changer f abriger, etc ..
Voici la liste complete de ces
changements de to, le, to, ¥u, en
j,g,cn. ('On reraarquera queta, ie,
to, precedes d'une con son ne forte
(p, f. etc....) donnent ch; que pre-
cedes d'une consonne douce(d,b,r),
ilsdeviennentordinairement/oug:
1° Ch : &che (apt urn), approc/ier
(approrptarc*), Chchy (Cliptacum),
galoc/ie (calopedta*), proc/ie (pro-
ptus), reprocher (repropiore*), sa-
che (sapt'am), sac/iant (saptentem)
seiche (sepia).
2° J: donjon (domntonem*). gou-
;on (gobionem), /acinthe (hyacin-
thus) , jour (dturnum), journal
(diurnalis). — On trouve deja jor-
nalis, et \ornus, dans les chartes
carlovingiennes.
3° G : abreger (abbreviare), all&
ger (allevtare), assizer (assediare),
changer (cambiare), deluge (dilu-
vium), danger (dominianum), es-
courgee (excoriata), frange (fim-
bria), flageolet (Hauttolus*), leger
(leviarius*) , louange (laudemiaj,
liege (levtum) , pigeon (piptonem),
rage (rabies), sage (sapius), sieger
(sediare), songe (somnium), son-
ger (somniare), Saintonge (San-
tonia) , singe (simium) « sauge
(salvia), sergent (servtentem), sou-
lager (subleviare), tige (tibia}, ven-
dange (vendemta), verger (viridia-
rium).
C'est de la meme man i ere que
s'est opere le changement de ia ,
£o. &u, en \e, ge, dans les mots
tels que deusque (jt/sque), cavea
(cage) etc.
Dans les formes regulieres lati-
nes, lanea, cavea, commeatus,
hordeum, deusque, Ye fut de
bonne heure remplace* par t\ et
bien avant les temps merovingiens,
les inscriptions offent commune-
ment les formes lania, cavia, com-
mialus, hordium, diusque [de me-
me qu'en francais leonem devient
lion); ainsi ramenees de ea.tu, A
y Google
ABS
10
ABS
ia, iu, ces dipbthongues se com-
{>ortent comme on T'a vu tout a
'neure, c'est-a-dire que Ft de-
vient /, et lania, commiatus, ca-
via, hordium, diusque, prononces
lanja, commjatus, cavja,hordjum,
djusque, donnerent respective-
ment lange, conge", cage, orge>
jvsque, etc....
Voici la liste complete des mots
de ce genre : la, lo, iu deviennent
ch apres une consonne forte, j ou
g apres une consonne douce :
1° Ch : roche (rupea).
2° J * je (ego, plus tard eo). jus-
que (deusque) , jus (deorsum), ca-
jdler (caveolare*).
3° G : auge (alvea), cage (cavea),
cierge (cereus), conge (commea-
tus), etrange (extraneus), grange
(granea), lange (lanea) , linge (li-
nea), longe (lumbea), neige (nivea),
orge (hordcum), plonger (plum-
beare), rouge (rubeus).
. _ ore
D. abreuvoir.
Abr cuver, voy. breuvage. —
Abrevlateur, du L. abbrema-
tor.
Abrevlatlon, du L. abbrevia-
tionem.
Abvi, etymologie inconnue. —
D. abriter.
f Abrleot, venu au seizieme
siecle de Fespagnol albaricoque ,
portugais albricoque.— D. abrico-
tier.
Abroger, du L. abrogate (an-
nuler).—D. abrogation.
Abrupt, du L. abruptus (es-
carpe).
Abrutlr, -tesement, v. brute.
Absclsse, du L. abscissa (cou-
ple).
Absent, duL. absentem (meme
sens). — D. absence, du L. absentia.
Abslde . du L. apsidem (voute).
Absinthe, du L. absinthium e
Absolution, du L. absolutio-
nem (acquittement).
Absorber, du L. dbsorbere (a-
valer). — D. absorption.
Abso%*dre, du L. absolvere (ac-
quitter). — Ce mot etait dans notre
ancienne langue absoldre, plus
anciennement absoWe, formes qui
6clairent la route s^ivie, et mon-
trent mieux, la marcbe du mot
latin. Absolvere est devenu o5-
solre par la cbute irreguliere de
Ye penultieme atone (voyez atten-
dre) ; a son tour absolre est devenu
absoldre par Intercalation d'une
lettre nouvelle, entre les deux li-
quides. On sait combien ce pheno-
mene philologique est frequent
dans notre langue :
Les mots comme humttis, cu-
mulus, danslesquels la penultieme
breve tombait, devenant hurofts,
ciimius, etc..., les deux liquides
(ml) se trouvaient alors en pre-
sence, et pour eviter ce choc desa-
greable, on intercala la lettre b,
humlis devint hum-(byie ? ctimlus
devint com~(b)4e. — Voici ces in»
tercalations :
1° ML devient mU : htimilis
(humble), cumulus (comble), si-
mulo (semble), insimuJ(ensembJe),
tremutare (trembler).
2° MR devient mbr : numerus
(nombre), camera (chamore), Ca-
meracum (Cambrai), cucumerem
(concombre), camerare (cambrer),
marmor (marbre\
3° LR aevient Idr .• moudre, fou-
dre, uoudre, dans lesquelsl'u est
un aaoucissement de t, etaient en
vieux francais moldre (m6lere),
foldre (fulgur) ? poJdre (putoerem),
formes qui mieux que le francais
moderne montrent comment s'est
oper£e la permutation.
4° NL devient ngl : spinula (e-
ping/e).
5*NR devient ndr :cinerem(cet*-
dre), ingenerare (engendrer), plan*
gere tolaindre), ponere (ponareX
y Google
ABS
11
ABS
summonere (semondre), gener
(gendre), tener (tendre), Por-
tus-Veneris (Port-Vendres), Vene-
risdies (vendredi), minor (moin-
dre).
Enfin,au treizieme siecle, absol-
dre subit une derniere transfor-
mation; I s'adoucit en. u, et nous
arrivonsala forme presents absou-
dre. (Pour Fhistbire de cet adou-
cissement de I en u, voyez au mot
agneau).
Abm&ute, vieux francais absoUe,
du L. absolute, (d6livree). — Abso-
luta participe passe de absolvere a
en frangais deux formes • absoute,
qui est accentuee sur le radical
(absdluta), — et absolue qui est ac-
centuee sur la terminaison. On dit
que la premiere forme est forte t et
qu'absoute est un participe passe
fort, — que la seconde forme est
faible, qu 1 absolue est un participe
faible. (Sur cette distinction, voir
ma Grammaire historique de la
Langue francaise, p. 200-220). —
On voit par Vexemple de absoute
participe devenu substantif (et
nomme pour ce motif substantif
participial) que les langues ro-
manes et le francais en particulier
possedent la faculty remarquable
de former des substantifs avec les
narticipes passes : c'est ainsi que
nous disons un recu, un fait, un
du, qui sont les participes passes
de recevoir, faire, devoir. Mais
c'est surtout avec les participes fe-
minins, issue, vue, 6touff6e, venue,
avenue, etc., que s'exerce cette
propriety. Le nombre de substan-
tifs obtenus par ce proc6d£est con-
siderable, car notre langue forme
des substantifs avec les deux clas-
ses de participes, les forts aussi
bien que les faibles :
1° Avec les participes faibles (ou
reguliers) : chevauchee, accouchte,
fauchee, tranche" e> avenue, battue,
true, diconvenue, entrevue, iten*
due, issue, revue, tenue, etc.
2* Avec les participes forts (oa
irr^guliers) : un dit, un joint % un
re"duit, un trait (tractum), etc....
La plupart des participes forts de
Pancien francais, tels que vente
(vendita), prirent en francais mo-
derne la forme faible (vend-ue),—
disparurent en tant que participes
passes, mais persisterent en fran-
cais, sous la forme de substantifs.
Voici la liste de ces participes
forts (ou de tous ceux qui pre-
sentent quelque interSt) bors d'u-
sage comme participes, et conser-
ves encore comme substantifs*,
« liste interessante surtout au point
de vue de l'bistoire de l'accent la-
tin, dont ils dlmontrent la puis-
sance au temps de formation de la
langue. »
En regard de l'ancien participe
fort devenu substantif, et de son
radical latin, nous placerons la
forme moderne, c'est-a-aire le par-
ticipe faible correspondant
1. Premiere conjugaison : em-
plette, implicita (employee), —
exploit, explicitum (eploye').
2. Troisieme conjugaison. —
meute, mota (mite), et son com-
pose Emeute, emota (emue). —
points, puncta {poindre au sens
de piquer, pilngere). Ce mot est
rest£ comme participe dans l'ex-»
pression courte-pointe, vieux fran*
$ais coulte-pointe, du latin culciUx
puncta . — course, cursa (courue).
— entorse, intorta (tordue). —
trait, tractum, et les composes
por-trait, retrain traite, etc.... —
source (surgie), et son compose
ressource. Le verbe est sourdre
(surgere). — route, rupta (rotn-
pue) y et ses composes deroute,
banqueroute , c'est-a-dire banque
rompue. — defense, defensa (de''
f endue), et les congeneres offen-
y Google
AGA
12
ACC
te, etc. — tente, tenta (tendue),
et les composes a/ten te, detente,
entente, etc.... — rente, reddita
(r endue). — pente , * pendita (pen-
due), et les composes soupente, *
suspendita (suspendue). — vrnte,
vendlta (vendue). — perte, perdita
(perdue). — quete, qua?sita et les
composes conquete, requeue, en-
queue . — recette, recepta (regue).
— dette, debita (due). — re-
ponse, responsa (repondue). —
eute, electa (due).
On remarquera que la premiere
conjugaison , a laquelle appartien-
nent(nous I'avons vu au mot aboi\
presque tous les substantia ver-
baux, n'a produit par cela m£me,
qu'un tres-petit n ombre de sub-
stantifs participiaux.
Absteme, du L. ab&temius (m.
s.).
Abstenlr. du L. abstinere (pri-
ver). — D. abstention, abstinence,
du L. abstinentia (continence).
Abstergcr, du L. abstergere
(nettoyer). — D. abstersion.
Abstraction, du L. abstrac-
tionem (enlevement).
Abotralre, du L abstrahere
(detourner), voy. traire. — D.
ibstrait. Voy. traiU
Absurd e, du L. absurdus (de-
sagreable a Toreille) — D. absur-
dity
Abui, du L. abusus (mauvais
usage). — D. abuser, abusif. Voy.
au mot des abuser.
Acubit, qualite bonne ou mau-
vaise d'une cbose ; ce mot avait a
Torigine le sens d'achat; et s'est
restreint par la suite a l'objet
achet6 , a Tetat ou ja la condi-
tion de l'objet achete, enfin aux
qualites de tout Tobjet en gene-
ral. Acabit est une corruption du
bas latin accapitum qui dans les
coutumes sign i fie droit d' entree,
et n'est lui-meme qu'un compo-
st barbare du latin caput (rede-
vance).
Acacia 9 mot latin introduit
dans notre langue par les bota-
nisteSj et qui designait chez les
Romains le robinier a fleurs blan-
ches : plus heureux que beaucoup
d'autres noms botaniques (mimosa,
salvia, etc..) qui restent confines
dans le vocabulaire des savants,
acacia a pris pied dans la langue
populaire, ou il est maintenant
etabli au ineme titre que les mots
latins comme factum, examen t
omnibus, lavabo, etc....
Academic, du L academxa
(jardm voisin d'Athenes ou Platon
enseignait, puis par extension,
toute reunion de savants ou de
philosophes). — D. acaddmique,
acadimicien.
t Acajou, mot americam, im-
porte en Europe au dix-huitieme
siecle, avec le bois qu'il d£signe.
A canine, du L. acanthus
(meme sens)
Acuriutrc, gtymologie incon-
nue, voy. chere.
Accabier, qui signifie, a Tori-
gine, jeter par terre, renverser,
ecraser sous un choc, derive du
vieux francais cable (comme atta^
bier derive de table). — Ce mot
cable qui designe dans notre an-
cienne langue une machine de
guerre servant a lancer des pierres
| est a Torigine caable, plus ancien-
nement cadable, et vient du bas.
I latin cadablum, cadabulum qui
1 avait le nieme sens Cadabubim a
I son tour derive du grec xataCoX^
; (renversement) Ce mot nous est
venu des Byzantins, comme beau-
coup d'autres termes d'art mili-
taire du moyen age
Sur la chute de Vu p6nultieme
1 dans cadab(u)lum = cadable, voi!
i au mot able — Quant a la dispari-
I tion du d medial ca(d)ablum, qui
y Google
ACC
13
ACC
doime cadaUe f puis caable, et
cable, ce phenomene est ordinaire
en trancais, temoin aimant de o(d)-
amantem, asseoir de assizer e,
bailler de ba(d)aculare* , bayer de
ba(d)are, b^nt'r de bene(d)icere ,
chance de ca(dfcnfta, caotr de
c«(d)erc, c/iute ae ca(d)ufa*, con-
fer de confi(d)are * , confian ce de
con/?(d)en*ia, croyance de crf(d)en-
Ita, crud de cru(d)eJts, cre'ance de
cre(d)«ntta, cruauti de cru(d)eJtfa-
Jem, dtfnw^ de derjw(d)a<Ms, d£-
che'ance de deca(d)entia , diman-
chede die{d)ominica , icMance de
esca(d)en4?a*, enfouir de tn/o(d)e-
re, envahtr de mt?a(d)ere, /feat de
fi(d)elis, fiancer de /i(d)enfiare*,
/ler de /frd)are, /outr de fo(d)ere.
fouiller de fo(d)iculare* , gfia'teuJ
de </fo(d)ioJu$), gravir de </ra(rl)i-
re*, joy aw de 0au(d)teMum, j- m>
de 0au(d)er«, joyeux de 03w(d)to-
tfn», nit/ de ;*tt(d)a?ns, ioiter de
Iau(d;are, rnoeiie de me(d)nMa,
me" chant de Tntnttsca(d)entem * ,
mottle" de tne(dye totem, mot/m de
ttie(d)tawtt$, moyen de mo(<i)»*oius,
niats de ni(d)acem, noiter de no-
(d)are, noueux de no(d)osus, nef-
toyer de mft(d)are, ob^t'r de obe-
(djtre, ouir de au(d)ire, parvis de
para(d)isw*, p^« depe(d)af icum*,
pion de pe(dW/em), pou de pe-
(d)uclus *, prestfance de pra?si(d)en-
tta, ravcon de re(d)empfionem ,
*uer de su(d)are, suaire de sw(d)a-
ftum, *&nr de severe, stance de
se(d)e7tfta, trahir ae fra(d)ere, fra-
/it'jon de fra(d)iftonem, iraitre de
tra(d)itor, t'otr de i;t(d)ere , — pour
ne citer ici que les cas ou la con-
sonne m&iiale d precede la voyelle
tonique.
Accaparer, ce mot, qui signi-
fie originairement acheter, en
dormant d'avancedes arrhes, toutes
les marchandises d'un marche,
pour les revendre a un prix fac-
tice, est une corruption du bas-
latin accaparrhare, dont le primi-
tif caparrhare, est forme de capere
et de arrha (arrhes), litteraleoient
prendre a arrhes.
I Acceder, du L. accedere (meme
sens) .
Accelerer, du L. accelerare,
(hftter). — D. acceleration.
Accent, du L. accentus (into-
nation). — D. accentuer, accen-
tuation.
Accepter, du L. acceptare (re-
cevoir). — D. deception, accepta-
ble, acceptation.
Acces, du L. accessus (entree).
— D. accessoire.
Accessible, du L. accessibilis
(dont on peut approcher).
Accession, du L accessionem
(action dapprocher).
Accesslt, mot latin, introduit
dans le Ian gage scolaire . acce&sit
signifie litteralement il s'est ap-
proche" (du prix) sans y atteindre.
Accident, du L. accidentem
(ce qui arrive). — D. accidentel.
Ac clamor, du L. ace lam are
(crier). — D. -ation.
Acclimater, voyez climat.
Accointance , frequentation,
derive d'accointer (frequenter),
voyez ce mot.
Accointer, frequenter, du L.
accognitare* (meme sens), verba
forme du participe cognitus (con-
nu). — Sur la creation de verbes
nouveaux a l'aide de participes la-
tins, voir V Introduction, p. xxxiv.
En comparaot accogn(\)lare k
accointer, on voit aisement que Yi
bref atone qui precede immediate-
ment la voyelle latine tonique a,
a disparu, et q\i'accogn(L)lare, de-
venu accogn'tare a donn6 accoin-
ter, comme pugnus . unctum, Ion-
gk y punctum, out donne poing,
oint, loin, point.
On sait que cette chute de la
y Google
AGG
Ik
ACC
voyelle atone breve precedant im-
mediatement la voyelle tonique
avait deja lieu dans le latin popu-
late : ou le latin classique disait
alabaster, coag(ti)lare y pos(l)tu-
ra, vel{&)ranus, le latin populaire
disait albaster, coaqlare, poslura.
vetranus. Le francais a developpe
cette tendance propre au latin, et
on a fait une regie generate que
Ton peut ainsi formuler : Toute
voyelle atone pre'ce'dant imm6dia-
tement la voyelle accentuee comme
i dans san(i)tatem, et e dans coe-
m(e)terium, disparaiten francais
si elle est brdve (san[tjtatem de-
vient sant6), et persiste, si elle est
longue (coem[e]terium devient ci-
meiiere). C'est en vertu de cette
regie qu'accognifttare a perdu sa
voyelle t, en passant au francais.
Yoici les exemples qui confirment
cette loi, et en demontrent la per-
siatance :
1° Avec la voyelle A : albdtre de
al{tybastrum , — bouvreuil de bo-
(S)rtolus*, — denre'e de den(a>
riata*, — sevrer de sep{$)rare.
2° Avec la voyelle E : ancitre
de antecessor, — abreuver de
adbibtyrare* ', — armoise de ar-
(tejim'sw, — bercail de t>er (va-
cate, — breuvage de bib(£)rati-
cum*y — cambrer de cam{&)rare t
— chambriere de cam(&)raria, —
cervoise de cer{8)visia, — cervelle
de cer$)bella, — cerveaude cere-
bellum, — cendreux, de ctn(6)ro-
sus, — cerfeuil de caer(&) folium,
— couvrir de coop(&)rire, — de*-
nombrer de dinum{$)rare, — di-
sirer de dest(d6)rare, — destrier
de dext[&)rarius,- — engendrer de
ingen(&)rare, — ermite de er(e>
mtla. (Ce mot est bref dans Pru-
dence) — livrer de lib[S)rare, —
lettri de litt{&)ratus, — merrain
de mat(g)rtamen, — madrier de
mat(&)riarius* 9 — me'nestrel de
minist{&)rialis , — o/fWr de o/RS)-
rere*, — offrande de off{&)renda* t
— oievrer de op(6)rare, -- out?ricr
de op(6)rart'tw. — puree de ptp(e>
rata , — palefroi de parat?(e)re-
dus, — recouwer de recup(S)rare 9
— souffrir de sufft&yrere , — tem-
per de temp(&yrare, — terser de
vert?(6)cartu$.
3° Avec la voyelle I : accointer,
de accogn(i)tare , — accouder de
accttfe(i*fare, — allumer de adtii-
m(l)nare, -- amertume de amar(Q-
tudinem, — amtWde amt'(ci) to-
tem*, — dnter de as(i)nartu*, —
aumaille de an(i)moit'a, — dprete"
de asper(j[)to<em, — arpent de
ar(i)prants , — arfcmseau de ar-
b(6)ricellus , — archal de aier(I)-
chalcum, — arracher de era(dl)-
core, — bonte 1 de fron(I)tatem, —
beaute" de 5eW(i) totem, — bondtr
de bomb (i) tare, — bouger, de 6u-
J(I)eare, — cadastre de cap (I) tan-
trum*, — cadet de cap(i)tettum,
— cuider de cog (ft tare,— cadet de
cap(i) tettum, — cerner de etr(cl)-
ware, — cerneau de ctr(tf)nelluf,
— charmer de carmfljnare, —
charniere de card(I)naria , —
chauffer de cal(&)facere, — cio-
c/ier de clopp(!)care*, — . rfdtwre
de claus{i)tura t — cite* de ct(vl)-
tatem, — chaudiere de cai(I)da-
rta, — clergi de cJer(!)cafu#, —
c/ierte* de car (i) totem , — comU de
com(i)tatu«, — cruaute* de crude-
ly) tatem , — coucUe de cub (i) tata,
— charger de carr(i)care, —com-
mencer de ct*min(i)tt*are, — com-
munauti de communai(i) totem,
— cheptel de cap(I)fate, — ckre-
tiente de christ ian[i)tatem, — c/ie-
vaucher de cabaMfljcare, — 'clarM
de clar(I)tatem, — convolver de
cuptd(I)tare*, — cousin de cuZ(I)
ct'nus, — dompter de dom(I)fare,
— douterde dw6(I)tore, — dortotr
de dorm^tortuwi, — dtmer de de-
y Google
ACC
15
ACC
c(i)mare y — demoiselle de domi-
n(i)cceUa y — damoiseau de domi-
n[t)cellus , — donjon de dom(I) nio-
nem*, — danger de dom(I)nta-
rium*, — e'chauder de earcald}-
dare* , — epancher de eajpand(i)-
corc*, — essaimer de exam(\)nare,
— Scorcher de escor(X)care*, —
itourdir de extorp(I)dtre, — <foet*J-
Jer de em'0(I)tore, — itabiir de
tfa&OQkre, — /ierte* de fer(L)tatem,
— fcoute' de fidel® totem, — fan-
yeux de fam(L)cosus 9 — forger de
fa6r(I)carc. — ficelle de /W(I)ceJto
— ficher de (/tyl)care, — fougere
de JiiOQcarta, — germer de grer-
m(l)nare, — Writer de heredbX)-
tare, — h&ritier de hered(i)larius-
— hideux de histytydosus, — horn-
mage de /iom(I)na(tcum, — hdtel
de /<o*(pi)toie, — entamer de tn-
tom(f)nare, — inimitit de inimi-
(cl) totem, — juger de yu(di)care,
— jauger de qualify care . —
jouvenceau de juuenflQceMt***, —
ftnteau de Wm(X)fettu**, — tomtere
de iuw(I) nana, — loyautt de £e-
0aJ(i)totem, — lointain de Jon#U)-
tormw*, — mdcher de m<w(ii)care,
•— mouture de moi(f)fura, — meu-
nitr de mo/(l)narittfii, — monceau
de mon(ticeitfcm, — na</er cfe na-
v(T}gare, — nommer de nom(i)na-
re, — nouveaute' de novell(i)tatem,
•— narawer de nar(I)care*, — or-
niere de orb(I)tarta, — oiseau de
at?(I)eeMu$, — orfraie de os*(l)-
fraga, — otogre de obs())diaticum,
— porter de pos(l)tare t — peigner
de pcc(tf)nare, — poussin. de
pti/i(I)cenu*, — preacher de pr#-
(di)care, — posture de »os(i)Mra ,
— papauti de papai(iQtotem, —
parcelle de part(i)celto, — pencher
de pend(jQcare, — pinceau de pen-
n(2)citfum, — plonger de p/um-
(bl)care, — ponceau de j>un(l)ccl-
lus, — primauU de prima/(I)to-
em. — pnnctpau/^ de principa-
1(1) totem — privauU de prtt?ai(I)*
to/em, — raetne de ra(dl)ctna, —
royauti de re</a((I)totero, — ron-.
flrer de rum(I)^are, — rdcher de
r<w(I)care*, — rtnceau de ram(\)-
cellum, — repentir de repcm(l)(e^
re, — r&eau de re(lf)ceUum, —
retentir de relinn(I)tore, — rutt-
| xeaw de ri(\t)cellus y — semailles
de sem(I)naha, — counter de *a-
l(t)narius t — soucier de *oM(i)-
cttore, — semaine de *ep(tf)mana,
— jentter de sem(i)tortum, —
saussaie de faJOQceturo , — souder
de *oi(I)dare, — souctotn de su-
o(I)tonettf*, — temer de sem(f)na-
re, — «//ler de sifti)lare, — «a«
rete* de secur{l)tatem, — *an(^ de
*an(I) totem, — toter de tax(I)tore,
— tinter de ttnn(I)tore , — te'moin
de fe*f(I)monuim, — vernir de
vttr(Qntre, vanter de van(I)tore,
— vet'Mer de i?t^(i)tore ? — venger
de i?tn(dl)care, - verdir de rtr(i)-
dare, — verger de vtrGQdtartum.
4° Avec la voyelle : coucher
de coll{<b)care, — corvie de eorr(o>
goto y — etJ^cAe* de episc(6)patus f
— eroMee de tnv(6)toto, — levrier
: de /ep(6)rortti«, — horloge de /io-
r(6)logium, — marbr6 de mar-
1 mfyratus, — poitrine de pec<(6)-
1 rtna*, — potfrati de pect(6)rale,
i -- perstl de petr(6)selinum [tcc-
TpoaeXivov ] , — tournois de tw-
r(6)nen«i«, — vautrer de toW(ti)-
tore*.
5° Avec la voyelle U ; ambler
de amb[ii)lare, — affubkr de a//i-
b(ti)tore, — bailler de baj[x£jlare,
— bdcler de bac(d)tore, — 6ow-
cier de buc{Q)lare, — bnUer de
pefusf(u)tore*, — cailler de coa-
g(ti)tore, — compter de comp(tt)-
tore, — cercler de circ(tt)/ore. —
croiiierdecorot(Cl)tore, — como/ef
de cum (<i) tore, — coupier de co-
p(u) tore, — cintrer de ctntf(tt) ra-
re. — chancir 4© ean(tt)*ire. —
y Google
ACG
16
ACG
einglerde cing(H)lare, — eonter
de comp{xL)tare y — emprunter de
improm(&)tuare, — Wrangler de
$ t rang{vL)lare , — fabliau de fab(u)~
lellus, — filer de fiss{ix)lare, —
fouiller de fodic{H)lare, — /wWer
de uM(ii) tare, — jongler de;oc(u>
lare, — jongleur dejoc(a)latorem,
— tneTerde misc(u)larc, — mon-
ger de mod (tt) (are, — marguillier
de ma<rtca)fariMs, — ourJer de
or(fl)/are, — peuplier de pop(u)-
Jariu**, — ptirir de pisf(a)rt're,
— peupler de pop(u)Zar e, — y>out7-
leux de pedic((i)M)su£, — pirilleux
de pmc(Cl)/osus, — fdcZcr de ras-
c(u)iare*, — miller de rad(u)lare,
— rouJer de ro*(ti)lare t — rtgler
de reg(tl)lare , — *arcltr de sar-
c(u v Jare, — soieiMerdesttc(u)tare,
— sablon de sab(ti)Jon*m, — sem-
bler de s»m(a)Jare, — tanglier de
ttftgt( d){am), — sangler de cin-
<;(u)Jare, — tableau de tab(ti)^-
Jus, — JroubJer d turb(ti)lare, —
trembler de trem{H)lare , — ongf/^e
de un0(ii)Jafa. — r07in de t?i(ttt)-
Unus , — jat'Wir de jac[Xi)lari.
f accolade, venu au seizfr-
me siecle de l'italien ace o lata
(m. s.).
ifccolet* , voy. eol. — Accom-
moder, voy. commode, — D. ac-
commodement.
if ceom pet gnet*, -me*U, voy.
compaction.
if ccomplit*, du bas-latin ac-
complere*, compost forme de la
preposition ad, et du verbe classi-
que complere (accomplir). — D.
accomplissement.
Ve long accentue de complete,
est devenu i en francais (accom-
plir), comme dans aholt'r (anolere) ,
appartenir (adpertineYe), avertir
(avertere), charptr (carpSre) , d'ou ,
charpie), empltr (implere), fleurtr
(florae), jouir (gaude*re), languir
{tanguSre), moistr (muctfre), offrir
(offe-rere*), pourrtr (putrere*), re-
penttr (repoenitere) souffrtr (sunere-
re*), soutentr (sustinere*) tenir (te-
nere). — E latin accentue devient
encore i en francais, so it quand il est
long dans : Alt'se (Alesia), boutique
(apotheca), brebts (vervecem), cire
fcera), complies (compietae), con-
vi (confectus), eglise (ecclesia),
t'vre (tfbrius), loistr (licere), mai-
gn's (macresco), merci (mercedem),
nt (ne), pris (prensus), pousst'n
(pullicenus), parchemtn (perga-
menum), pays (pagensis), pirje
(pejor), pis (pejus), raisin (race-
mus), registre (regestum), six
(sex), tapis (tapetum), venin (vene-
num). plaisir (placere), — soit
quand il est brer, dans : dtx (de-
cern), dime (decima), engin (inge-
nium), 6pice (species), hermine
(Armenia), lis (lego), mi (medius),
nie (nego), prie (preco) . prto? (pre-
tium), souct (solsequium) , Venise
(Venetia), persil (petroselinum, irt-
Tpo<T6>evov), 'ire (legere).
E latin non accentue, ou atone,
devient i en francais quand il est
long, dans : tci (ecce-bic), icelle
(eccilla), issu (exitus*) ? ivraie
(ebriaca), ptneeau (penmcillum),
diner (decanare) , — quand il est
bref dans : ivoire febureus), liv£-
che (ievisticum\ olifant (elephan-
tem), pton (pedonem), scter (se-
care).
Accord, substantif verbal de
accorder (voy. aboi).
Accordcr, du bas-latin aecor-
dare*j derive" de corda (coeurs),
qui signifie propremeot raettre les
coeurs d'accord, les reconcilier. —
Au figure, ce mot a pris en musi-
que le sens de mettre en harmo-
nie, a Tumsson. — D. accordeur,
de'saccorder (disaccord), raccorder
(raccord).
+ Accort, venu au seizieme sie-^
cle de l'italien accorto (fin, avise).
yGoogk
ACC
17
ACC
Accomter , dd bas latin occo*-
tare compose de costa (c6te). —
Accosler signifie originairement,
toucher a la cdte, aborder. — Sur
la persistance de Ys dans accosler,
voir ail mot abime.
ilceotet*, Etymologic incon-
nue. — D. accotement.
Accouche*, derive de couche,
comme aboucher de bouche. — Voy.
au mot couche. — L'histoire de ce
mot est un exemple de ces res-
trictions de sens dont nous avons
parle dans V Introduction . accou-
cher, au douzieme siecle, signifie,
comme I'indique son etymologie,
se mettre en la couche, s'aliter.
Mathieu de Montmorency, dit Ville-
hardouin, accoucha malade , et
tant fut agreve" (aggravatus), qu'il
mourut. Joinville, malade, se
sert de la meme expression : « Et
pour les dites maladies, faccou-
chai au lit malade, en la mi-ca-
rime. » — Accoucher qui, a l'ori-
gine, signifie seulement se mettre
au lit, se rest reign it bientdt au
sens de s'aliier pour cause de ma-
ladie, et plus tard s'aliter pour en-
fanter; et par m6 tap ho re Taction
elle-mSme d'enfanter.
Accowder, du L. accubitare
(venu de cubitus, coude). — Trois
changements ont eu lieu dans ce
mot : 1° la chute de Yi bref atone
qui precede immediatement la
voyelle tomque accub(\)tare , con-
formement & la regie ci-dessus
demontr6e au mot accointer. —
2 a Par cette chute de Yi, b eU mis
en presence, et brusquement rap-
procbes accub'tare, sechangent en
d, accouder. Ce changement de bt
en d, se retrouve dans les mots
suivants : bontfir ( boinbiJare ) ,
coude (cubitus), coudee (cubttata),
gourde (cucurbita), orniere cor-
ruption du vieux franc, ordiere
(orbifaria) , soudain (subitaneus).
— 3*Le changement de u latin en
ou: accub'tare = accouder.
U latin accentue devient on en
francais, quand il est bref dans :
joug (juKum), loup (lupus), od,
(ubi), arbouse (arbuteus), gou/e
(gula), vautour (vulturius) , —
quand il est long par nature, dans :
coucou (cuculus), — quand il est
long par position, dans : boucho
(bucca), boucle (buccula*), bourg
(burgus), bourre (hurra), bourse
(bursa*) , carrefour (quadrifur-
cum), coupe (cuppa), coude (cu-
bitus), cours (cursus),courbe (cur-
va), court (curtusj.croilte (crusta),
deroute (derupta) , aouMe (duplus*) ,
douille (ductilis), ensouple (insu-
bulum), etouppe (stuppa), four
(furnus), fourche (furca), foulque
(fulica*), godt (gustus), goutte
(gutta), gourd (gurdus), gourde
(cucurbita), houppe (hupupa), jour
(diurnum),loura (luridus*), louche
(luscus) , langouste (locusta), lou-
tre (lutra), mouche (musca), moule
(musculus), motU (mustum), ours
(ursus) , outre (utrem), poule (pui-
la), pouls (pulsus), poutre (pulie-
trus ) , pouppe (puppis) , pourpre
(purpura), pousse (pulsa*), res-
cousse (rescussa), rouge (rubeus,
rubjus*), rouille (rubicula*), route
(rupta), roux (russus), soill (satul-
lus), sous (subtus), sourdre (sur-
gere), sourd (surdus), secousse
(succussa), secours (succursus*),
souple (jupplex), souffre (sufiero),
tour (turris), tourbe (turba), tourd
(turdus), toux (tussis), trouble
(turbulo).
U latin non accentue ou atone,
devient ou en francais, quand il
est bref, dans : couenne (cuten-
na*), couver (cubare). coucou (cu-
culus) , gouverner (gubernare),
gouvernail (gubernaculum), jou-
venceau (juvenicellus) , secouer
(succutare *), sou vent (subinde),
y Google
ACC
18
ACC
— quand il est long par nature,
dans engloutir (inglutire), pou-
pee (pupata *) , glouton (gJuto-
nem, — quand il est long par po-
sition, dans: aj outer (adjuxtare*),
bouclier (buccularius *) , bouger
(bulicare*). bourrique (burrica*),
couette (culcita*), courir (currere) ,
courtier (curatarius*), douter (du-
bitare), 6tourneau (sturnellus*) ,
fourneau (furnellus*), fouler (ful-
lare*), foulon (fullonem), jouter
(juxtare*),nourrir (nutrire), nour-
risson (nutritionernj, poulain (pul-
linus) , pourpier (pullipedem) ,
pourrir (putrere*), poussif (pulsa-
tivus*), pousser (pulsare), recou-
vrer (recuperare) , routine (rup-
tina *), soudain (subitaneus *),
souvenir /subvenire), sourire (su-
bridere*), soumettre (submittere),
secourir (succurrere *) , souffler
(suf flare), souffreteux (suflractus*) ,
souffrir (sufferere*), soulager (sub-
leviare *), soulever (sublevare),
souiller (suculare*), soupcon (sus-
picibnem) , soupir (suspirium),
soupirail (suspiraculum) , sourcil
(superciiium) , soutenir (sustinere) ,
souterrain (subterraneus) , sou-
verain (superanus *) , tourtereau
(turterellus) , tousser (tussire),
tournois (tuionensis) , troubler
(turbulare).
Aceoupler , voy. couple. —
D. accouplement.
Accourcir, voy. court. — D.
raccourcir.
Accouri* ,du L. accurr ere (cou-
rir vers) , compos6 du verbe currere
(courir). — Currere ayant la p6-
nultieme breve, et Paccenttonique
sur u, doit donner non pas courir,
mais courre (reste* dans le terme
de venerie, courre le cerf). II y a
eu ici un deplacement fautif de
l'accent latin, deplacement qu'on
retrouve aussi dans gemere, quae-
rere % fremere, qui ont donn6 dun
■ c6t6 les formes r^gulieres geindre,
I querre^ freindre, — de Pautre les
formes irregulieres frtmir, quirir,
ge'mir, cependant ce deplacement
! de l'accent tonique n'est point le
fait du francais; il remonte au latin
l rustique qui a cdte des formes
: proparoxytones gemere, quaerere }
\ fremere, currere, avait ct66 des
I formes oxytones en ire, et disait :
gemire, quaerire, fremire, currire
I (on a trouve gemtre pour gemere
dans une inscription decouverte k
Vienne, en 1860), d'ou sont venus
I courir, frtmir, ge'mir, que'rir. —
• Ce fait explique du mfime coup et
| justifie la formation des 15 verbes
; suivants, accentues en latin sur
I l'antep6nultieme, et en francais sur
| la penultieme : agir (agere), con-
i struire (construere) . de'truire (des-
truere), fouir (fodere), enfouir
(infodere), envahir (invader e),
faillir (fallere), gesir (jacere), ra-
vir (rapere) , trahir (tradere) , vo-
mir (vomere), avertir (avertere),
convertir (convertere) , flechir (flec-
tere), r6gir (regere). — Plusieurs
de ces mots, agir, rigir, semblent
modernes et d origme r6cente ; il
n'en estrien, car ils auraient donnS
non pas agir et rigir, mais ager
(agere) , riger (reger.e) , comme
imprimere a donne impirimer, et
tixere tisser.
Sur le changement de u latin
(accurrere) en ou (accourir), voir
au mot accouder.
Accow t t»e»», ,Jccou< n e m e»<,
etymologie inconnue.
Accottttimer , if ccowftt-
tnoMce, voy. coutume.
Aecredlter, voy. credit.
Accrocy substantif verbal (voy*
abot), de ace roclwr comme raccroc
Pest de raccrocher.
Accrochcr. voy. croc
Accroire, au L. accredere (a-
j outer foi). — Accredere & subi trois
y Google
ACC
19
ACC
changements saccessifs pour arri-
ver au francais : 1° ll est d'abord
devenu accred're par la chute re-
guliere de la voyelle e penultieme
breve (voyez cette regie au mot
attendre). — 2" Par cette chute de
Ye latin, d et r mis en presence,
(accred're) se chaogeant en r (ac-
croire), comme dans carftme
(quadragesima),chaire (cathedra), '
croire (credere), conclure (conclu-
des), d6sirer(aesiderare),exclure
(excludere) , occire (occidere), i
quarante (quadraginta), raire (ra-
dere), fire (ridere). — 3° e latin .
devient oi (accred're = accroire) . !
E latin accentue devient ot enfran- |
cais quand il est long par nature j
dans: avoir (habere) , avoine (ave- 1
na), cot (quietus), choir (cadcre),
chaloir (calere) , doulotr (dolere) ,
devoir (debere), espotr (sp«res) ,
fotre (fcriae), hotr (heres), lor le-
gem), manotr (mancre), mouvoir
(movere),mot (me),palefroi(para-
veralus), pleuvot'r (pluere), pou-
votr (potere*) , rot (rcgem) , seoir
(sedere), sotr (serus), sot (se), soie
(seta), tot (te) , totle (telum) , trots
(tres),votle (velum), valotr(valere),
voit (videre) , voulotr (volere*) , —
quand il est long par position dans
croire (credere), croCtre (crescere),
droit (directus) , etoile (stella),
mot's (mensis), motsson (messio-
nem), potds (pensum) , poele (pen-
sile) , privots (privensis*) , totse
(tensa), toit (tectum). — II n'est
pas inutile de rapprocher de ces
formes falloir (fallere), savoir (sa-
pere), et les verbes en ....cevotr
(recevotr, concevoir, decevoir, etc.,
de recipere, concipere , decipere) ,
qui accentu6s en latin sur Pantfe-
penultieme, ont deplacS l'accent
sur la penultieme en francais ; cette
erreur remonte sans douieau latin
rustique
£ latin inaccentu6 ou atone de-
vient ot en francais, quand il est
long dans loyal (legalis), loyaute
(legalitatem), pottrine (pectorina*),
pottrail (pectorale), royal (regalis),
royaute (regalitatem), royaume (re-
galimen*), soixante (sexaginta),
voiture (vectura), — quand il est
bref, dans: doyen, (decanus), noyer
(necare).
Dans un grand nombre de mots,
tels que paraitre (parescere), fai-
ble (flebilis), crate (creta), taie
(theca), lisais (legebam), qui sont
dans notre ancienne langue pa-
roitre, lisois, foible, etc., Ye latin
est devenu ai francais en passant
par la diphthongue oi.
ifcct*o»*t*e, du L. accrescere
(croitre) a subi quatre changements
pour passer au francais : 1" Chute
reguliere de Ye penultieme bref
(voyez cette regie au mot attendre);
accrescere devient accrese're —
2° Entre s et r ainsi. rapproches,
intercalation euphonique d une den-
tale : accres're =accre$-t-re, comme
dans ance'tre (antecessor), altre
(asser), croftre (crescere*), con-
nattre (cognoscere), coudre (con-
suere), etre (essere*), naitre (nas-
cere) y pattre (pascere), paralfre
(parescere), tistre (tixere). — 3°
Changement de e latin en ot (qui
a ete 6tudi6 au mot accroire), ac-
cres're ou accres-t-re devient ac-
croisfre qui est la forme du vieux
francais. — 4° Ce vieux francais
accroistre perd Ys (comme on l'a
vu au mot abime), le remplace
par un accent circonflexe , et
donne la forme moderne atcroitre.
Accroupir, voy. croupe.
AccueiM) substantif verbal de
accueiUir (voy. abot).
Accueittir, du bas latin accol-
ligere* (reunir, rassembler), derive
du verbe classique colligere (re-
cueillir) — Accolligere a subi trois
changements pour arriver au frau-
y Google
ACC
20
AGH
cais : 1° Ye latin ]>enultieme bref a
disparu, conformement a la regie
demontree au mot attendre ; ac-
collig(e)re est devenu accottic/re. —
2° Par cette chute de l'e latin, g et
r etant mis en presence se sont
changes enr (accolhc;Ve= accueil-
lir), comme dans entiere (inteora) , '
flairer (frac/rare) noire (nigra), |
pelerin (pereprinus) , paresse (pi- i
oritia), cueillir (colho're), eiire
(Slic/'re) , frire (frip're), lire (lec/'re).
— 3° Vo deaccollig'ere est devenu
ue: accolligere=accueillir, comme
dans cueillir (colligere) , ecueil
(scopulus), cercueil (sarcopha-
gus.) : J
En vieux francais, le son ue est
dans certain cas Pequivalent du
son eu, ceu ; ou nous disons bceuf,
deuil, meute, cceur, le vieux fran-
cais disait buef, dueil, muete,
cuer 9 mots qui elaient prononces
d'ailleurs comme ceux d'aujour-
d'hui ; cette transformation de buef
en bceuf, de cuer en cceur, nous '
montre qu'accolligere ayant donne
accueillir, a l'originedela langue,
ce mot devrait 6tre ecrit aujour-
d'hui accceuillir, conformement a
la prononciation logique.
Quant au changement de o latin
en eu, ou en ses equivalents eu,
ceu, votci les cas ou il se rencon-
tre. latin accentue devient en
francais eu, ceu, quand il est bref
dans': bceuf (bovem), queux (co-
quus), cceur (cor), deuil (dolium*),
feu (focus), feuiile (folium), jeu
(jocus), lieu (plus correctement en
vieux francais leu, locus), meule
(mola), Meuse (Mosa), neuf (novus
neuf (novem) . preuve (proba) , sceur
(soror), seuil (solea), veux (volo) ;
— quand il est long par position
dans ailleurs (aliorsom), aveugle
(aboculus*), ceuvre (opera), peux
Eossum), peupie (populus), meu-
le (mobihs), ceil (oculus), treuil
torculus) : — quand il est long par
nature dans heure (hora), emeute
(emota), fleur (florem), leur (illo-
rum), meute (mota), mceurs (mo-
res), neveu (nepotem), nceud no-
dus), prieur(priorem*),ceuf (ovum),
queux (cotem), seul (solus), sei-
gneur (seniorem), vceu, (votum) —
couleur (colorem), douleur (dolo-
rem), douceur (dulcorem) , pasteur
(pa si o rem), et tous les suffixes en
eur (voir au motatoreur), — amou-
reux (amorosus*) et tous les suf-
fixes en eux (voir au mot amou-
reux)
latin non accentue ou atorie,
devient eu. quand il est bref, dans r
demeurer (demorare), jeudi (jovis-
dies) , — quand il est long, dans :
pleurer (plorare) , meunier (moli-
narius), peuplier (popular! um).
ylcettlef, voy. ciU,
Accumuler, du L. accumulate
(entasser). — D accumulation.
Accuser, du L. accusare (meme
sens). — D. accusation, -attur,
-atif
Acerbe , du L. acerbus (aigre)
— D. acerbiU.
if eeVet* , garnir le fer d'acier,
pour rendre un instrument plus
tran chant. — Ace'rer vient non
pas de la forme moderns acier,
mais du vieux francais acer qui est
la forme primitive de ce mot (voyez
acier) : ace'rer est venu de acer,
comme ulcerer de ulcere.
Acetate, Aceteux, Aeetl-
que 9 mots savants tires du L. ace-
tum (vinaigre).
Achalamder, voy. chaland.
Acharncr , du bas latin acar-
nore*, tire de carnem (chair)*
comme decarnare ( decharner )
qu'on trouve dans Vepece. —
— Acharner, avait a Forigine,
comme acarnare, le sens de don-
ner aux chiens, aux faucons, le
goat de la chair, par suite exciter,
y Google
ACH
21
AGH
irriter les chiens, ou les faucons.
Ge mot , qui est dans le principe,
unterme ae cbasse, s'etendit bien-
t6t au sens d'irriter en general.
Sur ces extensions de sens, voy.
p. XXI.
Au point de vue philologique, il
faut signaler dans acharner, le
changement du c latin en ch (acar-
nare) .
C latin (ordinairement dur), de-
vient ch francos, — 1* au com-
mencement des mots dans: champ
(campus) , chance ( cadentia * ) ,
chaine (catena), chef (caput), c/iair
(caro),chevre(eapra),chien (canis),
chose (causa), champgtre (campes-
tris) , champion (campioneoi *) ,
chicoree (cichoreum), chenal (ca-
nalis), chape (cappa) chapeau
(capellum*) chapelle (capella*),
cheptel (capitale) , charnei (carna-
lis), charnier (carnarium), chaire
(cathedra, chaloir, (calere), chalu-
meau (calamellus) , chaleur (calo-
rem), chambre (camera), chancel
(cancellus), chanceler (cancellare*),
chancir (canutire), chancre (can-
cer) chandelle (candela), changer
(cambiare *) , chainoine (canonicus),
chanson (cantionem *), chantre
(cantor) , chanter (cantare) , chan-
tier (canterium), ihanvre (canna-
bis), chapeler (capulore), chapiteau
(capitellum), chapitre (capitulum),
chapon (caponem*), char (carrus),
charger (carricare), charbon (car-
bonem), c?iardon (cardonem*),
chorrier (carricare) , chert6 (carita-
tem), charme (carmen), charm e
(eirpmus) , charniere (cardinaria*,
charpentier (carpentanus), charpie
(carpere * ) , charrue ( carruca ) ,
chartre (career), chasse (capsa),
chasser (captiare*), chaste (castas),
chasuble (casibula*) , chat (catus*),
chataigne (castanea), chateau (cas-
tellum), chignon (catenionem*),
chatier (castigare) , chatouiller (ca-
tulliare*), chatrer(castrare), chaud
(calidus), chaud i ere (ealdaria*),
chauffer (calefacere*),* chaume
(calamus ) , chausse ( calceus) ,
chaussee (calceata*), chauve (cal-
vum) ? chaux (calcem), chef (caput),
chemin (cammus), cheminee (ca-
minata*), chemise (cam i si a), che-
nal (ca nalis), chenil (canile), che-
nille (canicula *) , chenu (canutus) f
cheptel (capitale) , cher (cams),
cherte (caritatem), chere (cara),
chercher(circare) , ch6tif (captivus),
cheval (caballus) , chevaucher (ca-
baliicare), chevecier (capicerium*) ,
chevetre (capistrum) , cheveu (ca-
pillus) cheville (clavicula), chevre
(capra) , chevreuil ( capreolus") ,
chez (casa). chien (cams), chicne
(ciccum), chiche (cicer), choir (ca-
dere), chose (causa) , chou (caulis);
— 2° au milieu des* mots dans :
arche (area) acharner (acarnare*),
coucher (collocare), chevaucher
( caballicare * ) , chiche ( cicer ) ,
duche (ducatus), decharner (de-
carnare), decheance (decadentia),
duchesse (ducatissa*), eche (esca),
echeance ( excadentia * ) , echelle
(scala), echevin (scabinus}, ecor-
cher (excorticare*) , enc/ievfitrer
( incapistrare ) , epancher ( ex-
pandicare*) , farouche (ferocem),
fourche (furca), grieche (graeca),
marche (mercatum), marchant
(mercatantem *). macher (mas-
ticare), manche (manica), man-
chot ( mancus * ) , mechant (mi-
nuscaaentem*), miche (mica),
mouche (musca), pecher (piscare) ,
pencher ( pendicare * ) , perche
(pertica), perche (perca), perven*
the (pervinca), planche (planca*),
{>orcher (porcarius), pouhche (pul-
ica*), pitcher (praedicare) , tanche
(tinea).
Achut, substantif verbal (voy.
aboi), tire duvei be achater, forme
ancienne de acheter (voy* ce
y Google
ACH
22
ACH
mot). — Achat vient d'oc/iater,
comme 4clat de tcldter.
ilehe/du L. apium (ache). —
Sur le changement de pi (apium)
en cfc (ac/ie), voy. abreger.
Achcminev , if chemitte-
men^ voy. cfcemin.
Acheier, du bas-latin accap-
tare (acquerir), compose du latin
classique captare (prendre). Le
provencal dit acaptar, — le vieux
francais disait achater (d'ou achat) y
plus anciennement acaler (Frois-
sard dit oc/iapter), formes qui con-
firmed toutes la derivation de ac-
captare.
Pour aller de accaptare a ache-
ter t nous trouvons trois change-
ments philologiques. 1° cc latin
(accaptare) devient ch (ac/ieter),
comme dans : boucJie (bucca), ba-
chelier ( vaccalarius * ) , bfic/ie
ibecca), broc/ie (brocca*), cloche
chlocca) , ehiche (ciccum), mcu-
cher (muccare*),p6cft6(peccatum),
secfte (sicca), sicker (siccare), va-
che (vacca). 2° pt (acaptare) est
devenu t (acheter), comme dans :
chltif (captivus), alroute (derupta),
Icrit (scnptus), route (rupto*), rou-
tine (ruptina*), rofure (ruptura*),
confer (compare), hdte (hospi-
tem), h6(el (bospitale). Ge change-
ment de pt en t, n'est point propre
au francais, il avait deja lieu dans
le latin populaire , et Ton trouve
dans plus d'un document duv«sie-
cle et du vr* scriius pour wriptu*,
cativus pour caption*, etc.... Le
francais n'a fait ici, comme dans
la pfupart des cas, que developper
une tendance anterieure. — 3° a
accaptare est devenu e (acheter).
A latin accentue" devient e en fran-
cais quand il est bref , dans : assez
(adsatis). chef (caput), de* (datus),
me (faba), gue* (vodum), greffe
graphium*) ,lez (latus), mer (mare) ,
seve(sapa) cnez (casa); quand ilest
long par nature dans ai mer (amare) ,
et dans tous ies verbes de la pre-
miere conjugaison latine), autel
(altare) , altee (alacrem) , amer
(amarus), bid (blatum*), clef(cla-
vis), cher(carus), grd (gratum),
muguet (muscatus*), nef (navis),
nez (nasus), pelle (pala), pre* (pro-
turn), poele (petalum), quel (qua-
lis),rez (rasus),sel (sal), tel (talis),
voyelle (vocalis); quand il est long
par position dans frere (fratrem),
me>e (matrem), le*vre (labrum),
gueret(vervactum), orfe'vre (aunfa-
brum),pe>e(patrem) , serpe(sarpa),
tre*s (trans). A latin non accentue
ou oeonedevienteenfrangaisquand
il est bref dans ; 6meraude (smo-
ragda) , forteresse ( fortalitia " ),
fle*au (Oogellum), grever (gravare),
ge'sir (jacere), lezard (lacertum),
orphelin (orphaninus*) , parchemin
(pergamenum); quand il est long
par nature, dans feu (fatutus*),
grenier (granarium), ferenouille
(ranuncula) palefroi (paravere-
dus), pre*au (pratellum), senev6
(sinapim) : quand il est long par
position, dans: acheter (accaptare),
ecouter (ascultare*), essieu (axi-
culus) , cercueil (sarcophagus),
hermine (Armenia), merrain (mo-
teriamen), jeter (jactare) — Voir
au mot acharner, d'autres exem-
| pies de la transformation de a la-
! tin en e par le changement de ca
latin initial en che, tels que ca-
j minus (c/iemin) , canalis (che-
nal), etc....
i ifclbevet*, venir a bout, ou,
comme on disait au moyen age :
venir a chef (au sens du latin ca-
put, fin. Chef a donne* a-chev-er,
non a-chef-er, et les deux lettres f
et v sont ici dans le meme rapport
1 que dans acti/" et activer, captif et
captiver, ner/ et Inerver, grief ei
grever, neuf et innorer, relief et*
i relever, sau/ et sauver, naif et
y Google
ACR
23
ADJ
naiuete. nef et navire, bref et bre- ;
vet, chef et chetet, serf et semr.
Achoppementf voy. chopper.
Achromatlque , voy. chrome.
Aclde, du L. actdus (aigre). — ,
D. aciditi. — Acidule du L. aci-
duZttf (aigrelet), d'ou octdwter.
if der«, du bas latin ariarium
tire lui-mfime de act'e« (traDchant
de Tepee). V oy. acerer. — Sur le
changement du suffixe arium en
ter dans ociarium, voy. au mot
dnter. |
Acolyte, duL. acolythus (clerc
qui accompagne le pretre a l'au- I
tel), du grec axo>ov8o$ (suivant). '
Acenlt, du L. aconitum. j
ifeogMmnef 9 voy coquin.
Acoustlque , du grec axoua- {
Ttxo;, de axouto (entendre).
Acqwerir , du L. acquirere (se !
procurer). — Sur le deplacement
de l'accent latin, voir au mot ac-
courir — Sur le changement de e
latin (acquirere) en i (acquerir),
voy. accomplir.
Acqtiet (en langage juridique
biens acquis), ancien francais ac-
quest, au bas latin acquistum
m§me sens v contraction du latin
acquisitum (acquis). — Sur la
chute de Ys et sur son remplace-
ment par un accent circonflexe,
voy. abime. Sur le changement du
participe acquisitum en substaatif,
voy absoute.
Acquit seer , du L. acquiehCere
(consentir). — D acquiescement.
Acquisition, duL. acquisition
nem.
Acquitter. du bas latin acquit-
tare j compose de ad et quittare
(temr quitte) ; voy. quitte. — D.
acquittement , acquit (substantif
verbal).
jfei-e, mesureagrairejd'origine
?;ermanique ; acre vient du bas
atin actum, et celui-ci du gothi-
que akr* aUemand acker (champ).
Acre, du L acris (aigre).—
D. dcrete*.
Acrlmonle , da L. acrimonia
(aigreur).
Acrobate 9 du grec &xpo6dTTj;
(qui marche sur la pointe du
pied).
Acroatlche, du grec axpoa-
tixov (commencement de vers).
Acte , du L. actus (action).
Acteur , du L. actor (qui agit)
— D. actrice, du L. actrix.
Actir, du L. activus (m. s.).
— D. activity.
Action , du L. actionem (meme
sens). — D. actionner, action-
naire,
Actuel, du L. actualis (qui
s'effectue, qui a lieu). — D. ac-
tuality.
Acuponcture , de punctura
(piqure), et acus (aiguille).
Adage, du L. adagium (pro-
verbe).
f Adagio , terme de musique.
de Titalien adagio (lentement, a.
Taise).
Adapter, du L adaptare (ap-
proprier) .
Addition, du L. additionem
(m. s.). — D. additionnel, -er.
Adepte , du L. adeptus (initio,
qui a acquis la science) .
Adherer, duL. adhaerere (fitre
attache). — D. adherence, adhe-
sion.
Adieu , voy. dieu : locution
elliptique pour : je vous recom-
mande a Dieu, soyez d Dieu.
Adlpeux, du L. adiposus (grais-
seux).
Adjacent, du L. adjacenten
(situe pres).
Adjectlf, du L adjectivus (qui
s'ajoute)
Adjoindre ? du L. adjungert
(ajouter). Sur le changement de
jungere en joindre, voy. ce dernier
mot.
y Google
ADJ
24
ADM
Adjonetlon , du L. adjunctxo-
nem (addition).
f Adjudant, \enu de I'espa-
gnol ayudante (aide de camp) , et
refait sous [Influence du L. ad-
jutantem, aidant qui est I'original
du mot espagnol
A<tjuge* 9 du L. adjudicate
(meme sens). 11 faut noter dans
ce mot deux changements philolo-
giques tres-importants. 1° Vi bref
atone qui precede immediatement
la voyelle tonique, adjud(\)care
disparait conformement a la regie
donnee au mot accointer, et le mot
devient adjud'care. — 2° Le chan-
gement du c latin en g : ad-
jud'care devient adjud'gare puis
adjuger ; c dur est ici devenu
g comme au commencement des
mots dans : gonfler (conflare), gras
(crassus), grotte(crypta), girofle(ca-
ryophyllum), ge6ie (caveola), ger-
cer (carptiare * ) , galle (callus*),
galoche (calopedia *), gamelle (ca-
mella), glaire (clarea *) . gobelet
(cupelletum *), gouffre (x6X7to;),
goiie (xoXno;), glas (classicum),
pars (carduus), pond (contus),
gourde (cucurbitaj, grelot (crota-
lum *), grille (craticula*), gueux
(coquus), — comme au milieu des
mots dans . aigre (acris), allegre
( alacrem), bouger (bulicare *), aigu
facutus), cigue (cicuta), muguet
(muscatus *), narguer (narricare *),
aiguille (acucula*), cigale (cica-
dula*), cigogne (ciconia), figue
(ficus), langouste (locusta), maigre
(macrum), maigris (macresco), mi-
graine (^fxixpavia), manner (man-
ducare), piege (pedica), serge (se-
nca), venger (vindicare), vi^uier
(vicarius), berger (vervecarius),
cngraisser (incrassare), engrener
(increnare), cleroe ( clericatus ) ,
charger (carricare), former (fabri-
care), juger (judicare), jauger
(qualificare), marguillier (matri-
cularius), ogre (orcum), dragon
(draconem), fangeux (famicosus),
fougere (filicaha "), plonger (plum-
bicare*), vergogne (verecundia).
— Avec un c doux dans fagot ae
facem (Diez).
Ce changement de c en g re-
monte plus baut que le francais;
il avait deja lieu dans le latin
classique, aux temps les plus an
ciens : les Romains disaient nego-
tium pour nec-otium, gobius (de
xo)6i6;), grabatus (de xpd6ato^) r
gummi (de x6(ipii), gubernator (de
xugspv^xri;), au lieu de cob\us x
crabatus, cummi, cubernator qui
eussent ete les formes regulieres
(x correspondant en latin non a g,
mais a c dur). — Le latin vulgaire
continua cette tendance, et apres
lui le bas-latin , on trouve grassus
pour crassus, grupta pour crypta.
vigarius pour vicarius, malrigu-
larius pour matricularius, voga-
tor pour vocatur, dans les textes
merovingiens; et le francais ne fit
que developper, ce mode de per-
mutation, comme le prouventtous
les exemples cites plus baut. —
3° Adjud'care, devenu adjud'gire
subit un dernier cnangement :
tandis que le provencal dit jutjar
pour judicare, et conserve la den-
tale latine, le francais la perd, et
ne dit pas judger, "mais juger, —
Sur cette chute de la premiere des
deux consonnes voir abrtger.
Derives savants de adjuger: ad-
judication du L. adjudtcalio.
Adjure r, du L. adjurare (con-
jurer). — D. adjuration.
Adtttettre, du L. admittere (re-
cevoir). Ce mot a subi deux chan-
gements : 1° admitt{e)re s'est
contracteen admitVre par la chute
reguhere de Ye penultieme bref
(voir au mot attendre). — 2° od-
mitfre est devenu admettre par le
changement de i latin en e, chan-
y Google
ADM
25
ADO
gement qui n'est point le fait du
francais, et remonte au latin vul-
gaire. On trouve dans Quintilien
magester et leber pour mayister et
liber; dans les inscriptions mzreto
pour meritoj fescum pour fiscum ;
dans les chartes du septieme siecle
fedem, vecem, menime, decto.fer-
mare y vertute, selva pour fidem,
vicem, minime, dicto, firmare, vir-
tute, silva, dans Isidore de Seville,
perula. aresta, pour piruJa, arista.
Le francais a continue cette ten-
dance et change en e, — i latin
1° accentuS, quand il est long par ,
position dans : aisselle (axilla), !
arbal£te (arcubalista) , are*te (arts- ,
ta), cercle (circulus), cheve*tre (ca- ,
pistrum), cr£pe (crispus), cendre
(ctnerem), cep (cippu*), cre'te
(crista), cet (eccistum), de* (did us.
Loi salique), elle (ilia), en (inde) ,
ensemble (insimul), etincelle (scin-
tilla), 6ve*que (episcopus), fesse
(fissa), ferme (firmus). fend re
(findere), gen^t (genistum), herse
(hirpicem), icelle (eccilla), lettre
(littera), liveche (livisticum), me>
che (mt/xa) , mettre (mittere) ,
messe (missa), net (nitidus) , perle
(pirula), pervenche (pervinca),
semble (stmulo), souvent (subin-
de), sec (siccus), tonnerre (toni-
tru), trefle (trifolium), trente (tri-
ginta), tresse (trichea*), verd
(viridis), verge (virga), verre (vi-
trum), vesce (vicia).
2° / latin inaccentue" ou atone,
quand il est long par nature, de-
vient e dans : carrefour (quadri-
furcum), delayer (dilatare), deluge
(diluvium), devin (divinus), demi
(dimidium), deviser (divisare),
premier (primarium), — quand il
est long par position, dans : asse-
ner (asstgnare), chercher (eircare),
cerceau (circellus), cerner (circi-
nare), cerneau (circinellum), com-
mencer (cumioitiare*), errer (tte-
rare), eve*ch6 (eptscopatus),fermet
t firmare), felcr (fissulare), meler
(misculare), marguillier (matrtcu-
larius), message (missaticum),
merveille (mirabilia)-, nettoyer.
(nitidicare), ptfeher (ptscare), pe*-
trin (pistrinum) , pepie (pituita),
retentir (retinnitare). sembler {si-
mulare*), velouis (vtllosus*), ven-
dange (vindemia), venger (vindi»
care), verger (vtridarium *), vehicle
(vitriculus*), vernir (viirinire),
vertu (virtutem), vertueux (virtu-
tosus*), — quand il est bref dans:
appartenir (adpertinere), beton
(bitumen), besace (bisaccus), brie-r
vete (brevitatem)concevoir (couci?
pere), ennemi (inimicus), fausset6
(falcitatem),geant (gigantem), gd-
sier (gigerium), mener (minare),
menu (minutus), menace (mtna-
tiae), metier (ministerium), me-
nestrel (ministerial is), menuiser
(minutiare), peler (pilare), pelote
(pilota), percevoir (percipere), em-
peser(imptciare*), presence (prae-
sidentia), recevoir(recipere), sene-
ve (sinapim) , soutenir (sustinere).
Admlnlstrer , duL. adminis?
trare (diriger). — D. administra?
teur, -ation, -atif.
Admirer, du L. admirar*
(m. s.). — D. admirable-ateur
-atif-ation.
Admoneatatlon, du bas latin
admonestatio (avertissement), sub?
stantif du verbe admone stare, for^
ms* de admonestum corruption dij
participe regulier admonitum de
admonere.
Adolescent, du L. adolescent
(qui grandit). — D. adolescence.
Adonnew, voy. donner.
Adopter, duL. adoptare (choir
sir). — D- adoption, adoptif.
Adorer, du L. adorare (prier).
— . D. adoration ,adorateur, -able,
Adosser, voy. dos
Adoucii* , voy. doux,
y Google
AFF
26
AFF
- Adragunt, corruption du grec
TpayaxavOa (tragacanthe).
. Adresse, subslantif. verbal de
adresser (voy. aboi). |
Adwettew, voy. dresser, !
Adroit, voy. droit. \
Adnler, du L adularx (flatter).
— D. adulation, adulateur.
. Adulte, du L. adultus (qui a
grandi).
. Adultere, duL adulter (mfime
sens). — D. adult&rin. i
Advenir, duL. advenire (arri-
ver).
Adventiee, du L. adventitius
(etranger) , I
Adverbe, du L. adv erbium. \
Adverse, du L. adversus (op- i
pose).— D. adtersaire, adversiti. '
Aerer, du L. aerare (m6me \
sens), composer de a'er (air), quia
forme les composes savants aerien, '
atriforme, etc .
Aerollthe, du grec dtf p (air) et '
XOo; (pierre) |
Aeronaute, du grec &rjp (air),
vauTTjc (navigateur). ,
Aerostat, du grec i^p (air), et
<rcaxo; (qui se soutient).
Affabllite, du latin affabili- ,
tat em.
Affable, du latin affabilis (dont
l'abord est facile). — On remar-
quera que le suffixe latin abilis,
qui est accents sur l'antepenul-
tieme, s'est contracte en able. Cette
contraction est parfaitement regu-
liere, et conforme a la loi de l'ac-
cent latin, qui veut que tous les
mots de cette classe, perdent leur
penultieme breve en passant au
irancais (voir au mot able), te-
moin : agrea&fe (agreabtlis), amio-
ble (amicabilis), capable (capabi-
lis), coupa&fe (culpabtlis, etc. (Je
ne parle point icicles mots savants
qui disent abile, non able, comme
habile dehabilis; j'ai indique dans
{'Introduction de ce livre, les mo-
tifs de cette exclusion.) Le francais
emploie le suffixe able a former de
nombreux adjectifs tir6s surtout
desverbes; altaquer, durer, man-
ger, etc., il forme attaquable,
durable, mangeable, etc II n'a
fait, en cela, que continuer en la
developpant une tendance tres-
prononcee dans les dermers sie-
cles de l'Empire, tendance qui
poussait les Romains a lifer des
verbes telsqu'a/jfir mare, ventilare,
etc. , les adjectifs affirmant /is,
xentdabilis, que Ton trouve dans
le grammainen Virgilius.
Affudir, voy. fade. — D. aflfa-
dissement.
Aflaibiir, voy. faible. — D.
affaibkssement.
Affaire, ce mot que notre an-
cienne langue ecrivait pluscorrec-
tement afaire, est un substantif
compost de d et de faire. — D.
affair i.
Affais&ew 9 voy. faix.— D. a/-
faissement.
Affutner, voy. faim.
Artec ter, du L. affectare.—D.
affectation.
Affect Ion, du L affection (ten-
dresse). — D. affectueux, du L.
affectuosus.
Afferent, du L. afferentem
(qui contnbue).
Affewtnew, voy. ferme.
Affewmiw, voy. ferme — D.
affermissement.
Affete, Afleteric, derives de
l'ancien verbe affe'ter, qui vient
du L. affectare. — Le ct latin (af-
fectare) s'est ici reduit at (affeter),
comme dans jeter (jacfare) , roter
^ructare), fretiller (fractillare *),
elique (hecfiquus), ou comme a la
fin des mots dans effet (effect us),
edit (edicfum), gueret (vervactum),
lutrin ^lectrinum), maudit (ma-
ledicfum), flot ( flue t us), prelet
(perfecAim), projet (projectum),
y Google
AFF
27
AFF
trajet (trajectiim), benit (bene-
dictum), conflit (conflictus) , con-
tra* (contractual), delit (delictum),
elite (electa), reflet (reflectum),
rot (ructus), — d6funt (defunc-
tum). — Dans un certain nom-
bre de mots, tels que oint
(unctum), point (punctum), joint
(junctum), saint (sanctum), plainte
(plancta*), peint (pinetum*) ; en-
ceinte (incincta), cintrer (cractu-
rare), teinture (tinctura),le ct latin
a disparu, mais en reagissant sur
la voyelle prec6dente par l'adjonc-
tion (Tun i. — Le changement de
ct en t, remonte au latin vul-
gaire, qui disait maleditus pour
maledictus; mais ll n'etait point
inconnu au latin classique qui di-
sait sitis, artus, fultus 7 au lieu
de sictis, arctus, fulctus.
Affichcj substantif verbal de
afficher (voy. aboi).
A/ficher, voy. jicher.
■\ Affflde , venu au seizieme
siecle de l'italien affidato.
AfMer, voy. fil.
AffHier , du L. adfiliare (pren-
dre pour fils). Le mot doit remon-
ter assez haut dans la latin ite,
puisqu'on lit dans Garus: « De
adoptivis hoc est Adfilialis. » —
fitre affiiie a une corporation , est
proprement etre re§u comme un
des membres, des fils de cette cor-
poration. — D. affiliation.
Afltner , voy. fin. — D. rafli-
ner, eur, -erie.
Afflnlte , du L. affinitas (res-
semblance).
Afflrmer, du L. affirmare
(certifier). — D. affirmation, -atif.
Afliewret*, voy. Ueur.
AMIger, du L. affligere (tour-
menter) — D affliction.
Affluer, du L. affluere (couler
vers). — D. affluent, -ence.
AffoUevf voy. fou. — D. raf-
foler.
Affottage , droit de couper du
bois dans une forSt : le latin focus
(voy. feu) donna le verbe focare*
(allumer du feu), d'ou le compost
affocare, qui donna par le suffix*
aticum un derive aflocatiam
(droit de chauffage). Pour passei
au latin au francais, affocaticum
a subi trois cbangements.
1° Le suffiie aticum (affocati-
cum) est devenu age (aflbuage),
voir 1'expose de cette regie au mot
dge ;
T Le c medial de affo{c)aticum
a disparu dans affou-age, comme
dans allouer (allocare), amiable
(amicabilis), assurer (assecurare) ,
avoue* (advocatus), charrier (carri-
care), communier (communicare),
delie (delicatus), doyen (decanus),
doyenne (decanatus), dedier (dedi-
care), employer (implicare), en-
rouer (inraucare*), essuyer (exsu-
care), festoyer (festicare*), fouace
(focacia*), fouage (focaticum*),
foyer (focarium), frayer (fricare),
gourde (cucurbita), jouer (focare),
louer (locare), lice (lycisca), loyer
(locarium), manier (manicare*),
mendier (mendicare), neant (nec-
entem), noyau (nucale), noyer
(nucarius), noyer (necare), octroyer
(auctoricare *) , oui (hoc-illud),
payer (pacare), plier(plicare),prier
fprecare), priere (precaria), pr6ne
(praecdnium), publier (publicare),
scier (secare), sur(securus), surete
(securitatem), voyelle (vocalis), —
{)our ne citer ici que les mots dans
esquels le c medial precede la
voyelle accentuee.
3° latin devient ou : affocati-
cum donne affouage. latin de-
vient ou en francais quandil est
accents, — qu'il soitbref, comme
dans roue (rota), depouille (des-
poho), — qu'il soit long par na-
ture, comme dans: farouche (fe-
rocem), nous (nos), oui (hoc-illud),
y Google
AFF
A6A
pour (pro); prove (prora), tout
(totus), vous (vos), velours (villo-
sus*), ventouse (ventosa), ootids
(cosuo pour consuo), epoux (spo-
sus pour sponsus), — qu'il soit
long par position, comme dans:
couple (copula), cour (chortem *),
douze (duodecim), moule (modu-
lus), poulpe (polypus), rouvre (ro-
bur), tour (tornus). — latin
inaccentue ou atone, devient ou j
en francais quand il est bref, dans:
boutique (apotheca), bouvier (bo-
varius*), bouvreuil (bovariolus*),
courage (coraticum "), couronne
(corona), couleur (eolorem), cou-
leuvre(colubra),douleur(dolorem),
foyer (focarium), houlette (ago-
letta*), jouer (jocare), joubarbe
(Jovis barba), louer (locare), mou-
lin (molinus) , mourir (monre*),
mouvoir (movere), nouveau (no-
vellus), nouveaute (novellitatem),
ouaille (ovicla*), pouvoir (potere*),
prouver(probare), rouelle (rotella),
souloir (solere), Soulier (solarium*),
vouloir (volere*), — quand il est
lo g par nature dans avouer (ad-
votare), assouvir(assopire), couler
(col are), cousin (cosinus*),cou vent
(coventus pour conventus), cou-
vercle (cnoperculum),couvrir (coo-
perire), d6vouer (devotarc), douaire
(dotarium),dou9r(dotare),ecrouelle
(scro p ellae *) , glousser (glocire)', la-
bourer (laborare), nouer (no lore),
noueux (nodosus), souris (soricem),
vouer(votare),— quand il est long
pa' position, dans : courroie (cor-
rieia), colter (costare pour con-
ttare), moutier (mosterium pour
morislerium, monasterium) , cou-
tume (costuma*),crouler (cjiotu-
lare*), fourmi (formica), fournaise
(fornacem), out.'li (oblivium), ou-
blie (oblata), oublieux (obliviosus),
oublier (oblitare), ourlet (orula*),
ourdir (ordire*), ouvrer (operare),
ouvrier(operarius), pourceau (por-
cellus), rouler (rotutare),tourment
(tormentum), tourner (tornare).
Affranchir , - issemen 1 9
voyez franc.
Affreuac, adjectif tir6 du suh-
stantif affre (effroi, peur), encore
employ^ au dix-septieme siecle
par Bossuet, au dix-huitieme par
Saint Simon, dans la locution les
affres de.la mort. — Aflreux vient
de affre, comme dartreux de dar-
tre.
Affre, que l'ancien francais ecri-
vait afre, vient du vieil haut alle-
mand eiver contracts en eiv'r, qui
a donne afre, comme liber a donne
litre, ou glaber glabre.
Affreter. voy. friter.
Affriattdcr, voyez friand.
f Affront, venu au seizieme
siecle de l'italien affronto (injure).
Affubler, du bas latin affi-
blare. contraction de af fibular t
(habiller), compose du verbe clas-
sique fibulare (agrafer) . Ce mot est
un exemple curieux des ecarts de
sens que nous avons signaled dans
Y Introduction. Le sens de fibulare
I agrafer) s'6tendit a celui d'hab li-
ter dans affibulare, — et dans le
francais affubler, qui n'avait a i'ori-
gine que le sens d'habiller, et ne
prit le sens d'habiller ridiculement
qu'au seizieme siecle.
Sur la chute de Vu bref atone qui
precede immediatpment la voyelle
tonique dans affubler = affibu-
lare, voir au mot accointer. Quant
an changement de t latin en u :
aflt blare = affubler, il se retrouve
dans ouvait (bibebat), fumier (ft-
marium), chasuble (castbula), ju-
jube (zizi/phum),pur6e (ptperata).
AWtkt, affuter, voy. fut.
Aftn, voy. fin.
f Aga, mot turc (chef militaire).
Agasse, pie, du vieil haut
allemand agalstra, pie.
Agaccr, italien agaxxare, du
y Google
AGE
29
AGE
vieil haut allemand haxjan (har-
celer), qui donne regulierement
hacer. Ce verbe, compose avec & ,
devient ahacer, que Inspiration a
transforme en agacer.
Agape, du grec ayaTtTj (amour).
Agaric, du L. agaricum (meme
sens).
Agate) du L. achates (m. s.).
— bur le changement de ch en
g, voir adjuger.
Age, l'accent circonflexe de Va
montre qu'une lettre a ete suppri-
mee ; le mot est en effet eage au
seizieme siecle, eage au douzieme,
edage au onzieme dans la Chanson
de Roland, et vient du latin vul-
gaire aetaticum* , forme derivee
de aetatem (age). — Sur la chute
du t medial latin (ae[t]aticum —
edage, puis eage, aage, dge) voir
au mot abbaye. — Quant au chan-
gement du suffiie latin aticum
en age (aetaticum = edage), il
necessite quelques observations.
Ce suffixe que la langue latine
classique employait assez frequem-
ment silvaticus (Varron), aquoti-
cum (Pline), fanaticu* (Juvenal),
umbraticu* (Ciceron), vol aticus
(id.) viaticum (Plaute), apostati-
cus (Tertullien), devint d'un usage
commun dans le latin populaire,
vers les derniers temps de l'Em-
pire, et Ips premiers siecles des
Merovingiens : le code Theodosien
dit agratievm pour ograrium; au-
gustaticum de Augustus; les char-
tes latines du sixieme et du sep-
tieme siecle sont pleines de lormes
telles que xvtaticum, portaticum,
retoticum , daemonaticum, a via-
ticum, etc. ; on trouve meme al-
leluiaticum de alleluia , dans un
texte du sixieme siecle. De ces
nombreux derives en aticum, sont
venus les correspondants francais
en age.
On voit comment s'est op ere e
celte permutation, et comment uo-
laticus, par exemple, qu'emploie
Ciceron (au sens de tiger et d'in-
constant), est devenu volage huit
siecles plus tard; volaticus elant
accentue sur l'antepenultieme, l'i
bref penultieme a disparu confor-
mement a la regie don nee au mot
dme : volaVcus s'est alors trans*-
forme en volatge (par le changr
ment de c en g, etudie au mo,,
adjuger), puis en volage.
Ce changement successif du suf-
fixe aticum, en aVcum, atge, age,
se retrouve dans : arrivoge (arri-
vaticum*) aflouoge (affocaticum)
a vantage (abamaltcum*), aunage
(ulnaticum*), breuvage (bibero-
ticum*) carnage (earn aticum*),
courage (coraticum*), dommage
(damnaticum*), etage (staticum 9 ),
termage (firmaticum*), fouage (fo-
caticum*), homage (formaticum*),
herbage (herbaticum*) , hommage
(hominattcum*), tignage (linea-
ticum *) , louage, (locaticum *) ,
marecage (marescaticum*) , ma-
nage (maritaticum*), menage
(mansionaticum), message (missa-
ticum*), ombrage (umbraticunO,
orage (auraticum), otage (obstafi-
cum pour obsid iaticum), outrage
(ultraticum*), parage (par aticum),
partaoe (partaticum*), peace (pe-
aaticum ), Tannage (ramaticum*),
ri wage (ripaticum*), sauvaoe (sal-
vaticum*), sewage (servaticum*),
village (villaticum*), visage (visa-
ttcum*), volage (volaticum), voyage
(Yiaticum). — Sur ce modele ? le
francais a cr£e de nombreux derives
en age (mouillage de mouiller^
savonna^e de savonner, cousinage
de cousin, concubinage de concu-
bine, etc.).
Le provencal qui transforme aXir
cum en atge (comme le plus an-
cien francais) et qui dit carnatge,
messatge, ramatge, pour carnage^
y Google
AGE
30
AGE
message, ramage, assure et con-
firme cette regie de permuta-
tion.
Vers la fin du xi e siecle, quand
on eut perdu le sentiment de l'ac-
centuation iatine , et que la langue
francaise fut formee, les formes
latines-en aticum disparurent des
documents latins , et nous ne trou-
vons plus que des formes en agtum,
caique de la terminaison fran-
caise.
Ainsi, tandis que nous trouvons
iusqu'au xi e siecle les formes de
basse latin ite : arri vaticum (arri-
vage), hom'maticum (hommage),
missattcum (message), formattcum
(fromage), — le latin du xm e sie-
cle les ignore, et dit arrivagium,
hommagium, messagium, froma-
aium, etc. , qui ne sont autres que
les mots franca; s aflubles par les
clercs d'une 'terminaison Iatine,
alors que personne ne connaissait
plus l'origine de ces mots, ni le
suffixe formateur. — Cette distinc-
tion entre le bas-latin qui a donne
naissance au francais, et le bas-
latin refait sur le francais, est ca-
pitate pour l'etude histonque de
notre langue, et le lecteur doit
l'avoir toujours presente , en lisant
ce livre.
Agenccr, du bas-latin agen-
tiare* (rendre agreable), verbe de-
rive de gentus* (voy. au mot gent .
Pour que dans ce mot tia put
devenir ce (agentfare =. agencer),
la forme Iatine a subi deux chan-
gements successifs
1° II est inutile de rappeler ici
que le c se prononcait toujours k
chez les Latins, devant toutes les
voyelles (fecerunt, vicem, civitate
sonnaient fekerunt, vikem, kivi-
tate), sauf devant un t suivi d'une
voyelle (c-ia, c-ie, c-io, c-iu),auquel
cas le c etait prononc6 tz (comme
le prouvent les Formules Rferovip-
giennes ou l'on trouve unxias pour
uncias).
Quant aux groupes t-ia f l-ie, *-to,
t-iu, lis etaient prononces, non
comme ti dans amitie' , mais com-
me tx dans precaution; temoin les
Chartes franques qui cbangent ti
en ex, *t, ssi, disant ecxam, solacio,
precium, perdicio, racionem, —
concrecasione, nepsia, — altercas-
sione, pour etiam, solatio,pretium,
perditio, rationem, — congrega-
txone, neptia, — altercatxone, et
montrent que dans la prononcia-
tion tia et cia n'etaient qu'un seul
et meme son, regie qui est pleine-
ment confirmee par ce fait que les
Romains, meme au siecle d'Au-
guste, ecrivaient mdifferemment
Mucins ou Mutius, convicium ou
convxtxum, etc.
2° Lorsque le c est suivi de Tun
des groupes ta, xe. to, tu, et forme
avec eux les combmaisons eta,
cxe, do , exu — ci se change ordi -
nairement en s doux, ss, c, et l't
latin disparait. Temoin . macon
(macioni), provencal (provinciali),
soupcon (suspicionem) , cresson
(crescionem *) , etc — Des lors, tx
qui (suivi d'a, o, u) est identique
avec ci, comme on Ta vu ci-des-
I sus, doit comme lui perdre l*t et
se changer en c, s dur. ss; denun-
\\ate devient dbnoncer, cantionem
I devient chanson, sculionem* de-
vient ecusson. II en est de m6me
de tea qui s'est change posterisu
j rement en tia (ea, co, eu, devenant
I ta, to, iu t comme nous Tavons
; demontre au mot abrtger, et com-
me le prouvent les formes Dins
, (pour veus), mius (pour mens),
que donnent les plus anciennes
inscriptions latines). Ptotca, ma-
tea , hnteolns , ainsi ramenes a
plaJta, mafia, linftolus, donnent
conformement a la regie, place,
, masse. Itnceul.
db V Google
AGE
31
AGN
Voici la liste complete de ces
changements de tia, tio, tiu en c,
8Sj s dur.
I. C doux dans : ancien (antta-
nus), — astuce (astutia), cofifianee
(conndenrta) , chance (cadenfta),
decheance (decadenfia), enfance,
(infantta), espace (spatfum), espe-
ranee (sperantta), force (fortia*),
grace (gratia). jouvence(juventia),
linceul (linteolus, bas latin lincio-
lus), malice (malUta), menace
(minartae), nonce (nunftus), niece
(neptia *) piece (peto'um ), pre-
seance (presidenfta), place (plafta,
pour plotea), police (politta pour
politeia), seance (sedentia), se-
mence (sementia), service (servi- ;
ttum), — facon ({actionem), lecon
(lectionem) , poincon (puncftonem),
rancon (redemptionem) , sucon
(suctionem*), — agencer (agen-
ttare) , annoncer (annunltare),
avancer (abanfiare), courroucer j
(corruptiare*) commencer (cumi-
nitiare), denoncer (denuntiare), |
enoncer (enuntiare), exaucer (exal-
tiare), fiancer (fidentiare), forcer j
(fortiare*), gercer (carpttare),me-
nacer (minatiare), prononcer (pro- i
nuntiare), renoncer (renuntiare), |
sucer (suctiare) , tancer (tentiare),
tiercer (tertiare), tracer (tractiare).
II. ss dans : chasser (captiare),
d&rousser (distortiare) , detresse
(districfiare*), dresser (drictiare),
hausser (alfiare), plisser (plictiare),
trousser (tortiare) , tremousser
(transmotiare) ; vousser (voltiare*),
— boisson (bibitionem) , cuisson
(coctionem), ecusson (scutionem),
frisson (frictionem), nourrisson ,
(nutritionem) , — masse (matia
Eour matea*), — forteresse (forta- (
tia), justesse (justifia), largesse
Slargtfta), liesse (laetitia) , mollesse
mollitia), noblesse (nobilieia) . pa-
ressft (pigritia), tristesse (tristitia).
III. s dur dans : chanson (can r
tionem). — Le changement de ft
en s doux est rare . aigui*er(acu-
tiare), amenuiser (ad-minuttare),
priser (prefiare), puiser (pufiare
pour puteare), refuser (refutiare),
— cargaison (carricattonem), ex-
halaison (exhalationem) , foison
(fusionem), inclinaison (iiftljnalto-
nem). liaison (ligationem), livrai-
son (liberationem) , oraison (ora-
ttonem), poison (potionem),raison
(rattonem) , saison (sattonem) ,
tison (titionem), trahison (tradi-
tionem), venaison (venafionem),
— glaise (glifia pour glitea) , ar-
bouse (arbutia pour arbutea),
oiseux (otiosus).
AgenoniUer, verbe derive du
substantif genouil, forme de l'an-
cien francais pour genou (voy. ce
mot), comme verrouiUer est venu
de i'ancienne forme verrouU pour
verrou.
Agglonierer, du L. agglome-
rate (amasser) .— D. agglomeration.
Agglvtlner, du L. agglutinate
(coller). — D. agglutination,
Aggraveiyailon; voy. grave.
Agile, duL. agilis (guise ment
facilement).— D. agilite*.
f Agio, venu vers la fin du
xvn e siecle, de l'italien aggio
(droit de change). — D. agioter,
-age, -eur.
Agiw, du L. agere (faire). —
D. agent de agentem (celui qui
fait) sans parler & agenda (choses
a faire, mot latin transports sans
changement en francais — Sur le
changement de e latin en i (agere
z= agir), voir au mot accomplir.
Aglter, du L. agitate (remuer
fortement). — D. agitation, -ateur .
A gnat, du L. agnatus (collate-
ral par les males).
Agneau, du vieux francais
agnel, qui vient de L. agnellns
(petit agneau) . — L precede d'une
vcs-elle LaL el, il, ol, ul), per-
y Google
AGN
32
AGN
sista en francais, dans les premiers
temps de la langue(mo/lis = mo£,
malva=ma{ve, porcellus = pour-
cei), puis s'adoucit en u (mou,
mauve, pourceau), vers le milieu
du douzieme siecle.
1° lUatin devint au,eau; aube
(alba), aubepine (albaspina); au-
bain (aJbanus); au bo ur (a/bur-
num), aucun (a/iquis unus),auge
(aJvea), oune (oinus), aussi (a/iud-
sic), autant (a/iud tantum), autel
(a(tare), autre (after), baudrier
(bafterarius*), baume (baisamum),
chaud (caWus*), ch6neau (canaiis),
caucher (calcare), chaudiere (cal-
daria*), chauffer (ca/fare*), chaux
(calcem) , chaume(cai'mus),chaus-
se (caicea*),chauve (ca/vus),chaus-
see (calciata), communaute (com-
munaJ'tatem), Ichafaud (catafai-
cus*), exaucer (exaitiare*), epaule
(du v. fr. espalle), faux (fafeus),
faux (fa/cem), faucher (faicare),
faucon (faiconem), fausser (faJ-
sare), faussete (fa/sitatem) , gaule
fvarfus),Gaate(Gailia), guimauve
(vimaiva*), hausser (afciare*),haut
(altus), jauger (quai'ficare), jaune
(galbinus), loyaute (legal'tatem),
matenaux (materia/ia), maudit
(maWictus*), mauve (mafva), pa-
paute (papai'tatem), paume (paf-
ma), raupiere (pa/pebra), pri-
maut£(primai'tatem), principaute
(principal'tatem), psaume (psaJ-
znus) ,psautier (psafterium) royau-
me (regafmen), royautS (regai'-
flatem) , sauf (salvus), sauter
(saitare), saut (saltus), saucisse
(saisitia*), sauge (salvia), sauce
(saisa), saussaie {saVcetum), saw
matre (soimaster), saumon (sal-
monem), saumure (salmuria),
saunier (saln'arius) , sauve [salva.-
ticus*), sauver (salvare), taupe
(taipa), privaute (privaltatem).
2° El latin devient au, eau dans
oumone (ei'mosyna*), beau (bel-
lum) . chateau (castellum), cruautt
(crudWatem ), nouveaute* (no-
veViatem), pe*u (pe/lem), — ieu
dans mieur (melius), sans parler
des suffixes diminutifsen ellus qui
ont donne el en francais, puis se
sont pour la plupart adoucis en
eau, au : agniau (agneWus), an-
; T\eau (dmnellus), arbrisseau (arbo-
riceMus), boyau (boteWus). chapeau
\ (capeMus), cerceau (circeMue), cer-
; neau (circineMue), cerveau (cere-
helium), chalumeau (calameMue),
chapiteau (capitc Uum) y claveau
(clave Jius), corbeau (corveftue),
couteau (cultetfue), damoiscau (do-
mitucellus), escabcau (scabeii um),
6tourmau (siurneUum). fourneau
(furneMu*), fabliau (fabulel/um).
iaisceau (fascetfum), fi^au (flageJ-
lum), (useau (fuseUum), jumeau
(gemellus), joyau (gaudie/Jum) ,
jouvenceau (juveniceftu* *), lin-
teau (limitewum), manteau (man-
ieUum) , marteau (marteJJum),
monceau (monticeWum), morceau
(morseWum), nouveau (novellus),
niveau (Mbella), nouveawte (no-
ve/^tatem) , oiseau (auceiZum) ,
passereau (passereMue), pinceau
fpennict'Wum), porreau (porrei-
turn), pommeau (pomcUum), pon-
ceau (puniceHum) f pourceau (por-
cellum), poteau (posteiium), preau
(prate^um),pruneau (pruneaum),
rainceau (ramice(Zum) , ram eau
(rame^um), rateau (rasteHum) ,
reseau (retice^um), ruisseau (rivi-
ceMum), seau (siteWu*), tableau
(t&b\i\ellus) , taur^au (torei/ue),
tombeau (tumbeWue), treteau
( transtei/um ) vaisseau (vasceZ-
lum) , yeau (viteWum), vermisseau
(vermic«Wum).
3° II latin devint eu dans : che-
veu (capi'las), epieu(spiculus),eu£
(il\os) y yeux (ancien francais iels),
epieu (ancien frang. ipietl) , vieux
(viet^ yeuse (tiicem), —eau dans
y Google
AGR
33
AHU
pin&au (pennict"Muro),*ceau(vieux
franc, seel de sigittum), — o, ou
dans" basoche (bast/'ca), fougire
(fiTcaria qui etait plus correcte-
ment feugere dans noire ancienne
langue).
4° 01 latin devint ou dans : chou
(coiis), cou(coilum\ coupfaoJpum),
coucher (coH'care), gouffre (got-
fus *) , fou (foJlis *), mou (mollis),
moudre (moi're), mouture (mo/'tu-
ra), pouce (po/licem) t sotidoyer
(soidicare *), sou soJ'dum), souci
(solsequium), soucier (soilicitare),
sonde ( soi'da ) , voute ( vol'ta ) ,
souder (soJ'dare), soudre (solvere,
et tons ses composes : absoudre=
absolvere, dissoudre = dissoivere,
resoudre = resoJvere, etc....). 01
latin est : eu dans meunier (moi'na-
rius), meuliere (moJaria), moyeu
(modiolus), — au dans vautrer
(voJtulare *).
5° VI latin devint ou dans bouger
(bu/icare *), bouillir (buUire), boule
(bulla.), bouge (butga), coucou (cu-
culus), coupable (cuZpabilis), cows-
sin (cufcitinus *), cowette (cu/cifa),
cousin (cui'cinus), couteau (culr
tellum), coutre (cuJter), courte-
pointe (culcita-puncta), doux (dul-
cis), douceur (duJcorem), ecouter
(auscuJtare), foudre (fuigur), gou-
pillon (vuipeculus *), mouton (mui-
tus *), poudre (pulverem), poussin
(puilicenus) poumon(puJmonem),
powtre (puiletra*}, pousser (pui-
sare), poussif (pufsativus *), outre
(ultra), soufre (suJphur). — 01
latin est au dans vautour (vultu-
rius), — o , dans remorque rancien
francais rernolque, de remulcum).
Agonle, lutte contre la mort,
du grec ayama (combat). — D.
agoniser.
Agrafe, ancien francais agrcu-
pe, bas latin agrappa, compose" de
ad , et du bas latin grappa (cro-
chet) qu'on trouve dans les textes
du vn> siecle : grappa vient a son
I tour du vieil naut allemand Kra-
pfo (crochet). — D. agrafer.
| Agralre, du L. agrarius (qui
concerne les champs).
Agrattdir, -issen*cnt 9 voy.
grand. ,
Agr**abte 9 adjectif derive dV
grter, comme auiable de guier.
— D. desagre'able.
Agrecr, litteralement prendre
a gri (voy. gre'). — D. agrement,
disagrement .
I Agr*ger, du L. aggregare
(admettre au nombre de, associer).
— D. agre'ge', -ation.
j Agtrement, voy. agreer.
I Agres, voy. grier.
Agresaeur, du L. aggressor
■ (qui attaque). — D. agression, if.
j * Agreste, du L. agrestis (memo
I sens).
Agrlcole, duL. agricola (qui
; cultive la terre), le substantif latin
est devenu adjectif en francais.
| Agrlculteur, du L. agricuUor
(qui cultive les champs). — D.
agriculture.
Agronome , du grec iyp^o^o;
(de iypoc champ , et v6(io; loi qui
etudie les lois de l'agriculture.
Ag**erri»* 9 voy. guerre.
Agwets, mot qui n'est plus
usite qu'au pluriel, dans le francais
moderne (Hre aux aguets, 6tre* en
embuscade), mais que le vieux-
francais possedait au singulier.
Malherbe l'a encore employe :
« Quand Taguet d'un pirate ar-
rita leur voqage. » — Aguet est
le substantif verbal de l'ancien
verbe aguetter, compose de guettei
(voyez ce mot) .
Aheurter, voy. heurtr.
Ahwviw. Le mot hure, qui si-
gn ifiait a Torigine chevelure he"-
risse'e a donn6 ahuri, h6riss6 (la
gent barbue et ahurie, disait-on
au xm e siecle). Ahuri a pris plus
y Google
AID
34*
AID
tard le sens figure" de herisse" d'ef-
froiy pais terrifM, enfin le sens
moderne qui n'est plus qu'une di-
minution de l'ancien.
Aider, du L. adjutare (aider,
dans Varron et dans -Terence),
plus tard ajutare, qu'il faut 6crire
aiutare, puisque les Latins pro-
noncaient i le j place* entre deux
voyelles. (C'est pour cette rai oh,
que raja , boja, major, bajulare
ont donne* au francais rate, boute
[vieux franc, boie], maire, battler,
— ces mots" latins etant prononces
rata, boia, ma'ior, baiulare) . Pour
aller de aiutare a aider, nous
ttouvons deux changements philo-
logiques, Tun est la chute de Yu,
aiutare devient aitare } l'autre le
changement de t en d ; aixare =.
aivar, puis aider.
1° Chute de Yu. On a vu au mot
accointer que toute voyelle qui
precede imm6diatement la voyelle
tonique (comme i dans sanitdtem,
e dans c&mEte'rium), disparalt en
francais si elle est br6ve (san-i-td-
tem= santf), et persiste si elle est
longue (caem-e-terium = cim-e-
tiire).
Cette persistance de la voyelle
atone longue ne souffre qu'un
tres-petit nombre d'exceptions : la
voyelle atone qui precede imme-
diatement la tonique, disparait
quand elle est longue dans : cour-
tier (cartftarius), merveille (mirfl-
bflia) , moutier ( mon5ste*rium ) ,
serment (sacrdmentum), — blamer
(blasphemare), diner (decoehare) ,
derrain* (deretranus, d'ou derrai-
nier. dernier), aumdne (eleem6-
syna), vergogne (ver#cundia), —
endroit (indtr6ctus), metier (mi-
nlsterium)-, saunier (saltnarius) ,
soupcon (suspicitfnem), — cousin '
(consobrinus), larcin (latroeinium), '
— aider alutare) ? coutume (con- j
sfietiidinem), matin (matutfnum), !
manger (mandficare), m£dire (mi-
nusdicere et tous les prefixes en
me', mte...) , saigner (sangiitnare),
sanglant (sangSitentus), vousser
(voltttiare). Cette vingtaine d'ex-
ceptions a la regie de persistance
de l'atone longue s'explique par
ces deux faits : — d'une part que
dans beaucoup de ces mots la
contraction est de date r6cente, et
que ia voyelle atone longue existait
encore dans notre ancienne lan-
gue : courtier, serment, soupcon,
larcin 6taient plus regulierement
en vieux-francais couretier, sere-
ment, soupecoh, larecin; — (Tautre
p^rt que dans le latin vulgaire,
plusieurs de ces mots avaient deja
: perdu l'atone longue , et le fran-
1 cais ne pouvait que reproduire cette
I irregularite ; c'est ainsi qu'on
trouve avant le vu e siecle, cosinus
I (cousin) pour consobrinus , — cos-
j tuma (coutume) pour consuetudi-
I nem, — matinum (matin) pour
matutinum, — disnare (diner) pour
; decaenare, — elmosna (aumdne)
pour eleemosyna, — tercundia
(vergogne) pour rerecundia.
2° l'adoucissement du t en d :
aiutare devenu a'itare, change son
tend, a'idare, comme dans les
mots : done (tunc), — endive (en-
tybus), coude (cubitus), radeau
(rastellum), madrier (materiar ius*),
baudrier (balterarius *) , — lezara
(lacertus), marchand (mercatan-
tem) , plaid (placitum). — Cet adou-
cissement avait deja lieu dans le
latin populaire, ou il est tres-fre"-
quent, surtout quand le t est place*
entre deux voyelles :• on trouve
iradam pour iratam dans une in-
scription de l'an 142, — limides,
sidus, terridoriam, mercadum,
strada, pour limites, litus, terri-
torium, mercaium, strata, dans
les documents du v* siecle, etdans
la Loi Salique. D'ailleurs, le latin
y Google
AIE
35
AIG
classique dit quadraginta , qua~
drains, qui viennent de quatuor,
et qui auraient ete regulierement
quatraginta, quatratus. Voir pour
1 histoire complete du t latin le
present dictionnaire au mot aigu.
— D. aide, substantif verbal de
aid?r.
vtteuf, du L. aviolus (meme
sens). — A cote de la forme clas-
sique avus (aieul), il existait en la-
tin une forme populaireavtus qu'on
trouve avec le sens d' aieul dans
certains textes du v e siecle. (Les
doubles formations telles qu'atius
a c6te" d'arus sont freauentes dans
la langue latine qui dit luscinws
a c6«6 de luscinus, etc..) — A
i'aide de cette forme avius, les
Romains creerent le derive avio-
lus, par 1'addition du suffixe dimi-
nutif o\us, comme ils avaient deia
tire filiolus de filius, gladiolus de
gladius, lusciniolus de luscinius,
etc.... — Aviolus, qui signifiepro-
Srement petit aieul, fut employe*
e bonne heure au sensduprimitif
avius, par suite de cette tendance
qui pou~sait les Romains a donner
aux diminutifs toute la force de
sens du primitif (voir {'Introduc-
tion, p. xxxn).
Pour aller a? aviolus a aieul (qui
est dans notre ancienne langue
aiol, et en provencal aviol, formes
quieclairent le passage du latin au
francais), on trouve deux change -
ments philologiques :
1° La chute du v m6dial qui a
disparu dans aieul de a{\)iolus,
comme il a disparu dans paon de
pa(\jonem, peur de pa(v)orem,
viande de vi(v)enda, clouer de cla~
[v)are , oncle de a(vjunculus,
ouaille de oMicla, pluie de plu-
(v)ta, gedle de ca{i)eola*, luette de
u(v)etta*, oublieux de obli(\)iosus.
Cette chute du v place entre deux
voyelles, n'est pas rare en latin : la
langue classiaue disait bourn pour
bo(v)um, audit pour atidi(v)t, r#-
dii pour redi(v)i; et cette tendance
eta it plus devcloppee encore dans
le latin populaire, qui disait rius
pour ri(v)us, ais pour a(y)is; on
trouve noember pour no(\)ember
dans les Inscriptions , et des le
vu e siecle, la forme paonem pour
pa(v)onem dans les Gloses de
Cassel.
2° Aviolus, ainsi reduit a aiolus
F** ar cette chute du t\ a donne* dans
ancien francais la forme aiol t qui
est devenue aieul par ladoucisse-
ment de l'o en eu (adoucissement
etudie au mot accueillir), — A pro-
pos de ce changement du suffixe
olus en eul (aiolus = aieul), deux
remarques sont necessaires : les
suffixes en iolus (et je comprends
e gale men t sous cette denomination
les suffixes en coins, nuisqu'ils se
sont transformed de bonne heure
en iolus, comme le prouvent les
Inscriptions, qui donnent caprio-
lus pour capreolus, les Gloses de
Cassel, qui ont linciolo pour lin-
teolo, etc....), — les suffixes en id-
iui.subirent vers le septieme siecle
une diphthongaison qui changea
les deux breves id en une seule syl-
labe longue (id) ; des lors accentues
non plus iolus, mais idlus, ces
suffixes devinrent en francais eul,
euil, ol, temoins : aieul (avioltis),
glaieul (gladiolus), fitteul (filiolus),
epagneuJ(hispanioJu**), Ulleul (ti-
liolus*), linceul (linteolum*), li-
Eeul (ligneolum*), — ecureuil
mriolus), bouvmiil (bovario-
?*), reseuti (reiiolum), che-
vreutl ca-preolus) , — rossignoi
(luscinioZws*), verote (variola*),
rougeole (rubeola *) .
Aigte, du L. aquila (meme
sens). Regulierement contracts en
aq'la (suivant la regie donnee a la
page lxxx), le latin aquila a subi
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AIG
36
ATG
deux changements pour arriver au
francais : Fa accentue" est devenu
at (kq'la = aigle), — le q est de-
venu g (aq'Ja = aigle) :
1° A laiin accentu6 devient at*
en francais, — quand il est bref,
dans : aime (amo), main (man us),
faun (fames), mats (magis), —
quand il est long par nature dans :
aile (ala), clair (clarus), dematn
(de-mane), grain fgranum), nam
fnanum), pain (panem), aire
(area), haim (hamus), laine (lana),
laize (latia), pair (par), patx (pa-
cem), daim(damus), maire (ma-
jor) , raim (ramus) , raine (ranaj,
sain (sanus) , semaine (septimana),
vain (vanus), vrai (veracem), —
quand il est long par position dans :
aigre (acrem), aigle (aq'la), chair
(carnem), ais (axis), bain (bal-
neum), faix (fascem), fafte (fasti-
gium), ains (ante), glaive !&a-
aius), 6tain (stannum). — A latin
inaccentue\ ou atone, devient ai
en francais, — quand il est bref
dans : atgu (acutus), aiguille (acu-
cla*), raisin (racemus), — quand
il est long par nature dans : p!aisir
(placere), — * quand il est long par
positioa dans : faisceau (fascel-
lum*). aisselle (axilla), laisser
(laxare), ratnceau (ramicellum *),
vaisseau (Yascellum).
%° Q devient p dansaq'fa (aigle).
comme dans aipue (agua), epal
(aequalis), — ou plutdt, ql latin est
devenu gl, et a subi ainsi la ro&me
transformation que son analogue
cly qui a donne gl dans : 6pZisa
(ecctesia), aveupJe (abocJus), beu-
pier (buc'lare), jonpJeur (joc'lato-
rem), seipte (secle). — C'est ainsi
que beaucoup de personnes pro-
noncent encore aujourd'hui reine
glaude pour reine claude, etc.
Alglon, diminutif de aigle,
forme par Taddition du suifixe on,
comme dans dnon, chaton, oursou,
raf on, — de dne, chat, ours, rat.
— Ce suffixe on vient du suffixe
latin onem, qui servait au mgme
usage : de sabulum (sable), les
Latins tiraient sabutonem (sa-
blon), etc.
Aigre, du L. acrem (aigre).
Sur le cbangement de a latin en
ai, voir au mot aigle; sur l'adou-
cissement du c latin en g , voir au
mot adjuger. — D. aigreur, aigre*
let j aigiir, aigrement.
Aigre (in. Origine in conn ue.
Aigrette, sorte de heron dout
la tete est ornee d*un bouquet de
Slumes qui a pris le nom generique
e l'oiseau. Le sens originaire de
aigrette est done he'ron, ce qui
indique surabondamment d'autre
part son etymologie.
Le vieil haut allemand heigro
2i6ron) devint en francais aigre,
ont aigrette est le diminutif, et
signifie proprement petit he'ron.
(Sur les suffixes diminutifs en ette,
voir au mot ablette.) — D'autre
Sart, ce meme mot allemand heigro
onna a la basse latinit6 le derive*
aigronem qu'on trouve deja 6crit
air onem dans un texte du dixieme
siecle, et qui devint en francais hai-
ron, et au quinzieme siecle heron.
— Quant a la reduction du gr en
r, elle se retrouve dans pelerin
(pereprinus), noire (nipra), entiere
finteora), flairer (fraprare), paresse
(pipritia), cueillir (collip're), frire
(frip're)j fuir (fup're), lire(lepYe),
elire (ehp're).
Aigu, du L. acutus (pointu).
Sur le changement de a latin en
ai, voir au mot aigle; sur le chan-
gement de c latin en p, voir au
mot adjuger. Quant a la reduction
de la finale utus (acuta*) en u
(aigu), ou plus ^implement, quant
a la chute de la den tale latine t>
elle n'a point eu lieu directement
du latin en francais; * est d'abord
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AIG
37
AIM
devenu d dans le latin merovin^ien
(comme nous l'avons demontre au
mot aider), — et ce d a persist^
dans les premiers monuments de
notre langue jusqu'a la fin du
xi e siecle : spatha, natum, hono-
rata, devenus spada, nadum, ho-
norada, donnent a notre ancienne
langue les formes espede, ned,
honorede, qui des les premieres
an Dees du douzieme siecle laissent
tomber le d, et deviennent espte, ne",
honore'e. — Acutus a du passer par
aigud pour arriver a aigu, comme
virtutem, cornulum, canutum ont
donne vertud , cornud , chenud,
puis vertu, cornu, chenu. — Le
seul mot derive* d'aigu, est le verbe
aiguiser, qui vient duL. acutiare*
(rendre aigu). On vient de voir
comment acutus a donne aigu;
quant au changement de la finale
tiare en ser (ou de ti latin en s
doux) , nous l'avons etudie au mot
agencer.
Aigtte, eau, du L. aqua (m&me
sens). — Sur le changement de a
initial en ai t et sur celui du q la-
tin en g , voir au mot aigle, — Le
mot aigue, disparu de la langue
moderne, a persiste dans quelques
noms de heux (Aigues-Mortes,
Chaudes-Aigxi.es) , — et dans un
certain nombre de derives : ai-
gui&re, vase ou Ton met de Peau,
— aiguade, provision d'eau douce
pour les vaisseaux , — aigue-ma-
rine ( litteralement eau- marine,
eau de mer), pierre precieuse de
couleur bleue, etsembiable a l'eau
de la mer.
Aig**e-nta»*ine, voy. aigue.
Aigwiewe, voy. aigue.
Aiguiiie, du L. acucla* (m. s.).
Le latin acicula (diminutif de acus,
aiguille), qui prit, comme la plu-
part des diminutifs, le sens du pri-
mitif (voir V Introduction de ce
livre, p. xxxn), avait une double
I formea rue ula, que Ton trouve dans
le Code Tbeodosien, et qui ne tarde
point a se contracter en acucla, sui-
vant une loi reguiiere que nous
avons demontree au mot able. —
Pour le changement de a latin an
ai, — de c latin en g, — et de
ucla en uille, voir respectivement
aux mots aigle, adiuger, abeille. —
D. aiguillee, aiguillette, aiguillon,
Alguiiiec, voy. aiguille.
Aigwiiiette, diminutif d'a»»
guille.
AiguiUo*, voy. aiguille. —
D. aiguiUonner.
Aigwiser, voy. aigu.
Ail 9 du L. allium (ail), par le
changement de U en I mouille, et
Tattraction de l't latin, comme dans
mouiller (molliare*), chatouiUer
(catulliare*),mqt7(malleus),matlfe
(metallea*), faillir (fallere), bouillir
(bullire), — fUle (filia) , paille (pa
lea), vaille (valeat), leutt (soleum),
taille (talea) , famille (familia), /W-
leul (filiolus*), tilleul (tiliolus*),
meilleur (meliorem).
Aiie, du L. ala (aile). Sur le
changement de a latin en at, voir
au mot aigle. — - D. aite.
AUewan 9 forme de aile, comme
bticheron de bULche, — chaperon de
chape, — forgevon de forge, —
moucneron de mouche, — mousse-
ron de mousse, — puceion de
puce, etc.
A if fete »•#, du L. aliorsum (vers
un autre lieu). — Pour le change-
ment de li latin en ill, — pour
celui de o latin en eu, voir respec-
tivement aux mots ailetaccueillir.
— D. d'aillmrs.
Aimabie,d\iL. amabilis [digne
d'amour). — Les suffixes abilis f u-
rent regulierement contract es en
ablis dans le latin vulgaire ; dbilis
est accentue sur l'antepenultieme,
et Ton sait que toute voyelle penul-
tieme breve dispara en francais
3
y Google
AIN
38
AIN
(voir V Introduction de ce livre,
p. lxxx).
Abilis, devenu ablis, donna au
francais les suffixes en able , qui
sont * fort nombreux dans notre
langue.
Aimant, du L. adamantem
(fer, — et dans quelques auteurs,
ier aimante). Aimant, qui est en
vieux francais aimant, en proven-
c,al adiman , a perdu le d medial
latin a(d)amantem (sur cette dis-
parition du d, voir au mot acca-
hler) ; adamantem, ou mieux a-a-
mantem, est devenu aimant par le
changement de a en i, qui se re-
trouve dans un petit nombre de
mots : cerise (cerasus), gt'rofle (co-
riophyllum), aveltne (avellanaV
gite (jacitum), bondir (bombitare),
retenttr (retimitare).
Ce changement remonte a la
langue latine elle-m6me , qui di-
sait indifferemment avellina ou
avellma, et qui formait insipidus
de sapidus, in-imicus de amicus,
in-stituo de statuo, dif-ficilis de
facilis, ac-cipere de capere, e-ripio
de rapio, etc.
Aimer, du L. aware (m. s.).
— Sur le changement de a latin en
ai, voir au mot aigle.
Aine, corruption du vieux fran-
cais aigne, qui vient lui-m6me du
latin inguinem (aine). — Inguinem
a dc£ne aigne, comme sanguino
a donne saigne. Inguinem, con-
tracts en ing'nem, suivant la loi
demontree a la page lxxx de notre
'Introduction, est devenu aigne,
par le changement de i en ai etu-
die au mot abbesse , et par la trans-
position de no en gn, que Ton re-
trouve dans joionant (junoentem),
teionant (tinoentem), saigne (san-
puino).
Aine, plus anciennement aisne",
avant le xin e siecle ainsni, com-
pose de aim et de ni. — Au lieu
de primogenitus, le latin vulgaire
disait volontiers ante natus (n6
avant). Au septieme siecle, Isidore
de Seville traduit antenatus par prt-
vignus, et primogenitus par ante*
omnes natus : il oppose antenatus
a postnatus, Tun servant a designer
le fils cadet, Tautre, l'atne.
Ante, ayant donne ains en fran-
cais (par le changement de a en
ai etudie au mot aigle), — et na~
tus etant devenu ne" (voir ce mot),
— anti natus devint en francais
ains-nt, comme post-nalus devint
puis-ne" (d'ou puind). De mfime que
le latjn vulgaire, pour opposer
l'aine au cadet, disait ante-natus
et post-natus, l'ancien francais
opposait Yains-ni au puis-ne" ou
moins-ni (minus-natus). La m6me
distinction se retrouve dans les
Coutumes de Beaumanoir, qui 6ta-
blit les droits de Yains-ne et les
distingue judiciairement de ceux
du puis-ne".
La forme ains-ni se transforme
au xi ? e siecle en ais-n6, par la re-
duction de ns en s. Cette reduction
s'operait deja en latin : tandis que
les textes de la vieille langue latine
disentformonsus, quadra gensimus,
quotiens, le latin classique reduit
ces formes en fbrmosus, quadra-
gesimus, quoties; a leur tour, les
formes classiques censor, mentis,
impensa, inscitia, mensa, Vien-
nensis, se reduisent a cesor, mesis,
impesa, iscitia, mesa, Viennesis,
dans le latin vulgaire, comme nous
Paffirment Varron, Festus et Fla-
vius Caper. Le latin merovingien
continue cette tradition ; on trouve
dans les Chartes du vn e siecle ma-
sus pour mansus, remasisse pour
remansisse, etc. Voici la liste com-
plete des cas ou s'opere cette re-
duction : maison (mansionem), me-
sure (mensura), epoua? (sponsus),
cotUer(constare), fie (insula), mi-
y Google
AIR
AIS
tier (mifurterium) ; mois (mensis),
moirtier(monastenum), poids (pen-
ram), pro (prensus*), toise (tensaj,
toison (tonsionem), tres (trans),
pay* (pagensis), prison (prensio-
nem*), coudre (consuere), masure
(mansura), peser (pensare), mesu-
rer(mensurare),tournois (turonen-
sis), gregeois (graecensis *) , po/le
pensile*).
Mais le langage se modifie sans
cesse sous Taction d'une meme
force toujours agissante; le latin
et le francais ne sont que les 6tats
successifs *de la meme langue, et
cette reduction de ns en s a eu lieu
Don-seulement dans le passage du
latin au francais, mais encore dans
celui du francais ancien au fran-
cais moderne : ains-ni est devenu
ais-ne au quatorzieme siecle, et
aitnt s'est transforme en ain4 au
dix-septieme. — D. ainesse.
Aiwisi. Ancien francais ensi,
plus anciennement in si, du latin
tn-stc (voy. si). Cf. Grammaire
historique de la langue francaise,
p. 217.
Air, du L. aer (meme sens). —
Que ce mot air soit venu a avoir le
sens de naturel, ou disposition
d'esprit, on le comprendra facile-
ment en comparant au francais le
latin spiritus, qui veut dire a la
fois souffle, vent, et passion, hu-
meur. — Quant au sens dVwr de
musique, il nous est venu, au
xvn e siecle, de l'italien aria, qui
vient aussi du latin aer, et qui a
Juris le sens dans lequel la musique
'emploie aujourd'hui : air arecu
le sens du mot italien, mais en
conservant sa forme francaise.
•Airain, du L. aer amen (bronze).
— Le suffixe amen (aeramen) est
devenu ain (airatn), comme dans
les mots levatn (lev amen), es-
saim (ezamen), etrain (stramen),
merratn (materiaroen*), lien (li-
gamen). De meme que le suffixe
amen est devenu ain, aim, en dans
la langue francaise , les suffixes da
meme famille tmen, umen, ont
donne respectivement en francais
in, ain, — on, un. — Le suffixe
imen est devenu ain dans nourratn
(nutn'tnen), et in dans train (tra-
inmen*); le suffixe umen a donne
un dans alun (alumen*), et on
dans beton (bitumen).
1. Aire, nidd'aigle, indirecte-
ment de Tallemand aren (faire son
nid), lequel vient a son tour de
oar (aigle).
2. iilr«, du L. area (aire a
battre le ble). Area est d'abord de-
venu aria par le changement r6-
gulier de ea en ia (voir aux mots
abre'ger et agencer) • aria a donne
aire par la transposition de Yi 6tu-
diee au mot dnier.
Aiveiie. Origine inconnue.
Ais, du L. assis (ais, planche).
— Les deux ss du latin se sont r6-
duits a un seul en francais, comme
dans pas (passus), gras (crassus),
1>res (pressus), bas (bassus), las
amis). — Quant a la transposition
de Yi latin, voy. au mot dnier.
Aise. Origine inconnue. — D.
aise", aistment, malaise , malaise" ,
malaise'ment, aisance. — Pour le
pre fixe, voy. mal.
Aimseiie 9 duL. axilla (aisselle).
— Sur le changement de Ya initial
latin en ai francais, voy. au mot
aigle* — Quant au changement de
x (aurilla) en ss (aisselle), il se re-
trouve dans essai (eaagium), essaim
(examen), cuisse (coaa), massue
m&ruca*), essorer (exaurare), issu
(exire). laisser Harare) , essieu (arri-
culus*), essoriller (exauriculare*),
oseille (oajalia*), reussir (re-esire*),
tisser (texere). Ce changement
avait d£ja lieu chez les Latins : x,
qui n'est autre chose que cs, n'avait
point tarde a subir Tassimilation
yGoogk
AJO
kO
ALC
en ss. On trouve chez les Romains
les former lawus ? asjis, cowim, a
cdte de laams , aans, coa?im ; les In-
scriptions donnent conflississet,
essorcista pour conflixisset, easor-
cista, — et les manuscrits fvassi-
nus, towicum pour fraarinus, torci-
cum.
Sur le changement de i (axilla)
en e (aisselle), voy. an mot ad-
mettre.
Ajonc. Origine inconnue. Voy.
jonc.
Ajowmer, YOy. jour. — D.
ajournement.
Ajowier, ancien francais ajou-
ster, provencal ajostar, du L. ad-
juxtare* (juxtaposer). Le sens 6ty-
mologique qui est rapprocher,
mettre cdte dc6le, se retrouve en-
core dans les textes francais du
zi a siecle; dans la Chanson de
Roland, un des pairs ordonne aux
Francais de s'ajouler en bataiUe
(de se mettre en rangs).
Adjvxtare, devenu ajuxtare (par
la reduction de dj en j qui se re-
trouve dans four de djumum*, —
orpe de borcy urn *, — assizer de
assedjare *) , a donn6 ajouster par
le changement de u latin en ou
(voyez au mot accouder) , et par
celui de x en * (que Ton retrouve
dans quelques inscriptions latines
qui donnent si*tus pour septus,
obstrinierit pour obstrinaperit) ; ce
changement de re en * eziste en
francais dansais(auris),buis (busus,
dertrier (deartran us*), et dans les
neuf mots sertier(seartarius), boiste
(buxda*), tarter (taaf'tare*), mesteil
(mia&teolum) , rresne (fraarinus) ,
jourter (justare*) , desduire (de-
esducere*), dewier (deea?viare*) ,
etcluse (esclusa) qui ont perdu s
en francais moderne et sont deve-
nus wfter, boite, tdter* me'teil, fri-
ne, jouter, dtduire, devier Muse,
— comme ajouster est devenu
ajouter. (Sur cette chute de. t,
voyez au mot abtme).
D. Ajutage (pour ajoutage).
Ajwiet*, voy. juste. D. a jus*
tage, ajustement.
f Alamble, mot venu au in*
siecle du latin des alchimistes
alambiquus qui avaient emprunte
a l'arabe al-anbiq (vase a distiller),
le nom et Fobjet. — . D. alambx-
quer (distiller, au figur6 subtili-
ser).
Aianguir, voy. languir.
f Alarme,terme militairevenu
I au xvi e siecle de Pitalien alVarme
(meme sens : mais le mot italien
| veut dire litteralement aux armes,
et etait a Forigine le cri des senti-
nelies, surprises par rennemi). Au
! xvir* siecle , alarms est encore
ecrit allarme conformement a l'e-
: tymologie. — D. alarmer,-iste.
I Albutre, du L. alabastrum
(meme sens), qui est deja alba*-
trum dans certains manuscrits la-
tins. Sur cette chute de #, voyez
p. lxxxvii, et au mot accointer. —
bur * disparu, voy. abtme.
f Albinos, mot venu au xvii*
siecle de I'espagnol albino (negre
blanc).
Album, du L. album (registre).
Aibunilne , du L. albumine
(blanc d'oauf).
f Alcade, de I'espagnol alcade
(meme sens).
f Alcall, mot venu en francais
par le latin des alchimistes qui ra-
vait emprunte de l'arabe alcali
(sel de soude). — D. alcalin.
j Alchlmle, mot venu en fran-
cais par le latin des alchimistes,
qui avait emprunte ce mot a l'a-
rabe alchymta (meme sens). — D.
akhimiste.
j- Alco^l, anciennement alco-
hol, que les alchimistes ont tir6 de
l'arabe alqohl.
t Alcdve, mot venu au xvr* sie-
y Google
ALI
41
ALL
cle de l'italien alcovo (mdme I
sens). '
Aleyon , du L. alcyon (mfime
sens). |
Aleatolre , du latin aleatorius
(qui concerne les jeux de hasard).
Alene, , vieux francais alesne,
mot d'origine germanique, de Pan-
cien baut allemand alasna (meme
sens), transposition de alansa.
t iiletKlf , factitif de lent. —
Ce mot, encore employe" par Cor-
neille et par Moliere, a persists en
francais moderne, dans le compose'
ralehtir.
Atentowr, ancien francais, d
tentout, voy. entour.
f Alerte, anciennement allerte,
et dans Montaigne et Rabelais a
Yerte, expression purement mili-
taire a rorigine , et emprunt6e
pendant nos guerres d'Jtalie du
xvi* siecle , au cri italien alVerte
(garde a vous); l'italien dit stare
all' ert a pour se tenitsutsns gardes.
Atevin, du L allevamen (ce
qu'on 61eve, ce qu'on nourrit). Sur
amen = in, voy. airain.
Alexandria (vers). Origine
inconnue.
f Ale*an,venuaudix-septieme
siecle de l'espagool alaxan (mfime
sens).
f Algarade, venu au dix-sep-
tieme siecle de Tespagnol algatada
(attaque imprevue).
f Algebre, du latin scientifi-
que du moyen age algebra, lequel
vient a son tour de l'arabe aldja-
broun (reduction matbematique
des parties au tout).
f Alguasll, de l'espagnd al-
guazil (mfime sens).
Algae, du L. alga (m6me sens).
Alibi, du L. alibi (ailleurs).
AHboron. Origine inconnue.
f Alidade, du latin scientifique
du moyen age alidada, qui est
I'arabe alidad (computation).
Allener, du L. alienate (ven-
dre). — D. alienation , alienable.
Quant au sens de folie, il existe
aussi en latin pour le mot alie-
nare.
Aiigncr, voy. ligne.— l). ali-
gnement.
Allmrat, du L. alimentum
(meme sens). — D. aliment*.,
-ation.
Allnea , anciennement d linra,
de l'expression latine d linea em-
ployee quand on dictait , pour in-
diquer qu'il fall ait cesser la ligne
commencee, et en 6crire une nou-
velle.
Allqnaate, du L. aliquantus
(meme sens).
Allquete, du L. aliquot (m&me
sens).
Alitor, voy. lit.
AUze, aussi 6crit alise , mot
d'origine germanique; de l'ancien
baut allemand elixa (alise ) — D.
alisier.
ifffoifef, du L. allactare (al-
laiter. — Sur ct (allactare) devenu
it en francais, voy. attraxt. — D.
ailaitement.
Atieckew, du L. allectare (at-
tirer , inviter). Quant au change-
ment tout a fait insolite de ct en
ch (allectare = all6cher), il se re-
trouve dans flec/iir (flecfere), refle-
ctor (reflectere), empfic/ier (impac-
ts re) cacher (coactare*). — D.
aUechement.
Aiteger, du L. alleviate (ren-
dre plus leger). Alleriare est devenu
allevjare par le cbangement de l't
en i (6 tudie* ci-dessus au mot abte"-
get) ; allevjare est devenu ailc/are
(puis alleper) par la reduction de
vj en o, qui se retrouve dans de-
lude (dilutyum*), neipe (nirjV),
serpent (serrjentem * ), abreper
(abbreujare)*, auge (alv/a), saupe
(salvja) , cape (carj'a*). Cette re-
duction de v a aussi lieu 1° devant
y Google
ALL
42
ALL
les autres gutturales (vc, vg),
comme daDs naoer (nat'aare), ber-
cail (verv'cale*), nacelle, (nav'cella),
— 2° devant les dentales {vt y vd),
comme dans ciJ6 (civ'tatem),jeudi
(Jot?'dies), — 3° devant les liquides
dans jeune (juv'nis). — D. alUge-
mentj alUgeance.
Allegorle, da L. allegoria.
(mSme sens). — D. allegorique.
AUhgre, ancien francais attgre,
du L. alacris (allegre). Sur a (ala-
cris) devenu e, voyez acheter. Sur
cr latin = gr francais, voy. ad-
juger. — D. alUgrement , alU-
gresse.
f Allegro, venu de l'italien al-
legro (vif).
Alleguer, du L. allegare (alle-
guer. — D. allegation.
Alleluia, mot introduit par
saint Jerome au cpatrieme siecle,
dans le latin ecclesiastique, et qui
est la transcription de Thebreu
haleluiah (cel6brez le Seigneur,
litt6ralement : halelu louez , iah,
Dieu).
Alter, a emprunte ses temps a
trois verbes latins differents : —
I. Les trois premieres personnes
de l'indicatif present ont 6te em-
pruntees au verbe vadere; je vats,
{yado), tu vas(vadis), il va (ancien
francais i\vat),vadit.— II. Le futur
et le conditionnel (j'ir-ai, j'ir-ai*)
proviennent du latin ire par la for-
mation ordinaire du futur ( voyez
ma Grammaire historique de la
langue francaise, p. 187.— III. Tous
les autres temps {allais{ allai, al-
lasse,aille, allant, alU) se rap-
portent a l'infinitif aller. Quant a
ce dernier, qui 6tait en vieux-
francais aler, et aner, il vient du
latin merovingien anare, qui n'est
lui-m6me que l'adoucissement du
latin classique adnare (venir; ce
mot qui signifie proprement venir
par eau , dans Ciceron , ne tarda
pas a prendre une rapide exten-
sion de-sens, et adnare signifie
venir par terre dans Papias). —
On peut faire la meme remarque
sur un mot analogue enare (venir
par eau, nager, Ciceron), qui dans
le latin classique , exprime deja
Faction de venir n'importe par
quel moyen, soit en volant : Dae-
dalus. . . . gelidas enavit ad Arctos,
dit Virgile (iEneid., VI, 16), soit
en marcbant : Nous avons parcou-
ru ces vallees : Enavimus has val-
les (Silius Italicus). — II est cu-
rieux que la m6me m6taphore, de la
navigation a la marcbe , ait aussi
lieu dans le mot adripare qui si-
gnifiait dans l'origine aborder d la
rive (ripa), et qui a fini par pren-
dre le sens general de toucher au
but, et nous a donne le verbe ar-
river.
Pour aller de adnare ou anare
au francais aller, en passant par
les formes interm&liaires aner
puis aler,-\e latin a subi un chan-
gement important, celui de n en I :
Cette permutation de nasale en
liquide n'est pas rare en francais,
t6moin orpheiin (orphaninus * ),
Chateau-Iandon, (Castellum-JVan-
tonis) Botogne (Bononia), Roussi/-
lon (Rusciwionem). entraiMes (in-
tranea*), cari/ton (quaternionem),
enfin fatot et juiMet qui sont pour
fawot et iuinet (voyez ces mots).
— D. allee , substantif participial
(voy. absoute).
AUeu, ancien francais alou y
plus anciennement aloud, — es-
pagnol alodio, italien allodio , —
du latin merovingien allodium
(alleu), qui est d'origine germa-
nique, comme tous les termes de
droit feodal. Allodium vient de
l'ancien haut allemand alldd (pro-
priete complete), le franc- alien
(bien hSreditaire et exempt de tout
droit seigneurial) etant oppose au
y Google
ALL
43
ALL
b&uffice (bien viager aTorigine,
et dependant d'un seigneur).
iff liet*, du L. alligare (lier,
unir). — D. alliance, alliage , mis-
allier, mesalliance, rallier, ral-
liement. — Le g latin a disparu en
francais a Hi (g) are est devenu oi-
lier : ce phenomene , qu'on ren-
contre deja dans les derniers temps
de la latinite (on trouve niellatas
pour ni-g-ellatas dans une charte
merovingienne), est ordinaire en
francais, soit que le g latin pre-
cede'en latin la voyelle accentuee,
comme dans aout de au{g)ustus,
— giant de gt(g)an*em, — maitre
de ma(g)tsfer, — nielle de nt(g)el-
la, — provigner de propa{g)inare t
— reine de re(g)tna, — fatne de
/a(g)tna, — gaine de t?a(g)tna, —
heur de att(g)tmum, — ring* de
vi[g)inti, — carime de quadra(g)e->
sirna, — chdtier de casti(g)are, —
denter de c{ene(g)are, — fttau de
flag)ellum, — frayeur de /rt(g)o-
rem, i— eflrayer de «b-/rt(g)are*,
— /Want de /rt(g)en*em, — liot*-
lefte de a(g)oletta* J — iter de It-
(g)are, — Wen de lt(g)amen, —
liaison de li(g)altonem, — loyal
de te(g)aW*, — loyauU de le(g)alt-
totem, — nier de ne(g)are, -—paten
de pa(g)anus, — pay* de pa(g)en-
m* — guar ante de quadra (g)tnta,
—trente de trt(g)inla, — cinquante
de qninqua{g)inta , — soixante de
*ftra(g)tnta, — relayerderelt(g)are, '
— royal de re(g)alts, — royauU de
re(g)alitatem, — royaume de re-
(g)eltmen% — rut de rw(g)itw*, — |
win de *a(g)tna, — scea<± de st-
(g)t7lum, — setne de sa(g)enna; '
— soit que le a suive en latin la
voyelle accentuee comme dans es-
saide exa{gyium, — fou* de fa(g)us
[d'ou : fouet] , — je de e(g)o, — loi
de le({?)em, — rot de re(g)em, — -
*ate de «a(g)um, — sangsue de
sanguisu(g)a , — orfraie de ossi- '
fra(g)a, — plate de pla(g)a, —
fresaie de pra?*a(g)a, — rwe de
rw(g)a. — D. alltance } attte*, aJ-
Itaoe.
f Alligator, mot emprunte par
les voyageurs a Fanglais alligator
(mime sens).
Allocation, du L. allocatio-
nem* (de allocare*, allouer) .
AllocntUa, du L. aUocutio-
nem (harangue) .
At longer, Toy. long* — D.
allonge (subst. verbal).
Allapathfe, du grec 'AX>oc
(autre), et *d9o; (maladie); systeme
medical qui guerit les maladies,
en recourant a des remedes d'une
nature contraire a ces maladies.
Voy. homtopathie.— D. aUopathe.
Aiiauer, de allocare*\ pour le
changement de lettres, voy. louer.
Aiiumer, du L. adluminare*
(compose de luminare, eclairer).
Adluminare est deja alluminare
dans plusieurs textes du septieme
siecle, par Tassimilation deal en ll t
assimilation frequente chez les do-
mains qui disaient indifferemment
allueere ou adlucere, alludere ou
adludere, alluere ou adluere, al-
locutio ou adlocutio t etc., etqui
avaient forme alligare de adHgare,
allevare de adlevare, etc.... Cette
assimilation se poursuit en fran-
Sais qui change dl latin en I, 11,
ans moule (modulus), mouler
(mod'lare), railler (rad'iare*), cer-
celle (querqued'Ja), esquille (schi-
d'la*), cigale (cicad'la), branler
pour brandler, etc.... Allum{l)nare
est d'abord devenu allum'nare par
la chute reguliere de la voyelle
br&ve (suivant la loietudieeau mot
accointer). — Allum'nare a son
tour est devenu allumer par le
changement de mn en m qu'on
retrouve dans semer (sem'nare),
lame (lam'na), dame (dom'na), es-
saim (exam'n), terme (term'nus),
y Google
ALO
kk
ALO
lumiere (lum'naria), semailles (se-
w'nalia) ; mn latin est aussi ire-
quemment mm en francais comme
dans homme (hom'nem), somme
(som'nus), femme (fem'na), nom-
wer (nom'nare), sommeil (somni-
cuius*), entamer (intam'nare),
hommage (hom'waticum*). — L'i-
talien alluminare, le provencal
allumenar , aWumar , marque'nt
bien la transition du latin aMttmt-
nare au francais allumer. — D.
allumeur, allumette.
AHure, de aller % comme coif-
fure, souillure, brochure, etc....
de coiffer, souiller, brocher.
Allusion, du L. allusionem
(mSme sens).
Alluvion, du L. aUuvionem
(mfime sens).
Almanack, bas latin almana-*
chus, du grec aXfxsvaxa qui est au
troisieme siecle dans Eusebe avec
le sens d'almanach.
Aloes, ancien francais alod,
du L. alo$ (meme sens).
Atoi, compose* de a, et de lot
qui a eu dans notre vieille langue
le sens de titre des monnaies,
comme l'a encore Tespagnol ley,
qui veut dire a la fois, lot, et titre
des monnaies. — Pour P6tymologie
de loi , voyez ce mot.
Ators, voy. lors.
Atose, du L. alausa (meme
sens), qui est d£ja alosa chez les
Romains. Sur au latin = o fran-
cais, voy. alouette.
Alouette, diminutif de aloue
qui, dans notre ancienne langue,
voulait dire alouette. Alouette est
de> v6 de aloue, comme herbette
de herbe, cuvette de cuve (sur ce
suffixe diminutif ette, voy. ablette).
Ici comme dans beaucpup d'autres
mots (voy. page xxxv), le primitif
a disparu, et le deriv6 a seul per-
sist^, en conservant la plenitude
de sens de l'original.
I Aloue vient a son tour du L.
I alauda (auquel Plinedonne le sens
1 & alouette) et qui est lui-m6me un
mot emprunte aux Gaulois par les
Romains, et introduit dans la lan-
gue latine par Cesar. (Les noms
j vraiment romains de Talouette
I sont galerita, corn dolus.
Pour passer $ alauda a aloue,
' le latin a subi la perte du d mon-
dial qui suit la voyelle accentuee :
ce ph£nomene se retrouve dans les
mots suivants 1° soit que la voyelle
subsequente persiste comme dans
envie de tm?t(d)ta, — proie de
prae(d)a, — queue de cau(d)a y —
joie de 0at*(d)ta*, — rate de ra-
(d)ta*; — 2° soit que )a voyelle
subsequente disparaisse comme
dans cru de cru{i)us, — degri de
degra{d)us, — huide ho(d)ii, —
mi de me(d)ium , — puy de po-
(d)ium, — bat de ba (alius, — rat
de ra(d)tu», — demt de dimi(d)ium,
— ennui de wo(d)to*, — glai de
gla{d)ius, — gui de va{d)um, —
nu de nu(d)us, — mat de ma(d)tu$*,
pdle de palli[d)us, — palefrot de
parafre (a) us*, — ranee de ran-
ci(d)us, — rose'e de rosci{d)us f —
sol de soli{d)us t — alleu de alo-
(d)tuw.
Outre la chute du d , alauda a
subi, pour devenir aloue, le chan-
gement de auenou: la diphthon-
gue au etait prononcee par les
Latins, non pas o comme notre au
francais, mais a-ou; pour aurum,
taurus, cauda, les Romains di-
saient a-ouroum ? ta-ourous, ca-
ouda (et non point comme nous
qui prononcons orum, torus, coda):
cette prononciation de au en o eut
paru tout a fait fautive aux Ro-
mains des hautes classes, et les
grammairiens la designent comme
une prononciation habituelle chez
les paysans , et recommandent de
l'eviter : Festus nous dit que les
y Google
ALT
45
AMA
campagnardsromainsprononcalent '
orum pour aurum, oriculas pour
auriculas, etc.... Le fran^ais qui
vient du latin populaire, non du
latin clasaique, a garde la pronon-
ciation rustique de o pour au : clos
(clausus) , or (aurum). oser (au-
sare) T alose (alausa, aeja en latin
alosa) , clore (claudere) , chose
(causa), oreille (auricula), Orleans
(lureliani) , orage (auraticum*) ,
tresor (thesaurus), dorer (deaura-
re), essorer (exaurare), essoriller
(exauriciare*) ,joyau(gaudiellum*),
loyeux (gaudiosus) , loriot (aureo-
lum) , los ilaus) , more (maurus) ,
ogive (auRiva*), octroyer (aucto-
ricare*),oripeau(auripellem), 6\&r
(haustare), poser tpausare), el dans
certain es formations secondaires
parole (par aula , forme second, de
parabola), forger (faurcare, forme
second, de fabricare), t<5le (taula,
forme second, de tabula) , somme
(sauma, forme second, de salma).
Dans tous ces mots, au latin est
devenu et est reste o; dans un cer-
tain nombre d'autres, au latin est
devenu o en ancien francais, et cet
o est a son tour devenu ou en
francais moderne (par un change-
ment etudie au mot affbuage).
Voici la liste complete de ces chan-
gements : loue (laudo), louange
(jaudemia*), ou (auti, ouir (au-
dire), iouir (gaud ere), clou (claus
pour clavus), couard (cauda), en-
rouer (inraucare*), chou (caulis),
outarde (austarda pour avistarda),
joue (gauia*).
A lotftHfif , voy. lourd.
Aloyaw. Origine inconnue.
f Alpaga, etoffe de laine faite
avec le poil de Valpaga, espece de
lama, qui habite l'Amenque du Sud.
Alphabet, du L. alphabetum
(meme sens). — D. alphabttique.
Altercation, du L. altercatio-
(dispute).
Alterer, du latin scolastigue
aUerare (changer), derive de alter
(autre), — comme en allemand
andern (changer) , vient de ander
(autre). — Pourquoi et comment
alterer a-t-il passe" du sens de
changer a celui d'avoir soif? c'est
un point qui reste obscur. — D.
alteration ,. -able.
Alterae, du L. alternus (meme
sens) . — D. alterner, - at ton, - atif, •
ative y - ativement.
f Alteooe, venu au seizieme
siecle, de l'italien altezxa (ineme
sens).
f Altler, venu au seizieme sie-
cle de Titalien altiere (hautain).
Altitude, du L. altitudo (hau-
teur).
f Alto, de Titalien alto (mfime
sens).
Alanine , du L. alumine
(alun). — D. aluminium.
iff mm, du L. alumen (alun).
— Sur le cbangement de umen en
un voy. airain.
Alveole, du L. alveolus (meme
sens).
An%*do*e*f compose de ma-
douer* mot d'origine germanique,
qui vient du vieux scandinave
mata (danois made) , appdter, at-
tirer par un appdt. — D. amadou.
Bien qu'il n'existe aucun rapport
de sens, entre amadouer (appd-
ter) , et amadou, il est cependant
indubitable que le dernier derive
du premier; en italien ad-escare
(amadouer), vient de esca qui veut
dire a la fois appdt et amadou;
en latin esca est aussi appdt et
amadou, — Ces rapprochement*
nous montrent que la meme me*«
taphore qui rehe amadouer a
amadou existe dans plusieurs
langues , — et cette comparaison
des metaphores justifie 1 origine
du mot, bien qu'on ne puisse pas
l'expliquer.
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AMA
46
AMB
Amaigwir, voy. maigrir. —
D. amaigrissement.
Amalgnme, origine incon-
Uue. — D amalgamer.
Amande , ancien francais
amende, corruption du L. amyg-
dalum (amande). — Amygd&lum
contracte en amygdlum suivant
la regie de l'accent latin (voy.
asperge), reduisit d'abord legd la-
tin en d, reduction que Ton re-
trouvedans Madeleine (Magdalen a),
emeraude ( smaragda ) , froide
(frigr'da), roide (rit/'da), —Amytf-
lum subit ensuite l'intercalation
d'un n et devjent Amyndlum,
comme latema est deja lanterna,
dans le latin classique, et then-
saurus existe a cdte de thesaurus;
reddere est rendere dans la Loi
Salique, et Iculisma est de bonne
heure tnculisma. Amyntflum ou
Amind'lum donna le vieux fran-
cais amende par le changement
de in en en, — comme dans en-
fant (infantem) en (in), fendre
(ftnd're), pervenche (pervtnca) etc.
(voyez au mot admettre). Amende
devient ensuite amande en fran- |
cais par le passage de en a an, qui
se retrouve dans les mots : langue
(lingua), sangle (ctng'lum), sons
(sine), dimanche (dies-domin'ca),
sanglier (stng'laris) , andouille
(t'nduct'lis), tanche (ttnca), —que
rancien francais 6crivait confor-
mSment a l'6tymoiogie lengue,
single, sens, dimenche, senglier,
endouille, tenche.
Le lecteur aura remarqu6 que
les regies de la phonetique nous
ont permis de rendre compte de
toutes les lettresdu mot, a l'excep-
tion de I latin qui a disparu en
francais : c'est precis&nent dans
cette disparition anormale de I que
consiste la corruption du mot
amande , comme on Fa deja vu
p. lxxxvu. Ona vu aumot allumer
' que dl latin s'assimile toujours en
J francais, et devient 11, I : des lors
amind'lum aurait du donner non
I pas amande, mais bien amanlle,
amanle, comme brandler a donne
! branler- — D. amandier.
| Amant, du L. amantem (qui
aime) .
I Amaranthe, du L. amaran-
, tus (Pline, mfime sens).
J Atnawer, de"marrer } compo-
i se*s du primitif marrer*, qui vient
! du neerlandais marren (amarrer).
— i ». amarre, amarrage.
Awnasmew, voy. masse. — D.
I amas (substanlif verbal), — ra-
I masser, ramas, ramassts.
I Amateur, du L. amatorem
(qui aime).
Amaurotic, du grec &[iaupciMnc
(obscurcissement).
Amamone, du L. amaxon
I (mfimesens).
Ambages, du L. ambages (d6-
tour).
An%bassadc , au quinzieme
siecle ambaxade, mot qu'on ne
trouve point en francais avant le
quatorzieme siecle, et qui par sa
terminaison en ade (inconnue en
francais qui dit ee pour ade, voyez
ma Grammaire Historique du
francais, p. 277), — provientde
respagnol ambaxada, mot qui se
rapporte au be s latin ambaxiata,
(mission). Ce mot derive de am-
baxiare, ambactiare (agir pour
quelqu'un)/ lequel est forme de
ambactia terme tres-fre\juent dans
la Loi Salique, et dans le latin m6-
rovingien avec le sens de mission.
Ambactia a son tour derive d'am-
bactus (serviteur, celui quiremplit
un office, une mission).
Pour l'elargissement de sens,
voyez p. xxiv. — D, ambassadcur,
- drice. Lev. fr. dit avou6?
Atnbe, du L. ambo (les deux,
tousles deux ensemble). On disait
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AME
47
AME
au moyen Age: ambes mains, | Atme 9 du L. amatus (aim6).
ambes parts, etc... au lieu de les j Sur atus = e*, voyez ampouli.
deux mains j des deux parts; ce \ Am^lUrer, du L. ameliorare
mot est reste comme terme de jeu : ' (rendre meilleur) . — D amtliora-
fai gagni un ambe a la loterie t , tion.
c'est-a-dire deux numeros. | f A«e«, mot h6breu introduit
Amblant, du L. ambientem parPfiglisedansIerituellatin,etqui
vent dire proprement atim soit-il
(meme sens).
Amblga, du L. ambiguus (a
double sens). — D. ambiguiti.
Ambltleui, du L. ambitiosus
(m§me sens).
Ambltloa, du L. ambitionem
(me 1 me sens). — D. ambitionner.
Ambicr, du L. ambulare (pro-
Auufnager, voy. manager.
— D. aminagement.
Amende*, du L. emendare
(meme sens). Sur ce changement
insoiite de e en a voyez V Introduc-
tion.
£ latin accentue est devenu a
mener). Pour le r6trecissement du j en francos 1° dans par (per), cran
sens, voy. p. xx. Sur Ja chute de (crena*) ; 2° dans rame (remus);
YU amb (tt) tore, voy. accointer. | " — - "•' * " % *
— D. ambte (subst. verbal).
f Ambre, mot arabe, introduit
en France au temps des croisades.
La forme arabe est anVr (anbar).
— D. ambrer.
Ambrolsle, du L. ambrosia
(m6me sens).
Ambulant, du L. atribulantem
{qui se deplace). — D. ambulance.
An*e 9 du L. anima (meme
3° dans' lezard (lacerta), x lucarne
(lucerna), courant (currentem) ,
bonne (benna), vendange (vinde-
mia). vionde (vivenda).
£ latin inaccentue ou atone est
devenu a en francais : 1° dans fa-
rouche (ferocem), rancpn (rfidem-
ptionem), effarer(effe'rare); 2° dans
amender (emendare), satin (s#ta),
foon (fctonem*), jaloux (zelosus),
glaner (glenare) ; 3° dans parche-
sens). Anima etant accentue sur min (pergamenum), dauphin (vieux
la premiere syllabe a perdu son i i francais * dalphin, de delphinus),
atone (suivant la loi exposee a la marcotte (mergus), marche (mer
page i xxxvi), et s'est contracte en
on'ma qui a donne le vieux fran-
cais anme, lequel s'est contracte
en dme (par la reduction de nm
en m, reduction marquee par un
accent circonflexe sur Va dans le
francais moderne); leguel est de-
venu amme (dans Joinville), par
l'assimilation de nm en mm, assi-
milation tres-reguliere, et qui avait
dejalieu en latin (temoin imme-
mor pour inmemor, — immigrare
pour inmigrare, — immaturus
pour inmaturus, etc.)... Au quin-
zieme sifecle, amme se reduit a
dme, et cette reduction de mm en
m est marcpiee par l'accent cir-
conflexe qui allonge l'a.
catum), marchand(mercatantem*),
appartenir (appertinere), arracher
(exradicare), soulager (suble vjar e*),
tancer (tentiare *).
On trouve deja lucarna pour lu-
cerna dans le latin vulgaire, mar-
cadus pour mercatus dans les
Chartes Merovingiennes.
Derives de amender : amende
(substantif verbal) , amendement,
amendable.
ifmette**, voy. mener. — D.
ramener.
Amenity, du L amcenitatem
(douceur).
Amcr, du L. amarus (amer).
Sur a latin (amarus) devenu e,
voy. acheter. — D. amerement 9
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AMI
48
AMI
Ameriuime, du L. amarilu-
dinem (aoaertume). — AmarUtidi-
nem a d'abord perdu son if atone
(comme on Pa vu au mot accoin-
ter) ; de raeme que amorus donna
amcr, amor'tuainem chanffea le
second a en e (voyez la regie de
cette permutation au mot aeheter) ;
dans le suffixe lidinem, V 1 atone
disparalt suivant la loi de l'accent
latin (voyez p. lxxxvi), et Ton ob-
tientla forme ud'nem, qui est de-
venue ume en francais; amarHtidi-
nem donne amertumc ; consuetiidt-
nem = coutwme; inctidmcm =
euclume, — Ce change ment s'o-
pera sans doutc de tres-bonne
heure en latin puisqu'on trouve
les formes constuma costuma pour
eons'tudtnem ( consuetudinem ),
dans les textes du sixieme siecle.
Amtthyste, du L. amethyslus
(mdme sens).
Ameubletnettt, voy. meuble.
Amcubtir, voy. meuble,
Ametttfe**, est une de ces ex-
pressions de chaste passees dans
lalanguecommune(voyezp. xxiv).
En terme de venerie, ameuter,
c'est mettre les chiens -en* meute,
les reunir, les attrouper: puis ce
mot a pris le sens de reunir, d'at-
trouper , de soulever. — Sur P6-
tyrnologie d' ameuter, voy. meute.
Ami, du L. amicus (ami). —
Le c medial qui suit la voyelle ac-
centuee a disparu, entralnant
avec lui la voyelle suivante,
comme dans x ennemt (inimtcus),
ept (spiciix), fourmt (formtcu**),
lat (laicu*), feu (focus), jeu (jocus),
lieu (locum), Eu (Aucumj , peu
(paucuat), queux (cocmus), fetu
fiestucus*), foie (firatum*), si
(sic), ni (nee), ici (ecc'ic), lui
flPhuic). — Quand le c medial
*ui suit la voyelle accentuee, est
iui-meme suivi d'un a, cette der-
niere lettre persiste en francais,
temoin arnic de amt(c)a, — m\e
de mi(c)a, — pic de pt(c)a, —
vessic ae vesi(c)a y — taic dethe(c)a,
— noic de nc(c)a, — lieuc de
leu(c)a, — ivraic de c6rta(c)a,
— baic de ba(c)a, — braic de
bra{c)a, — oic de au(c)a, — char-
rue de earn* (c) a, — verrue de
i?erru(c)a, — laituc de lactu(c)a,
— massuc de maxu(c)a* } — tortue
de tortu{c)a.
Amiable, du L. amicabilis
(amical) Sur la chute du c latin
ami{c)abilis , voyez au mot
affouage : sur le changement de
abilis en able voy. affable.
Amlante, du L. amiantus
(amiante).
Amlc*l, du L. amicalis (m. s).
— D. amicalement.
Amlct, du L. amictus (meme
sens).
Amldon, corruption du L.
amylum (amidon), (voy, p. lxxxvi),
qui est deja amydum dans un do-
cument du neuvieme siecle. —
D. amidonner,-ier.
Amincir, voy. mince. — D.
amincissement.
f Amlral, mot arabe introduit
en France peu de temps avant
les croisades. II correspond au
, bas latin amiralius qui vient lui-
meme de Parabe. — D. amiralte',
qui est amiraute" en fr. moderne.
Sur I = u, voyez agneau.
Amitie. Ce mot est dans notre
ancienne langue ami&tU, plus an-
ciennement amiste", et a l'origine
amistet, forme qui correspond a
Pit alien amistd, a Pespagnol amis-
lad, au Catalan amistat, — et qup
vient, ainsi que ces trois mots,
du L. amicitas, forme du latin
vulgaire pour amicitia (amictfcw
a ete forme d'amtctu, comme men-
dicitas de mendtcu*, antiquttaf
de antiquum, etc...).
Pour aller d'amicitatem a ami-
y Google
AMI
49
AMO
tie 1 , ou plutdt a la forme franc,aise
originaire amiste', nous trouvons
trois changements pbilologiques:
1* 11 qui precede immediatement
la voyelle accentuee amtc(I)td-
lem, a disparu (conformement a la
regie donnee au mot accointer).
2° Dans le mot latin ainsi contracte
(amic'tatem) , le c est devenu *, —
et la finale atem s'est changee en
I suivant la regie etudiee au mot
abbe'. Quant au changement de c
latin en s, nous Tavons deja vu
pour le c doux latin au mot agen-
cer: cette permutation est plus
rare pour le c dur latin.
Le c dur latin devient * en fran-
cais ou plus generalement la gut-
turaleedevientsifflante (*,ss, %,%),
en francais dans les mots sui-
vants:
1° &: wangle (cingulum), filler
(riliare*), serin (citrinus?) , — oi-
seau (aucellum), loisir (licere),
inoisir (mucere), gesir (jacere),
plaisir (pi ace re), gite (giste de ja-
ritum), cousin (culicmus), raisin
(racemus), demoiselle (domini-
eella), damoiseau (dominicellus),
diner (disner , de declare*),
voisin (vicinus), inimitie (inimici-
tatem*), dime (disme, de decima),
panse (panticem), reseau (reticel-
lum), cuisine (coguina), fois (vi-
eem).
2° 88: genisse (junicem), saus-
saie (salicetum), glousser (glocire),
hlrlsson (ericius*), brasse (bra-
chia), chaussee (calciata), paroisse
(parocftia), poussin (publicenus) t
vermisseau (vermicellum), bassin
(bacinon*), ruissead (riv'cellus).
3° &: croix (crucem), chaux
(calcem), faux (falcem), doux
(dulcem), dix (decern), noix (nu-
cem), perdrix (perdicem), poix
(picem), voix (vocem), paix (pa-
cem).
4* f: lejxard (laeerta), onsce
I ( und'rim ) , dome ( duod'eim ) ,
1 treiie (tred'cim), quatorjre (qua-
tuord'eim), quiare (quind'rim),
, seize (sed'cim). — Amistxi est en-
| fin devenu amitii par la suppres-
, sion de Vs etudiee au mot abime.
ammtnUqae, ecrit ancienne-
ment ammoniac, du L. ammo-
niacut sal (sel ammoniac, dans
Mine). — D. ammoniacal.
Aninlstle, du grec'ot|AVYj<rrta
ubli). — D. amnistier.
An*oiw*drir 9 Yoy. moindre.
— D. amoindrissement.
ilmoffi**, voy. mou. — D.
amollissement.
AmoMcefet*, voy. monceau,
Atnont 9 voyez aval.
ifmof*ce, corruption de Tan*
cien francais amorsi,participe passe*
fort ( voyez absoute) du verbe
amordre, qui en ancien francais
estun compose demordre. Amorse
vient d'amordre, comme entorse
d'entordre (voyez tordre). — Le
sens originaire d'amorse est appdt y
c'est-a-dire ce qui attire, ce q««i
fait mordre. — D. amorcer.
ilmoftf if, rendre comme mort,
voyez mort. — D. amortissement.
iftttoRf,duL. amorem (amour).
— Sur o latin = ou franc, voyez
affouage. — D. amourette.
f Amturacher (s') 9 mot im-
porte en France paries Italiensau
seizieme Steele et qui nous vient
d'Jtalie. Amour acker a ete forme
d'amourache et celui-ci vient de
Titalien amoraccio passion (dere-
glee).
ifmo**ettap 9 du L. amorosu
(qui aime). — Sur o latin (amoro-
sus) = ou, voyez amour; sur osu
= eux, comparez ipineux ( spino-
stis), hidewx, (hisp'dostis) pierreux
(petrostis), creux (corrosus*) , en-
vieux (individiosus). Ce sufnxe a
ete employe plus tard par le fran-
cais pour former des de'rives nou-
y Google
AMP
50
ANA
veaux qui n'ont pas de correspon-
dants en latin : tels sont heureux,
honteux, etc... quiviennent direc-
tement du francais heur , honte ,
etc... — D. amour eusement.
Amovlble, du L. amovibilis
(qu'on peut deplacer) . Sur la chute
de I'avant dernier i i voy. p. lxxxvi.
— D. inamovible, inamovibilite'.
Amphlble, du grec &U.91610;,
(qui a double vie).
Amphlbologle, du L. amphi-
bologia (qui offre un double sens).
Amphigowri , origine in-
connue.
Amphitheatre, du L. amphi-
theatrum (meme sens).
Amphitryon, allusion a ce
mot de Sosie dans r Amphitryon,
de Moliere (acte III, scene v) : « Le
veritable Amphitryon est V 'Amphi-
tryon ou I'm dine. »
Amphore, du L. amphora (vase
adeuxanses).
Ampie 9 du L. amplus (Urge).
— B. (implement, — eur.
Ampliation, du L. ampliation
nem (augmentation).
Amplifier , du L. amplificare,
(meme sens). — Sur la chute du
c dans amplifi(c)are, voyez affbua-
ge. — Amplification, du L. ampli-
ficationem (meme sens).
Amplitude, du L. amplitude,
(Stendue).
Ampowle 9 du L. ampulla,
(petite tiole, — et plus tard petite
tumeur ayant la forme d'une am-
poule). — Le sens de fiole est en-
core visible dans la locution la
Sainte Ampoule, fiole, ampoule ,
qui contenait l'huile eonsacree
pour l'onction des rois de France.
Sur u latin = ou francais, voyez
accouder.
if mpotf le, du L. ampullatus
(emphatique. Horace). — Sur u =
ou voyez accouder. Sur atus = 4,
•oyez acfceter, pour le changement
d'o en <!, — et aigu jpour la chute
' du t latin. — Le sumxe atus de-
I vient toujours tf en francais : pre"
! (pratum) , cure* (curatus) , carrtf
! (quadrates), gre* (gratum, jure* (ju-
| ratus), marbr^(marmorattis), fosse*
(fossatus), duche* (ducaJu*), eveche*
(episc'palws) , marche* (mercatu*),
peone" (peccatam) , clerge* (clerc'a-
tus), congd (comm'jafws*), marie*
(mari tatus), allie* (alligalu*), bU,
(ablatum), U (\atus), doyenne' (de-
c&natus), comW (comitates). Le
suffixe ata perd son t et devient 4e :
annee (annate), chevauch^e (ca-
ballicato), couaVe (cub'tate), Ue
(fata), onglee (ungulate), arme*e
(annate), fumee (fumate). arai-
gnee, (areneate), journee (aiurna-
te), ep& (spat/ia), contree, (con-
trate), denree (den'riate), puree
(pip'rate), chaussee(calciate), tra-
vel (trabate*).
Ampater, du L. amputate
(meme sens). — D. amputation.
Amulette, du L. amuietum
(talisman, dans Pline).
A mttne. Origine inconnue.
Atnuser, compose de l'ancien
verbe muser (nous avons conserve
celui-ci dans le d6rive* musard).
L'etymologie de muser est incon-
nue. — D. amusement, amuseur.
Amygdale, du L. amygdalus
(amande) ces glandes ayant la
iorme d'une amande.
An 9 du L. annus (meme sens).
Le nn latin s'est reduit a n en fran-
cais comme dans van (vannus),
pan (| annus), ban (bannum*).
Anacherete, duL. anachoreta
(du grec &vaxa>p*iTfK, qui va & Fe-
cart.
Aaaehrealsme. du grec &vot-
YpoviapL6; (erreur cnronologique),
de &va contre, et xp© vo ?» temps.
AMframme, du grec &v&-
ypapifxa (transposition de lettres),
ae 4vd contre et YP*t*H* lettre.
y Google
ANC
51
ANC
Analogle , du L. analogia
(meme sens). j
Analogue , du L. anahgus
(meme sens). j
Analyse, du grec &v£Xv<xtc (re- ;
solution d'un tout en ses parties), I
de &va>uo> (delier) , de &vd, et Xuco
(delier). — D. analytique. \
+ Ananas, mot apporte des
Inaes par les voyageurs.
Anarchic, du gr. ivapyja (ab- I
sence de commandement),' de av
(ans, — et tyxh (chef).
Anatheme, du grec ovaOeua
exposition (k la malediction public
que). — D. anathematiser, rendre
quelqu'un anatheme.
Aaatomle, du L. anatomia
(dissection) du grec Avcrto^, (me-
me sens). — D, anatomiste,-ique.
Ancetr^f du L . antecessor (ce-
lui qui vous precede). Antecessor
suivant la regie invariable donnee
au mot accointer perd son £ atone,
et se contra cte en antecessor qui est
deja ancessor dans un texte latin
de 980.
Ance'ssor etant accentuS sur la
penultieme et par suite protjonce"
anee'ssW devkit en vieux francais
ancestre, par le changement de sr
en str, grace a Intercalation eu- ,
phonique d'un t. Cette intercala-
tion d'un t euphonique n'est point ,
le fait du francais , mais du latin |
qui transforma'it esserix, tonsorix j
en estrix, ionstrix. On trouve deja !
la forme Israel pour Israel dans |
un texte biblique du cinquieme
siecle : et le francais a continue
cette tendance daris : efre (vieux-
francais estre de ess'r) paraitre (v.
fr. paraiffre de paresYe), crottre
(v. ir. croistre de cresYe*) connaf-
tre (v. f. connaistre de cognos're) ,
pattre (v.-fr. paiwe de pas're*)
naitre (v. f. n autre de nasYe), atre
(v. f. asfre de ass'r), coudre (v. f.
couxdre de con*'re*), ladre (la*V-
us), tiifre (tex're). — Le peuple,
toujours fidele a ('instinct, conti-
nue cette transformation eupboni?
que et dit castrole pour cawerole,
etc...
Anche, tuyau est le sens ori-
ginate de ce mot qui est d'origine
germanique et vient de l'ancien
haut allemand ancha ( tibia , puis
tuyau ; comme le latin tibia qui
est venu du sens d'os anterieur de
la jambe, de tibia, acelui de tuyau,
puis de flute, dans Horace, Cice-
ron, etc.
f Aaehola, anciennement an-
choie. venu vers le quinzieme sie-
cle de l'espagnol anchoa (an-
chois).
Aneien , du L. antianus* (qui
a lieu avant nous , — adjectif de-
rive de ante*, et que Ton rencontre
dans lesBulles papales du onzieme
siecle ). — Sur le cbangement de
ti latin en ci, voyez au mot agen-
cer. Quant au suffixe anus (et je
comp rends aussi sous ce nom les
finales en anus) ildonne generale-
ment ain en francais : humain
( numani** ) , romatn ( romanus ) ,
plain (planu*), nam (nanus),
chapelatn (cappellanw**) dematn
(de-mane*), ecrivain (scribanus *),
lusam, fusanttf*) mam (manus),
lointatn (longitanu**) vain (va-
nus), souverain (superanu**), cer-
tain (certanw**). — Anus de vient
ord i n aire men t ten, yen, quand il
est precede en latin d'une con-
sonne mediane qui tombe en fran-
cais, temoin doyen de de(c)anus,
— moyen de me(d)ianu*, — paien
de pa(g)anus , — citoyen de cita-
(d)anns*) — mitoyen de mita(d)-
anus*. — D. Anciennett.
Ancrc, du L. ancora (ancre)J
Vo atone dnc(6)ra , a dispard
(anc'ra) , conformement a la regie
absolue de l'accent latin (voyez
p. Lxxxyi), regie qui a aussi enleve
y Google
ANE
52
ANG
cet o dans les mots suivants : ar-
bre (arbor), patre (pdstor), chantre
(cantor), diaDle (diabtflus), apdtre
(apostolus), Spitre (epistola), parole
(parabola), trefle (trifolium), ter-
tre (terraetorus) , aurone ( abroto-
num), camphre (campbora), diacre
(diac^nus), ente (impotus), eveque
(episcopus), lievre (leporis), moin-
are (minor;.
f Andante , mot italien signi-
fiant proprement allant.
Andouitte, corruption du
vieux francais endouille ; celui-ci
vient du L. inductilis ( qui dans
les glossaires bas latins est traduit
par saucisse, boudin, et vient lui-
mfime de inducere, introduire;
Yinductilis est proprement un
boyau dans lequel on a introduit
[inductus] de la chair hachee.
Pour alter d'inductilit a la forme
francaise originaireendout'Me, nous
trouvons quatre changements phi-
lologiques 1° in est devenu en, ce
qui est une transformation regu-
liere, tSmoin enfant de tnfantera,
etc. .. 2° ductilis est devenu douille;
ductilis s'est d'abord rigulxhement
(voyez p. lxxxvi) contracte en due-
t'lis: 3° celui-ci s'est transforme en
ducllis par Passimilation de *7, et
le changement en c(, changement
qui avait deja lieu en latin , puis-
que le peuple romain changeait
vet'ius (vetulus), stt'Ja (situla), en
rectus, sick. 4° Le mot due' His est
devenu doutlle en changeant cl en
il (voyez cette permutation au mot
abeille), et u latin en ou (voyez
sous accouder.
G'est ainsi que sicla a donne
seille, veclus yieil, — et volat'Ua,
volat/fe.
D. Andouillette.
A ttrfottiffe**. Origine incon-
nue.
Ane 9 vieux francais «wne,du L.
oftnvt (ane). — Sur la chute de t
latin, voyez p. lxxxvi. Sur la chute
de *, et l'accent circonflexe, voyez
abime. — D. dnesse, dnon, dnerie.
AtMsanttr, voyez ntant. — D.
andantissement.
Anecdote, particularity histo-
rique, du grec AvexSotoc (inedit,
qui n'a point 6te raconte). — D.
anecdotique.
Anemone, du L. anemone
(meme sens.)
Ane^rlsme, au dix-septieme
siecle, ane'vrysme, du grec &vtu-
puapa (dilatation, de dvd, et de
eupu; large).
Anfractuous, du L. anfrae-
tuosus (tortueux. — D. anfractuo-
sitt.
Ange, du L. angelus (messager
de Dieu). dngtylus a donne ange,
par la loi de l'accent latin, (voyez
p. lxxxvi).
Angellqae, du L. angelicus
(meme sens) . — La plante angi-
lique recut cette appellation de la
vertu que les meaecins du quin-
zieme siecle, lui attribuaient con-
tre les piqures des insectes, et les
morsures des serpents.
Anglne, du L. qngina (suffo-
cation, etranglement).
Angte, du L. angulus (angle).
! Sur la chute de J'avant dernier fi,
voye page lxxxvi. — D. anguleux
du L. angulosus (rafime sens). Sur
osus = eux, voyez amoureux; an-
gulaire du L. angularis (mfime
sens).
Angois*e 9 du L. angustia
(resserrement, 6 tat de gfine). st la-
tin est ici devenu ss, comme dans
lesson (tertonem*) couwih (cul'rii-
num*) boisseau (burtellus*) , hub-
*ier (osfiarus)* , lwiere (listaria*},
liveche (anciennement livewe ae
levirticum, Cas£el(Cartellum),huU
(ortium , puts (port) .
Cette reduction fort rare de st en
s avait deja lieu cbez les Romaics;
y Google
ANI
53
ANN
on trouve po*-legem pour ( pos te
legem) dans les arpenteurs ro-
mains, et pwquam pourpoitquam
dans quelques glossateurs.
Angustta, transforms en angus-
sia est devenu angoisse par le
changement de u latin en 01, chan-
gement qui est sou vent produit
par l'attraction d'un i, comme dans
foison (fusionem), meisson* (mus-
cionem *) , cot (quietus ) , 1 voire
(eburius*), coin(cunius*), — mais
qui se rencontre aussi produit de
Vu isole\ soitdel'u accentue dans :
noix (ntScein) , croix (crtfcem), —
joindre jflngere), oindre (ungere),
potndre (pwngere), poing (pu-
gnus), point (ptinctum), botte
(bux'da*), goitre (guttur), — atone
dans : mot sir (mucere), otgnon
(ttnionem), botsseau (bustellus*).
f Angora, mot d'origine histo-
rique (voyez p. lxv). tspece de
chat originaire d' Angora (vilie de
l'Asie Mineure, qui est TAncy redes
anciens). Le chat angora, la che-
vre angora, et le lapin angora sont
remarquabies par la finesse et la
longueur de leur poil.
Anguitle, du L. anguilla
(meme sens).
AnictH9ehe 9 au seizieme siecle
hanicroche, obstacle , proprement
ce qui empeche , ce qui accroche
• Tous ces gens-ld, dit Regnard ,
sont (aits de croche et d'anicro-
ches. » Anicroche avait done a l'o-
rigine le meme sens que croche
(croc). On trouve en effet dans Ra-
belais hanichroche au sens de pique
a crochet « lis aiguisoient piques,
hallebardes, hanicroches. » L'ety-
mologie de ce mot est inconnue.
Anier, ancien franc, asnier,
du L.asinarius (anier),parla chute
reguliere de Vt qui precede la
voyelle accentuee as'ndrius (voyez
au mot accointer), — et par le
changement de a en ie (as'narius
= asnier) , changement qu'on re-
trouve dans chien (canis), grief
(gravis), — amittV(amicit<Iiem*),
inimittV iniraicitatem*), pittV (pie
totem), pieu (anciennement piel,
de pdlus), — tariere (taratrum) , —
aiguteVe (aqu arm*), ecolier (sco-
lam), et tous les suffixes latins
arts, arius qui deviennent er, ier
en francais : premier (primariu*),
seculier (saeculam), grenier (gra-
narium), ecuyer (scutarius), ri-
viere (ripartaj, sangh'cr (singula-
rs), fumtVr (nmarium). Le suffixe
ier, le plus productif peut-etre des
suffixes francais, a forme un nom-
bre considerable de derives qui
n'existaient point en latin (bar-
rier e de barre, perruquier de perru-
que, arba!6trier d'aroalite, etc..) .
Ce suffixe sert a designer le plus
sou vent: 1° les mitiert (boutiquier,
potier, batelier, berger, archer,
ecuyer, viguier; 2 # les objets d'u-
sage journal ier (sabl ier, encrier,
foyer, etc....); 3* les vegStaux
(launer, grenadier, figuier, pom-
mier, poirier, peupiier, censier,
etc....
Animadversion, du L. ani-
madversionem (reprimande).
Animal, du L. animal (toutce
qui respire, tout 6tre animg). —
D. animaliser, animaliti, animal-
cule.
Anlmer, du L. animare (don-
ner la vie). — D. animation, ra-
nimer.
Ants, du L. aoisum (an is). -
D. aniser, anisette.
Ankylose, du grec &Yxv>«><nc
(courbure). — D. ankylosi.
Annates , du L. annates (chro-
nique des. evenements de Tannee).
— D. annalisle.
Annate, du L. annata* (dans
les textes du moyen age, revenu
annuel).
iftttaeatt, du L. anneUus (an-
y Google
ANN
bk
ANN
neau, dans Horace); stir ellus de-
venu eau, voyez agneau. Anneau
6tait en vieux francais annel, forme
qui a persists dans les derives
annelet, anneler, annelure.
Annee 9 du latin mgrovingien
annata (duree d'un an; annata
est deriv6 du latin annus, an) . Sur
ata devenu ie , voyez ampouM.
Annexe , du L. annexus (joint,
ajoute). — D. annexer, annexion,
Annlhiler, du L. annihilate
(reduire a neant).
Auulveraalre, du L. anniver-
sarius (qui revient chaque annee).
Annoncer, du L. annuntiare
(mSme sens). — D. ahnonce, suhh
stantif verbal.
Sur ce changement de Hare en
cer voyez agencer. — Quant au
changement de u (annuntiare) en o
annoncer), il se retrouve en fran-
cais dans un grand nombre de
mots : u latin accentue* devient o
en francais, quand il est long par
position , comme dans colombe
(columba), comble (cum'lus), con-
combre (cucum'rem), nonce (nun-
tius),vergogne (verecundia), done
(tunc) , monde (mundus) , nombre
(num'rus) , noce (nuptiae) , onze
nindeciro), ongle (ungula), orme
(wlmus), oncques (unquam), ponce
(pumicem), dont (de unde), etrope
(struppus), flot (fluctus), fondre
(fundere), fronde (funda), furoncle
( f ur unculus ) f gorge ( gurges ) ,
(grotte (grupta*), jonc (juncus),
'lombe (lumbus), longe (lumbea),
mot(muttus), plorab (plumbum),
oncle (avunclus), onde (unda),once
(uncia), remorque (remulcum),
roche (rupea) , rompre (rumpere) ,
ronce (rumicem), rond (rotundus),
saorre(saburra),viorne (viburnum),
tombe (tumba), tronc (truncus), rot
(ructus), ton (thunnus), son (sum-
mum), somme (summa). V latin
inaccentue ou atone, devient o en
I francais quand il est bref dans :
comraencer (cuminitiare), cohil
(cuniclus) , cognee. (cuneata) , co-
gner (cuneare), noyau (nucale),
| noyer (nucarius), — quand il est
long par nature dans froment
(frumentum), trotter (tolutare), —
quand il est long par position dans
| ortie (urtica) , sommier (summa-
I rium) , volonte (voluntatem), roter
| (ructare), roture (ruptura), san-
1 gloter (singultare) , serpolet (ser-
I pullum), sombrer (sub-umbrare),
sonder (sub-undare) . rossignol
! (lusciniola), ronger (rum'gare),
ponceau ( pum'cellum ) , plonger
(plumbicare), colombier (columba-
i rium), consommer (consummare),
| annoncer (annuntiare) , d6noncer
1 (denuntiare), renoncer (renun-
| tiare) , devergonde (verecundiare),
I fonder (fundere), gronder (grun-
| dire), grogner (grunnire), nom-
breux (num'rosus), nombrer (num'-
rare), onguent (unguentum),
ombrage ( umbraticum ) . godet
(guttus), onglee (ungulata).
Ce changement de u latin en o
qui a lieu, le plus souvent (comme
i on vient de le voir), devant les
nasales et les liquides, qui sui-
vent un u en position, existe aussi
en latin, ou Ton trouve volpes,
volsus, voltus, volnus, volt, a cdte
de vulpes, vulsus, vultus, vulnus,
vult. Dans le latin archalque, les
finales us, urn, unt, les suffixes
ulus, ula, sont ordinairement os,
om, ont, olos, ola: on trouve po-
polus, tabola, vincola, nontiare,
sont, consolere pour populus, ta-
bula, vincula, nuntiare, sunt, con-
sulere dans les plus anciennes in-
scriptions romaines. La Colonne
rostrale donne poplom, diebos,
navebos, primos pour populum,
diebus, navibus, primus; il sufht
de rappeler ici le debut de la fa-
meuse inscription du tombeau des
y Google
ANT
55
ANT
Scipions: Hone oino ploirume co-
sentiont duonoro optumo fuise
virOj Luciom Scipione, filioi
Barbati, consol... — Les Graffiti
de Pomp&, et certaines inscrip-
tions des derniers temps de 1' Em-
pire donnentegalement dolcissima,
mondo, tomolo pour dulcissima,
mttndo, tumulo : on trouve sole us,
fornus, moltus, sordus, polchrum,
colpam, dans plusieurs textes du
cinquieme siecle et du sixieme.
Enfin plusieurs diplomes merovin-
giens donnent titolum, singoli,
somus, fondamentis, polsatur,
onde pour smguli, sumus, fwn-
damentis, ptdsatur, unde.
Annoter, du L. annotate
(memesens). — D. annotation
Annualre, du L. annuarium
(qui a lieu , qui paratt chaque an-
nee).
Annuel, duL, annualis m&ne
sens) ; voy. an.
Annuity, du L. annuitatem
(somme pay£e annuellement).
Annulalre, du L. annularius
(d'anneau).
Annuler , du L. annullare
(annihiler, saint Jerdme). — D.
(emulation.
Anoblir, anoblissement, voy.
noble.
Anodln, du L. anodynos (sans
douleur, dans Marcellus Empiri-
cus).
Anomal, du grec dcvtojiaXo;
(irregulier). — D. anomalie.
Anat% 9 voy. dne. — D. dnon-
ner.
Anonyme, du L. anonymus
(dont le nom n'est pas connu).
Ansc 9 du L. ansa (anse).
Antagonism^ du grec avxa-
Ywvid|xa (opposition). — D. Anta-
goniste.
Antarctlque, du grec avrapx-
tixog, de &vtC et &pxxixo; oppose
larctique
I Antecedent, du L. antecedent
tern (qui precede).
| Anteehrlut, dans Fabelais an-
tichrist, du grec dvtc (oppose a)
! et Christ.
Antedlluvlen, unite* de an-
tediluvium (avant le deluge).
I Antenne, du L. antenna
(m6me sens).
| Antepenultleme, qui precede
(ante) le pinultieme (voy. ce mot).
Anterleur , du L. anterior
(meme sens). — D. anteriorxti.
Anthere, du grec &vfo)p6cde
4v8o; (fleur).
Anthologle, du grec dcvOo-
>oyia (choix de fleurs).
Anthracite, d£riv6 du L. an-
thracem (charbon). — Anthraci-
tes est dans Pline au sens de pierre
precieuse.
Anthrax, du L. anthrax (char-
bon).
Anthropologic, de avOpwiro;
(homme), et Xoyoc (6tude, dis-
course
Anthropophage, de avOpwroc
(homme), et qpayeiv (manger).
Antlchanibre, de anti (avant)
et chambre: piece qui precede la
chambre.
Antlclper, du L. anticipate
(prendre par avance).
Antldate, de ante 1 (avant). et
date: date fausse et anterieure a
la date veritable. — D. antidater.
Antidote, du L. antidotum
(contre-poison).
Anticnne, du L. antiphona
(chant alternatif de deux chceurs).
Antt\ph)dna a perdu son ph (f)
medial, fait tres-rare en francais,
et qu'on ne retrouve que dans les
troismots (fcrouelle8d\escro(f)ellae*
— ttienne de Stephanas, — biats
de bi(j)aeem*.
V6 latin est devenu e, anti-
(ph)ona: antienne* — comme
dans : nennil 'ndn-illud), ne(no*n),
y Google
APA
56
APO
demoiselle ( dtfmn icella ) . avec
(aboc*), larcin ( anciennement
larecin de latrocinium ) , grelot
(crot'lum *).
Antllope, origine inconnue.
Antlmolne, origine inconnue.
Antlnomle, du grec ivxtvopia
(opposition de deux lois). .
Autluuthle , du grec dvxt-
waOeia (disposition contraire) de
4vt( (contre) et ir£6o; (passion).
Autlphonalre, du L. anti-
phonarium de antiphona (an-
tienne).
Autlphrase , du grec £vt{-
9paaic (contradiction, voy. phrase).
Antlpede, du L. antipodes
(Habitants d'un lieu de la terre
diametralement oppos6).
Antlquallle, venu au seizieme
sieclede l'italien anticaglia (meme
sens).
Antique, du L. antiquus (an-
cien). — D. antiquaire, antiquite'.
Antltheae, du grec dvttOeai;
(opposition, voy. th&se).
Antenomate, du grec ivtovo-
aaata de &vtC (en place de), et
ovo(i.a (nom).
Autre, du L. antrum (meme
sens).
Anm, duL. anus (mfime sens).
Anxlete, du L. anxietatem
(angoisse).
Auxleux, du L. anxiosus (in-
quiet).
Aerte, du £rec dopTrfj ( Aristote).
AoHt 9 ancien francais aoust,
Srovencal aost, italien agosto, —
u L. augustus (aout). — Sur la
chute du g, dans au(g)ustus =
a-ouit, voy. allier; sur 11 latin
(augustus) devenu ou, voy. occott-
der, sur la suppression de Ys la-
tin voy. aMme.
Apaiser, derive de pair par
la forme pats du vieux francos.
(voy. paix). — D. apaisement.
Apanage. Restraint aujour-
d'hui au sens de domaine donne*
aux princes du sang pour leur
subsistance, ce mot avait en droit
feodal le sens generique de pen-
sion alimentaire ou mieux dedo-
tation alimentaire. Apanage derive
de l'ancien verbe francais apaner
qui signifie nourrir (apanage a ete
lire $ apaner, com me nadinogre de
badinet, patelina^e de pateltner,
savonna^e de savonner, etc.).
Quant au verbe apaner, c'est le
latin feodal apanare, adpanare
(nourrir), qui vient lui-meme du
latin pant* (pain).
Aparte, mots latins qui si-
gnifie d part, de cdli.
Auatule, du grec dwcaOeiot (ab-
sence de passions). — D. apathi-
que.
Apet* cet>oir , voy. percevoir.
— D. apergu, aperception.
Aperitif, du L. aperitivus, de
aperire (ouvrir).
ApeilMer , voy. petit. — D.
rapetisser.
Aphorlftme, du grec &?opnx-
fi&; (sentence, definition).
Aphthe, du L. aphtha (ulcere
de la bouche).
Apl, du L. appiana (meme
sens). — Appiana mala est dans
Pline au sens de pommes d*api.
Apitoyer, toucher de ptfttf.
Apitoyer est compose de a et d'un
primitif pitoyer (reste dans pi-
toy able, impitoyable). Pitoyer de-
rive de pitie (voy. ce mot).
Apianir, voy. plane. — D.
aplanissement.
Apiatir, voy. plat. — D.
aplatissement.
Aptontbt en terme d'archi-
tecture, verticalite'. Determiner
Paplomb d'un mur. — Ce mot
vient de d et plomb, parce qu'on
determine la verticalite a l'aide
d'un fil a plomb.
Apocalypse, du grec iwoxd-
y Google
APO
57
APP
X\*|nc (revelation). — D. apoca- i
lyptiques. |
Apocope, du grec iitoxoinQ
(retranchement) . |
Apoerjphe, du grecawroxpvfo;
(cache, obscur, incertain). |
Apogee, du grec a7ioyaiov
(eloignement de la terre).
Apologetlque, du grec bno-
Xo-poTixo; (defense).
Apofogle, du grec anoXoyCa
(justification). — D. apologiste.
Apologue, du grec diroXoyo;
(recit).
Apophthegme, du grec &*6-
o6ey|j.a (sentence).
Apopleile, du grec &itoicXY£(a
Apoatosle, du grec &ico<rraa(a
(abandon). — D. apostat, du grec
aroxiTdTYN; (deserteur).
Apomtew, compose de poster,
voy. ce mot.
Apoatllle, compose de pos-
title, qui n'est lui-mfime que %
transcription du latin scolastique
postilla (qui avait le sens d'expli-
cation. denotation) . L'expression
complete est post ilia (verba auc-
toris). — D. apostiller.
Apostolat, du L. apostolatus
(mission dans Tertuilien).
A post oil que, du L. aposto-
licus (m§me sens).
1. Apostrophe, du grec &ito-
axgom\ (detour; l'orateur pendant
son discours se detourne pour in-
tervener quelqu'un).
2. Apostrophe/ marque ortho-
giaphique, du L. apostrophus
(m6me sens).
Apoitume , corruption du
mot apostime, lequel vient du
grec iico<rcYjpia (abces).
Apotheoae, du grec iiroBeoxxi;
(mise au rang des Dieux).
Apothlcalre, du L. apotheca-
rius (qui tient une apotheca,
c'est-a-dire une boutique).
ApStr*, vieux francais apot-
tre, plusanciennement apostle, du
du L. apostolus (m^me sens). Apo-
stolus contracte en aposVlus sui-
vant la regie de l'accent latin
(voy. au mot ancre, et a la page
lxxxvi) a donne au vieux francais
apostle qui est devenu apostre par
le changement de I en r, que
Ton retrouve dans orme (ulmus),
remorque (remu/cum), chapitre
(capirtum), chartre(cart7a), char-
trier (cart'/arium), martre (mar-
t7a*), epttre (epist'Ja) , pupitre
(pulpit'Jum), titre (tit'ius), esclan-
dre (scandium), pourpier (puli'pe-
dem*), hurler (u/lare) , decombres
(de-cum'iis), forteresse (fortaii-
tia*), navire (navite), trotter (to-
Jutare*), vautrer (voltuJare*), — et
au commencement du mot dans
l'unique exemple rossignol (lusci-
niola, deja rusciniola dans un
texte du septieme siecle).
Ge changement de I en r n'^tait
Soint inconnu aux Romains, qui
isaient indiflteremment pa/ilia ou
parilia, caeJuleus ou caeruleus.
Apparaitre, du latin popu-
late apparescere (m6me sens). —
Accentue sur l'antepenultieme, ap-
pare'sc{&)re devenant reguliere-
ment (voy. p. lxxxvi), appareVre
donna au vieux francais la forme
apparotstre, 1 ° par le* changement
do sr latin en str changement etu-
die au mot ancftre; 2° par le chan-
gement de c latin en oi etudi6 au
mot accroire. — Sur le change-
ment de oi en at (apparotstre en
apparotstre), voy. accroire. — Sur
la chute de Ys (apparatatre devenu
apparaitre), voy. abtme.
Apparat, du L. Apparatus (ap-
pret).
Appareil, substantif verbal de
appareiller.
AppaveiUer. Le sens origi-
nate du mot est arranger, assoT'
y Google
APP
58
APP
tir, mettre ensemble • des choses
pareiUes; pour Fetymologie, voy.
pareil. — D. appareil.
Appa*ewnwnent 9 adv. forme
de l'adjectif apparent. Sur appa-
remment pour aparentment, voy.
Abonder.
Apparent du L. Apparentem
(mfime temps).
Apparent** , voy. Parent.
Appa*ie* 9 voy. Paire.
Apparlteur, du L. Apparitor
(officier subalterne, attache" aux
magi st rats romains).
Apparition, du L Apparitio-
nem (meme sens).
Appa*oi* 9 du L. Apparere
(paraitre). Sur e latin=ot, voy. ac-
croire.
Appa* tewnent 9 divisionsprin-
cipales d'une maison, du bas la-
tin Appartimentum (division).
Appa*tenl* 9 du L. Adperti-
nere, Appertinere, compost de per-
tinere (appartenir d , dans Tertul-
lien). — Sur e (appertinere) devenu
a, voy. amender. — Sur t latin de-
venu e, voy. admettre. — Sur eac-
centu6 (appertinere) devenutjvoy.
accomplir. "*"
Appas. Ge mot (juisignifie pro-
prement ce qui attire, ne s'emploie
jamais qu'au pluriel. parce qu'il
n'est, en effet, que le pluriel du
mot appdt. Appdt, en vieux fran-
cais appast, etait alors au pluriel
appasts, dont appas est la corrup-
tion. Pour I'ltymologie de appas,
voy. appdt.
Appai, vieux francais appast,
du latin du moyen age appa stum y
adpastum (pature pour attirer le
Shier ou le poisson), compose du
tin classique pastum (pature).
— D. Appdter.
Appanv*i* 9 Appauwisse*
n%ent 9 voy. Pauvre.
Appeaw, anciennement apvel
comme beau est venu de bel) :
engin imitant le cri des oiseaux,
pour les appeler, les attirer dans
un pi£ge. Appeau n'est done qu'une
forme second aire d'appeJ,substan-
tif verbal d'appeler.
Appet 9 substantif verbal d'ap-
peler.
Appete* , du L. appellate
(adresser la parole). — D. Appel.
Appellation, du L. appellor
tionem (mfcmesens).
Appendices du L. appendi-
ceal (supplement).
Append*e 9 du L. appendere
(suspendre). Sur la chute de l'e
latin j>6nultieme, voy. p. txxvu.
Appentis 9 du L. appendictum,
derive de appendere (appendre).
Appelant**, voy. Pesant.
Appetlt, du L. appetitus (de-
sir). — D. appe'tissant.
Applaudlr, du L. aprdaudere
(m£me sens). — D. applaudisse-
ment.
Appllquer, du L. applicare
(appliquer). — D. applicable, op-
plication.
Appoint, voy. Point.
Appointe* , appointement ,
voy. point.
Appo*te* 9 du L. apportare
(nieme sens). D. apport, substan-
tif verbal. Rapport ,rapporter ^rap-
porteur.
Appose*, du L. appausare,
compost de pausare (placer), qui a
donn£ poser. Sur au latin devenu
o en francais, voy. alouette.
Appreeler, du L. appretiare
(6 valuer, priser dans Tertullien).
— D. appreciation, appreciable.
Apprehender, du L. appre-
hendere (mfime sens). — D. appre-
hension, du L. apprehensionem.
App*end*e 9 dn L. apprendere
(comprendre, saisir), forme qui
coexiste en latin avec apprehen-
dere. {Apprendere est dans Silius
Italicus.) Sur la chute de e latin
y Google
APP
59
APR
penultieme , voy. p. lxxvti. — D.
dtsapprendre ; apprenti, celui qui
apprend : ce mot qui etait en vieux
francais apprentif, vient du bas la-
tin apprendivus, mot forme au
moyen age d'apprendere.
Apprenti, voy. apprendre.—
D. apprentissage.
Appweter, voy. prU. — D. ap-
prit. substantif verbal.
Appwivoiser du latin appri-
xitiare* (mfime sens). Apprtvi-
tiare est de>iv6 de privus. — Sur
le changement de la finale tiare
en *er, voy. agencer. — Sur le
changement de i latin en ot, voy.
boire,
Approbation, du L. approba-
tionem (mfimesens).
Apptrocher, du L. appr opiate
(s'approcher, dans* Sulpice Severe
et saint Jerome). Sur le change-
ment de pi en ch, voy. abriger. —
D. approche, substantif verbal;
rapprocher, rapprochement.
Approfondir. Voy. Profond.
Approprler. du L. appropriate
(m£me sens). — D. appropriation,
App9H>**ver 9 du L. approbare
(approuver). Sur o latin devenu
on, voy. affouage. Sur b latin de-
venu v t voy. avant. — D. dtsap-
prouver,
Approviaionner , appwo-
riftoMMeratetU, voy. Provision.
Approximate, du latin scolas-
tique approximative (me* me sens).
Approximation, du latin sco-
laslique approximations (meme
sens).
Appui, substantif verbal de ap-
puyer.
Appwyer 9 derive de pui,
comme ennuyer de ennui. Pui
vient de podium (balcon de mai-
son dans Pline, base, piedestal,
soutien dans d'autres auteurs).
Sappuyer est proprement se sou-
lenir a I'aide de quelque chose.
d'un pui, d'un soutien. Que podium
ait donne pui, comme nodii a
donne* hut (aujourd'hui), — comme
modium a donne muid, — comme
inodio a donne ennui, — cela est
incontestable (sur l'attraction de Ft
latin, voy. cuider; — sur la chute
du o, voy. alouette).
Enfin le bas latin qui dit appo-
diare (de podium) pour appuyer,
l'italien qui dit appoggiare (ap-
puyer) de poggio (put) confirment
cette Etymologic — D. appui.
Apre 9 anciennement aspre, du
L. asper (apre). — D. dprement.
Apr**, voy. Pris.
iipre<e,ancien francais asprete'
du L. asperitatem (m£me sens).—
Asper(f)tatem, contracte en <w-
per'tatem, suivant la loi demontree
au mot accointer, a d'abord donne
asperte" (sur atem=6, voy. abbi) ,
et asperte" est devenu asprete" par
le deplacement. la transposition de
IV qui a pour but de faciliter la
prononciation. Cette transposition,
ou comme disent les grammairiens
grecs , cette metathese, dont nous
avons parte a la page lxxxh, qui
est frequente en francais, a aussi
lieu en grec (xotpfiioc et xpaSia), et
en latin (qui tire creci de cerno,
sprevi de sperno), etc. En fran-
cais, cette metathese de IV se ren-
contre dans : brebis (vervecem),
breuvage (biberaticum), abrewer
(adbiberare) , fromage (formati-
cum), pour (pro), pauvrete (pau-
pertatem) , recrier (requiritare),
tremper (temperare), treuil (torcu-
lus),trombe (turbo), troubler (tur-
bulare), trouver (turbore), frange
(fimbria), octroyer (auctoricare),
ogre (orcus), trouble (turbulus),
lamproie (lampetra),truffe (tuber),
trousser (tortiare), fatras (farta-
ceus*); cette metathese de Vr se
poursuit meme en francais dans
certains mots; au dix-septieme
y Google
ARA
60
ARB
siecle, le mot brelan 6tait pro-
nonce indifferemment berlan ou
brelan ; les pay sans disent berbis,
bertaudre, berteche, pour brebis,
b'etauder, breteche, etc.
A-propoa 9 voy. Propos,
Apte, du L. aptus (propre a).
— D. aptitude.
Apurer , apurement, voyez
pur,
f Aquarelle, venu de Titalien
acquarella (lavis, detrempe).
Aquatlque, du L. aquaticus
(mime sens).
Aqueduc, du L. aquaeductus
(conduit pour les eaux).
Aqulllu, du L. aquilinus (d'ai-
Aqullon, du L. aquxlonem
(vent du Nord).
t Arabesque, du mot arabe, par
Pintermediaire de l'italien ara-
besco.
Arable, du L. arabUis (qu'on
peut labourer).
Avagne 9 ancien francais arai-
gne, du L. aranea (araignee). —
Sur le changement du suffix e inea
en ague, aigne, comparez chatat-
gne (castanea*), montagne (mon-
tanea*). campagne (campania*).
Aneus aevient ordinairement ain:
chatain (castaneus), soudaia (su-
bitaneus), souterrain (subterra-
neus), fusain (fusaneus),etc....
Dans notre ancienne langue,
Y aranea etait appelee ar aigne,
et sa toile araigrde (de araneata,
proprement le travail de V 'aranea,
Sur la chute du t latin voy. am-
pouU), Au seizieme siecle, le sens
etymomologique se perdit, et on ap-
pela indifferemment l'animal arai-
one ou araignie, confondant ainsi
[animal ? et son oeuvre. An dix-
septieme siecle araignie l'emporta
definitivement, et Ton ne trouve
plus araigne que dans la Fon-
taine* aujourd'bui ce mot est re-
j legue dans nos patois. On doit re<
gretter sa perte.
Araignee, voy. aragne.
A ra to Ire, du L. aratorius.
Arbalete, ancien francais ar-
baleste, du L. arcuballista (arba-
lete dans Vegece). Arcuballista
d6ja contracte en arc'ballista dans
la basse latinite a donne arbalete:
1° par la reduction de re latin en
r, comme dans carrefour (quadri-
furcum *). 2° par la chute de Ps
duvieux francais arbaleste, chute
6tudi6e au mot abtme. — D. ar-
baUtrier,
1. iff6itre> du L. arbiter
Q'uge, expert). — D. arbitrage,
arbitration, arbitral,
2. Arbltre, du L. a'rbilrium
(volonte) . — D. arbitraire,
Arborer, elever droit comme
un arbre (arborer un eten-
daid, etc...) du bas latin arborare
(de arbor, arbre) . L'italien dit de
meme pour arborer, alberare form 6
de albero (arbre).
Arbouse, de arbuteus, derive
de arbutum (arbouse). Arbuteus
regulierement transforme en ar-
butius (voy. au mot abrSger), a
donn6 arbouse par le changement
de u en ou (voy. accouder) et par
celui de ti en * (voy. agencer). —
D. arbousier.
Arbre, du L. arbor. Sur la
chute de To voy. ancre.
Arbrismeatt, du L. arbori-
cellus (petit arbre) diminutifde
arbor (arbre). Sur la chute de
o latin, arVricellus voy. accoin-
ter; sur c latin devenu ss voy.
amitii; sur ellus devenu eau t
voy. agneau,
Arbuate, du L. arbustum (ar-
bre dans Lucrece).
Arc, du L. arcus (arc). — D.
archer.
t Areade, venu de l'italien?
Arc-boutant, voy. bouter.
y Google
ARC
61
ARG
iffceatt, ancien francais arcet,
litteralement petit arc (voy. ce
mot).
if fc-eM-cial, de arc, en el ciel.
ArchaVime. dugrec apy alamos
(emploi de locutions surannees).
— D. archaique.
Archal , du L. orichalcum
(laiton). Sur o latin devenu a,
voy. aout. Sur la chute de Ft,
ofchalcum voy. accointer.
Archange, du L. archange-
ls s (ange d'un ordre superieur;
dans saint Jerdme; archangelus
est la transcription de dpx<rfytXo«,
de ap/t qui est au-dessus, — et
dtyyeXo:, ange).
1. ilfeAe (au sens d'arche
sainte, etc...,du L. area (coffre).
2. iirvlke (arche d'un pont),
voute en forme d'arc. du L. ar-
chia* (voute), derive de arcus
(arc).
Archeologf e , du grec ap-
vato>OYCa, etude de l'antiquite,
de apyaloq ancien , et >6yo? dis-
cours.D. arche'ologue.
Arehet, diminutif de arc,
com me cochet de coq. Varchet
6tait a l'origine une baguette re-
course en forme d'arc.
Archeveqtte, du latin eccle-
siastique archiepiscopus, qui est
au-dessus (<SpxO> de l^piscopus (de
l'eveque). Episc(6)pus suivant la
loi de l'accent latin (voy. p. lxxxvi)
a laisse toraber les deux dernieres
syllabes qui sont inaccentuees, et
episc est devenu ivesque : 1° par
le changement de p en v (voy. ar-
river); 2° par celui de % en e (voy n
admettre); 3° par celui de % en q
suppression
Etesque est devenu 4vSque par la
suppression de Vs 6tudie au mot
abime. — D. archevtch^
ArchUiiacre, qui est au-des-
sus (<5p/0 du diacre.
Arehidue, qui est au-dessus
(ipxi) du due.
t Arehlael, venu de l'italien
arcipelago (meme sens). Au dix-
septieme siecle, quelques person-
nes conservaient la forme italienne
et disaient archipelague.
Architect* , du L. architectut
(architecte). — D. architecture,
architectural.
Archlteetonlque, du grec 4p-
y.itexTovtxoc (qui a rapport a Par-
chitecture).
Architrave, maitresse poutre,
de trahem (poutre) et oipx* (qui est
au-dessus).
Archives, du L. archivum (ar-
chives dans Tertuliien). — D. archi-
viste.
+ Arch I volte, venu au sei-
zieme siecle de l'italien arcivolto
(mfimesens).
Arcon, venu comme l'italien
arcione, du bas latin araonm, di-
minutif de arcus (arc). L'arcon est,
en effet, une piece de bois cintree,
en forme d'arc. — D. Desarconner.
Arctlque, du grec apxtix6; (si-
tue" au nord, de dtpx-cos, ouis, — la
grande ourse etant situee dans le
voisinage du pdle nord).
Ardent, du L. ardentem (qui
brule de) . — D. ardemment.
Ardeur, du L. ardorem (cha-
leur).
ArdlUon, origine inconnue.
A rdoine, origine inconnue.
Ardu\ du L. arduus (escar*
pe).
Arc, du L. area (superficie].
Arene, du L. arena (sable).
Arete, du Is. arista (arete de
poisson dans Ausone). Sur i devenu
e, voy. admettre; sur la chute de
Vs, voy. abime*
Argent, du L. argentum (ar-
gent). — D. argenter, argenterie,
argenture, argentier 9 argentin,
desargenter.
Arglle, du L. argiUa (argilej.
— D. argiUeuv.
4
yGoogk
ARM
62
ARR
Argot, origine inconnue.
f Arg«u«iu, surveillant des ga-
ieres, au seizieme siecle algosans,
corruption de l'espagnol alguaail
(surveillant) .
Arguer, du L. arguere (meme
sens).
Argument, du L. argumentum
(m. s,). — D. argumenter, argu-
mentation. •
Argutle, du L. argutia (subti-
lite).
Arlde, du L. aridus (sec). —
D. ariditi.
Ariette, diminutif de i'italien
aria (air de musique), mot ve-
nu au dix-septieme siecle avec
LuUi.
Aristocrate, du grec apurco-
. xpaxeia (gouvemement des meil-
leurs). — D.
Arlthmetlque, du L. arith-
metical, s.).
f Arlequtu, venu au seizieme
siecle, de I'italien arlechino (m6me
sens).
Armateur, du L. armator (ce-
lui qui arme).
Arme, du L. arma (m. s.). —
D. armer, armie (subs, participial)
armement, armure, armorier, ar-
morial.
A rate t, origine inconnue.
Armistice, duL.armistiliujn*
(m. s.).
Armoire, ancien francais ar-
maire, du L. armarium (armoire,
coffre).
Anmoiriem 9 ancien francais
armoyeries, derive de l'ancien
verbe armoyer (peindre les armes,
blasonner) qrsi vient de arme,
comme larmoyer de larme.
Arn*oime,d\i L. artemisia (ar-
moise); sur la contraction de arte-
misia par la chute de e atone, voy.
accointer ; sur le changement de i
accentue en oi t voy.
Arn%orial 9 voy. arme.
Armure, voy. arme. — D. ar»
murier.
Arome, du L. aroma (parfum).
— D. aromatique^aromatiser.
Aronde, du L. hirundo (hi-
rondelle). Le mot est encore au
dix-septieme siecle dans Lafon-
taine; au dix-huitieme siecle dans
Voltaire. — Sur la chute de l*h,
initial latin, voy. atelier, sur le
changement de i latin atone en o,
voy. frotter ; sur le changement de
u latin en o , voy. annoncer.
t Arpege, de I'italien arpeggio,
derive de arpa (harpe).
Arpewit, provencal arpeh, du
latin arepennis (mGme sens) ; sur
la chute de e atone, voy. accointer;
(on trouve deja en latin classique
arpennis a cdte de arepennis). —
D. arpenter, arpentage, arpen-
teur.
f Arquebuse, venu au sei-
zieme siecle, de I'italien archibuso
(m6me sens). — D. arquebusier.
Arquer, voy. arc.
Arracher, du L. eradicare
(arracher).
Contracte en erad'care suivant
la loi demontree au mot accointer
par la chute de Vi atone, — ce mot
est devenu era* care, puis arracher
1° par le changement de c latin en
ch pour lequel je. renvoie au mot
acharner. 2° par la reduction de
de latin en c , reduction qui a lieu
dans ; vender (vind'care) , juper
(jud'care) , manner (mand'care) ,
piege (ped'ca), penc/ier (pend'care) ,
precher ( praed'care ) , revanches
(revend'care. — D. arrachement,
arrache-pied.
Arranger , voy. rang. — - D.
arrangement.
ArrcrageB, voy. arriere.
Arrestatlon, voy. arrtter.
Arret, substantif verbal de ar-
rester.
ArrStcr, du L. adrettare, or
y Google
ARR
63
ARR
restore (m. s.) . — Arrestare avait
d'abord donne le vieux francais ar-
rester, qui est devenu arriter par
la chute de Vsjyoy. abime); mais
la forme primitive du mot apersist6
dans arrestation qui devrait 6tre
logiquement arrttation.
Arrhes, du L. arrha (gage).
Arrihrc , du L. ad-retro * ,
comme derriere de de retro. — Le
latin retro (derriere) donna en
vieux francais Here (comme petra
donna pierre) , par le change-
ment :
1° de e en ie, qui se retrouve
pour Ye accentue dans le mots bien
(bene), Her (ferus), fid (fel) hier
(heri). mtel (mel), pied (peclem),
rien (rem) , sied (sedet), tient (te-
net), vient (venit), gesier (gige-
rium) mattere (materia), mieux
(melius), pie'ce (petium), — cime-
ttere (coemeterium),chantier (can-
terium*),— fievre (iebris), cterge
(cerius*), entier (integrum), hieble
(eb'lum), fierte (fer'tatem), herre
hed'ra), ni£ce (neptia*), lievre (le-
porem ) , pierre ( petra ) , sie*ge
(sed'ca*) , ttede (tep'dus), tiers
(tertius) , centteme (centes'mus) ,
huitieme (octes'mus) , derriere
(deretro), liege (levj urn) *,paupie>e
(palpebra) , piege (ped'ca) , vieux
(veclus), — pour l'e inaccentue
dans : brievete (brevitatem), fierte
(fer'tatem), assieger (assedjare*).
2° de tr en r (retro = riere).
tr latin est d'abord devenu dr,
comme on Pa vu au mot aider;
dr est devenu rr voy. page lxxvii),
comme dans : larron (latronem),
pqurrir (putrere)*, nourrir (nu-
trire) pierre (petra) , parrain (pa-
frinus) , marraine ( matrina) , to-
nerre (tonifru), verre (vitrum),
nourrisson (nutritionem),merrain
(mat'riamen*), raarguillier (an-
ciennement marreglier matricla-
rius*) , errer (it'rare), beurre
(but'rum). Dans frere (frafrem),
mere (matrem), pere (patrem),ta-
riere (taratrum), larcm (lafroci-
nium) , serin (citrinus) , arriere
(adretro), derriere (deretro), con-
frene (confratria *) , maratre (ma-
traster) , persil ( petroselinum ) ,
repairer (repatriare*), vencle (vi-
tncula*), vernir (vitrinire*),
carillon (quat'raionem) , dernier
(v. fr. derrenier derrainierdeder-
rain de deretramus *), — les rr se
sont adoucis en r.
On voit ainsi comment retro a
donne rikre : le latin merovingien
ayant cre6 les composes ad-retro
et deretro, ceux-ci devinrent res-
pectivement arrUre et derriere;
dans adretro, dr s'assimila en rr
(voy. page lxxxi), arriere, comme
dans carre (quadratum) , carre-
four (quadrifurcus) , lierre (hae-
d'ra), arriver (adripare), arroser
(adrorare), carriere (quadraria),
equerre (ex-quadra)*), equarrir
( exquadrare * ) ; dans quarante
(qiiadraginta), carfime (quadrage-
sima) , chaire (cathedra) , croire
(cred'rej, occire occid're), rire (ri-
dWe), aesirer (desid'rare), con-
clure (conclud're), exclure (exclu-
d f re), raire(radYe), clore (claudVe),
— ces rr se sont adoucis en r.
A c6te d'arriere, on trouve en
ancien francais* la forme non diph-
thonguee arrhe y qui a persists
dans le derive arre'rage (pour ar-
rie>age).
D. arrerage, arrifrer.
if tftvet* , du L. adripare* fa-
border a la rive, toucher terre), qui
est deja arripare dans un tr,xte du
neuvieme siecle, arrioote dans
une charte du onzieme siecle.
En francais, arriver est a l'ori-
gine, un termede marine; comme
son original adripare, il signifie
proprement aboraer, mener a la
rive : dans un poeme du dou-
y Google
ARR
64
ARS
zieme siecle, la vie de Gregoire )e
grand, un pecheur conduit des
voyageurs a un tlot situe en pleine
mer; apres maints efforts, dit le
vieux poSte, au rocheril let arriva,
c'est-a-dire il leur fit toucher la
rive. Le sens 6tymologique est en-
core visible dans un recueil de re-
glements administratifs du trei-
zieme siecle, le Livre de Justice,
on y lit que les bateliers peuvent
arnver leur bateau, et attacher
leur cable aux arbres. Des le qua-
torzieme siecle arriver perd sa si-
gnification premiere, de toucher d
la rive, et prend le sens general
de toucher au but. Nous avons vu,
au mot alter, cette meme meta-
phore de la navigation a la mar-
che: adnare auquelCiceron donne
le sens de venir oar eau, signifie
venir par terre dans Papias.
Sur dr (adripare), devenu rr
(arriver), voy. au mot arri&re. —
Sur p (arripare), devenu v (arriver),
voy. p. xc; nous avons vu que
p n'arrive a v qu'en passant par 6,
et qiTentre le latin arripare et le
francais arriver; nous trouvons
le bas latin arribare. Cet adoucis-
sement de pent) se retrouve en
francais dans : assouvir (assopi-
re*), cheveu (capillus), crever (cre-
pare), louve (lupa), neveu (nepo-
tem),prevdt (praepositum), perce-
voir (percipere) , rave (rapa), re-
cevoir (recipere), rive (npa), sa-
vour (saporem), satoir (sapere),
savon (saponem), se*ve (sa/;a), che-
velre (capistrum), enchevetrer (in-
capistrare*), cive (caepa), civet
(caepatum),concevoir (concipere),
convoiter (cupitare*). coutercle
(cooperculum*), cuve (cupa), sou-
veram (de superaneus*), ensevelir
finsepeiire), 6veque (episcopus) ,
feeche (episcopatus), javelle (ca-
pella*), navet (napus), pavilion
(papilionem), ravine (rapina*), ra-
vir (rapere), recevoir (recipere),
rive(ripa), rirage(ripaticum*), ri-
viere (riparia), seneve Mnapi), —
chevre (capra), oeuvre (opera) , ou-
vrer (op'rare) , ouvrier (op'rarius),
ouvrir (ap'rire), pauvre (paup'rem) ,
avec (ap*dhoc), avril (aprilis),che-
vreuil (capreolus), chevron (capro-
nem*), couvrir (coop'rire), cuivre
(cuprum), genievre (junip'rum),
guivre (vip'ra), lievre (lep'rem),
levrier (lep'rarius), poivre (pip'r),
recouvrer (recup'rare) , sevrer (se-
p'rare), puree (ancien francais pe~
vrdedepip'rata*). — D. arrivage,
arrivie.
Arroaanee, du L. arrogantia
(m. s.). — D. arrogant.
Arroger, du L. arrogare (meme
sens).
Arrondtr, voy. rond. — D.
arrondisscment.
Arroaer, du L. adrorare (ar~
roser, dans Marcellus Empiricus).
Sur dr latin devenu rr en frangais,
voy. am'ere. Quand a la substitu-
tion d'un s (arroaer), a l'r latin
(adrorare), elle se retrouve en fran-
cais dans plurieres, be? icle (vieux-
francais bericle, beryilus), pous-
siere (vieux frangais poumere) ,
chaise (chaire, cathedra). Cette al-
teration phonetique de r en s re-
monte haut t Theodore de Beze
xvi* siecle), nous apprend que les
Parisiens disaient peare, me*e,
chaise , Theodoze , Maxie pour
pere, mere, chaire, Theodore,
Marie! Palsgrave (1530), remarque
qu'a la cour on disait non Paris ,
mais Pazis. — Cette permutation
se retrouve encore dans quelques
{>atois, notamment dans celui de
a Champagne qui dit ecuiie pour
ecurie,fre*e (pour frere), etc....—
D. arrossage, arrosoir.
f Arsenal, venu au seizieme
siecle, de Titalien arsenate (m6me
sens).
y Google
ART
65
ASP
Arsenic, du L. arsenicum (ar-
senic). — D. arsenical, arsenieux*
Art, du L. artem (m. s.).
Artere, du L. arteria (m. s.).
— D. arteriel.
Artesien. (puits), mot d'origine
historique; ces puits ayant e*te" fo-
rts en France pour la premiere
fois dans 1'Artois.
t Artlchaut, mot venu au
seizieme siecle de l'italien arti-
eiocco (mfime-sens).
Article, du L. articulum (m£me
sens).
Artlculer, du L. articulate
(m6me sens). — D. articulation, ar-
ticulate, de'sarticuler, inarticuli.
Artifice, du L. artificiumiyme).
— D. artificier.
Arttficlel, du L. artificial
(meme sens).
Artlficleux , du L. artificiosus
fm. s).
Artillerie, mot que Ton trouve
en francais plus de deux siecles
avant l'emploi de la poudre a ca-
non; — artillerie avait alors un
double sens : tantdt il signitiait l'en-
semble des armes, des engins du
guerre, — et en particulier des ar-
mes de trait, qui etaient les armes
offensives par excellence {« Qui-
conque doresenavant voudra itre
artilleur et user du mestier d'ar-
tillerie en la ville et banlieue de
Paris, c'est d savoir faiseur d'arcs,
deflesches, darbalesles » lit-on
dans un document de 1375), —
tantdt il designait comme dans
Joinville, au treizieme siecle, le
lieu ou Ton deposait les armes,
l'arsenal. Les soldats "d 1 artillerie
etaient les archers et les arbaie*-
triers : quand Tusage de la poudre
a canon fut introduit, et que les
armes a feu succ£derent aux ar-
mes de trait, on conserva aux ar-
mes nouvelles la denomination des
anciennes. — Artillerie derive de
notre ancien verbe artiller, armer.
[Ce mot a longtemps persists dans
le vocabulaire de la marine; on di-
satt encore au dix-huitieme siecle
t«n vaisseau artilU, non un vais-
seau arml.j
Artiller, est dans la basse-lati-
nit6 artillare, qui correspond au
latin arttculare derive de artem
par 1'intermediaire de articulus. —
, Qu' artem ait pris daps la basse la-
timie le sens d'art de la guerre,
c'est ce que Ton comprend mieux
| quand on voit la mdme metapbore
se produire pour le mot tngemum
1 qui a donne* engin (voy. ce mot).
| Atrtilleur, derive & artiller. —
Voy. artillerie.
| JWimon, du L. artemonem
qui est dans Isidore de Seville avec
le m§me sens. — Sur e latin de-
| venu i, voy. accomplir.
f Artisan, venu au seizieme
siecle de l'itahen artigiano (m£me
sens). — A l'ongine artisan avait
| le sens que nous donnons au mot
artiste : « Peintre, poete ou aullre
artisan* dit Montaigne.
f Artiste, venu au seizieme
siecle de 1'italien artista (m. s.).
as, du L. o5(m6me sens).
Ascendant, du L. ascenden-
tem (qui monte). — D. ascen-
dance.
Ascension, du L. ascensionem
(action de monter). — D. ascen-
sionnel.
Ascete, du grec dwxyJTY);, celui
qui s'exerce [s. ent. a la mortifi-
cation]. — D. asce'tisme , asci-
tique.
Aslle,du L. asylum (lieu invio-
lable, qu'on ne piile pas).
Aspect, du L. asvectum derive*
de aspicere (regarder).
ilsperflfc.du L. asparagus (as-
perge). Aspdr{d)gus contracts en
aspar'gus suivant la regie de l'ac-
cent latin (page lxxix), a perdu
y Google
ASS
66
ASS
son & atone, comme les mots sui-
vants : baume (balsamum), buffle
( bubalus ) , cbaume ( calamus ) ,
capre (cappans), cinnabre (cinna-
bans), esclandre (scandium), gre-
lot (crotalum), ladre (lazdrus),
lampe (lampdfdem) , martre (mar-
tola*), nacre (nacdfra*), orgue (or-
gtfnum), plane (platinum), seigle
(latin vulgaire sectfle), timbre (tym-
panum), sucre (sacchdrum), cer-
cueil (sarcophagus).
Sur a latin (aspar'gus) devenu
e (asperge), voy. acheter.
Asperger, du L. aspergere (ar-
roser).
Asperlte, du L. asperitatem
(m. s.).
Aspersion, du L. aspersionem
(m. s.).
Aspersolr,du L. aspersortum*
(m. s.).
Asphalte, du L. asphaltus (bi-
tume).
Asphyxle , du grec ^aqpugia
(arrel du pouls).
1. Ampic, corruption de espic,
qui est le latin spicus (lavande) .
L'buile odorante et volatile de la
grande lavande, connue sous le
nom vulgaire d'huile d* aspic, est
appelee par les chimistes hutle de
spic. Sur sp dev. esp, voy. espe'-
rer.
2. f Aspic, espece de vipere de'
petite taille. Aspic qu'on n a point
trouve dans les textes francais
anterieurs au seizieme siecle vient
du provencal aspic, qui est le la-
tin aspidem (meme sens). — Dans
notre ancienne langue le latin aspis
existait sous la forme aspe.
Asplrer, du L. aspirate (aspi-
rer). — D. aspiration, aspira-
teur.
AmmaiMUv, du L. assalire (qui
est au sens d'assaillir dans la Lex
Salica). — Pour le cbangement
de salire en saillir, voy. saillir.
Assainir, voy. sain. — D. as*
sainissement.
iistfalsonttet*, voy. saison. —
D. assaisonnement.
Assassin. Mot d'origine hi-
storique (voy. p. lxiii). — As-
sassin qui est assacis dans Join-
ville au treizieme siecle, — dans
la basse latinite hassessin, est le
nom d'une secte celebre de la Pales-
tine au treizieme siecle, celle des
Haschischtn (buveurs de haschi-
sche 1 , boisson enivrante, dissolu-
tion de haschisch poudre de feuilles
de chanvre.) Le Scheik des Ha-
schischin, connu sous le nom de
Vieux de la montagne, exaltait
l'esprit de ses seides, a l'aide de
cette boisson , et les envoyait en-
suite poignarder ses ennemis, et
en particulier les chefs des croi-
ses. — Joinville emploie encore le
mot assassin au sens de membre
de la secte des Haschischtn, mais
des le quinzieme siecle assassin
devient synonyme de meurtrier,
et perd le sens special qu'il gar-
dait a l'origine. Nous avons tout a
fait oublie aujourd'hui 1'histoire
! de ce mot, et le fait qui l'a in-
troduit dans notre langue. II en
1 est de meme de plusieurs autres
mots du mfime genre, tels que
J berline qui signinait. A l'origine
une voiture fabriquee a Berlin,
stide qui est dans le Mahomet de
! Voltaire un fanatiaue aveugle-
ment devout aux votontes du pro-
phete, etc.... — D. assassiner, as-
sassinat.
Assaut , ancien francais as-
salt, du L. assaltus (assaut) com-
pose, de saltus (saut, bond). — Sur
al latin devenu au, voy. agneau.
Assembicw,d\i L. adsimulare,
assimulare (mettre ensemble, «-
mul). — AssimUldre devenu as-
simlare conform^ment a la regie
donnee au mot accointer, est de-
y Google
ASS
67
ASS
vena assembler par le changement
1° de ml (assim'Jare) en mbl (as-
sembler), changement etudie au
mot dbsoudre; — 2° de i latin
en e; voy. admettre. — D. assem-
ble (substantif participial), as-
semblage, rassembler, rassembU-
ment.
Assener, du L. assignare (vi-
ser). Assener avait a l'origine de la
langue le sens de dinger un coup,
d'atteindre le but ; Froissart nous
parle d'un archer qui tira un car-
reau (une fleche), et assena un
chevalier en la teste, c'est-a-dire
visa un chevalier a la tete. Peu a
peu, assener perdit son sens ety-
mologique d'ajuster, de viser, —
et arriva a la signification ac-
tuelle. porter un coup violent.
Dans assignare, gn est devenu n
en francais. On trouve deja assi-
nare,as'senare dans les Chartes du
onzieme siecle. Les Romains di-
saient indifferemment aprupna ou
apruna. Cette reduction de gn en
n se retrouve dans : benin (be-
nipnus), malin (maligwus), con-
nattre (co^noscere), dessiner (desi-
gmare), d6dain (disdu/num *) . Cette
reduction a encore lieu, oralement,
dans le mot signet, que nous pro-
noncons sinet. Sur i latin (asst-
gnafe) = e (assener), voy. admet-
tre.
. AMenttment, de l'ancien verbe
assentir (approuve'r), qui vient du
L. assentire (6tre de m6me avis) .
Asseoir, du L. assidere (etre
assis). — Sur la chute du d, as-
st(d)ere, voy. accabler; sur t latin
devenu e voy. admettre ; sur e la-
tin (assidere) devenu ox, voy. ac-
croire. — D. rasseoir, rassis. Le
participe feminin assise est deve-
nu substantif (voy. absoute).
Assermenter, voy. serment.
Assertion, du L. asscrtionem
(affirmation).
I A sservi r, du L. asservire (as-
I sujettir). — D. asservissement.
Assesseuw* 9 du L. assessor em
(adjoint). — Sur o latin devenu eu,
I voy. accueillir.
I Assez 9 du L. adsatis * (le t la-
tin se retrouve encore dans le pro-
I vencal assatz). — Asset signitiait
a Torigine beaucoup et se placait
\ apres le substantif. On trouve a
chaque page dans la Chanson de
Roland : Je vous donnerai or et
argent assex (pour : beaucoup d'or
1 et d 'argent), trop assex (pour beau-
coup trop), plus assex (pour beau-
coup plus) etc.... — De meme
assai en italien : presto assai
(prestus adsatis) signifie (tres-vite 9
| et non assex vite.
I Dans ce mot , ds latin (adsatis),
s'est assimile en ss, comme dans
j assurer (adrecurare), ausii (aliud-
sic), associer (adsociare), awouvir
I (adsopire), ra#sasier(re-ad*atiare*),
Sur a latin (adsatis) devenu e t
voy. acheter : adsatis a dofane as-
ses, comme umatis, portatu don-
nentaimex, portex.
Assldu, du L. assiduus (assidu).
— D. assiduity assidilment.
Assiegew 9 du L. assediare *
(qui est au sens de mettre le sie'ge
dans certains textes du huitieme
siecle). *— Sur dtare devenu get
en francais, voy. abre'ger et ajou-
ter. Sur e (assediare) devenu ie,
voy. arriere.
1. Assiette 9 au sens de posi-
tion {assiette d'une ville, perdre
son assiette),) — ou de repartition,
d'etablissement {assiette d'un im-
p6t), n'est autre chose que le par-
ticipe fort d'asseoir. Sur les parti-
cipes forts , voy. absoute,
2. Assiette (vaisselle). Le latin
assecare (compose de ad, et se-
care trancher), donna naissance
par le supin assectum ( voy.
page xxxn i). au verbe factitif as-
y Google
ASS
68
AST
sectare, d'ou est venu 1'italien
assettare (decouper les viandes);
sur le ct latin (assccfare) devenu
it en italien, voy. page xix.
Le francais assiette, aussi ecrit
assiecte, correspond a assecta *, et
veut dire proprement, le plat dans
lequel on decoupe les mets. Sur
e latin (assecta) devenu ie, voy.
arriere. Quant au changement de
ct latin en tt (assieMe), change-
ment qui se retrouve dans da/te
(dact'lum), jeMe (jarto), luMer
(luctare), cueilleete (collerfa), em-
plette (implied), froWer (fric/are),
— cette assimilation avait deji
lieu en latin ou Ton trouve mattea
pour mactea, nal(a pour nacfa,
gluWio pour glucfio (glocire). —
D. assiette'e.
Asslgner, du L. assignare (m.
s.). — D. assignation, assignat.
Asslniller, du L. assimxlare
(rendre semblable). — D. assimi-
lation %
Assise, voy. asseoir.
Asslster, du L. assutere (se te-
nir aupres). — D. assistance,
Assocler, du L. assoeiare (m.
s.). — D. association.
Assolenient, voy. sole.
A mo»m6«*<»*, voy. sombreP
AMommer, voy. somme. —
D. assommoir.
Assoniptlon, du L. assumptuh
nem (enlevement).
A*sonan< 9 du L. assonantem
(qui repond k une voix). — D. as-
tonance.
Assortlw, rassembler des ob-
jets de mfime sorte (voy. ce mot) .
— D. assortment, disassortir.
Assouplr , du L. assopire
(meme sens), — D. assoupisse-
went.
AssowpHr, voy. souple.
jfMOMttf if 9 voy. sourd. — D.
assourdissement.
Asmouvir, du L. assopire (cal-
mer, apaiser). — Sur o latin de-
venu ou, voy. affouage. — Sur p
devenu u, voy. afoiMe. — D. as-
souvissement.
Asswjettiw, voy. sujet. — D.
assujettissement.
Assuuier, du L. assumere
(m. s.\
yf««u»*c»*, au seizieme siecle
asseurer, au douzieme assenrer,
du L. assecurare (rendre sur). Sur
la chute du c, asse(c)urare, voy.
affouage. — D. assurance, ras-
surer.
Astdrlsque, du grec aarepia*
xo; (petite etoile).
Ailhme, du grec aaOfia (res-
piration). — D. asthma (i que.
Atticoter, voy. astiquer.
A»tiqwe* 9 lisser le cuir a
Taide d'un polissoir nomme astic.
(L'origine d'astic est inconnuc).
— Asticoter a ete tire d' astiquer,
au sens metaphoriquede tourmen-
ter, irriter. Les verbes frequenta-
tifs de ce genre ne sont point ra-
res en francais, lemom picoter de
piquer, trembloierde trembler, etc.
Astragal*, du L. astragalus
(m. s).
A *tre, du L. astrum (m 3.)
/i#tfrei#t€ft*e, du L. aatringere
(assujettir). — Astrtngere, regulie-
rement contracie en astrtn're sui-
vant la regie de Tdccent latin
(voy. page lxxix), a donne astrein-
dre par le changement de nr latin
en ndr, changement etudie au
mot absoudre.
Astringent, du L. astringen-
tem (qui resserre).
Astrolabe, du grec &<jrpo>a-
6ov, litteralement : instrument pro-
pre a prendre (*ocfx6ava>) la posi-
tion des astres.
Astrologie , du grec .<x<rcpo«
Xoyia (elude des astres). — D. as-
trotogue. — a<rcpoXoyta n'a en
grec aucun nens defavorable eta
y Google
ATE
69
ATT
la mfime valeur que notre mot as-
tronomie.
Astronomic , du L. astrono-
mia (m. s.; litteral. etude des
mouvements des astres). — D. as-
tronome, aslronomique.
Astuce, du L. astxicia (ruse).
— D. astucieux.
Atelier, ancien fran$ais aste-
lier (Bernard Palissy ecrit haste-
lier), — du L. hastellarius *, lieu
ou Ton fabrique les hastellat (pour
hastulae plancheltes, dans Isidore
de Seville). — Haste Ua * a donne
l'ancien francos astrtle , plan-
chette, qui est aujourd'hui attelle
(lame de bois que les chirurgiens
emploientnourmaintemrlesfractu-
res. Vastetier lieu oil Ton fabriquait
ces astelles, ces plancheltes, n'eut
done a Forigine (jue le sens d'ate-
lier de menuiserie, et il passa de la
au sens d'atelier en general. Sur ces
amplifications du sens, voy. page
xxii. Quant auxchangementspnilo-
logiques, le plus important est la
chute de Yh latin (Ziastellarius) qui
a disparu en francais, comme dans
etique (/leclicus)* avoir {habere),
on (Ziomo), orge (Ziordjum *), or
(Ziora), oui (noc-illud), encore
(hanc Jioram), ordure (horndus),
dter (Ziaustare) ; cette chute, qui
avait deja lieu dans le latin classi-
que er, olus. era (vieux latin her,
hohis, hera), est tres-frequente
dans les inscriptions (oil Ton
trouve ujus, ic, oc, eredes, ones-
tus, omo pour : Ziujtis, /tic, hoc,
fteredes, nonestus , Jiomo) , bien
?[ue les Romams aspirassent pro-
bndement Yh initial, a la facon
de Yh anglais ou de Yh allemand.
— Sur la chute de s (hastellarius),
voy. abime; sur arius (hastella-
rius) devenu ier en francais, voy.
dnier.
itermoyer, differer, reculer
le terme (voy. ce mot). Atermoyer
derive de terme, comme rudoyer
de rude, nettoyer de nette, etc...
— D. atermoiement .
Athee, du grec £0eoc (qui n'a
pas de Dieu). — D. athtisme.
Athlete, du grec aOXTJxy)c (lut-
teur). — D. athmique.
Atlas, mot d'origine histori-
que. Mercator donna le premier
ce nom de geant a un recueil de
cartes geographiques a cause de
la grandeur du format.
Atnio«phere , mot forge par
les savants, du grec ax|i,oc (va-
peur), et ejqxxTpa (sphere). — D.
atmosphtrique .
A tome, du grec axo^o; (qu*on
ne peut diviser).
Atonle, du grec ixovia (rela-
chement). — D. atone.
A tour, parure , derive de l'an-
cien verbe atourner (parer). —
Atour vient ft atourner comme
tour de tourner, contour de con-
tourner. Sur Petymologie d'atour-
nen voy. tourner.
Aire, ancien francais astre, au
huitieme siecle astrum dans les
Gloses de Reichenau avec le sens
de carrdage. L'dlre designait pro-
prement le bas d'une cheminee
garni de carreaux, et par les for-
mes astre, astrum, ce mot vient
de l'ancien haut allemand astrih
(dallage , plancher carrele). Les
Gloses de Reichenau qui tradui-
sent astrum par pavimentum (car-
riage) confirment cette origine.
Atroce, du L. atrocem (m. s.).
— D. atrociU.
Atrophic, du grec aTpo<pta
(privation de nourriture , depSris-
sement). — D. s'atrophier.
Attubter, voy. table.
Attache*, detacher , derivent
d'un radical commun tacher, com-
me attendre et de'tendre derivent
de tendre, comme attirer et dtti-
rer derivent de tirer. Ce radical a
y Google
ATT
70
ATT
disparu, sans laisser de traces dans
notre ancienne langue et son ori-
gine est inconnue. — D. Attache-
ment, attacker, r attacker r sous-
tacher, detachement.
Attaquew. J'ai expliqu6 ail-
leurs (Grammaire historique de la
langue francaise, page xlviii) ,
comment le dialecte de Tile de
France se developpa au moyen
age aux depens des dialectes voi-
sins de la Normandie, de la Picar-
die, etc., et finit meme par les
supplanter: comment il recut ce-
pendant plusieurs mots de ces
memes dialectes; qui exi&tant deja
en francais sous une forme fran-
caise, firent alors double emploi,
ou prirent une autre accep-
tion. Tel est le cas du mot atta-
quer qui n'est autre chose que le
mot attacker, — comme cela est
visible par \a.\ocut\on(s' attaquer d,
qui est identique avec s' attacker
a. D'ailleurs l'histoire de notre
langue le prouve, ces deux mots
etaient indiffe>emment employes
Tun pour l'autre : tantdt atta-
quer a le sens d'attacher, comme
dans ce texte du quatorzieme sie-
cle : elle attaque au ^mantel une
riche escarboucle. (Baudoin de Se-
bourc).
Tant6t attacker signifie atta-
quer, timer un combat ; ainsi dans
ce passage d'une lettre de Calvin
au regent dAngleterre : «A ce
« que j'entends, Monseigneur ,
« vous avez deux especes de mu-
« tins qui se sont eslevez contre le
« roy et l'estat du royaume : les
« uns sont gens fantastiques qui
« soubs couleur de lTHvangile
« vouldroient mettre tout en Gen-
et fusion ; les autres sont gens obs-
« tines aux superstitions de l'An-
a techrist de Rome.Tous ensemble
« meritent bien d'estre r6primes
« par le glay ve qui vous es # t com-
« mis, veu qu'ils s'attaschent non-
« seulement au roy, mais a Dieu
« qui l'a assis au siege royal, et
« vous a commis la protection
« tant de sa personn* que de sa
« majeste, » (Lettrec je Calvin
recueillies par M. Bonnet, II, 201).
— Attaquer n'etant qu'une autre
forme d'attacher , je renvoie 1*
lecteur a ce dernier mot pour 1'6-
tymologie. — D. attaque, inatta-
quable.
Attarder, voy. tard.
Atteindre, du L. attingere
(toucher). — Sur ingere devenu
eindre, voy. astreindre. — D.
atteinte , substantif participial
(voy. absoute).
Atteler, detelew proviennent
d'un radical commun teler dont
l'origine est inconnue — D. atte-
lage.
Attenant, du L attinentem
(m. s.), voy. tenir.
Attendee, du L. attendere
(m. s.). Sur la chute de Tavant-
dernier e latin, voy- accourir. —
D. attente, substantif participial
(voy. absoute) .
Attend***, voy. tendre. —
D. attendrissement.
Attente, voy. attendre.
Attenter, du L. attentate
(m. s.). — D. attentat, attentatoire.
Attentir, dxiL.attentitus (m.s.).
Attention, du L. attentionem
(attention).
Atteuuer, du L. attenuare
(diminuer) . — D. attenuation.
Attcm»er 9 litt6ralementreni?er-
ser par terre. Le sens etymologi-
que est encore visible dans cette
phrase de Bossuet : * Se ralentir
apres Vavoir atterri, Jest lux
faire reprendre ses forces. »
Attemir, voy. terre. — D.
atterrissage, atterrissement.
Atte«ter, du L. attestari (m. s.).
— D. attestation.
y Google
ATT
71
AUB
Attteteme, du grec 4ttixkt-
p.<K (maniere de parler propre aux
habitants de PAttique).
AtticAi*, voy. tiede. — D. at-
tUdissement.
Attifer, origine inconnue.
Attirw, voy. tirer. — D. atli-
rail.
Attiser, voy. tison.
t Attitude, venu au seizieme
siecle de l'italien attitudine (m. s.).
Attouchewnent, de at toucher,
voy. toucher.
Attraction, du L. attraction
nem (m. s.)
Attrait, du L. attractus (at-
trait, action d'attirer dans Dictys i
de Crete). — Ct latin est ici deve- |
nu it par suite d'une assimilation
incomplete; cf est d'abord devenu
jt,et celui-ci s'est transformeen it,
— et dans cette permutation Ft"
francais represente le c latin : ce
changement n'est point rare en
francais 1° apres un a : fait (fa-
ctus), distrait ( distractus ) , lait
(lactem), laitue (lactuca) allaifer
/allactare), laite (laches), tratfer
(tractare, et tous ses composes).
2° Apres un e : conf it (confectus) ,
depit (despectus), repit (respects),
lie (tectum), litiere (lectaria) , pro-
fit (profectum), pis (pectus), elite
(elecfa), droit (directus), poitrail
(pectoraclum*),endroit(indirectus),
toil (tectum) , poitrine (pectorina) ,
voiture (vectura) . 3° Apres un i :
etroit(strictus),exploi((explic 1 tum),
detroit (districtum), Poitiers (Pi-
ctavi). 4° Apres un o : cuit (coctus),
nuit (noctem), huit (octo), biscuit
(biscoctus), huitieme (octesimus).
5° Apres un u .* fruit (fructus), truite
(tructa*), conduit (conductus), re-
duit (reductus), sedutt (seducfus),
enduit (inductum).— I/orthographe
faict, traict, etc.... est l'oeuvre
grotesque et barbare des pedants
du qumzieme siecle. Le francais
du moyen age disait comme nous
fait, trait, etc.... Voulant rappro-
cher ces mots de leur original la-
tin, les latinistes intercalerent
un c et dire nt faict, traict. sans se
douter que it representait deja le ct
latin.
Atttmper, de trappe, comme
on l'a vu dans VIntroduction
p. xxni.— Pour Fetymologie, voy.
trappe. — D. aitrape , substanttf ,
verbal; rattraper.
Attrlbuer, du L. attribuere
(m. s.) — D. attribution, attributif.
Attrlbut, du L. attributum
(m. s.)
Attrimtcr, voy. triste.
AtitroMper, voy. troupe.— D.
attroupement.
Am, anciennement al, contrac-
tion de d le (voy. le); aux, ancien-
nement aus, plus anciennement
als pour d les (voy. les). — Sur le
changement de I en u dans ces
mots, voy. agneau.
Awbainc, droit de succession
aux biens d'un aubain (etranger
non naturalise). — L'origine du
mot aubain est inconnue.
1. Aube, anciennement albe, du
L. alba (l'aube etant le premier
blanchissement de l'horizon). Sur
h=u, voy. agneau. — D. aubade
venu au quinzieme siecle de Fes-
pagnol albada (menie sens).
2. Aube, palette de roue hy-
draulique. Origine inconnue.
3. Awbe, vetement de toile
blanche, du L. alba (blanche).
Aubepine, ancien francais aU
bespine, du L. albaspina (aube-
pine). — Sur I devenu u, voy.
agneau; sur la chute de *, voy.
epine.
Auberge, anciennement al-
berge, plus anciennement helberge,
au onzieme siecle herberge dans
la Chanson de Roland, avec le sens
*de station militaire, — est un mot
y Google
AUC
72
AUM
d'origine germanique comme la
plupart des terraes de guerre, et
vient de Pancienhaut allemand
hefberga, heriberga (campement
militaire). — II est cuneux que
I'allemand moderne herberge qui
en derive, signifie auberge, — par
la m6me extension de sens qui a
modifie la signification de notre
mot francais. — D. aubergiste.
Aubiefj du L. albarius* (de
albus, blanc, a cause de la blan-
cheur de l'aubier).— Sur arius de-
venu ter, voy. dnier.
Au hour , du L. alburnum (au-
bier). Sur al latin devenu au, voy.
agneau; sur u (alburnum) = ou,
voy. accouder.Rn latin (alburnum)
s : est reduit a r en francais, comme
dans cor (cornu),enfer(infernum),
cahier (quaternum), chair (car-
nem), four (furnum), jour (djur-
num*), hiver (hibermim) , tour
(tornus*), ver (vermis).
Aucun. Ce mot qui s'ecrivait
au treizieme siecle alcun, et al-
exin au douzieme , est un compose
de alque comme chacun est un
compost de chaque, et quelqiCun
de quelque. — Aliquis donna un
vieux francais alque : aliqui vene-
runt, Alque vinrent , disait notre
ancienne langue.— Alque est done
Equivalent de quelque. et alqun
(alqu'un)l'equivalent de quelqu'un.
L'histoire et l'Stymologie & aucun
montrent que ce mot a un sens es-
sentiellement affirmatif : Avez-vous
entendu aucun discours qui vous
fit croire. Allez au bord de la.mer
attendre les vaisseaux, et si vous
en voyez aucuns, revenez me le
dire. Phedre 6tait si succinct
qu' aucuns Ten ont blame (la Fon-
taine, Fables, VI, 1. — Aucun de-
vient negatif quand il est accom-
pagn4 de ne : J'en attendais trois,
aucun ns vint. — Mais il ne faut,
pas perdre de vue qu'en lui-meme
et de sa nature aucun est positif
et signifie quelqu'un. — Sur le
changement de al(t)quis en alque
par la chute de If latin, voy. p. lxxx.
— Sur al devenu au, voy. agneau.
Audace, du L. audacia (m. s.)
— D. audacieux.
Audience, du L. audientia
(m. s.) — D. audiencier.
Audlteur,du L. auditor (m. s.)
Audltir, du L. auditivus (m. s )
Audition, du L. auditionem
(m. s.)
Auditolre, du L. auditorium
(m. s.)
Auge, du L. alveus (auge). —
Sur at devenu au, voy. agneau;
sur reus devenu ge, voy. alttger
et abre'ger.
Augment, du L. augmentum
(m. s.)
Augnienter,du L. augmentare
(m. s.) — D. augmentation
Augure,du L.augurium (m.s.)
— D augurer.
Auguite, du L. auguxtus[m. s.)
Aujouwd*hui. Hui est le la-
tin (iodic (auiourd'hui). — Sur le
changement de odie en tit, voy.
alouette et appuyer. — Le vieux
francais est rest6 dans le terme de
palais : d'/wt en un an. — Aujour-
d'hui, que notre ancienne langue
ecrivait plus correctement au jour
d'hui est un pleonasme, puisqu'il
signifie litteralement aujour dau~
jourdliui.
Aumone, vieux francais au-
mosne, au onzieme siecle almosne,
— dans le latin du neuvieme siecle
almosna, elmosna. du latin elee-
mosyna (aumdne. dans Tertullien).
— Sur ia chute ae Yy latin par la
regie de l'accent latin, voy. affable,
— Sur la disparition de ee, voy ,
aider. — Sur el devenu au, voy.
agneau.— Sur la chute de Vs, voy.
abime.— D. aumtinier, aumdne"
rie, aumdni&re.
y Google
AUR
73
AUT
ylutMti#fe, origine inconnue.
1. iiiitte, arbre, du L. alnus
(aune). — Sur al devenu au. voy.
agrieau.
2. iftme, mesurede longueur,
ancien-francais alne, du bas latin
alena qui vient lui-mfcme du go-
thique aleina (aune). — Sur al de-
venu at* voy. agneau.~ D. auner.
aunage.
Awpawmtmnt. de au et de pa~
ravant. L'article au ne fut ajoute
a cette locution que vers le quin-
zieme siecle. Le vleux- franca is
empjoyait par-avant : * Jene t?"ou-
lus point itre t ng rat, ditFroissard,
quand je consid&rai la bonti qu'il
me morura par-avant, »
A**pr>hm, voy. pres.
Aureole, du L. aureola (soil.
corona, couronne d'or)..
Aurlculalre. du L. aurtcula-
riuf (m. s.)
lMronc,du L. abrotnnum (au-
rone) : abro^ojnum regulierement
contracte en aordVnum suivant la
loi de l'accent latin (voy. au mot
ancre), reduisit tn (abroe'num). a
n (aurone), comme dans plane
(plal'nus), rene (refna) — Quant
au changement de br en ur t '\\ s'cst
ope re aiosi : b latin s'est d'abord
aaouci en v : avrotonum ; celui-ci
s'est vocalise, et est devenu u, vo-
calisation qui esttres-frequente en
latin (nauta pour nat?'ta; naufra-
gium pour nav'fragium; aucellus
pour av'cellus, etc,...)— On trouve
meme en latin des exemples dans
lesquels Vu provient comme en
francais d'un b par Tintermediaire
de v : ainsi aWero a donne aufero,
en passant par avfero; a&fugio a
donne avfugio puis aufugio. Enfin
le latin vulgaire connait la forme
gautapbur ga&'ta(ga&ata).Ce cban-
gement de b en u se retrouve dans
parole , tdle, forge, pure'e, mots
qui ont perdu leur physionomie
etymologique dans la langue mo~
derne, mais que le vieux francais
ecrivait paraule (parao'la), taule
(ta&'la), faurge (fa&r'ca), peuree
(peuree-pip'rata). Cet adoucisse-
ment se poursuivit rn^rne en fran-
cais : aurai, saurai sont en vieux-
francais avrai, sacrai pour aterai
(habere) saterai (sapere), comme
uous l'avons demontre ailleurs
(Grammaire Hutonque de la lan-
gue francaise, p. 226.)
Aurore, du L. Aurora (m. s.)
Ausculter, du L. auscuitare
(6couter). — D. ascultation.
Auspice, du L. auspicium
(m. s.)
Aummi, ancien francais alsi,
du L. aliud sic, aliud ayant donne
regulierement al dans noire vieille
langue (qui se retrouve encore
dans autant, voy. ce mot). — Sur
tic devenu ft, voy. si. — Sur al de-
venu au, voy. agneau.
Au**U6t, voy. aussi et tfa.
Austere, du L. austerus (ri>
gide). — D austerity
Austral, du L. australis (me-
ridional).
t Autan, venu du provengal
aulan (le vent du midi). Ceroot,
qui a Torigine est altan, vient du
L. altanus (le vent du S. 0. dans
Vitruve) .
Autant, ancien francais al-
tant, du L. aliud tantum. Sur
aliud devenu al puis au, voy.
aussi.
| Autet, ancien francais alt el, au
onzieme siecle alter dans la Chan-
son de Koland, du L. altare (au-
tel) ; — Sur al devenu au voy.
agneau.— Sur a (altare) devenu e,
voy. acheter. — Quant au change-
ment de r (altare) en I (autel), il
se retrouve dans :cribie (cribrum),
pelerin (peregrinus), flairer (fra-
grare), paiefroi (parafredus), ecba-
tas (ex-caratium).
o
yGoogk
AUT
74
AVA
Auteur, du L. autorem qui
existe en latin & cdte d'auctorem.
Autheutlque, du L. authenti-
cus (dont l'autorite n'est pas dou-
teuse). — D. 'authenticity.
Autochthone, du grec ivrro-
yOtov (qui -est de la terre m§me).
" Autoerate, du grec avxoxpa-
tyjc (qui a la force par soi-meme).
f Auto-da-fe, mot venudu por-
tugais auto-da-fe" (execution des
iugements rendus par requisi-
tion : litteralement acte de foi).
Autographe, du grec auxo-
Ypoupo? (ecrit de 'la main meme de
l'auteur).
Automate, du grec aOToua-coc
(de son propre mouvement). — D.
automatique.
Automne, du L. autumnus.
Autonome, du grec aux6vo-
^ (qui vit suivant ses propres
lois. — D. autonomic
Autopsle , du grec auxoij/ta
(action de voir soi-meme).
Autorlser, du bas latin auc-
torizare * (meme sens).
Autorlte, du L. auctoritatem
(m. s.).
Autour, voy. tour.
Autour, espece de milan, en
provencal austor, en italien as-
tore } dans la basse latinite asto-
rius, du L. asturius * (de astur
qui est au quatrieme siecle, avec
le sens tfautour dans Firmicus
Maternus).
Autre, anciennement altre, du
L. alter (autre). Sur la chute de
e latin, voy. page lxxx. — Autrui
est le complement de autre, comme
cettui Test de cet (voy. Gram-
maire Historique de la langue
francaise. page clxxxi. Par suite
autrui n'avait point d'article dans
notre ancienne langue : on disait
Vautrui cheval, ou le cheval autrui
(alterius equus), pour : le cheval
d'un autre.
Autvuche , ancien francais
autruce, etaustruee, du L. avis-
struthio (litteral. oiseau autruche.
— On trouve deja strucio pour
struthio dans la moyenne latinite).
— Avis-strucio s'est contracte en
atfkrucio, et le v est devenu u
dMStruciOy comme dans ncmfra-
| gium qui vient de natn'fragium,
par rintermecliaire nav'fragium ,
comme dans nauta qui vient de
navita par lMntermediaire nav'ta.
| Je renvoie le lecteur au mot au- .
rone ou cette permutation de av
latin en au est etudiee. — Sur la
I chute de s dans austrucio, voy.
I abtme. L'espagnol qui dit avestrux
pour autruche, confirme la deri-
vation d'avis-struthio.
Awvent, origine inconnue.
Auxlllalre, du L. auxiliaris
(qui aide) .
Aval, du L. ad-vallem (en sui-
vant la vallee, en descendant le
fleuve) : l'oppos6 est amont (ad-
montem, c'est-a-dire en se diri-
geant vers la montagne, en re-
montant le cours. du fleuve). Le
verbe avaler (litteralement aller
aval) signifiait descendre a rorigi-
ne de notre langue : ce n'est que
tarcjivement qu'il se restreignit au
sens de faire descendre les ali-
ments. (Sur ces restrictions de
sens. voy. p. xxi). Quelques tra-
ces au sens orginaire ont persists
dans le francais moderne ; on dit
encore que les bateaux avalent
le fleuve et le mot avalanche est
proprement une masse de neige
qui descend , qui avale la monta-
gne. Dv latin (adtallem) s'est ici
reduit a v comme dans arertir
(advertere ) , at?enir ( advenire ) ,
auent (adventum), auoue (adroca-
tus), at)6rer (adverare).
f Avalanche 9 mot originaire
des patois de la Suisse romande.
Voy. son eryroologie au mot aval.
y Google
AVA
75
AVA
if valet*, voy. aval.
if vaatcef , venir en avant ;
voy. avant. — D. avance (subs-
tantif verbal), avancement.
f Avanie. Ce mot est un curieux
exemple de ces vicissitudes de
sens dont nous avons parte dans
V Introduction , p. xxi. Avanie qui
n'est aulre chose que le grec vul-
gaire a&xvta ( affront) , le turc
avan (vexation), signifiait a Tori-
gine les vexations que les Turcs
exerc,aient contre les marchands
Chretiens pour leur extorquer de
l'argent. Apporte d'Orient par les
voyageurs, le mot avanie ne tarda
Somt a passer de son sens special
e vexation contre les Chretiens,
au sens general qu'il possede au-
jourd'hui.
A txiat*, du L. abante (devant),
forme que. Ton rencontre dans un
certain nombre (^'inscriptions ro-
maines de l'empire, par exemple
dans cette epitaphe : « Fundi hu-
jus domxnus infans hie jacet simi-
lis Deo ; hunc abante oculis pa-
rentis rapuerunt nymphaeo in
gurgite.... » Abante etait certai-
nement une forme du latin vul-
gaire, coftrespondant a ante* qui
etait la forme du latin classique.
— Nous avons conserve un temoi-
gnage curieux sur ce point : le
peuple disait ab-aitie , au lieu
d'ante, et un vieux grammairien
romain blame vivement cette for-
me, et engage ses lecteurs a l'e-
viter : « Ante me fugit dicimus,
« non Ab-anteme fugit; namprae-
« positio praepositioni adjungitur
t imprudenter t quia ante et ab
« sunt duae praepositiones. » Glo-
ses de Placidus dans Mai, 111 1 431.
— B latin (abante) est devenu v
(avant). Get adoucissement avait
deja lieu en latin : on trouve dans
les plus vieux monuments : incom-
parainlis (incomparabilis), acercus
| (acerbus), devitum (debitum); dans
• les textes du sixieme siecle : deli*
I verationem pour deliberationem ,
! etc... . Get adoucissement a lieu en
francais dans ; atx>ir (habere),
aveindre (abemere), checal (ca-
ballus), courerfcubare), devoir (de-
bere), niveau (libeUum), prouter
(probare) , souvent (subinde) ,
aveugle faboclus *), arorter (abor.
tare), ecnetrin (scabinus*), ecri-
t?ain (scribanus, *) endire (entyba),
fere (faba), gouverner (guber-
Dare), go ur em ail (gubernaclum),
1 guimaure (ancien franc, vimauve
! de bismalva *), hirer (hibernum),
I itxrire (ebureus), preuue (proba),
provende (praebenda), tarerne (ta-
berna), entraver (intrabare *), tra-
inee (trabata *) , travail ^traba-
clum *), y (anciennement it?, de
ibi) j — chancre (cann'bis), ivre
(ebnus), litre (librum), liwre (li-
bra) , abreuver (vieux francais
abeuvrer, adbibrare *), cerreau
(cerebellum), cervelle (cer'bella),
couleuvre (colubra) , fevre (fa-
brum), fevrier (februarius), fievre
/febrim), ivraie (ebriaca), leure
(labrum), livrer (liberare), mauris-
que (mal'risca), merveille (mir'bi-
lia), morve (morbus *), orfevre (au-
rifabrum ) , rouvre ( rob'rem ) ,
trouver (turbare), verveine (ver-
bena). — D. avantage ( ce qui
nous prOfite, ce qui nous serf , ce
qui nous avance, ce qui nous met
en avant).
Avantage, voy. avant. — D.
avantager, desavantager , avanta-
geux, dtsarantagevx.
Avare, du L. avarus (m. s.).
— D. avarice.
Avdrie, au sens de droit d'entre-
tien d'un port pour chaque vais-
seau qui y mouille. Avarie, dans
la basse latinite havaria, haveria,
correspond au hollandais havery
(m£me sens).
y Google
AVE
76
AVI
Avec, anciennement aveuc, a
I'ongine avoc , d'un type latin bar-
bare abhoc, aboc qui est la trans- 1
formation de l'expression apud
hoc (litteralement avec cela, apud \
ayant pris le sens de cum dans
plusieurs textes merovmgiens et
carlovingiens). — Apud perdit de |
bonne heure led (com me le prouve j
la forme apue qu'on trouve pour
apud dans une inscription de '
PEmpire) et se reduisit par cette !
chute au radical ap, qui devint ab \
par la permutation reguliere du p
en b (voy. abeilk). On trouve ab
pour apud, dans une Charte de
Louis le Pieux (de l'annee 814) :
« Ab his cellulis » Cet ab passa !
en frangais au sens d'avec : dans
le plus aocien monument de la
langue, les Serments de Stras-
bourg, on lit: ab Ludher nul
plaid numquam prindrai (avec
Lothaire je ne ferai aucun accord).
— Hoc perdit en fran§ais son h ini-
tial (com me on l'a vu au mot ate-
lier), et le compost ab-oc % chan-
geant b en v (suivant la regie
exposee au mot avant) devint avoc
que Ton trouve dans les textes
Irancais du onzieme siecle, Vo de
avoc se diphthongua en eu ( con-
formement a la regie donnee au
mot accueiUir) et avoc se transfor-
ma en aveuc, qui vers le quator-
zieme siecle ceda la place a la
forme actuelle avec.
Aveiine, du L. avellina (noi-
sette).
Avenir , du L. ddvenire (arri-
-ver). — Sur dv devenu v, voy,
oral.— Avenir est archalque ; le
Uix-septieme siecle Pemployait en-
core : Ce que les prophetes ont
dit devoir avenir dans la suite des
temps. { Pascal). — D. avenir
substantif; c'est l'infinitif pris
substantivement : avenue (subs-
tantif participial) ; aventure (par
l'intermediaire de adventurus, lit
t£ralement . ce qui doit arriverj.
Avent, du L. adventus (arrivee :
l*av6nement de J. C).
Aventure, voy. avenir. — D.
arenturer, aventureux t aventurier 9
aventuriere.
Avenue, voy. avenir.
Averer, duL. adverare * (cer-
tifier, de verusj vrai). — Surcfo
= v, voy. aval.
Aver*e, voy. verser.
Aversion, du L. aversionem
(repulsion).
Avertiv , du L. advertere (m.
s.). — • D. averlissement. •
Ave**, voy. avoucr.
Avengle, du L.abocufaf* (prive
d'yeux), est compos6 de oculus (ceil)
et de ab qui marque la privation,
comme amenstou, prive de ratson,
est compose de mens (raison) et de
ab. — Ce mot doit remonter assez
haut dans le latin vulgaire, puis-
qu'on trouve dans Petrone (pre-
mier siecle), l'expression aboculo
librumlegere (lire a Vaveugle, lire
es yeux fennel, clausis oculis. —
Aboculus regulierement contract*
en aboclus (voy. p. lxxx), —
Ion trouve deja oclus pour oculus
dans V Appendix ad Probum\, —
donna en francais aveugle. Sur le
b (aboclus) devenu v. voy. avant.
— Sur o latin devenu eu (aveugle).
voy. accueiUir. — Sur cl (aboctus)
= gl (aveugrte), voy. aigle. — D.
aveugler, aveuglement.
ATlde, du L. avidus (m. s.).—
D. avidite".
if vilify voy. t)tl. — D. avilis-
sement
Aviner, voy. vin.
Avi**on, instrument qui sert it
tourner, a virer (voy. ce mot).
Avis, de d et de vis qui vient
de visum (ce qui est vu juge), et
qui dans notre ancienne langue
avait le sens d'opinion, de maniere
y Google
AVO
77
>ZY
de Toir ; l'ex press ion du moyen
&ge etait : il nCest a vis (mon opi-
nion est cfue....) — A el vis se
sont soudes par la suite, et l'ex
pression du moyen age est deve-
nue il nCest avis . — D. aviser, ra-
vtser, malaviser.
AvUaiUcr , approvisionner ,
munir de vitaille (ce mot qui dans
not re ancienne langue veut dire
provisions, vient du L. victualia
qui a le me'me sens ; sur cl deve-
nu /, voy. affile. Sur la disparition
de u, voy. coudre. D'ailleurs on
trouve deja vilalxa pour victualia
dans les chartes carlovingiennes.
— D. ravitailler.
if rivet*, voy. vif. — D. raviver.
A. vocal, du L. advocatas (de-
fenseur) — D. avocassene.
Avoine, du L. avena (avoine).
Sur e = oi, voy. accroire.
Avoir, du L. habere (avoir;.
Sur la chute de Vh latin, voy. ate-
lier. — Sur b = v, voy. avant.
— Sur e latin devenu oi, voy. ac-
croire.
Avoiminet*, voy. roirin.
Avorter, du L. abortare (avor-
ter, dans Varron). — Sur b deve-
nu v voy. avant. — D. avortc-
ment, avorton.
ifvoue, du L. advocatus (de-
fenseur, conseil). — Sur la chute
du c, adt;o(c)atu*, voy. aft'ouage.
— Sur dr devenu r, voy. ata/. —
Sur o devenu on, voy. affouage.
— Sur a*u* devenu if, voy. am-
poule.
Avouer* compose de vouer
(voy. ce moi). L'histoire de c'e mot
offre un exemple cuneux de ces
deplacements de sens, dont nous
avons parie dans V Introduction,
un terme de droit feodal : Avouer j
un seigneur, c'est le reconnaltre
pour son supe>ieur, c'est se vouer\
d lui : c'est lui jurer obeissance,
c'est approuver tous ses actes. Del
la le second sens oV avouer t qui est
approuver : Je t'avouerai de tout A
dit Racine dans Phcdre. Corneille :
Et sans doute son cceur vous en
avouera bien. Paul-Louis Courier
I'emploie encore dans ce sens :
Parle, fcris, je t'avouerai de tout ,
dit-il dans une de ses lettres. —
Du sens d'approuver, avouer a
pris celui de rati tier, puis de re-
connaltre comme sien (avouer une
lettre). puis enfin de reconnaltre
en general, de confesser. — D.
aveu (subsiantif verbal V, disavouer
dont le substantif vernal est de"s-
aveu.
Avvli, du L. aprilis (avril). Sur
p devenu r, voy. arriver.
Aie, du L. axis (m. s.)
Axlome, du grec d£iu>u.a (pro-
position).
. Aionge, du L. axungia (graisse
de pore, dans Pline.)
Azote, forge du grec a (priv6
de),ct r # ww (vivre), impropre a en-
tretenir la vie.
f Acnr, verre bleui par 1'oxyde
de cobalt. Ce mot quon trouve
en franca is de.s le onzicme siecle,
est d'origine orientate. C'est une
corruption du bas latin lazurrum ,
lazur, qui est le persan Idzur
(c'est la pierre que nous appelons
aujourd'hui lapis lazuli). — D.
azure.
Azyme, du grec &X,m\l^ (sans
levain), par le latin azymus qui
est dans saint Jerome.
y Google
BAG
78
BAG
B
BabiUev, onomatopee (voyez
V Introduction, p . lxv) .— D. babil-
lard,babillage y oabil (subst. verb.).
Babinc, origine inconnue.
f Bablole, venu au seizieme
siecle del'Ital. babbole(m$meseas).
f Babord, venu de Tall, back-
bord (bord de derriere).
f Babouche, de l'arabe baboudj
(pantoufle).
Babowitu origine inconnue.
Bac, du neerl. bah (bateau). Du
primitif , est venu le diminutif ba-
chot (petit bac), qui a le sens de
petit bateau. — Bac a aussi en
francais le sens d'auge, de bassin.
Ainsi les brasseurs appellent bac le
vase de bois dans lequel ils prepa-
rent le houblon. Dans ce sens, le
mot bac a donne un autre diminu-
tif, baquet (sur les diminutifs en
et, voy. ablette).
Bacealaureat, voy. bachelier.
Bacchanalea, du L. baccha-
nalia (f&tesde Bacchus).
Bacchante, du L. bacchantem
(pr&resse de Bacchus).
Bdche, origine inconnue.
Bachelier , en provencal bac-
calar, en italien baccalare ] du L.
merovingien baccalarius* (pro-
prietaire d'une baccalaria, d'une
m6tairie). Baccalaria* qu'on doit
rapprocher de baccalator, gardeur
de vaches dans les textes du neu-
vieme siecle, derive de bacca, va-
che, forme que Ton trouve pour
vacca dans la basse latinite).
Ce mot a traverse, pour arriver
jusqu'a nous, une suite de sens
qu'il est interessantdereproduire :
le bachelier. proprietaire d'une
baccalaria, (run bien rural, est au-
dessus du serf, tout en restant un
vassal d'ordre inferieur : ce mot
prend ensuite le sens, en droit feo-
dal, de vassal qui marche sous la
banniere d'autrui; puis de gentil-
homme trop jeune pour lever ban-
niere, qui sert sous la conduite
d'un autre seigneur; puis dans la
kngue de Tancienne Universite, de
jeune homme qui etudie sous un
maitre pour acquerir la dignity in-
ferieure a celled e docteur ; enin de
gradue d'une Faculty.
Sur le suffixe arius devenu ier,
voy. dnier. Sur cc latin devenu ch y
voy.acheter. Quant auchangement
de vacca en bacca, on retrouve ce
changement de v en b dans plu-
sieurs textes de la latinite : Ber-
becem pour vert?ecem est dans
R6trone. On trouve dans les inscrip-
tions besica, pour vesica; Y Appen-
dix ad Prob. signale albeus pour
alveus comme une prononciation
vulgaire : on trouve silbam, prt-
bati, conserbandis, dans certaines
Chartes du sixieme siecle, pour
silvam, privati, conservandis. Ce
changement de v en b a lieu en
francais dans breb\$ (»ert?ecem),
berger (vervecarius), cor&eau (cor-
vellus), course (curtms), courber
(curvare, era&ler (inuolare).
Ajoutonsqueverslafin dumoyen
age, bachelier, au sens de gradue
d'une faculte, a ete latinis6 en bac
calaureus par les clercs de l'Uni-
versite, qui donnerent alors pour
('•tvnicl.^ie a ce mot ainsi forg6
y Google
BAG
79
BAI
bacca lauri (baie de laurier), par
allusion aux lauriers d'Apollon.
— Apres avoir invents baccalau-
reus, ils en tirerent baccalaureatus,
que nous avons francise en bacca-
laureat. II est inutile d'ajouter que
toutes ces etymologies n'ont aucun
fondement.
Bachlque, du L. bacchicus
(qui a rapport a Bacchus).
Baehoty voy. bac. — D. 5o-
choteur.
Baric**. Le sens originaire est
fermer une porte avec une barre
de bois (baculu$,d'o\i baculare qui
a donne bdcler par la chute regu-
liere de u, voy. au mot accointer).
— Le sens primitif de fermer a
persiste dans quelques expressions
techniques (bdcler un port, le fer-
mer avec deschaines; bdcler une ri-
viere, etc.) — D. de'bdcler, dibdcle.
t Badauil, mot venu vers le
seizieme siecle du provencal bo-
dau (niais), qui se rattache au la-
tin badare (voy. au mot bayer.)
Badlgeow^ origine inconnue.
— D. badigeonner, -age.
f Badln, venu du provencal
badin fm&me sens), qui se ratta-
che au latin badare (voy. au mot
bayer). — D. badinerj -age, -erie.
Badine, origine inconnue.
Ba potter, derive du vieux fran-
cais buffer, beffer (moquer), qui
est d'origine germanique et vient
du neerlandais beflen (m&ne sens).
Bafre, origine inconnue. —
D. bdfrer^ -eur.
Bagagc, derive de bague, qui
signifiait anciennement paquets,
fardeaux (ce mot est reste dans la
locution : Sortir d'un danger vie
et bagues sauves). — Bague, qui
est dans le bas latin baga, vient
du celtique (gael. bag., paquet).
Bagarre, origine inconnue.
f Bagatelle, venu au seizieme
de Pitalien bagatella (m. s .).
f Bagae, venuau seizieme sie-
cle de l'italien bagno (m. s.).
Bague, du L. bacca (quia pris
le sens d'anneau, dans les premiers
temps du moyenage). Sur le chan-
gement de cc latin en g, voy. ad-
juger.
T Baguette, venu au seizieme
siecle de l'italien bacchetta (m.s.).
t Bahat, — du moyen haut
allemand behut (endroit oil I'on
conserve des provisions).
JBttt, du L. badius (bai, cha-
tain, dans Varron). Sur la chute
du d, voy. alouette et appuyer.
1. Bate, du L. baia (baie, dans
Isidore de Seville : hunc portum,
dit-il . veteres vocabant baias). —
2. Bale, du L. baca (baie). Sur
la chute due latin, voy. ami.
Baigtmer, du L. balneare (bai-
ffner). — I latin disparatt, comme
dans able de a/bla * (voy. ce mot) :
et baneare a donn6 baigner par le
changement de ne latin en gn
(voy. cigogne), et par celui de a
en at (voy. aigle, et Y Introduction
p. lxxxiii). — D. bain (substantif
verbal, voy. aboi), baigneur, bai-
gnoire.
Bail, cont rat par lequel on don-
ne a loyer, substantif verbal de
bailler, donner en puissance; ce
verbe qui a encore aujourd'hui le
sens de donner (il lui bailla cent
| coups), avait dans notre ancienne
langue, sous la forme baillir, le
I sens de tenir, de garder, d'odmt-
nistrer ; d'ou les derives : bailli,
' baiUiage. — Quant a bailler, il
| vient du latin bajulare (porter,
' garder, veiller d). Sur la chute de
I'm, baj(u)lare, et sur le change-
ment de baj'lare, en baFlare, puis
bailler, voy. aider,
i Bditler, ancien francais baaiU
1 ler, en provencal badailtar, en Ca-
talan badaUar, du L. badaculare*
(diminutif du L. badare, bailler,).
y Google
BAL
80
BAL
— Sur la chute de YU latin, et la
contraction reguliere, en badac'-
lare, voy. accointer; sur cl latin
devenuu, voy. abeitle; sur la chute
du d latin baOfyac'lare, qui a .pro-
duct le vieux irancais baailler, voy.
accabler. — D. bdillement; entre-
bdiller.
Baffler, voy. bail.
Bat Hi, baitliage, voy. oat J.
Half Ion, du L. oacu/onem (petit
baton , derive de baculus, baton).
Sur la chute de VU latin, bac'lonem,
voy. accointer. Sur cl, devenu il,
voy. abeiUe. — D. bdillonner.
Bain, voy. baigner.
Balonnette, arme ainsi nom-
inee de la ville de Bayonne ou elle
fut invents.
Bairncr, du L. basiarn fm^me
sens).— Sur la transposition de Ft
latin, voy. p. lxxxix.
Baisner, voy. bas. — D. baisse,
baissier, abaisser, rabaisser, ra-
bais, surbai8ser.
Bal, subst. verbal du vieux-
' francais bailer , danser, qui vient
duL^oaWare (meme sens). — D. bal-
let. — Ballade est venu vers le
quatorzieme siecle du provencal
ballada (meme sens); — baladin
derive egalement du provencal ba-
ladin , qui se rattache au'verbe
balar, danser.
f Baladin , voy. bal.
Baiafwe^ origine inconnue.
Baiaii, en vieux francais fca-
lain, du celtique (breton'oafaen,
balai). — D. balayer.
f Balala (rubis), en it. balas-
cio, dans la basse latinite balascius ,
venu de l'Orient comrae beaucoup
d'autres termes de joaillerie, et
derive de l'arabe balchash (espece
de rubis).
Balance, du L. bilancem (ba-
lance). — Ce changement de t
latin atone en a , existe dans le
latin vulgaire Con trouve calandrus
pour cylindrus dans Scbuchardt,
et sal vatic us pour stlvaticus dans
les Gloses de Cassel). II a lieu en
francais dans : calandre (cylin-
drus), paresse (ptgritia), sauvage
(silvaticus), chocun(qutsque unus),
aronde (htrundo). Quant aux mots
sanglot (singultus), sanglier (stn-
gularis ) , ondouille ( tnductilis ) ,
tanche (tinea), dimanche (dies-
domt'nica), langue (lingua), sangle
(ctngulum), sans (sine), quarante
(quadragtnta), cinquante (quin-
quaginta), soixante (sexagtnta),
voy. andouille. — D. balancer,
balancoire, balancier.
Baiauate, du L. balaustium
(grenadier).
Bctfctyer, voy. balai. — D.
balayeur.
Balbutler, du L. balbutire
(begayer).
f Baleon, venu au seizieme
siecle de l'iialien balcone (memo .
sens) .
f Baldaquin, venu au seizieme
siecle de i'ltal. baldacchino (meme
sens).
Baleine, du L. balaena (m.
s.). — D. baleineau, -ier.
Balimc, origine inconnue. —
D. baliser.
Baffofer, origine inconnue.
Ballste, du L. ballista (meme
sens).
Baffvertte, origine inconnue.
| Ballade, voy. bal.
1. Bctffe, boule, duvieilhaut
allemand balla (m£me sens). — D.
ballon, ballot, dtballer, emballer,
2. Baffe d'avoine, origine in-
connue.
Ballet, voy. bal.
Ballon, voy. balle, 1. — D.
ballonnt.
Ballot , voy. baUe, 1. — D.
ballotter , primitivement voter a
l'aide de ballottes (diminutif de
balle), petites boules servant a to*
y Google
BAN
81
BAN
ter; encore avec ce sens dans
Montaigne : Le peuple, dit-il,
n'eut pas le eoeur de prendre les
ballottes en main. D'oii : ballot-
tage.
| Balaurd, venu au seizieme
siecle de Tit. balordo (m6me sens).
— D. balourdise.
Batoamtne, du L. balsaminus
(m. s.).
Balaaailqae, du L. baUamicus
(de batsamum, baume).
| Baluttre, venu au seizieme
siecle de Pital. balaustro (meme
sens). — D. balustrade, qui cor-
respond a l'italien balustrata.
| Balsan, venu au seizieme
siecle de Pital. balxano (cbeval
noir ou bai, marqug de blanc).
f BtnUii venu au seizieme
siecle de I'italien bambino (petit
garcon).
f Bambache ( marionnette ) ,
de I'italien bamboceio (poupee).
f BAnboi^ mot hindou, rap-
ports de PInde par les voyageurs.
Itoat, proclamation, ordonnan-
ce, mot d'origine germanique (haut
allemand bannan, ordonner, pu-
blier, rendre un arret, une sen-
tence). En terme de droit feodal, le
{'our & ban, ou four banal est ce-
ui auquel tous les vassauz doivent
cuire leur pain, par ordre, par
ban du seigneur; il y avait de
meine des moulins banaux, des
puits banaux, c'est-a-dire des
moulins, des puits auxquels tous
les Habitants soumis a la juridic-
tion, au ban seigneurial, etaient
tenus de se rendre: de la Porigine
du mot banal, signifiant d'abord
ce qui est employe par tous, —
puis par une transition naturelle,
ce qui est commun, ce qui est vul-
fiire ou sans originality. — Quant
Pexpression rompreson ban, elle
signifielitteralement: transgresser
la defense, le ban qui nous est
impose. Ban a pris, dans certains
c£s, le sens special de sentence
de bannissement, et dans la locu-
tion mettreau ban, le sens mfime
de bannissement, d'ou bannir, et
bannissement; le verbe bannir
avait dans notre ancienne langue
un compose forbannir (for, c'est-
a-dire hors, et bannir), dont nous
avons conserve le souvenir dans
le met forban. (Voy. ce mot.)
A«maf , voy. ban. — D. oana-
liti.
f Baaane, mot apporte des Indes
par les voyageurs. — D. bananier.
Banc, du vieil haut allemand
banc (meme sens). — D. banquet
(e'est ainsi qu'en allemand tafel
possede a la fois le sens de table
et celui de festin); banquette.
Aaatcaf, mot d'origine incon-
nue.
1. Bande, piece d'etoffe, du
vieil haut allemand band. (m. s.).
— D. bandeau (anciennementoan-
del, d'oii bandelette), bander, ban-
dage, bandagiste.
2. Batdc, troupe, del'allemand
bande (troupe).
■(■ Banderole, venu au seizieme
siecle, de Pital. banderuola (meme
sens).
t Bandlere, venu au seizieme
siecle, de Pital. bandiera (m6me
f Bandit, venu au seizieme
siecle de Pital. bandito (meme
sens).
■f Bandanllere, venu au sei-
zieme siecle de Pital. bandoliera
(meme sens).
Ba»*Ueue, dans le latin des
coutumes banleuca,deleuca(\ieue),
et de ban. Leuca avait, com me on
sait, dans le latin du moyen age,
non-seulement le sens propre de
Ueue, mais celui de terrain d'une
Vendue incjeterminee : on trouve
leuca avec cette signification dans
yGoogk
BAR
82
BAR
les Capitulaires de Charles le
Chauve, et c'est aussi celle qu'il
SDssede dans notre mot banlieue.
anlieue , proprement itendue
Seuca) du ban, est le territoire
ans les limites duquel un ban est
valable, a force de loi (voy. pour
Petymologie au mot ban, et au
mot lieue) ; de la, territoire sou-
mis a la mfime juridiction.
Banne, du L. benna (chariot
en osier, que Festus designe
comme un mot d'origine gaaloise).
Banniet^, dimmutif d'un ra-
dical ban*,, qui vient du bas latin
bandum (drapeau) , derive lui-
meme^ de Vallemand band. — D.
banneret.
Bating voy. ban.
f Banque, venu au seizieme
siecle de l'ital. banca (banque). —
D. banquier.
t Banqueraute, venu au sei-
zieme siecle de l'ital. bancarotta
(m£me sens). — D. banqueroutier.
Banquet^ voy. banc. — D.
banqueter.
Baptetne, anciennement bap-
tism*, du L. baptisma (immer-
sion). — D. Pour le changement
de t latin en e, voy. admettre;
pour la chute de i's voy. abime.
Bapilaer, du L. baptizare
(plonger, immerger).
Bapitotere, du L. baptisterium
(lieu ou Ton opere l'immersion).
BaqMct, voy. bac.
Baraeeula, a l'origine le lan-
gage des bas Bretons , aujourd'hui
langage in intelligible en general.
Mot d'origine historique (voy. VIn*
troduction p. lxiv). Baragotiin,
que Rabelais ecrit baraguoin, est
forme des deux mots bretons bara
(pain), et gwin (vin), qui reve-
Daient le plus sou vent dans les
dialogues des bas Bretons et des
Francais, et que ceux-ciont appli-
ques, comme sobriquet, ace lan-
gage etranger. — D. baragouiner,
-age.
f Baroque, venu au seizieme
siecle de l'italien baracca (mdme
sens). •
Baratter, origine inconnue.
— D. baratte (substantif verbal).
f Barbaeane, mot rapporte ae
rOrient par les Croises, comme
beaucoup d'autres termes d'art
militaires du moyen age : barba-
cane (k l'origine barbaquane dans
Joinville) n'est que la transcription
de l'arabe barbah-khaneh(Tempari).
Barfcare, du L. barbarus,
(cruel). .— b. Barbarie, barba-
risme.
Barbe, du L barba (meme
sens). — D. barbiche, barbeli,
barbier, barbu, barbue, tbarber,
barbouiUer (voy. ce mot).
Bavbeat* , ancien francais
barbel, de barbeUus diminutif de
barbus (barbeau). — Sur eUus de-
venu el puis eau. voy. agneau.
Un autre diminutif de barbus est
barbiUon.
f Baraon, venu au seizieme
siecle de Tespagnol bar bon (meme
sens).
Bavboter, origine inconnue.
Bar*6owitlef, A l'origine, te
barbouiUer signifiait proprement
se salir la barbe, puis se salir, se
souiller en g£ne>al. — D. dtbar-
bouiUer, barbouiUage, barbouil-
leur.
f Barcarolle, venu au seizieme
siecle del'ital. barcarola (chanson
des gondoliers de Venise) .
Bard, ancien francais bar,
mot d'origine germanique , de
Tancien haut allemand bdra (bran-
card, civiere pour porter des far-
deaux). — D. barder x bardeur,
dibarder (decharger des fardeaux),
dibardeur (proprement ouvriei*qui
de'eharge les trains de bou; le cos-
tume du dtbardeur introduit dans
y Google
BAR
83
BAR
les bals costumes a donne au mot
lui-meme une autre acception).
1. H«tH*c,ancienne armure du
cheval , aujourd'hui tranche de
lard fort mince, dont on cuirasse .
dont on barde les becasses ou les
perdrix. Origine inconnue. — D.
harder. ,
2. Barde. du L. bardus (poSte
chez les Gaulois).
BargmigKcr, origine incon-
nue.
Baril, origine inconnue. —
D. bariUet.
Bariotcr, du L. bis-regulare*
(rayer de plusieurs manieres, de
diverses couleursj. — Regulate
(rayer) devenu re-ulare par la
chute reguliere du a medial (voy.
oilier) , ri-vlare par le changement
de eu en tit (voy. abrtgeretagen-
cer), donna le vieux francais riuler
qui se transforma en rioter par le |
changement ordinaire de u en o
devant une iiquide (voy. annoneer) . I
Mole* est dans Ambroise Pare au
sens de tachete. — Quant auchan- 1
gement de bis en ba, voy. balance j
pour la transformation de i en a;
pour la chute de Ys latin voy. |
abime. — Pour I'ensemble du '
sens et de la forme, voy. au mot
bis. — D. bariolage.
Bavlomg, deux fois plus long ,
que large, duL. bis-longus (dou- j
ble en longueur). — Sur i latin j
devenu a, voy. balance ; sur s de-
venu r, voy. orfraie. — Voy. aussi
au mot bis.
Barameire, mot forgg par les
savants a Paide des deux mots
grecs 8<xpoc (pesanteur), et uitpov
(mesure).
Safott, mot d'origine incon-
nue. — D. baronne t baronnage, '
baronnet t baronnie. j
f Baroque, ce mot qui etait a ,
Torigine un terme de joaillerie |
(une perle baroque, perle qui n'e- i
' tait pas sphe>ique, qui avait une
.-forme bizarre), ne tarda point k
prendre une extension importante,
! et a fitre applique a la forme de
| divers objets (un meuble baroque,
une maison baroque) . puis aux
qualites intellectuelles (une pensee
baroque). — Baroque nous est
venu au seizieme siecle de l'Espa-
gne et du Portugal, par suite du
commerce des perles Baroque de-
rive de Tespagnol barruco (en por-
tugais barroco) perle qui n'est pas
ronde.
t Barque, mot qu'on n'a point
trouve en francais avant le sei-
zieme siecle, et qui vient du- L.
barca (canot, dans Isidore de Se-
ville), par VintermCdiaire des for-
mes espagnoles ou italiennes barca
(barque) : ces deux peuples rive-
rains de la Mediterranee ayant
fourni a notre langue beaucoup
de termes de marine. — La forme
barque prouve que ce mot n'est
point venu directement du latin en
francais ; dans notre langue, le la-
tin barca aurait donn6 barche,
comme area a donne arche. —
D. embarquer, embarcation, di-
barquer, -ement.
Buvre, bas latin barra , du
celtique (kymri bar. — D. barreau,
proprement petite barre. (En tant
que terme de palais, barreau, de-
signe l'enceinte reservee, separee
par des barreaux du 'reste de la
salle, et ou plaident les avocats.)
D. barri^re, barrer, barrage.
Barwtte, du L. birr etum que
l'on trouve au sixieme siecle, avec
Cette signification: birretoauricu-
lari. (Chartede 532.)
f Barricade, venu au seizieme
siecle de Tital. barricata (mSme
sens). — D. barricader.
Aawfere, voy. barre.
Barwique, origine incon-
nue.
y Google
BAS
8k
BAT
Barytas, du grec paputovoc, I
qui a la voix forte.
Bat, adj. du L. bassus qui est
dans Isidore de Seville, et auquel
Papias donne le sens de curtus, hu-
milis. C'est evidemment un mot de
la langue populaire romaine. — D.
bassesse, basset, basse, basson,bais-
*er, abaisser, rabatsser , rabais* j
Bas, substantif, abreviation de
bos de chausses, que Ton disait
autrefois par opposition a haut de
chausses.
Basalte, du L. basaltes (mfime
sens). — D.basaltique. I
Bosaite. mot d'origine incon-
nue. — D. basaner, ba*an£ I
Bameuie^ origine inconnue. '
Due, du L. basis (fondement).
— D. baser. I
■Basilic, du L. basiliscus (basi-
lic). I
Baslllque, du L. basilica
(mSme sens). I
Basoche, au moyen age, tri- [
bunal. connaissant des diffe rents
qui s'elevaient entre les clercs du
Parlement. Du L. basilica (tribu-
nal) — Basil (X) ca } contract^ en
basil'ca, suivant la regie de l'ac-
cent latin (voy. p. lxxxi) est de- j
venu baselche (par le changement
de cench, voy. acharner), puis ba-
seuche (par l'adoucissement de I
en u, vov. agneau), et de cetle
derniere forme est venue la forme
moderne basoche qui semble a pre-
miere vue , Men eloignee du pri-
mitif latin. — L'expression : « clerc
de la Basoche de Paris, » ne vou-
lait point dire autre chose que
« clerc du tribunal de Paris : » on
aptelait ces clercs, clercs basili-
cainsj et dans la langue populaire
basochiens (mot qui correspond
exactement a basihcanus).
Basque, origine inconnue.
Basanlne, venu de l'espagnol
hasauina (jupe).
Basse, voy. bos.
BammiMj dans l'ancien francais
bacin et bachin, du L. bacchirion*
(vase), que Gregoire de Tours cite-
comme un mot d'usage rustique :
patera quas vulgo bacchinon vo-
cant. — D. bassiner, bassinet,
bassinoire.
t Bastlde, mot venu du pro-
venial bastida (maison), substan-
tif participial du verbe provencal
bastir, qui correspond au fr. bd-
tir (voy. ce mot).
Aostiffe, voy. bdtir.
BasSit%gatje* 9 origine incon-
nue.
f Bastion, venu au seizieme
siecle de l'ital. bastione (m§me
sens).
f Basteanade, venu au sei-
zieme siecle de l'ital. bastonnata
(meme sens), comme beaucoup
d'autres termes de discipline mi-
litaire.
Bat, ancien francais bast, du
L. bastum* (selle, dans la langue
latiue vulgaire : « Sagma, dit un
glossateur, seUaquam vulgus bas-
tum vocat, super quo componun-
tur sarcinae. » — D. bdter.
Batattle, du L. b alalia y mqt
qui correspondait dans la langue
vulgaire au pugna du latin das-
sique. Le temoignage de Cassio-
dore est formel sur ce point :
« Quae vulgo batalia dicuntur
exercitationesmilitumsignificant.*
— Sur alia devenu aille voy. au
mot ail. — D. batailler, bataiU
leur.
f Batalllon, venu au seizieme
siecle de l'ital. battaglione (mfime
sens).
Batardcau, diminutit de
l'ancien francais bastard (digue)
dont l'origine est inconnue.
Bateau, ancien francais batel,
diminutif d'un radical bat qui a
nersiste dans' le latin merovingien
y Google
BAU
85
BAU
batus (qui est an septieme siecle
avec le sens de bateau). Ce mot ,
d'origine germanique comme la
plupart de nos termes de marine ,
vient de l'anglo-saxon bd* (bateau).
— Sur les diminutifs en el devenu
eau, voy. agneau.
fiatefett**, origine inconnue.
I Batlfoler, venu au seizieme
siecle de l'ital. batifoUe (jouer a
des combats simules au pied des
remparts).
l.Bativ, origine inconnue. —
D. bdtiment, bdiisse, bastille (de
la forme ancienne du verbe qui
est battir).
2. Batiw, coudre, ancienne-
• ment bastir, mot d'origine germa-
nique, de l'ancien hautallemand
btstan (coudre).
BaioN, origine inconnue. —
D. bdtonner, bdtonnier.
Batterie, voy. battre.
Battologte, du gr. paxxoloyia
(repetition latigante).
Battre, aucien franca is batre,
du L. batere, forme pop ul aire de
batuere (battre). Sur ceite chute de
Vu , voy. coudre. Bat(8)re a perdu
son e conformement a la regie ex-
posee p. lxxxi. — D. battant , bat-
toir, batteur, batterie, battage,
battement, battue (substantif par-
ticipial), abattre, rdbattre, com-
battre d'ou combat (subst. verbal),
dibattre d'ou de'bat (subst. verba 1 ),
rebattre , rebattu . tbaUre d'ou
e'bat (subst. verbal).
Bawdet) mot d'origine histo-
rique (voy. p. Lxrv). II existe dans
notre ancienne langue un adjectif
baud, a 1'origine'baW, de l'ancien
haut allemaud bald, gai, content
(Sur le cbangement de I en u,
voy. agneau). — Cet adjectif baud,
qui 6*tait d'un usage frequent dans
l'ancien francais, a persiste en fran-
cais moderne dans le compose «'£•
ftaudir, se rejouir, etre baud*
; D'autrepart. on saitquele moyen
age avait deveioppe, sinon invent*
tout un vaste cycle de fables ra-
1 con tan t la vie et les a ventures des
animaux : chacun d'eux etait per-
son ni fie par un nom slgnificatif;
I Tanimal que les Latins nommaient
vulpes etait designe par le sobri-
quet de maltre Renard (litterale-
ment : le cruel) ; Tours portait le
I nom de Bernard; le belier etait
dit Bilin; Fane, l'animal toujours
I gai et content oar. excellence, l'a-
nimal toujours oaud, comme on di-
sait au onzieme siecle, recutdans
! cette mythologie le surnom de
maiire Baudet ou de maitre Bau*
\ douin (noms qui sont l'un et 1'au-
tre des diminutifs de 1'adjectif
baud.)Ce sobriquet lui resta. eton
en vint a designer l'ane par cette
epitbete de baudet (qui signifie lit*
teralement : guil eret), comme on
designa le vulpes par celle de Re-
nard.
Ami «f t*iet*, du L. balterarius*,
derive de balteus (baudrier, cein-
turon). -— Balt(€)rarius a perdu e
conformement a la regie exposee
au mot accoiuter; balt'rarius est
1 alors devenu baudrier par lechan-
gement 1° de a rius en ier (voy.
dnier) ; 2°de tr en dr (voy. aider) ;
3° de al en au (voy. agneau).
Le sens actuel de baudrier n'est
point anterieur au quatorzieme
siecle. Au douzieme siecle, pour
designer cette partie du costume
militaire. on se servait du mot
baudre" (de balteratus autre derive
de balteus); et Touvricr qui fabri-
?uait lea baudre's s'appelait un
audrier : cette distinction, trfes-
nette pendant la premiere partie
du moyen age s'obscurcit des le
quatorzieme siecle qui prend le
Piree pour un nom d'homme, et
designe l'ceuvre par le nom de
l'ouvrier :nous avons vu unexem~
y Google
BEA
86
BEF
P 1
le
ile de confusion analogue entre
[es mots aragne et araignte (voy.
ci-dessus).
H«m«ftit«?fce,origine inconnue
Bawge, origine inconnue.
Avmme, ancien franca is bans-
me, du L. balsamum *(baume).
Balstymum a perdu a conformed
ment a la regie etudiee p. lxxxi.
BaVsmum a donne le vieux fran-
cais bausme par le changement de
al en au (voy. agneau); sur la
chute de, vs dans bausme, voy.
D. baumier, embau-
abime).
met.
fiaratHf, voy. have. — D. bo-
varder, -age.
Hove, onomatopee. — D. ba-
vette;baveux; bavard; bavure.
Buvolet, origine inconnue.
Bayer, dans l'ancien francais
baer, en provencal badar, en lta-
lien badare, du L. badare (qui est
dans Isidore de Seville avec lesens
de bayer). Sur la chute du d me-
dial, ba(d)are, voy. accabler; sur
are devenu er, voy. acheter. Une
autre variante de baer est bier
par le changement de a atone » bo-
dare en e (voy. acheter). Ce verhe
de l'ancien francais a disparu de
la langue moderne, mais en nous
laissantsonparticipe present beam.
— D. le provencal badar (bayer),
avait produit deux derives badau
et badin, qui ont pris pied dans
notre langue (voy. aux mots ba-
dandy badin).
t n*z*r, mot apportg d'Orient
par les voyageurs, et qui est Pa-
rabe bdxar (marclie).
JMmf. voy. bayer.
Wtemu du L. beatu8 (heureux).
— D. beatitude, biatifique, beati-
fier, beatification.
Bemu 9 dont bel est la forme
primitive (sur I devenu u, voy.
agneau). Bel vient du L. oeilus
(joli). — D. beUdtre, embelHr.
Beuueoup (de beauet de coup
(voy. ces deux mots). Notre an-
cienne langue disait plus souvent
grant coup que beaucoup : « Le
roi eut grand coup de la terre du
comte, » dit Joinville. Quant au
sens de grand, il se retrouve dans
d'autres locutions p. ex. un beau
mangeur.
f Beaupre, del'angl. bowsprit
(mdmesens).
Beoutej vieux francais beitf,
a l'origine beltet, du L. oiMttotem
(beaute). VI de beM(I) totem ayant
disparu con form ement a la regie
donnee au mot accointer, beW to-
tem a donne beaute" par le change-
ment 1° deel en eau (voy. agneau),
2° de atem en e* (voy abbi).
Bee, du L. oeccu*(bec que Sue-
tone cite comme un mot d'origine
gauloise). — Sur cc latin devenu c,
compares sec (siccus), soc(soccus),
sac (saccus) .— D. becqueterMcasse,
be'quille (proprement canne d bee) .
itecarre, transcription de l'a-
breviation b h. On disait ancienne-
ment b carri ; b 6tant le si dans
la gam me en to, on disait 6 carrc*
(e'est-a-dire b dur) quand le ft
ejaitdans sonionnaturel,— etl'on
designait par b mol (e'est-a-dire b
mou, b faible), le si baisse d'un
demi-ton.
Bocoife, voy. b«c. — D.D&a*
sine.
Beche, du L. becca* forme fe-
minine de be ecus. Sur co devenu
cte. voy. acharner. — D. Metier.
Bedaine, origine inconnue.
Bedews, ancien francais bedel y
mot d'origine germanique, de l'an-
cien haut allemand butil (heraut).
Beffwoi) ancien francais ber-
froi, dans la basse latinite berfre-
dus (sur e devenu oi, voy. accrotre).
Ce mot, d'origine germanique,
comme la plupart des termes d'art
y Google
BEL
87
BfiN
ilitaire du moyen age, vient du
moyen haut allemandWt?ri*(tour
d'ou Ton donne l'alarme).
JBeaayet*, voy. begue.
Beignei, origine inconnue.
Begwe, mot d'origine incon-
nue. — D. begayer.
BejpMetcfe, ancien francais b4-
gueule, et gueule He. (Pour Tety-
mologie, voy. aux mots gueule et
bayer : bee est le participe passe
du verbe dont biant est le participe
present.) — Avoir la gueule bte,
ou Hre gueule bte, c'est propre-
ment rester bouche btattie; b6-
gueule designait autrefois la sotti-
se, tandis qu'il d£signe aujourd'hui
la pruderie.
Beguln, coiffure des Btguine*,
association religieuse des Pays-
Bas. Mot d'origine historique (voy.
p. lxtv). — D. emb&guiner.
Bejatme, ancien francais bec-
jaune forme qui ne laisse pas de
doute sur l'etymologie (voy. bee et
jaune).
lief, voy. "beau.
fBebradre, del'anglais belan-
der (batiment cdtier a fond plat).
Aefet*, du L. balare (beler).
Sur a (balare) devenu e, voy.
acheter, D'ailleurs, on trouve deja
dans Varron la forme belare
pour balare. — D. bSkment.
Aefette, diminutif de Pancien
francais bele (martre, belette) . Sur
les aiminutifs en ette, voy. ablette.
— Quant au vieux francais bele y
e'est le latin beUa (jolie); belette
signifie done proprement la jolie
petite bite. En parlant dans V In-
troduction, p. xxvi, de ces m6ta-
phores populaires, nous avons re-
marque qu'elles avaient pour ca-
ractere principal de n'6tre jamais
isolees et de se retrouver a la fois
dans plusieurslanguesde l'Europe.
Cette regie se verifie encore ici :
la belette est nominee en danois
den Kjoenne (la belle) , en bava-
rois schctnthierlein (la jolie petite
bete), dans l'ancien anglais fairy
(la jolie).
Belief, Le neerlandais bell
(clochette), donna dans le bas la-
tin bella ainsi qu'un radical fran-
cais bele (clocbette) , qui a disparu
sans laisser de traces, mais dont
l'existence nous est revelee par le
mot bilidre qui en derive (voy. ce
mot), et aussi par le mot btlier
qui signifie proprement celui qui
porte la bele, la clochette : — on
sait que l'nabitude des bergers est
de pendre une clochette au coudu
belier, pour que le troupeau en
marcbe se rallie autour de lui. De
la est venue cette metaphore gene-
rale dans les langues de l'Europe
pour designer Varies : la langue
anglaise dit bellwether (propre-
ment: le mouton a la clochette), le
neerlandais dit belhamel qui a le
m6me sens; enfin, dans plusieurs
de nos provinces, on ne nomme
point le Wfo'erautrement que mou-
ton & la sonnette; ce qui continue
pleinement l'etymologie du mot.
Believe, Voy. btiier.
Betttve, mot dont l'origine
est inconnue.
| Belladone, venu de l'ital.
belladonna (belladone).
Belllgerant, du L. bellige-
rantem (combattant).
Belllqueui, du L. bellicosut
(guerrier).
f Belvedere, venu au seizieme
siecle , comme beaucoup de termes
d'architecture, de l'ital. belvedere
(menie sens). L'italien signifie pro-
prement : d'ou l'on a une belle vue.
Bemol, transcription de lafor-
mule b mol (voy. bicarre).
Benedlclte, mot latin qui si-
gnifie btnissex.
Benedietln, moine de l'ordre
de S. Benedictus (Saint-Benoit).
yGoogk
B&N
88
BER
Benediction, du L. benedic-
tionem (meme sens).
Benefice , du L. beneficium
(bienfait). — D. bintjiciaire, -er.
Benet, du L. benedictus (beni).
Cette metaphore qui peut sembler
etrange est^ cependant tout a fait
exacte; TEvangile disant que le
royaume des cieux appartenait aux
pauvres d'esprit, que ceux-ci
etaient benis de Dieu, le mot be-
nedictus devint alors ^equivalent
destultus; par le changement de
ct en t (voy. affVti), par la chute
du d medial (voy. accabler) , oe-
ne(d)iclus devint bene-it qui don-
na par la contraction une double
forme : d'une part, bene-it est de-
venu benit, de l'autre beneit, be-
nti (la m£me m&aphore se re-
trouve dans U mot innocent).
Benevele, du L. benevolus
(bienveillantj.
Benin, au L. benignut (obli-
geant). Sur gn devenu n, voy.
assiner).
Bent**, ancien francais beniir.
italien benedire, du L. benedicere
(benir). — Benedicttyre, contract^
en benedic\e suivant la reffle de
l'accent latin, devint binir l°par
le changement de ct en r qu'on re-
trouve dans dire (dlc're), faire
(facVe), plaire (placVe), taire (ta-
c're), duire (ducVe, dans les com-
poses conduire, reduire, seduire,
etc...), traire (tracVe), luire (luc*-
re), nuire (noc're), larme (lacr-
ma), serment (sacr mentum), chan-
gement qui est le plus souyent
accompagne de la diphthongaison
de la voyelle precedente. — 2° Be-
nedic're, ou benedir, perd son d
medial (voy. accabler) 1 et devient
beneir forme que Ton trouve au
on zi erne siecle dans la chanson de
Roland et qui nous amene a la
forme moderne. — D. benit y bini-
tier. Sur la distinction grammaii-
| cale entre benite et benie, voy. ma
I Gram m aire historique de la langue
francaise. p. 225.
Beqwilte, voy. bee.
| Bercatl, du L. berbecalia*
pour vervecalia* (meme sens), on
trouve des le premier siecle berbe-
cem pour ve rvecem. Sur ce change-
ment du v en 6, voy. bachelier. —
Berb fycalia perdit ^conformement
a la regie exposee au mot accointer:
et herb' call a devint bercail par la
reduction de be en c (voy. sujet),
et le changement de alia en ail
(voy. ail) .,
Jtepceoif, voy. bercer.
AVfcet*, mot d'origine in-
con nue.
+ Beret, mot venu au francais
par le patois du Beam (berreto) qui
est le L. birretum* (beret, dans un
textedu sixieme siecle).
| Bergaraote, venu du Portu-
gal s bergamota (meme sens).
Bevgc, origine inconnue.
Bevgcr, du L vervecarius
(berger), qui est dejk berbecariu*
au cinquieme siecle , et bercarius
dans un texte carlovingien. —
Verv(&)cdrius a perdu e* conform*-
ment a la regie donnee au root
accointer. Verv'carius a donne ber~
get par le changement 1° de v ini-
tial en b (voy. bachelier) ; 2* de
vc en c (voy. alleger); 3° de c en g
(voy. adjuger); 4° de arius enter
(voy. dnier). — D. bergerie.
Berllne, carrosse que Ton con-
struisait originairement a Ber-
lin.
Bet* tue, proprement: 6tat ma-
ladif des yeux, qui fait voir a la
personne qui en est atteinte, ou
les memes objets repetes plusieurs
fois, ou meme des objets fictifs,
derive non directement du L. bis-
lucere (briller plusieurs fois). Pour
le changement de bit en ber voir
aux mots ou, admettre et orfraie
y Google
BES 89 BEU
quant au mot lue, son rapport avec Beetlalre, du L. bestiarius
tueur et luire. est visible. (m. s.).
Une autre forme adoucie defter- Bestial, du L. bestialit (m. s.\
lue est bellue (sur r devenu I, voy. — D. bestialiti.
autel), doot le dimiautif est be- ' Bemtinuot^ duL. bestialia. Su?
luette (etincelle), contracte aujour- I devenu fc, voy. agneau.
d'hui en Muette (voy. ce mot). | Besilele, duL. bestiola (menu
+ Heme, venu de l'allemand ' sen<).
berme (meme sens). | Betnil, du L beUialia. Sur la
Jtetttet*, faire sauter dans un chute de * , voy. abime ; sur aha
berne (manteau de drap dans notre devenu ail, voy. ail.
ancienne langue) . De meme J 'action I Bete, ancien f rancais Beste , du
de berner s'appelait, chez Ies Ro- L. bestia (bete). Sur la chute de
maiqs sag alio, parce que Ton ber- *, voy. abime. — D. bitise; ab4-
nait dans un sagum (manteau). — tir; embiter.
L'origine de l'ancien francais | Betoine, du L. betonica (b6-
beme est inconnue. toine) , que les auteurs latins citent
Beryl, du L. beryllus Jfcigue- comme un mot d'origine gauloise.
marine. ' Betonica a perdu ses deui der-
Besace,en italien bisaccia,d\i nieres syllabes, par l'influence de
L. bisaccia (qui est dans Petrone l'accent latin (voy. p. lxxxi), et o
avec le sens de sac a double poche); latin est devenu oi par l'attraction
sur t devenu e, voy. admettre; sur de Yi suivant (voy. chanoine). Be-
cia devenu ce, voy. agencer. I tontea est devenu btioine) comme
Bemnigre 9 doublement aigre, canonicus est devenu chanoine.
de bis ei\aigre (voy. ces deux | f Beten, venu du provencal
mots). ^ I betun (beton), qui est le L. bitu-
Bemaigue, doublement aigua, ' men.
qui a deux tranchants; de bis et I Bette, du L. beta (m. s.); ftette-
at{jue (voy. ces deux mots). f rave ecrit au seizieme sieclebeWe-
Bemant 9 en provencal bejuin, rave (voy. beffeetrave).
en italien bixante; k l'origine mon- 1 Bewgter, pousser des beugle*
naie frappee par les empereurs ; ments, crier a lamaniereduboeuf,
d'Orient, du L. byzanthus (mon- |du L. buculare* (crier comme un
naie de Byzance). Sur y devenu e boeuf, de buculus, taureau, dans
voy. admettre. j Colum.). — Buc{H)l'dre> regulie-
BeHeieS) ancien francais be- I rement contracte (voy. accointer),
ride, qui signifie a la foiscristal en buc'lare, a donne beugler par
et lunettes, de berycidus , beryclus* le changement de cl en ol (voy.
dimioutif du L. beryttiif (qu'on aip/e), — et par celui de u (bu-
trouve avec le double sens de cris- c'lare) en eu, changement qui se
tal et de lunettes dans les textes ' retrouve dans fleuve (fltZvius) ,
du moyenage. — Quant a l'adou- ! gueule (gfiia), couleuvre (colu-
cissement de bericle en beside par bra, jeune (jwv'nis), beurre (but-
4 le changement de r en *, voy. or- 1 rum); pleuvoir (pluere). — D. beu-
roser. glement. *
Be«MMe,origine inconnue. Beurre, du L. butt/rum (beur-
Beseitt, origine inconnue. — re). BHt(y)rum est regulierement
D. besoigneux. ! contracte en buff urn suivant la
y Google
BIG
90
Blfe
T&gle de Paccent latin (voy. p
lxxxi) ; bufrum) a donne bewrre
par le changement 1° de u en eu
(voy. beualer); 2° de tr en rr
(voy. arriere). — D. beurrier.
Bevue, anciennement besvue,
'fausse vue, cette fausse lumiere
est une bevue deses yeux, dit Balzac
au dix-septieme siecle. On saisitici
le sens propre du mot : erreur com-
mise par suite d'une illusion d'op-
tique : on avait cru voir une chose
qui n'existait pas, on avait mal vu,
on avait bevu, c'est-a-dire vu
double (on a vu au mot bu com-
ment ce mot est devenu bt; pour
vue, voy. voir).
f Bezoord, au seizieme siecle
bexohr, motvenu des lodes par Pin-*
termed iaire du portugais bexuar
(mSme sens).
Mat*, oblique, du L. bifacem
(qui est dans Isidore de Seville au
sens de louche, qui regard e obli-
quement, qui se dirige de cfit6).
Surla chute de \'f, bi{f)acem, voy.
antienne. Sur acem devenu ais,
voy. vrai. — D. biaiser.
Blberon, mauvais mot forge a
Faide de bibere (noire), et du suf-
fixe on, comme forgeron de forger.
Bible, du L. biblia (yenu du
grec pi6Xwt, la reunion des livres
sacres). — D. biblique.
Bibliographic, du grec (JiSXiov
(livre), et Ypotqpo; (qui decrit). —
D. bibliographie.
BlUomonle, du grec fiavta
(folie) et pi6Xiov (livre). — D. bi-
bliomane.
Bibliophile , du grec 9O0;
(ami), et p£6Xiov (livre).
Blblloiheque, du grec pi6Xto-
(hqxt) (depdt de livres) — D. biblio-
thtcairek
Bichm, origine inconnue.
f Blcoque, venu au seizieme
siecle de Titalien bicocca (meme
sens).
Bidets origine inconnue.
AfcfVm, origine inconnue.
Bief, voy. biex.
Bieitle, origine inconnue.
Biett, du L. bene (m. s.). Sur
le changement de e en ie, voy. ar-
riere. — D. bien-4tre, bienfaire,
bienfaisant, bienfaisance (que I'ab-
b6 de Saint- Pierre anon pas invent^
comme on le pretend, mais mis a la
mode) bienfait, bienfaiteur, bien-
heureux, biensfant, bientdt, bien-
veillant, bienvenu, bienvenue.
Blennal, du L. biennalts (qui
arrive tous les deux ans).
Bienmeant 9 de bien, et de sSant
parti cipe de sioir (voy. ce mot). —
D. biensfance.
Bieniot, voy. tdt.
BtettveUlatt, malveillant,
I on pourrait croire, en examinant
1 superficiellement ces mots, qu]ils
; sont formes de veillant participe
de veiller. Iln'en est rien. La forme
ancienne de ces mots est bien-
veuillant, malveuillant; — veutir-
j lant est l'ancien participe present
de vouloir (voy. ce mot), et bien-
I mal'veitlant ne veulent pas dire
J autre chose que voulant le bien,
voulant le mal. — Cette origine est
confirmee par l'italien qui dit beni-
volente; ai le mot fut venu de
veiller, la forme italienne eut et6
beni vegliante, ce qui prouve que
vouloir est bien Porigine du mot
— D. bienveillance, malveillance.
1. Bihre. du moyen haut alio-
mand bier (mere).
I »%ere, cercueil, civiere, de Pan-
cien haut allemand bdra (civiere).
Blewe, du L. bxbrum (castor
I castor em, bibrum dit le scoliaste
de Juvenal sat. 12); sur i d'a-
bord devenu e voy. admettre puis
sur la diphthongaison de e en ie
voy. arriire : sur 6 devenu v, , voy.
avant. — Bxbrum a donne bievre^
comme /e&rima donne fUvre.
y Google
BIL
91
BIS
Bimst (bief) r ancien francais!
bied, dans la basse latinite bedum, !
mot d'origine germanique, de Pan-
cien haut allemand betti, lit (d'un
cours d'eau). j
Biffer, origine inconnue. |
f Bifteck, mot introduit dans
la langueapres les invasions etran-
geres de 1814 et de 1815; c'est
une corruption de l'angl. beef-
steak (tranche de bceuf). '
Blfurquer, tire du L. bifurcus
(a deux branches). — D. bifurca- !
turn. I
Blgame, du L. bigamus (marie*
deux fois). — D. bigamie. I
f Blaarade, veuu du proven-
cal bigarrat (orange amere) doat
f origine est inconnue. I
Bigarrer,mol qui paratt n'etre
point ancien dans la langue etdont
rorigine est inconnue.
Bigle, origine inconnue.
Bigne, origine inconnue.
Bigort*C) du L. bicornis (en*
clume a deux cornes); sur c devenu
g, voy. adjuger.
Bigot) origine inconnue. — D.
bigotisme, bigoterie.
Bijou, origine inconnue. —
D. bijoutier, bijouterie.
f Mian, venu au seizieme sie-
cle, comme beaucoup d'autres ter-
mes commerciaux, del'ital. bilan-
eio (balance).
Bilboquet, origine inconnue.
Bile, du L. bills (bile). — D.
bilieux.
fBUl, mot anglais signifiant
loi, introduit vers les premieres
annees de la Restauration dans
notre langage parlementaire.
Billan*, voy. bille.
1. Bille, origine inconnue. —
D billard.
2. Bille, tronc d'arbre destine
a 6tre debite en planches, du cel-
tique (iri. biUe, tronc d'axhre). —
Billet, on trouve dans le latin
du moyen age, la forme billa
(6crit,memoire), parallel ement a la
forme classique bulla. C'est de ce
mot billa qu est venu le diminu-
tif billet (proprement petit ecrit).
Billeves^e, origine inconnue.
Billott^ mot qu'on trouve en
francais des le treizieme siecle.
Son origine est inconnue. — D.
bilUmner, -age.
Billot, voy. bille 2.
Mm6efot, origine inconnue.
— P. bimbelolier } -erie.
Blnalre. duL. binarius (m. s.)
A! net*, fa ire un second labour,
du L. binare* (derive de binui,
double.)
Blnocle, mauvais mot forge"
depuis le commencement du sie-
cle . a l'aide du L. bini-oculi (bin-
ocli, bin-ocle), lunette a deur
yeux.
Blndme, du L. bis (deux)
du gr. vojitj (division).
Blographe, mot forme de
deux mots grecs : (J£o; (vie) et ypa-
96iv (ecrire).— D. biographie,ique.
Blpede, du L. bipedem (a deux
pieds).
Aigtte, origine inconnue.
1. Bis, mot latin (signifiant
deux fois) , qui joue le rdle de pre-
fixe dans les mots bisaieul, bis sac,
biscuit, etc. Changeant t en e con-
formement a la regie donnee au
mot admettre, bis est devenu bet
dans besaigre, besaigue, besace
(voy. ces mots), qui s'est reduit a
be' dans bevue (voy. ce mot). —
Par le changement de * en r (voy.
orfraie), le prefixe bes a donne
ber dans berlue (voy. ce mot), et
dans berouette qui s'est plus tard
contracts en brouette (voy. ce mot) .
Ber devant I a meme assimile r
en r, et a donne beUuette, puis
bluette (voy. ce mot). — Enfin
dans les deux mots oar long, ba-
y Google
BIS
92
BLA
rioler (voy. ce mot), le preflxe
ber est davenu bar par le cnange-
ment de e en a (voy. amender).
A cdte de ces modification* dans
la forme, il s'est produit une im-
portante modification dans le sens :
ois a pris, en passant dans les
langues romanes, une acception
pejorative qui rejaillit sur le radi-
cal : ainsi Tespagn. bis-ojo (litte-
ral. qui a deux yeux) , le wallon
bes-temps (litteral. double temps),
l'italien bis-cantare (litteral. chan-
ter double) , le Catalan bes-compte
(litteral. compte double) signifient
respectivement louche, mauvais
temps, mal chanter, me'comple.
De meme en francais biscornu (pro-
prement qui a deux comes), bis-
tourni (qu'on a tourne, courbe
deux fois), ont le sens, le premier
de baroque, le second de dtforme*.
11 en est de meme pour bevue et
berlue (voy. ces mots), qui n'ont
point etymologiquement le sens
pejoratif que la langue franchise
leur attribue.
2. Bf«, de couleur brune. Ori-
gine inconnue.
Bisa'ieul, voy.aux mots bis 1.
et axeul,
f BlaMlle, venu an seizieme
siecle de Tit. bisbiglio (meme sens) .
Biscaycu^ gros mousqueton
invente en Biscaye, et dont les
balles, beaucoup d'un calibre inu-
site, ont conserve le nom, bien
qu'elles rrentrent guere de nos
jours que dans la mitraille.
BUcovntt) voy. aux mots bis 1 .
et cornu.
Biscuit, du L. bis coctus (qui
a subi une double cuisson). — Sur
oct latin devenu uit, voy. attrait.
Bise, origine inconnue.
Blseau, origine inconnue.
t BUmuth, venu de l'allem.
bissmuth (meme sens. La forme
ordinaire est wissmuth).
Bison, du L. bison (m. s.).
Bisque, origine inconnue.
Bisquer, origine inconnue.
Bissae, du L. bissacium (bis-
sae):
Blsaeite, du L. bissextus (dou-
ble sixieme; les Romains ajoutant
un jour tous les quatre ans, le
6"* jour avant les calendesdemars,
il y avait alors un nouveau sixieme
jour, d'ou le nom de bissextus),
— D. bissextile.
Blatourl, origine inconnue.
Bistouruer, voy. bis 1 et
tourner.
Bistre , origine inconnue. —
D. bistrer.
Bitord, du L. bis tortus (qui
a ete tordu deux fois).
f Bltume, du L. bitumen (bU
I tume).
f Bivouac, a l'origine bivac,
mot venu de Tallemand beiwache
(bivouac), et introduit a Pepoque
de la guerre de Trente ans. — D.
bivaquer.
f Bizarre, avant de signifier
capricieux, ce mot avait eu le sens
de colore, d'emporte, et a Pori-
gine, au seizieme siecle, celui
d'intrepide et de vaillant. II vient
de l'espagn. bixarro (vaillant) . —
j D. bizarrerie.
Bfa/at««f , mot d 'origine ger-
manique, de l'ancien haut alle-
mand b'ei-faro (de couleur pale).
I Blaireau, dans notre ancienne
langue bUreau, forme qui marque
. mieux l'origine du mot: bUreau
est un dimmutif de bit, bUreau
est proprement l'animal qui se
nourrit de bU. Voy. ce mot. Le
bUreau est appele" en anglais bad-
ger, mot qui signifie litteralement
marchand de bit, ce qui confirme
et assure l'etymologie du mot
francais (sur ces metaphores, voy.
p.xxvj).
Blamev* anciennement bias-
y Google
BLE
93
BLO
tner,duL. blasphemare (qui estdans |
Gregoire de Tours, V, 43) avec le :
sens de blamer ; on trouve dans ]
les glossaires: blasphemare, vitu-
perare, reprehendere. « Tantummo-
do blasphemabatur a pluribus, dit I
Aymonus monachus , quod esset !
avaritiee deditus. » Sur la chute de,i
e dans bias {phe) mare, voy. aider. \
Bias' mare a donne* le vieux fran-
cais blasmer, qui est devenu bld-
mer. Sur la chule de Ys, voy.
abtme.
Blane^ de l'ancien haut alle-
mand blanch (blanc). — D. blan-
chet 9 blancheur, blanchdtre % blan-
chir, blanchissage, blanchisseur,
blanquette.
Blattqwette, Toy. blanc.
Blarney origine inconnue.
AIcuiom, au onzieme siecle
bouclier, 6cu\ plus tard, bouclier
sur lequel on a peint les armes du
chevalier; en fin vers le quinzieme
siecle les armoiries elies-memes.
L'origine de ce mot est inconnue.
— D. blasonner
Blasphemer, du L. blasphe-
mare (meraesens) . — D. blaspheme
(substantif verbal), blasphema-
teur.
Blatter, voy. bU.
Matte, du L. blatta (blatte).
Ale, en vieux francais bled, en'
provencal blot, dans "la basse lati-
nit6 bladum, abladum (avec le
sens de ble recolte), du L. Ma- \
turn* (recolte, moisson, dans les
textes du moyen age) . Ablatum \
veut dire proprement ce qu'on a
enleve, ce qu'on a cueilh; mais :
cette meiaphore n'est point rare
dans les langues indo-europeen- 1
nes: fruit est en grec xocpir6; qui
signifie litteral. destini d tire en- I
leve", cueiUi; l'allemand Herbst
moisson, a proprement le sens de
choses enlevees. — Ablatum a |
donne bU, 1° par le changement
de atum en t, voy. ampoule* ; 2* par
la chute de Pa initial, comme
dans diamant (adamantem), bou-
tique (apotheca). — - D. blaireau
(anciennement bUreau, Tanimal
qui se nourrit de bit), blatter,
marchand de ble, qui est en has
latin bladarius (sur arius devenu
ier, voy. dnier).
Meme, d 'origine germanique,
scandinave bldmi (bleuatre, puis
livide). — D. blimir.
Blemser, origine inconnue. —
D. blessure.
Ale*, blette, origine inconnue.
Bleu, d'origine germanique,
de l'ancien haut allemand blao
(bleu). — D. Ueuir, bleuatre
bluet.
t Mlade, de l'allemand blende
(blindage). — D. blinder, blin-
dage.
Bloc, mot d'origine germani-
que, de l'ancien haut allemand
bloc (bloc). — D. bloquer, dtblo-
quer. Blocus, mot introduit au
seizitme siecle, vient de la forme
allemande ancienne, blockMs (for-
tin qui interdjt aux a- sieges toute
communication avec le dehors).
| Blackballs* mot introduit
recemment dans 1 art laiKtaire. et
qui est l'allemand block-haus (for-
tin).
Blond, origine inconnue. —
blondin, blondir, blonde.
Bloquer, voy. bloc.
Blouir (se) : a Torigine terme
de fauconnerie ; se dit du faucon
quand il se ramasse pour dormir
sur son blot (perchoir). De cette
acception speciale , le mot (par une
de ces extensions de sens dont
nous avons parle p. xxn),est venu
au sens general de se ramasser, se
tapir. L'origine du mot blot est
inconnue .
1. Blowse, trou dubillard, ori-
gine inconnue.
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BOEU
Vk
BOI
2. Motwe, sarrau , origine in-
connue.
Bluet, anciennement bleuet,
derive de bleu (voy. ce mot). Sur
eu devenu u, voy. jumeau.
Bluette , anciennement be-
luette, beUuette, en patois nor-
mand berluette, diminutif de beU
lue (voy. ail mot berlue), Le sens ;
primitif du mot bluette est etin-
celle : Regnier parle d'un grand
feu qui nalt d'une bluette. On a
dit metaphoriquementqu'une petite
poesie etait une bluette, une elin-
celle passagere.
Blwter, anciennement beluter,
buleter, et a Porigine bwreter, c'est-
a-dire tamiser a travers la bure
(tissu grossier qui servait a cet
usage; pour Pelymologie de bure,
voy. ce mot). — Pour le change-
ment de r en I (dans bureter, bu-
leter), voy. autel, — Ce qui con-
firme cette origine, c'est qu'on
trouve buratare pour bluter dans
un texte latin du onzieme siecle,
et que l'italien dit buratello pour
Uuteau. — D. bluteau, blutoir,
blutage.
boa, duL. boa (serpent).
Bofe&che, origine inconnue.
Bofelne, origine inconnue.
Bocage, anciennement boscage,
en pro venial boscatge, du L. bosca-
ticum, diminutif de boscum (voy. %
bois). Sur aticum devenu age,
voy. dge; sur la chute de Ys, voy.
abime.
f Bocal, mot venu au seizieme
siecle de Pi
sens)
Bawf, du L. bovem (bo3uf). —
Sur o lat. devenu asu, voy. accueil-
Ur. — Quant au changement de v
latin en f t qui est rare en latin
(on trouve para/redus pour para
veredus dans les Lois Harbares),
il se retrouve en francais : 1° pour
le t> initial dans: /bis (deem);
I italien boscale (meme
2° pour le v final dans : href (bre-
vem), cerf (certmm) , ch^ti/" (capti-
ous), clef (clavis), naif (natirus) ,
nef (navis), ner/ (nerous), neu,
(norms), neu/" (novem), ozuf{ovum) i ,
sau/" (saltram), serf (sertmm) , suif
(setmm), vi/ (vitms),. griejf (gra-
uem), ogif * (augitms*), r&i/ires-
tivus*), veuf (vidtms*), poussif
(pulsativus *} .
Aof ne 9 au L. bibere (boire) . —
Bib{e)re, re'gulierement contracte
en bivre suivant la loi de Paccent
latin (voy. p. lxxxi), a subi deux
changements: 1° br est devenu r:
bio're, boire, comme dans ecrire
(scrib're). paupiere (palpebra). —
2° i est devenu oi : i latin accen-
tue devient oi en francais, —
quand il est bref, dans : courrote
(corrigia) t foi (fidem), moins (mi-
nus), pot (picem), poil (pilum),
poire (ptrum) t quoi (quid), soit
(sit), soif (sitis), voie (via), fot
(vicem) , — quand il est long par
nature dans: cervoise (cervisia).
pots (pisum), loir (glirem) ; quana
il est long par position dans:
doigt (dig'tus), eHrot't (strtctus)
Loire (Lig'r), noire (nigra), notn-
dre (min'r), poivre (pip'r), raide
(anc. roide, rt'g'dus), epois (anc.
6pois, spissus), dais (anc. dois,
dtscus), froid (frig'dus). — I latin
inaccentue ou atone, devient oi,
quand il est bref dans : froyer (anc.
froj/er, fricare*), employer (im-
plicare) , ployer (plicare), loisir
(iicere); quand il est long par na-
ture, dans: voisin (vicinus),lrayeur
(frigorem) ; quand il est long par
position, dans: poisson (ptscio-
nem*), damotseau (domin'cellus),
demoiselle (domin'cella). — D.
boite (dans repression tire en
boite en parlant du vin), participe
fort de boire (voy. absoute), bu 9
ancien francais beu, contraction
de bibutus, forme barbare du par*
y Google
BOI
95
BON
ticipe passe de bibere. Sur la chute
de b medial bi{b)uJtus, voy. aboyer;
sur celle de * final, voy. aigu ; sur
le changement de i en e, voy. ad-
mettre. Gette forme bibutus pour
bibitus n'est point isolee; on
trouve pendutus (dans la lea? 4la-
man.) , battutus [dans undecret de
595). reddutus (dans une charte de
796).
Bois, en provencal bosc, en
italien bosco, dans le plus aucien
has latin boscum, buscum (avec le
sens de bots 7 mot dont l'origine
est inconnue). — Sur u latin (bu«-
cttm) devenu oi, voy. an^owse. —
Pour sc devenu s, cf. dais (discus),
marais (marescus*), moule (mus-
cla*), connais (cognosco). — D.
boiser, deboiser, reboiser, boise-
rie.
Boissea** , ancien francais
boissel, du L.busteUus* (boisseau,
diminutif de busta, proprement
botte d mesurer les grains, voy.
boite). — Sur le changement de
st en ss, et sur celui de u en ot,
voy. angoisse; sur celui de ellus
en eau voy. agneau.
Boisson, du L. bibitionem*
(boisson). Sur la chute du b, bi(b)i-
tionem, voy. aboyer.— Sur tionem
devenu sson voy. agencer. —
Quant au changement de i latin
en oi,voy. boire.
Boite, ancien francais boiste,
qui est successivement bossida,
boxida, dans les textes latins
lorsque Ton remonte jusqu'au
neuvieme siecle, oil Ton trouve la
forme originaire buxida (boite).
Buxida est le grec rcvl-tSa, boite.
— Buxida devenu bdssida par le
changement de x en s (voy. ais-
selle), et par celui de u eno (voy.
annoncer) , s'est regulierement
contracts en bdss'da suivant la loi
de l'accent latin, (voy. p. lxxxi).
boss' da a donne boiste par le chan-
gement deo en oi (voy. chanoine).
et par celui de d latin en t (voy.
dont). Sur la chute de Ys dans
botste, voy. ablme. — D. oofcier.
Botte a aussi le sens d'articu-
lation, qui est reste dans plusieurs
expressions ; se aVbolter un bras,
le faire sortir de sa botte , de son
articulation ; mboiter un os, le
faire rentrer dans Participation,
dans la botte; boiter, avoir mal a
l'articulation, a la boite,
Boiter, voy. boite. — D. boi-
teux.
Bol (alimentaire, etc....), du
grec pwXo< (masse arrondie).
f Bol, coupe, venu de Tanglais
botci (bol).
Aomoattee, origine inconnue.
Aom6e, origine inconnue. —
D. bombarde, bombarder, bom-
bar dement, bomber.
Bomber, voy. oombe.
Bon, du L. bonus (m. s). —
D. bon (substantif, d'oti. abonner
litteralement : prendre un bon
pour....), bonne (substantif), bo-
nasse, bonifier. bonification, bon-
bon, bonbonniere.
f Bonace, venu au seizieme
siecle de l'ital bonaccia (calme de
la mer).
Bond, voy. bondir.
Aotufe, mot d'origine germa-
nique, de l'allemand (souabe
bunte, bonde).— D. bondon, bon-
der, dtbonder.
j Bondir, le sens de sauter est
i relativement moderne, et n'appa-
rait guere qu'au onzieme siecle.
i A l'origine de la langue bondir si-
I gnif. retentir, re'sonner .• on voit
dans la Chanson de Roland que
T'olifant du neveu de Charlemagne
bondissait (resonnait) plus Fort
que tous les autres. — Bondir,
vient du L. bombitare * (resonner).
1 Sur le changenaent de conjugai-
i son, voy. aimant. — Bombitare
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BOR
96
BOU
regulierement contracts en bomb'-
tare (voy. accointer), a change bt
en d (voy. accouder), m en n (Voy.
changer). — D. bond (substantif
verbal), bpndissement , rebondir .
Bonheww, voy. foeur.
Bonl, mot latin (proprement
de bon. Combien de bonif)
Bonnet. Le sens originaire du
mot est etoffe. II y avait des robes
de bonnet; l'expression chapel de
bonnet se trouve plusieurs fois
dans les textes: on la abregee en
un bonnet, comme on dit un feutre
pour un cnapeau de feutre. L'ori-
ginede bonnet est inconnue. —
D. bonnetier, bonneterie.
Bonte, du L. bonitatem (mfime
sens). — Sur la chute de Yi latin,
voy. accointer; surle changement
de alem en 4, voy. accointer.
f Borax, venu de FOrient,
comme beaucoup de termes d'al-
chimie. L'original est l'hebreu
borak (blanc).
Bord, du neerlandais bord
(bord). — D. border, bordure,
aborder, de'border, bbrdage, re-
bordybordereaUy bordie (ensemble
des canons qui garni ssent le me 1 me
c6te , le meme bord d'un vais-
seau). — Une autre forme de bor-
der est broder par transposition de
IV (sur ce deplacement de l'r, voy.
p. lxxvi ; et au mot cVpreU). Le
sens originaire de broder 6tait pro-
prement : ornerle bord d'une etoffe
de dessinsa Taiguille, faire a cette
etoffe une bordure qui la relevat.
Ce qui confirme cette 6tymologie,
e'est que l'espagnol bordar (bor-
der), signifie en meme temps bro-
der.
normal, duL. borealis (mtae
sens).
Borgne, origine inconnue. —
D. e1>orgner.
Borne, anciennement bonne,
au douzieme siecle bodne du L.
merovingien bodina (borne , dans
un texte du septieme siecle : l'ori-
gine de bodina 1 est inconnue).
B6d(i)na contracts en bod'na sui-
vant la regie de l'accent latin
(voy. p. lxxxi) , a doone bodne gui
est devenu'bonne par l'assimilation
de dn en nn (voy. alter) ; de meme
que 11 est devenu rl par dissimila-
tion dans hurier (ui'lare), nn
(bonne) est devenu rn (borne) par
une dissimilation analogue (voy.
p. lxxv). — D. bornerj homage.
Bosquet, diminutif de boscus
{bois, voy. ce mot), proprement:
petit bois.
1. Bosse, origine inconnue. —
D. bossu, bossuer, bosseler, bos-
sette.
2. Bosse, amarre, origine in-
connue. — D. embosser.
f Bosieman, venu de l'allem.
bootsmann (contre-maitre).
Bol) origine inconnue.
Botanlqne, du grec Borovix^
(etude des plantes). — - D. bota-
niste.
1. Botte (de foin, etc....), de
l'ancien baut allemand bdxo (fais-
ceau, fagot). — D. boiteler.
2. Botte, tonneau, outre, d'o-
rigine germanique (all. butte)*
botte (chaussure) est le mem* mot;
cette transition du sensd'outre, de
vase en cuir, a celui de chaussure
telle que les bottes n'est point
isolee dans les langues indo-euro-
peennes ; l'anglais ooot, signifie a
la fpis bottes, et coffre (de voyage).
— D. bottier, bottine.
t 3. Botte (escrime), de Vila-
lien botta (coup de fleuret).
Bottine, voy. botte, 2.
Bone, origine inconnue. — D.
bouquin, bououetin, boucher.
Bone he, an L. bucca (bouche).
— Sur u devenu ou, voy.[ accou-
der. Sur ce devenu ch, voy. ache-
ter. — D. bouchee, emboucher,
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BOU
97
BOU
embouchure, aboucher, boucher
proprem fermer la bouche, clore
Touverture).
Boucaner, boucanier, origine
inconnue.
1. Bowcher, (verbe) voy. font*
the. — D. bouchon, bouchonner.
2. Boucher est proprement ce-
lui qui tue les boucs ; et boucherie
le lieu ou Ton vend de la viande
de bouc dont le peuple mangeait
au moyen age). On sait quelle
etait au moyen age la jalousie re-
ciproque des corporations; et avec
quelle rigueur la division du tra-
vail etait maintenue et protegee
contre les empietements d'autrui :
au dix-huitieme siecle mfime, les
cordonniers qui fabriquaient des
chaussures neuves ne pouvaient
Sparer les vieilles : et les cordon-
niers en vieuz leur intenterent
mainls proces ; au moyen age les
bouchers , c'est-a-dire les mar-
chands de viande de boue n'avaient
point licence pour vendre d'autres
viandes; nous lisons par exemple
dans les Slatuts de la viUe de
Montpellier fannee 1204) : Ni el
mazel de bocarid no sid venduda
cam de feda. (II est interdit aux
marchands de boucherie, de ven- ,
dre de la viande d'agneau). On
voit ici le mot boucherie au sens |
propre de viande de bouc. — Ce j
qui confirme pleinement cette ori-
gine du mot boucher, c'est que
l'italien dit beccaio pour boucher, '
et que beccaio derive precisement
de becco (bouc). • |
Boucie, du L. bvcula * (bucu-
la f umbo scuti, dit Isidore ae Se-
ville). — Pour la chute de Yu ato-
ne, buc'la, voy. p. lxxxi; pour le I
cbangement de u en ou, buc'la=
boucle, voy. accouder. — Boucle
avait au moyen age le double sens
ie umbo scuti et d'anneau ; ce der-
nier seul a persiste (et s'est deve- 1
loppe metaphoriquement dansbou-
cle de cheveux , anneauque forment
les cheveux). — t Quant au premier
sens, il a disparu du radical, mats
a persiste dans le derive boudier,
qui dans les premiers siecles de
notre langue, n 'etait qu'un simple
adjectif. On disait avant le trei-
zieme siecle un Hu boudier (com-
me on dit un jour ouvrier), c'est-
a-dire un ecu qui a une boucle
(bosse au centre de Parme) : puis
l'epithete a elimioe" le substantif,
et des le quatorzieme siecle on ne
dit plus qu'un boudier.
Bonder, origine inconnue. —
D. boudoir, mot cree au dix-hui-
tieme siecle, bouderie.
Boudin, origine inconnue.
Boue, origine inconnue. —
D. bouevx.
Bonfc, diminutif de boue t ori-
ginairement boye (bouee, dans
notre ancienne langue) : boye est
le latin boja fchalne, corde qui
sert a retenir la piece de bois flot-
tante). — Sur le cbangement de j
latin en i, voy. aider; sur celui de
o latin en ou, voy. affbuage.
Bouffer, onomatopee (voy. p
lxv). — D. bouffe",
Bou ffify onomatopee. — D.
bouffitsure.
f Bouffcn, vonu au seizieme
siecle de 1'ital. buffone (bouffon).
— D. bouffonnerie.
Bouge, du L. bulga (petit sac,
selon Festus , c'est un mot dlori-
gine gauloise : bulgas Galli sac-
cuIom scorteos vocant. Du sens de
sac est venu celui de boite, puis
metaphoriquement celui de reduit,
de chambre aussi etroite et obs-
cure qu'une boite. — La meme
metaphore se retrouve dans le
parler vulgaire de Paris; ce qui
nous fait mieux comprendre com-
ment elle a pu se produire chez
les Romains.
6
y Google
BOU
98
BOU
Hottge*, en provencal bolegar
(s'agiter), en italien bulicare(boui\-
lonner), — du L. bullicare*, fre-
quentatif de bullire (bouillir). Cha-
cune des trois fonnes romanes
marque un degre nouveau dans le
deplacement du sens. — Bull (*) -
cdre regulierement contracts en
bull' care (voy. accointer), adonne
bouger par le changement 1° de
ull en ou (voy. agneau); 2° de care
en ger (voy. adjuger).
Bougie, mot d'origine histo-
rique (voy. p. lxiv). De la ville de
Bougie ou ron fabriquait ce pro-
duit. — D. bougeoir.
Bougon 9 origlne inconnue.
Boutiiir, du L. bullire (bouil-
lir). — Sur u devenu ou, voy. ac-
couder; sur Hi latin devenu ill,
voy. ail. — D. bouillon, bouiHon-
ner; bouiUi, bouilhe, bouilloire.
Bowlaugev, origine incon-
nue. — D. boulangerie.
Bowie, du £. bulla (petite
boule ronde, proprement6ttwe)sur
u devenu ou, voy. accouder. — D.
boulet, boulette, boulon, boule-
verser, le sens pro pre est (aire
tourner (versare) comme xme'boule,
tfbouler est proprement ; rouler en
tombant comme une boule.
. Bowteau, diminutif de Pan-
cien francais boule (meme sens),
qui est le latin betula (bouleau).—
Betula regulierement contracts en
befla suivant la loi de l'accent
latin (voy. lxxm) a change tl la-
tin en II, puis en I, comme dans :
rtle (roHus) , router (roMare),
crouler (corofVare), epaule (spa-
t'fo), meuJe (mefTa),- grelot (cro-
t'lum), frdter (pour frofler).
f Bouledogue, venu recem-
ment de l'anglais bulldog (m. s.).
Bouieimrd, a^ ten francais
boulevart , boulevert, boulevere,
venu dans les premieres anneesdu
quinzieme siecle de I'allemand
bollverk (fortification). On sait
qu'a Torigine le mot boulevard
6tait un terme d'art militaire , de-
signant le terre-plein des rem-
parts : les boulevards de Paris
n'etaient sous Louis XIV que l'en-
oeinte nieme de Paris ; ces boule-
vards plantes d'arbres, devinrent
un lieu de promenade a la mode,
et le mot boulevards devint syno-
nyme de promenade ou de rue
planted d'arbres, signification tout
a fait etrangere au sens £tymolo-
gique.
Boulevemer, voy. boule. —
D. bouleversement.
Boullmle, du gr. (JovXCjua
(faim de boeuf).
f Boullne, de Pangl, bowline,
(m. s.). — D. bouliner.
f Boultngrln, venu de l'angl.
bowling-green (gazon ou Ton joue
aux boules).
BouMon, voy. boule. — D.
boulonner.
Bouquet, anciennement bous-
quet, a l'ongine bosauet, propre-
ment petit bois (on ait encore un
bouquet d'arbres ; le sens de petit
bois est bien visible dans cette
phrase de Mme de S6vign6 : II a
voulu vendre un petit bouquet qui
faisait un assex grande beautd.
La forme primitive bosquet est un
diminutif du latin boscum * (voy.
bois). — Sur o devenu ou, voy.
affouage. Sur la chute de Vs latin,
voy. abime. — D. bouquetiere.
1. Bouquin, voy. bouc.
2. f Bouquln, vieux livre. venu
du neeriandais boxkin (petit livre).
— D. bouquiner, bouquiniste.
BowtHtcan, origine inconnue.
Bourbe, origine inconnue. —
D. bourbeux, bourbier, embour-
ber.
Bouvde, mensonge, origine
inconnue.
1 Bourdon, baton depelerin,
y Google
BOU
99
BOU
du L. burdo (dne). Pour le chan-
gement de u latin en ou, voy. ac-
couder. — Cette metaphore n'est
point isolee dans les langues ro-
manes et Ton a plusieurs exemples
de cette comparaison entre le b£-
ton qui soutient , et I'animal qui
porta : en espagnol muleta pos-
sede le double sens de mulet, et de
MquiUe; en italien mula (mule)
signifie egalement bdton; au dix-
septieme siecle on appelait un
baton la haquene'e des cordeliers,
expression qui repond a ia locution
espagnole el caballo de S. Fran-
cisco (baton ; litteralement le che-
val de saint Francois).
2. ItoMfcfoM, tuyau d'orgue,
origine inconnue. — D. bourdon
(insecte dont le bruissement a ete
assimile aux sons graves du bour-
don d'orgue).
3 AoMftfioM, insecte; voy.
bourdon, 2. — I), bourdonner,
bourdonnement. •
Bouwg, du L. burgus qui a or-
dinal rement le sens de petite place
fortifiee, comme dans ce passage
de Vegece : • Castellum parvum,
quod burgum vacant. Dans Isi-
dore de Seville le mot a deja le
sens que nous ltd donnons aujour-
d'hui : Burgus, dit-il, domorum
congregatio, quae muro non ckw-
ditur. — De burgensis (1' habitant |
du burgus) forme que fourmssent
ies textes merovingiens, est venu
le francais bourgeois (l'habitant
du bourg), par la reduction de ns
(burgensis) a $(voy. aine*), et par
le changement 1° de e (burgesis)
en oi (voy. \acroire); 2° de u en
ou (voy. accouder). — D. bour-
gade.
Bonwgmoim, voy. bourg. — D.
bourgeoisie.
HowtHpeom , vieux francais
bourgeon, a l'origine burjon; cTo-
rigine germanique (ancien hau*
; allemand burjon, lever, propre-
ment ce qui pousse, ce qui live,
les premieres pousses de rarbre.—
I D. bourgeonner.
f Bourgmeatre, venu de Fal-
lem. burgmeister (maire).
Bourrache, en ital. borra-
gine, du L. borraginem (bourrache).
Borrdginem ayant perdu les syl-
iabes qui suivent la syllabe accen-
tuee (conformement a la regie de
l'accent latin, voy. p. lxxxi) donna
bourrache parle changement l°de
o latin en ou (voy. affouage);
2° de g en c (1'ancien francais dit
borrace (voy. fraise) ; 3° de c en
ch (voy. acharner).
I f lioappaaqiie, venu au sei-
zieme siecle de i'ital. burrasca,
(bourrasque).
Bonrrc , du L. burra * (dans la
basse latinite, amas de laine); sur
le changement de u en ou, voy.
accouder ~ Bourre de fusil est le
meme mot (les botirres e*tant or-
dinairement faites de laine et de
poils) ; de bourre de fusil est venu
oourrer (action d'enfoncer la bour-
re, puis d'introduire en general),
d'ou les derives de'bourrer, em-
bourrer, rembourrer, bourrade,
bourre' e, bourru, bourreler, bour-
relet, bourlet.
HoMfneat* , origine inconnue.
0oM»fefe#, voy. bourre.
Bomwnriqwef du L. burricus
qui est dans Isidore de Seville,
avec le sens de mauvais petit che-
val : mannus quern vulgo buricum
vocant. Sur u = ou, voy. accou-
der — D. bourriquet.
Bourru, qui a coutume de
bourrer les gens d'injures, voy.
bourre.
Bour*e, du L. byrsa (bourse,
qui n'est autre que le grec pupaa
(bourse) : sur le changement de y
latin en ou par Pintermediaire de
voy. p. lxxxvi, I. 8. — D. bour-
y Google
BOU
100
BOY
iter ; dibourser, dibours; rembour-
ser, -ement, -able.
0ottr>»ou/let* , boursoufH, qui
n'est que la contraction de bourse-
sou/14, veut proprement dire souf-
fle" , enfle, comme une bourse.
Pour l'etymologie voy. aux mots
bourse et souffler. — Le valaque
ditde m6me bosun/la (boursoufler)
qui estjitteralement enfler (unfla),
comme une bourse [bos), ce qui
confirm e la metophore du mot
francais. — D- boursouflure.
Bouscuter, ongine inconnue.
Bowse origine inconnue. — D.
bousiller.
f Bouatole, mot venu au sei-
zieme siecle de l'italien bossolo
fmeme sens; proprement petite
ootte dans laquelle sont enfermes
Faiguille et le cadran).
Bout, voy. bouter. — D. de-
bout, emboutir, aboutir.
f Bouiade, voy. bouter.
Boute-ett- train, voy. bou-
ter.
Boute-few, voy. bouter.
Bouteilie, du L. buticula ,
(bouteille, au huitieme siecle, dans
les Closes de Reichenau, et plus
tard dans le celebre* Capitulaire de '
Villis). Buticula est le diminutif
de butica qui est dans Papias avec
l^pithete de vasis genus : butica
n'est qu'un derive 1 de (JOti; (flacon),
— Buticula a donne bouteille par
le changement 1° du suffixe icula
en exile (vox. abeille); 2° de u en
on (voy. accouder). j
Bowler, pousser, mettre, an-
cien francais 5oter, du moyen-
haut allemand bdzen (meme sens), i
— D bout (substantif verbal, bout
oprement la partie dun corps
Emte, qui heurte la premiere); '
re (branche que Ton met,
que Ton ooute en terre) ; bouton
(ce qui pousse, ce qui bout* aux
plantes, et par analogic pieces de
bois ou de m&al ayant la forme
d'un bouton); boute-feu, qui sert a
mettre, a bouter le feu aui canons;
boute-en-train, qui met en train ;
boute-selle. sonnerie qui avertit les
cavaliers ae se mettre, de se bou-
ter en selle; arcboutant, arceau
3ui soutient un mur, qui l'empfiche
e tomber, qui le repousse, qui le
boule; boutoir, ce qui sert a heur-
ter, a repousser. a bouter ; boutade,
attaque, poussee, mot venu au
seizieme siecle de l'italien comme
Pindique le suffixe ade.
Boutique, corruption du L.
apotheca, (boutique); pour Pa-
nalyse de ce mot, je renvoie le
lecteur a la p. cvi, ou cette deriva-
tion a deja 6t6 etudiee. — D. bou-
tiquier.
i'-nuton, voy. bouter. — D.
boutonner, dtboutonner, bouton-
niere.
Boutuw^ 9 voy. bouter.
Bouvier, du L. bovarius (qui
garde les boeufs). — Sur anus
devenu icr, voy. dnier; sur o de- •
venu ou y voy. affouage. — Un
autre derive de bovus est bouvil-
lon.
Bouvreuit) du L. bovariolus
(petit bouvier, diminutif de bova-
rius, bouvier). Sur la cause de
cette denomination voy. p. xxv,
ou ce mot est etudie. Uuant a la
forme, bov(tfrio!us contracts en
bov'rioluSj suivant la regie donnee
au mot accointer, est devenu bou-
vreuil par le changement 1° de
iolus en euil (voy aieul), 2° de o
en ou (voy; affouagff).
Bovine, du L. bovinus (m. s.).
f Doner, de l'angl. box (m. s.)
— D. boxeur.
Bopau, ancien francais boyel,
a l'ongine boel, en ital. budello,
du L. botellus, boyau d'animal,
saucisse, dans Martial; intestin
humain, dans les Lois Barbares *
y Google
BRA
101
BRA
St botellum vulneraverit, lit-on
dans la Lex Frtsionum (5,52). —
Sur le emplacement du sens, voy.
p. xxn. Sur la chute de t, bo(\)eUus t
voy. abbaye; sur etiux devenueou ,
voy. agneau.
Bimcelet, voy. bras,
Braconner, voy. braque, —
D. braconnier.
. Brwt, goudron; ce mot qui
correspond pour la forme au pro-
vencal brae, a l'ital. brago vient
du scandinave (nord. brdk, gou-
dron).
Brnie, en provencal orawa, en
italien braca, duL. braca (calecon,
culotte, que les ecrivains latins
regardent comme un mot empruntg
Ear les Romains aux Gaulois). —
>. brayette; ddbraiUer qui est pour
dibrayer (avoir des braies en des-
ordre).
JBvailfef 9 voy. braire. — D.
braillard.
Btuwire, origine inconnue. —
D. braiment, brailler (diminutif).
Braise, en espagnol brasa, en
portugais btaza , mot d'origine ger-
manique (vieil allemand bras feu).
— D. braiser, brasier, embrater.
f Bramer, venu au seizieme
siecle de l'ital. brammare (m. s.).
Bra**, mot d'origine celtique
(ga61. bran, son).
AfatfccttMf, voy. branche.
BwHtnche, origine inconnue.
— D. tbrancher, embrancher ; em-
branchement. Brancard , signifie
onginairement une grosse branche
depouillee de ses feuilles, un grand
baton : d'ou le sens de brancards
d'une voiture ; et celui de litiere
(brancards) formee originairement
de batons croises.
mranehle* , du gr. pp«TX ia
(meme sens).
Bfatufe, bruyere, origine in-
connue.
•art, mot d'origine
histoHque (voy. p. uav). Au dix-
septieme siecle, un brandebourg
&ait une casaque garnie de passe-
menterie, comme celles que por-
taient en 1674, les soldats de I'K-
lecteur de Brandebourg, quand Us
entrerent en France.
t Brandevln, del'all. brant-
noein, (eau-de-vie).
Bwmndir , signifiait propre-
roent agiter un brand (une epee),
puis agiter une arme en general.
Sur ces extensions de sens, voy.
l p. xxn. Quant a l'ancien francais
brand, il est d'origine germanique
' (scandin. brandr £pee).
I Bratufott, diminutif de l'an-
I cien haul aJemand brant (tison).
| Bruntcr, origine inconnue.—
D. branle (substant. verbal), bran-
loir e, branlement; fbranler.
Bruque, au sens de chien de
chasse, d'origine german. (all.
brack, chien de chasse) : au sens
de fou, d'e'cerveli, e'est le produit
de la comparaison : plus etourdi
qu'un braque, qu'un chien de
I chasse. — D. bracon diminutif de
, braque, proprement petit ,braque;
le valet propose* a la garde des
bracons s'appelait le braconnier
(de meme que celui qui soignait
les faucons s'appelait fauconnier).
Du sens qu'avait a l'origme le mot
braconnier, est venue par une
transition naturelle la signification
qu'il possede aujourd'hui : le valet
qui dirigeait les chiens , le bracon-
nier, mettant a profit Pabsence du
seigneur, et chassant pour son
propre compte.
JBraqnemaft, origine incon-
nue.
Afagtce**, origine inconnue.
Bra*, du L. brachium (bras) :
Chi latin s'est reduit a ex (voy.
p. xcix), et celui-ci est devenu *
(voy. agencer). — D. brachia par
le changement regulier de chi en
y Google
BRjfe
102
BRE
ci (voy. p. xcix) , e^ par celuf de ci
ene (voy. o^nccr) adonnele vieux
francais brace ( d'ou bracelet);
brace a son tour a subi le change-
merit de c en ss (voy. amitie' et
est devenu brasse (proprement
mesure qu'on prend avec les deux
bras etendus) d'ou brasse'e, bras-
sard, embrasser.
Br osier, voy. braise.
Bruiser, ancien francais bra-
cer, fabriquer de la biere, verbe
derive du mot brace (qui signifie
malt dans notre ancienne langue) .
A son tour, le vieux francais brace
vieutduL. brace (malt, dansPline
qui attribue a ce mot une origine
gauloise) le latin brace donna un
derive^ bracium {Bracium unde
cervisia fit, dit Papias) lequel a
donne l'ancien francais brace par
le changement de ci latin en c
voy. agencer; le vieux frangais
bracer a change c en ss (voy.
agencer) , et est devenu brasser,
I Brave, mot venu au sei-
zieme siecle de l'italien bravo
(courageux). — D. braver, bravade,
bravoure, bravache, bravo.
Brunette, voy. braie.
Brebis, ancien francais berbis,
en italien berbice, du L. berbi-
cem * (brebis) (sur la transposition
de r latin, voy. p. lxxvi) Berbi-
cem que Ton trouve d6ja dans
Vopiscus, est ordinaire dans les
Lois Barbaras ; St quis berbicem
furaverit, dit la Loi Salique (t. 4.
§ 2). Berbicem est une autre forme
(le berbecem que Ton trouve au
• premier siecle dans P6trone. (Sur
le changement de e en i, voy. ac-
comolir), Berbecem que Petrone
emploie comme une forme du latin
populaire correspond au vervecem
du latin litteraire. Sur le chan-
gement de v en 6, voy. bache-
lier.
Breehe, de l'ancien haut alle-
1 mand brecha (rupture). — D.
ibrtcher.
BreeKet, anciennement bres-
chet, a l'origine brischet, mot d'o-
ngine celtique (Kymri 'brisket
poitrine).
BredomiUer, origine incon-
nue.
Bref 9 du L. brevis (court).
| Sur v devenu f t voy. boeuf.
I Bref, (du pape), du L. breve
(acte, document, dans Justimen
et dans saint Jerdme). Sur v de-
venu f, voy. bceuf. — D. brevet
(voy. achever).
Brehaigne, origine incon-
nue.
Analogue, origine inconnue.
Brente, ancien francais bres-
me. de* Tallem. brachsme (m. s.).
Bretauder, origine incon-
nue. »
Bre telle, origine inconnue.
Brette, d'origine germanique
(scandinave bredda, ep6e). — D.
bretteur*
Breuvage , dans l'ancienne
langue beuvrage, en espagnol be-
. brage, en ital. beveraggio, du L.
i biberaticum * (breuvage, dans Du-
cange) : biberaticum vient de bibe-
rare * (fr£quentatif de bibere boi-
re). Bib{$)r&ticum contracts en
bib'r&ticum suivant la regie don-
nee au mot accointer, a donne*
l'ancien francais beuvrage par le
changement 1° du suffixe aticum
en age (voy. dge), 2° de t latin en
e puis en eu (voy. admettre) ; 3° de
br en latin en vr (voy. avant). —
Beuvrage est devenu breuvage par
la transposition de IV etudiee a Ja
p. lxxvi, et au mot dprett.
De meme que biberaticum a
donne beuvrage puis breuvage, bi-
berare (qu'on trouve au moyen
age) adonng, par son compose ad-
I biberare, le verbe abeuvrer dans
I notre ancienne langue, qui est
y Google
BRI
103
BRO
detenu dbreuver comme beuvrage
est devenu breuvage. Pour les
permutations, je renvoie au mot
' breuvage.
Brevet, voy. href. 2.
Brevlalre, du L. breviarium
(abrege, manuel, el specialement
dans la langue ecclesiastique ma-
nuel des prieres quotidiennes).
Bribe, origine inconnue.
-{- Brtek , venu de l'anglais
brig (mSme sens).
Bricote, origine inconnue.
Bride, mot d'origine germa-
nique(ancien haut allemand britl,
brtttil). — D. brider, bridon, di-
brider.
f Brigade, venu au seizieme
sifccle de l'ital. brigata (division
d'armee) . — D. brigandage.
Brigue, origine inconnue. —
D. briguer.
Britier , du L. beryllare *
(scintiller comme une pierre pr6-
cieuse, de beryllus pierre pr6-
cieuse). Sur la chute ae Ye latin,
b(e)ryllare 3 comparez : bruler (pe-
rustulare). Gette disparition trls-
rare d'ailleurs se retrouve pour les
voyelles autres que e dans : crier
(qwtritare) , creux ( corrosus * )
crouler (corotulare) ; elle a lieu,
au second degre pour les formes
franchises, dans : biuter (de belu-
ter), Muette, (de beliuette), brouette
(de berouette) etc... — D. brillant,
brUlanter.
Brimbarlan, origine incon-
nue.
Br in, origine inconnue.
Brioche, origine inconnue.
Brique, le sens original re de
brique est fragment, morceau; le
patois de la Bresse dit brique de
pain pour morceau de pain , d'o-
rigine Rermanique (angl. brick,
anglo-saxon, bnce, fragment). —
D. briquetier, brique ter, briquet.
f BrUw, tocnje de marine venu
vers la fin du dix-aeptiem esiecle
de l'anglais breexe (brise).
Brimer, de l'ancien haut alle-
mand bristan (briser) . — D. brit
(substantif verbal); brise'e (substan-
tif participial) ; brisant, briseur.
Broc, origine inconnue.
Brocunter, origine inconnue.
— D. brocantage , broranteur.
| f »r#e»rd, mot d'origine his-
torique. Au moyen age, dans la
langue des Ecoles, brocard (en
I latin du temps brocarda) designait
les sentences de Brocardus eveque
de Worms qui compilavingt livres
de Regies ecclisiastiques.
| Brocart, pour brochart, 6tofle
broche'e d'or, voy. broche.
| Broche, du L. brocca * (ai-
, guillon, derive de broccus qui est
, dans Plaute au sens de pointe,
I de dent aigug). — D. brocher,
brocheite , embrocher, brochure,
brochage, brocket, diminutif de
broche mot qui dansnotreancienne
langue d&ignait ce poisson; ainsi
nomme a cause de sa tete pointue
en forme de broche; cette meta-
phore n'est point isolee ; l'anglais
dit pike pour brocket (ce qui veut
dire proprement lance, pique).
Brocher, un livre, le coudre
avec la broche. — D. brochure.
Brochet, voy. broche.
Brodeqwin, en espagn. bor-
cegui, en ital. borzacchino, du
| flamand brosckin (meme sens). II
est a remarquer que l'italien et
l'espagnol ont conserve IV du fla-
mand, tandis que le francais Pa
tres-irregulierement transforme en
den tale d.
Broder, voy. border, — D.
broderie.
Brooches du grec Pp6yx°C
(gorge), — D. bronchite.
Broncher , origine incon-
nue.
f Bronse, venu au seizieme
y Google
BRO
1C4
BRO
siecle de 1'ital. bronzo (mfime
sens). — D. bronzer.
Jlroiwe, ce mot qui signifie
aujourd'hui plaque de oois garnie
de crin,et pnmitiveraeritde cnien-
dent ou de bruyeie, est un exem-
ple de ces restrictions de sens dont
nous avons parte dans V Introduc-
tion p. xxn. Brosse, en bas latin
brustta,de Pancien haut allemand
brustia, avait a l'origine de notre
languele sensde bruyere, buisson,
etnese restreignit que tardivement
ausens special de branche de bru-
yere preparee pourenlever lapous-
siere. — Lesensoriginairedebrous-
saillesa persiste pour le mot brosse,
dans quelquesacceptions speciales;
en terme d'eaux et for§ts, un
buisson s'appelle encore une brosse;
courir a travers les buissons s'ap-
pelle encore brosser en termes de
chasse : II brossa longuement sans
trouver nulle proie, ditRonsard,
et Saint-Simon emploie mfime ce
mot au sens general de courir, de
traverser : Le premier president
brossa & travers la compagnie et
disparut. Ce verbe brosser, au
sens de traverser, existe encore
dans le denve* rebrousser qui 6tait
aborigine rebrosser. — Enfin brous-
saille qui est encore brossaille au
seizieme siecle, est le diminutif de
brosse, et signifie proprement petite
brosse , petit buisson.
Bwouet. proprement bouillon.
On se rappelle le brouet que le re-
nard sert a la cigogne dans la fable
de la Fontaine. De m&me que l'ita-
J en brodetto (brouet) est le diminu-
tif de it. broao (bouillon) , brouet
est aussi un diminutif en at de
l'ancien francais brou (bouillon),
3ui correspond au bas latin bro-
um et a l'ancien haut allemand
brod (sauce, jus). — Quant au
changement de brodum en brou,
voy. affouage pour le changement
de o en ou, et voy. accabler pour
| la chute du d.
' Brotteiie, au douzieme siecle
beurouaite, en wallon berouette.
Ce mot quidesigne aujourd'hui un •
Setit tombereau a une seule roue ,
esignait, jusqu'au dix-huitieme
siecle, une petite charrette a bras
et a deux roues ; on appelai t brouette
, au temps de Louis XtV, une chaise
I a porteur a deux roues. Au quin-
1 zieme siecle la brouette etait en-
core une charrette d'assez grande
dimension , puUqu'Andre de la
| Vigne nous parle des charrettes et
l brouettes qui estoient d I'entre'e
de Charles VUI a Florence. —
! Brouette ou plut6t berouette qui
est Torthographe primitive est le
diminutif dun radical beroue* (sur
j lesdiminutifs en ette, voy. ablette).
Reroue est la reproduction exacte
1 du L. birota (chariot a deux roues,
dans les auteurs romains). Pour le
changement de bi latin en fee, voy,
bis; pour celui de rota en roue,
voy. roue. — L'ancien francais
berouette s'est contracts en brou
ette par la chute de Ye (voy. bril-
ler), mais beaucoup de patois sont
restes fideles a la forme de la
vieille langue et disent encore be-
rouette.
BrouiUard, voy. brouiUer.
0f<roi!fet* origine inconnue.
— D. brouille (substantif verbal),
brouillon; dibrouiller; embrouU-
ler.
Anotcit*, origine inconnue.
0notf««aiIfe«, voy. brosse.
Brout (pousse des jeunes ar-
bres), anciennement t roust, a l'o-
rigine brost, du mot d'origine
germanique (angl.-sax. brustian
bourgeonner). — D. br outer (litt6 •
ralement manger les brouts, les
jeunes pousses), brouHller.
Srotttet*, voy. brout.
Jlroyet*, mot d'origine germa-
y Google
BRU
105
BUF
nique (goth. brikan, rompre) ; la I
forme latine bricare* qui sera re-
sultee de ce mot allemand, donne '
regulierement broyer comme pli-
cate don^e ployer (voy. ce mot). |
Br**, ancien francais brut, mot
venu de Tancien haut allemand
brat (Bancee).
f Brugnon, mot derive au sei-
zieme siecle de Pitalien brugna.
Brwine, origine inconnue.
Jfftfife, origine inconnue. —
D. bruit, tbruiter, bruissement. — |
Le participe present de bruire est
bruyant. I
BVtti*, *oy. bruire, |
Brvktc -pour point (a), a Po-
rigine coup de feu tire d'assez pres
Cir bruler le pourpoint. Voy. |
ter et pourpoint. |
AVdlef, anciennement brus- '
let, en iialien brustolare, du L.
perustulare*, bruler entierement,
consumer. De ustus participe de
were, bruler, s'est produit, confor- ,
momenta la regledonneep. xxxin,
ie verbe ustare % qui a donne a son
tour le diminutif ustulare (reste
dans Tancien espagnoi uslar, bru-
ler, qui est pour ust'lar) . De meme
que ustus a donne ustulare, le la-
tin perustus (de perurere, bruler
entierement) , a donne par Pinter- |
mediaire de perustare, la forme
derivee perustulare (qui s'est con-
servee presque intacte dans Pita-
lien brustolare, bruler).
Quant au changement du latin
perustulare en brusler, perust{u\-
lare a perdu, suivant la regie
(voy . accointer) , son 8 ; perust'lare
s'est contracte en prusflare par
la chute de la premiere voyelle
(voy. briller); \ep latin estdevenu
b (voy. p. cu), et brust'lare par
Passimilation de tl en 11, et la re-
duction de II en I (voy. bouleau)
a donne bruslar et enfin Tancien
francos brusler (surla chute de
T* francais, voy. abime). — D.
brulure, br&lot.
Brnme, du L. bruma. — D.
brumeuz.
AVtm, de Tancien haut alle-
mand brify (brun). — D. brune
subst.; brunir, brunissage, bru-
ndtre, embrunir, rembrunir,
f Brusque, venu au seizieme
siecle de Pitalien brusco (rude,
sombre). — D. brusquer, brus-
querie.
Brat, du L. brutus (lourd, pe<
sant). — D. brutal, brutaliti, bru-
taliser.
BrMyant, voy. bruire. ~ D.
bruyamment (pour bruyantment,
voy. abondamment) .
BV«tuene,anciennementbrti#re
de brugaria* (bruyere dans plu-
sieurs textes latins de la premiere
partie du moyen age. Ce mot vient
des langues celtiques et est un di-
minutif du breton brug bruyere).
— Quant au changement de bru-
garia en bruyere, voy. allier pour
la chute du g latin ; voy. dnier,
pour le changement du suffixe
aria en iere.
Buandier, voy. buie.
Bubon, du grec pou&ov (tu-
meur a 1 aine. propr. aine).
Buccal, du L buccalis (relatif
a la boucbe) .
Buche, ancien francais busche,
en provencal busca, du L> bosca* t
forme feminine de boscum (bois.
Voy. ce mot) . Sur le changement
de ca en che. voy. acharner; sur
celui de o latin en u, voy. curie.
— D. bUcker, bucheron.
Bueollque, du grec pooxo-
Xixos (pastoral).
f Budget, venu a la fin de
TEmpire(l814), deTanglais budget
(meme sens) .
Btiec, origine inconnue. — D.
buandier, buanderie.
Buffet, origine inconnue.
y Google
BUR
106
BUT
Buflle. du L. bufalus (buffle,
dans Fortunat, forme secondaire
de bubalus). — D. buffletin, buf-
fleterie.
Bwis, du L. bums (buis) . —
Sur x devenu *, voy. ajouter;
u latin accentue devient ux dans :
pertuis (pertusus), cuivre (cup-
rum), dutre (due* re. Composes:
condutre, reduire, seduire, etc....),
fuir (fug're), luire(luc're), aiguille
(actt'-.la*), cutstre (custor*). U la-
tin devient ui par attraction de Vi
dans > jutn (Junius), pluie (pluvia),
futs.(fugio), aigutser (acutiare),
putts (putius*). — D. buisson.
(Pour rextension du sens, voy.
p. xxu).
Buisson, voy. buis,
Bulbe, du L. bulbus (oignon).
Bulle, du L. buUa (globule).
Bulle avait aussi le sens de petite
boule de metal qu'on appendait au
sceau des lettres patentes, d'ou le
nom de bulle donne aux lettres pa-
tentes des papes.
f Bulletin, venu au seizieme
siecle, de Pitalien bulletina (meme
sens).
Buwe, du L. burr a* (etoffe
grossiere : Nobilis horribili jun-
gatur purpura burrae, dit une
epigramme attribute a Eucerias.
— D. bureau (etoffe de laine : v6tu
de simple bureau, a dit Boileau) ;
puis tame recouverte d'un tapis de
bureau.
Bureau, voy. bure. — D. bu-
raliste, bureaucratie (de bureau
et de cratie; voy. aristocratie, de-
mocratic) , bureaucrate.
Burette, diminutif de l'ancien
francais bure (bouteille), dont l'o-
rigine est inconnue.
f Bnrgrnve , venu de l'alle-
mand burggraf (comte du chateau) .
f Burin, venu , comme la plu-
part des termes d'art, del'ital. bo-
rino (meme sens).
| f Burle«q«e,venuau seizieme
siecle de Pital. burlesco (grotes-
que).
I Bnrnons, mot apporte" d'A-
frique par les voyageurs. (Arabe
bornos, meme sens).
f Base, mot que Ton trouve
aussi 6crit busque et buste au sei-
zieme siecle, et qui est une cor-
ruption de l'italien busto (voy.
buste).
Buse, du L. buteo (epervier,
dans Pline). — Pour le change-
ment de teo en se par l'interme-
diaire de rto, voy. agencer. — D.
busard, faucon.
f Baste, venu au seizieme
siecle de l'italien busto (buste).
But, voy. outer.
Bute*, neurter, frapper en ge-
neral , dans notre ancienne langue,
il s'est restreint dans le francais
modernea certaines acceptions spe-
ciales ; Stymoiogiquement buter
est une variante dialectale de bou~
ter (voy. ce mot). — D. but (pro-
prement le point ou Ton vise, ou
Ton veut frapper, ou Ton veut ou-
ter; but est substantif verbal), re-
buter, rebut, dtbut, delmter.
Butin, mot d'orimne germa-
nique (moyen baut allemand bu-
ten, butin). — D. butiner.
Butor, oiseau de proie, mot
d'origine inconnue. La stupidite
de cet oiseau est proverbiale; et
on dit metaphoriquement un bu-
tor, comme on dit une buse (qui
est proprement un oiseau de proie
qu'on ne peut dresser pour la
chasse, voy. buse).
Butte , anciennement bute t
forme teminine.de but (voy. ce
mot) : les deux mots ont la m£me
origine, et avaient primitivement
le meme sens, comme cela est vi
sible par la locution Sire en butte d,
e'est-a-dire servir de but a. Le but
etant place d'ordinaire sur un tertre
yGoogk
GAB
107
GAB
elev6, le mot ne tarda point a de-
signer ce tertre lui-meme; puis le
sens originaire s'est perdu.
UNvewr, ancien francais beu-
veur, plus ancien nement beveiir,
a l'origine beveor, duL. bibitorem
(buveur, dans Isidore de Seville).
— Bibi{i)orem a donne beveor
par la chute du t m6dial (voy. ab-
baye), le changement de o en v
(voy. avant), celui des deux t
atones en e (voy. mettre). — Be-
veor , est devenu beveur, par le
changement de to en eu (voy.
axeut); puis beuveur par le chan-
gement de la premiere voyelle (e),
en eu (voy. jumeau); enfin on-
veur oar fa reduction de eu a u
(voy. jumeau). — L'espagnol oe-
ttedor, 1'italien bevitore confirment
cette derivation. — Par une trans-
formation identique a celle que
nous venons d'etudier, bibentem a
donne buvant (pour les permuta-
tions, voy. ci-dessus), d'oii buya-
ble, buvette, etc....
bjmqi, du L. byssus (sorte de
lin tres-fin).
fa, adv. signif. ici, du L.
ecc'ac* (compose de ecce-hac,
comme ecciste, eccille sont pour
ecce-iste, ecce^lle. Sur la chute de
Vh dans ecce-hac, voy. atelier.
Ecce a deja le sens did dans plu-
sieurs textes du septieme siecle et
du huitieme. On trouve par ex-
emple : Parentes ecce habeo multos
(J'ai ici heaucoup de parents). La
locution ecce-hac est done un ve-
ritable pleonasme ; pour le change-
ment de ecc'ac en ca, voy. au mot
ce.
f cabale, mot d'origine he-
braique, la cabale etant propre-
ment la tradition judaique pour
Interpretation de PAncien Testa-
ament (de l'hebreu Kabala, doc-
trine traditionnelle) ; ce mot qui
prit au moyen age le sens d'interpre-
tation cachee, puis de science mys-
terieuse pour commercer avec les
etres surnaturels, a donne l'adjec-
tif cabalistique. — Du sens de me-
nees occultes, d'effbrts caches
pour atteindre un but, est venu la
signification actuelle du mot ca-
bale (d'oii cabaler).
f caban, venu au seizieme
siecle de l'espagnol gaban (meme
sens).
Cabane, du L. capanna (ca-
bane dans Isidore de Seville : Tu~
gurium, dit-il, parvacasa est; hoc
rustici capanna vocant. On trouve
deja cabanna, au huitieme siecle,
dans les Gloses de Reichenau). —
Sur le changement de p en b } voy.
abeille. — D. cabanon.
€a6a#*e*, origine inconnue. —
D. cabaretier.
Cabas, origine inconnue.
f cabestan, au dix-septieme
siecle capestan, venu de l'anglais
capstan (m£me sens).
f cablne, venu de l'anglais
cabin (meme sens).
f Cabinet, venu au seizieme
siecle de 1'italien gabineUo (cabi-
net).
Cable y du L. capUm (qui se
yGoogk
CAC
108
CAC
trouve au sens de corde dans
Isidore de Seville a c6te de la
forme capulum) : sur le change-
ment de p en 6, voy. abeille.
Caboche, diminutif du L. ca-
put (t£te), par le suffixe ochte
(oceus) , qui se retrouve dans 4pi-
noche, pioche etc.... Sur le chan-
gement de p en 6 dans caput (qui
est dans le Lex salica, cabo), voy.
abeille.
fCaboter, cabotage, venu de
Titalien cabotaggio (m§me sens).
— D. caboteur, cabotin (comedien
ambulant qui va de ville en ville,
comme le marin caboie de port en
port.
Cabotin, voy. caboter,
f Cabrer , se dresser comme
une chevre sur les pieds de der-
riere; venu au seizieme siecle de
1 espagnol cobra (chevre).
f Cabri, anciennement cabrit
(chevreau), du provencal cabrit
qui est le latin capritum* (che-
vreau dans les Lois Barbares, de
capra, chevre).
f Cabriole, dans Montaigne ca-
priole, venu au seizieme siecle de
ritalien capriola (mfime sens, pro-
prement saut de jeune chevre). —
D. cabrioler, cabriolet (voiture a
deux roues, qui saute, qui cabriole
par sa 16geret6).
Cabriolet, voy. cabriole.
€«6tt«, derive indirectem en t du
L. caput (tfite : prbprement chou a
ttte. Pour le changement de p en
by voy. abeille. Pour chou-cabus,
I'allemand dit Kopfkohl (litterale-
ment chou d Ute), ritalien capuc-
cto (proprement pelite tite), formes
qui confirment Porigine du mot
francais.
f Cacao, mot venu d'Amenque
a la fin do seizieme siecle.— D. ca-
caotier.
t Cachalot, mot venu de Fan-
glais cachalot (mime sens).
| fcaehemtre, 6toffe originaire*
ment tissee dans le royaume de
Cachemire.
| Cache**, en italien quattare,
du L. coactare (6tre press£, foule,
comprint, d'ou par extension se
cacher, ce qui est proprement se
tapir, se blottir, se comprimer) :
d'ailleurs on trouve en francais ca-
cher au sens actif de fouler, de
presser dans ce vers de Ronsard :
A pieds deschaux cache le vin nou-
veau (Pieds nus, il e" craze le rai-
sin), ce qui met hors de doute
. retymologie : de mfime en italien
qualto signifie a la fois cache" et
| comprime.
Quant a la forme,'coactare a don-
n6 cacher : 1° par le changement
de ct en ch 9 voy. altecher; 2° par la
suppression de Yo (cacher pour
| coacher) ; cette suppression de Yo
devant a se retrouve dans cailler
de coa glare, qui eta it dans notre
| ancienne langue coailler (voy. caiU>
ler). — D. cache (substantif ver-
bal) : cachette; cachet (proprement
qui sert a cacher le contenu d'une
lettre); cachotter, d'ou cachot (sub-
stantif verbal); cachotterie.
Cachet, voy. cacher. — D. ca~
cheter, dicacheter.
Cachot, qui avait ongmaire-
ment le sens, non de prison, mats
de cachette (Ambroise Pare parle
des cachoU des b4tes sauvages), est
le substantif verbal de cachotter
(voy. cacher).
Cacocbyme, du grec xorxoxv-
|io: (dhumeurs malsaines).
Cacographle, du grec xotxo-
ypoqpta (proprement mauvaise Ven-
ture).
Cacologie, du grec xaxoXoyCa
(locution vicieuse).
Cacophonle, du grec xaxofia-
vt'a (dissonance).
Cacto*, du grec xdxro; (m£me
sens).
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CAD
109
GAG
Cudmmtre. anciennement cap-
dastre, en itaiien catastro, du L.
capitastrum* (registre servant a
l'assiette de Fimpdt, derive de ca-
put qui a, dans le latin classique,
le sens de montant d'une contri-
bution). L'espagnol a tire de meme
cabexon (role de perception), de
cabexa (tfete).
Cap(i)tastrum, a perdu son £,
suivant la regie (voy. accointer),
et a donne cadastre par le change-
ment de pt en d que Ton retrouve
dans malade (male-aptus), cadet
(cap'lellum*).
Cadavre, du L. cadaver (mfime
sens). — D. cadavtrique, cadavi-
reux.
Cadeau, signifie proprement les
traits de plumes entrelaces, dont
les mat ires d'ecriture ornent leurs
exemples; tel Itait le sens du mot
jusqu au seizieme siecle ; il prend
alors le sens de futilites, de passe-
temps agreable, mais inutile ; faire
des cadeaux se disait pour : s'amu-
ser a des riens, a des bagatelles ;
cadeau devint Fequivalent d'a-
museroent, de divertissement, de
ffite : Taime les visites , les ca-
deaux, les promenades, en un mot
toutes les choses de plaisir (Mo-
liere, dans le Mariaae force). II
s'appliquait en particulier aux f&tes
que Ton offrait aux femmes : don-
ner aux femmes un cadeau de mu-
sique et de danse, disait-on audix-
septieme siecle. — C'est de cette
locution donner un cadeau (don-
ner une fete), qu'est derive le sens
actuel de present donne au mot
cadeau, de don fait a quelqu'un.
— On voit combien Thistoire de ce
mot nous eloigne fie sa significa-
tion primitive. — Au sens origi-
naire de traits de plume entrela-
ces. qui forment comme un en-
chainement calliKraphique, cadeau
qui est au douzieme siecle cadel 9
dans le po£me de Gerard de Rous-
sillon, yient, par i'intermediaire
du provencal , du L. catellus (pe-
tite chaine).
fcadena*, dans Rabelais cate-
nas, venu au seizieme siecle de
Titalien catenaccio (meme sens).
— D. cadenasser.
t Cadence, venu au seizieme
siecle de 1'ital. cadenza (cadence),
— D. cadencer.
fCadene, venu du provencal
cadena (chaine), derive lui-mdme
du L. catena (chaine).
Cadeaette, mot d'origine his-
torique (voy. p. lxiv) : coiffure,
coupe de cheveux mise k la mode
sous Louis XIII, par le seigneur de
Cadenet (Honore d'Albret, freredu
due de Luynes).
f Cadet 9 mot venu du proven-
cal capdet qui est le latin cap'tet-
tum*, capttettum (diminutif de
caput, chef; le fils aine etant consi-
dere comme le premier chef de la
famille, — le second des enfants,
le cadet, est proprement le second
chef, le petit chef.
Cadran, ancien francais qua-
drant, du L. quadrantem (cadran
solaire; proprement plan sur le-
quel les heures sont tracees).
f Cadre, venu au seizieme sie-
cle de Tital. ouadro (cadre). — D.
cadrer, encadrer.
Cadae, du L. caducus (meme
sens). — D. caducite.
Cadneee, du L. caduceum (ba-
guette de heraut).
Cafard, origine inconnue.
fcafe, mot apporte de TOrient
par les voyageurs, au commence-
ment du dix-septieme siecle, et
qui est le turc kahveh (cafe). —
D. cajier, cafetier, cafetiere.
Cage, du L. cavea (cage). - 1
Sur le changement de ea en ge,
voy. agencer et abre'ger; sur la
chute du V, voy. aVUger. — D. ca-
1
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CAI
110
CAL
joler (pour cageoler), qui avait
dans notre ancienne languele sens
de chanter comme un oiseau en
cage, a oris, par une transition na-
turelle, la signification de seduire
par des paroles insinuantes, de
flatter.
f Cagneax, qui marche comme
un chien basset, dimmutif de ear
gne venu de Pital. cagna (chienne).
Cagot, origine inconnue.
Cahte+y anciennement cayer,
a Porigine quayer, du L quater-
num* (cahier de quatre feuilles,
puis cahier en general) . — Sur la
chute du t medial, qua{i)ernum,
voy. abbaye; sur la reduction de
m final a n, voy aubour ; sur le
changement de qua en ca , voyez
car; sur ('intercalation nun h
voy. p. lxxxix— L'italien quader-
no (cahier;. le Catalan cuern (ca-
hier), confirment cette origine.
Cahln-caha, expression tiree
du L. qua htnc, — qua hoc (par
ci, par la).
Cahotcr, origine inconnue. —
D. cahot (substantif verbal) .
f Canute, proprement cabine
de navire, les marins disent cajute,
du hollandais Kajuit (cabine).
Cctteu , origine inconnue.
Caiiie, ancien francais quail-
le, en italien quaglia, du latin du
moyen age quaquila (caille). Qua-
quila, regufierement contracts en
quaff la (voy. p. lxxxi), a donne
caille par le changement l°de qua
en ca (voy. car); 2° par celui de
cl en %l (voy. abeille). — Quant a
la forme latine quaquila, elle est
d'origine germanique et corres-
pond a l'ancien neerlandais qua-
kele (caille).
Coif let* , ancien francais coaiU
ler, du L. coagulare (cailler).
Coag(iX)lare, contracts riguliere-
ment (voy. accointer), en coag'la-
re, a donne le vieux francais cooil-
ler par le changement de al en il,
qu'on retrouve dans : vetTler (vi-
0'Jare, tut'Ze (te^Za), 6trttte (stri-
0'iis), tratfle (traj/'ia), friteux (fri-
0'iosus * ) , frile (ancien francais
fraile de fragr'lis. Pour la chute de
Vo, et le changement de coaiUer
en cailler f voy. cocker. — D. caiV-
lot.
CaUMou, origine inconnue.—
D. cailloutage,
f Caiman, mot venu des colo-
nies americaines, par l'interme-
diaire de la transcription espa-
gnole cayman.
f Catese, du L. capsa (coflfre) .
par Pinterm6diaire du prove'nc.al
caissa. — Sur a (capsa) devenu at,
voy. aigle. — Ps s'est assimile et
est devenu ss. Cette assimilation
existait deja en latin; on trouve
issa, scrisi, pour ipsa, scripsi,
dans un texte du huitieme siecle ;
et ce changement de ps en ss 6tait
accompli depuis bien des siecles
dans le latin populaire, puisque
Suetone raconte que l'empereur
Claude mitun senateur a l'amende
pour avoir prononce me au lieu
i d'ipse {ss devient s dans des de
I 'de~ipso % mime anciennement mes-
1 me de metipsimus*). Pt s'assimile
egalement : grotte (crypta), recede
(recepta), — chasser (captiare*),
ni6ce (neptia*), nocc (nupliae*),
ranpon ( redempfionem ) , confer
• (comp'fare), emprunfer (impromp-
tare*), ente (imp'tus*). — Pro de-
vient m : semame (septimana. —
> D caissier, caisson, encaisser.
I Cajotew, voy. cage. — D. ca-
jolerie.
'" Cal , du L. callus (m6me sens).
I Calamity , du L. calamitaUm
1 (malheur).
1. €alan<tt«e. alouette,du grec
xapaSpto;, par rintermediaire du
latin caradrion qui est dans la
Vulgate : sur le changement de r
y Google
GAL
111
GAL
en J, voy. autel; sur rintercalation
d'un n , voy. concombre.
2. CafaaMf»*e, cylindre pour
lustrer les etoffes ; du L. cylindrus
(meme sens) : sur le chaogement
de y en a, voy. p. lxxxvi et au mot
baianee; sur celui de in en an
voy. p lxxx. — D. calandrer.
Calealre, du L. calcariut (de
chaux).
Caletner, du L. calcinate* (r6-
duire en caUem, en chaux).
Caleul, du L. calculus (propre-
ment caillou , et aussi jelon pour
compter, puis compte, caleul. —
D. calculer, cakulateur, incalcu-
lable, calculeux.
fl. Cale (de navire), vient de
Pitalien cala (cale).
f 2. cale, coin de bois pour sou-
ten ir, pour caler, venu de Palle-
mand Keil (coin servant a caler) .
| calebasse, venu au seizieme
siecle, de l'espagnol calabaxa (ca-
Jebasse).
fcaleeae, venu des langues
slaves (polonais kolaska, slav. &o-
lassa) par Pintermediaire de l'alle-
mand Kalesche (caleche).
f caleeon, venu au seizieme
siecle de Pitalien calzone (meme
sens).
Calemboar, origine inconnue.
Calendes, du L. calendx (le
premier jour du mois).
Cafett«ft*ie*>, ancien francais
calendier, du L. calendarium (ca-
lendrier). — Pour le changement
dearium en ter, voy. dnier; pour
Pinsertion de r, voy. chanvre.
Caleptn, mot d'origine histori-
que (voy. p. lxiv). Ce mot, qui ne
signifie plus aujourd'hui qu'un pe-
tit agenda, avait, au dix-septieme
siecle, le sens de vaste recueil de
notes. (Boileau l'emploie encore
dans ce sens : Qui de sts revenus
e'erits par alphabet Pent fournir
outwent un calepin complete Ce
mot designait, a Porigine, un vo-
lumineux diction nai re en six lan-
gues, tres-r6pandu dans les pre-
mieres annees du seizieme siecle,
et dont Pauteur etait Ambroise Ca-
lepin, moine Augustin mort en
1511.
Cafe**, voy. cale 2.
t Calfater, dans Rabelais cal-
lafater, venu au seizieme siecle de
Pitalien calafatare (calfater). —
D. calfat (substantif verbal). Des le
seizieme siecle, le verbe calfater a
et6 corrompu en calfeutrer {calfeu-
trer un navire n'est pas rare dans
les auteurs du seizieme siecle).
Calfeutrer, voy. calfater.
f Calibre, venu au seizieme
siecle de Pitalien calibro (mfime
sens).
1. callee, du L. calicem (vase).
2. CaWce, du L. calycem (calico
des fleurs).
Calieot, mot d'origine histori-
cjue (voy. p. lxiv), toile de coton,
importee de la ville de Calicut, qui
en faisait sa principale industrie.
t Callfe. de Parabe Khalifa
(successeur au prophete).
CaUfourchoti, origine incon-
nue.
Cafitt, origine inconnue. —
D. cdliner, caltnerie.
Calleux, du L. callosus (cal-
leux). — Sur osus devenu eux, voy.
amoureux. — D. callosiU.
Calllgraphe, du grec xdXXoc
(beautS), et ypdfeiv (ecrire). — D.
calligraphic,
f Caloie,venude Pitalien calma
(mdine sens). — D. calmer.
Calomnle, du L. calumnia
(meme sens). — D. calomniateur,
calomnier.
Calorlfere, mot forge a Paide
du latin calor (cbaleur), et ferus
(qui porte).
Calotte, origine inconnue.
t Calauer, venu au seizieme
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GAM
112
CAN
stecle (comrae beaucoup de termes
de dessin) de l'italien calcare (cal-
quer). — D. caique (substantif ver-
bal), decalquer.
Calvltle, du L. canities (meme
sens).
Cawnateu, voy. came'e,
f Camall, a 1 origine cotte de
maille des chevaliers, couvrantseu-
lement la t6te et les epaules; au-
jourd'hui petit vehement du clerge
couvrant la t£te et les epaules jus-
qu'a la ceinture : mot venu, au
moyen age, du provencal capmail
(camail).qui est le latin caput (tete)
et macula (maille) ; proprement ar-
mure de mailles pour la t£te : pour
l'etymologie de maiUe, voy. ce
mot.
f Camarade,venu au seizieme
siecle del'espagnol camarada (pro-
f>rement : celui qui demeure dans
a meme chambre ; terme originai-
rement militaire). — D. camara-
derie.
Cantatui, origine. inconnue.
Voy. camus.
f camfeoulft, ancien francais
cambois, venu du provencal ca-
mois (boue), dont Torigine est in-
connue.
Catnbrer, courber, du L. ca-
merare (vouter). Sarla chute de e
cam{$)rare, voy. accointer. — Sur
ro'r devenu mbr, voy. absoudre. —
D. cambrure.
f Camlinie, cuisine du navire,
venu de l'anglais caboose (m6me
sens).
\ Cam^e, venu au seizieme
siecle de l'italien cameo (camee).
— D. camaieu.
Cameteon, du grec xaiiaiXecov
(cam&eon).
' Camelot, etoffe de poil , et a
l'origine de poil de chameau. Ge
mot, qui est dans les textes latins
du moyen age camelotum, est un
derive du L. camelus (chameau),
f Camerler, venu de ftt&Sttn
cameriere (officier de la cham-
bre).
f Camerlate, venu de l'italien
camerista (femme de chambre).
Camion, origine inconnue.
f Camisole, venu au seizieme
siecle de l'italien camiciula (meme
sens).
f camomllle, venu au seizieme
siecle de l'italien camomilla (ca-
momille).
Camoullet, origine inconnue.
Camp, du L. campus (champ
de bataille, proprement : le terrain
sur lequel une armee dresse ses
tentes, avant le combat) . — D. cam-
per, de'eamper.
Campagne, du L. campania
(qu'on trouve d6ja au sens de
plaine> dans les arpenteurs ro-
mains). Sur le changement de ania
en agne, voy. montagne. — L'an-
cien francais disait champagne
pour campagne. qui originairement
appartient au dialecte picard (voy.
Grammaire historique de la lan-
gue frangaise, p. 48), et s'est
implante assez tard en francais. —
D. campagnard.
f Campanile, venu de l'italien
campanile (clocher).
f campaaule, venu au sei-
zieme siecle de l'italien campanula
(clochette).
Campdehe, mot d'origine his-
torique (voy. p. lxiv) ; bois qu'on
tire des forets qui bordent la baie
de Campeche.
Camper, voy. camp. — D.
campemeni.
Compare, du L. camphora*,
qui est d'origine arabe {Kafar) :
sur la chute de To latin camph(o)ra,
voy. ancre.
Cam*m* 9 origine inconnue.
f canaille, venu au seizieme
' siecle de l'italien canaglia (mime
! sens).
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CAN
113
CAN
Canal, du L. canalis (canal).
— D. canaliser.
| Canape, venu au seizieme
siecle de l'itdien canopi (meme
sens). Rabelais dit conope'e.
Coatot* «f, voy. cane. — D. ca-
narder.
Canart, anciennement cana-
ries, mot d'origine historique (voy.
p. uav) , serin des lies Canaries.
€aatcatt, onomatopee (voy.
p. lxv). — D. cancaner I
Caneer, du L cancer (ulcere).
— D. cancereux
€naet*e, proprement crabe, du I
L. cancer (crabe) ; sur la chute de
de Ye latin, voy. p. lxxxi. Ce mot
appartient originairement au dia-
lecte picard (voy. Grammaire his-
Unique de la langue francaise,
5. 42) , et n'est entre qu'assez tard
ans notre langue.
Candelanre, du L. candela-
brum (meme sens).
Candeur, du L. candor (blan-
cheur).
f Condi, venu au seizieme sie-
cle de l'italien candi (meme sens) .
Candidas, du L. candidatus
(qui brigue une charge). — D. can-
didature.
Candlde, du latin candidus
(blanc). I
Cane, bateau dans le vieux
franca is ; puis canard. Ce mot, qui
a l'ongine a le sens de bateau dans
notre ancienne langue, prend assez
tard la signification quil possede
aujourd'hui : la transition d'idee
estcelle d'animal flottantsur l'eau,
comme un bateau. — Cane vient
de l'allemand Kahn (bateau) — D.
canard , cane ton; au sens de ba- !
teau, cane a laisse le diminutif
canot.
Canennore, du grec xavrj^o-
poc (porteuse de corbeille).
f Canette, diminutif de cane ,
qui est l'allemand Kanne (cruche,
pot). — D. canon (mesure pour les
liquides).
f caaerao, venu au seizieme
siecle de l'italien canavaccio (meme
sens, proprement : grosse toile a
broder).
Canlene, derive* du L. canu
(chien).
caaleule,duL.cantcuia(m 8.).
Cnttf/*, mot d'origine germani-
que (anglo-saxon cntf, couteau).
Canine, du L. canina (de
chien).
Cattiveatf, origine inconnue.
Caattte, du L canna (roseau,
jonc) — D.cannelle,canneU t can-
nelure* canon (avant de signifier
f>iece d'artillerie, ce mot designait
e canon, le tubedu fusil, et k 1'ori-
gine le fflt, la canne de VarbaUte)
1. Canon, voy. canne — D,
canonner, canonnade, canonnter t
canonntere.
2. Canon, regie, decret , du L
canon (regie). — D. canonique,
canoniser (inscrire sur le canon,
sur la liste des saints).
canoatcat, du L. canonicatus*
(benefice du canonicus, du cha-
noine).
Caaonloer, voy. canon 2. —
D. canonisation
Canot, voy. cane.
f Cantaloup, mot d'origine his-
torique, dont on trouvera i'6tymo-
logie a la page lziv.
f Cantate, venu de l'italien
cantata (cantate).
f Cantatrlee, venu de l'italien
cantatrice (chanteuse).
Cantharlde, du L. canthari-
dem (meme sens).
Cantllene, du L, cantilena
(meme sens)
f Cantlne* venu au seizieme
siecle de l'italien cantina (m6me
sens). — D. cantini&r'.
cantloue, du L. caniicum(m&-
me sens):
y Google
CAP
114
CAR
Canton, origine inconnue. —
D. cantonal, cantonner, cantonne-
ment, canlonnier,
{ f cantonade, de l'italien can-
tonata (mSme sens).
Canute, du L. cannula (mSme
sens).
f Caoutehoue, mot d'origine
americaine [cahutchu dans les lan-
gues indiennes),
f Cap, mot venu an seizieme
siecb de l'italien capo (cap). L'i-
talien a aussi le sens de tgte; d'ou
l'expression de pied en cap (c'est-
a-dire de la tSte aux pieds).
Capable, du L. capabilis* (mi-
me sens). — Sur abilis devenu
able, voy. affable.
Capactte, du L. capacitatem
(toeme sens) .
\ Capara$on,venu au seizieme
siecle de l'espagnol caparacon
(m§me sens).
Cape, du L. cappa (manteau a
capuchou, dans Isidore de Seville).
Sur pp devenu p, voy. chape. Sur
Introduction du mot cape en fran-
cais, voy. Grammaire hislorique
de la langue frangaise, p. 42. —
D. capeline, capotte.
Capef ttte, voy. cape.
Caplllatre, du L. capillaris (de
cheveu).
f capilotade, au seizieme sie-
cle cabirotade, venu de l'espagnol
cabirotada (mime sens).
Capttalne, venu vers le qua-
torzieme siecle de capitaneus, for-
me que le latin du moyen age avait
tiree de caput (chef).
Capital, du L. cavitalis (meme
sens). — D. capital, capitaliser,
T'taliste.
Cap! tan, venu au seizieme
siecle de l'espagnol capitan (capi-
taine).
t caplteux, venu au seizieme
siecle de l'italien capitoso (m&ne
f Caption, venu de ritalien ca-
pitone (bourre de soie). — D. ca-
pttonner.
Capltuler, du L. capitulate*
(fixer les conditions, les chapitres
de la convention d'abandon). — D.
capitulation, capitulaire.
f capon, venu de l'italien cap-
pone (chapon). — D. caponner.
f caporal, venu au seizieme
siecle de l'italien caporale (m. 8.).
Capote, voy. cape.
Cdpt*c, du L. capparis (capre).
— Sur la chute du dernier a, voy.
asperge.
f Caprice, venu au seizieme
siecle de l'italien capriccio (m§me
sens). — D. caprtcieux.
Caprlcorne, du L. capricornus
(raSme sens).
Capsule, du L. capsula (petite
boite) ,
Capter, du L. captare (pren-
dre). — D. captation, captateur.
captlf, du L. captivus (meme
sens). — D. captivite', captiver.
Capture, du L. captura (action
de saisir). — D. capturer.
f Capuce, venu au seizieme sie-
cle de ritalien capuccio (meme
sens). — D. capucin, capuctne
(fleur en forme de capuce).
f Caquer. anciennement qua-
quer, venu au hollandais kaaken
(caquer).— D. caque, encaquer.
Caqueter, onomatopee (voy.
p. lxv). — d. caquet (substantif
verbal) .
Car, du L. quart (c'est pour-
quoi).Dans notre ancienne langue,
car avait garde son sens etymolo-
gique : *Jene sais ni car ; ni com-
ment, » disait-on au treizieme sie-
cle (au lieu de : Je ne sais ni
pourquoi, ni comment). — Quant
changement du qu latin en c, on
le trouve deja effectue* dans nombre
descriptions de l'Empire : coti-
die, condam, alico, etc.... pour
y Google
CAR
115
CAR
quotidie, quondam, aliqtio. — Qu
latin devient c dur en fran$ais
dans : car (quare), casser (quas-
sare), comme (quomodo), coi (quie-
tus) , carillon (quatermonem), crier
(qui ri tare), cote (quota), carriere
(quadraria), carrelour (quadrifur-
cum), carnet (quaternetum*) . ca-
reme (quadragesima) , caille (qua-
quila*) , cahier (quaternum), carre
(quadratus), lac (laqueus), encan
(in quantum) , one (unquam), cha-
cun (quisque unus).— Qu latin de-
vient cdouxdans : cinq (quinque),
cinquante (quinqyaginta), cercelle
(ouerquedula) ; il devient ch dans
crane (quercinus), cAacun (quisque
unus); il devient s dans cuisine
(coquina). — Certaines inscriptions
romaines du troisieme siecle don-
nent d6ja cocere , cinque pour co-
quere, quinque.
f carabine, venu au seizieme
siecle de l'italien carabina (mdme
sens). — Dtcarabin (au seizieme
siecle, soldat arme* d'une cara-
bine; on donna aux garyons chi-
rurgiens, et a l'ongine aux garcons
apothicaires le sobriquet de cara-
otn d genoux, de la le sens actuel
de carabtn) ; carabmier.
f caracole, venu au seizieme
siecle de l'espagnol earacol (m£me
sens. — D. caraeoller. .
Caraciere, du L. character
(marque). — D. caractdriser ', ca-
racUristique.
f Carafe, venu au seizieme sie-
cle de l'italien cara/7a(mSraesens).
— D. carafon.
Caramfcoler, origine inconnue.
— D. carambolage.
f Caramel, venu de l'espagnol
caramello (meme sens).
t Carapace, venu de l'espagnol
carapacho (carapace).
f Carat, venu (comme beaucoup
de termes de joaillerie) de la langue
italienne (carato, carat).
tcararaae, mot rapporte de,
TOrient par ies voyageurs (arabe
kairavan). — D. caravanterail,
proprement matron des caravanet
(persan karvan-sarax).
fCaraTelle, venu de fftalien
caravella (meme sens).
Carfcone, du L. caroonm (char-
bon). — D. carboniser, carbonique,
carbonate.
■\ carboaade, de l'italien car*
bonada (meme sens).
Carcaat, anciennement quer-
cant y collier de fer, mot venu de
l'ancien haut allemand querea(go-
sier).
f Careaase, venu au seizieme
siecle de l'italien carcassa (m. s.).
Carae, du L. carduus (char-
don). — D. cardon, carder (pei-
gner avec des cardies, e'est-a-dire
des fers en forme de carde, de
chardon), cardeur.
Cardinal, adj du L. cardina-
lly (principal, sur quoi toutroule).
— D. cardinal, substantif.
Careate, aans notre ancienne
langue quaresm*^ a l'origine qua-
raesme y — en italien quarenma, —
du L. quadragesima (le quaran-
tining jour avant Paques).^uadro-
gestyma, ayant perdu son i suivant
la regie (voy. p. lxxx), devint qua-
dragesima y et donna carime, l°par
la chute du g medial quadragesi-
ma, d'ou le vieux francais quara-
esme; 2* par le changement de dr
en r (voy. amere)', 3° par celui de
qua en ca (voy. car)) 4° par la
chute de Vs (voy. abime).
Carene, au seizieme siecle ca-
fine, du L. carina (m6me sens)
f Caresae, venu au seizieme
siecle de l'italien care %%a (caresse)
— D. caresser.
t Cargaer , venu du provencal
cargar (charger), qui est le latin
carricare (voy. charger). — D. cor-
gue (substantif verbal), cargaison.
y Google
CAR
116
CAR
Carlatlde, du giec xapvdfite;
(m6me sens).
f Caricature, venu au seizieme
siecle de Pitalien caricatura (char-
ge). — D. caricaturiste.
Carle, du L. caries (meme sens).
— D. carter
€ar>if fott, sonnerie de plusieurs
cloches accordees ensemble, du L.
quadrilionem (proprement : son-
nerie de quatre cloches) Sur le
changement 1° de qua en ca, voy.
car; 2° de dr en r, voy. arriere.
— D. carittonner.
Carlln (chien), origine incon-
nue.
f Carmagnole, root d'ongine
historique (voy p. lot) ; de la ?ille
de Carmagnole (Piemont) .
€at*naoe, du L. carnattcum*
(derive de carnem, chair). — Sur
le changement de aticum en age,
voy. Age
f Carnaoaler, mot venu du pro-
vencal carnaza (chair morte), qui
a aussi donne le mot carnassiere,
gibeciere. Quant au provencal car-
naza . c'est le latin camacea*, de-
rive de camera (chair).
Carnation, du L. carnationem
(embonpoint).
f Carnaral, venu au seizieme
siecle de Pitalien carnovale (car-
naval). — D. camavalesque.
Carnet. proprement petit ca-
hier.de quaiernetum (diminutif de
quaternum, cahier; voy. ce mot).
Quaifiernetum, ayant perdu son t
medial (voy. abbaye), a change
qua en ca (voy. car).
Carnivore, du L. carnivorus
(meme sens).
Carotlde, du grec xapfotiSe; I
(mftme sens) .
Carotte, du L. caroia (carotte, I
dans Apicius). I
f Careune, venu de Pitalien
carrobo (m6me sens). — D. carou-
bier. I
€atf»e, du L. carpa (carpe,
dans Cassiodore, lib. XII, ep. 4 :
« Destinet carpam Danubius.*). —
D. carpillon.
f carquolo, a Porigine tarquois,
tarquais, du bas-latin tarcasia,
transcription du has- grec tapxd-
<Tiov (etui a fleches) , mot rapporte
d'Orient par les premiers croises
(comme beaucoup d'autres termes
a'art militaire du moyen age), et
qui correspond au turc turkash
(carquois).
CarW, voy. carrer,
Cat^neatf, anciennement ear-
rely a Porigine quarre'el, du L.
quadratellum (derive de quadra-
tus, voy. carri). — Quadra (f)eUum f
laissant tomber son t medial (voy.
abbaye), adoucissant dr en r (voy.
arrUre), et changeant qua initial
en ca, a donne Pancienne forme
carrel (rest6e dans carreler, carre-
lage, cUcarreler), qui est de venue
carreau par le changement de el
en eau (voy. agneau).
Campefour , anciennement
quarrefour, en provencal carreforc,
du L. quadrifurcum (double bifur-
cation). Sur le changement l'de re
en r, voy. arbalite; 2° de dr en r,
voy. arriire; 3° de u en ou, voy.
accouder; 4° de qua en ca, voy.
car.
Catfefef, carrelage, voy. car-
reau, — D. carrelet,
Carver, du L. quadrare (car-
rer). Sur qua devenu ca, voy. car;
sur dr devenu r, voy. arriere. —
D. carri, contre-carrer, carrure.
f carrlck, venu de Panglais
carrick (m&me sens).
1. Carv&re (de pierre), du L.
quadraria* (qui a le sens de car-
riere, dans plusieurs textes du
moyen age ; la carriere est propre-
ment le lieu d'ou Pon extrait des
pierres de taille (quadrata saxa) %
des pierres a iquarrir. Sur lechan-
y Google
GAS
117
GAS
gement 1* de qua en ca, voy. ear;
2* de dr en r, voy. arrtire,;a* de
orta en Ore, voy. dnier.—D. car-
rier.
2. Carrlere . lieu ou courent
les chars dans le cirque, mot de-
riv6 de carrus (char).
f Carriole, venu de l'italien
carriula (mfime sens).
f Carresse, venu au seizieme
siecle de l'italien carroxxa (car-
rosse).— Dcorromer, carrossable.
| Carrousel, venu de l'italien
caroseUo (meme sens).
carte, du L. charta, carta* (pa-
pier ecrit) Sur ch devenu c, voy.
p. xcix.
f Cartel, de Tit. carteUo (car-
tel).
Cartilage, du L. carttlagitnem
(meme sens). — D. cartilagineux.
f cartea, venu de l'italien car-
tone (meme sens). — D. carton-
nage, cartonnier.
f Cartouche, venu au seizieme
siecle de l'italien cartoccio (qui
possede les deux sens du mot fran-
cais)
Cartulalre, du L. chartula-
rium (registre contenant les titres,
les actes, les chartulas d'un etabhs-
sement religieux).
Cas. du L. casus (meme sens).
Casaaler, derive par un inter-
mediaire casana* du L. casa (mai-
son) : le casanier est proprement
celui qui reste a la maison.
f Casaque. venu au seizieme
siecle de l'italien casacca (casa-
que). — D. canaquin.
Camaqniw*) voy. casaque.
| cascade, venu au seizieme
siecle de l'italien cascata (cascade) .
| Case, de l'espagnol cosa(mai-
son). — D. cosier, caser. (Du sens
de petite maison est venu celui de
reduit, de compartiment, de case.)
j- casemate, venu au seizieme
siecle de l'italien casamaUa (m. s.).
t Caserae, venu de l'espagnol
caserna (meme sens). — D. ca-
serner, casernement.
Casftsslr, corruption de cache-
mire (voy. ce mot).
f casaar,nommalaisien de cet
oiseau.
f Casa*,e, venu de l'italien
easco (casque). — D. casquet, petit
casque leger), d'ou casquette
Casquette, voy. casque.
1. Cmmsm 9 mot qui s'est restraint
aujourd'hui au sens special de
caisse a compartiments (pour les
caracteres d'imprimerie), mais qui
avait dans notre ancienne langue
le sens general de caisse. (11 a per-
sists avec cette signification dans
le derive cassette, petite caisse, pe-
tite boite ) Casse est le L. capsa
(caisse, bolte). Pour le changement
de ps en ss, voy. caisse. — D. cas-
sette, cassetin.
2. Cmssm, poelon, du bas-latin
caxa, qui vient lui-m6me de l'an-
cien haut-allemand keti (poele). —
D. casserole.
3 Casse (cannelle), duL. casia
(cannelier) . — D. castier.
4. Casme, substantif verbal de
casser (voy. ce mot),
Casern*, du L. quassare (briser,
casser) Sur qua devenu ca . voy.
car. — D. casse, cassure, cassation,
concasser.
Cassenofle, voy casse %
Cassette, voy casse 1.
Cassis, origine inconnue.
f Cassolette, venu de Pespa-
gnol cazoleta (meme sens).
f Cassonade,mot venudu por-
tugais cassonada (mfime sens)
-f castagaettes, de l'espagnol
castanetas (meme sens).
f Caste, du portugais casta (race
pure, non melangee; d'abord ap-
plique aux castes des Hindous).
f Cartel, venu au seizieme sie-
cle de 1'itaiien castello (meme sens).
y Google
CAT
118
CAU
Cantor, du L castor (mfime j
sens).
Caatrat, du L. castrates (mfime j
sens). — D castration. I
Caauel, du L. casualis (acci-
dentel, fortuit). I
f Caanlate, venu de i'espagnol
casuista (memesens). ,
Catachrtae, du grec xaraxpr)- i
(ji; (abus).
Cafaclyama, du grec xaxaxXu-
<rpufc (inondation)
f Cata«ombea, venu de l'ita-
lien catacomba (tn6me sens)
f Catafalque, venu auseizieme
Steele de l'italien catafalco (m6me
sens).
Catalepato, du grec x«Td).yj-
tyc, (saisissement). — D. catalep-
tique
Catalogue, du grec xataXoyo;
(enumeration). — D. cataloguer.
cataplaame, du grec xardnXa-
apwt (application, enduit).
Catapulte, du L. catapuUa
(mfimesens).
Cataracte, du L. cataracta
(meme sens) .
Catarrhe, du grec x<rrdp£ovc
(ecoulement).— D. catarrhal, -eux.
Cataatrophe, du grec xaxoc-
<rrpo9T) (renversement, issue mal-
heureuse).
Catechlaer, du grec xotrnxi-
Cetv (enssigner par demandes et
reponses) , caUchxsme du grec xa-
tnxCff(M)<; cal4chisle } du grec xa-
trjxC<mic; catSchumene, du grec
xa-njxo^H^voc (celui que Ton cate-
chise).
Cateehlame, voy. catichiser.
Categorle, du grec xaTYiyo-
pwt (attribution). — D. catigori-
que.
Cathedrale, du L. ecclesiasti-
que, cathedralts (eglise 6piscopale.
qui se trouve au siege \cathedra]
de l'Mchft
CataoUqae, du grec xaOoV
x6; (universel). — D cathoUcisme,
catholicite
€ati«titti, origine inconnue,
Cativ, presser du drap pour le
lustrer, derive* de cat* , qui corres-
pond a coactus (press6). Sur la
chute de l'o, voy. earlier; sur le
changement de ct en t, voy of-
fitt, l'italien qui dit quatto (de
coactus) j continue cette origine.
— D. cati (substantif verbal) ; ca-
tissage, d&catir.
Cauchentar, oppression pen-
dant le sommeil causee, selon ran-
cienne mythologie, par la presence
d'un 6tre surnaturel qui pese sur
la poitrine de ia personne endor-
mie — Cauchemar signifie propre-
ment le demon qui presse, et est
forme des deux mots mar (dSinon,
dansles idiomes germaniques,reste
dans l'anglais night-mare, l'alle-
mand nacht-mar) , et de cauche,
qui est l'ancien verbe francais cau-
cher (presser, dans notre vieille
langue) ; caucher est regulierement
forme du L. calcare (fouler) ; sur c
devenu ch, voy. acharneri sur a}
devenu au, voy.agneau. — Menage
raconte que ? de son temps, le cau-
chemar etait appele cauchevieille
dans leLvonnais : cauche-vieiUe, qui
signifie la vieille qui presse , con-
firme P6tymologie du mot francais
Caudataire, du L. caudatarius
(qui porte la queue).
Canae,du L. causa (meme sens).
— D. causer (fitre cause de... ),
causality.
Cauaer, du L. causari (deien-
dre une cause, discuter, enfin par-
ler; causator est au sens d'avocat
dans la Lex Salica).— D.causeur,
causette.
Cauatlque, du L. causticus
(mordant).
Cautele, du L. cautela (ruse,
defiance) . — D cauteleux.
cantere, du L. cauterium
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CE
119
CfiD
(caustique). — D. cauttriser, cau-
terisation.
Caution, duL. cautionem (mfi-
me sens). — D. cautionner, cau~
tionnement.
\ Cavalcade, vemi au seizieme
siecle de ritalien cavalcala (mSme
sens).
f Cavaleadour, venu au sei-
zieme siecle , de Titalien cavalca-
tore (m6me sens).
f Cavale,venuau seizieme sie-
cle de Titalien cavalla (m&me sens).
f Cavalier, venu au seizieme
siecle de Titalien cavaliere (mfime
sens). — D. cavalierement,
f Cavalerle,venu au seizieme
siecle de Titalien cavaUeria(m. s.).
f cava tine, venu de Titalien
eavatina (meme sens).
,1. Cave, du L. cava (au sens
de cave dans les arpenteurs re-
mains) . — D. caveau.
2. Cave, adj., du L. cavus
(creux, renfonce).
Caveotc, voy. cave 1.
f Caveeon , venu au seizieme
siecle de Tital. cavexzone (cave-
con).
Caver, du L. cavare (creuser).
| caver, termede jeu, de Tital.
cavare (puiser, tirer de sa poche) .
— D. dtcaver.
Caverne , du L. caverna (m.
s.). — D. caverneux.
f Caviar, au seizieme siecle
cavial, de Titalien caviale (caviar).
Cav!te,du L. cavitatem (m. s.).
Ce , aaciennement go, a Tori-
gine ico, du L. ecce-hoc qui a
perdu h (voy. atelier), et c final
?voy. ami) , d'ou le changement
de ecce-o (ou ecc'o) en ico par la
reduction du cc en c doux, et par
ie changement de e en i (voy. ac-
complir). — Le vieux francais ico
s'est plus tard T6duit a c o (comme
id s'est abreg6 en ci), qui a donne
la forme moderne ce.
De mfime que ecce-hoc donna
ico. — ecce-hic donna ici (d'ou
ladverbe ci); — ecce-hac donna
tpd* (d'ouTadverbe fd); — eccwte
(celui-ci) donna le vieux francais
icist, plus tard r£duit a cist (si-
gnifiant celui-ci dans notre an-
cienne langue), qui devint cest
(par le changement de t en e,
voy. admettre), d'ou le francais
moderne ce% (sur la chute de s.
voy. abtwie) ; — eccille (celui-la)
donna le vieux francais icil, puis
icel (sur le changement de ten c,
voy. admettre) ; icel (dont le femi-
nin icelle a persists dans quelques
termes de procedure) se r6dui-
sit a eel (dont nous avons con-.
serv6 le feminin celle); quant au
masculin, il a disparu, en nous
laissant son regime celxxi. (Voyez
pour les details, ma Grammaire
Bistorique de la Langue francaise t
p. 178. — Eccillos donna Tancien
francais iceux (sur le changement
de ill en eu, voy. agneau), comme
illos a donne eux, comme capUhs
a donne cheveux; iceux s'est enfin
reduit a ceux dans la langue mo-
derne.
. Ceatta, ancien francais caiens,
a l'origine caens, compose 1 de Tad-
verbe ca (voy. ce mot), et de ens
qui est le latin intus (dedans). —
Sur le changement de in latin en
en dans Tancien francais, puis eh
an dans la langue moderne, voyez
p. lxxxv, et au mot andouille.
Ccci 9 compose de ce, et de ci
(voy. ces mots).
Ceclte , du L. caecitatem (etat
d'aveuglement).
ceder, du L. cedere (m. s.).
f cedllle, venu de Tespagnol
cedilla (m6me sens).
f cedrat, venu au seizieme
siecle de Tital. cedrato (m. s ).
Cedre , du L. cedrus (m. s.).
Cedule 9 du L. schedula (page).
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GSL
120
GEN
Cefoif «*e, du L. cvngere (cein-
dre). — C*n(g6)re ayant perdu
suivant la regie (voy. p. lxxxi) la
Senultieme atone devint ctn're,
'ou cexndre. par Intercalation
euphonique du d (nV = n-d-r) ,
comme dans astretndre(astringere) ,
petndre (pingere) etc.... (voy.aux
mots ceinture et absoudre) i
Ce<nlure, du L. cmctura
(ceinture). — Sur ct devenu t,
voy. afleti; sur i devenu et. cf, :
s«in (stnus), ensetgne (insignia),
setng (stgnum), teigne (tinea),
ensetgner (instgnare) , tetnture
(ttnctura), petnture (ptnctura*), .
et tous les verbes en eindre (cor-
respondent au latin ingere, imere) :
etrewdre (strtngere), astretndre
(astringere/ , feindre (fingere) ,
teindre (ttngere), empreindre (im-
prtmere) , eprandre (exprt-
mere, etc.... — D. ceinturon.
Ccl«, compose de ee et de Id
(voy. ces deux mots).
Celadon, mot d'origine histo-
rique (voy. p. lxiv), allusion au
Celadon de rAstree.
Celetore, du L. Celebris (m. s.).
— D. cMbrxti
celetorer, du L, celebrate (c6-
lebrer). — D. celebration
celer,du L. celare (cacher). —
D diceler, reciter.
t Celerl* venu de l'italien se-
leri (mfime sens, seleri est une
forme piemontaise).
celerlte, du L. celeritatem (ra-
pidity.
Celeste, duL. coelestis (celeste).
cellbat, du L. saelibatus (m.
s,) . — D. cdhbataire.
€ef le, voy. ee.
Cell*er,auL cellarium (garde-
manger) Sur arium devenu ier,
voy. dnier.
Cellule, du L. ceUula (m. s.).
— D. ceUuteux, cellulatre.
Ceftfi, voy. ce.
Cement, du L. caementum
(pierre). — D. cimenter, cementa-
tion.
Cenaele, du L caenacvlum
(salle a manger).
Cettdre, en ital cenere, du
L. cinerem (cendre). Cin[£)rem
contracte suivant la regie (voy.
p. lxxxi) en cirtreniy a donne
cendre par le changeraent 1° de
% en e (voy. admettre) ; 2° de nr en
ndr (voy. absoudre) . — D. cendrer,
cendrier, cendreux, cendrillon.
Cene, du L. coena (repas).
Ceno*lte,du L. coenobita (cloi-
tre, qui vit dans le coenobium,
couvent).
cenotapbe, du gr. xevordqpiov
(tombeau vide).
Cena, du L. census, (recense-
ment, puis redevance annuelle).
— D. censier, censitaire, censive.
Censer, d'ou le part, censi,
repute, du L. censer e (reputer).
Censenr, du L. censor (m. s.).
Censure, duL. censura (m. s.).
— D. censurer.
Cent, du L. centum. — D.
centaine, centenaire.
Cenfettie**, du L. centena-
rxus (m. s). Sur arius devenu tcr,
voy. dnier.
Centffeme, anciennement cen~
tiestne, du L. centesimus (m, s.),
— Centfs (i) mus contracte en cen~
tes'mus suivant la regie (voy. p
lxxxi), a donne centidme par le
changement de e en ie (voy. ar-
rive) et par la chute de Vs (voy.
abtme).
Cettrfme, du L. centesxmus
(centieme partie): Centtsftmus,
contracte en centes'mus (voy.
p. lxxxi) , a donne centime, par
le changement de e en t (voy.
accompUr) , et la chute de 1'* (voy.
abtme).
Cen ton . du L. centonem (m. s.) .
Centre, du L. centrum ; cen"
y Google
GER
121
GER
tral du L centralis (m. *.). — D.
centralism y dicentraliser , conc-
entrer , concentrique , excentri-
que.
Centrifuge , Centrtpete ,
mots forgea par les savants: le
premier avec /upere (fuir, s'eloi-
gner du centre), le second avec
ptere (se rapprocher, tendre vers
le centre).
Centuple, du L. centuplus
(m. s.). — D. centupler.
Centurte, du L. centuria
(m. s.).
Centurion, du L. centurtonem
(m. s ).
Cep, du L. cippu** (tronc d'ar-
bre, puis specialement : pied de
vigne). Sur * devenu e , voy. ad-
mettre; sur pp reduit a p, voy.
chape, — D. cepage.
Cejtettdfatt*, c'est-a-dire pen-
dant cela (voy. ce et pendant).
Cephalalgia, du grec xap«-
folrfo (douleur de tftte).
Ceramlque, du grec x^pajio;
(vase en argile).
Cera»te , du grec jcepdam;
(serpent a cornes).
Cerat,duL. ceratum (pommade
pharmaceutique ayant la cire,
cera, pour base).
Cewcea**) anciennement cercel,
du L. circeUus* (petit cercle), —
Sur le changement de t en e (voy.
admettre) ; sur celui de eWws en
el, puis en can, voy. agneau
Ce»Tle,duL. arct*lu« (cercle)
Circ(H)lus, contracte suivant la
regie (p. lxxxi), en circ'lus
a change i en e, (voy. admet-
tre).
€et*etf ef f , ancien frangais sar-
cueil, plus anciennement sarcueu,
du L. sarcophagus (cercueil). Ac-
centue sur l'o, sarcdphdgus a re-
guherement perdu sesdeux dernie-
res voyelles qui etaient atones
(voy. p. lxxxi), eta donne sarcueu,
par le changement de o latin en
ue (voy accueUlir).De cette forme
sarcueu, est venu par corruption
la forme sarcueil dans lequel la
presence de I reste inexpliquee. —
Sarcueil a change a en e (voy.
acheter), et s latin en c, comme
dans * cidre (si cera), sauce (salsa),
saurisse (saUitia) , morceau (mor-
sellum*), souci (solsequium). —
L'etude des noms propres qui ap-
porte d'ordinaire des secours si
precieux pour etablir l'origine des
noms communs nous fournit ici
la confirmation de l'&ymologie
qui relie cercueil a sarcopha-
gus: c'est qu'il existe dans I'ar-
rondissement de Lisieux une lo-
cality nomme Cercueux, et qui
dans les textes du moyen age est
precisement designee par Ecclesia
de Sarcophaais.
Cereale,du L. cerealis (don de
Ceres).
cerebral, du L. cerebralis (m.
s.)-
Ceremonle, du L. caeremo-
nia (m. s.). — D. cdrtmonial,
-ieux.
Ce*f, du L. cervus (cerl) ; sur
v devenu f, voy bceuf
Cer/ewil, du L. caerefolium
(cerfeuxl)). Sur la chute de l'e,
cer folium, voy. accotnter; sur
olium devenu eutl, voy. feuille.
Cerise, du L. cerasa, pi. de
cerasum (cerise). Sur a devenu t,
voy aimant. — D. cerisier, ceri-
saxe
Cerne, cercle, du L circinus
(cercle) Ciritimus, contracte sui-
vant la regie (voy. p . lxxxi) en
cxYnus a donne cerne par le chan-
gement de i en e (voy. admettre) .
— D. cemeaU) cerner (entourer).
Cet*taet*, voy. cerne
Certain, au L. certus (cer-
tain) par l'aajonction d'un suffixe
latin anus qui a donne ain tn fran*
y Google
CHA
122
CHA
cais (voy. ancien). — D. certaine-'
ment. \
C erics, du L. certi (m, s.).
Sur cette addition d'un s, voy.
Grammaire Historique de la lan-
guefrancaise (p. xxn).
Certificate du L. certifkatum? ,
participe du verbe certificate * qui |
a donne certifier.
Certifier, voy. certificat. |
Certitude, du L. certitudo*
(m. s.).
Ceruse, du L. cerussa (m. s.).
Cerveau, anciennement cer-
vel* , du L. cerebellum (cerveau).
Cerebellum, contracts suivant
la regie (voy. accointer) en cer'-
bellum, a donne cerveau par le
changement 1° de 6 en «, voy.
avant; 2° de ellum en eau. voy,
agneau. De meme que cerebellum
a donn6 cerveau, la forme femi-
nine cerebella a donne cervelle. —
D. cervelet, tcerveU.
f CerTela*, au seizieme siecle
cervelat, venu de l'ital. cervellata
(m. s.).
Cervelle, voy. cerveau
Cervical, du L. cervicalis (de
cervix, cou).
Cervoise, du L. cervisia (biere,
dans Pline,qui cite ce mot comme
etant d'origine gauloise, voy. p.
xxxiv). — Sur t devenu oi, voy. j
boire. \
Cesser , du L. cessare (m. s.).
— D. cesse (substantif verbal) in-
cessant, cessation.
Cession, du L. cessionem (m.
s.). — D. cessionriaire. \
Ceate, du L. cestus (m. s.).
Cesure, du L. caesura (cou-
pure) . j
Ce<, voy. ce.
Ce'taea", du L. cetaceus* , de- I
rive de cetus (baleine). j
Chabot, poissona grosse tete,
du L. caput (tete), avec F addition
du suffixe oe, qui se retrouve en i
francais dans cachot, brulot, bil-
lot, etc.... Pour le changement de
c each, voy. acharner; pourcelui
de p en b, voy. abeiUe. — Le cha-
bot s'appelait de m£me xe^a/oc
chez les Grecs, et capito chez ies
Latins (deriv6 de caput, tfite).
f Chabraque, mot venu de
Pallemand schabrake (memesensj.
tChacal,mot rapporte d'Orient
par les voyageurs (persan et turc,
schakal). •
Chaetttt, ancien francais chas-
cun, chasqun, du L. quisque unus
(menie sens). Quisque unus ou
quisq'unus a donn6 chascun par le
changement de qu en ch (voy.
achafner) et par celui de i latin en
a (vov. balance). Sur la chute de
\'s dans chascun f voy. abime.
Chafouiri) dans les patoi s chat-
fouin, mot compose de chat et de
fouine.
t J . Chagrin, cuir grenu, mot
venu vers le quinzieme siecle de
l'italien (venitien xagrin, chagrin).
2. Chagrin, affliction, origine
inconnue. — D. chagriner.
Cfaritte, du L. cotena(cbatne),
Sur la chute du t medial ca\t)ena ,
voy. dbbaye; sur le changement
de cent, voy. accomplir. — D.
chainon, chainette, enchainer, de-
chainer
Chair j ancien francais char, a
Torigine charn, du L. carnem
(chair). Pour le changement de c
en ch y voy. acharner; pour celui
de a en at, voy. aigle; pour la re-
duction de rn a n ? voy. aubour.—
D. c/wrnei, c/wrntcr, c/iarnu, char-
nure, charogne, de'charner, achar-
ner.
Chaire, ancien francais chaere.
du L cathedra (chaise, et aussi
chaire, c'est-a-dire siege eleve d'ou
Ton parle). Sur la chute du t me-
dial ca{th)edra f voy dbbaye Sur
le changement de c en ch, voy.
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GHA
0*3
GHA
aehamer; sur celui de dr en r,
voy. arr#re. Avant le seizieme si e-
cle, le mot chaise n'existait point;
et chaire avait comme le latin ca-
thedra le double sens de chaire et
de chaise. « S'e'lancant d'une chaire
(chaise), oti cite ertott (Miwe, • dit
Montaigne. Au seizieme siecle, le
peuple de Paris substitue s a r
(voy.au mot arroser), ettransforme
chaire en chaixe. Sous Louis XIV,
on disait a Paris, non une ohaire
de Droit ? mais une chaise de Droit,
une chaise de Theologie. « Les sa-
vants ne sont bons que pour prea-
cher en chaise » a dit Moliere :
exemples qui montrent bien que
chaise a longtemps conserve le sens
de chaire, et n'est qu'une altera-
tion de ce mot.
Chaise, voy. chaire.
1. Chaiand, bateau plat, mot
d'ongine byzantine , comme beau-
coup de termes de marine et d'art
militaire du moyen agej chaland,
qui est dans le bas latin cheian-
dium , repond au grec du moyen
age xeXav&tov (chaland).
2. Chaland, origine inconnue.
— D. achalander.
f chale, mot rapporte d'Orient
par les voyageurs (arabe schdl,
meme sens).
-j- chalet, mot suisse, du patois
des Grisons.
CJkaf etff, du L. calorem (meme
sens). Sur le changement 1° de c
en ch, voy. acharner; 2° de o en
eu, voy. accueiUir. — D. chaleu-
reux.
ChaUt* origine inconnue,
CJkafolf, du L. calere (6tre
plein de feu pour, se soucier de) .
Sur le changement 1° de c en c/i,
voy. acharner; 2° de e en ot\ voy,
accroire. — Voy. sur ce verbe ma
Grammaire historique de la lan-
gue franchise, p. 222. — D. non-
chaloir (ne se soucier de hen),
I d'ou le parti cipe present noncha-
l lant.
f chatoupe, au seizieme siecle
chaluppe, venu de 1'italien scia-
luppa (meme sens).
Cftof Matea*, tuyau de roseau,
ancien francais chalemel, du L
calamellus (diminutif de calamus,
roseau). Pour le changement 1° de
! c en ch, voy. acharner; 2° deellus
j en eau, voy. agneau;3°de a latin
, en u par Pintermediaire de e, il se
, retrouve dans sucre (saccharum),
j rhubarbe(rhabarbarum).
| f Chamade, venu au seizieme
siecle de Titalien chiamata (meme
sens).
j Chatmaiiter, origine incon-
nue.
t Chamarre, broderies, orne-
ments, de Pespagnol chamarra
' (meme sens). — D. chamarrer.
I CfotMtfreffatt, ancien nement
chambellanc, a l'origine chamber-
lenc, en italien camarlingo , de
l'ancien hautallemand chamarlinc
\ (officier de la chambre). — Sur l'as-
' similationder/en 11, voy. p. xcvi;
sur la dissimilation de mm en mb,
\ voy. p. xcv.
Chatwibvanlej origine incon-
nue.
Cnaatfrre, du L. camera*
(chambre). Cam(e)ra, contracte
suivant la regie (voy. p. lxxxi) en
cam'ra, a donn6 chambre par le
changement 1° de c en ch (voy.
acharner), 2 # de roY en nibr (voy.
absoudre). — D. chambrer, cham-
, brett e, chambre'e, chambrier, cham-
J briere.
ChatneaU) a Torigine chamel,
du L. camelus (chameau). Sur le
changement 1° de c en ch, voy.
acharner, 2° de el en eau, voy.
agneau. — D. chameUe, chamelier.
f Chamois, mot d'origine Suisse.
I — D. chamois er.
I Cfcoittm du L. campus (champ).
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CHA
124
GHA
Sur c devenu ch, voy. acharner.—
D. champion (celui qui combat en
champ clos) .
Chanmpavt^ pour champ-part ;
voy. champ et part.
ChatttpStre, du L. campe* tro
(meme sens). Sur c devenu ch,
voy. acharner; sur la chute de s,
voy abime
Champignon du L. campr-
nionem* (proprement : qui crolt
dans les pres, derive de campus.
Sur le changement 1° de c en ch,
voy. acharner; 2° de ni en gn, voy.
C/tompiott, voy. champ.
Chance, ancien francaiscWan-
ce, en italien cadenza, du L. ca-
dentia (hasard heureux, ce qui ar-
rive, ce qui tombe a propos. de ca~
dere, tomber, terme de jeu de des).
Sur Ja chute du d medial, ca{d)en-
tia, voy. accabler; sur le change- i
ment de c en eh, voy. acharner; \
sur celui de tia en ea, voy. agen- j
cer. — D chanceux
Chawicei) grille, balustrade du
chosur, du L. cancellus (grille, ba- \
lustrade qui separait le tribunal du
Public). On appelait cancellarius
huissier qui se tenait aupres de
cette balustrade. De cancellarius
(huissier, puis scribe, greffier), est
venu notre mot chancelier , par
le changement V de c en ch (voy |
acharner) ; 2°de arius en ier (voy. ,
dnier) \
Cfamcefet* , du L cancellare
(rayer, decrire des zigzags, d'ou
ne pas marcher droit, puis chance-
ler). — Sur le changement de c en
ch, voy. acharner. j
Cftottcpe, du L. cancrum (ul- I
cere) Sur c devenu ch, voy. achar-
ner.
Cfcmtcfeffe, du L. candela
(meme sens). Sur c devenu ch,
voy acharner. — D chandelier,
chandeleur, fete des cierges {can-
delx) ; chandeleur represente le la-
tin candelarum dans festa S. Ma-
rias candelarum.
Chanfrein, origine inconnue.
Change*^ du L. cambiare*
(changer, dans la Lex Salica> de-
rive lui-meme de la forme cambire
qui est dans Apulee), — Cambiare
a donne changer par la consonni-
fication de ia (voy. abre'ger), et la
chute du 6 latin (voy. sujet). —
Sur c latin devenu eh, voy. achar-
ner. — Quant au changement de
m en n , on le trouve deja effectue
dans la langue latine , qui dit £ga-
lement tamdiu et tandiu, quanaiu
et quamdiu, on trouve dans les
Inscriptions quen, tan, ren, pour
quern, tarn, rem. Ce changement
ae m en n a lieu en francais :
1* Au commencement du mot dans
natte (matta), nappe (mappa), ne-
fle (mespilum) On trouve deja
natta dans Gregoire de Tours, et
nespilum dans la basse latinite.
2° Au milieu des mots, et le plus
souvent quand m est assourdi,
c'est-a-dire appuy6 contre une au-
tre consonne : cong6 (commja-
tus*) , nonce (pum'cem), printemps
(prim'tempus) , rancpn (redemp-
tionem), ronce (rum'cem), ronger
(rum'gare) ? sentier (sem'tarius ) ,
singe (sim'jus*), songe (somnium),
tante (am'ta) , vendange (vindem*-
ja), bondir (bomb'tare), conter
(comp'tare) , fangeux (fam'cosus) ,
longe (mmbja*),rainceau (ram'cel-
lus*), tandis (tamdiu), jante (cam*-
tem). Dans : Daine (dama),conneta-
ble (comestabli *) , m medial est
devenu n 3° A la fin des mots
dans: son (summum),son (suum),
mon (meum), ton (tuum), on (ho-
-mo), raisin (racemus), rien (rem),
voy. aussi sous airain. — D. change
(substantif verbal) , rechanger. re-
change, e'changer, changeur, chan-
gement
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CHA
125
CHA
CJtostotate, du L. canonicus
(chanoine). Accents sur Po, ee
motaregulierement (voy. p. lzzxi)
perdu ses deux dernieres voyelles*
quant au changement de c initial
en ch, voy. acharner • o a donne
oi par rattraction de Ft, comme
dans lea mots histotre (historia),
glotre (gloria), parotsse (parochia),
memotre (memoria), poison (po-
tionem), totson (tonsionem), te-
motn (testimonium) , oiseux (otio-
sus), pivotne (paeonia), cloison
(closionem), sardotne (sardonyx),
lotre (foria). — latin est encore
devenu ot dans les mots foyer (fo-
carium), loyer (locarjum), voyelle
(vocalis), lotn (longe), votx (vo-
cem). — D. chanoinesse.
Chanson, du L. canlionem
(chanson). Sur c devenu ch, voy.
acharner; sur ti devenu s, voy.
agencer. — D. chansonnier, chan-
sonnette.
Chanty du L. contus (chant).
Sur c devenu ch , voy. acharner.
CJkanseau, coin, morceau pris
a l'extremite, ancienfrancaisc/km-
tel, du L. cantellus* , diminutif de
antus* (coin) — Sur ellus devenu
eau, voy. agneau; sur c deveou
ch, voy, acharner
CJ*att*ef»fetff*e, voy. chanter
et pleurer
Chanter, du L. cantare (chan-
ter). Sur c devenu ch, voy. achar-
ner. — D chanteur, chanteuse,
cUchanter, chantonner, chanterelle.
Chantier, du L. canterium
(bois de soutenement,madriersqui
supportent de grosses charges). —
Sur le changement de c en ch, voy.
acharner; sur celui de e en te,
voy arriere.
Chantwe, du L. cantor (qui
chante) Can£(o)rcontracte suivant
la regie (voy. p. lxxxi) en cantr*
change c en ch (voy. acharner).
Cfcaatvre, du L. canna&ws
1 (chanvre) .—Cann(d)bux, contract^
I suivant la regie (voy. p. lxxxi) en
I cann'bus, aurait du donner chanve
par )e changementde c ench (voy.
acfcarner), et de b latin en v (voy.
at?anf). Cette forme chanve existe
en effet dans le patois de la Picar-
die, et elle a dfl eiister dans notre
; ancienne langue. L' intercalation
I d'un r, qui a eu lieu dans la forme
I francaise chanvre,se retrouve dans
I un certain nombre de mots * fronde
(fund a), encre (encaustum),6peau-
I tre (spelta), tresor (thesaurus) ,
gounre (golphum*), perdrix (per-
1 dicem) , registre (regestum). rus-
tre (rusticus), velours (villosus).
On trouve dej£ regestrum pour re-
gestum a une epoque relativement
ancienne
chao«,du L. chaos (meme sens)
— D. chaotique.
Chape, du L. cappa (manteau
a capuchon, dans Isidore de Se-
ville) Sur c devenu ch, voy achar-
ner. — Pp devient p comme dans
coupe (cuppa), sape (sappa),poupe
(puppis), etoupe (stuppa'). D'ail-
leurs on trouve deja capa k cote
de cappa dans certains textes la-
tins. — D chaperon; chap eau,
ancien francais c/wpeJ (prop rem en t :
petite chape, petite coiffure; sui le
changement de el en eau, voy.
agneau). L'ancienne forme avait
un diminutif chapelet, petite coif-
fure qui consistajt ordinairement
en une couronne de fleurs Ron-
sard, parlant d'une jeune fille qui
arrose des lis • Sotr et matin les
arrose Et a ses noces propose De
s'en [aire un chapelet. Le chapelet
de roses, couronne ou guirlande
que Ton placait sur la tfite de la
Vierge et que" i'on appelle propre-
ment rosaire, a servi plus tard a
designer une sorte de guirlande
servant a la priere, faite de grains
enfilSs, et qui resemble a la cou.
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GHA
126
CHA
ronne, au rosaire, au chapeletde
la Vierge. — Un autre derive de
capa est le diminutif capeUa, qui
des le septieme siecle avait le sens
du francais chapelle : on appelait
primitivement capellaie sanctuaire
ou etait conserved la cappa, la
chape de saint Martin, et par ex-
• tension tout sanctuaire poss6dant
des reliques.
Chapeau, voy. chape. — D.
chapelier(de l'ancienne forme cha-
pel).
Chapelain, voy. chapelle.
Chapeler, du L. caputare (tail-
ler, trancher). Sur c devenu ch,
voy. acharner. U latin est ici de-
venu e, comme dans genievre (ju-
niperus),g^nisse (junicem),secours
(succursus), secourir (succurrere) ,
moelle (medulla), semondre (sub-
monere), secouer (succutare*), se-
cousse (succussa*), sejourner (sub-
diurnare*), selon (sublongum). —
D. chapelure.
Chapelet, voy. chape.
Chapelle, voy. chape, — D.
chapelain.
Chaperon, voy. chape. — D.
chaperonner.
Chapitcau) ancien francais
chapitel, du L. capitettum (meme
sens). Sur c devenu ch, voy. achar-
ner; sur ellum devenu eau, voy.
agneau.
ChapUre, ancien francais cha-
pitle* du L. capitulum (cnapitre).
Capit(U)lum y contracte suivant la
regie (voy. p. lxxxi) en capiflum,
a donne cnapitre par le change-
ment 1° de c en ch (voy. acharner);
2° de I en r, voy. apdtre. — D.cha-
pitrer, reprimander en plein cnapi-
tre, devant tous les membres du
chapitre reunis.
Chapon, du L. caponem (mfime
sens). Sur c devenu ch, voy. achar-
ner,
Chaque, ancien francais chas-
que. Pour l^tymologie, voy. cha»
cun.
Char, du L. carrus (char). Sur
c devenu c/i, voy. acharner. — D.
charrier, charroyer, charrette^
charron, chariot.
f Charade, mot d'origine pro-
vencale (voy. p. xlk) introduit
vers le dix-nuitieme siecle dans la
langue francaise; etymologie in^
connue.
Cltofattpott, origine mcon-
nue.
Charbon, du L. carbonem
(charbon). Sur le c devenu ch, voy.
! acharner. — L. charbonner, char-
• bonnier. .
| Char cutler, encore chaircu-
tier dans J. J. Rousseau, au dix-
septieme siecle chaircuitier, a l'o-
rigine chaircuitier , proprement :
marchand de viande cuite, oppose
a boucher , marchand de viande
crue. Pour Tetymologie, voy. chair
et cuite — D. charcuterie, char-
i cuter.
I Chardon, du L carduonem *
(derive de carduus, chardon). —
, Sur c devenu ch, voy. acharner;
1 sur la chute de l'u, voy. p. xc. —
D. chardonnereU que Fancier) fran-
cais appelait chardonnet, propre-
ment oiseau qui recherche les
chardons. Ce qui continue cette
origine, c'est que les Latins di-
saient de mSme carduelis (char-
do nneret), derive decarduus (char-
don) ; les Grecs ixav6i< (chardon-
nerel), dedUav6o<; (acanthe; plante
i epineuse) ; en fin les A lie man ds ap-
pellent le chardonneret Disteljink
proprement linotte de chardon).
Chardonneret , voy. char-
don.
i Charger, en espagnol cargar,
en italien cancare, du L. carricare
charger, dans Saint-Jerdme Car-
ricare s'estde bonne heure con-
tracte suivant la regie (voy. accoin-
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CHA
127
CHA
ter), en car* care (les Gloses de
Reichenau qui remontent au hui-
tieme stecle donnent onerati =
carcati). Car care a donn6 charger
par ie changement 1° de c initial
en ch (voy. acharner; 2° de re en
r<7 (voy. adjuger) — D. charge
(subst. verbal) chargemerU, de'ehar-
ger, surcharger.
Chariot, voy char.
Charite', da L carUatem
(amour dn prochain) Sur le chan-
gement l - de c en eft, voy. achar-
ner; 2° de atem en 4, voy. abbe". —
D. charitable.
Charivari, origine inconnue
f Charlatan, venu au seizieme
siecle de l'ital. ciarlatano (m. s.).
— D. charlatanisme.
1. Charme, arbre, dans le pa-
tois du Beny charne, en italien
carpino, duL. carpinus (charme).
— Cdr(pl)nus contracts suivant la
regie (voy. p. lxxxi), en car'nus a
donne charme par le changement
1° de c en ch (voy. acharner) ; 2°
de n en m, alteration dont ce mot
est a peu presl'uniqueexemple. —
D. charmoie.
2. Charme, enchantement, du
L. carmen (enchantement). Sur le
changement de c en ch, voy.
acharner. — D. charmer, char-
mant.
Char net, voy. chair.
Chamier, voy. chair.
Charwu, voy. chair.
Charniere, du L. cardinaria
(derive de cardinem, gond) . Card-
(j)ndria contract^ suivant la regie
(voy. accomter) en card'naria, a
donne c/kirniere par le changement
l°de c en ch, voy. acharner; 2°
de dn en n voy. aMer; 3° de aria
eniere. voy. dnier.
Charognc, voy. c/iair.
ChtirpenUer, du L. carpen-
tarius (propr charron; sur#ce
mot, voy. p. xxii). Sur le change-
ment l°de c en ch, voy. acharner;
2° de arius en ter, voy dnier —
D. charpenter, charpente (subst.
verbal).
Char pie, substantif partici-
pial (voy. absoute) de l'ancien
verbe charpir (effiler), du L. car-
pere (detirerde la laine, effiler). —
Sur le changement dec en ch, voy.
acharner; sur celui de e" en i voy.
accomplir.
Charrette, voy. char. — D.
charretier, charrete'e.
C harrier i voy. char.
Charroyer, voy char. — D.
charroi (substantif verbal).
Char rue, du L. carruca (char-
rue). Sur le changement 1° de cen
ch, voy. acharner; 2° de uca en
ue, voy. ami.
Charte, du L. charta (m. s.).
Charta etant en realite prononcee
carta (voy. p. xcix), carta a donne
charte par le retour du c au ch (voy.
acharner).
1. Char ire, du L. chartula
(diminutif de charta, voy. charte).
Chart[iX)la contract^ suivant la rfc-
gle (voy. p, lxxxi) en chart' la a
change I en r (voy. apdtre). — D.
chartrier.
2. Chartre, prison, du L car-
eer (prison). Sur le changement
de c en ch, voy. acharner; c'r
(carc'r) est de venu tr par le change-
ment tout a fait isole, en francais
moderne, de c en t.
Cham , trou d'une aiguille. Ori-
gine inconnue.
Chamme, coffre dans lequel on
renferme les reliques d'un saint,
du L. capsa (coffre) . Sur c devenu
ch, voy. acharner; sur ps devenu
ss, voy. caisse. — D. chassis, en-
chdsser
Chasme, substantif verbal de
chasser (voy. ce mot).
Chammer, du L. captiare* (de-
rive de captare, qui a pns le sens
y Google
2HA
128
GHA
de chasser dans les derniers siecles
de la latinite ; on trouve deja dans
Properce capture feras pour chas-
ser) — Sur le changement l - de
cench, voy. acharner; 2° de ti en
ss, voy. agencer; 3° sur l'assimi-
lation du p, voy. caisse. — D.
chasse, chasseur, chasseresse,pour-
chasser.
Chassis j origine inconnue. —
D. chassieux
Chassis, voy chasse.
Chaste, du L castus (m. s.).
Sur c devenu ch, voy. acharner.—
D. chastete
Chasuble, du L casibula*
(diminutif de casula qui est dans
Isidore de Seville avec le sens de
manteau). Casibula ou casubula
contracts suivant la regie (voy. p
lxxxi) en casubla a donne chasu-
ble par le changement de c en ch
(voy acharner).
Chat* du L cattus (chat, dans
Isidore de Seville). Sur c devenu
ch, voy. acharner. — D. chatoyer,
changer de couleur , comme l'oeil
du chat; les pierres precieuses
qu'on appelle en termesde joaille-
rie ceil de chat , sont chatoyantes
ChaUemxte, de chaUe et de mite
(qui est le L mitis, douce) .
Ch&taigue , anciennement
chastatgne, du L. castanea (cha-
taigne) — Sur c devenu ch, voy.
acharner; sura devenu ai t voy
atate; sur nea devenu gne, voy.
cigogne ; sur la chute de s, voy.
ablme.— D. chdtaignier, chdtat-
gneraie.
Chateau, anciennement chas-
tel , du L castellum (chateau fort).
SureUvm devenu cau,voy. agneau;
sure devenu ch, voy. acharner.
sur la chute de s, voy ablme —
D. de l'ancienne forme chdtel: chd-
telain, chdteUenie, chdtelet.
Chatmhuant, audix-septieme
siecle chahuan dans menage,
chauhanet chouhan dans le patois
angevin ; au seizieme siecle chouan
dans Ronsard , cette forme chouan
est la veritable forme du mot
(d'ailleurs les naturalistes appel-
lent encore chouan, le moyen due
que Ton appelle aussi hibou).
Chouan est un diminutif de Pan-
cien franc, ais choue (chouette).
Choue derive a son tour, de Pan-
cien haut allemand chouch
(chouette; le radical allemand a
aussi donne une forme choue, d'ou
notre mot choucas). — L'ancien
francais choue nous a laisse deux
derives: chouette, et c/wwan (d'ou
chat-huant, mot dont Porthogra-
phe presente ferait croire a une
composition des deux mots chat
et huer, ce qui n'est point).
Chatier, anciennement chat-
tier, du L castigate (chatier).
Sur la chute du g, voy. oilier;
sur c devenu ch, voy. acharner;
sur la chute de s, voy ablme. —
D. chdtiment.
Chaton, anciennement chas-
ton, a Porigine caston, de Palle-
mand hasten (chaton).
ChatouitMer,duL. catuUiare*
(derive de catullire, qui a le sens
de titiUari) Sur le changement
l°de c en ch, voy. acharner; 2° de
u en ou, voy. accouder; 3° de Ui
en ill, voy ail.— D chatouUle-
ment.
Chatoyer, voy. chat
Chatwev, anciennement chas-
trer, du L. castrare (m. s ) Sur c
devenu ch, voy. acharner; sur la
chute de s, voy. ablme.
Chattemite, voy. chat.
Chaud, ancien francais chald 9
en italien caldo\ du L. caldus
(chaud) qu'au temps d'Auguste,
on employaita Rome pourcoitdus:
« Sed Augustus (dit Quintilien, I,
6) , quoque in epistoHs ad Caium
Caesarem scriptis, emendat quod
y Google
GHA
129
CHE
is dicere calidum quam caldum
malit: non quia Mud non sit lati-
num, sed quia sit odiosum > Pour
le changement: 1° de cen ch, voy.
achamer; 2° de of en au, voy.
agneau. — D.e'chauder, rfahaud.
Chaudiere, du L. caldaria
(meme sens; vasa caldaria est
dans Vitruve). Pour le changement
\ 9 de c en ch, voy. achamer; 2°
de al en au, voy. agneau; 3° de
aria en iere , voy. dnier. — D.
chaudron, ancien francais chau-
deron, deriv6 de chaudere autre
forme de chaudiere. De meme en
espagnol calderon (chaudron) de-
rive de caldera (chaudiere).
Chaudron ) voy. chaudiere.
— D. chaudronnier.
Chauffer, en provencal col-
far , en italien calefare, — de ca-
lefare * forme contractee de cale-
facere (chauffer). — Pour la chute
de Ve, col 7 fare, voy. accointer;
pour le changement : 1° de c en ch,
voy. achamer; 2° de al en au,
voy. agneau. — D. chauffe
(substantif verbal) ; chauffage,
chauffoir, chauffer ette, chauffeur,
e'chauffer, richauffer.
Chattier, voy. chaux.
Chawme, du L. calamus (ro-
seau, qui est deja calmus dans un
texte de 672) . — C6l{$)mus con-
tracts suivant la regie (voy. p.
lxxxi) en caVmus a donne chaume
par le changement 1° de c en ch,
voy. achamer; 2° de al en au, voy
agneau. — D, chaumiere, chau-
mine
Chausse 9 voy. chausser.
Chaussee 9 en provencal caus-
sada, en espagnol calzada, du L.
calciata* (s. e. ma; proprement :
vote maconne'e d la chaux; cal-
ciata d6riv6 de calcem, chaux). —
Pour le changement \° dec en ch,
voy. achamer; 2° de al en au,
voy. agneau; 3° de ci en ss, voy.
agencer; 4° de ato en &, wy. am-
poule .
C hau s se r, du L. calceare
(chausser). Sur le changement :
1° de c en ch, voy. achamer; 2° de
al en au, voy. agneau; 3* de ce
en ss, voy. agencer. — D. c/iaus-
ses (substantif verbal) ; chaussette,
chausson, chaussure, dichausses,
dichaux, chausse-trape (propre-
ment . piege, trappe qui chausse
le pied).
Chausse-trape, voy. chaus-
ser et trappe.
Chauve^du L. catous (chauve).
Sur le changement 1° de c en ch,
voy. achamer ; de al en au, voy.
aaneau. — D. chauve-souris, ainsi
nommee, parce que les ailesdecet
animal sont membraneuses et de-
pour vues de plumes. On trouve
deja Vespertihones = calves *o-
rices dans les Gloses de Reiche-
nau, qui sont du huitieme siecle.
Chauve-souris i voy. chauve.
Chaux j en provencal calx, en
italien cake, du L. calcem (chaux).
Sur le changement 1° de c en ch,
voy achamer; 2° de a? en au y
voy. agneau.
Chavirer, pour chapvirer,
proprement * 6tre renverse la tete
en bas ; des deux mots virer (yoy.
ce mot), et chap (qui est le latin
caput, tete). Sur c devenu ch, voy.
achamer.
Chef. Le sens primitif esttdte :
le chef d'un saint, un cowre-chef,
du L. caput (tfite). — Sur c devenu
ch, voy. achamer; sur a devenu
e, voy. acheter. P est ici devenu f
apres avoir traverse tous les de-
gres de l'echelle phonique (p, b,
v, f), comme le prouvent le bas
latin cabo (pour caput) , et le fran-
cos du aixieme siecle, qui dit
chive. Comme le mot chef, les deux
mots fresaie (praesaga), ne/le (mes-
. pilum) ont egalement chang6 p en
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CH£
130
CHE
f. — D achever (voy. ce mot), du-
vet (partie du lit ou Ton met la
t6te, lecAe/), chef -lieu.
Cftemttt, en provengal camin,
en italien carnmtno, du L camt-
nus* (chemin, dans les textes du
sixieme siecle) . Sur ca devenu che,
voy. acharner et acheter. — D.
cheminer, acheminer.
Chen%in.ee , en italien cammi-
nota, du L. caminata, qui est de-
rive de carotnus (cheminee dans
Vitruve) . Sur le changement : 1° de
ca en cAe, voy. acharner et ache-
ter ; 2°de ata en e*e, voy. ampoule 1 .
Chemise, du L. camisia (che-
mise) . Paulus, abreviateur de Fes-
tus, (lit au mot supparus, vetement
de toile : Supparus, vestimentum
lineum quod camisia dicitur. Sur
le changement de ca en che, voy.
acharner et acheter ,
Chenal, du L. canalis (che-
nal). Sur ca devenu ca, voy. achar-
ner et acheter. Une autre forme
du meme mot est chineau (sur
le changement de Z en u T voy.
agneau).
f chenapan, mot introduitpar
les cuerres allemandes vers la fin
du dix-septieme siecle, et qui vient
de l'allemand schnapphahn (ban-
dit vaurien).
Chene, ancien francais chesne,
du L. casnus* (chene dans une
charte de Tan 508). Sur c devenu
ca, voy. acharner; sur a devenu
e, voy. acheter; sur la chute de s,
voy. abime. — La forme casnus
n'e3t qu'une transformation de la
forme reguliere quercinus (querc'-
nus), par le changement de re
(rs) en 5; ce changement de rs en
s se retrouve en francais dans do*
(dorsus),museau (mofsellum") , p6-
che (persica), jus (deorsum*) : il
existait deja en latin; les Roma ins
disaient dossum pour dorsum, su-
sum pour sursum, prosa pour
prorsa, retrosum pour retrorsum.
On trouve meme mtrosus pour in-
trorsus dans une inscription (Orelli,
14034). — Quant au qu devenu c
(casnus), voy. car. — D. chenaie.
Chenet, anciennement cAten-
net, voy. cAten.
Chenevis, du latin cannabi-
sium*y derive de cannabis (chan-
vre). Sur le changement 1° de ca
en cAe, voy. acharner et acheter;
2° de 6 en v, voy. avant. — D.c/ie-
neviere, chenevotte.
ChenU) du L. cant'Je* (lieu oil
Ton reriferme les chiens) ; canile
derive de cants, comme equile d'e-
quus, agnile d'agnus, etc....). Sur
le changement de ca en che, voyez
acharner et acheter.
Cftetttffe, du L. canicula /'pe-
tite chienne) ; denomination ion-
dee sur la ressemblance de la tfite
de certaines chenilles avec la tlte
d'un petit chien. Cette etymologie ?
qui paratt au premier abord si
etrange, est confirmee par ce fait
que la chenille a recu dans un
grand nombre d'idiomes, le nom
de differents animaux : le milanais
appelle la chenille cagnon (propre-
ment petit chien); dans a'autres
parties de Pltahe, on nomme la
chenille gdttola (proprement petit
chat) ; les Portugais rappellent la-
?arta (proprement Uxard). — Pour
e changement 1° de ca en che,
voy. acharner et acheter; 2°deicu-
la en t'We, voy. abeille. — D. 4che-
niller.
Cftemc, du L. canutus (blanc,
derive de canus). Sur ca devenu
,cAe„ voy. acharner et acheter; sur
utus devenu u 1 voy. aigu. ,
Cheptel, en provencal captal f
du L. capitate (avoir, ce que Ton
possede). Capitate contracte sui-
vant la regie (voy accointer), en
cap' tale a donne cheptel , par le
changement : 1° de ca en che,
y Google
CEt
131
CHE
voy. aehamer et aeheter; 2* de ale
en el, voy. annuel.
CJbet*, du L. earus (cher). Sur
ca devenu che, voy. aehamer et
ac/wtfer. — D. cherir, cherement.
Chevchewy en provencal cer-
car, en italien eercare, du L. ctr-
care (qui est deja dans Properce,
avec le sens d'errer 9a et li). —
Pourle changement 1° de c ench,
voy. aehamer; 2° de i en e, vovez
admettre; 3 # de a en e, voy. aehe-
ter. — D. chercheur, rechercher t
recherche.
Chew , du L. card (visage, mine
que Corippus, poSte du sixieme sie-
cle, a employe dans son Panegy-
rique de Justin : a Postquam venere
verendam Caesaris ante caram.... »
Faire bonne chere n'a pris que tar-
divemer.t le sens de faire un bon
repas; il signifiait autrefois faire
bon accueil, et a Torigine faire bon
visage : le sens propre de chere
6tant visage, comme dans ces vers
de Patelin : Que ressemblex-vous
bien de chere, Et du tout, drostre
feupere. — Sur le changement
de ca en che, voy. aehamer et
aeheter.
Cherir , voy. cher.— D che'ris-
sable, ench4rir, renehe'rir, suren-
ch&rir.
Cherte, duL. caritatem fcher-
U). Car (I) totem contracte suivant
la regie (voy. accointer) en cafta-
tem a donne cherti par le change-
ment 1* de ca en che (voy. achar-
ner et aeheter) ; 2° de atem en £
(voy. abbe~).
C hero bin , du L. ecclesiastique
cherubim (ange), mot introduit
dans la langue latine par saint Je-
rdme (voy. p. lx).
Chetif, du L. captivus (pri-
sonnier) ; avant de signifier faible,
miserable , ce mot avait a Torigine
de la langue le sens de captif, de
pnsonnier; on lit dans Joinville
que saint Louis d&ivra les chitifs
(e'est-a-dire les Chretiens captxfs
des Sarrasins). Che'tifvient du la-
tin captivus (captif) par le change-
ment : {• de ca en che (voy achar-
ner) ± 2° de pt en t (voy. aeheter),
3° de v en f (voy. bauf.
Tandis que notre langue a perdu
le premier sens de chetif, et n'a con-
serve que celui de miserable, l'ita-
lien cattivo (captivus) a conserve
parallelement cette double signifi-
cation , et cattivo signifie a la fois
cMtifel prisonnier.
Chetml, du L. cabalius (cheval
de trait). Sur le changement: l*de
ca en che, voy. aehamer et ache-
ter; 2° de b en v, voy. avant —
D. chevalin,chev 'let, diminulif de
cheval; les Romaics disaient de
meme equuleus (chevalet), dimi-
nutif de equus (cheval).
CAevaliet*, du L. eaballarius
(qui est dans Isidore de Seville
avec le sens de alaris eques). Sur
le changement : 1° de ca en che,
voy. aehamer et aeheter; 2° de b
en v, voy. avant; 3° de arius en
ter, voy. dnier. — D. chevalerie;
chevaliire (bague); chevaleresque,
mot forme a limitation de 1'ita-
lien cavaUeresco (mSme sens).
Che voucher, ancien frncais
chevalcher, en italien cavalcdre,
en espagnol cabalgar, du L. ca-
baUicare* (chevaucher : si quis ca-
ballum sine permissu domini sui
ascendent, et eum caballicaverit,
lit-on dans la LexSalica, tit. 25).
Caball(i)care (contracte suivant la
regie (voy. accointer) en cabaVcare
a donne chevaucher par le change-
ment: 1° de ca en che (voy. achar-
ner et aeheter); 2° de 6 en r, voyez
avant; 3° deal en au (voy. agneau).
— D. chevaucMe.
Chevelu, voy. cheveu.
Cfceveltc ve 9 ancien francais
cheveleure, en italien copeWafura,
yGoogk
CHfe
132
CHE
du L. capiUatura (m6me sens,
dans saint Augustin; deriv6 de
capillum. cheveu). Capella(X)ura
ayant perdu son t medial suivant
la regie (voy. abbaye) t a donn6
chevelure par le changement 1° de
ca en che (voy. acharner et ache-
ter) ; 2° de p en v (voy. arriver) ;
3° par la contraction de eu (che-
veleure) en u (voy. p. xc).
Cheret) voy. c/ie/". — D. cfce-
vecier (maitre de cho3ur, du che-
vet, comme on appelait autrefois
cette partie de l'eglise).
Chevetre, licou, en ancien
francais chevestre, en espagnol ca-
bestro, en italien capestro, du L.
capistrum (lien, courroie), par le
changement: 1° de ca en che (voy.
acharner et acheter) ; 2° de p en
t? (voy. arriver) ; 3° de i en € (voy.
admeltre) ; 4° par la chute de *
(voy. abime). — D. s'enchevHrer
sedit proprementdu cheval, quand
il s'embarrasse la jambe dans la
longe de son licou, de son chevt-
tre, d'ou le sens figure de s'embar-
rasser, de s'embrouiller.
Cheveu^ ancien francais che-
vel, du L. capillum (cheveu), par
le changement: 1° de ca en che
(voy. acharner et acheter); 2° de p
en v (voy. arriver) ; 3° de -il en el
(voy. admettre), puisde el eneu
(voy. aflfneau). — D. dePancienne
forme cAerel: c/ict?eto, e'cheveler
(tcheveau).
ChcviUe , en italien caviglia,
duL. c/atncuto* (propr. cheville
de bois). Sur le changement de
icula en iWe, voy. abeille; sur
celui de a en c voy. acheter; cla-
vicula aurait donne cleville; mais
l'euphonie a amen6 une dissimi-
lation (voy. p. lxxxi), et la re-
duction de cl a c (voy. able). Ge c
a r6gulierement donne ch en fran-
cais (voy. acharner).
CJtaiW, du L. copra (che v re),
par le changement: 1° de ca en
che (voy. acharner et acheter) ;
2° dep en v (voy arrit?er). — D.
chevreau, chevrette, chevron f che-
wrier* chevroter f chevrotin, chevro-
tine (balle pour tirerle chevrotin,
le chevreuil).
Cherrefeuille , du L. capri- 4
folium (chevrefeuille) ; pour les "
changements de lettres, voy. aux
mots chevre et feuille.
Chevreuil, du L. capreolus
(chevreuil), par le changement:
1° de ca en che (voy. acharner et
acheter); 2° de p en v (voy. arrt-
ver)-, 3° de eolus en eutl (voy.
a'icw/).
Chevron, piece de bois, du
L. capronem* (chevron). On trouve
d6ja capriones pour cfcevrows dans
les Gloses de Cassel qui remontent
au huitieme siecle. Pour les chan-
gements de lettres , voy . chevre. —
Quant a la transition du sens,
la m£me m&aphore existait en la-
tin; les Romains d&ignaient le
chevron par le mot capreolus (pro-
prement chevreuil).
Chewote*) voy. chivre.
Chevrotltte, voy. chivre.
Chez , du L. casa (maison), pai
1 le changement: 1° de ca en che
(voy. acharner et acheter) ; 2* de
* en % (voy. nex). — Chez a 1'ori-
gine de notre langue 6tait sub-
stantif et avait le sens de maison:
| le Grand Coutumier parle de
1 ces maisons et chez isquels les
marchands mettent leur marchan-
dise. On disait au onzieme siecle :
je vais d chez Gautier (Ktt6rale-
I ment: Vado ad casam Walterii;
a la maison de Gautier) ; je viens
de chez Gautier (de la maison de
G.J. Mais cette distinction ne tarda
§oint a s'alt6rer : la locution d chef
evint chez qui n'a plus de sens
aujourd'hui; de chez persista, et
temoigne par sa forme, que le
y Google
CHI
133
CHL
mot chez etait original rement sub-
stantif. Voy. ma Grammaire His-
torigue de la Langue Francaise,
p247 ,
f Chicane , ce mot est un nou- i
vel exemple de ces changements I
de sens dont nous avons parte*
dans r Introduction (p. xxnj. — '
Avant de signifier proces, chicane
avait le sens de dispute au jeu, en
particulier au jeu de mail, et a
I'origine le sens de jeu de mail;
dans cette signification chicane
represente un type zicanum*, qui
est le grec du moyen age xCuxd-
vtov (jeu de mail) ; ce mot est, on
le voit, d'origine byzantine. — D.
chicaner. j
1. Chichc (pois}, du L. cicer
(pois chiche) , par le changement
de c en ch (voy. acharner).
2. Chiche j adj. du L. ciccum
(peu de chose, de peu de valeur). !
Sur le changement de c en ch, voy.
acharner; sur celui de cc en ch, J
voy. acheter. '
Chlcoree, au seizieme siecle
cichore'e, du L. cichorium (meme
sens) . I
Chien, du L. canis (chien) par
le changement: 1° de c en ch
(voy. acharner); 2° de a en ie
(voy. p. lxxxiii) . — D. chienne;
chenet oui etait dans notre an-
cienne langue chiennet , ainsi
nomine* parce que ces ustensiles
avaient a leur extremite une pe-
tite tftte de chien; on nommait au-
trefois en Provence, un chenet ca-
fuec (littoral, chien de feu, chien
ui garde le feu) : Pallemand dit
e meme Feueroock (bouc du feu)
pour chenet.
Chitfe, origine inconnue. —
D chiffon , chiffonnier.
Chi fire, ancien francais cifre,
qui signifiait ziro a I'origine de
notre langue , comme le has latin
ct'/ra (cifra, figura nihili, ditle
I
Breviloquus) est d'origine arabe,
comme beaucoup de termes de ma-
thematiques , et represente 1'arabe
cifr (zero). — D. chiffrer, dfahif-
frer.
Chig mom, le derriere du cou,
les vertebres cervicales ; le chignon
du cou est une expression fre-
quente dans Buffon (par exten-
sion, les cheveux de derriere la
tete, qu'on reunit dans un filet,
appuye sur le chignon). Chignon,
au sens de vertebres cervicales
etait dans notre ancien ne langue
chaignon, a l'oripine chaaignon.
et derive du L. catenionem* (chai-
non vertebral). — Ca(t)enionem
perdaot suivant la regie (voy. ab-
baye) son t medial a donne chat-
gnon par le changement: 1° de c
en ch (voy. acharner); 2° de ni
en gn (voy. cigogne).
chlmere, du L. chimaera (m.
s.). — D. chime'rique.
Chimle, du L. chytnia* — D.
chimique, chimiste.
cntner, tisser les etofies a la
maniere des etoffes de la Chine.
Mot d'origine historique (voy. p.
lxiv).
f CJilonrme, venu au seizieme
siecle de Pital. ciurma (m. s.).
Chlqnenaade, origine incon-
nue.
Chlragre, du grec x et P*YP*
(mSme sens) .
Chiromanele , du grec^cipo-
(lavxeCa (divination par 1'inspection
de la main).
Chlmrgle, du grec xtipovpyiat
(chirurgie, Htt6ralement operation
a Taide de la main).
Chlore, du grec x^opoc (vert
p&le). — D. chlorique, chlorate,
Morose (maladie qui donne a la
peau un teint jaunatre ou ver-
datre); chioroforme (compose* de
chlore et d'acide formique, voy.
formique).
8
y Google
CHO
134
CHR
f Choc, venu au seizieme sie- 1
cle de lltal. cioco. i
f Chocolat, au dix-septieme
siecle chocolate, venu au seizieme
siecle de Pespagnol chocolate
(m. s.)
Chosur , du L. chorus (m. s.).
Sur o devenu obu, voy. accueiUir.
Choir, anciennemeht chtoir,
aPorigine chaer et coder, — du
L cadere (tomber), par le change-
ment. 1° dec en ch (voy. achar-
ner) ; 2° de e en oi (voy. accroire) ;
3° par la chute du d (voy. acca-
Uer), et pai^la synerese de e-oir en
oir (voy. p. xc) . — De meme que
ca(d)cre donna che'oir , — ca(d)u-
2ii5 * (sur les participes en wfu5,
voy. boirc) donna l'ancien franqais
che-uty puis chu et le feminin
ca(d)uto, devint chd-ute, puis cAute
qui est aujourd'hui substantia par
un changement etudie au mot ab-
soute — D. choir, dchoir, de"-
choir; chute, rechute *
Choiwir, avant de signifier
•litre, trier, ce mot avait le sens
de voir, d*apercevoir ; de sa tour,
le guetteur choisit (decouvre) les
ennemis, disait-on au moyen age ;
choisir, anciennement coisir, a
Porigine cosir, en provencd cau-
sir, en italien causire, est un mot
d'origine germanique, et derive
du gothique Kausjan (voir, exami-
ner). — D. choix (subst. verbal).
Cholera (mot latin, lerive du
grec xwte'pa, cholera). — D. c/io-
Urique.
C homer, qu'ontrouve sou vent
ecnt chaumer au seizieme siecle ,
chdmer est proprement se reposer;
en provencal chaume signifie le
temps de repos des troupeaux ; ce
mot, derive ainsi que le mot fran-
cais, du latin du moyen age cauma
(ardour du soleil, puis moment de
lajournee ou la chaleurest trop
"rte pour permettre au laboureur.
de travailler). Quant au latin
cauma, il represente le grec xaOjxa
(chaleur) . — Sur le changement de
au latin en o francais, voy.
alouette; sur celui dec 'en ch, voy.
acharner. — D. chdmage.
Chope, de l'allemand schoppen
(chope) . — D. chopine.
Chopper, mot d'origine ger-
manique, de Pallemand schupfen
(heurter)
f Choquer, recent dans la lan-
gue, de Pallemand schokken.
Chose, en italien cosa, du L.
causa (qui signifie proprement
cause, mais qui n'a point tarde a
prendre le sens de res, de chose,
dans la latinite* des derniers temps
de PEmpire. Hyginus emploie
causa pour res, Pline a dit quam
ob causam pour quam ob rem; les
Gloses de Reichenau, qui remon-
tent au huitieme siecle donnent
« rerum = causarum » On lit
dans la Lex Longobard. : « Quia viri
istam causam faciunt, non autem
mulieres). »
Causa a donne chose, par le
changement: 1° de c en ch (voy.
acharner) ; 2° de au en o (voy.
alouette). Voy aussi p. xxvi.
Chou, anciennement chol, du
L caulis (chou). Caulis a donne
chol par le changement : 1° de c en
ch (voy. acharner) ; 2° de au en o
(voy. alouette); chol est devenu
chou par Padoucissement de ol en
ou (voy. agneau).
Chouca; voy. chat-huant.
+ Choucroute, corruption de
l'allemand sauerkraut(m$me sens),
mot venu par PAlsace.
Chouette , voy. chat-huant
Choyer, origine inconnue.
Chreme, du L. eccl&iastique
chrisma (grec xpfopa, onction).
Sur % devenu e, voy. admettre ; sur
la chute de s, voy. abtme.
Cfcre»toa»atMie, du grecxpqa-
y Google
GIB
135
CIG
aOeta (recueil d'extraits interes-
ts).
'A»*eViett, du L. christianus
i adore le Christ), par le chan-
lent: 1° de ianus en ien (voy.
ien); 2*de t en e [voy. admet-
; 3° par la chute de g (voy.
me).
'h*€Hent€) du L. christiani-
m (chretienie) qui s'est con-
te* suivant la regie (voy. accoin-
en christian'tatem, et a donne
\tienti par le changement:
le christian* en chrdtien (voy.
mot) ; 2° de atem en 6 (voy.
hrlfltlanlsme, du grec/pt<T-
ktjxo; (religion du Christ).
hrome, du grec XP" > V- <X (cou-
hromatlqae, du grec xpwpia-
; (colore).
Chronlqae, du L. chronica
•onique). — D. chroniqueur.
. chronlqne, adj. du. L.
onicus (qui suit 1'ordre des
ps, au fig. qui dure longtemps).
hronogranime, du grec ypo-
( temps), et ypopeiv (ecrire)
ihronologle, du grec yoovo-
a (meme sens). — D. chrono-
que.
hronometre, du grec Xpovo;
aps) , et yixpov (mesure).
hryaaltde, du L. chrysali-
i (m. s.).
hryaocale, mot forge a Paide
deux mots grecs xaXoc (beau),
xpvxroc (or), aussi beau que
Atccfcotef, onomatopee (voy.
xv). — D. chuchotement.
hut, onomatopee (voy. p. lxv)
'Mc*e, substantif participial
r. absoute) du verbe c/ioir (voy.
not).
hyle, du grec xv\6$ (sue).
'I, voy. ici,
£6!*, anciennement cibe> de
l'ancien haut allemand sciba (ci-
ble).
Clbotre, du L. ciborium (mem*
sens).
Cifrotcle, du L. caepulla*
(meme sens). Par le changement:
1° depen b (voy. abeiUe); 2° de
uenou (voy. accouder) ; 3° de ae
en t (voy. cive).
Cicatrice, du L. cicatricem
(meme sens). — D. cicatriser.
f Cicerone, venu de l'italien
cicerone (mfime sens).
CWre, ancien francais sidre,
du L. sicera (cidre, grec <rix£pa)
Sicera contracts suivant la regie
en rie'ra, a donne sis'ra par le
changement de c en $ (voy. amt-
tii); sis'ra a intercale suivant la
regie (voy. ancttre) une dentale
euphoniqueentre * etr, etadonn6
sisdre, comme laxarus a donne
ladre (laarYus), comme S Lusor a
donne S. Ludre (LuVr). Sisdre est
devenu sidre (voy. abtme) puis ci-
dre (voy amitie^j.
Clef, du L. caelum (ciel), deja
ecrit ce/um par les Romains (voy.
p. lxxxvi). Sur le changement de
e en ie, voy. arriere
Ciergc, chandelle de cire, du
L. cereus (derive^ de cera, cire). Sur
eus devenu qe, voy. abriger, et
p. lxxxix; sur e devenu »c, voy.
arriere.
f Ctgale, venu du proven§a
cicala (cigaie) qui est le L. cica-
dula (diminutif de cicada, cigaie).
f Clgarre, venu de Tespagnol
cigarro (meme sens). — D. ciga-
rette.
Cljfojftte, du L. ciconia (cigo-
gne). Sur le changement de c la-
tin en g, t voy. adjuger. — Quant
au changement de rii latin en gn
devant une voyelle, il a lieu dans
les mots suivants (cette liste com-
prend aussi les mots en ne; cette
forme s^tant toujours transformee
yGoogk
CIN
136
CIR
en rtf ; sur Inequivalence de £ et de
I, voy. abre'ger): oignon (unio-
nem), engei^ner (ingeniare), ros-
sionol (lusciniola), ropnon (re-
monem) , Seipneur (seniorem) ,
campaywe (campanta) , baipner
(balneare), chignon (catenionem),
copnee (cuneata) , ivropne (ebrio-
neus), montapne (montanea), ara-
ane (aranea), chataiflfwe(castanea),
l\gne (tinea), teigne (tinea), vipne
(viwea), Voy. aussi au mot arai-
gne"e.
ague, du L. cicuta (cigue),
par le changement: 1° de c en g
(voy adjuger) ; 2° de uta en ue
(voy. aigu).
C1I, du L. cilium (cil). — D Cil-
ler, d'ou Tancien francais ddciller
(qui est aujourd'hui dessiller, voy.
p. xxiv)
Ciwne, ancien frangais cyme,
du L. cyma (qui a le sens de time
dans Isidore de Seville : Cima
est enim summitas arborum). —
D. cimier (ornement place sur la
cime du casque) .
anient, du L. caementum
(moellon), — ae latin est ici de-
venu t, comme dans ciboule
(caepulla), cive (caepa), civet
(caepatum *) , lie ( laeta ) . pivoine
(paeonia). Ae (reduit a e) devient
ie dans Steele (saeclum), grieche
(graeca) . Voy. p. lxxxvi — D. ci-
menter.
f cinieterre, anciennement
cimiterre. venu de l'Orient par
1'intermediaire de Titalien scimi-
terra (m6me sens).
Cimetierej du L. ccemeterium
(cimetiere) par le changement:
1° de a en t (voy. p. lxxxvi) , et
au mot accomplir; 2* de e en ie
(voy. arrtere).
Cimier, voy. cime*
Cinnabre , du L. cinnabaris
(cinnabre) ; sur la chute dePa p6-
nultieme, voy. asperge.
Cln6ralre, du L. cinerarius
(meme sens) .
1. Cingter, fouetter, du L.
cingulare (fouetter a l'aide d'une
courroie, d'un cingulum), par la
chute r6guliere de u (voy. accoin-
ter).
2. Cingter, naviguer, ancien
francais singler, a Torigine si-
gler,' mot d'origine germanique
(ancien scandinave sigla, navi-
guer).
ctnname, du L. cinnamum
(meme sens).
Cinq, du L. quinque (cinq),
qui est deia cinque dans une in-
scription du troisieme siecle. Sur
qu devenu c voy. car. — D. cin-
quieme.
Cinquante , du L. quinqua-
ginta (meme sens) par le change-
ment de qu initial en c (voy. cinq),
et par la chute du g medial (voy.
allier. — D. cinquantieme, cin-
quanlaine.
Cintrer, du L. cincturare*
(cintrer),parla chute reguliere de
u (voy. accointer) et le changement
de ct en t (voy. affoW). — D.
cintre (substantif verbal), dicin-
trer.
Clppe, du L. cippus (m. s ).
Clrconelre, duL. circumcidere
(m. s.). Sur le changement de lafi>
nale cidere, en cire, voy. occire.
— D. circoncision.
Clrconrerence, du L. circum-
ferentia (m. s.).
Circonflexe, du L. circum-
flexus (m. s.).
Clrconlocutlon , du L. cir-
cumlocutionem (m. s.).
Clrconscrlre, du L. circumscri-
bere (m. s.). — D .* circonscrip-
tion.
Clrconapect, du L. circum-
spectus (m. s.). — D. circonspec-
tion.
Ureonstanee , du L. circum-
y Google
CIT
137
GLA
stantta(m. s.). — D. circonstan-
tier, circonstanciel.
Clreonvallatlon, du L. cir-
cumvallationem, derive de circum-
vallare (fortifier autour) .
Clreamvemtr, du L. circumve-
nire (m. s.).
Clrcoavolala , compost de
voisin et du pr6fixe circon (autour,
L. eircum).
Clreonvolntlon, du L. cir-
cumvolutionem* , derive de circum-
volvere, rouler autour.
Circuit, duL. circuity* (m.s.).
Clreulalre, du L circularly.
drenler, duL. circulari (m.
s.). — D. -ation.
Cire, du L. cera (cire), Sur e de-
venu i, voy. accomplir. — D. ci-
rer, -age, drier.
€iroflt,etymologie inconnue.
Cirque, du L. circus (m. s.).
Clrre, du L. cirrus (boucle de
cheveux).
CUaillem, voy ciseau. — D.
Cfeemc, origine inconnue. —
D. cisailles. ciseler (de l'ancienne
forme cisel pour ciseau, voy.
opneat*).
Ciseler, voy. meat*. — D. ct-
seleur, -ure
J- cttadelle, de l'italien citta-
la (citadelle).
f dtadln, de l'italien cittadino
(qui babite la ville).
Cite, du L. citatem qui est pour
civitatem (cite), dans plusieurs
inscriptions anterieures au troi-
sieme siecle. Pour la chute de 11
latin civ(\)tatem, voy accointer;
pour la reduction ^detrt a f, voy.
alMger; 2° de atem a 4, voy.
abbe".
Ctter, du L cif are (meme sens) .
— D. citation.
ctterlear, duL. citerior (meme
sens).
C*
du L. cisterna' (ci-
terne) Sur la chute de *, voy.
abtme. — D. eiterneau.
Clthare, du L. cithara (meme
sens).
Citoyen, en provengal cipta-
dan, du L. civitadanus* (derive
de civitatem, cite). Pour le chan-
gement de la premiere partie du
mot (civita en cit, voy. au mot
cite": pour la chute du d medial,
voy. accabler; pour le suffixe
yen, voy. ancien.
€ttt*i», duL. eitrinus (m6me
sens).
Cifroit, du L. citrum (citron),
par un diminutif citronem*.
Citrcmf lie, diminutif de l'an-
cien francais citre (courge) : citre
est le L. citrum (citron; la couleur
jaune de la citre l'ayant fait assi-
miler k un citron).
Cive, du L. caepa (cive). Surle
changement de ae en i par l'inter-
mediaire de e, voy. p. lxxxvi, et
au mot ciment. — Sur p devenu
v, voy. arriver. — D. civet, que
Ton ecrivait anciennement ewe',
est proprement un ragout aux
cives; cxvette,
f Clvctte, ou chat musque,
mot d 'origine Orientale (arabe %&•
bed) et qui est veou dans notre
langue par Fintermediaire du grec
du moyenage CaiceTiov (civette).
€iviet*e, origine inconnue
Civil, du L. civilis(m. &.). —
D. civility, civUiser, -ation.
Clvlque, du L. civicus (m. s.).
— D. civisme.
Clabaud, qui glapit, mot d'o
rigine germanique (Neerland.
Klavpen, meme sens). — D. cla-
bauder, -age.
Claie. ancien francais cloie en
provencal cleda , du L. clida*
(claie, dans la Lex Bajuwariorum,
titre lxxvii : Si eum interfecerit,
coram testibus in auadnvio in
clida eum levare deoet. Ce latin
y Google
GLA
138
CUE!
clida derive des idiomes celtiques
(kymri clwyd, claie. — Le latin
chda, a donn6 l'ancien fran$ais
cloie par la chute du d medial
(voy. alouette) et le changement
de t en oi (voy. boire) ; o% est a son
tour devenu at (voy. accroire),
d'ou la forme moderne. — 1).
dayon; cloy tore de la forme an-
cienne cloye).
Clair, du L. ckirus (clair) ; sur
a devenu ai. voy. aigle. — D.
clair et, clairiire, clairon (trom-
pette au son clair) : clarine, clari-
nette, iclairer, eclair city clair-
voyant.
CMaMewe, voy. clair.
ClaivoM, voy. ctatr.
Clairvoyant, voy. cZatr. —
D. clairvoyance.
Clametct* , du L. clamorem
(cri). Sur o devenu eu, voy. ac-
enettttr.
Clandestln, du L. clandesli-
nus (m6me sens) .
f ciapet, de l'allemand klappe
(soupape).
Ctapter. voy. clapir.
Clapir (se) , se cacher en par-
lant des'lapins, du L. clepere (se
clepere, se cacher), par le change-
ment, 1° de e latin accents en i
(voy. accomplir) ; 2° de e atone en
a (voy. ammeter). — D. clapier.
Clapotef , aiminutif de clap-
per (meme sens), onomatopee.
Claque, onomatopee. — D.
claquer, claqueur.
€fagt«emtf net*, mot d'origine
inconnue.
€fot*iJtet*, du L. clarificare
(rendre clair (voy.cfatr).— D. cla-
rification.
Clarinettc, diminutif de Ma-
rine, voy. clair.
Clarte, du L. claritatem (clar-
te), par la chute reguliere de I
(voy. accotnter), et par le change-
ment deotem en tf (voy. adbe).
Claase, du L. ctoms (m6me
sens). — D. closer, cfcwsment, d£-
classer, classique, classification.
Clause , ce que Ton arrfite, ce
que Ton conclut, du L. clausa
(participe de claudere t clore, ar-
r§ter).
Clanstral, du L. claustralis
(meme sens).
1. Claveau, du L. claveUus
(diminutif de clavis, clef de votite).
j Sur ettus devenu eau } voy. agneau,
, ancien frangais clavel, terme d'ar-
chitecture.
2. Cfavemi, anciennement ela-
te! , maladie des b6tes a laine, du
L. cJat?eMus (menie sens; les bou-
tons du claveau etaient assimiles
a des clous). — D. claveUe (de
| Tancienne forme claveU).
I f Clavecin, de l'italien clavi-
cembalo (meme sens).
Clavtcule, du L. clavicula
(mSme sens).
Clavier, du L. claviarius*
(porte-clefs, derive" de clavis, clef).
Ce mot qui signifie porte-clefs dans
notre ancienne langue, a 6t6 ap-
Slique a l'assemblage des touches,
es clefs.
Clef, du L. clavis (clef), par le
changement, 1° de a en e (voy.
acheter); 2 de v en f (voy. bceujr).
demattte, du L. clematidem
(pervenche).
Clement , du L. clementem
(m6me sens). — D. cUmence, du
L dementia.
Clepsydre, du L. clepsydra
(meme sens).
Clerc, du L clericus (grec xXrj-
ptxo;, qui appartient au clerge\
oppose a latque). Le sens primitif
du mot s'est llargi; clerc a pris le
sens d'homme docte, puis d'homme
de plume, puis de greffier, enfin
de commis {clerc d'avoue. etc....).
— Sur la chute de t dans clericus,
voy. p. lzxzi, et au mot affable.
y Google
CLO
139
CLO
Cfet-jre, du **• clerieatus (le
corps des clercs, derive" de cleri-
cus)* par la chute reguliere de VI
atone (voy. accointer), et par le
cbanaremeni de c en g (voy. adul-
ter) et de atus en <5(voy. ampoule).
Clerical, du L. clericalis
(meme sens).
Cliche** , anciennement eli-
quer, forme qui montre que cli-
eher est une variante de eliquer
(voy. ce mot); de mfime en alle-
mand ab-klatschen (clicher) derive
de klatschen (claquer). — D. cli-
che , clichage.
client , du L. clientem (mSme
sens). — D. clientele.
Ciigner, du L. clinare (meme
sens). N latin est devenu gn, et a
subi la meme transformation que
nn dans grogner (grunnire), pi-
gnon (pinwonem*). I
Clbnat, du L. climatem (cli-
mat). — D. climateriqve.
Cfitt, substantif verbal de eli-
gner (voy. ce mot). *
cllalque, du L. clinice (lecon
qui se fait pr6s du lit des malades). |
CUwqwtunt , abreviation de
Fancienne expression or clin- 1
quant ; clinquer qui correspond
au neerlandais Uinken (r6sonner), j
veut dire propiement faire du
bruit ; la meme metaphore se re-
trouve dans la langue allemande
qui appelle le clinquant rausch- \
gold (litteral. Tor bruyant). ;
CUquetcr, frequentatif du ;
vieux francais eliquer (faire du
bruit) qui est une onomatopee. —
D. cliquetis.
f Cllver, de l'anglais to cleave
(fendre). — D. clivaqe.
Cloaque, du L. cloaca (egout).
Cloche, du L. merovingien
checa (cloche, dont Forigine est
inconnue). — Sur le changement
de c en eh, voy. acharner. — D.
clocher, clochette, clocheton.
Clocher (boiter), en provencal
clopchar. — Le grec x^o^ou;
(boiteux) donna naissance, dans
les premiers siecles qui suivirent
la chute de FEmpire, a une forme
latine cloppus (boiteux;; on trouve
dejd. cloppus dans les Gloses de
Philoxene (* cloppus = y^loi »),
et la Les Alamannorum, donne
cloppus pour claudus • « ut clop-
pus permaneat. » Cet adjectif clop-
pus fournit a notre langue deux
mots importants :
1° Cloppus donna Fancien ad-
jectif francais clop (boiteux), d'ou
le verbe eloper, qui a disparu de
la langue moderne, mais qui a
laisse son pariicipe present dans
l'expression clopin - clopant (dont
le premier terme est le substantif
verbal de clopiner, autre denve de
eloper); e'clopi est aussi un com-
pose de eloper.
2° Cloppus, par un derive clop-
picus, donna le verbe eloppicare
(clocher), qui perdant, suivant la
regie (voy. accointer), son I , se
contracta en clop'care et donna
d'une part le provencal clopchar,
de Fautre le francais* clocher par
le changement de e latin en ch
(voy. acharner).
Cloisoit, du L. closionem
(m6me sens), par la transposition
de l't (voy. chanoine).
Cloitre, anciennement clois-
tre, du L. claustrum (clottre)^ sur
le changement de au en ox par
Fintermediaire de o, voy. aboyer;
sur la chute de *, voy. abitne. —
D cloitrer.
€f opin-cfofMtttt , voy. clo-
cher.
Cloporte , qu'au dix-septieme
siecle on ecrivait encore claus-
parte, alteration de clausporc qui
serait la veritable forme, — ce
mot venant du L. clausus porcus
(litteralement pore enferme , en-
yGoogk
COA
140
GOG
clos). Pourquoi cette denomina-
tion appliquee au cloporte? II se-
rait difficile de le dire ; cependant
elle est generate; le cloporte se
trouve presque partout designe
par le nom du fcochon : les Latins
nommaient le cloporte tant6t asel-
lus (petit ane) , tantdt porcellio
(petit pore) ; les Grecs l'appelaient
dvurxo; (petit ane); les lialiens
disent porcellini ( proprement :
Setits cochons) ; il en est de m6me
ans toutes nos provinces ; le clo-
porte s'appelle en Champagne co-
chon de saint Antoine; en Dau-
phine kaion (cochon); en Anjou
tree (truie). — Tous ces rappro-
chements ne nous expliquent point
Ja cause de rappellation; maisils
en demontrentl existence.
Clofe, du L. claudere( fer-
mer), par la chute reguliere (voy.
p. lxxxi), de Ve penultieme clau-
oVre, et par le changement de au
latin en o (voy. alouette), de dr
latin en r (voy. artier e). — D.
. iclore , enclore , enclos , declore;
clos , closerie, closier.
Cioture, anciennement clos-
ture, du L. clausitura* (de clau-
sus, ferme), par la chute reguliere
de n (voy. accointer), le change-*
ment de au en o (voy. alouette) et
la chute de * (voy. abtme).
€Io«t , ancien francais do, du
L. clavus (clou), par le change-
ment de au latin (clauvs) en o,
puis en ou (voy. alouette). — D.
clouer , cloutier , enclouer , de"-
elouer.
Ctoyere, voy claie.
f Cl»b, de Panglais club (reu-
nion). — u, clubiste.
Clysttre, du L. clyster (mfime
Coaetlf , du L. coactivus (qui
contraint).
Coaguler, du L. coagulate
(meme sens).
Coalteer, mot mal forme de
coalescere (s'unir a). — D. coali-
tion, i
Coasser, au seizieme siecle
coaxer, du L. coaxare (coasser). —
D. coassement.
f Cobalt , venu de l'allemand
cobalt (m§me sens).
Cocagne, anciennement co-
quaigne, dans la mythologie du
moyen age, nom d'un pays unagi-
naire dont .les maisons sont faites
de gateaux, de coques (comme Ton
disait alors, gateau que l'on ap-
pelle aujourd'hui couque).
Cocanie, anciennement co-
quarde (crete de coq), puis insi-
gne a l'origine de couleur rouge,
comme la crete du coq (voy. ce
mot),
Cocasme, origine inconnue.
1. Coche 9 bateau, du L. con-
cha* (qui. du sens originaire de
coquille, de petit vase, est venu a
celui de petit bateau). Sur la re-
duction de nc a c, voy. coque. Le
mot coche (bateau) a ete appliqu6
de bonne heure & certaines voi-
tures publiques par une assimila-
tion si frequente du transport par
terre au transport par eau ; on sait
ou'avant 1855 plusieurs omnibus
de Paris s'appelaient les uns gon-
doles, les autres galeres y emprun-
tant ainsi leur nom aux termes de
la navigation.
2. Coche, voiture, voy. coche 1.
— D. cochety porte cochbte.
3- Coche 9 entaille, mot d'ori-
ffine inconnue. — D. dicocher une
fleche, la faire sortir de la coche
de l'arbalete.
4. Coche, truie, origine incon-
nue. — D. cochon.
f Cochenllle, venu au seizieme
siecle de Fespagnol cochiniUa
(mfime sens).
Cocher, voy. coche %
Cochet 9 voy. coq.
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COF
141
GOI
Coefceoio, origin© inconnue.
Coefcoat, voy. eoche 4.
f Coco, mot venu du portugais
eoquo (meme sens). — D. coco-
tier.
€oeoM f voy. coque.
Coetlon, du L. coctionem (cuis-
son).
Ceete, du L. codex (code). — D.
codifier.
CeJIellle, du L. codicillus
(meme sens).
Coefficient 9 de co (qui est le
latin cum, avec), et de efficient,
du L. efficientem (qui fait).
Coemption, au I. coemptio-
nem (meme sens).
Ceereltlen, du L. coerctttonem
(m£me sens). — D. coercitif.
Cmuw 9 du L. cor (coeur). Sur o
devenu ecu, voy. accueiUir. — D.
ecceurer.
Coffre, du L. copfcinuj (panier,
qui a deja le sods de coffre dans le
Gapitulaire de Villi* , art. 62 :
cofinit id est scriniu. — Con-
formement a la loi de l'accent la-
tin (voy. p. txxxi), cdph(l)nus fut
d'abord contracte en coph'nus.
Dans ce mot ph devient f, suivant
une regie generate en francais (les
Romains prononcaient difTerem-
ment le ph et Yf: « Non tarn fixis
labris, nous dit Priscien, est pro-
nuntianda f, quomodo ph, » mais
cette nuance ne tarda point a de-
venir insaisissable, et elle a tout a
fait disparu de nos langues mo-
dernes). Ph devient f dans : faisan
(pnasianus). fantdme (pnantasma),
/lemme (pmegma) , oli/ant (ele-
pnanlum), gre/fe (grapftium), sou-
fre (sulphur) , gri/fon (gripfto-
nus*).
Cofnus devient coffre par le
changement de n en r; cette per-
mutation de la nasale en liouide se
retrouve dans : ordre (ora'nem),
timbre (tymp'num), pampre (pam-
p'nus), diacre (diac'nem). — D.
coffrei, coffrer; encoffrer.
Coottee, ancien francais coi-
ante, du L. cuneata* (coin pour
fendre le bois). Ea se cnangeant
regulierement en ia (voy. abriger,
agencer), cuniata a aonne coiqne'e
par le changement : 1* de m en
gn (voy. cigogne): 2* de u en oi
(voy. aftgotoe); 3* de ata ente
(voy. ampoule).
Coone**, anciennement cot-
oner, du L. cuneare (meme sens).
Pour le changement de cuneare en
coigner voy. au mot cognte.
CohmMter, du L. cohabitare
(habiter ensemble). — D. cohabi-
tation.
Coherent, du L. cohaerentem
(qui tient ensemble).
cohesion, du L. cohaesionem
(meme sens).
Cohorte, du L. cohortem (co-
horte).
Conue, substantif verbal de
cohuer (crier, huer ensemble).
Pour l'&ymologie, voy. huer.
Coi, feminin cotte, du L. 0>» t3 -.
tus (tranquille), par la chute du t
(voy. aigu) et par le changement
de t en oi (voy. boire), de qu en c
(voy. car),
Coljfe, du L. cofea (coiffe, dans
Fortunat). — Ea aevenant regu-
lierement ia (voy. abriger^ aqen-
cer) t cofia a donne coiffe par rat-
traction de Yi qui a change o en
oi (voy. chanoine). — D. coiffer,
coiffeur , coiffure; de" coiffer.
Coin, vieux francais coing, du
L. cwnetw (coin), par le change-
ment : 1° de eus en tu* (voy. abrrf-
ger, agencer), cuneus devient cu-
ntu*; 2° de ni en an (voy. cigo~
one); 3° de u en oi (voy. anaome).
— D. recoin.
CoVneMer, du L. co-incidere
(se superposer exactement). — D.
coincidence.
y Google
COL
142
CL
Coing^ ancien francais cooing,
en provencal cndoing, en italien
cotogna, du L. cotoneus (de coing).
Eus devenant regulierement ius
(voy. abrSger, agencer), cotonius
a donne le vieux francais cooing :
,1° par la chute du t medial co(t)o-
nius ; 2° par le changement de tit
en ng; 3° par le changement de o
en oi (voy. chanoine). — D. co-
gnasse; cognassier.
f Coke, de l'anglais coke (char-
bon).
Col, dont le mot cou est Padou-
cissement (voy. agneau), du L.
collum (cou). — D. collier f colle-
rette , collet; de'coller; encolure;
accoler.
f colback, du turc kolbdk
(bonnet de fourrure) , adopte pour
certains regiments de cavalerie au
retour de la campagne d'figypte.
Coleoptere, du grec xoXeoir-
teoo; (qui a des ailes en forme
d'etui).
Celere, du L. cholera (bile,
colere). — D. coUrique.
f collbrl, mot venu des colo-
nies ame'ricaines.
Coliflchet, origine inconnue.
CoUtnapon, voy. limacon.
Collque, du L. colica "(mfime
sens).
f Colls, qu'on ecrit plus correc-
tement coli, venu de Pitalien coWt
(charges, paquets).
Collaborer, du L. collaborate
(meme sens). — D. collaborates,
collaboration.
Collateral, du L. coUateralis*
(qui marche a cdte).
Collateur, du L. collator (qui
confere).
Collation , du L. collatio (ac-
tion de conferer). Quant au sens
de repas leger, il vient de ce que
dans les couvents les moines fai-
saient chaque jour une collation,
une conference sur TBcriture sainl
te, conference qui 6tait suivie d'un
repas 16ger auquei on donna le
nom de collatio. — D. collation-
ner.
Colle, du grec x6XXa (meme
sens). — D. coller, de'coller, en-
coller.
Collecte, du L. collecta * (par-
ticipe du verbe colligire, propre-
ment ce qu'on recueille). — D.
collecteur.
Collectlf, du L. collectivus
(meme sens).
Collection, du L. collectionem
(meme sens). — D. collectionner*
College, du L. collegium (m6me
sens). — D. colttgial, colUgien.
Collegue, du L. collega (meme
sens).
Coller, voy. colle.
Collerette, voy. collier.
Collet, voy. col. — D. colleten
se dtcolleter.
Collier, voy. com. — D. colle-
rette, diminutif de l'aucienne forme
coller pour collier
Collttte, du L collina (col-
line, dans les arpenteurs romains ;
Columelle donne la forme collinum).
Collision, du L. collisionem
(choc).
Collocation, du L. collocatio-
nem (placement)
Colloque , du L. colloquium
(entretien).
Colloquer, du L. collocare
(placer) .
Collusion, du L. collusionem
(meme sens).
Collyre, du L. collyrium (meme
sens).
Colombe, du L. columba (m&me
sens). — D. colombier) colombin.
Colon, du L. colonus (qui cul-
tive une terre). — D. colonie, co-
lonial, coloniser.
f colonel, venu au seizieme
siecle de l'italien colonello (mime
sens).
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COM
143
COM
Cofimne, du L. cclumna (co-
lonne), par le changement : 1° de
u en o (voy. annoncer) ; 2 # de win
en nn, comme dans Garonne (de
Garumna). Cette assimilation exis-
tait deji dans la langue latine
qui disait connecto pour cum-
necto, etc.... — D. colonnade, co-
lonnette.
Colephane, au seizieme siecle
colophone, du L. colophonia (resine
de Colophon).
Coloqulnte, du L. colocynthis
(courge amere).
Colorer, du L. colorare (meme
sens). — D. coloration.
f Colorls , venu au seizieme
siecle de Pitalien colorito (m6me
sens). — D. colorier, coloriste.
Colosse, du L. colossus (meme
sens). — D. colossal.
Cof porter, de col et porter
(voy. ces mots) , le colporteur,
6tant proprement un marchand
ambulant qui porte ses marchan-
dises sur son dos. — D. colpor~
teur, colportage.
Colore , du grec xoXovpo;
(ypafx|j.Tl , proprement : ligne co-
lure).
f colza, du flamand koolsaed
(colza).
Combattre, de battre (voy. ce
mot), et de cum (avec). — D. com-
bat (subst. verbal).
Combien , 'du vieux francais
com (a quel point), ancienne forme
de comme (voy. ce mot), et de
l'adverbe bien. Voy. ma Gram-
maire Historique de la langue
francaise, p. 238.
Combiner, du L. combinare
(mfime sens). — D. combinaison.
Comfcfe, du L. cumulus (qui a
le sens de faite, de comble, dans
plusieurs textes du moyen age};
cum{H)lus contracte suivant la re-
gie (voy. p. lxxxi) en cumulus a
donne comble par le changement :
1° de u en o (voy. annoncer) ; 2° de
ml en mbl (voy. absoudre).
Comfcfer, du L. cumulare
(combler), contracts regulierement
(voy. accointer) en cumulate, d'ou
combler par le changement : 1* de
u en (voy. annoncer) ; 2° de ml
en mbl (voy. combler).
Combustion, tdu L. combus-
tionem (meme sens).
Corned le, du L. comoedia
(meme sens). — D. come'dien.
f Comestible, venu au sei-
zieme siecle de l'italien comestibile
(meme sens).
Comete , du L. cometes (m6me
sens).
Comlee, du L. comitium (as>
semblee) .
Comlque, du L. comicus (m6me
sens).
f Comlte, venu, pendant la He-
gence , de l'anglais committee
(meme sens).
Commander, du L. commen*.
dare (ordonner, dans les der-
niers siecles de la latinite). — D.
commande (substantif verbal),
commandement ; commandant ,
commendeur, commenderie; com-
mandite; recommander.
Commandite, voy. comman-
der, — D. commanditer, comman-
ditaire.
Comme, du L. quomodo (de
quelle facon). Sur la chute des
deux dernieres syllabes , voy-
p. lxxxi). (Sur qu devenu c, voy.
car. — D. comment, compost de
comme et de ent qui est le latin
indi (sur t devenu e, voy. p. lxxxv ;
sur d devenu f, voy. p. xcvni);
cette forme ent se retrouve aussi
dans le mot souv-ent (sub inde).
Commemoration , du L. com-
memorationem (meme sens). — D.
Commemoratif.
Commence** , en italien co-
minciare, duL. cuminitiare (meme
y Google
COM
144
COM
sens, compose" de cum et de ini-
tiare, commencer) Cumin(1)tidre
perdant son I bref suivant la regie
(voy. accointer), cumin' tiare a
donne commencer par le cnange-
ment • 1° de tiare en cer (voy.
agencer): 2° de in en en (voy.
p. lxxxv); 3° de u en o (toy. an-
noncer. — D. commencement.
Commensal, du L. commensa-
lis* (qui vitalameme table, mensa).
Commensurable, de cum et
de mensurabilis (mesurable),
Commettt, voy. comme.
Commeatalre,du L. commen-
tarius (meme sens).
Commeater, du L. commen-
tari (meme sens). — D. commen-
tateur.
Commerce , du L. commer-
cium (trafic). — D. commercant,
commercer, 'commercial.
Commere. L'figlise catholi-
que doone aux enfants, par le bap-
teme, un pere et une mere spiri-
tuels charges de remplacer le pere
et la mere natureU forsque ceux-
ci meurent; le parrain et la mar-
raine de l'enfant , e*tant considered
par rfiglise comme son second pere
et sa seconde mere, ou, comme
nous dirions aujouitrhui, son co-
p&re ou sa co-mere, le latin eccle-
siastique exprimait cette double
idee par les mots com-pater, com-
mater, d'ou compare et commere,
qui, a Torigine de la langue, si-
gnifiaient seulement celui et celle
qui ont tenu un enfant sur les fonts
baptismaux. — Sur le changement
de commater en commtore, voy.
mire. — D. commerage.
Comntettfe, duL. committere
(confier). Sur mittere devenu met-
tre, voy. admeUre. — D. commix,
commissaire, commission.
Cemmlnatelre, du L commi*
natorius* (de comminationem ,
menace, comminari, menacer).
€onttttl# 9 voy. commettre.
Commiseration, du L. com-
miserationem (meme sens).
Cotttmtosaife, voy. commet-
tre. — D. commissariat.
Commission, voy. commettre.
— D. commissionner, commissio-
naire.
Commode, du L. commodus
(meme sens). — D. commode (meu-
ble ainsi nomme a cause de sa
commodity.
Commotion, du L. commotio-
nem (£branlement, commouvoir).
Commuer, du L. commutare
(commuer). Sur la chute du t, voy.
abbaye. — D. commudble.
ComiMNM) du L. communis
(meme sens). — D. commune ,
communal, communisme, commu-
niste.
€ofMM«MM<m*e', du L. com-
munalitatem (meme sens), par la
chute reguliere de 11 latin (voy.
accointer), et la reduction de com-
munaVtatem en communauti par
le changement : 1 • de al en au
(voy. agneau); 2° de atem en 4
(voy. abbe").
CottttMMMief*, du L. commu-
nicarn (qui, dans la langue de l'E-
glise, signifie participer au sacre-
ment de l'Eucharistie). Sur la chute
du c medial, voy. affouage.
Communion, du L. commu-
nionem (meme sens).
Communlquer, du L. commu-
nicare (m6me sens). — D. commu-
nication, communicatif.
Commutation, du L. commu-
tationem (rofime sens).
Compaete, du L. compactus
(presse).
Composite, feminin de l'an-
cien francais compaing (compa-
gpon); le latin cum-panis* (qui
mange le meme pain), donna, aux
temps merovingiens, un substan-
tif compdnio* qui a donne la
y Google
COM
145
COM
vieux francais compaing (par \e
changement de a en at, voy. ai-
gle), tandis que Taccusatif compa-
nionem donnait la forme comva-
gnon (par le changement reguner
de ni en gn., voy. cigogne). — De
ces deux cas, sujet et regime, c'est
le dernier seul qui a persists (voy.
Grammaire Historique de la lan-
gue francaise, p. 154) ; — com-
paing a disparu (tout en laissant
son eminin compagne et le derive
eompagnie) f et compagnon a pris
sa place. Le plus ancien exemple
que Ton connaisse de ce mot, se
trouve dans les Gloses germano-
latines de laBibliotheqqe du Vati-
can , Gloses contemporaines de
Louis le Debonnaire, dans cette
phrase deja toute romane : « ubi
(h)abuisti mansionem (h)ac node,
eompagn? » — D. compagnie, com
pagnon, accompagner.
Compagnie^ voy. compagne.
Com pactum, voy. compagne,
— D. compagnonnage.
Compuraitre) du L. compa-
rescere (mdme sens). Sur le chan-
gement de pdreseere en paraUre,
voy. apparattre.
Comparer, du L. comparare
(mdme sens). — D. comparaiion,
comparable, comparatif.
ComjKiroii*, du L. comparere
(mSme sens). Sur e devenu ot, voy.
accroire.
4. Cemparfe, venu de l'italien
comparsa (figurant).
Compartisnent, division,
substantif tire de l'ancien verbe
francais compartir (diviser), qui
est le L. compartiri (distribuer).—
Compartment derive de compartir
comme sentiment de sentir.
Comporutlon, corruption du
L. comparitionem (meme sens).
Compos, proprement, mesure,
distance egale; dans notre an-
cienne langue, compas signifiait
pas igal, pas rigulier, du L. com-
passu* (voy. pas). — D. comvasser,
mesurer au compas , d'ou le sens
figure de s'etudier. de s'observer.
Comp*Mloo,du L. compassio-
nem (souffrance .partagee).
Compotlr, du L. compatiri
(souffrir avec). — D. compatible,
incompatible (compatibilis*, incom-
compatibilis*) .
Compotrlote, qui a la m6me
patrie, du L. compatriota (meme
sens).
Compendium, mot latin signi-
fiant abrigL
Compeoser, du L. compensare
(meme sens). — D. compensation ,
ricompenser.
Compete, voy. commere.
Composer, du L. competere
(elre de la competence de). — D.
competent, competence, incompe-
tent, incompetence.
Competltenr, du L. competi-
tor (meme sens). — D. competi-
tion.
Compiler, du L. compilare
(meme sens). — D. compilation.
Contplainte, substantif parti-
cipial de l'ancien verbe complain-
dre (voy. plaindre).
Contpiaire, du L. complacere
(meme sens). Voy. plait e. — D.
complaisant, complaisance.
Complement, du L. comple-
mentum (m&me sens). — D. com-
pMmentaire.
complet,duL. completes (mfinie
sens). — D. completer.
Complexe, du L. complexus
(qui embrasse, quir6unit).
Complexion, du L. complexio-
nem (constitution).
Compllee,du L. complicem (H6,
mfile a une affaire). — D. compli-
cate.
Complies, qui est dans le la-
tin ecclesiastique completes; sur le
ch ement de e en t, voy. accom-
9
y Google
COM
146
- C-
CON
plir; sur la chute du t, voy. aigu.
— Dans la langue liturgique, on
appelle cette partie de Poffice horse
completse, parce qu'elles achevent
le service divin (qui comprend
Prime, tierce, sexte , none et com-
plies, — ou, comme disent les li-
turgistes, prima, tertia, sexta,
nona, completorium).
f compliment, venu au sei-
zieme siecle de Pitalien complu
mento (mfime sens). — D. complir
menter.
Compllquer, du L. complicare
(mgme sens). — D. complication.
Cotttplot, origine inconnue. — .
D. comploter.
Componctlon, du L. compunc-
tionem (douleur poignante <ravoir
offense la divinite).
Comporier, du L. corny cifare
(meme sens).
Composer, du L. compausare,
compose de cum et de pausare
(placer). Sur au devenu o, voy.
alouette. — D. recomposer, decom-
poser, compositeur, composition
(L. compositorem,compositionem).
Composite, du L. compositus
(mfime sens).
Comnosteur, du L. composi-
torem (qui compose), par la chute
rSguliere de i atone (voy. accoin-
ter), et par le changement de o en
eu (voy. accueillir).
Compote, ancien francais com-
poste, en italien composta, du L.
composite* (composition de sucre,
de cannelle, etc.).
Comnremfre, du L. com-
prendere (m§me sens). Sur la chute
de Pe penultieme, voy. apprendre.
— D. comprehension (directement
duL. comprehensionem ; m. sens).
Compreiie, substantif verbal
de Pancien verbe francais compres-
ser (voy. presser).
Comprlmer, du L. comprimere
(m6me sens).
Cotttpromettre, du L. com-
promittere (meme sens). Surmtf-
tere devenu mettre, voy. admettre.
— D. compromis.
Contptabie , voy. compter ; —
D. comptabilite".
Compter ) du L. computare
(calculer), par la chute reguliere
de U (voy. accointer). — D. compte
( substantif verbal ) , comptaUe ,
comptoir , d-compte , de'eompter,
me'compte (substantif verbal de me*-
compter).
Compnlser, du L. compulsare*
(pousser, puisreunir, rassembler).
Comput, du L. computum (cal-
cul) . — D. computer.
Comte*. du L. comitem, par la
chute r6guliere de Vi (voy. p. lxxxi).
— D. comtesse, comM, vicomte.
CottcoMer, du L. conquassare
(m&me sens) ; voy. casser.
Concave, du L. concavus (m&ne
sens).
Conceder, du L.concedere(m&-
me sens).
Concentrer, de con (cum, avec)
et de centre. D. concentration, con-
centrique.
Concept, du L. conceptus (ce
que Ton concoit).
Conception, du L. conceptio-
ns (mfime sens).
Concerner, du L. concernere*
(mSler ensemble).
f Concert, venu au seizieme
siecle de Pitalien concerto (memo
sens).
f Concerter, venu au seizieme
-siecle de Pitalien concertare (mfime
sens). — D. de" concerter .
Concession, du L. concessit
nem (m6me sens). D. concession*
naire.
f Concetti, mot italien, signi-
fiant pense'e briUante et fausse.
Cottcevolr, du L. concipere
(concevoir). Voy. accourir et ma
Grammaire historiquede la langue
y Google
CON
1*7
CON
fratofaise, p. 199. pour le emplace-
ment de i'accent latin. Sur le chan-
gement 1° de i en e, voy. mettre; \
2° de p en v, voy. arriver; de e en
oi, voy. accroire. — D. tneone*-
Cenchyliologfe, science, etu-
de (X6yoc) des coquilles (xoy^uXia). '
Concierge, origine lncon-
nae.
Cenclle , du L. concilium (as-
sembled).
Conelllnbnle, du L. concilia- \
bulum (meme sens).
Conclller, du L. conciliate
(unir). — D. conciliation, reconci-
liation.
Cue!*, du L. concisus (concis).
— D. concisiom •
Cotteitoyett, de con (cum,
avec), et citoyen (voy. ce mot).
f Conel*ve,de l'italien conclave
(meme sens).
Conelnre, du L. concludere
(conclure), qui perdant son 8 pe-
nultieme suivant la regie (voy.
p. lxxxi) et se contractant en con-
clud're a change dr en r (voy. ar-
rive).
Conclusion, du L. concJusto-
nem (mfime sens).
€ottcom6»*e, du L. cucume-
rem (concombre). Suivant laloi de
i'accent latin (voy. p. lxxxi) , cu-
cum\e}rem, contracts en cucum?-
rem, a subi trois cbangements :
1° Pintercalation d'un n, cuncum'-
rem, comme dans : lanterne (la-
terna), rendre (redd're), convoiter
(cupitare*), jongleur (joculator),
Iangouste (locusta), peintre (pic-
tor), flanc (flaccus), peinture (pic-
tura), malingre (malaeger). Gette
intercalation avait souvent lieu en
latin, ou Ton trouve deja pinetor,
lanterna, rendere, pour pictor,
tatema, reddere, 2° Cuncum'rem
est devenu concombre par le chan-
gement de roVen mbr (voy. absou-
dre) t et par celui de u en o (voy.
annoncer).
Concorde, du L. concordia
(mSme sens}* — D. concorder, con-
cordance, concordat.
Cotteowffv*, du L. concurrere
(meme sens). Voy. courir.
Cottcowr*, du L. concursut
(voy. court).
Ceneret, du L. concretus (qui
a une consistance solide).
Concretion, du L. concret ionem
(m&me sens).
ConcuMne, du L. concuoina
(meme sens). — D. concubinage.
Concupiscence, du L. concu-
piscentia (meme sens).
Concurrent, du L. concurren-
tern (meme sens). — O. concur-
rence.
Concussion, du L. concussio-
nem (concussion, en droit romain).
— D. concusiionnaire.
CotMfattMtet*, du L. condem-
nare (meme sens). — D. condam-
nation, condamnable.
Condenser, du L. condensare
(dpaissir). — D. condensation, con-
densateur, condensable.
Condescendre, du L. condes-
cendere (meme sens) . Voy. descen-
dre. — D. condescendant, condes-
cendence.
Condiment, du L. condiment
turn (assaisonnement).
Condition, du L. conditionem
(meme sens). — D. conditionner ,
conditiormel.
f condor, mot d'origine amen*
caine.
€otufoIetittee, voy. dottance.
Condnetenr, du L. conductor
rem (meme sens).
Cotuftelfe, du L. conducere
(conduire). Conduc {8)re se contracte
regulierement (voy. p. lxxxi) en
condue're, et donne conduire pa*
le changement 1° de u en ui (voy.
buis et benir) ; 2° de cr en r (voy.
y Google
CON
148
CON
b4nir). — D. conduite (substantif
participial), conduit, conduire,
reconduire t inconduite.
cdne, du L. conns (cdne). —
D. conique, conif&re (qui porte,
fer, des fruits coniques).
Contortion, duL. confectionem,
(meme sens). — D. confectionner.'
Confederer, du L. confede-
rate (meme sens). — D. confid&ra-
tion.
Conferer, du L. conferre (con-
ferer). — D. conference.
Confesses, du L. confessari*
(confesser, frecpentatif de confUeri;
pour la formation, voy. p. xxxhi).
— D. confesse (substantif verbal),
confesseur, confession , confession-
nal.
Confidence, du L. confidentia
(meme sens) . — D. confidentiel,
confident (L. confidentemj.
Coat/let*, du L. confidare* (con-
fier). Pour les permutations, voy.
fier. — D. confiance, confiant.
Configuration , du L. configu-
rationem (m6me sens) .
Conflns , du L. confinis (ayant
la m6me frontiere).
Confire, du L. conAcere, pre-
parer des (fruits). Conftcere a pris
specialement, dans la latinite du
moyen age, le sens de composer un
remede, une preparation pharma-
ceutique : quod perveniel ad noti-
tiam suam (lit-on dans les Leges
Neapolitans) quod aliquis confec-
tionarius minus beni conficiat, cu-
rias denuntidbit. Contracte sui-
vant la regie (voy. p. lxxxi) en
conficWe, ce mot a donne confire
par le changementde cr en r (voy.
" benir). — D. con fit, confiture, con-
fiseur, dt con fit, de'confiture.
Confirmer, du L. confirmare
(mSme sens). — D. confirmation.
CottJIaetcr, voy. confire. — D.
confiserie.
Conflaqner, du L* confiscate
(adjuger au fisc). — D. confisca-
tion.
Confiture, voy. confire.
Conflagration, du L. confla-
grationem (embrasement general).
€ott/Iif, du L. conflictus (con-
flit), par le cbangement de ct en*
(voy. affile").
Conflner, du L. conftuere (m6me
sens). — D. confluent,
Cott/btuffe, du L. confundere
(mdme sens). Sur la cbute de l'£
penultieme, voy. p. lxxxi; sur u
devenu o/voy, annoncer.
Conformation, du L. confor-
mations (meme sens).
Conforme, du L. conformis
(meme sens). — D. conformer, con-
formite'.
f Contort, confortanle,mots
venus de l'anglais confort, confor-
table (m&me sens).
Cott/brtef, du L. confortare*
(rendre fort). — D. riconforter.
Confraternlte, voy. fraternitL
€ott/**e»*e, voy. frere. — D.
confreHe.
Confrotttef, voy. front. — D.
confrontation.
Confua, du L. confusus (meme
sens). — D. confusion.
Conge, proprement : permis-
sion; faire quelque chose sans le
conge" de quelqu'un, du L. coin-
meatus (conge\ permission, auto-
risation), qui est deja commiatus
I dans les textes du huitieme siecle,
1 par exemple dans les Capitulaires
de Charlemagne : Mulier, si sine*
comiato viri sui velum tn caput
suum miserit. (VI, 16). — Sur ce
changement de commeatus en com*
' miatus, voy. abre'ger et agencer.
I Comiatus donne le provencal com-
jat et le francais conge"; ce dernier,
par le changement 1° de t latin en
g, voy. abriger; 2° de atus en e* f
I (voy. ampoule"); 3°de m en n(voy.
I changer)* — D. congidier.
y Google
CON
149
CON
Congeler, du L. congelare(m&-
melsens). — D. congelation.
Congenere, du L. congener
(du m£me genre).
Congestion, du L. congestion
nem (accumulation, amas).
Cona;re,du L.conaru*(congre)t
Congregation, du L. congre-
gationem (reunion).
Congres, du L. congressus (ren-
contre , entrevue).
Congrn, du L. eonpruus (con-
venable). — D. tncongru, incon-
gruite.
Conjecture, du L. eonjectura
(meme sens). — D. conjectural.
Conjelndre, du L. conjungere
(unir). Voy. joindre. — D. con-
joint.
Conjonctlf, du L. conjonctivus
(meme sens). — D. conjonctive.
Conjonctlou, du L. conjonctio-
nem (m6me sens).
ConJonctnre, du L. conjonc-
tura (meme sens).
Conjugal, da L. conjugate
(meme sens).
Conjnguer, du L. conjugate
(conjuguer). — D. conjugaison.
Conjurer, du L.conjurare (con-
jurer). — D. conjuration. •
Connaitre , ancien francais
conoistre, du L. cognoscere Cognos-
deyre contracte suivant la regie de
1 accent latin (voy. p. lxxxi) en co-
gnosce, a donne conoistre par le
changementl°de gnen n (voy. as-
sener) ; 2° de o en ot(voy. c/ianoine) ;
3° de«r en str (voy. ancitre). — Co-
noistre est devenu connaitre par le
changement l°de n en nn(voy. en-
nemt); 2° de oi en at (voy. accroirc);
3° par la chute de s (voy. abtme).
— D. connamont, connaissance,
connaisseur, connaissemenf, con-
naissable, reconnaissable, recon-
naitre, reconnaissant, reconnais-
sance ; mtconnaitre.
Cottttetafcle, anciennement
conestable, en italien conestabile y
du L. comes stabuli (vvtiet des
ecuries; dignity de ITSmpire Ro-
main conserved par les Rois Francs) .
Le comes-stabuli, ou, comme onne
tarda point a l'appeler en un seul
mot, le comestaoulus, charge, sous
nos premiers rois, du soin de la
cavalerie, arriva au treizieme sie-
cle a posseder le commandement
general desarmees. Comes-stabuli,
devenu comestabulus , se cbangea
des le huitieme siecie en conesta-
bulus. (Un texte de 807 dit : co-
mes stabuU quern corrupti conesta-
bulus appelCamus.) Comestdb(a)lus
contracte regulierement (voy. p.
lxxxi) en comestaVlus a donne
conestable par le changement tres-
irr6gulier de m medial en n (voy.
changer). Sur la chute posterieure
de s, voy. abime.
Connexe, du L. connexus (qui
a une liaison, un rapport intime).
ConnWer, du L. connivere
(fermer les yeux). — D. connivence
(L. conniventia).
Conqne, du L. concha (co-
quille) .
ConqueVfv, du L. conquirere
(conquerir). Sur le changement de
quirere en querir, voy. acquirir.
— D. conquerant, conquite (sub-
stantif participial fort; voy. ab-
soute et quite pour la formation de
ce mot).
Consacrer, du L. consecrare
(mGme sens).
Conoanguln, du L. consangui-
neus (parent du cote du pere).
Conscience, du L. conscientia
(meme sens). — D. consciencieux.
Conscription, du L. conscrip-
tionem (enregistrement).
Conocrlt, du L. conscriptus
inscrit, enregistr6).
Consecration , du L. consecra-
tionem (meme sens).
Conoecutlf, du L. consecuti-
Digitized by LjOOQIC
CON
150
CON
vus* (qui se suit, denve" de conse-
cutum).
Cottseif, du L. consilium (con-
seil). Sur t devenu ei, voy.p. lxxxv.
— D. conseiller, diconseiller* *
Consentir, du L. consentire
(s'accorder) . — D. consentement.
Consequence, du L conse-
quentia (consequence;. — D. con-
sequent (consequentem), const-
quemment (pour consSquentment ;
voy. abondamment), inconsequent,
inconsequence.
€on«et*t>et* 9 du L. conservare
(m6me sens). — D. conservation,
conservatoire, conserve (substantif
verbal), conservateur.
Constderer, du L. considerare
(examiner attentivement). — D.
consideration, considerable, incon-
sidere', de 1 consider e".
consigner, du L. consignare
(mfime sens). — D. consigne (sub-
stantif verbal), consignation, con-
signataire.
Conslster, du L. consistere (se
composer de) — D, consistant,
consistance.
Conslstolre, du L. consisto-
rium (lieu ou Ton siege).
Console, origine inconnue.
consoler, du L.consolari (con-
soler). — D. consolation, consola-
ble . consolateur.
Consollder, duL. consolidare
(rendre solide). — D consolidation.
Consommer, du L. consum-
mare (acbever). — D. consomma-
tion, consommdf, consommateur.
Consomptlou, du L. consump-
iionem (destruction).
Consonne,duL. consona (meme
tecs).
Consonnanee, du L. conson-
nantia (meme sens).
Consorts, du L. consortes (co-
€ott*ott4e,ancien francais con-
fide, en it ilien consolida, du L.
consolida (meme sens). Pour la
forme, voy. soude.
Consplrer, du L. conspirare
(meme sens). — D. conspiration,
conspirateur.
Conspuer , du L. conspuere
(couvrir de bave).-
Constant, du L. constantem
(m§me sens). — D. Constance,
constamment.
Constater, form6 du L. status
(etat). Constater, e'est proprement
decrire l'etat d'une chose.
Cons telle, du L. consteUatus
(constelle).
Constellation, du L. consteh
lationem (mdme sens).
Consterner, du L. consternare
(eflrayer). — D. consternation.
Constlper, du L. constipare
(meme sens). — D. constipation.
Constltuer, du L. constituere
(etablir, fonder}.— D. constitution,
constitutional , QonstitutionnaliU,
constituant, constitutif.
Constrlcteur, du L. constric-
tor (qui serre). — D. constriction.
Construe tlon, du L. construe-
tionem (mfime sens).
Constrnlre, du L. construere
(m§me sens).
Consul, du L. consul (meme
sens). — D. consulat, consulaire.
Consnlter, du L. consultare
(consulter). — D. consulte (substan-
tif verbal), consultant, consulta-
tion, consultatif.
Consumer, du L. consumere
(mfime sens).
Contact, du L. contactus (meme
sens).
Contagion, du L. contagiomm
(communication par contact). — D.
contagieux (L. contagiosus).
Cottte, voy. conter.
Contempler, du L. contem-
plati (m6me sens). — D. contem-
plation, contemplateur., contem*
platif.
y Google
CON
151
CON
Contemnoraln, du L. content- 1
poraneus (qui est da meme temps.)
Contemptenr, du L. contemp- i
tor (qui meprise). i
Contenance, voy. contenir. I
Contenlr, du L. continere (ren- .
fermer), par le changement 1° de '
i en e (voy. admettre)\ 2° de c en
t (voy. accomvUr).—D. contenant,
contenance, ae'contenancer.
Content, du L. contentus (me-
me sens). — D. contenter, micon-
tenter, contentement.
Contentleux, du L. contention
sus (m§me sens).
Contention, du L. contentio-
nem (tension).
Cottier, en provencal con-
tar, du L. computare (proprement
compter. puis^num^rer,enfin/atr«
un re'cit). Ce qui met hors de doute
cette origine, c'est que l'italien
contare, respa$?nol contar posse-
dent le double sens de conter et de
compter. L'alleraand dit de meme
erxdhlen (conter), derive de zah-
len (compter). Comp(u)tdre, se
contractant regulierement (voy.
accointer) en compt'are, a donne
conter par le changement 1° dem
en n (voy. changer) ; 2* de pt en t
(voy. acheter). — D. conte (sub-
stantif verbal) ; contour, raconter.
Con tester, du L. contestari
(mfime sens). — D. conteste (sub-
stantif verbal), contestation, con-
testable.
Contexte, du L. contextus
(tissu) .
Contign, du L. contiguus (qui
touche a).
Continent, du L. continentem
(meme sens). — D. continence.
Contingent, du L. contingen-
tem (eventuel). — D contingence.
Conttnu, du L. continuus (me-
me sens). — D. continuity, conti-
nuellement, continuer, continua-
tion, discontinuer.
Contondant, do L. contunden-
tern (qui broie).
Contortion, du L. contorsio-
nem (action de tordre).
Contonrner, voy. tourner. — »
D. contour (substantif verbal; voy.
tour).
Contractor, du L. contractare 9
(contracter). — ■ D. contraction.
Contradlcteur, du L. contra-
dictor (qui contredit). — D. con-
tradiction (L. contradictiouem) ;
contradictoire (L. contra dictori us).
€oMfraiM<ffe,du L. constrin-
gere (contraindre). Sur la chute de
s, voy. abime; sur le changement
1° de ingere en eindre, voy. as-
treindre; 2° de eindre en atndre,
voy. p. lxxxv). — D. contrainte
(substantif participial).
Contralre, du L. contrarius
(meme sens). — D. contrarier,
contrarUU.
f contraste (opposition), venu
au seizieme siecle de l'italien con-
tralto (meme sens). — D. con-
trasted
Contrat , anciennement con-
tract, du L. contractus (contrat) .
Contravention, du L. contra-
ventionem*.
Contre, du L. contra (contre,
a Voppose de). — D. encontre.
f Contrebande, venu au sei-
zieme siecle de l'italien contrab-
bando (contrebande). — D. contre-
bandier.
€otttf**eear**er', voy. contre et
carrer.
CoMtre-danse, voy. danse.
Contredire, voy. contre et
dire.
€ott*r*»e, en it alien contrada,
du L. contrata* (proprement le
pays qui est devant vous, contrd);
voici un exemple de l'emploi de ce
mot dans un texte latin du moyen
age : Statuimus, ut in utraque
contrata, tarn in terris domanii
y Google
CON
152
CON
nostri quam in baronum, etc.
[Leges Sicil. , III, 38.1 — De meme
que contrata derive de la preposi-
tion contra, Palleraand gegend
(contree) derive de la preposition
gegen (contre). — Pour le change-
merit de contrata en contrie, voy.
ampoule'.
Cottfne/bfoat, voy. contre et
fagon.
Coninefoli^, voy.. contre et
(aire. — D. contrefait.
CotUfemtiiufer, voy. contre
et mander.
€otUre-jK»**fo, voy. partie.
€ottfr>e-f»ie«f , voy. pted.
Contre-poidsj voy. contre et
pot'd*.
Con^ne-j»o<n^ voy. contre et
point.
Cottfre-temps, voy. contre et
temps.
Coiilm«tt{r, voy. contre et
ventr.
CoattVevetttf, qui protege du
vent ; voy. contre et vent.
Centrlnuer, du L. contribuere
(meme sens). — D. contribuable,
contribution (L. contributtonem).
Contrlster, du L. contrutare j
(attrister).
Contrlt, du L. contritus (broyS, ,
humilie). — D. contrition). \
€ott*t*ofe 9 ancien francais con- 1
tre-rdte, proprement registre dou-
ble a l'aide duquel on verifie le
registre, le rdle original. — D con-
triver, contrdleur.
Contr otfvev, voy. trouver.
Contravene, du L. contro-
versia (dispute). — D. controver-
siste. I
Contnmax, du L. contumax
(qui fait defaut). — D. contumace. ,
Centns, du L. contusus (fra-
cassg). I
Contusion, du L. confueionem
(mfime sens). ]
€oatvaf*et*e, du L.amvtncere i
(convaincre) : pour les permuta-
tions de lettres, voy. vaincre*
Convalescent, du L. convales-
centem (qui prend des forces). —
D. convalescence.
Cottveniv*, du L. convenire
(m6me sens). — D. convent*, con-
venable, convenance (L. con venien-
tia), diconvenue.
Convention, du L. conventio-
nem (accord). — D. conventionnel.
Cenventuel, du L. conventua-
lis (qui appartient au couvent, au
conventus).
Converter, du L. convergere*
(tourner vers). — D. convergent,
convergence.
Convers, du L. conversus (con-
verti).
Converser, du L. conversari
(vivre avec quelqu'un ; d'ou le sens
de causer). — D. conversation.
Conversion, du L. conversion
nem (changement).
Cottvertlr, du L. converter*
(changer). Sur le deplacement de
l'accent latin, voy. accourir; sur
le changement de e en t. voy. ac-
complir. — D convertible.
Convexe,du L. convexus (mfime
sens). — D. convexiU.
Conviction, du L.convictionem
(m6me sens) .
Convict; en italien convitare,
du L. convitare* (form6 de con,
avec , et du radical vitare. qui se
retrouve dans invitare, inviter).
Sur la chute du t, convi(t)are , voy. .
abbaye.
Convive, du L. conviva (com-
mensal).
Convocation, du L. cowooca-
tionem (appel).
Cottvof , voy. convoyer.
Cottvolter, en vieux francais
covoiter, en italien cuvitare, du L.
cupitare (desirer), derive de cupi-
tum, participe de cupere par la
formation ordinaire des verbe3 fire
yGoogk
COP
153
COR
bo
quentatifs; voy. p. urn. Cupiiare
a donne le vieux francais covoiter,
puis la forme moderne convoiter,
par le changement 1° de u en o
tyoy. annoncer) et le renforcement
a'un n (voy. concombre) ; 2° par j
le changement de p en b (voy. •
abeUle); 3° de i en oi (voy. ootre).
Control f foe, ancien francais
covoitise 1 en Catalan cobdtct'a,*en
italien cupidixia, du L. cuptdttta
(forme de la basse latmite pour
cupiditas y desir : gut cupiditia
aettuant, dit Ratherius Veron),
qui a donne covoitise, puis conroi-
*i*e par le changement : 1° de u en
o (voy. annoncer) , et par Taddi-
tion de n (voy. concombre) ; 2° par
le changement de p en b (voy
ofcitfe]; 3° par le durcissement in-
solite ae d en t (voy. p. xcvm); 4°
le changement de U en s doux
Voy. agencer); 5° de i en ot (voy.
ire).
Consoler, du L. convolare
(mSme sen?).
Convoquer, du L. convocare
(reunir) .
Convoy er, a l'origine con-
voier, du L. conviare (escorter,
fai^ route, via, accompagner) . Sur
le changement de i en oi, voy.
boire. — D convoi (substantif
verbal).
Convulsion, du L. convulsion
nem (spasme;. — D. convulsif, con-
vulsionnaire.
Cooperer, du L cooper ari
(rnfime sens). — D. cooperation,
cooperateur , coope'ratif.
Coordonner, Coordination,
voy. ordonner.
Copeawt) origine inconnue.
Cople, du L. copia (proprement
abandonee multiplication; multi-
plier, repandre (facere copiam) un
manuscrit, en le reproduisant par
Vecriture un grand nombre de fois.
D'ou le sens restraint de copia, qui
designe au moyen age la repro-
duction d'un acte ou d'un manu-
scrit. — D. copUte 1 copier,
Copleax, du L. copiosus (abon-
dant).
Copule, du L. copula (union,
lien). — D. copulalif.
Coq, anciennement coc, du L.
coccum* (coq , dans les Lois Bar-
bares). Si quis coccum aut galli-
nam furaverit, dit la Lex Salica
(VI 1, 16). Coccum est une ono-
matopee, exprimant le cri de l'oi-
seau.
— D. cochet, cocarde (crfite de
coq), coquet (anciennement petit
coq; d'ou le sens de l'adjectif co-
que*, proprement vain comme un
coq) ; coquelicot t qui est dans l'an-
cien francais coquelicoq et signifie
coq; il designe aujourd'hui le pe-
tit pavot des champs, dont )es-
fleurs sont rouges comme la crfite
du coq. L'origine de coqudicot au
sens de coq est une onomatopee,
imitation du cri du coq.
Coque, du L. concha (coque).
Concha a donne coque, comme
conchylium a donne coquille.CeXXe
reduction de nc a c se retrouve
dans escarboucle (carbunculus),
a s dans demoiselle (domin'cella),
damoweau (domin'cellus). Sur ch
devenu c, puisq, voy, xcix. — D.
coquetier.
Coqitecfyftte, origine incon-
nue.
CoqveUcot, voy. coq.
Coqw ef ttcne , origine incon-
nue.
Coquet, voy. coq. — D. co-
queter, coquetterie. .
Cogwlffe, du L, conchyliuw
(coquilie) : pour les changements
de leitres, voy. coque. — D. co-
quillage, coquiUier.
Coqtfittj origine inconnue. —
D. coquinerte.
1. Co*, du L. cornu (tumeur
y Google
COR
154
COR
de Fepiderme qui a 1 aspect de la
come). Sur rn devenu r, voy. au-
bour.
2. Co»*, trompe, du L. cornu
(trompette). Surrw devenu r, voy.
aubour. — D. corner, cornet (petit
cor; puis rouleau de papier en
forme de cornet).
Cor ail, du L. corallium (co-
rail); pour les changements de let-
tres, voy. ail. — D. corallin.
Corbeau, anciennement cor-
bel, du L. corvellus (corbeau, di-
minutif de corvus. Pour l'extension
du sens, voy. p. xxxn.). — Sur v
devenu b, voy. oachelier; sur ellus
devenu eau, voy. agneau. — D.
encorbellement (de i'ancienne forme
corbel).
€or>6eiffe, du L. corbicula
. (corbeille). Sur icula devenu eille,
voy. abeille. — D. corbillon.
Corblllard, mot d'origine his-
torique (voy. p. lxiv) : corbillard,
qu'on ecrivait anciennement cor-
beillard, designait au dix-septieme
siecle le coche qui faisait le ser-
vice de Paris a Corbeil ; Menage en
parle comme d'un mot tres-em-
ploye de son temps : « Corbillart.
On appelle ainsi le coche de Cor-
beil a Paris; duquel lieu de Cor-
beil il a M appeli Corbillart,
comme le Melunois de Melun. »
Corbittard, vers la fin du dix-sep-
tieme siecle, prend le sens de
grand carrosse ae gala , de voiture
de noce; ce n'est qu'au dix-hui-
tieme siecle qu'il recoit le sens
qu'il possede aujourd'hui.
Corde, du L. chorda (corde
d'arc, puis corde en general). Sur
ch devenu c, voy. p. xcix). — ■ D.
cordeau (ancien francais cordel,
3ui, sous cette forme, a donne les
enves : cordelle, cordelier, corde-
ler, cordeliire); corder, cordage,
cordon, cordutr, cordVrte,
Cordial, du L. cordiale* (de-
I rive de cordis, coeur) . — D. cor-
diality, cordialement.
€or«fo» 9 voy. corde. — D. cor*
donnerie, cordonnet.
J Corcforotier, ancien francais
cordouanier; proprement qui tra-
I vaille le cordouan (cuir que Ton
; importait de Cordoue pour faire
I des chaussures). Nous disons en-
, core aujourd'hui du maroquin,
I pour du cuir du Maroc, etc De
meme l'italien cordovaniere ( cor-
donnier) derive de Cordova (Cor-
doue).
Corlace , dur comme du cuir,
du L. coriaceus* (de corium, cuir).
Corlandre, du L. coriandrum
(conandre).
Corme, origine mconnue. —
D. cormier.
Cormoran, corruption de cor-
maran , que les pficheurs out con-
serve et qui est plus regulier, —
ce mot qui est en Catalan corbmari,
enportugais corvomarinho, vient
du L. corvus-marinus (litterale-
ment : corbeau de mer). Les Glo-
ses de Reichenau, qui remontent
au huitieme. siecle, donnent : Mer-
aulus = corvus marinus. Quant
a la transformation de corvus ma-
rinus en cor-maran (par le chan-
gement de in latin en an, qui se
retrouve dans sans, de sine, lan-
gue de lingua, etc.), voy. amande.
• f Corn ac, mot hindou, qui de-
signe le conducteur d'un 616phant.
! f Cornallne, venu de 1'italien
cornalina (cornaline).
| Come, du L. cornua (come,
pluriel de cornu qui a donne cor;
voy. ce mot). — D. come', cornie,
cornouille, cornemuse (voy. muse) t
icorner s racornir, cornichon.
Cottteiffe, du L. qprnicula
(corneille , voy. p. xxxii, aiminutif
de cornicem). Sur icula devenu
eUk, voy. abeilte^
€oi*tiMRtwe. v. corne et muse.
y Google
COR
155
COR
Comet, voy. cor. — D. cot-
nette.
f cernlehe, anciennement cor-
nice (venu de Pitalien corniccio
(m6me sens).
Coftticfcott, proprement pe-
tite come, — puis petit concomnre
ayant la forme d'une come (vpy.
ce mot).
Corwotfiffe, voy. corne.— D.
cornouiWer.
Cotfttf , du L. cornutiM (cornu).
Sur uius devenu u, voy. aiyu. —
D. cornuc, bwcornu.
Corollnlre, du L. corollarium
(petite couronne; signe qui indi-
quait ie corollaire d une proposi-
tion).
Corolle, du L. corolla (rafime
sens).
corporation, du L. corpora-
tionem* (de corporatus*, incor-
pore\ de corpus corps).
Corporal, duL. corporalis.
Corps, du L. corpus (corps).
— D. corset (voy. ce mot) , cor-
sage, corselet.
Corpulence, du L. corpulentia
(m. s.).
Correct, du L. correctus (m.
s.). — D. correcteur, correction,
correctif.
Correlrftlf, voy. relatif.
'correlation, voy.. relation.
Corresponds , du L. cor-
respondere* (de cum avec respon-
dere, repondre) . Pour la chute de
ravant-dernier e, voy. p. lxxxj. —
D. correspondent, correspondance.
f corridor, venu au seizieme
sieclede l'italien corridore (m.s.).
Cerrlger, du L. corrigere (re-
presser). — D. corrigible, incorri-
Corroborer, du t. corroborare
(fortifier). — D. corroboratif
-ation.
Corrouer, du L. corrodere
(ronger).
Cor r otnpre , du L. corrum-
pere (m. s.). — Pour les permu-
tations, voy. rompre. •
Correal!, du L. corrosivus (qui
ronge).
Corrosion, du L. corrosionem
(m. s.).
Corroyer 9 derive 1 de corroi
(preparation du cufr). — Corroi
qui est dans Pancien fran^ais con-
rot, dans la basse latinite conre-
dum est compose de cum, et du
mot redum (arrangement, prepa-
ration), qui est d'origine germa-
nique (flamand rtden, preparer;
gothique raidjan, preparer). —
D. corroyeur.
Corrupteur,duL. corruptorem
(m. s.).
Corruption, du L. corrup-
tionem (m. s.).
Corruptible, du L. corrwpti-
bilis (m. s.). — D. incorruptible.
Corsage, voy. corps.
f corsalre, venu au provencal
corsari (corsaire) celui qui fait la
corsa, la course (voy. ce mot).
Corselet, voy. corps.
Corset, voy. p. xxvi.
t Cortege, venu de Pitalien
corteggio (suite).
Corvee, au huitieme siecle
corvada dans les Capitulaires de
Charlemagne, du L. corrogata*
(corvee , litteralement travail com-
mande').
Le phenomene philologique le
plus interessant que presente ce
mot est Intercalation d'un v qui
n'existait point en latin, intercala-
tion qui s est operee de la maniere
suivante: Le g medial disparatt
(voy. oilier), corro(%) ata devient
corro-ata, et les deux voyelles
forment hiatus. Or dans ce cas, il
arrive souvent que le latin inter-
cale un v qui empeche la renGon-
tre des deux voyelles: de plu-ere %
le latin a tire plu-v-ia et non
y Google
COR
156
GOT
plu-ia; de&pveToc, argi-v-us non
argi-us; de vtduus il a fait vidu-
v-ium non vidu-ium; de fluere y
fln-\-ius f et non flu-iris; lefrancais
a continue cette tendance a l'in-
tercalation Depluere, il a fait non
pleu-oir, mais pleu-v-oir* de
pasonia il a tire pi-v-otne, non
pi-oine: noire langue a mfime
etendu cette transformation a des
mots qui originairement ne pie-
sentaient point d'hiatus, et quelle
depouille de leur consonne me-
diane pour y substituer un v eu-
phonique: de gra(d)ire, ellea fait
gra-ire puis gra-v-ir; degla[d)ius,
glaiusj puis glai-v-e; de imbla-
(d)are*, embla-are puis m&Ja-
t?-er; de jpo(t)ere, po-ere puis
pou-v-oir ; de para{d)isus para-is
puis par-v-ts; de corro(g)ata cor-
ro-ata puis corro-v-oto qui nous
amene a la forme carlovmgienne
corvada, aufrancaiscort?&. Quant
au changement de corrovala en
corvada par la chute de Yd, voy.
accointer; sur ato devenu ada
puis le (corvle), voy. ampouU.
Le fran$ais a mfime applique ce
procede d'intercalation a un mot
stranger croate, pour detruire
l'hiatus: le seizieme siecle et le
dix-septieme ne disaient point
croate, mais cra-v-ate un cheval
cravate, s'enrdler dans une com-
pagnie de cravates: « la crainte
des embuches des Cravates (dit
Voiture) leur donne i'alarme. » De
la le nom du regiment Royal-cra-
vate qui ne veut dire autre chose
que RoyaUcroate De la aussi le
nom commuQ de cravate, piece
d'etoffe legere que portaient autour
du cou, les premiers Cravates qui
vinrent au service de la France, et
qui prit le nom de ceux qui la por-
taient. — D. corvfable.
f Corvette, venu du portugais
eorveta (corvette).
i , Coryphee, du grec xopu<patoc
(chef du choeur) .
Cosmetlque, du grec xo<xu,Y)xt-
1 x6c (qui orne, qui embellit).
| Cosmogonle, du grec xoafxo-
Yovia (naissance du monde).
| Cosmographle, du grec xo<y-
u-oypaqpia (description du monde).
Cosmologle, du grec xocjio-
Xoyca (theorie du monde).
Cosmopolite, du grec xoapa-
woXixyk (citoyen au monde).
€o*«e, origine inconnue. — D.
icosser.
f costume, de l'italien costume
(mfime sens). — D. costumer , cos-
tumier.
Cote, voy. coter. — D. cottier,
cotisation.
Cote , ancien francais coste, du
L. costa (cdte). Sur la chute de s,
voy. dbime. — D. cdtoyer, cdtier\
coteau; cotelette (derive de cotetle
petite cdte).
Cote, anciennement costi, en
italien costato, du L. costatum*
(cdte, dans la latinite du moyen
age). Sur le changement de atum
en e", voy. ampoule"; sur la chute
de s, voy. abime.
Coteau, voy. cdte.
Cotelette, voy. cdte.
Coter, du L. quotare* (indi-
quer le prix. noter. derive de quo-
tum, quantieme). Sur qu devenu c,
voy. car. — D. cote (substantif
verbal).
Coterie, origine inconnue.
Cothurne, du L. cothurnus
(m. s.).
Cotier, voy. cdte.
Cotilton, voy. cotte.
Cotir, origine inconnue.
Cotiser, voy. cote.
t Coton , mot d'origine orien-
tale (arabe qoton, coton). — D. co-
tonneux ? cotonnade , cotonnier.
Cdtoyer, voy. cdte.
Cotret, origine inconnue.
y Google
cou
157
COU
€o**e, ancien francais cote,
mot d'origine germanique (moyen
haut allemand fcoW ? m. s.). — D.
cotillon, petite cotitte (derive de
coUe).
Cotyledon, du L. cotyledon
(m. s.).
Cou, voy. col.
Coward, proprem. quiportela
queue basse, derive du vieux fran-
cais coue (queue), fin langage he-
raldique, le lion couard est celui
qui porte la queue entre les jam-
bes; les animaux qui ont peur, et
portent la queue basse, sont aits
couardSy d'ou couard & pris le sens
depeureux, de Idche. — Le vieux
francais coue (queue) est le L.
cauda (queue) ; par le change-
ment regulier de au latin en ou
(voy. alouette), et par la chute du
d medial (voy. atouette). Ce qui
confirme cette origine, c'est que
Vitalien codard (couard), derive de
coda (queue) . — D. couardise.
CoucAet*, anciennement col-
cher, en italien colcare, du L. col-
locate (coucher, dans Suetone,
Caligula, 24). CoWfi)cdre perdant
suivant la regie (voy. accointer) son
o, a donne la forme colcare que
Ton trouve dans la Lex Salica
(tit. 60) : Et si tunc discendi se ,
legem distulerint, sole colcato (du
soleil couchi). — Colcare a donne
coucher par le changement: 1° de
ol en ou, voy. agneau; 2° de c en
ch, voy. acharner. — D. couche
(subst. verbal), coucher, couchette,
couchant, accoucher (voy. ce mot),
de'coucher.
Coueoti, du L. cuculus (cou-
cou), par le changement: 1° de u
en ow, voy. accouder; 2° de ul en
ou (voy. aotieau).
Cotufe, du L. cu&ttu^ (coude) ;
CtibOQtus, devenant cub'tus par la
chute reguliere de i (voy. p. lxxxi)
a change bt en d (voy. accouder),
et u en ou (voy. accouder). — D.
coude'e, coudoyer.
1. €outft*e, noisetier, ancien-
nement coldre, du 1*. corylus (noi-
setier). Cdrffllus contracts sui-
vant la regie (voy. p. lxxxi) en
coflus, a subi la transposition de
I (voy. sangloter), et donne la
forme coVrus (on trouve deja col-
rina dans un document latin du
neuvieme siecle); col'rus* donne
le vieux francais coldre par le
changement regulier de Ir en Idr
(voy. absoudre) ; d'ou la forme cou-
are par Tadoucissement de ol en
ou (voy. agneau). — D. coudrote,
coudrter.
2. €oticft*e 9 anciennement
coiudre, du L. corwuere (coudre),
qui est deja cosere au huitieme
siecle, par une transformation
tres-reguliere, ns s'6tant reduil a
s, cosuere (com me on l'a vu au mot
aini) , etla diphthongue ue(cosuere)
s'etant alors simplihee ene, simpli-
fication frgquente en latin, puis
qu'on trouve d6ja mortus pour
mortuus dans Giceron febrarius
pour februarius dans V Appendix
adProbum. Adamantinus Martyr
ditexpressement: * batualia quae
vulgo batolia dicuntur. »
Cosere, qui est accentue en la-
tin c6s{e)re, donna cos're suivant
la loi de Taccent latin (voy. p.
lxxxi). Or * et r sont incompati-
bles (voy. ancttre) , quand cesdeux
sons sont mis en presence par la
chute d'une voyelle latine, lis in-
tercalent une lettre euphonique,
soit un t (voy. ancitre), soit un d:
cos're est alors devenu cos-d-re,
et To s'etant diphthongue en ou
(voy. affouage), le mot devint
cousdre, qui en perdant s (voy.
abime), nous amene a la forme
moderne.
€o«tetme 9 peau de cochon, en
italien cotenna, du L. cutanea 11
y Google
COU
158
GOU
(derive de cutis , peau) . — Sur la
chute du*, voy. abbaye): sur u
devenu ou, voy. accouder.
Cotcerte, anciennement coute,
a Torigine coulte, du L culcita
(matelas), qui contracte en cuVcta
(voy. p. lxxxi), puis cuVta (voy.
affCtt), a change u en ou, voy.
accouder).
Cottlef,duL. colare (proprem.
/ittrcr, puis couler). Sur o devenu
i*, voy. affouage. — D. coulage ,
„<wtee, couloir, e" couler, cUcouler.
. Couleur, du L. colorem (cou-
leur), par le changement de o ac-
centue en cu (voy. occuetWir) et de
o atone en ou (voy. affouage).
Coulewvre, du L. colubra
(oouleuvre), par le changement:
1° de o en ou (voy. affouage) ; 2°
de u en eu (v6y. beuoler) ; 3° de b
en t? (voy. ewaw^. — D. couleu-
vrine (coulevrine), piece de canon
allongee et mince.
Cotttis. adjectif restreint au-
jourd'hui a certaines acceptions
speciales (vent coulis, etc....),
mais qui avaitdans notre ancienne
langue le sens general de cou-
lant, de glissant ; coulis, en vieux
francais coUxs, en provencal cola-
ditz, represente le L. cotaiicius *
(derive ae colare, couler). Sur la
chute du t, voy. abbaye. ~ D.
coulis (substantif) ; coultsse.
€otcfi*«e, voy. couler.
Couloir, voy. couler.
Coup, anciennement colp, en
italien colpo , du L. colpus (coud)
dans les Lois Barbares .: Si quis
voluerit aUerumoccidere. et colpus
et faUierit. (Lex Salica, tit. 19).
Colpus est une forme contracte de
colapus (coup) qu'on trouve dans
la Lex Alamannorum; sur cette
chute reguliere de* & latin penul-
tieme, voy. asperge; a son tour
colapus est tine forme secondaire,
du L. tolaphtot (eotip de pbihg),
par le changement assez frequent
dans le latin populaire de ph en p;
on disait a Rome stropa, ampora
pour stropha, amphora, comme
nous le rapporte un vieux gram-
mairien latin. Sur le changement
du vieux francais colp en coup,
par la resolution de I en u, voy.
agneau. — .D. couper (proprement
donner un coup a Taide (Tun ins-
trument tranchant).
Cottpable, du L. culpabilis
(coupable), par le changement:
1° de ul en ou (voy. agneau) ; 2°
de abilis en able (voy. affable).
1. Coupe, substantif verbal de
couper.
2. Coupe, vase, du L. cuppa
(coupe), par le changement de u
en ou (voy. accouder). — D. sou-
coupe (pour sous-coupe) : coupelle.
Couper, voy. coup. — 1». coupe,
coupe 3 , coupeur, couper et, cou-
pure, coupon, de'couper, entrecou-
per.
f Cooperose, venu de Pitalien
copparosa (couperose). — D. cou~
perose.
Couple, du L. copula (m. s.),
par la chute reguliere de l'avant-
derniere voyelle U (voy. p. lxxxi),
et le changement de o en ou (voy.
affouage). — D. coupler, decou-
pler, decoupler; couplet (ce qui
est uni, accoupU ; parties d'une
chanson, unies entreelles, accou-
plees).
Couple*, voy. couple.
f Coupole, de l'italien ctipola
(coupole).
Cot«»*, anciennement court, a
1'origine cort, du L. c/iorJem (basse-
cour, puis ferme, dans Palladius,
metairie dans Varron, qui nous ap-
prend que les paysans romains di-
saient cortem : * nam cortes qui-
dem audimus vulgo, sed barbare
did, » a cette forme cortem, suc-
cede la forme ourtem (residence
y Google
cou
159
COU
rurale d'un grand seigneur frank, I
etaussi sa maison (ses offlciers, et I
ses familiers), enfin, la cour de
justice qui se tenait en son nom).
La Lex Alamannorum renferme
parmi sestitres, le suivant : de
eo qui in curte Regit hominem oc-
ciderit, exemple de curtem au
sens de cour princidre; en voiciun
autre, ou le meme mot a le sensde
cour judiciaire: «adplacitum$ive
ad curtem veniens. > (Syn. Confl.).
Curtem a donne court par le
changement de u en ou (voy. ac-
couder). — D. courtois (de Pan-
cienne forme court).
Courage, anciennement co-
rage, en provencal coratge, du L.
coraticum* (derive de cor, cceur).
Sur aticum devenu age, voy. dge;
sur o devenu ou, voy. affbuage. —
D.courageuXjde'courager, encou-
rager.
Cour 6e,du L curvus (courbe).
Sur u devenu ou, voy. accouder;
sun? devenu b, voy. bachelier. —
D. courber, courbure, courbette,
recourber.
Courge 9 origine inconnue
Courir , du L. currere (cou-
rir), par une serie de changements
etudies au mot accourir. — D. I
cour ant, coureur, courrier. I
Courotnte^duL. corona (cou- t
ronne), par le changement: 1° de ,
o en ou, voy. affouage, 2° de n
en tin, voy. ennemi. — D. cou-
ronner, couronnement.
Courre, voy. accourir. — D.
courrier.
Courrier, voy. courre.
€o«t t*noie 9 en italien corregia,
duL. corrigia (courroie), par la
chute du $f medial (voy*. aWter), et
le changement de i en oi (voy.
botre).
Courroum* A cdte de te mot,
Pancien francais avait une forme
corrot, qui correspond au proven-
cal corroptx, a Pitalien corrotto
(deuil) et vient du L. eorruprtim*
(proprement, ruine, abattement,
tristesse; puis indignation, enfin
colore). Sur u latin devenu ou en
francais, voy. accouder; sur pt
devenu t, voy. acheter. Quant a la
forme moderne courroux, elle de-
rive du verbe courroucer, qui
reproduit a son tour le L. corrup-
tiare* (deriv6 de corruptus). Cor-
ruptiare a donne courroucer par
le changement 1° de o en ou (voy.
affouage); 2° de u en ou (voy. ac-
couder); 3° de pt en t (voy. acte-
ter)\ 4° de ftare en cer (voy. ctyen-
cer). La forme provencale corropt
et la forme itahenne corrotto (en
italien pt latin donne toujours tf,
capfivus = caMivo, scripts =
scritto) qui conservent le pt latin,
confirment cette etymologie.
Court , du L. cursus (cours)
par le changement de u en ou (voy.
accouder).
Courme, du L. curta (course).
— D. counter .
Court, du L. curtus (court) par
le changement de u en ou (voy.
accouder). — D. e'courter, cour-
toud, accourcir, raccourcir.
Courtage, voy. courtier.
Courte-pointe , co u verture
piquee; dans Pancien francais couJ-
te-pointe; du L. culcitd puncta
(couverture piqu6e). Pour le chan-
gement de culcita en coulte, voy.
coueUe; pour celui de puncta en
pointe, voy. poindre. — Coulte-
pointe est devenu courte-pointe par
le changement de J en r (voy. apd-
tre). y
Courtier, ancien francais cou-
retier, a Porigine couratier, en ita-
lien curattiere, du L. curatarita*
(qui s'entremet pour les achats ou
les ventes, d6riv6 de curatus, qui
prend soin). SUrla ehute de a dans
! curat(a)riu$, voy. aider; sur arius
y Google
cou
160 .
COU
devenu ter, voy. dnier. — D. cour-
tage (par un verbe courter* , L.
curatare*).
Cotirdne , du L. corftna (qui
a le sens de mur entre deux bas-
tions, dans la latinite du moyen
age). Sur o devenu ou, voy. af-
fouage.
f courtlsan, venu au seizieme
siecle de l'italien cortigiano (cour-
tisan).
f Courtlier, venu vers la fin
du moyen age du provencal corte-
%ar (courtiser), denv6 de cort
(cour).
Courtois, voy. cour. — D.
courtoisie.
1. Cousin, en pro venial cosin,
dans le patois des Grisons cusrin,
du L. co«inu5 ¥ , que Ton retrouve
au septieme siecle dans le Vocabu-
Iaire de Saint-Gall. Gette forme co-
sinus derive du L. consobrinus
(Cousin) par la reduction reguliere
dens k s (cossobrinus, voy. atn4),
par la chute de Yo (cos'rinus, voy.
aider). Gette forme eos'rinus a
donne cusrin (cousin) dans le pa-
tois des Grisons. Le r latin s'est af-
fltibli en * (voy. arroser), d'une ma-
niere tres-insohte toutefois, et a
donne 1 cosinus, qui existe dans un
texte latin de repoque merovin-
gienne. Cosinus a donne" cousin
par le changement de o en ou (voy.
affouage). — D. cousinage.
2. Cott«ftt 9 moucheron, du L.
culicinus* (diminutif de culicem,
cousin). Cul(f)cinus, contracte sui-
vant la regie (voy. accointer) en
cuVcinus a donne cousin, 1° par le
changement de ul en ou (voy.
agneau) , 2° de c en * (voy. ami-
CousHm, du L. culcitinum*
(diminutif de culcita. proprement:
petit matelas). Cuki(t)inum, ayant
perdu son t medial (voy. abbaye),
+ domne coumn par le changement
1 # de c en « (voy. agencer et ami-
tii), 2° de ul en ou (voy. agweau).
— D. coussinet.
Cout, voy. couter.
€otf teem, anciennement cou-
tel. a l'origine coltel, en italien
cuttellOj du L. cultellus (couteau),
par le changement 1* de ul en ou
(voy. agneau); 2° de ellus en eau
(voy. aflfn^au). — D. coutelier (de
rancienne forme coutel, coutetle-
rie, coutelas.
Cottier, anciennement couster,
a l'origine coster, en italien cos-
tare, du L. constare (couter) par la
reduction de ns a s (costare, voy.
aine), par le changement subse-
quent ae o (costare) en ou fvoy.
affouage), et la chute* de r*(voy.
abtme). — D. coM (substantif ver-
bal), coHteux.
CoutU, derive de coute; voy.
couette.
Coutre, en italien coltro. du
L. cultrum (coutre), par le chan-
gement de ul en ou (voy. agneau).
CoMtame, anciennement cous-
fume, a l'origine costume , dans le
latin du moyen age corfuma (char-
te de 705); du L. coiuuefudtnem
(coutume). Cons(ue)ttidinem, con-
tracte (voy. atder) en cons'tudi-
nem, a donne costudinem par la
reduction reguliere de ns a s (voy.
aint) : costume par le changement
du suffixe udinem en ume (voy.
amertume); coutume par le cnan-
gement de o en ou (voy. affouage),
et la chute de * (voy. abtme). —
D. coulumter, occoutumer.
Coittfufe, ancien francais cotw-
i^ure, a l'origine costure, en espa-
gnol costura, du L. consutura*
(de>iv6 de consuere, coudre). Cow-
«(u)rura, contracts (voy. atder) en
cons'tura, a donne co*fura par la
reduction de ns a * (voy. ain4),
cousture par le changement de o
en ou (voy. affouage), couture par
y Google
CRA
161
CRA
la chute de * (voy. dbtme), — D.
couturier, coutunire.
Cowvettf, da L. conventum
'reunion, assembled de rel«$ieux),
par la reduction de nv latin a v
(voy. p. xcvi), et par le change-
ment de o latin (coventum) en ou
(voy. affouage).
€ou vet*, du L . eubare (couver) ,
par le changement 1° de b en v (voy.
avant); 2° de u en ou (voy. accou-
der). — D. couve'e, couveuse, cou-
vaison.
Cowverele, du L. coopercu-
lum (couvercle), qui s'est contracte
regulierement (voy. p. lxxxi) en
cooperc'lum, et a donne couvercle
par le changement 1° de o en ou
(voy. affouage); 2°de p en u (voy.
amt?er).
Cottvef rf, voy. coutrir.
Cowvrir. du L. cooperire (cou-
vrir). Coop(e)rire, contracte regu-
lierement (voy. accointer) en coo-
p'rire, a donne couvrir par le
changement 1° de o en ou (voy.
affouage); 2° de p en v (voy. ar-
rtwr. — D. couvert, couverte, cou-
verture, couvreur f recouvrir, cU-
couvrir.
Crabe, de l'allemand krabbe
(crabe). — D. crevette (diminutif
de crabe par les interned iaires
suivants : crabette, puis cravette;
sur le changement regulier de b
en v, voy. avant).
Crae 9 onomatopee (voy. p. lxv).
— D. craquer.
Cracher, ancien francais ra-
ther, mot d'origine germanicnie
(nor. hraki, salive). — D. crache-
menty crachat, crachoir.
Craie 9 anciennement croie, en
italien creta, du L. creta (craie),
par la chute du t (voy. aigu), et le
changement de e en oi puis en ax
(voy. accroire). — D. crayeux,
crayon.
Craindre,d\i L. tremer* (crain-
dre), par le changement ordinaire
! de emere en etndre (voy. geindre),
et par la mutation insofite de tr en
<r. — D. crainte (substantif parti-
cipial, voy. stbsoudre), craintif.
Cramoisi, mot d'origine orien-
tate (afabe karmesi, cramoisi, qui
a donne le bas latin carmesinus,
d'ou le francais cramoisi par la
transposition de r (voy. dpreti) et
le changement de e en oi (voy. ac-
croire).
j Cr «mpc, mot d'origine ger-
manique(angl. cramp; memesens).
Cfampott, diminutif de l'an-
cien francais crampe (crochet), qui
est l'allemand krampe (crochet) —
D. cramponner.
Cran, du L. crena (entaille,
rainure) par le changement inso-
lite de c en a (voy. p. lxxxiv,
lxxxv). — D. cre'neau (ancienne-
ment crenel, de crenellum, dimi-
nutif de crena); cr6nel4.
Crane, du grec xpaviov (crane).
— D. crdnerie.
j Crapaud, derive de l'ancien
verbe francais craper (ram per) ,
crapaud signifie proprement le
j rampant; quant au verbe craper,
1 il est d'origine germanique (island.
craup, ramper). — D. crapaudine.
Crapnle, du L. craputd (meme
sens). -»- D. crapuleux.
Craquer, voy. croc.— D.cra-
quement, craqueter.
Crase, du grec xpa<n; (fusion,
contraction) .
Crasse, du L. crassus (epais).
— D. crasse (subst.), crasseux, de-
crasser, encrasser.
Cratere, du L. crater (cratere
d'un volcan).
t Cravaehe, venu par les guer-
res allemandes, de l'allemand kar-
batsche (cravache) , qui est d'ori-
gine slave).
Cravat e, mot d'origine histori-
que (voy. p. lxiv); nousavonsex-
y Google
CRfi
162
GRfi
plicru6 au mot corve'e F&ymologie
(etla formation du mot cravate.
Menage, qui vivait au temps ou la
. mode de porter des cravates fut in-
troduite en France, confirme cette
origine : Cravate, dit-il, 'on ap-
pelle atnsi ce linge blanc qu'on en-
tortille d Veniour du cou, dont les
deux bouts pendent par devant;
lequel linge ttent lieu de collet. Et
on Vappelle de la sorte, d cause
que nous avons emprunte' cette
sorte d , ornement des Croates, qu'on
appelle ordinairement Cravates.
Et ce fut en 1636 que nous prismes
cette sorte de collet des Cravates,
par le commerce que nous usmes
en ce tans-ld en Allemagne au su-
jet de la guerre que nous avions
avec VEmpereur
Crayon, voy. crate. — D.
crayonner.
Ct*e«tu?e, qui signifie propre-
ment croyance dans : lettres de
crtance: donner creance a une
chose, du L. credentia* (derive de
credere j croire). Sur la chute du
t medial, voy. abbaye; sur tia de-
venu ce, voy. ogencer.— D. crtan-
cier.
Createur, du L. creator (meme
sens).
Creation, du L. cre'ationem
meme sens).
Creature, du L. creatura (md-
me sens).
Cnecef fe, origine incqnnue.
Creche, en nrovencal'crepc/wi,
en italien greppia, mot d'origine
germanique (vieux saxon cribbia,
creche). Sur le changement de
pia en che par rintermediaire de
p;a, pcha, voy. p. xc.
Credibility du L. credtbtWfo-
tem (mfime sens).
Credit, du L. creditum (chose
prfctee). — D. criditer^ cre'diteur^
accriditer , discre'diter , de'cri-
dUer.
1 Credale, du L. credulus (mSmo
sens) — D. cridulite", incre'dule,
Creer, du L. creare (creer).
Cfemaif fet*e, crampon, de-
rive de l'ancien francais cremaille
(m&me sens) , qui vient du L. era-
maculus* (m. s.)auhuitiemesiecle,
dansle Capitul. de Villis f part. 41 :
catenas , cramaculos par le chan-
gement. 1* de aculus en aille
(voy. abeille) ; 2° de a en ^ (voy.
acKeler). Cramaculus est un mot
d'origine germanique et un dimi-
{ nutif du neerlandais kram (cram-
pon).
I Creme, du L. crema (creme,
dans Fortunat). — D. e'ere'mer.
Cfetteatt, voy. cran, — D.crd-
neler.
j Creole, venu de PespagnoL
criollo (cr^ole).
Creper, friser, du L. crispare
(friser), par le changement de %
en e (voy. admettre), et la chute
de s (voy. ablme). — D. crepe
(6toffe legerement cripe'e); cripe
(gateau mince comme Tetone due
cte*pe); crepu. Une autre forme de
creper est crfyir (crepir du crin
le faire bouillir pour le friser);
cremne.
Crepir, voy. criper. — D.
crdpi (subst. partic.) , crepissure.
Crepitation, du L. crepitation
nem (meme sens).
Crepuseule, duL. crepusculum
(crepuseule). — D. crepusculaire.
f Crescendo, mot italien signi-
fiant croissant.
Cwnow, en italien crescione,
du L. crescionem* (de crescere,
croltre; litteralement : qui crolt
: rapidement). — Sc latin sWassi-
I mile en ss devant e et t, comme
i dans: croissant (crescentem), nais-
| sant (nascentem), poison (piscio-
nem), rosrignol (lusriniola) , vaw-
seau (vascellum).
I €**ete, anciennement creste a du
y Google
GRI
163
CRO
L. crista (crete), par le change-
ment det en e (voy. admettre) et
la chute de * (voy. abime).
f Cretin, mot du patois des
Grisons. — D. cHHnisme.
Cretonne, origine inconnue.
€t»ett«et* 9 voy. creux.
Creumct) origine inconnue.
Cfettae,en provencal cros, dans
la basse latinite crosuro, contrac-
tion du L. corrosum (ronge, troue,
puis creuse).Sur osum devenueux,
voy. amoureux; sur la contraction
de e(o)rrosus en c'rosus, voy. drif-
ter. — D. creuser.
€t*et>e**, en provencal crebar,
en italien crepore, du L. crepare
(meme sens), par le changement
de p en v (voy. arriwer). — D. cre-
vasse, creve-ccewr.
Creverte, voy. cro6e.
Cfiftilfet* , voy. crier. — D.
criaillerie.
€t»i6le, du L. cri&ruro (crible),
par la dissimilation de r en 2 (voy.
p. lxxv, et au mot autel). — D.
cribler.
Crie 9 onomatopee (voy. p. lxv).
€t»fev, en provencal cruiar, en
espagnol <pfor. du L qfutritorc
(crier, criailler), par la contraction
de q(ui)rttore en q'ritare (voy.
briUer) ; le changement de q en c
(voy. car); la chute du t medial,
cri(X)are (voy. abbaye). — D. cri
(substantif verbal) ; eriewr, criard.
crUe, dicrier, s' eerier, n criailler.
Crime, du L. crimen (crime).
Crimlnel, du L. criminalis
(m&ne sens). — D. criminaliU,
criminaliser, criminaliste.
Cvin, du L. crinis (cheveu.
Sur la restriction de sens, voy.
p. xxii). — D. criniire, crinoline.
Criqtte, mot d'ongine germa-
nique (neerlandais hreek, cri que).
Criqttct, sauterelle, derive de
eric j onomatopee. On appelle de
meme le grillon cri-cri.
Crlse, du L. crisis (crise).
Crteper, du L. crispare (con-
tracter). — D. crispation.
Crlstal, du L. crystaUum (cris-
tal). — D. cristallin, cristaUiser,
cristallisation.
Criterion, mot latin (grec xpi-
•nfjptov, moyen de juger).
Critique, du grec xptTix6<; (qui
juge). — D. critiquer, critiquable.
€fo«Met*, onomatopee (voy.
p. lxv). — D. croassement.
Cnoe, mot d'origine germani-
que (neerlandais krdk, croc).— D.
crochet, crochu, ctocm, accrocher,
de'erocner.
Crochet, voy. croc, — D. era-
cheter, crocheteur.
Cfecfat , voy. croc.
Creeedlle, du L. crocodilus
(meme sens).
Croirc, du L. credere (croire) ,
par une serie de changements dej£
Studies au mot accroire — D,
croyant, croyance, croyabU, ac-
croire, microire.
f Crolsade, mot venu du pro-
vencal croxada (croisade), forme
lui-m6me de crox (croix, de cru-
cem).
CwoiMewj voy. croix. — D.
croise", croisement, croise'e (primi-
tivement fenetre croise'e, e'est-a-
dire divisee en quatre par une
croix de pierre), croisiere.
€foi««fm#, voy. crottre.
Ctmitre) du L. crescere (crot-
tre) Pour la serie des changements
du latin au francais, voy. accroi-
tre. — D. crott (substantif verbal),
era. crue, accrottre, de'erottre, re*
croitre, surcroitre (surcroit). Le
participe croissant (du L. crescen-
tern; sure=oi, voy. accroire; sur
le changement de sc en ss, voy.
cresson), a donne les substantias
croissant et croissance.
Croioc, du L. crucem (croix).
Sur u devenu oi, voy. angoisse.
y Google
CRO
164
CUB
sur c devenu x, voy. amitU. — D.
croiser.
Crogwer, onomatopee (voy.
p. lxv). — D. croquette j croquis,
croquignole.
Cvoquis, voy. croquer.
Cro««e 9 ancien francais croce,
en italien croccia, dans le latin du
moyen age crucea, derive de cru-
cem (croix). Crucea signifie pro-
prement une bequille en forme de
croix (le sens exclusif de crosse
episcopate est mode me). On dit en-
core dans quelques provinces mar-
cker aux crosses, en parlant des
person nes intirmes qui marchent a
l'aide de b6quilies placees sous
Paisselle.
Crorte, origine inconnue. —
D. cr otter ', de'crotter, crottin.
Croufer, anciennement crol-
ler, a l'origine crodler, en proven-
cal crotlar, du L. corotulare (rou-
ler, tomber ensemble, en meme
temps) . Ce mot perdant son & atone ,
suivant la regie (voy. accointer),
s'est contracte en coroflare, qui
est devenu c'roflare par la chute
du premier o (voy. briller). Crot-
lare, assimilant tl en 11 (voy. bou-
leau), donne Pancien francais crol-
ler, qui devient crouler par la
resolution de ol en ou (voy. a-
gneau). — D. icrouler.
f croup, mot anglais introduit
en France, vers 1815.
Croupe, ancien francais crope.
Le sens originaire du mot est pro-
tuberance (croupe d'une monta-
gne, etc.), mot crorigine germani-
(hord. kryppa, protuberance, bos-
se). — D. croupion, croupi&re,
croupir (qui signifiait ancienne-
ment s'accroupir) , s'accroupir,
croupier (proprement : celui que
Ton associe au jeu, que Ton prend
en croupe avec soi).
Croupier, voy. croupe,
Crompion, voy. croupe.
CtH»Mpif 9 voy. croupe.
Croute, anciennement crouste,
' du L. crusta (croute), par le chan-
' gement de u latin en ou (voy. ac-
I couder) f et la chute de s (voy.
I abtme), — D. crouton, encrouter,
croustiller.
I Crouo6fe, voy. croire.
| Crouottee, voy. crotre.
I 1. Cru, voy. crottre.
2. Cru, du L. crudus (cru), par
la chute du d (voy. aJouette).,
, Cruaute, anciennement erudi-
te, a i'origine cruelty, du L crt*-
delitatem (cruaute). Crudel(t)tatem,
regulierement contract^ (voy. ac-
cointer) en crudeVtatem, a doune
l'ancien francais crualtet par la
chute du d medial (voy accabler) ;
cruaute' par l'adoucissement de I
en u (voy. agneau), et le change-
ment de atem en 4 (voy. abbi).
€rwche, mot aborigine celti-
que (kymri, cruc, crwc, cruche).—
D. cruchon.
Cruclfere, du L. crucifer (qui
porte une croix, qui a la forme
de croix).
Cruclfler, du L. crucificare*
(meme sens). Sur la chute du c,
voy. affouage, — D. cruci foment.
Crucifix, du L. crucipaus (at-
tache a la croix).
erudite* du L. cruditatem (eru-
dite).
j Crue, voy. crottre,
| Cruel, du L. crudelis (cruel),
' par la chute du d medial (voy. ac-
cabler).
I Crustace, du L. crustaceus*
\ (revfctu d'une croute, crusta).
Crypte, du L. crypta (grotte).
I Cryptogame, de xpuuxoyaiio;
(dont les organes de fructification
ne sont pas apparents).
Cryptographic, du grec xpvrc-
t6;, cache, et ypd^tv, ecrire.
Cube, du L. cubus (cube). —
D. cuber, cubage, cubique,
y Google
GUI
165
GUM
CnMtnfl, du L. cubitus (coude).
Cweif fit*, du L.colligere (cueil-
lir). Pour les permutations de let-
tres, voy accueillir, — D. cueU-
lette (I. coUecta recolte). Sur ct
devenu it, voy. assiette ; accueillir,
recueillir.
Cuider, du L. cogitate (croire).
Cogtytdre s'est contracts, suivant
la regie (voy. accointer), en cog*-
tare. latin est ici devenu ut,
comme dans : cuisine (coquina),
cutsse (coxa), cutre (coq're), huf-
tre (ostrea), huts (ostium), puts
(post), nutre (noc're), cutt (coc-
tus). hutt (octo), nutt (noctem),
cutllere (cochlearia) , cutsson (coc-
tionem), huttieme (octesimus),
puissant (possentem*). Dans les
mots : ennut (in-odio), appuyer
(appodiare*), muid (modius). nut
ihoaie), cutr (cormm), nutle
olium*), To latin est devenu ui
par Vattraction de Ft. — Sur le
changement de gt en d, voy. air
der. — D. outrecuidance.
Cu if f et*, du L. cochleare (cuil-
ler, dans Pline et Martial) , co-
cleare des les derniers siecles de
l'Empire. — Sur o devenu ut, voy.
cuider; sur cl devenu il , voy.
abeille. — D. cuillere, cuillere'e.
Ctcir, du L. corium (cuir), par
le changement de o en ut (voy.
chanoine).
f Culrasse, venu de Fitalien
coraxza (cuirasse). — D. cuirasser,
cuirassier.
Ctcife. du L. coquere (cuire),
qui est deja cocere dans une in-
scription du troisieme siecle (voy.
car;; ce mot, contracts suivant
la regie de Paccent latin (voy.
S. lxxxi) en coc're (voy. car), a
onne cuire par le changement de
o en ut sous Pinfluence du cr sui-
vant (voy. cuider), qui se reduit a
c (voy. b&nir).
Cuisine i en italien cucina,
en espagnol cocina, du L. coquina
(cuisine dans Palladius et dans
Isidore de Seville) ; ce mot, qui
est deja cocina dans les Gloses
(voy. car), a donne cuisine par le
changement de o en ut (voy. cui-
der) et de c en * (voy. amitie). —
D. cuisiner, cuisinier, cuisiniere.
€«tt«#e, du L. coxa (hanche),
que Ton trouve deja ecrit cossa
chez les Romains (sur ce change-
ment de x en ss, voy. aisseue),
Sur o devenu ut, voy. cuider —
D. cuissot, cuissard.
CwlMottyduL. coctionem (cuis-
son), par le changement : 1* de
o en ut sous l'influence du c (voy.
cuider et attrait); 2* de It en ss
(voy. agencer).
Cuts**** a l'origine cuisinier,
marmiton, du L. cocutro* (cuisi-
nier , dans Isidore de Seville ,
forme qui represente Je L. coquas-
ter* deriv6 de coquus). — Sur la
chute du c medial (co{c)istro, voy.
affouage; sur o devenu t, voy.
cuider.
Cuiwe, du L. cuprum (ctti-
vre) , par le changement : l 4 de p
en v (voy. arriver) ; 2° de u en ut
(voy. huts). — D. cuivrer.
€••1, du L. cuius. — D. cu*
lasse, acculer, eculer, recukr, cu-
I4e, culotte; culbuter (voy. outer);
cul-de-sac.
Cnllnalre, du L. cuUnarius
(meme sens).
Culmlner, du L. culminare
(atteindre le point culminant) 1 .
Culpablllte, du L. culpabili-
tatem (meme sens).
Culte, du L. cultus (culte)
Cultlver, du L. cultivate* (qui
a le sens de cultiver dans la basse
latinite).
Culture, du L. cuUura (cul-
ture).
Cumin, du L. cuminum (cu-
min).
y Google
DA
166
DA
Cumuler, du L. cumvlare (en-
tasser). — D. cumul (subst. ver-
bal).
Cunelforme, en forme de coin
(du L. cuneus).
CupMe, du L. cupidus (a vide).
— D. cupidite".
Curacao, liqueur exportee de
l'lle de Curagao.
Curateur, du L. curator
derive de curare (mfime sens). —
D. curatelle.
1. Care, du L* cur a (cure, trai-
tement).
2. Cure, du L. cura (charge,
et dans la langue ecclesiastique
charge d'ames; cura prit le sens de
fonction de cur6, puis par exten-
sion celui de demeure du pretre.
— D. curtf (le titulaire d'une cure),
€ut«ee, du L. corata* (visceres
et poumons d'un animal, de cor,
coeur; la curie etant proprement
les poumons et les entrailles du
cerf que Ton donne aux chiens
apres la chasse). —r Sur ata devenu
4e, voy. ampoule". (corata) de-
vient ici w, comme dans : fur (fo-
rum), mdre (morum), jus (jo-
sum*), tut (to"fus), museau (mor-
sellum*).
€«t fet* , du L. curare (soigner,
entretenir, d'ou le sens nettoyer).
— D. cur age, cureur, rtcurer ,
cure-dent, cure-oreHk.
Curleux, du L. curiosut (cu-
rieux), par le changement de osut
en eux (voy. amoureux).
Curios! te, du L. curioHtatem
(curiosite).
Curftive, du L. cursiva* (tir6
de cursum, supin de currere, cou-
rir).
Cutane, du L. cutaneus* (de-
rive de cutis, peau).
f Cutter , terme de marine ,
venu de 1 anglais cutter (qui fend
l'eau).
€m«c, du L. cupa (cuve). par
le changement de p en v (voy.
arriver). — D. cuvier, cuvee, cu-
vette, cuver.
Cycle, du grec xvxXo* (cercle).
— D. cy clique.
Cyclope, du grec xuxXo^ (cy-
clope). — D. cyclbpe'en.
Cygne, du L. cygnus,
Cyllndre, du L cylindrus (cy-
lindre). — D. cylindrique.
f Cymalse, venu au seizieme
sieole de l'italien cimasa (cy-
maise).
Cymbale, du L. cymbalum
(cymbale). — D. cymbaUer.
Cyulauc, du L. cynicus (cyni-
que). — D. evntsme.
Cypres, du L. cupressus (cy-
pres).
Cytlae, du grec xutkto^ (cy-
tise).
f Cmar, du russe tzar (titre des
empereurs de Russie).
D
j anciennement dea, dia, a
Torigine diva, compose des deux
imperatifs di (dis) et va. (Voy.
dire et otter.) On trouve meme
cette interjection diva suivie de
di. Le poete Ruteboeuf,au treizieme
siecle . dans le Miracle de TMophUe
emploie « diva di, » ce qui montre
y Google
DAM
167
DAM
oien la presence de llmperatif dis
dans lemot.
naetyle, du L. dactylus (dac-
'-V e).
Dagmm 9 origine inconnue. —
jj daguet Jjeune cerf qui porte
des dagftf^ c'est-a-dire ae petites
cornes dtf jites comme des dagues,
comme des poignards).
Dahlia, mot d'ongine histori-
que (voy. p. lxiv), plante dediee
au botaniste Dahl par Cavanilles.
Ooiyner) du L. dignari (dai-
gner). Pour le changement de t en
ai , voy. marraine. — J), didai-
gner.
Dainty du L. damns* (daim,
forme secoodaire de dama). Sur
a devenu ai, voy. aigle. — D.
daine (l'ancien francais, ecrivant
dain pour daim, le feminin ne
pouvait Stre que daine).
Dais, ancien francais dois, en
italien desco, du L. discus (table a
manger)/ Dais sieuifie tou jours
table a manger, dans notre an-
cienne langue, mais specialement
une table d'apparat , surmontee
d'une tenture en forme de ciel de
lit; le sens de ce mot s'est reduit
peu a peu a la tenture elle-meme
et nde> de table a disparu. Dis-
cus donne l'ancien francais dois,
comme meniscus donne menois,
par le changement de i en oi (voy.
bois). Dois est devenu dais par le
changement de oi en ai (voy. ac-
croire).
Dalle, origine inconnue. — D.
daller.
ftom, du L. damnum (dom-
mage). Sur mn recluit a m, voy.
aUumer. #
DamM, mot d'origine histori-
que (voy. p. lxt?) de la ville de
Damas ou Ton fabriquait original-
rement cette 6toffe. — D. damas-
ser. |
f Damaaqulner, de damat' I
quint venu au seizieme siecle da
l'italien damasehino (lame de Da-
mas).
1. Dmtme (substantif), du L.
domifna (dame), qui est deja
domna dans les Inscriptions. —
Domna a donne dame par le chan-
gement : 1° de mn en m (voy. aJ-
lumer) ; 2° de o en a, exemple uni-
que d'un pareil changement pour
Vo accentu6 (voy. p. lxxxv), mais
dont il y a plusieurs exemples pour
Vo atone : tels sont damoiseau de
domiceUus*, danger de dominia-
rium*, langouste de locusta. — D.
darner et, darner, damier.
2. Dmu*e (interjection), reste
de l'anrcienne intcrjectiondu moyen
age Dame-Dieu! (domine Deus!)
c'est-a-dire Seigneur Dieul Le sens
Sropre de l'exclamation dame /est
one Seigneur !
Dbminus etant deja domnus chez
les Romains (on trouve cette forme
dans plusieurs inscriptions de l'Em-
pire, voy. p. lxxxi), domine devint
de meme domne qui a donne dame
(interjection), comme domna a
donne dame (substantif). Pour le
detail des changements de lettre,
voy. ci-dessus, au mot dame 1.
3. f ■>*hm^ digue, de i'alle-
mand damm (digue).
Banter, voy. dame 1.
Dameret, voy. dame 1.
Damier, voy. dame 1.
DAmiier. du L. damnare (dam*
ner). — D. damnation, damnable.
Dmmoiteam (gentilhomme qui
n'est point encore recu chevalier),
ancien francais damoisel, du L.
dominicettus* (jeune seigneur, di-
minutif de dominus, seigneur). —
Domin(f)cellus, se contractant, sui-
vant la regie (voy. accointer), en
domin'cellus, nc latin, s'est reduit
a c (voy. coque), et Ton obtient la
forme domiceUus qui est celle de
la latinite du moyen age : Non
y Google
DAN
168
DAU
habeant domiceUos, lit-on dans
les Statut. Cluniacenses. — De
cette forme domicellus est venu di-
rectement l'ancien francais damoi-
sel par le changement : 1° de o en
a (voy. dame 1); 2? de t en oi
(voy. boire); 3"de c en s {voy. ami-
tie) : damoisel est devenu poste-
rieurement damoiseau par la reso-
lution de el en eau (voy. agneau).
— D. demoiselle (anciennement
damoiselle, feminin de l'ancien
francais damoisel).
Dandiner, marcher gauche-
ment comme un dandin (qui avait
dans l'ancien francais le sens de
niais et de gauche ; cet adjectif a
ete personnifi6 plusieurs fois, dans
Perrin Dandin, Georges Dandin,
etc.). L'origine de dandin est in-
connue.
f Dandy, mot anglais introduit
pendant la Restauration, et qui a
le sens de petit-maltre.
Danger, Le sens originaire de
danger est puissance, pouvoir;
&tre en danger de Vennemi signi-
fie, au moyen age, &tre au pouvoir
de Vennemi, itre d la merci de
Vennemi. De ce premier sens d'e-
tre au pouvoir, a la merci de cjuel-
qu'un , decoule par une transition
naturelle le sens de peril ; il est
perilleux d'etre au danger, aux
mains de l'ennemi; le sens origi-
naire de pouvoir a persiste jus-
qu'au milieu du seizieme siecie.
Danger, qui est dans l'ancien fran-
cais dongier (sur ce passage de o
a. a, voy. dame 1.) vient du L. do-
miniartum* (pouvoir, puissance,
derive de dominium qui a le sens
de souverainete, dans Ciceron.).
De meme que dominus etait deja
domnus chez les Romains (voy.
dame 2), dominiarium est devenu
domniarium, qui a consonnifiS ia
suivant la regie (voy. abriger);
domnjarium, a donn6 Fancien fran-
cais dongier par le changement :
1 1° de m en n (voy. changer) ; 2° de
, arium en xer (voy. dnier) — D.
dangereux.
Dans j ancien francais dens
[d'ens, contraction de de et de ens);
ens est le L. intut (dedans); sur
le changement de inius en ens,
voy. meUre; sur le changement de
dens en dans, voy. p. lxxxv.— D.
dedans.
Mtonser, mot d'ongine germa-
nique (vieil haut allemand dansdn)
— D. danse (substantif verbal),
danseur, contredanse.
Dard, en i tali en dardo; mot
d'origine germanique (angl.-saxon
dafah, daradh, dard). — D. dor-
der.
Dartte, mot d'origine celtique
(Kymri darn, tranche, portion).
f Danse, venu de 1'italien dar-
sena (darse).
, ongine mconnue. —
D. dartreux.
Date, en italien data, du L.
data (proprement donnte, dans
l'expression datum Romae, donne a
Romele... ). — D. dater, antida-
ter, postdater.
"', du L daiivus (m6me
Datte, qu'on trouve aussi ecrit
dacte, en portugais datil, du L.
dactylus (datte). Sur le change-
ment de ct en U, voy. assiette; sur
la chute des deux dernieres sylla-
bes ylus), voy. p. lxxxi. — D.
dottier
Daube, origine inconnue.
Dauber, proprement battre,
frapper, mot d origine germanique
(v. allem. dubban, frapper).
Danphin, en provencal daU
fin, du L. deVphinus (dauphin). Le
fils ain6 des rois de France porta
le titre de dauphin depuis 1343,
date, de la reunion du Dauphine k
la France Le Dauphine ou plutdt
y Google
d£b
169
d£b
le Viennois avait en plusieurs sei-
gneurs nommes Dauphin, nom
propre qui n'est autre que le L.
delphinus Sur le changement :
\ m de el en au, voy. agneau; 2°de
ph en f, voy. coffre.
Dawtmtage, anciennementd'o-
vantage, voy. de et avantage.
Davler, origine inconnue.
He, du L. de (de).
1. De. Prefixe qui correspond :
1° au latin de; 2° au latin dis, et
dans ce cas la forme de* est tou-
jours des a l'origine de la langue :
calcea/re (chausser), dis-calceare
(des-chausser , puis d&hausser).
Sur le changement de dis en des,
puis dS t voy. admettre et abtme.
On a dans la double forme decrd-
diter-discre'd'Uer un exemple frap-
pant de Imposition de la forme
populaire et de la forme savante.
3° au latin de-ex dans un petit
nombre de mots (dtvier, dtduire,
etc.) qui sont dans notre ancienne
langue desvier (de-ex-viare), des-
duire (de-ex-ducere), etc.
2. De (a coudre), ancien fran-
cais del, a l'origine (Mel, en espa-
gnol dedal , en italien ditale, du
L. digitale* (de a coudre). Dig(f)~
tdle, contracts suivant la regie
(voy. accointer) en dig'tale , a per-
du la consonne mediate t di{t)ale
(voy abbaye) et a donne Tancien
francais deel par le changement 1°
du s'uffixe ale en el (voy. annuel):
2° de % en e (voy. admettre).
3. He (a jouer), du L. datum (ce
cra'on jette sur la table ; de date,
Jeter, dans les expressions telles que
dare ad terram, etc.). Sur le chan-
gement de atum en i, voy. am-
poule'.
Debacle, voy, bdcler.
De6ftftef, voy. baite. — D.
DtbaUage.
Debande*) voy. bande 2. —
D. dAbandade.
De*fca**<fe**,<fe6«i»Hie«f r, voy,
bard.
De'fcargtfet*. voy. oar^fue. —
D. <#barca(tere (cf. respagnol de-
sembarfcadero).
De%*tnram*ev 9 voy. embarra*-
*er. — D. dSbarras (subst. verbal.)
MMbattre, voy. ftottre. — D.
dibat (substantif verbal).
Debauchee , faire sortir de
PoteWer (qui est bauc/ie, dans no-
tre vieille langue). L'origine de
bauche est inconnue. — D. dtbau-
che (proprement cessation du tra-
vail, puis paresse, puis inconduite).
oebet, mot latin debet (il doit).
Deblle, du L. debilis (meme
sens). — D. de'biliter, de'bUite'.
Debit, du L debitum (du). —
D. dtbiter, de'biteur.
Deblaterer, du L. deblaterare
(crier).
Defeteyer, du L. debladare*
(qui a, dans la latinite* du moyen
age, le sens originaire d'enlever le
ble coupe, de deblayer un champ
apres la moisson; puis d'enlever,
dyflter, de deblayer en general. On
lit dans une charte de 1272 : « Si-
« militer in pratis ipsorum dedicto
« loco, postquam fuerint debla-
« data. > Debladare est deriv6 de
bladum*, ble (voy. ce mot). Debla-
dare a donn§ dMayer par la chute
du d medial (voy. accaoler). — D.
dMai (substantif verbal).
Debioquer , voy. bloquer.
De6oife, voy*. boire.
Deboiter, voy. botte.
Debonnaire, ancien francais
de bon aire, voy. air (au sens de
naturel).
Debordev, voy bord. — D.
ddbord (substantif verbal), dtber-
dement.
Deltauchew) voy. boucher. —
D. d&oucM.
Debou**ew 9 voy. bourse. —
D. devours (substantif verbal).
10
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d£b
170
DtC
DeboMtj voy. bout.
Debowter, voy. boutet.
De&faif f et*, voy. braie.
Debris, voy. oroer.
Hefcttcftcf ,sortir du bois, voy.
buche et bois.
f Debosquer, voy. embusquer
etau motde*....
De&tct, voy. fcttf . — D. Whiter,
debutant.
Dec a, voy. de et fa.
Decade, du grec Sexafioc (di-
zaioe).
Decadence, du L. decadentia*
(de decadcrc*, aechoir).
D£cadl, de 6txa (dix) et dies
(jour).
Decagone. du grec £exlYfc>voc
(qui a dix angles).
Decagramme, du grec 86coc
(dix), et gramme (voy. ce mot).
Decalitre, du grec filxcc (dix),
et JtJre (voy. ce mot).
Dialogue, du grec SexdtXo-
yoc, (dix commandements).
Decantper, voy. camper.
Decanat, du L. decanatus {61-
gnite de doyen, de decanus) .
Decanter, en italien decantare,
du L. decartfnore* (verser douce-
ment, en inclinant le vase, de carv-
thus, angle d'une cruche).
Decaper, proprement titer la
crotite, la rouille, le vehement im-
pur qui recouvre une surface m6-
tallique, derive de cape, vehement
(voy. cape) ; le d6capage consistant
a mettre le metal a nw, a enlever
Tenduit qui le recouvre. — D. d4-
capaae.
Decapiter, du L. decapitate*
(d6riv6 de caput, tdte).
Deceder, du L. decedere (s'en
aller).
Decefet* , voy. cc?6r.
Iteeemfrt^e, du L. decembrem
(decembre).
Deceunal, du L. decennalis
(qui a lieu tons les dix ans).
Decent, du L. decentem (con*
venable). — D. dtcence.
Deception, du L. deceptionem
(m6me sens).
Decerner, du L. decemere (vo-
ter).
Deces, du L. decessus (depart) .
Decevoit*, duL. decipere (trom-
per). Sur le changement de cipere
en cet?oir, voy. deceuoir. — D. d£-
cevable.
Dee Jtotttet*, anciennement dea-
chatner, du L. dis-catenare* (6ter
la chatne). Pour le changement de
lettres, voy. de*.... et chatne. — D.
dechatnement.
DecJtott*et»,anciennement des-
chanter, voy. de.... etc/iortfer.
DecJtot*grer>, anciennement
descharger, voy. de\... et charger.
— D. decharge (substantif verbal),
dechoraemen*.
M>echarne** , ancien francais
descharner, en espagnol descar-
nar, du L. discomare* (dter la
chair, caraero). Sur le changement
de c en ch, voy. ac/iomer. Sur dw
devenu de\ voy. de*....
DecJto«f«#ef , ancien francais
deschawsser, du L. discdlceare (d6-
chausser). Pour les changements
de lettres, voy. chausser et de\...
— D. ddchaux (carmes).
DecAeattce, du L. decadentia*
(decheance, de decodere, dechoir),
par la chute du d medial (voy. ac-
cabler), le changement : 1° de ca
en che (voy. acharner et acheter)$
2° de lia en ce (voy aqencer).
i^echet ± voy. de" choir.
DechUr*ew>) voy. chiffre. —
D. dtchiffrable, indechiffrable.
M^eehiquetew , mettre en me-
nus mprceaux, en chiquets, mot
qui parait 6tre un diminutif du L*
ctcciim (une chose insignifiante,
unrien)
Mtechit^r , ancien francais def-
chirer, compose de l'ancien verba
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DtiC
171
DtiC
irer, en provencal esquirar.
d' origin e germanique (vieil
t allemand skerran, dechirer).
). de'chirement , dichirure.
echoir, voy. de\... et choir,
). de'c/ie* (autre forme de d4-
i ; voy. Grammaire histo-
x de la langue francaise t $. 42).
>eclder, du L. decidere (tran-
*, decider). — D. inducts (de
;t de decisus, decid6), dicuif
decisions*, derive de decisus).
>eclme, duL. decima (dixierae).
). dtcimer, decimation, de"ci-
>eclmetre, du L. deci (profile
quant dix), et metre (voy. ce
). On voit que le prefixe deci
tifie dix fois. et que le mot di-
etre est mat forme, signifiant
prement dix metres, tandis
1 veut designer la dixieme
tie d'un metre. En latin, deci
[tiplie, et ne divise pas.
»eclslf, voy. decider.
leclslon, du L. decisionem (de-
on).
leclamer, du L, declamare
:me sens). — D. declamation,
lamatoire.
leelarer, du L . declarare (de-
er). — D. declaration.
>ecllner, du L. declinare (me-
sons). — D. de'clin (substantif
bal), declinable, declinaison.
>ecllve, du L. declivus (qui
en pente). — D de'cliviti.
!kfef©re,voy. de".... et clore.
Oeclottef, voy. de 1 . . . . et clouer.
fefcocfcer, voy. de\... et co-
Decoction, du L. decoctionem
§me sens).
Decoi/fer, voy. coiffer.
Decollation, du L. decottatfo-
n (meme sens)
L Decoffet*, voy. coJ.
i. Decoffet*, voy. coMe.
Decollete**, voy. coMei.
I Deeolofet*, voy. d£... et co-
torer,
Aecom&re*, voy. encombre.
Decomposer, voy. composer.
( — D. decomposition,
Decott/tfe, defaire, detruira
Malherbe dit encore que la France
• a dtconfU l'Espagne. wconfire, an-
ciennement desconfire, du L. dw-
' conficere (defaire, compose deeon-
/Scere, parfaire, achever). Pour le
cbangement de lettres, voy. de\.-
et confire — D. de"confUure.
Heeottteftatteet*, voy. conte
nonce.
Deeottvemte, voy. dV.... et
converar.
Decorer, du L. decor are (or-
ner). — D. decor (substantif ver-
bal), decoration, d&corateur, dico
ratif.
»ecorum, du L. decorum (con
venance, bienseance.
HecotfcAer , voy. de\... etcou
cfcer.
Deco«f«ft*e, voy. de\... et cou-
dre.
Aeeottlef , voy. de*.... et coa-
ler.
Deeottper, voy. de*.... et cott-
per. — D. decoupure.
IMeonvrir, voy. de\... et com-
mr. — D. dicouperte (substantif
participial).
Acer aster , voy. crasse,
Dccrvditer, voy. de\... et cr&
d#er.
Decrepit, du L. decrepitus (me-
me sens). — D. decrepitude.
Deeret, du L. decretum (ar-
rete). — D. ddcreter, decretale.
Decrier, voy. de*.... et cner.
— D. decri (substantif verbal).
Decrire, anciennement des-
cnre, du.L. descnbere (decrire).
Pour les cbangements de lettres,
voy. ecrire.
Deci*ocfcet* 9 voy. croc.
Aecfo€*t*e, voy. croitre. —
yGoogk
-D&F
172
DtiF
D. dicroissant , dtcroissance, dV«
crue.
Decroiter, voy. crotte. — D.
de'croUeur. dicrottoir.
Decuple, du L. decuplu* (md-
me sens) . — D. de'cupler.
Deilaignei*, ancien francais
desdaigner, en italien disdegnare,
du L. dis (voy. de\...) et dtgnari
(voy. datgfnier). — D. didain (sub-
stantif verbal) , dtdaigneux.
Dedale, du grec Aa£8aXo; (De-
dale, qui construisit le labyrinthe
de Crete).
Dedawi*, voy. de et dans.
Dedicate, du L. dedicatio (d6-
dicace).
Dedier, du L. dedtcore (d6-
dier), par la chute du c medial
(voy. affbuage).
DeVfife, voy. d£... et dire, —
D. dtdit.
Deduction, du L. deductionem
(m6me sens).
De«f«tit*e. du L. deducere (d6-
duire). Deducere contracte sui-
vant la regie de l'accent latin en
deducWe, a donne diduire par le
changement de cr en ir, voy. oenir.
«?• anciennement deuesse,
forme de 1 ancien francais deu (qui
est le L. deu$), et du suffiie femi-
nin esse (voy. o&oe**e)
DefaiWr, Voy. de\... et /at(-
iir. — D. difaillcmce.
Dtfaire, anciennement de$-
faire, voy. de\... et /aire. — D.
tefaite (substantif participial).
Defalgwei-, en italien diffal-
care, compose* de de\... (voy. ce
mot), et du radical falquer, qui est
d'ongine germanique (vieil haut
allemand fakan, retrancber).— D.
Defalcation.
De'faut, voy. faute.
Dejfaveuf, voy. de\... et /a-
veur. — D. <M favor able.
Defect!!, du L. defectivus (qui
manque).
Defection, du L. defectionem
(m&ne sens).
Defectueiix,du L. defectuosus*
(mfime sens).
DeTeauf***, du L. defendere
(m§me sens). Sur la chute de l'a-
vant-dernier e, voy. p. lxxxi. —
D. difendable, dejenaeur, difen-
deresse.
Defense, du L defensa (de-
fense, dans Tertullien).
Defenseur, du L defensorem
(mfime sens).
f Defenslf, venu au seizieme
siecle de 1'italien defensivo (m. s).
Deferer, du L. deferre (decer-
ned accorder). — D. diferenee.
Defer let- , voy ferler.
Deferred, voy. fer.
Defiance, voy. ae'fier.
Deficit, mot latin : deficit (il
manque).
Defter, ancien francais desfier,
en italien dishdare, pour r6tymo-
logie, voy. de.... et per. — D. <Ufl
(subst. verbal.) defiance.
Deflgurer, voy. figure.
De/lfe, voy. deafer 2.
1. Deftler, voy. /M.
2. Dejller, voy. /lie. — D. dV-
fi, passage etroit ou il faut aller
la file.
Deflnlr, du L. definite (m&me
sens). — D. dtfini, indtfini, difi-
nissable, ind&finissable-
Deflnltlf, du L. definitions
(mfime sens).
Definition, du L definitionem
(mfime sens).
DefleufHr. voy. fleur.
Deflorer, au L. deflorate (dter
la fleur).
DefoHcer, voy. fond. — D. <W-
foncement.
De'/brntei*, voy. forme. — D.
deformation.
Defrayer, voy. frais.
Defirtehevy voy. friche. — D.
(Ufrichement.
y Google
DfiG
173
DfiL
MyWo^pcef , voy. froc. — D
ro^fue (substantif verbal).
octant, du L. defunctut (meme
is).
U&gagGW) voy. go^er. — D
lagement.
Desolate**, voy. patrw. — D.
jratne (substantif verbal).
D&jawnir, voy. j/armr.
Begat, substantif verbal de l'an-
n verbe dtgdter (voy. gdter).
De'geler, voy. geter. — D. d£-
£ (substantif verbal).
oegenerer, du L. deflfenerare
erne sens) . — D. dtgentratton.
l»enenere«cence, de digint-
went, qui est le L. degenerescen-
n* (degenerescere*) de degene-
re.
Deglutition, du L. deglutitio-
in, de deglutire (avaler).
JtMoiier, voy. g osier.
Deaoraer, voy. oorge.
DeaoMrdir, voy. oowrd.
Dego&t, ancien francais des-
wrt, en italien dwgfusto, voy.
?.... et grottt.— D. MgoiHer.
DegoMtter, voy. gfoutte.
iftegraaer, du L. degradare
oeme sens). — D. degradation.
Degfoffef, voy. agrafer. I
"~ * r, voy. graisse. —
, ddjjr aweur, digraissage.
Degve. en provencaf deyrc**
e mot repond a un type de-gra
us, compose de de et du L. gro-
ut (degre). Sur la chute du d, voy.
louette; sur le cbangement de a
n e, voy. acheter.
Degrever, voy. greter. — D.
leareueroent.
fegritftgrole**, origine incon-
lue.
Degf*f«er, voy griser.
DegroMir, voy. grossir.
Deguenilti, voy. gueniUe.
De g ue rp l*, compose de de\...
it de rancien verbe francais guer-
nr (abandonner) qui est dans la
latinite du moyen age werpire,
motd'origine germanique (scandin.
verpa). Pour le changement de w
en </t* francais, voy. p. en et au
mot gatne. — D. dtguerpissement.
Degtffaet*, voy. flfuiw. — D.
deputsement.
l»egn»ter, du L. deguttare
(meme sens). — D. tegustation,
digustateur.
Dehiscence, du L. dehiscerUia"
(dehiscere, s'entr'ouvrir).
Defcoatte, voy. honte.
Aefcof*, voy. hors.
Delelde, du L. deicidium*
(meurtre de Dieu).
Delfler, du L. deificare. — D.
dtijieation.
Delime, de Deus (Dieu), avec
le suffixe isme. — D diiste
Delte, du L deitatem (divinity.
Dejo, ancien francais desja,
voy. des et;d.
Dejection, du. L. dejectionem
(mfime sens)
Bejeter, du L. dejectare (me-
me sens). Sur ct devenu I, voy.
Hejewttef, ancien francais de*-
jeuner, voy. dl... et;edner, litte-
ralement : cesser de jeuner. Pour
le sens, voy. p. xx. — D. ddjeu-
ner (substantif) .
De?oiaaoVe, voj.joindre.
fi^oiier, voy. jouer.
Dc^ttcfcea*, voy. jucher.
De la, voy. 2d.
f Delabrerjanciennementde*-
tobrer, del'italien (milanais duto-
brare). — D. ddlabrement.
DeTai, voy. delayer.
Beiaismer, voy. laisser. — D.
dtlaissement.
HelaMer, voy. fas. — D. <fc-
lassement.
Delatenr, du L. delator (meme
sens).
Delation, du L. dekUionem
(meme sens).
yGoogk
d£l
174
d£m
Delayer, du L. dilatate (eien-
dre, dilater), par la chute du t me-
dial (voy. abbaye), et le change-
ment de i en e (voy. mettte). Le
passage du sens de dilater, d'al-
longer, d'etendre [dilatare) a celui
de dilayet est visible dans Pexpres-
sion delayer un discours. — D. di-
lai (substantia verbal du verbe de-
layer pris au sens d'6tendre : le
delai est le temps accorde pour
faire une chose) .
Deleeter, du L. delectare (m&-
me sens) . — D. delectation, delec-
table
Deleguer, du L. delegare (en-
voy er). — D. dtUgation.
Deletere, du grec SyjXyityjpio;
(nuisible).
Dellberer, du L. deliberate
(examiner). — D. dMberation, dji-
libetatif.
Dellcat, du.L. delicatus (mSme
sens). — D. inddlicat, delicatesse.
Dellcee, du L. deliciae (deli-
ces). — D. de'licieux.
1. Delia, au sens de menu, de
de'licat (un fil deW, un style de'Jie',
etc.) } du L. delicatus (delie, fin,
deli cat), par la chute du c medial
(voy. affouage), et le changement
de atois en e (voy. ampoute).
2. Delie, participe de d^ier.
Heliet*, ancien francais des-
"Jter, voy. de\... et Iter.
Delimiter, du L delimitate
(m6me sens). — D. delimitation.
Delineation, du L. delinea-
tionem (de delineate, dessiner).
Dellnquant, du L. delinquen-
tern (fautif). •
Dellre, du L. delirium (egare-
ment d'esprit). — D. de 1 liter.
Dellt, du L. delictum (faute).
Helivnet*. du L. deliberate*
(compos6 de liberate, liberer). De-
Ub{S)tatBj contracts suivant la re-
gie (voy. accointet) en delibt'ate,
a donne dMvtet par le change-
ment de b en v (voy. avant). — D.
dttivrance.
Deloge*, voy. loget.
De'loyaf, anciennement des-
loyal, en italien disleale, de de". ..
(voy ce mot) et JoyaJ. — D. d6-
loyauU (voy. de\... et loyaute).
Delude, en italien diluvio, du
L. diluwum (deluge) , par la con-
sonnification de iu en </e {diluv-
jum, voy. abrtger), et la reduction
de t>; a) (voy. abrtger). Pour le
changement de i (diluvium) en e
voy. mettre.
Hef wt-e, voy. p. xvm et au mot
Jeurre.
Demagogue, du grec SYi^ayco-
yo; (qui conduit le peupie). — D.
aemagogie, dtmagogique.
Betitaiit, ea provencal deman t
en italien dimane, du L. de-mane*
(compose de mone\ matin) . Sur le
changement de a en ai t voy. ai-
gle. — D. lendemain, qui 6tait
dans notre ancienne langue Vende-
main (de meme en italien Vindo-
mani), forme composee de en et de
demain. Au quatorzieme siecle,
Particle le, par une meprise sin-
guliere, se soude au corps du mot
(voy. lierre), et donne le substan-
tif lendemain, qui a son tour est
S recede d'un nouvel article {le len-
emain).
Demanded, du L.demandare.
— D. demande (substantif verbal),
demandeur, demanderesse.
Demaatgef, voy. manger. —
D. d&mangeaison.
Dematttelet*, proprement dtet
le mantel (manteau), iter le v6te-
ment qui protege une ville, de-
truire ses murailles. — D. deman-
telement.
Demantlbuler, anciennement
de'mandibuler, proprement : se
, rompre la machoire, de drf..., (voy.
• ce mot) et mandibula (machoire).
I DemancotioM, voy. marquer.
yGoogk
DfiM
175
DfiN
D^mafcfce, voy. marche. |
Ilemat^er, voy. tnarier.
Demargttef, voy. marquer.
Dem«t*t«i*, voy. amarrer.
DemiMftief, voy. masgue.
Hemelet*, voy. de\... etm^er.
— D. DemiU, demtloir.
Demem6t*et*, voy. memore.
— D. dimembrement.
MiewnSnageiri voy. manage —
D. dem&nagement. ;
Demenee, du L. dementia'
(folie).
Demeitef, voy. metier.
DemeM*i»*, anciennement des-
mentir, voy. de*., et mentxr. —
D. dementi.
Demerlter, voy. meriter. —
D. dinUrUe (substantif verbal).
Deme«M**e, voy. mesure.
Demettve) voy. mettre.
Oetnewt*et* 9 en italien dtmo-
rare,duL.demoran (rester,tarder,
demeurer, dans le Code Theodo-
sien). — D. demeure (substantif
verbal), au demeurant.
Demi, du L. dimidius (demi),
par la cnute du d medial (voy.
alouette), et le changement de i
atone en e (voy. mettre).
Demlsolon, venu au seizieme
siecle du L. demissionem (renvoi).
— - D. ddmissionnaire/
Demoeratle, du grec 8>jjioxpa-
tia (gouvernement du peuple). —
D. democrats, termer atique.
Demofreffe, voy. damoiseau.
Demollr, du L. demoliri (ren-
verser). — D. demolmeur, demo-
tion (L. demolitionem).
Demon, du L. daemon (genie).
— D. demoniaque.
Demonetloer, changer la va-
leur d'une monnaie (de de.... et de
moneta, monnaie).
Demonstrate, du L. demons-
Iratvous (meme sens).
Demonstration, du L. de-
QwnstrcUionem (meine sens).
Demonstratenr , du L. de-
monstrator (meme sens).
Oemonler, voy. de.... etmon-
ter.
Demon *t*et* , anciennement
demonstrer , du L. demonstrate (de-
montrer). Sur la chute de s, voy.
aoime — D. ddmontrabk.
H emo tHfyg, voy. dV. . . . et mor-
dre.
Denalre, du L. denartus (qui
contient le nombre dix).
Dfnatftirer, voy. nature.
Denotation, du L. denegatio-
nem (meme sens).
Deati, voy. denier.
DeaiieAeV, voy. nicher. — D.
demc/ieur
Dettlet* , du L. denarius (de-
nier). Sur ariu* devenu ier, voy.
dmer.
Dottier, du L. denegare (de-
nier), par la cbute du 9 medial
(voy. outer), et le changement de
ea latin en ta (voy abrtger). —
D. deni (substantif verbal).
Denlgrer, du L denigrare
(noircir). — D. denigrement.
AekoMtfrref, du L. denume-
rare (mSme sens). Sur le change-
ment de numerare en nombrer,
voy. nombre. — D. dtnombrement.
Denominate, du L. denomi-
natives (qui sert a nommer).
Denomlnateur,du L. denomi-
nator (qui denomme).
Denomination, du L. deno-
minationem (denomination).
De'atommer, du L. denomi-
nare (mfime sens). Voy. nommer
pour Jes changements de lettres.
Dettoatcer, du L. denuntiare
(denoncer). Pour le changement de
nuntiare en noncer , voy. annon-
cer.
Denonelatenr, du L. denun*
tiatorem (m&ne sens).
Denottekatlon.dU U dbntintia-
tionem (m6ine sens).
y Google
d£p
176
DtP
Deneter, du L. denotare (d£-
noter].
Denotiei*, voy. dl.... et nouer.
— D. dtnoument.
Demise, a l'origine marchan-
dise en general, et spScialement
marchandise de la valeur d'un
denier. L'espagnoi dit de mfime di-
nerada (denree), de dinero (de-
nier). Du mot denier est venu Pan-
cien francos denete'e, commede
panier est venu pannetie; dene-
tie s'est plus tard contracte en
den\ie % puis denre'e. De m6me
dans le Wards, pfenningwetth
(denree) veut dire proprement : ce
qui vaut unjpfenning. — Pour la
chute de Ye, den{e)rala, voy. ac-
cointer; pour le changement de
ata en 4e, voy. ampouM. .
Dense, du L. densus (lourd,
epais). — D. density
Dent, du L. dentem (dent). —
D. endentiy identt, dentiet, den-
tiste, dentelle.
Dentalre, du L. dentarius (mS -
me sens).
Dentelle, proprement : petite
dent. — D. dentele, dentelure.
Dentifrice, du L. denHfricium
(frotte-dent, Pline).
Dentition, du L. dentUionem
(meme sens).
Denoder 9 du L. denudare {met-
tre a nu).
AeatMet* , du L. denudare (met-
a nu, priver de), par la chute du d
medial (voy. accabler). — D. tene-
ment.
Depcifeif let* , voy. pared.
Deporet*, voy. para*.
Deparfet*, voy. parler.
Aepaftemeit*, voy. dipartir.
Depar <if , ancien francais de«-
©arttr, du L. dispartire (distri-
buer, partager, repartir). Sur le
changement de du en <W, voy. de\
— D. depart (substantif verbal) ,
ddpartement (division).
DenoMer, voy. power.
Aepayfer, voy. pays.
Depecer, voy. piece.
Depecfter, voy. empSchet. —
D. dfyiche (sunstantif verbal).
Depeittcfre, du L. depingere
(peiridre); sur le changement de
ingere en eindre, voy. ceindre.
1 . Depend*** quelqu'un ; voy.
de\... etpendre.
2. Depettdre de, du L. depen-
dere (meme sens). Pour la trans-
formation des iettres, voy. pendre;
pour le deplacement de l'accent
fatin, voy. account.
3. Depetwfre, depenser, du L.
dependere (depenser). Pour la
chute de V8 latin, depend 'te t voy.
p. LXXXI.
Dejpett*, voy. de'penset.
DGpenme, voy. depenser.
Depett«ef, anciennement des-
cender, du L. dispensate (distri-
buer de l'argent), par le change-
ment de dis en de" (voy. de*....).—
D. dfyens, dipense, aepensiet.
Deperdltlon, du L. depetdi-
tionem* (de depetdete, perdre).
neper I r, du L. deperire (mfime
sens). — D. de'pe'tissement.
Depe*t*et*, anciennement des-
pesttet, — oppose de empttrer (aa-
ciennement empesttet). Empittet
signifie proprement: lier les jam-
bes d'un cheval que Ton met en
{>ature; et ddptlrer, debarrasser
es pieds de ce lien, de cette en-
trave. Ces mots viennent du latin
du moyen age pastorium (entrave
deschevaux au paturage). Pasto-
rium (deriv6, par pastum, de pas-
cere, paitre) est frequent dans les
Lois Barbaras au sens d'entrave.
Si quis in exetcitu aliquid fu-
raverit, pastorium, capistrum,
frenum, etc. dit la lot des Bo-
varois, titre II, vi, 1. On lit aussi
dans la Loi des Lombards, tit. I,
xx, 5 : « Si quis pastorium de ca>
y Google
DSP
177
DfiR
ballo alieno tulerit..., » Pasto-
rium, par les deux composes im-
pastoriare * (entraver) , dispasto-
riare (delivrer de Tentrave) a
donne les deux verbes francos ero-
pestrer, despestrer, par le change-
ment 1° de im en in, puis en
(voy. admettre); de dis en des, puis
dt (voy. d£...) ; 2° de past(o)riare
en pestrer par la chute de To, p<w-
I'riare (voy. accointer), d'ou la
forme moderne pitrer par la dis-
parition de s et le cuangement de
a en c (voy. acheter, abtme).
Denewplet- , voy. peupler. —
D. dtpeuplemerU.
Deptler, du L. depilate (m§me
sens). — D. de'pilation, de'pUa-
toire.
Bepimier, voy. piste.
Mtepit, ancien francais despft,
du L. despertus (mepris, puis co-
lore) , par le change men t de des
en d4 (voy. aMmc) ; 2° de e en i
fvoy. accompJir); 3° de ct en I
(voy. a/f&4). — D. dtpiter.
Depiaccr, voy. place. — D.
diplacement.
D€ptai*e, voy. pfatre. — D.
deplaisir, deplaisant.
fte'plier, voy. d4.... et plier.
JDepfouet*, voy. d£. . . et ployer.
— D. dtploiement.
Deplorer, du L. deplorare
(meme sens). — D. deplorable.
Deplumer, voy. de 1 .... et
plume.
»e>opolatton, du L. depopu-
lationem (m&me sens).
Importer, du L. deportare
(exiler). — D. deport, deportation,
diportement.
Deposer, voy. poser.
Deposltalre, x du L. deposita-
rius (depositaire).^
Deposlteur, du L. depositorem
(meme sens).
Deposition, duL. depositionem
(memesens).
', voy. posstder.
AefKroillet* , anciennement
despouiller, du L despoliare, par
le changement 1° de o en ou (voy.
affouaqe); 2° de Wen iW (voy. ail);
3° par la chute de o(voy. abime). —
D. dtpouiUe (substantif verbal),
depouulement.
jDejHmt*t>oit*, voy. pourvoir.
— D. depourvu.
Depraver, du L. depravare
(meme sens). — D. depravation.
Depreeler, du L. depretiare
(diminuer le prix). — D. deprecia-
tion.
Depredation, du L. depraeda*
tionem (meme sens) .
Depression, du L. depression
nem (abaissement).
Deprtaner, du L. deprimere
(abaisser).
JDejiwM, voy. puis.
Depurer, du L. depurate (pu-
rifier). — D. depuration, cUpura-
tif.
Depnter, du L. deputare (assi-
gner, confier une mission). — D.
deputation, depute".
lleVaeinef , voy. ratine.
AeVaif let*, voy. rail.
AeValson, voy. raison. — D.
deraisonner, deraisonnable.
AeVaMger, voy. ranger. — D.
derangement.
De**ee*e/*, qu'on ecrivait au-
trefois de rechef, est compose de re
qui marque le retour, la repetition,
et de chef (au sens de fin, d'extre-
mite. Nous avons vu, au mot ache-
ver, que la langue du moyen age
disait venir d chef pour venir d
bout). Voy. chef.
Deveglev* , voy. regie.— D. de-
reglement.
Derision, du L. derisionem
(moquerie)
Derlsolre, du L. derisorius
(m6me sens).
Derlver, du L. derivare (deri-
y Google
d£s
178
DtfS
ver). — D. derive (substantif ver-
bal), derivation, dirivatif.
Derme, du grec Sepjia (peau).
Dernier, anciennement der-
renier, derrainier, derive de l'an-
cien francais derrain (dernier).
Derrain correspond au L. deretra-
nus* (denve de de-retro, derriere,
proprement celui qui marche der-
riere). Der{e)tranus, contract^ sui-
vant la regie (voy. accointer) en
dertfanus, adoucit tr en dr puis
en rr (voy. arriere), et change a
en ai (voy. aigle).
AeVooer, voy. robe.
Deroger, du L. derogate (de-
roger). — D. derogation.
DeVottfer, voy. router.
Derowte, ancien francais des-
route, du L. disrupta (de 'disrum-
pere, disperser une armee en ba-
taiHe). Sur le changement de dis
en die", voy. de 1 ; sur celui de u en
ou, voy. accouder; sur celui de p*
«a t, voy. acheter.
DeVotUe**, voy. route.
Aert*ieve, du L. de retro* (der-
riere). Pisa if ague turba de retro
ft ab ante ador antes dicite |Ba-
iruch, vi, 5.] Pour le changement
de retro en Here, voy. arri&re.
Dem 9 article; des, contraction
de dels, qui reprSsente de les. Voy.
pour les details ma Grammaire
historiquede la langue francaise,
p. 162.
Des, du L. deipso {tempore, de-
puis ce temps). De-tyso, contracte
en d'ijwo, a donnedespar le chan-
gement 1° de i en e (voy. mettre) ;
i° dej>s en s (voy. caisse).
Desaimer, voy. atmer et d£
Desappoittte**, voy. dtf. . . . et
appointer. — D. de'sappointement.
De*arr>ol , compose de des
(voy. <#), et de Tancien francais
arroi (ordre). Vis-arroi equivaut
done a dts-ordre. Quant au mot
arroi, e'est un compose de Pancien
francais rot (comme arranger de
ranger, arrondir de rond, etc....).
Roi, qui a dans notre vieille langue
le sens d'ordre, de mesure (ce der-
nier sens a persist^ dans pied deroi)
correspond a la racine italienne
redo* , au latin du moyen age re-
dum*, et vient des langues germa-
niques (suedois reda, mettre en or-
dre, disposer, arrfcnger).
f Desastre, venu au seizieme
siecle de Titalien desastro (desas-
tre). — D. ddsastreux.
Mtemavantage, voy. avantage.
Desavett, voy. aveu.
Desatxmer, voy. avouer.
Descef fer, voy. sceUer.
Descetufpe, du L. descendere
(meme sens). Sur la chute de Ye
latin, voy. p. lxxxi. — D. descente
(substantif participial, voy. ab-
soute), descendance, redescendre,
condescendre.
Descrlptlf, du L. descriptivus
(m. s.).
Description, du L. descrip-
tionem (m. s.).
Desempavewj voy. emparer.
Desert, adj. du L. desertus
(abandon n6). — D. deserter, d&ser-
teur, desertion.
Desert, subst. du L. desertum
(desert).
Desetpeirew) voy. d£... et es~
perer.
itesespoi*) voy. <tt.... et es-
poir.
Desnafeiffef , voy. de".... et
habiller.
DesfceVeatce, voy. Jioir.
Deshonnete, voy. honn&te.
Deshonneuf) voy. honneur.
Desfcoatorer, voy, honor er.
Designer, du L. designate
(m. s.). — D. designation.
Desinence, du L. desinentia
(terminaison).
DesinteresMet; voy. d<i. ., et
interesser. — D. d&tWrewemeni
y Google
DES
179
DES
\ l»6slmroltiire, de l'italien
disinvoltura (tournure degagge).
Desir, voy. denrer.
Besiww, ancien francais di-
sirrer, du L. desiderate (d&irer).
Desid{&)rdre contracts suivant la
regie (voy. accointer) en desiderate
a donn6 desirer par la reduction de
dr latin a rr puis a r (voy. arriere).
— D. d&ir (substantif verbal) ; d4-
streux, desirable.
Dealster, du L. desistere. (se
tenir loin). — D. dtsistement.
Deiomvrer, voy. cetwre. —
D. dtsceuvrement,
l»e*oler, du L. desolari (ra-
vager). — D. d&oJant, desolation.
D^aopller, du L. dis-oppUare*
(deboucber, vider).
De*otHfomfe, voy. de".... et
or dormer.
Desordre* voy. d£... et ordre.
De*ot*mat0 9 ancien francais
dis ore mats; ore est le latin hora,
mats le latin magis (plus) ; des ore
mats signifie proprement « des
cette beure en plus, des cette
heure en avant, aes l'heure pr6-
sente a plus tard, » c'est-a-dire d
dater de Vheure prtsente. Pcur l'e-
tymologie voy. aux mots dds, or,
et mais. — De m6me dorenavant
qui etait dans notre ancienne langue
oVore en avant signifie : de l'heure
Sresente en avant, a partir de cette
eure. Pour l'etymologie, voy. aux
mots de, or> en, et avant.
Desosser, voy. os,
Despote, du grec 6e<nc6nr)c
(maitre), — D. despotique, despo-
tisme.
Dessaisir^ voy. saisir. —
D. dessaisissement.
Oeffeefter, voy. sicker. —
D. dessechement.
0ef«ein, voy. dessin.
Dessert, voy. desservir..
Dessemxtnt, voy. desservir
~ * , voy. *cmr. --
| D. desservant; dessert et desserte
i (subst. participiaux de desservir;
| voy. absotUe ; de meme 1'ancien
1 francais disait le *ert de ser-
1 ™ r )'
»eMlecatlon,du L. d€*stcca-
| tionem (m. s.).
Dentil let*, sur ce mot que Pan-
cien francais ecrivait dicrner, voy.
p. xxrv, e au mot cil.
I Dentin, voy. dessiner
! Dessiner) dans Regnier desst-
fliner, en itahen disegnare, du L.
designare (tracer, dessicer). — Sur
le changement de s latin en ss y cf.
vessie (vesica), pousser (puUare).
Sur gn devenu n, voy. ass&ner. —
D. dessin (subst. verbal) ; dessina-
teur.
Dentottn,voy. sous.
Dennc*, voy. sus.
Destin, voy. desttner.
Destination, du L. destina-
tionem (m. s.).
Destinee, voy. desHner.
Destlner , du L. destinare
(m. s.). — D. dirftn (substantif
verbal), destinte (substantif parti-
cipial).
Destltuer, du L. destituere
(abandonner). — D. destitution.
j Destrier, cbeval de bataille
' du chevalier, cheval que Tecuyer
conduisait a sa droite (dextra) d'ou
le derive dextrarius qui a le sens
de cbeval de bataille dans les textes
du moyen Age : equo ejus mili-
tari quern dextrarium vocant,
ablato dit une chronique du on-
zieme siecle.
Pour le changement 1° de x en s
voy. ajouter) 2° de arius en ier f
voy. dnter.
Destraeteur, du L. destructor
(m. s.).
Destraetlble, du L, destructi-
bilis (m. s.). — D. indestructible*
Dentnietlf, du L. destructivus
(m. s.).
y Google
DfiT
180
DfiV
Destruction, du L, desiruc-
tionem (m. s.).
Desuetude, du L. desuetudo
(perte d'une habitude).
Detacher^ voy. attacker, —
D. ddtachement.
DetaiUer , voy. tailler. —
D. detail (subst. verb.), detaillant.
DetateV) voy. etal.
Deteindre, voy. teindre.
Deteler, voy. atteler.
Ae'fencfre, voy. tendre. — D.
detente (subst. participial, voy. a&
tt>Mte.).
Detenir, du L. detinere (rete-
nir). Sur le changement: 1° de t
atone en e, voy. mettre; 2 9 de e en
*, voy. accomplir. — D. detenu.
Detenteur, du L. detentorem
(qui a en sa possession).
Detention, du L. detentionem
(m. s.).
Deterjrer, du L. detergere (net-
toyer).
Deterlorer, du L. deteriorate
(rendre plus mauvais). — D. d&U-
rioration.
Determiner, du L. determi-
nate (fixer). D. determination.
i>eterrer, voy. terre.
Deterslf, du L. deter sivus * (de
detersus, p. p. de detergere, 6va-
cuer),
Detester, du L. detestari
(hb.iT). — D. detestable.
Dttoner, du L. detonare (ton-
ner). — D. detonation.
Detainer, voy. ton,
Detorquer, du L. detorquere
(d&ourner).
Deiow* (fil) , voy. tordre.
Oetourner, voy. tourner. —
D. detoux (substantif verbal), <U-
tournement.
Detracteur, du L. detractorem
(qui rabaisse).
Retraquer, voy. froguer.
JMii^mper, voy. tremper. —
^ detrempe (subst, verbal).
Betvemse, ancien francais des-
trece, oppression, substantif verbal
de destrecer qui avait dans notre
vieille langue le sens d'opjjrewer,
et repr6sente le L. destrictiare*
derive, suivant la regie (voy.
p. xxxii), du participe destrictus
(oppresse, de destringere, 6trein-
Destrictiare a donn6 destrecer
par le changement 1° de ct en t
(voy. affeU); 2° de tiare en cer
(voy. agencer) ; 3° de i en « (voy.
mettre). — Destrece estdevenu aU-
tresse: 1° par la chute de s (voy.
abtme); 2° le changement de c en
ss (voy. agencer).
Detriment, du L. detrimentum
(dommage).
Detroit^ ancien francais des-
troit, du L. districtus. On trouve
dans les textes du moyen age dis-
trictus fluvii (locus ubi fluyius tra-
jicitur, dit Ducange). Districtus a
donne ditroit, comme strictus a
donn6 etroitj par le changement
1° de disea de, voy. de...; 2° de
ict en oit, voy. attrait.
Defi*Mit*e, ancien francais des-
truire, du L. destruere (dltruire),
f>ar la chute de s (voy. abtme), et
e changement de e en t (voy. ac-
complir).
DcUe, du L. debita (ce qui est
du, pi. de debttom) ; sur la chute
de Ft, detfta voy. p. lxxxi; sur bt
devenu tt, voy. siyei. — D. endet-
ter.
Detfif, voy. douloir.
Deux, du L. duos (deux), par
le changement de uo en o (voy.
p. xc. 1. 22), puis de o en eu (voy.
cueiMtr); sur s devenu x, cf. epoux
(sposus *), roua (russus), toua (tow-
sis), creu* (corrosus*), oiseus
(otiosus) (et les suffixes en osus
devenu eux en francais, voy, amou-
reux). — D. deuxieme.
Dewier, voy, avaU
y Google
DEV
181
DfiV
Detxili«et«, voy. valise.
Devattcer , voy. devant. —
, D. devancier.
Devant, ancien francais do-
pant (d'avant), compost de de et
avant (voy. ces mots). — D. de-
vancer.
i»evaater,du L. devastate (ra-
vager). — D. devastation, devas-
tateur.
Developper, Catvefoppet*,
formes d'un radical commun velop,
dont on ignore i'origine. — D. de-
veloppement.
Jleveatir, du L. devenire (arri-
ver)
Deve^jpomfe, participe de
Fancien verbe de'vergonder (perdre
toute honte), compost lui-m§me
de di (voy. ce mot), et vergonder
(avoir honte) qui est le L. verecun-
dart (avoir de la retenue). Ver(&)~
cundari contracte suivant la regie
(voy. accointer) en vefcundari a
donne vergonder par le change-
ment de c en g (voy. adjuger), et
de u en o (voy. annoncer). —
D. de'vergondage.
JDevet**, voy. vers.
De*ew, du L. dewrsus (in-
cline). — D. de'verser (une piece
de bois).
DeWf«et* , voy. verser. — D.
dtversoir.
•Divider, ancien francais des-
rider, voy. vide. Divider,' devider
e'est proprement rendre le fuseau
vide de til. — D. dividoir.
Deviation, du L. deviationem
(ecart).
Devier, ancien francais, des-
vier, du L. de-ex-viare* (sortir de
la droitevoie). Voy. aux mots de"...
et vote.
DeviM, du L. divinus (devin).
— D. deviner, devineur, devine-
resse.
DevU. substantif verbal de-de-
vtser (qui signifie dans notre an-
j ciennelangue repartir, distribuer,
regler), d'ou le sens du mot devis
(estimation de toutes les depenses
Srobables pour la construction
'un batiment).
DevUagev , voy. visage.
ftevfre, substantif verbal de
deviser (au sens ancien de parta-
ger) : devise etait a l'origine un
terme de blason ; on appelait de-
vise ( e'est-a-dire division), une
, portion de I'ecu dans laquelle on
, inscrivait une figure emblemati-
i que (dite corps de la devise), — et
| au-dessus une legende, une sen-
I tence explicative (dite dme de la
devise) ; cette sentence qui n'etait;
, qu'une des parties de la devise, ne
, tarda point a prendre le nom du
tout.
Devise* (parler de....), a dans
| notre ancienne langue le sens de
regler, de traiter, et vientdu L.
divisare (regler, repartir, distri-
i buer- divisare est le frequentatif
de dxvidere forme a i'aide du par-
ticipe divisus suivant la regie,
voy. p. xxxin).
Sur le changement de i en c,
voy. admettre. — D. devis, de'
vise.
Devisse*^ voy. vis.
Hevoiemeat*, voy. ddvoyer.
DevoUei; voy. voile.
Hevoif , du L. debere (devoir) .
Pour le changement 1° de b en v,
voy. avant; 2° de e en of voy. atr
croire. — D. devoir (subst. verb.).
Devohi, du L. devolutus (qui
est attribue,qui revient a).
Devorer.duL. devorare (m. s.J.
, Devot, du L. devotus (pieux).
| — D. devotieux.
j Devotion, du L. devotionem
(devotion).
DeVotfer, du L. devotare (de-
I vouer) par la chute du t medial
, (voy. awaye), et le changement
de o en ou. — D. devouement.
11
y Google
DIA
182
DIE
• IMvoyer, voy. vote. — D. dd-
voiement.
Dexterity, da L. dexteritatem
(dexterite).
Dextre, du L. ctertra (main
droite).
Dlaaete, du grec 8ia6iQtTjc (dia-
bete).
MHabMe, du L. dta&oiw (le (lia-
ble), par la chute reguliere de To
penultieme (voy. p. lxxxi et au
mot ancre). — D. diablerie, dia-
blesse, diablotin.
Dlaaoliqne, du L. diabolicus
(diabolique) .
Dlaeonat, du L. diaconatus
• (m. s. dans saint Jerdme).
Dlaconesse, du L. diaconis-
sa (diaconesse, dans saint Je-
rdme).
IHaere,ancien francaisdtacni,
du L, diaconus (diacre, dans Ter-
tullien). Diac(6)nus, contracte,
: suivant la regie (voy. p. lxxxi, et
au mot ancre) en diac'nus, a chan-
ge n en r (voy. coffre).
Dlaaeme, du L. diadema
(m. s.).
Dlagno»tlc ? substantif de l'ad-
jectif diagnosttque qui est le grec
$iaYvw<mx6s (qui sert a reconnai-
tre).
Diagonal, du L. diagonalis
(meme sens) .
Dlalecte, du L. dialectus (m.
' s.) — D. dialectal.
Dlalectlque, du L. dialectica
(art de diseuter).
Dialogue, du L. dialogus
{rn.sX
MHumant, du L. adamantem
(diamant) par la chute tres-irregu-
lierede To initial, et le chan-
gement de l'o atone en ia.
Dkuaetre, du grec didjiexpoc
(diametre). — D. diame'tral , dia-
mitralemenU
f Mane, venu au seizieme sie-
cle de Pespagnol diana (diane).
Diapason, du L. diapason (oc
tave).
Dlaphane, du grec 8iaoavq
(qui laisse passer la lumiere).
Dlaphragnie,duL. diaphraa
ma (m. s.).
f Dlaprer,aumoyen age dias-
pnr, verbe forme de Fancien sub-
stantif diaspre (etoffe de couleur
bigarree, de couleur jaspee); dias-
e vient de l'italien diaspro
S?
Diarrhea, du L. diarrhoea
(m. s.).
Dlatheae, dugrecfiidOt<m (dis-
position).
Diatribe, du L. diatriba (dis-
cussion).
Dletame, du L. dictamnus
(m. s.).
Dletatenr, du L. dictator (dic-
tateur). — D. dictatorial.
Dletature, du L. dictatura
(m. s.).
Dieter, du L. dictate (dieter) .
— D. dictie (substantif partici-
pial).
Diction, du L. dictionem (ac-
tion de dire).— D. dictionnatre.
Dleton, mot latin corrompu
(dictum, ce que Ton dit).
Dldaetlqne, du grec 8t8axxi-
xoc (qui est propre 5 Tenseigne-
ment).
Dlerese, du grec foatpe etc (di-
vision).
Dleoe, duL. diesis (dies©). —
D, dUser.
1. Dlete, assemblee, du L.
diaeta* (journee. puis assemblee
reunje a jour fixe; derive de dtea^
jour). La meme metaphore se re-
trouve dans rallemand Tag qui a
le double sens de journie et de
diete.
2. Dlete, du L. diaeta (regime).
Dlete, dansles serments de 841
Deo, du L. deus (Dieu). De la for-
me du neuvieme siecle deo est ve-
y Google
DIL
183
DIM
nue la forme moderns dim par le
changement : 1° de eo en to (voy.
dbre'ger), puis de o en eu (voy. ac-
cuctatV. — D. adieu (litterale-
ment A Dieu), ellipse pour ddieu
soyez! qui etait la forme complete
de cette locution dans notre an-
cienne langue.
Dlffamer, du L. diffamare
idiffamer). — D. diff amateur, dif-
amatoire.
Difference, du L. differentia
(m. s.).
Different, du L. differentem
different). Differend n'est qu'une
alteration orthographique de dif-
ferent
Dlfferer, du L. differre (tar-
der, et aussi 6tre different).
DlfAclle ? du L. difficuis (m.
s.). — D. dtfftcUement.
Dlfflculte, du L. difficultatem
(m. s.). — D. difficultueux.
f Dlfforme,venuau quinzieme
siecle de l'italien difforme (m. s.).
— D. difformite".
Dlffns, du L. diffusus (re-
pandu).
Dlgerer, du L. digerere (di-
gerer).
Digestif, du L. digestivus* (di-
gestif) .
Digestion, du L. digestionem
(digestion).
Dlgltale ? dans le latin des bo-
tanistes digitalis purpurea (ainsi
nommee de la forme de sa co-
rolle).
Digue, du L. dignus (digne).
— D. dignement.
Dlgnlte, du L. dignitatem (di-
gnite). — D. dignitatre.
Digression, du L. digressio-
ns (digression).
BHguej ancien francais die que,
mot d'origine germanique (neer-
landais dyfc, digue). — D. endi-
guer.
Dilaplder, du L, dilapidate
(dilapider). — D. dilapidation,
dilapidateur.
Dilator, duL. dilatare (m.s.).
— D. dilatation.
' Dllateire, du L. dilatorius (di-
latoire) .
Dlleetlon, du L. dilectionem
(amour) .
DUenune, du L. dilemma
(m. s.).
f Dilettante, de l'italien di-
lettante (amateur). — D. dUettan-
tisme.
Dlllgenee, du L. diligentia
(m. s.).
Diligent, du L. dUigentem
(soigneux). — D. dUigenter.
Dlluvlen, du L. diluvianus*
(de diluvium, deluge).— D anti-
diluvien,
Dimaitcne, ancien francais
diemenche, du L. dies-dominica
(jour du Seigneur, dimanche, dans
saint Augustin et Tertullien}. Po-
min(l)ca perdant suivant la re-
gie son Ipenultieme (voy. p lxxxi),
devient domin'ca. Die-aominica
devenu die- domin'ca, perdit son d
medial die(d)omin t ca (voy. acca-
bier), et donna le vieux frangais
diemenche par le changement 1° de
ca en the (voy. acharner et ache-
ter) ; 2° de in en en (voy. p. lxxxv),
puis en an dans la langue mo-
de rne (voy. p. lxxxv).
Dtme, anciennement di>me, en
italien decima. du L. decima
(dime, dans Varron). D&(I)ma,
perdant son I suivant la regie
(voy. p. lxxxi) se contracte en
dec ma, d'ou disme par le chan-
gement : 1° de e en i (voy. accom-
plir);2° dec en* (voy. amitii);
sur la chute posterieure de *, voy.
abime.
Dimension, du L. dimension
nem (m. s.).
Dlmlnuer, du L. diminuere
(diminuer).
yGoogk
OIS
184
DIS
Diminution, da L. diminutio-
nem (m. s.).
Diode, mot d'origine historique
(voy. p. lxiv), abreviation pour
coq oVlnde. — D. dindon, dindon-
neau.
Dtttev, anciennement disner,
dans le latin du neuvieme siecle
disnare (diner, dans les Glosesdu
Vatican). L'origine de disnare est
inconnue. Sur la chute de s, voy.
ablme. — D. diner (substantif).
Diocese, du L. diocesis (dio-
cese dans Tertullien). — D. dioc4~
sain,
Dlphthongue,du L. dipkthon-
gus (m. s.).
Diplomat*, voy. dtyldme. —
D. diplomatic, diplomatique.
Dlplome, du L. diploma (m
s). — D. diplomate.
Dlptyque, duL. diptycha (dip-
tyoue).
Dire, du L. dicer e (dire). Di-
c($)re contracte regulierement
(voy. p. lxxxi) en dic're est devenu
dire par la reduction de cr a r
(voy. be'nir). — D. dire (substan-
tif) contredire, me , dire y dtdire,
maudir, be'nir, redire, dit, di-
seur, diseuse.
Direct, du L. direetus (direct).
Dlrecteur, du L. director (de-
rive de direetus qui dirige).
Direction, du L. directionem
(m. s.).
Dlrectolre, du L. directorium
(derive de director).
Dlrlger, du L. dirigere (m. 3.).
Dlrlmant. du L. dirimere (dis-
soudre) par le participe dirimen-
tem.
Dlscerner, du L. discernere
(discerner). — D. discernement.
Disciple, du L. discipulus
(m. s.).
Discipline, du L. disciplina
(m. s.). — D. discipline?, discipli-
noire.
Dlneorder, du L. discordare
(fitre en disaccord). — D. discord
(substantif verbal), discordant (d'ou
discordance),
Dlscorde, du L. discordia
(m. s.).
fKscowrit*, du L. discurrere
(discourir) ; pour les changements
de lettres,- voy. courir. — D. dts-
coureur.
Dlsconrs, du L discursus (dis-
cours) dans le Code Theodosien.
Dlseret, du L. discretus (s6-
par6).
Discretion, du L. discretionem
(distinction). — D. discr&ionnaire.
Dlscolper, du L. disculvare*
(se disculper, compost de culpare,
accuser).
Discussion, du L. discussto*
nem (discussion).
Dlseuter, du L. discutere (iu-
ger, examiner). — D. discutame, ,
indiscutable.
Dlsert, du L. disertus (Elo-
quent).
Disetie, origine inconnue.
Disgrace, voy. grdce. — D.
disgracier.
Dlssractenx, voy. gracieux.
Disjoindre, du L. disjungere
(disioindre) ; pour le changement
de lettres, voy. joindre.
Dlsjonctlon, du L. disjunction
nem (m. s.).
Disloquer, de dis (voy. d4\ et
locare (placer) ; disloquer veut dire
proprement deplacer. faire sorlir
de : disloquer le bras, luxer le bras.
— D. dislocation.
DUparaitre^ voy. parattre.
— D. disparition (forme d'apres
apparition),
Disparate, du L. disparatu*
(disparate, dans Boece).
Disparition, voy. disparattrs,
Dlspendleux, du L. dispenr
diosus (onereux).
Dispenser {distribuerh du L«
y Google
DIS
185
DIS
dispensare (accorder), d'ou lesens
de dispenser de (accorder la per-
mission de ne point faire). — D.
dispense (substantif verbal).
Dlsperser, du L. dispersare*
(disperser, derive de dispersus
part, de dispergere. Voy. p. xxxiii).
Dispersion, du L. dispersio-
nem (m. s.).
Dlsponlble, du L. disponibi-
lis* (derive de disponere), dis-
poser.
DUpos* du L. dispositus (dis-
pose). Sur la chute deux dernieres
syllabes atones, voy. p. lxxxi.
Disposer, voy. poser. — D.
indisposer.
Disposition, du L. disposition
nem (m. s.). — D. disposilif.
Dlsputer, du L. disputare (dis-
cuter). — D. dispute (substantif
verbal).
Dlsque, duL. discus (m. s.).
Dissection, du L. dissectio-
nem (coupe).
Dlssemlner, du L. dissemi-
nare (m. s.).
Dissension, du L. dissensio-
nem (m. s.).
Dlssentlment, voy. sentiment.
Dtssequer, du L. dissecare
(couper en deux).
Dissertation, du L. disserta-
tionem (m. s.) .
Dlsserter, du L. disserlare
(m. s.).
Dlssldenee, du L. dissidentia
(m. s.).
Dissident, du L. dissidentem
(qui differe).
Dissimulation, du L. dissi-
mulations (m. s«). — D. dissi-
mulateur.
Dlsslmnler, du L. dissimulare
(m. s.).
Dlsslpateur, du L. dissipator
(qui dissipe).
Dissipation, du L. dissipatio-
ns (dissipation).
I Dlsslper, du L dissipate (dis-
siper)'.
Dlssolu, du L. dissolutus (dis-
I solu).
j Dissolution, du L. dissolution
nem (dissolution).
! Dlssolvant,du L. dissolventem
I (qui dissout).
| Dlssoner, du L. dissonare (m.
s.). — D. dissonant j dissonance.
| MHmsoudre, du L. dissolvere
\ (dissoudre). Pour le changement
de solvere ensoudre, voy. absou-
dre.
I Dlssuader, du L. dissuadere
1 (d^tourner de).
| Dissuasion, du L. dissuasio-
nem (action de detourner).
! Distance, du L. distanlia (dis-
tance).
Dlstant,duL.dislantem{m.s.).
| Dlstendre, du L. distendere
, (Stendre).
| Distiller, du L. diUillare
| (tomber goutte a goutte). — D.
distillateur, distillation.
I Dlstlnet,duL.dtsltttC*tts(m.s.).
i Dlstlnctlff, du L. distinctivus
I (m. s.).
| Distinction, du L. distinctio-
ns (m. s.).
Dlstlnguer, du L. distinguere
(m. s.). .
Dlstique, du L. distichon (dis-
tique).
Distraction, du L. distractio-
nem (m. s.).
Di*ira%re, du L. distrahere
(separer de). Pour le changement
de lettres, voy. traire.
Distrait, du L. distraclus
(eloigne . de). Sur ct devenu it,
voy. attrait.
Dlstrlbuer, du L. distribuere
(repartir).
Dlstrlbuteur, du L. distribu-
tor (m. s.).
Dlstrlbutlff. du L. distributi-
vus* (de distribuere).
y Google
DIX
186
DOL
Distribution, du L. distribu-
timem (repartition).
District, du L. du moyen age
dislriclum (etendue de territoire
relevant de la ro&ne juridiction).
DU, voy. dire.
Dlthyrambe, du L. dithyram-
bus (m. s.).
f Dlto, de l'italien detto (dit).
Diurnal, du L. diurnalis,
(m. s.).
Dlnrne, du L. diurnus (de
jour).
Divaguer. du L. divagari
(errer ca et la).
t Divan, mot d'origine orien-
tale (arabe dioudnn).
Dive, du L. diva (divine).
Dlverger, du L. divergere
(s'ecarter de).
Divers, du L. diversus (m. sX
Dlverslfler, du L. diversip,-
care* d6riv6 de diversus.
Diversion, du L. diversionem
(m. s.).
Dlverslte, du L> diversitatem
(diversite).
Dlvertlr, du L. divertere (d6-
tourner) . — D. divertissement.
Dlvldende, du L. dividenda
(de dividere, repartir).
Dlvln, du L divinus (m. s.).
Divination, du L. divinatio-
nem (m. s.)
Dlvlnlte, du L. divinitatem
(m. s.).
Dlvls, du L. divisus (separe).
. Diviner, du L. divisarefr&quen-
tatif de dividere (m. s.).
Dlvlseur, du L. divisor (m. s.).
Divisible, du L. divisibilis
Division, du L. dtvxsionem
(m s.).
Divorce, du L.divortium (m s.).
Dlvulguer, du L. divulgate
(m. s.).
IMac, du L. decern (dix) par le
changement : 1° de e en i (voy. ac-
; complir) ; 2° de c en x (voy. oroi-
tit). — D. dizain, disame, di-
Doelle, du L. docilis (docile).
Dodllte, du L. docilitatem
(douceur).
|Dock ? de l'anglais docile (chan-
cer maritime).
Doete, du L. doctus (m. s.).
Docteur, du L. doctor (m. s.}»
— D. doctorat. doctoral.
Doctrine, du L. doctrina (doc-
trine).
Document, duL. documentum
(document).
Aodtc, origine inconnue
t Doge, de l'italien doge (doge).
— D. dog at.
Dogmatlque, du L. dogmaU-
cus (m. s.).
Dogmatiser, du L. dogmati-
%are (m. s).
Dogmatlste, du L. dogmatis-
ms (m. s.).
»ogme, du L. dogma (dogme).
t Dogtue, gros chien d 'Angle-
terre, dit Menage au dix-sep-
tieme siecle : de l'anglais dog
(chien).
Boigt, du L. digitus (doigt).
Dig{\)tus contract^ suivant la regie
(voy. p. lxxxi) en dig'tus. a donne"
doigt par le changement ae t en oi
(voy. boire). — D. doigter, doig-
Her.
Dol, du L. dolus (tromperie,
fraude) .
Dofeance, voy. dolent.
Dofen*, du L dolentem (qui
souffre).
Doler, du L. dclare (faconner).
f Dollar, de l'anglais dollar
(m. s ).
f Dolman, mot d'origine ma*
gyare (hongrois dolman, voy.
p. lix).
f Dolmen, mot du patois de la
basse Bretagne, introduit dans no-
tre langue, vers la fin du dix-hui-
y Google
DOM
187
DON
Heme siecle, et qui est d'origine
celtique (gafil, tolmen, table de
pierre).
Doloire, ancien franc,ais do-
Uoire, du L. dolatoria (doloire
dans Vegece : cum securibus et
dolatoriis). Pour la chute du t
medial, voy. abbaye ; pour la con-
traction de doUotre en doloire,
voy. p. xc.
Dom, duL. dominus (seigneur),
qui est deja domnus dans plusieurs
textes merovingiens. Sur la chute
de l'i, voy. p. lxxxi. Sur la reduc-
tion de mn a m. voy. allumer.
Domaine, du L. dominium
(propriety) Sur le changement de
i en at qui se retrouve dans doi-
gne de digno, voy. marraine. —
D. domanial.
f Ddme. venu vers le quinzieme
siecle de litalien domo (coupole
d'eglise).
Domeotlelte, du L. domestici-
tatem* (m. s.).
Domentlque, du L. domesticus
(dela maison).
Domicile, du L. domicilium
(m. s.). — D. domiciliaire, domi-
cilii.
Domlnateur, du L. dominator
(m s.).
Domination, du L. domina-
tionem (m. s.).
Domlner , du L. dominari
(m. s.).
Dominical, du L. dominicalis
(derive de dominus, seigneur).
j- Domino, de l'espagnol do-
mino (capuchon noir, caraail que
porte le prfitre). — D. domino (jeu
compose de pieces d'ivoire dont
chacune est ornee d'un revetement
noir, que Ton a compare a un do-
mino.
Dommage, voy. au mot dam.
— D. dommageable, dtdommager,
endommager.
Domptet*, du L. domitare
(dompter) , contracts suivant la re*
gle (voy. accointer) en dom*tare.
— D. dompteur, domptable, in*
domptable.
Hon, du L. donum (don). —
D. donation , donateur, dona-
taire.
Done, apherese de r ancien fean-
cais adonc (alors). Adonc est le L.
ad-tunc (compost de tunc, alors).
Sur le changement de u en o, voy.
annoncer.
Donjon, en provencal dompn-
hon, du L. du moyen *Age doro-
nionem (donjon, tour qui com-
manded qui domine; domnionem
est contracts de dominionem par
la chute de Yi, contraction regu-
liere comme on l'a vu au mot ac-
cointer. A son tour dominionem
est un derive de dominium.
Quant au changement de dom-
nionem en donjon, il a eu lieu par
la reduction de mn a m, domionem
(voy. allumer); par la consonnifi-
cation de to en jo (voy. abre'ger), et
le retour de m (domjonem) a n
(voy. cong€).
Donner, du L. donate (don-
ner). — n latin est ici devenu nn,
comme dans : ennemi (inimicus),
monnaie (moneta), honneur (hono-
rem), ordonner (ordinare), tonner
(tonare) , sonwer (sonare), etonner
(ex-to«are), t etrenne (strena). —
D. donnie (subst. participial), don-
neur.
Dont, dans Clement Marot
d'ond, du L. de-wndd d'ou le fran-
cais avait conserve au dix-septieme
siecle le sens etymologique ; « Le
Mont Aventin, dont il l'aurait vu
faire une horrible descente. » (Cor-
neille, dans Nic. V, 2). — Sur u
latin devenu o, voy. annoncer. —
d {de-unde) est ici devenu t, comme
dans: souvent (subinde), vert (vi-
ridis), otage (obsdaticum*). me-
tayer (medietarius*).
y Google
DOU
188
DOU
f Donselle, venu au seizieme
siecle de Pitalien donxella (m. s ).
f Dorade, venu du provencal
daurada (dorade). Daurada signi-
fie proprement dorie , etant le
participe du verbe provencal dau-
rar (dorer), qui est le L. deaurare
(dorer).
Dopeatatxmtf, voy. disormais.
Dope**, du L. de-aurare (do-
rer, dans Seneque) . De-aurare
regulierement contracts en d'au-
rare a donne dorer par le chan-
gement de au en o (voy. alouette).
— D. doreur, dorer, de" dorer.
Dopfotep, origine inconnue.
Doptmip, du L. dormire (m.
s.). — D. dormeur, dormeuse, en-
dormir.
Dorsal, du L. dorsalis * (de
dorsum, dos).
Dopfofp, du L. dormitorium
(chanibre a coucher). Dorm{T)t6-
rium contracts suivant la regie
(voy. accointer) en dorm'torium,
qui est devenu doftorium (sur la
chute de m, voy. p. xcv), a donne
dortoir par Tattraction de i (voy.
chanoine).
Dob, du L. dossum forme que
Ton trouve deja pour dorsum
(dos), dans plusieurs inscriptions
de 1' Km pi re, Sur ce changement
de rsens, voy. ch&ne. — D. dos-
sier.
Dom, du L. dosis (Hose). — D.
doser.
BoMlep, liasse de papiers eti-
quette au dos (voy. ce mot).
Dot, du L. dotem (dot)'. — D.
doter, dotal.
Dotation, du L. dotationem
(m. s.).
Dotfdlpe, du L. dotarium
(douaire), par la chute du t me-
dial (voy. abbaye) , le changement
de o en ou (voy. affouage). —
D. douairiere (qui jouit d'un
douaire).
| Douane, venu vers le quin-
zieme siecle de l'italien doana,
forme archaique de dogana (doua-
ne). — D. douanier.
Ooufrfe, du L. duplus (dou-
ble) par le changement: 1° de ti
en ou (voy. accouder) ; 2° de p
eno (voy. abeille). — D. doubter,
dtdoubler, redoubler, doublet,
doublure.
| Doublon, venu de i'espagnoi
doublon (m. s.).
Doucet, voy. doux. *
Douceur , du L. dulcorem
(douceur), par le changement de
ul en ou (voy. aaneau) et de o en
eu (voy. accueilhr). — D. douce-
reux, doucereusement.
| Douche, venu au seizieme
siecle de l'italien doccia (conduit).
— D. doucher.
JDottef le, voy. douue.
Douep, du L. dotare (doter):
, sur la chute du t, voy. abbaye ;
' sur o devenu ou, voy. affouage.
Douilfe, cylindre creux, du L.
ductile * (rigole, gouttiere dans les
textes du moyen age. On trouve
I ductilis aquae dans une charte de
1016). Pour le changement de
I ductile en douille, voy. au mot an-
douille.
Dotfiffef, diminutif de l'an-
cien francais douille (mou, tendre)
qui est le L. ductilis (mou) ; pour
le changement de ductilis en
douille, voy. andouitte. — D.
douilletiement.
Douleicp, du L. dolorem (dou-
leur). Sur le changement : 1° de o
accentue en eu, voy. accueillir ;
2° de o atone en eu, voy. af-
| fouage.
DoufoMpeMoe. du L. dolorosus
I (meme sens) , par le changement :
1° de osus en euar, voy. amourette;
2° de o latin atone en ou, voy. af-
' fouage.
I DomIoIp (*e), du L. dolere
y Google
DRA
189
DRO
(eprouver de la douleur) , par le
changement de o en ou (voy. af-
fouage) et celui de e en oi (voy. ac-
croire). — D. deuil, anciennement
deulj substantif verbal de l'an-
cienne forme doloir ; sur le chan-
gement de o en en, voy. ac-
cueiUir.
Dowser, en Catalan dubtar, du
L. dubitare (douter) , par la chute
reguliere de I, dub (I) tare (voy.
accointer) , et le changement de u
en ou (voy. accouder) ; sur la re-
duction de bt (duo* tare) a t, voyez
accouder. — D. doute (substan-
tif verbal), douteux, redouter.
Dottve, origine inconnue. —
D. douelle (pour dou-v-elle) ; sur
Ja chute dut?, voy. aieul.
DouX) anciennement dous, a
l'origine dols, du L. dulcis (doux)>
par le changement de ul en ou
(voy. agneau), et celui de c en
j (voy. agencer) . — D. adoucir,
douce t, doucedtre.
Douze, du L. duodectm (douze),
par la contraction reguliere de
duod(&)cim en duod'cim (voy.
p. lxxxi), — par la reduction de
uq latin a o (voy. deux), et par
celle de d'c a c (voy. adjuger) ;
par le changement de o en ou
(voy. affouage), et celui de c en z
[voy. amtro). — D. douzieme,
douzaine.
Doyen, du L. decanus (doyen)
par la chute du c medial (voy.
iffouage) , et le changement de e
3n oi (voy. accroire), de anus en
3fi (voy. ancien). — D. doyenne 1 .
Draehme, du L. drachma
(m. s.).
f Dragee, venu par l'interme-
liaire du provencal dragea, de
'italien treggea (dragee). — D.
irageoir.
Mhrageon, pousse, mot d'ori-
jine germanique (goth. draibjan
,>ou8ser.
Dragon, duL. draconem (dra-
gon); sur le changement de Seng
voy. adjuger. — D. dragon (cava-
lier) , dragonne. dragonnade.
f Drogue, venu de Panglais
drag (m. s.). — D. draguk, dra-
gueur.
f Drainer, venu de l'anglais
to, drain (dessecher). — D. drai-
nage.
Drame, du L. drama (m. s.).
Drau»atlque,du L. dramaticus
(m. s.).
Dramaturge, du grec Spoqia-
Tovpvo; (m s.).
th*ap, de dravpum drap, dans
les Capitulaires de Charlemagne :
l'origine de drappum est inconnue.
D. draper, drapier, draperie.
DtHipeau, qui signifie a l'ori-
gine ttoffe, guenille, est un dimi-
nutif de drap.
Draatlque, du grec $paartx6c
(qui opere).
Br^eche, ancien francais dres'
che, orge concassee, qui est dras-
cus dans la basse latinite, et vient
de 1' ancien haut allemand drascan
(battre le ble en grange). Sur le
changement de a en e } voy. acheter;
sur la chute de s. voy. abime.
J^euer, en italien driztare,
dirizzare, du L. drictiare* (dres-
ser, rendre droit, verbe derive de
drictus droit, forme dont on trou-
vera l'explication au mot droit).
Drictiare a donne dresser par le
changement de ctiare (cciare) en
sser (voy. agencer) , de t en e (voy.
admettre). — D. dressoir, redres-
ser.
Aniffe, mot d'origine germani-
que (ancien haut allemand drigil,
serviteur, garcon).
f Dragnaan, dans Villehar-
douin drughemant, en italien dro-
gomanno, mot d'origine orientale,
rapporte de Constantinople par les
croises , qui 1'avaieD* emprunte au
y Google
DU
190
DYS
grec du moyen age Spayovixavo;
(intetprete).
1. Drogue, origine inconnue.
— D. droguiste, droguer.
2. Drogue, (jeude la). Origine
inconnue.
1. Droit, du L. directum (qui
a pris le sens de jus, on trouve di-
rectum facere pour faire droit,
dans les Formules de Marculfe).
Directus est deja directus dans les
textes du latin du moyen age :
« et ultra hoc debet habere diric-
tum » ; sur ce changement de e en
t, voy. accomplir; directum ne
tarde pas a se contracter en dric-
tum que Ton trouve au huitieme
siecle dans les Capitulaires de
Charlemagne. Et plus per dric-
tum et legem fecissent. Enfin
drtctum a donne droit, par le
changement regulierde ict en ott
(voy. attrait), comme strictus a
donne* ^rott. — D. droiture.
2. Droit, adj. du L. directus
(droit); pour les changements de
lettres,voy. droit 1.— D. adroit.
fDrdle, anciennement drolle,
mot venu de l'anglais droll (comi-
2ue). — D. drdlerie , drdlesse, dro-
itique.
Dromadalre, du L. dromada-
rius (derive* de dromadem, cha-
meau).
Dft«, mot d'origine eeltique
(kymr. drud, vigoureux).
Drulde, du L. druida (prfctre
chez les Celtes) . — D. druidesse,
druidisme.
Drupe, du L. drupa (propre-
ment olive).
Dryade, du L. dryadem (m. s.).
Du, ancien francais deu, a Tori-
gine del ; cette derniere forme est
la contraction de de le. Del est en-
suite devenu deu par l'adoucisse-
ment de I en u (voy. agneau).
Hu 9 anciennement deu, parti-
cipe pass6 de devoir, pris sub-
stantivement. — On a vu au mot
boire comment le participe passe
de debere a ete debutus; pour le
changement de[b)utus en de«u, puis
du, voy. boire. — D. d&ment (du
feminin due et du suffixe ment).
Dubltatlf , du L. dubttoitvu*
(m. s.).
Due, du L. ditcem (chef). — D.
duche, duchesse (voy. abbesse).
f Ducat, de l'italien ducato
(ducat). — • D. ducaton.
MHtche, voy. due,
Duchesse, voy. due.
Ductile, du L. ductUis (duo
tile). — D. ductUiU.
f Duegne, de Pespagnol duena
(gouvernante).
Duel, du L. dueUum (combat
dans Horace), — D. duelliste.
Dulclfler, du L. dulcificare*
(rendredoux, dulcem).
ANtie, mot d'origine eeltique
(irland. dun, colline).
f Duo, de l'italien duo (deux).-
Dttpe. origine inconnue. — D.
duper, auperie, dupeur.
Dupllcata, mot latin; pi. neu-
tre de duplicatus, participe de du-
plicare (doubler).
Dupllclte, du L. duplicitatem
(m. s.).
Dur, du L. durus. — D. du-
reU (L. duritatem); dur\Uon;dur-
cir.
Durer, du L. durare (durer).
— D.dure'e (substantif participial).
durant, durable.
Duvet, du L. dumetum, par
Tintermediaire d'une forme duoe-
tum*. voy. p. xcvi.
Dynantle, du grec Suvacrrefa
(puissance).
Dygpepale, du grec 5vaiwj»Ca
(mauvaise digestion).
Dyssenterle, du grec Svormt-
pta (mal d'entrailles).
Dysurle, du grec ftwoupfo
(m. s.).
y Google
£ba
191
tfCA
J?atf , au quinzieme siecle eaue,
plus anciennement eave, a l'ori-
gine &?e, du L. aqua (eau). —
Aqua devenu aqva par la conson-
nincation de u (voy. jantJter) se
reduit a at>a par la reduction de
qv a v (voy. aux mots Janvier et
suture). — Jt?a donne eve par l'a-
doucissement jregulier de o en e
(voy. acheter, ava devenant eve,
comme faba,sapa deviennent/2t?e,
seve). — Eve ne tarde point a su-
bir la diphthongaison de e en ea
(eave) comme bet est devenu bead
(d'ou beau par l'adoucissement de
I enu). — Eave a son tour voca-
lise la consonne v en u (voy. au-
rone), d'ou la forme eaue, qui se
reduit a eau des le seizieme sie-
cle.^
Ebahir, onomatopee, verbe
forme de I'interjection bah! (voy.
p. lxv). — D. dbahissement.
Ebarber, voy. barbe. — D.
tfoaroum.
Ebattve, voy. fcatfre. — D.
6bat (substantif verbal).
Ebaw 61, interdit au point de
bGgayer. 2?oau&i est le participe
de l'ancien verbe loaubt'r. J&au-
bir c'est rendre baube, comme e/*-
faroucher est rendre farouche;
baube (qui veut dire beywe dans
l'ancien francais) vient du L. bal-
bus (begue) par l'adoucissement
de J en u (voy. agnedu.)
Ebauche*; origine inconnue.
— D. e'bauche (substantif verbal),
(bauchoir.
JEootufi**, rendre baud toil J
Pour l'gtymologie de baud, voy.
au mot baudet.
Eb^ne, du L. ebenus (m. s.).
— D. ibtnxer, ibeniste, 4b4nuterie.
Ebiouir, origine inconnue.
— D. folouissement.
Eborgtter , voy. borgne.
Ebotiler^ tomber comme une
boule; voy. boule. — D. ibvule-
ment.
Ebouriffer, origine incon-
nue.
Ebranter, voy. branler. —
D. fbranlement.
Ebrecher, faire une breche
(voy. ce mot).
1 . Ebrouer (s'J, origine incon-
nue.
f 2. Ebrouer (laver une piece
d'etoffe destinee a la teinture), de
l'allemand bruhen (laver a l'eau
chaude).
Ebmiter, voy. bruit.
Ebullition, du L. ebullitio-
nem (m. s.).
MLcachw (presser, ecraser),
anciennement escacher, compose
avec prefixe intensitif (ex), de fan-
cien verbe cacher (presser, fouler),
dont l'etymologie se trouve a Par-
ticle cacher (voy. ce mot).
Ecaiite, ancien francais es-
caiUe, a Torigine escale, mot d'o-
rigine germanique (gothique
scalja ; allemaod schale, ecaille).
Pour le changement de s initial
en es, puis en 4, voy. esperer. —
D. epaitler, tcaillere.
Ecule % anciennement escale;
yGoogk
fiCH
192
fiCH
pour r&ymologie, voy. e'caiUe. —
D, dealer.
Ecarlate, anciennement es-
carlate, mot d'origine orientale
fpersan scarlat, 6carlate) ; sur sc
devenu esc puis e"c, voy. esperer.
Ecat^uiffet*, origine incon-
nue ;
MScart, voy. icarter.
Ecarteler, anciennement es-
carteler, compose de ex et de car-
tel; e'carteler e'est mettre en car-
tel. Cartel est le L. quartettus*
(quartier, diminutif de quartus,
quart), tcarteler est done mettre
en quar tiers. — Sur le change-
ment de qu latin en c, voy. car.
— p. e"cartilement.
Ecarter, anciennement escar-
ter, mot compose de ex (bors) et
de carte, tcarter qui n'est a Po-
rigine qu'un terme de jeu, signifie
proprement mettre des cartes de
cote, rejeter des cartes, puis par
extension, rejeter en general. ~
D. 4cart (substantif verbal), icarU %
e'eartement.
Eeehymooe, du grec iyxupuo-
01; (proprement sortie de Thu-
meur).
Eccl&riantique, du L. eccle-
siasticus (m. s.).
J£cem>ele, voy. cerveUe.
Echafattd, ancien francais
etchafaud, eschaafaut, a Torigine
escadafaut, dont le premier sens
est estrade de ceremonie (de la-
quelle on assiste a un tournois, a
un combat singulier, etc....). Es-
cadafaut, qui est en Das latin sca-
dafaltum. est un compose de ex et
de cadafaltum (echafaudage). —
Cadafaltum est, en provencal, ca-
dafalc, en italien catafalco. Cette
forme catafalco est un compose de
cata et de falco : cata derive du
verlie roman catar (voir) dont l'o-
'Igine est inconnue; falco est d'o-
rigine germanique, et correspond
au vieil haut allemand palcho
(echafaudage, piece de bois).
Catafalco signifie proprement
echafaudage d'ou Ton voit, estrade
de parade.
Quant au changement de ex-
cadafaltum* en esrhadafaut, es-
chaafaut, eschafaut, voy. pour N
la permutation de c en ch, au
mot acharner: pour la chute du
d, voy. accabler; pour la chute de
*, voy. abime; pour la resolution
de I en u, voy. agneau. — D. 4cha-
faudage, ichafauder.
Echatam, anciennement es-
chalas, escalas, a l'origine esca-
tas, du L. ex-caralium*. Cara-
tium (qui a le sens d'6chalas dans
la Lex Longobardorum : « Si quis
palum, quod est carratium, de
vite tuierit, ») derive du grec
yapai (echalas).
Ex-caratium a donng escaras,
puis eschalas, par le changement :
1° de c en ch (voy. acharner); 2° de
r en I (voy. autel); 3° de * en s
(voy. ajouter).
Echatvte, anciennement w-
chalote, corruption de eschalone,
escalone, qui est la forme fran-
chise du moyen age. Escalone est
le L. ascalonia (echalote, dans
Pline)~ Sur le changement 1° de a
initial en e, voy. acheter; 2° de c
en ch.. voy. acharner; 3° sur la
chute ae s, voy. abime.
Echancrer, tailler en forme
de chancre (de croissant) . Chancre
est le L. cancrum (proprement
ticrevisse, puis croissant d^pres la
forme de Fecrevisse). Sur le chan-
gement de c en ch, voy. acharner.
— D. ichancrure.
Echanger, voy. changer. —
D. Change (subst verbal); e'ehan-
geable, ichangiste.
Eefcaauoat, ancien francais
y Google
fiCH
193
ten
eschancon, du L. scantionem* i
(echanson dans les Lois Barbares. '
Scantio derive de I'ancien haut &1- ,
lemand scenco, echanson).
Scantionem a donne e'ehanson '
par le changement 1° de * initial
en es, puis 4 (voy. espe'rer);
2* de cench, voy. acharner ; 3" de
U en c, puis * (voy. agencer).
Mchantitlon, diminutif de
I'ancien francais e'chantil; e'chan-
til, qui e?t a l'origine eschantil,
escantil, est un compose de ex, et
de I'ancien francais cant (coin, j
morceau), derive lui-m6me du L.
canthus (coin). Sur le change-
ment de c latin en ch, voy. achar-
ner.— D. tchantillonner.
Mtchapper, anciennement es~
chaver, escaper, proprement sor- ,
tir ae la cape (du raantcau), dou,
par extension, s'enfuir; une meta-
phore analogue existe dans le grec
CxSueffxai (fuir, s'echapper, qui
signifie proprement se deshabiller,
se depouiller, sur cette analogie
des mStaphores, voy. p. xxvi).
Ce qui confirme cette ori-
gine, c est que l'italien possede ,
les deux verbes scappare (echap-
Ser), forme de cappa, manteau, et
e ex ( hors de) ; et incappare
(tomber dans), forme de cappa et
de in (dans). — D. echappe'e (sub-
stantia verbal); ichappement ; ,
ichappatoire. \
itc hat/iie, piquant de char- j
don ; tcharde, dans I'ancien fran- |
cais escharde, est un compose de
ex et de charde, qui represente le
L. carduus (chardon); pour le '
changement de c en ch, voy. achar-
ner.
kLehavpe , au moyen age
prande bourse que les pelerins por-
taient suspendue au cou : Joinville
parle d'un pelerin qui mettait dans
« son escharpe grant foison d'or et
d 'argent » : plus tard le mot
^c/iarpen'aplus servi qu'a designer
la bande d'etoffe, a laquelle etait
suspendue la bourse, l'6charpe pro-
prement dite. Sur ce displacement
de sens, voy. p. xxu. — tcharpe,
ancien francais escharpe, escherpe
est un mot d'ongine ger mania ue
(vieil haut allemand scherbe pocne,
bourse).
Ce mot allemand a donne dans la
latinite" du moyen age, un type
Scarpa*, duquel est venu le dimi-
nutif scarpicella* (proprement pe-
tite bourse). Scarp(i)cella a donne
le francais escarcelle (bourse) par
la chute reguliere de 11 (voy. ac-
cointer), d'oii scarp : cella, — et par
le changement: 1° de sc initial en
esc; 2° de pc en c (voy. caisse).
MLchavper , forme secondai-
re (avec changement de conju-
gaison) de I'ancien verbe e'eharpir,
mettre en pieces: e'eharpir, a l'ori-
gine escharpir est le L. excarpere
(compose de carpere, couper, met-
tre en morceaux); sur le change-
ment: 1° de c en ch, voy. achar-
ner ; 2° de e en i, voy. accomphr.
Echamsc, ancien frangais es-
chace, mot aborigine germanique
(vieux flamand schcetse, echasse) ;
sur le changement de sch, en esch,
puis e'eh, voy. espirer — D. tchas-
sier.
Echauder, anciennement es-
chauder, du L. excaldare (6chauder
dans Apicius) par le changement :
1° de c en ch (voy. acharner) ; 2° de
al en at* (voy. agneau). — D. ichau-
de',e'chaudoir.
Echauffew, voy. chauffer. —
D. e'ehauffement; re'ehauffer.
Ccfcatf /fbtc fee, substantif par-
ticipial de I'ancien verbe echauf~
fourer, compose de ex et de I'ancien
francais chauffower dont 1'origioe
est inconnue,
y Google
ten
194
fiCL
Echawler, voy. ehauler.
Eche, (amorce) ancien francais
esche, du L. esea (amorce) par le
changement de ca en che (voy.
acharner et acheter), et par la
chute de s (voy. ablme).
Echeance, voy. tchoir.
Echec*) ancien francais eschac ;
# jeu et le nom du jeu sont d'ori-
gine orientate (persan schah dont
le sens propre est roi, le jeu ayant
tir6 son nom de la principale piece.
De la locution sckach-mat qui veut
dire en persan le roi est mort t est
venue Pexpression tehee et mat).
— D. tehee (au sens dedefaite, sens
qui provient de la locution : tenir
en echec, donner echec) , tchiquier.
Echelle, ancien francais es-
chele, du L. scala (echelle) par le
changement : 1° de c en eh (voy.
aeharnfir);2° desch initial enesch,
puis tch (voy. esverer); 3° de a en
e (voy. acheter). — D. tchelon,
tchelonner.
Eeheveau , ancien frangais
echevel (sur el devenu eau, voy.
agneau). Echevel est le substantif
verbal d'tcheveler (voy. tcheveli).
MScheveie, part, de l'ancien
verbe tcheveler (voy. cheveu).
Echevin, anciennement esche-
vin, en i tali en scabino, du L. sca-
binus* (juge, dans les textes carlo-
vingiens; scabinus est d'origine
germanique et derive de l'ancien
haut allemand skepeno qui a le
meme sens) . Scabinus est devenu
tchevin par le changement: 1° de
ea en che (voy. acharner et ache-
ter) ; 2° de sc en esc puis ie (voy.
esptrer) ; 3° de b en t? (voy. avant).
— D. tchevinage, tchevinal.
Echine, anciennement eschine,
en provencal esquina, d'origine
germanique (ancien haut allemand
skina, epine ; l'echine etant pro-
^rement repine dor sale).
[ Echiqwicr , voy. Icftec*.
Beho, duL. ecfeo (m.s.).
JScfcolf, anciennement eschoir,
duL. arcaaere* (ecjioir) ; pour le
changement de cadere en c/wtr,
voy. choir. — D. tchtant, part,
pres. (djod le substantif ichtance).
1. Echoppe, burin; origine
inconnue.
2. Echoppe , anciennement
eschoppe, de 1 'allemand schoppen
(boutique) : sur la preposition oVuo
e, voy. espirer.
^Echouer, origine inconnue.
£cfa6otfMe*, origine inconnue. "
Eclair, substantif verbal de
centra*.
Eclaircir, voy. cfcm*. — D.
tclaircie (subst. participial), tfcZcwr-
cissement.
Eclairer, anciennement es-
clairer r du L. exclarare (eclairer)
par le changement de a en at (voy.
aiflfie), de s en s (voy. qjouter), et
la chute de * (voy abtme). — D.
tclair^clairage, tclaireur.
Eclanche, origine inconnue.
Eclat, voy. tclater.
Eciatew, le sens propre est
rompre, voler en e'clats; d'origine
germanique (vieil haut allemand
sUeizan, rompre, devenu skleitan) y
d'ou l'ancien francais esclater, puis
tclater). — D. tclat , Matant.
^electlque, du grec exXsxtixoc
(qui choisit). — D. tclectisme
selipse 9 du L. ecUpsis (eclipse).
— D. tclipser.
Eellptlque, du L. eclipticus
(qin concerne les eclipses).
Eclisse , compose de clisse
morceau de bois fendu, mot d'o-
rigine germanique (ancien haut al-
lemand kliozan, fendre). *
£cfopf»e,voy. clopin-clopant.
Eclore, anciennement esclore
du L. ex-claudere * (la forme com-
y Google
SCO
195
fiGR
osee ex-daudere'& le sensd'&tore ;
n trouve souvent dans Columella
tcludere ova pour faire eclore des
jufs). Sur le cnangement de ciau-
ere en c/ore, voy, ciore. Surce-
li de x en s, voy. ajouter. — D.
clos, tclosion.
Ectfsc* anciennement escluse,
n espagnol esclusa, du L. exclusa
)roprement eau retenue, arretee.
Ixctusa aqua au sens (feci use est
ans Fortunat, et dans plusieurs
jxtes merovingiens; exclusa est
eja sclusa au huitiemesiecledans
i Lex Salica « si quis sclusam de
lolendino alieno rumperit. »)
Sur le cnangement de x en s.
oy. ajouter; sur la chute de 5,
oy. abime. — D. busier, 4clu-
JEcofe, anciennement wcole,
u L. *c/iota (ecole) par le change-
aent : 1° de ch en c (voy. p. xcix);
:° de sc initial en esc, puis <fc (voy.
sparer), — D. e'coliet.
iconome, du L. oeconomus
eponome dans le Code Theodo-
ien). — D. dconomie, tconomiser,
conomiste.
^conomlque, du L. oeconomir
ms ,(regulier) dans Quintilien.
£corce, anciennement escorce,
m. italien scorza, au septieme sie-
;le scorzia dans le Vocabulaire
le Saint-Gall, du L. excorticea*
(denve de corticem, ecorce). Sur
ex devenu i, voy. icluse; sur cor-
t{\)cea devenu corfcea voy. p. lxxxi;
sur cortcea devenu cortcta puis
wrce, voy. agencer. — D. e'corcer.
scorcher, anciennement es-
con/ier, du L. excorticate (6ter le
torticem, i'enveloppe, puis dans la
Loi Salique, excorticate a le sens
d'enlever le cuir, la peau des ani-
maux). Excorticate est deja scorti-
cate dans les Capitulaires de Char-
lemagne: « anted flageUatus et
scurticatus. »
Excor(tf)cdre, contract* suivant
la regie (voy. accointer) en excort-
care, excofcare a donne escorcher
par le changement : 1° de x en s
(voy. ajouter); 2° de ca en c/te(voy.
acharner et oc/ie(«r). — D. ecor-
cheuty e'corchure.
JEcotften , voy. corvie. — D.
icornifler.
JbcofMt/fef, voy. e'comer. —
D. ecornifleur.
£eoMer, voy. cotte.
1. £cot, branche d'arbre, an-
cien francais efcot, mot d'origine
germanique (vieux norois sfcot
meme sens) ,
2. JSco* 9 anciennement escot
(quote-part), mot d'origine germa-
nique (anglais scot contribu-
tion).
Iteotffen 9 anciennement escoit-
fer, du L. excolare (ecouler, dans
une version latine de la Bible) : sur
a? devenu * (voy. ajouter); sur la
chute de s , voy. aMme ; sur o de-
venu ou, voy. affouage. — D. ^cot*-
l&cowtet*, voy. court.
1. Eeautej voy. ecotiter.
2. Eeaute (cordage), ancien-
nement escoute, mot d'origine ger-
manique (suedois rtot, m. s.J.
JEcotftiffe, origine inconnue.
Eeouvette, balai, diminutif
d'lcouve* ancicn francais escouve
qui est le L. scopa (balai) par le
changement: 1° de sc initial en
esc, puis e'c (voy. esp^rer) ; 2° de o
en om (voy. affouage) ; 3° de p en b,
puis en u (voy. arriver) . Un autre
diminutif d'e'couve est e'couvillon
(balai ayant la forme d'un tampon
pour nettoyer Tame des ca-
nons).
Ecouvitton, voy. icouvette*
Ecran, anciennement e$ctart f
origine inconnue.
y Google
fiCR
196
ficu
JE©t»a#ef ? anciennement escra-
*er, compose d'un radical eraser
2ui est d'origine germanique (sue-
ois krasa, broyer, ecraser). — D.
e\crasement
Ecrevtste, au treizieme sie-
cle crevice, de l'ancien haut alle-
mand krebix (6crevisse).
Eerier (s'), voy. crier.
Ecrin, anciennement escrin,
du L. sennium (ecrin), par le
changement de sc en esc, puis ec
(voy. esp4rer\
Ecrire. anciennement escrire,
du L. senbere (ecrire), par la
chute r^guliere de Ve* penultieme,
scriVre (voy. p. lxxxi) : — par le
changement de br en r (voy. boire) ,
et de sc en esc, puis ic (voy. espe"-
rer) — D. tcriveur, dcrivassier.
Eerit^ anciennement escrit ,
du L. scriptum (ecrit) : sur le
changement de scri en e'en, voy.
ecrire; sur pt devenu t, voy. ac/ie-
ler. — D. ecriteau.
Ecritoire, du L. scriptorium
(6critoire). Pourle changement de
script... en tent.... voy. ecrt'i; pour
celui de o en oi voy. c/wmome.
Xcfiticre, du L. scriptura
ecri|ure) ; pour le changement de
script... .en tent... voy. ierit.
Ecrfoaitt, du L. scribanw *
(e'en vain, derive de scriba, scribe) :
pour le cnangemantr 1° de scri....
en icri.... voy. e'erit; 2° de bent?,
voy. avant ; 3° de anus en am
voy. ancien.
1 . JScpom (trou pour insurer une
vis), anciennement escrou, du L.
scrobem (trou), par le changement:
1 # de «c initial en esc, puis ec
(voy. espirer) ; 2* de o en ou (voy.
affouage) ; 3° par la chute du b
medial (voy. aooyer).
2> ^erou, registre de prison,
voy, tcrouer.
Ecrouer, origine inconnue.
— D. e'erou (substantif verbal).
EcroueUes , anciennement
escrouelles , du L scrofella *
(ecrouelle : forme secondaire de
scrofula) : sur la chute de f voy.
anttenne ; sur o devenu ow, voy.
affouage ; sur sc devenu esc puis
i 4c j voy. esp&rer.
\ Ecrouir. origine inconnue.
! Ecr owler, voy. crotiJer. — D.
| ecrouJemen*.
£erN, compose de cru (voy. ce
' mot) : le cuir icru est ce que les
Romains nommaient crudum sco-
rium (cuir qui n'a point encore
ete* tanne, proprement cuir cru).
Ecu (bouclier), anciennement
escu, a Forigine escut, du L. scu-
tum (bouclier), par le changement
de sc en esc puis ic (voy. esperer),
et par la chute du t (voy. aigu).
La monnaie qui portait, en ecu de
biason, les trois fleurs de lis, a 6te
dite icu. — D. icusson (proprement
• petit ecu, scutionem* ; sur ti de-
venu ss t voy. agencer).
I JEctieif, anciennement escueil.
I du L. scopwitis (ecueil), par lacon-
1 traction r6guliere (voy. p. lxxxi)
en scop'lus et le changement :
, 1* de pi en il (voy. p. xevi) ; 2°de
o en ue (voy. accueiUir) -, 3 # de
sc en 4c (voy. esperer).
I Ecuelle, ancien francais e*-
ctiei/«, en provencai etcudela, du
L. scutella (ecuelle), par la chute
du I medial et le changement de
sc en esc puis ec (voy. esperer).
! JEcwIer, voy. cut.
JEctfme* anciennement fscutne,
d'origine germanique ( ancien
l haut allemand scam, ecume). —
In. ecumer , e'eumeuas, dcumeur ,
I icumoxre.
I £cwt*er, voy. cwrer. — D. rev
icurer.
y Google
£di
197
EPF
Cctfneuif, anciennement w-
cureuil, du L. murtotttf (diminu-
tif de sciurus, ecureuil), par le
changement: 1* de iolus en euil
(voy. aieul) ; 2° de sc initial en esc
puis & (voy. espe'rer).
.fectffie, anciennement escw-
ne ? du latin merovigiea scuria (Si
quis scuriam cum animalibus in-
cenderit, dit la Loi Salique), p*r
le changement de sc en esc puis &
(voy. espe'rer). Quant a scurta, il
est d'origine germanique (vieil
haut allemand skura, ecurie) .
£cwmon, voy. &u. — D. &t«-
sonner (grefler, insurer un morceau
d'ecorce en forme d'ecusson).
Ecttyer , anciennement es-
cuyer, en provencal escudier, en
italien scudiere, du L. scutarius *
(celui qui porte le scutum, l'6cu
(Tun chevalier), — par la chute
du t m6dial (v- y. abbaye) , et le
changement . 1* de arius en ier
(voy. tinier)) ; 2° de sc en esc puis
4c (voy. espirer). — D. tcuyere.
Eden, du L. Eden (paradis ter-
restre, dans saint J6r6me).
Edenter, voy. dent.
^dlflcateur, du L. aedificator
(m. s.).
Edification, du L. aedificatio-
nem (m. s.).
Edifice, du L. aedificium (meme
• sens).
Eaifler,du L. aedificare (m. s.).
Edlle, du L. aedilis (m s.).
E^llllte , du L. aedilitatem
(m ; s.).
Edit, du L. edictum (m. s.). Sur
ct devenu t, voy. a/f^,
Ed Iter, du L. editare fr£quen-
tatif de edere (publier).
Editeur. du L. editor (deriv6
de edere puolier). j
Edition, du L. editionem (edi- !
tion). i
f Edredon , anciennem«nt
ederdon, de l'allemand eiderdune
(6dredon).
Education, du L. educationem
(m y s.).
Eduleorer. donner de la duU
corem, de la douceur.
Efface*, voy. face (le sens ori-
ginaire est . faire disparaitre une
face y une figure, al'aidederatures).
— D effacable, ineffagable, effa-
cement.
Effarer, du L. efferare (effarou-
cher, par le changement de e en a
(voy. amender).
Effarowcher, voy. farouche.
Effectlf, du L. effecttvus (qui
exprime un effet).
Effectuer, du L effecluare *
(derive de effectus, effet).
Effemlner, du L. effeminate
(m. s.).
Effervescent, du L. efferves-
centem (qui entre en 6bullition).
Effet, du. L. effectum (m, s);
sur et devenu /, voy. affiti.
EfAeace, du L efficacem (m. s.).
EfAcaclte , du L. efficacitatem
(m. s.).
Efficient j du L. ef/icientem
(m.s.). ,
Efflgle, du L. effigtem (m. s h
£/gle, Efllier, voy/ fiL
JEJflfocner, voy. jiloche,
Efftanquer* voy. /tone.
Efflewvev, voy /four.
Efflorescent, du L. efflores-
centem (m,s).
Efflorescence, du L. efflores-
centia (derive" de efflorescentem ef-
florescent).
EffluYe, du L. effluvium (ecou-
Jeraent).
Effondrer, voy. /bnd , — D.
e/fondranent.
Effbvcev, voy. forcer, — D.
e/for* (substantif verbal).
Effracteur, du L. effractorem
(m. sJ.
y Google
£gl
198
SLA
Effraction, du L. effraction
nem* (m. s.).
Affrayer, anciennement ef-
froyer, esfroyer , en provencal
esfreidar, du L. exfrigidare* (com-
pose de frigidus, froid; propre-
ment glacer d'effroi).
Exfrig(l)ddre contracts suivant
la regie (voy. accointer) en exfri-
g'dare, a redui t le gd a d (voy. aman-
de); exfridare a donne esfroyer par
le changement : 1° de * en s (voy.
ajouter) ; 2° de i en oi (voy. boire);
3° par la chute du d meaial (voy.
accabler ; puis effroyer par la
chute de s (voy. ablme) ; et ef-
frayer par le changement de oi en
<u (voy. accroite) . — D. de l'an-
cienne forme effroyer : 1° effroi
(substantif verbal) ; 2° effroyable,
Effrene, du L. efjrenatus (ef-
frene) , par le changement de atus
en ^ (voy. ampouU).
Effroi, voy. effrayer
Effronte, voy. /Von*. — D.
e/Jhmtme.
Effroyable, voy. effrayer.
Effusion 4 du L. effusionem
(m.s.).
Egal, du L. aequalis (igel) par
le changement 1° de ae en e (voy.
p. lxxxvi) ; 2° de gu en g (voy,
aigle).— D. tgaler, tgaliser, e'gar-
liti, egalitaire.
Eg a*Hi, voy. garder.
Egarer, voy. garer.— D. ^pa-
rementy fyari.
Egayer, voy. gat.
Egide, du L. aegidem (m. 8.).
JSgfaatrfet*, anciennement at-
glentier, proprement couvert d'at-
glents, d'epines; aiglent est le L.
aculentu** (derive* de aculeus, ai-
guillon). i4c(tt)krrtu* contract^
suivant la regie (voy. accointer),
en ac'lentu* a donne aiglent par
le changement : 1° de cl en gl (voy.
aiflk); 2° de a en at (voy. atgrle).
Aiglant a donne" enfrancais deux
derives: l a aigftonfier (aujourd'hui
tqlantier); 2° atgrZantine (aujour-
d'hui Eglantine).
Egtaniine, voy. atgfant.
Egiise, du L. ecclesia (eglise)
par le changement 1° de e en t
(f oy. accomplir) ; 2° de ci en gl
(voy. aigfte).
Eglogue, du L. ecloga (poesies
fugitives).
EgoYsme, derive de epo (moi).
— D. e'goiste.
Egorger, voy. flfOTflfe. — D.
fyorgement, e'gorgeur.
Egomiller, voy. gosier.
Egowt, voy. igoutter. — D.
igoutier.
Egoutter, voy. gfoutte. — D.
Igroul (substantif verbal).
Eg r aligner, voy. gratter. —
D. e'gratignure.
Egwene*! anciennement Igrrat-
n«r, voy. grain.
EgtHUawnt^ origine inconnue.
f Egri*er ? compose d'un radi-
cal grise* qui est l'aliemand gries
(gravier). Ve'gnsie est la poudre
meme du diamant, que Ton em-
ploie pour polir cette pierre.
Ehonte, voy. honte.
Ejaculation, du L. ejactUatio-
nem* (m. s.).
Elaboration, du L. elabora-
tionem On* s.).
^laborer, du L. eldborare(&\&-
borer).
Etaguer* mot d'origine ger-
manique (holl. laken, retrancher).
— D. Mag age.
1. JEf an, voy. ilancer.
2. f^lan,espfece de cerf, de l'al-
iemand elenn (elan).
Etancer. v, lancer. — D. ilan
(subst. verbal), Mance", e'lancement.
yGoogk
£li
199
£ma
ttluvyir, voy. large, — D.
eiargusement.
EhMtlque, du grec SXoumxo;,
(qui a la faculty de pousser). —
D. elasticity .
f Eldorado, de i'espagnol el-
dorado (pays enchante).
Electeur, du L. elector (m.s.).
— f). electoral, electorate
Electlf, du L. electivus*, denv6
de electus (voy. Mire).
Election, du L. electionem
(m. s.) .
Etectrlque, du L. electrum
(ambre).— D. eiectricite", dlectriser.
Electualre, du L. electuarium
(electuaire).
Elegance, du L. elegantia
(nv s ).
Elegant, du L. ekgantem
(m.s.).
Eleglaque, du L. elegiacus
(m ; s.).
Elegle, du L. etegria (m. s.).
Element, du L. elementum (m.
s.). -— D. eiemerUaire.
Elephant, du L. elephantem
(m.ji.).
Mieve, voy. Iteoer.
Etever, voy. /ever. — D. #&e
(subst. verbal); eieve, elevation,
ileveur, elevage.
Ellder, du L. elidere (6iider).
Eligible, du L. eligibilis (m.
s.). — D. eiigibilite*.
Etitner, voy. fcmer.
Ellmliier , du L. eliminare
ffaire sortir). — D. elimination, j
JEfine, du L. cZigere (choisir,
briery elire), Pour le changement
de Itgere en fcre, voy. accueiUir. '
•- Eligere signifiant en latin
choisir, trier, l'ancien francais !
elire eut aussi cette signification
qui a persists dans l'ancien parti*
cipe elite, anciennement participe
passe* d' elire, aujourd'hui substan-
tia et qui signifie proprement ce
qui a e'te trie , choisi. tlite repr6-
sente le L. electa (ce qui est choisi,
ce qui est superieur). Sur le chan-
gement : 1° de e en t, voy. accom-
plir; 2° de ct en t, voy. affete.
Elision, du L. elisionem (Eli-
sion).
£fite, voy. Hire,
f jfcllxirjmotd'origine orientale,
comme beaucoup de termes d'al-
chimie.
tlixir repr6sente Farabe al-ak-
sir (quintessence).
Eile, du L. ilia (elle), par le
changement de t en e , voy. ad-
meUre.
Ellebore, du L. elleborum
(m. s.).
Ellipse, du L. ellipsis (meme
sens, dans Priscien). — D. ellip-
tique.
Elocution, du L. elocutionern
(m s.).
Eloge, du L. elogium (epita-
phe). — D. elogieux*
Eioigner, voy, loin. — D.
eioignement
Eloquence, du L. eloquentia
(m.^s.).
Eloquent, du L. eloquentem
(qui a le talent de la parole).
Eluclder, du L, elucidare (an-
noncer).
Elucubratlon, du L. elucu-
brationem (m. s.).
^luder, du L. eludere (m. s.).
Elysee, du L. elysium (61ys6e).
JEmaif, anciennement esmail,
en italien smalto, mot d'origine
germanique (ancienhaut allemand
smalti ce qui est fondu, qui a subi
la fusion); sur le changement de
sm en esm, puis em, , voy. esperer) .
— D. emailler, emailleur.
Emancipation, du Li emamr .
cipationem (m. s.).
y Google
EMB
200
EMB
Emanclper, du L. emancipate
(m.s).
Emaner, du L emanare (m.
sens). — D. emanation.
JEittarjyer, voy. marge. — D.
tmnrgement.
EmbaUer. voy. balle. — D.
emballage, emballeur.
f Embarcad^re, a l'origine
lieu ou Ton s'embarque ? de l'espa-
gnol embarcadero (quai d'embar-
quement).
f Embareatlon, de l'espagnol
embarcacion (m. s.).
f Embargo, de l'espagnol em-
bargo (saisie).
Embarqwer, voy. barque. —
D. embarquement.
EmbarraMMery dtbarrasser ,
compose* du radical barras* (qui
est aussi en espagnoi barras, per-
che, gaule), d'oii le verbe barras-
ser* (qui vient de barras* comme
barrer de barre).— Quant au mot
barras* il derive de barre (voy. ce
mot. — D. embarras (substintif
verbal d'embarraser.
JEntfrattelier, voy. de'baucher.
— D. embauchage, embaucheur.
Embaumer* voy. baume. —
D. embaumeur, embaumement.
Cittfrellif, voy. beau. — D
embellissemeni.
Emblaver* ensemencer une
terre en bl6, du L. imbladare*
(ensemencer une terre en bladum,
en bU: voy. ce mot. Imbladare
est frequent dans les textes du
moyen age, et a egalement donne
naissance al'italien imbiadare qui
est le correspondent d t emblaver).
Imbla (d) are par la chute du d mi-
dial (voy. accabler), ^intercalation
d'un v euphonique (voy. corvee), le
cbangement de i en e (voy. ad-
mettre) a donne emblaver. — D.
emblavure.
Embiee (d'), c'est-a-dire du
premier coup; locution adverbiale
composee de de et de embUe, sub-
stantif participial d'embler qui si-
gmfie voter dans notre ancienne
langue, et qui est le L. involare
(voler) qui est xmbolare dans les
Lois Barbares. Pourle changement
de involare en imbolare, voy. 6o-
chelier; pour la contraction de
imb{6)lare en imbV lare puis em-
bier, voy. accotnter. Sur i devenu
e, voy. admettre.
Emblematlque, voy. embleme.
Bmbl^me. du L emblema (or-
nement en relief).— D. emblema-
tique.
JEmfroife, voy„ fcotre.
EmboUer, voy. bolte.
JEmfroatpoitttf, anciennement
en oon point (en bon 6tat) voy.
point.
Embower, compose de en et
de bosse (nom de certains cor-
dages de navire).— D. emboss age.
Emboucher, voy. bouche. —
D. embouchure, embouchoir.
Embourber, voy. bourbe.
Entbvanchemenij derive" de
embrancher (compose de en et de
branche, voy. ce mot).
Embraser. voy. braise. — D.
embrasement, embrasure (a l'ori-
gine terme de fortification, fen&re
6troite pratiquee dans un parapet
pour laisser passer le canon, pro- .
prement fenfctre d'ou Ton embrase
le canon.
Embra—er, ancien frangais
embracer, proprement prendre
dans sa brace (serrer dans ses
bras) \ pour l'explication et l'ety-
mologie de l'ancien frangais brace,
voy. au mot bras. — D. embrasse-*
ment, embrassade, embrasse (subst.
verbal).
Embrtisures voy. embraser.
Embrocher, voy. broche.
Etnbrouitter) voy. brouiHer*
Embryon, du gpec g^pvQv
(f<BtUS).
y Google
fiME
201
£MO
Entbuche, substantif verbal
de Pancien verba emMcher, a Po-
rigine embuscfier, en italien tro-
boscare, dans la basse latin ite im-
boscare (proprement : attirer dans
le boscum, dans le bois, tendre
une embuche; sur Porigine de
boscuSy voy. bois),
Imboscare a donne* embUcher :
par le changement : 1° de i en e
(voy. admettre); 2° de o en u
(voy. cure'e); 3° de ca en che (voy.
acharner et acfceter); 4° par la
chute de s (voy. abfroe).
| Embuseade, venu au sei-
zieme siecle de Pitalien imboscata
(embuscade).
f Embusquer, venu au sei-
zieme siecle de Pitalien imboscare
(embusquer).
Emender, du L. emendate (cor-
riger).
Enter nude, ancien francais
esmeralde, en italien smeraldo y
du L. smaragdus (emeraude), par
le changement 1° de men esro,
puis 4m (voy. espe'rer) ; 2° de a en
e (voy. acheter); 3° de gd en d
(voy. amande). Quant a Interca-
lation d'un I } voy. somme; pour
le changement de al en aw, voy.
agneau.
Emerger, du L. emergere (m.
* ••)• — D. emergent y emergence.
t ^merl) anciennement esme-
riZ, venu au seizieme siecle de
Pitalien smerigUo (6meri).
^ttt cW lion, anciennement es-
merillon , diminutif d'un type
esmerle*, compose" du prefixe es
du mot merle (voy. merle).
Emerlte, du L. emeritus (qui
a fini de servir).
JE£meti>eif let* , voy. merveille.
^metlque, du grec ifxetixo;
'vomitif) . — D. tmttiser.
JBmellra, du L- emittere (e-
mettre); pour le changement de
mittere en wwttre, voy. admettre.
j£ml««alre, du L. emwsantw
(m v s.).
EmlMion, du L. emustorwm
(m.^s.).
Emeute, ce qui est ebranle,
trouble, du L. exmota (ce qui est
trouble), par le changement: 1° de
x en * (voy. ajouter); pour la
chute de *, voy. abtme; 2° de oen
eu (voy. accueUlir). — D. emeutier.
Emlgrer, du L. emigrare (emi*
grer). — D. emigration, emigrant
e'migre'.
Eminence, du L. eminenfia
(m v s.).
Eminent, du L. eminentem
(qui s'Gleve).
Emlssalre, du L. emissarius
(m s.).
Emission, du L. emissionem
(m. s.).
Entmanchcr, voy. manche,
Etnmener, voy. roener.
£mo{, ancienn. esmoi, a Po-
rigine esmai, en provencal esmagi .
en italien smago, substantif ver-
bal du verbe esroater (6tre en
emoi ) ; ce verbe, de Pancien fran-
cais , qui correspond au verbe
italien smagare , est d'origine
germanique; il est compose du
prefixe es et de Pancien haut alle-
mand magan (pouvoir), propre-
ment: perdre toute force {ex).
Emollient, du L. emollientem
(qui amollit).
Emolument, du L. emolumen-
tum (m. s.).
Emonetoire, du L. emuncto-
rius (m. s.).
Kmonder, du L. emundare
(nettoyer),— D. imondage.
Emotion, du L. emotionem
(m. s.j. — D. tmotionner.
JSmotuire, ancienn, emoldre,
y Google
EMP
202
EMP
du L. emolere (emoudre), par la con-
traction reguliere (voy. p. lxxxi)
de emol(&)re en emol're, —par le
changement de Ir en Idr (voy. ao-
80udre) y et par celui de o en ou
(voy. affouage). — D. e'mouleur,
rimouleur.
j|moMMet% voy. mousse.
J5mo«f#tlIIet«, origine incon-
mie.
fmcmvoir, du L. emovere
(emouvoir), par le changement:
1° de o en ou (voy. affouage);
2° de e en oi (voy. accroire).
£traf»<tlet* 9 voy. pal.
Empan, ancienn. espan, en
italien spanna, mot d'origine ger-
manique(aliemand $panne,empan) .
Emparer (compose de en et
de pater, preparer), a dans notre
ancienne langue, le sens de forti-
fier : s'emparer veut dire, au quin-
zieme siecle, se fortifier, s'aug-
menter, s'accroitre, d'ou le sens
actuel d'acquenr. — D. remparer
(compose" de re et de emparer }
fortifier), d'ou le substantif verbal
rempar, aujourd'hui rempart.
Etnpater, voy. pdte.— D. em-
pdtemenU
JEmj»ecfcefo,anciennementem-
pacher t du L. impactare* (derive
de imp actus, participe de impin-
gere, embarrasser quelqu'un de
quelque chose; voy. p. xxxii). — Im-
pactare a donne* empacher, puis em-
ptcher par le changement : 1° de
ct en ch (voy. alltcher) ; 2° de a
en e (voy. acheter) ; 3° de t en e
(voy. admettre). — D. emptche-
merU; de'picher correspond au
type dis-pactare* (voy. de . ... et
empicher pour le changement de
lettres); d&pteher signifie doncpro-
prement se dtbarrasser, comme
emptcher, s'embarrasser.
Etnpeigne, origine inconnue.
JEatjperettr , ancienn. #mfM-
reur, a Torigine empereor, empe-
redor, du L. imperatorem (empe-
reur), par le changement 1° de *
en e (voy. admettre) ; 2° de a en e
(voy. acheter); 3° par la chute du
t (voy. abbaye) ; 4° par le change-
ment de eo (empereor) en eu (voy.
aleul).
Etnpeicr, apprfiter a Vem-
pois; on a vu (p. cxi, 1. 24) pour-
quoi le derive a'empois est empe-
ser, non empoiser.
Ewnpemte*) voy. veste.
£mpe*ret*, voy. aepttrer.
Emphase, du L. emphasis,
(m. s.). — D. emphatique.
Emphyteoae, ancienn. emphy-
teuse, du L. emphyteusis (m. s.).
MSmpietevy voy. pied. — D.
empte^emenJ.
l£mj>{»*e, du L. tmpertwm (em-
pire), par le changement : 1° de i
en e (voy. admettre) ; 2° de e en i
(voy. occomplir).
Empir «• , voy. pfre.
Emplrlque, du L. empiricus
(m. s.). — D. empirisme.
Emplrlsme, voy. empirique.
Entpiacer, voy. place. — D.
emplacement, remplacer.
Empl&tre, ancienn. emvlas*
tre, du L. fwplastrum (m. s.)
£mj»Ie*te, du L. implicita*
(qui a le sens de depense dans
plusieurs textes latins du moven
age : « implicitam vero' decla-
ramus emptionem mercium per
committentes ordinatam, » dit un
reglement du douzieme siecle. Im-
plic(L)ta, contracte suivant la regie
(voy. p. lxxxi) en implic'ta, a
donne emplette, par le change-
ment : 1° de ten e (voy. admettre);
2° de ct en tt (voy. assiette).
Emplir, du L. implere (em-
plir) , par le changement : 1° de *
en e (voy. admettre) • 2° de e en i
(voy. accomplir).— D.remplir.
tjploye* , du L. implicate,
y Google
EMP
203
ENG
qui a le sens $ employer au profit
de quelqu'un, dans les docu-
ments latins du moyen age. On lit
'dans un texte du treizieme siecle :
Dedit 40 libras implicandas in
augmentum communitatis. Sur la
chute du c, impli{c)are y voy. af- \
fouage; sur le changement de i
en e, voy. admettre; sur celui de
i en oi, voy. boire. — D. emploi
(substantif verbal), employe',
JEmpoi*, voy. poix.
BmpoUonne*) voy. poison.
— D. empoisonnement, empoison-
neur.
JEmpoWer, anciennement en~
porter pour entporter, du L. inde*
portare (porter de la), par le chan-
gement de inde en ent (voy. sou-
vent), puis en en (voy. en 2). — D.
emportement, emporte', remporter.
ISmpotet* , voy. pot.
£mf»f efttcfre, du L. impti-
mere (m. s.) , par le changement
de imere en eindre, voy. geindre.
— D. empreinte (substantif parti-
cipial fort, voy. absoute).
Etnpresser (s'), voy. presse.
— D. empresst, empressement.
Etnprunter, du L. impro-
mutuare* (compose de promu-
tuari, emprunter, derive lui-meme
de promutuunij prSt).
Improm[d)tuare contracte en
improm'tuare (voy. aider) a rSduit
ua a asuivantla regie (voy. p.
xc), d'ou la forme impromtare qui
a donne emprunter par le chan-
gement : 1° de t en e (voy. admet-
tre); 2° de m & n (vov. changer);
3° de o a u (voy. curee) . — D. em-
prunt (substantif verbal), emprun*
teur.
Kmpyree, du grec gjatvpos (qui
est enflammS).
Empyreume,duL. empyreuma
(m. s.). — D. empyreumatique.
Emulation, du L. semulatio-
nem (m. s.). — D. dmuUtfeur.
^mule, du L. xmvXut (m. s.).
Kmulgent, du L. emtilg enter*
(qui epuise).
Emulsion, du L. emulsionem*
deriv6 de emulsus fepuise). — D.
imulsionner, imuUif.
1. Btt, preposition, dans le fran»
c^is du neuvieme siecle in, du L.
xn (dans) par le cbangement de *
en e (voy. admettre).
2. En j pronom relatif, ancien-
nement ent y a Porigine int, du L.
indi (en, de la, d'ici), par le chan-
gement : 1° de t en e (voy. ad-
mettre) ; 2° de nd en nt, puis en n
(voy. p. xcm).
Le latin indd avait recu, dans la
langue populaire, l'acception de
ex illo, ab illo :
Cadus erat vini-, inde implevi Cirneam.
Plaute, Amphyt., i, l. v
Cet emploi de inde" fut tres-fre-
quent dans la basse latinite, et !es
textes merovingiens en offrent de
nombreux exemples : Si potis inde
manducare, si tu peux en manger
(dans une Formule du septieme
siecle), — Ut mater nostra ecclesia
Viennensis inde nostra hxres fiat
(dans un dipldme de 543), etc....
Ind& devint en francais %nt qu'on
trouve dans les Serments de 842,
— au dixieme siecle il est ent
(forme qu'on retrouve dans sou-
vent de subinde); au douzieme en.
Encad^er, voy. cadre.
EncaisHer, voy. caisse. — D.
encaisse (substantif verbal), en-
caissement.
JEtt<?ott,ancien francais meant,
en quant, a Torigine inquant, du
L. inquantum (k combien) , par le
changement : 1° de qu en c (voy.
car) ; 2° de i en e (voy. admet*
tre).
Encaque*) voy. caque.
Encastrer, du L. mcastrare
(encastrer, dans Isidore de Seville),
y Google
ENC
204
ENC
Encaustlque, du L. encaustir
tus (m. s.).
Enceind* e, du L. incingere
(enceindre) ; pour le changement
de lettres, voy. ceindre. — D. en-
ceinte (circuit de murailles, qui
, entoure, qui enceint une ville).
Enceinte , du L. incincta
(fern me enceinte dans Isidore de
Seville), par le changement: 1° de
i en e (voy. admettre) ; 2° de ct en
I (voy. affiti).
Encens, du L. inccnsum (en-
cens, dans Isidore de Seville), par
le changement de i en e (voy. ad-
mettre). — D. encenser, encensoir.
Encephale, du grec iy*£<pxkos,
(qui est dans la tfete). — D. enc4-
phalie, encdphalite. .
Enchanter, du L. incantare
(enchanter) ; pour le changement
de lettres, voy. chanter, — D. en-
chantement, enchanteur, disen-
cUanter.
Encherir, voy. cfteYe. — D.
enqhere (substantif verbal) ; enche'-
rissement, encherisseur. renche*-
rir, surenchtrir, surenchire.
Enchevetrer, du L. incapis-
Irare (encheve'trer, enlacer, dans
Apulee), par le changement 1° de
i en e (voy. admettre); 2° de
ca en che (voy. acharner et ache-
ter). 3° de p en v (voy. arriver);
4° par la chute de s (voy. abtme).
— D. enchevtorement.
Enehifrener, origine incon-
nue.
Knchymose. du grec ixyy~
juodt; (effusion du sang).
Enclaver, du L. inclavare*
(enfermer, dans le latin du moyen
age). — D. enclave (substantif ver-
bal).
EncMin* du L. incUnis (pen-
che, incline vers); sur t devenu e,
voy. admettre.
Enclose, du L. inclaudere *,
(pour includere, enclore^; sur le
changement de claudere en clore,
voy. ciore. — D. enclos (substan-
tif participial).
Encio*, voy. enclore.
Enciower, voy. c&mer — D.
enclouage.
JEttcfutne, du L. incudinem
(enclume) par le changement l°de
in en en (voy. admettre); 2° de
udinem en ume (voy. amertume) -,
3° par Pmtercalation d'un I .
f?fM*ofyt»en,voy. cogner et coin.
— D. encopnure.
£ttco£ttMfe, voy. encogner.
JEncofufe, voy. coJ.
JEncom6»*e, voy. dtcombres,
1 compose des prefixes de\...eten....
et d'un radical combre* signifiant
I omas; le L. cumulus (tas, amas),
perdit suivant la regie (voy. abie,
et p. lxxxi) son.fi cum(fl)lus, et
! devint cum'lus ; m\ intercalant r6-
guherement un b (voy. absoudre),
I cum'lus devint cumbfus qui chan-
! geant I en r (voy. apdtre), donna
| la forme cumbrus que Ton trouve
1 au sens de tas, d , amas l dans plu-
I sieurs textes m6rovingiens (voy.
entre autres les Gesta Begum Fran-
cvrum, chap. 25).
Encontre (a V), substantif
verbal de l'ancien verbe encontrer
• (qui est lui-m§me compost de
contre). — D. r encontrer.
EncorheUement , voy. cor-
beau.
Encore, anciennementancore,
du L. hanc horam (jusqu'a cette
heure), par la chute de h initial
(voy. atelier).
Encourage*^ voy. courage.
— D. encouragement.
Encour ir , du L. incurrere (en*
courir, danscertaines acceptions):
pour le changement de lettres,
voy. courir et en.
Encr a»*e* ? voy. crasse.
Encre, anciennement enque,
k l'origine enca, du L. encaustum
yGopgk
fiNE
205
ENG
(encre), par Pintercalation d'un r
(voy. chanvre) ; comme on Ta vu
(p. cv) ? le mot a garde* Fac-
centuation grecque (frrxauarov) ,
non l'accentuation latine (encaus-
turn). — D. encrier, I
Encycllque, du grec Iyxv-
jcXio? (qui embrasse tout).
Encyclopedic, du grec (iy-
)tuxXouai8eta (education complete).
— D. encyclope'dique , encyclopi-
iiste.
Endcinlque , du grec £vSyj-
ulio;, qui est propre au peuple d'un
certain gays.
Endever, origine inconnue.
Endive, du L. intyba* (forme
*6minine de intybus chicoree), par
e changement : 1° de t en e (voy.
idmettre);2 deben v (voy. avant);
J° de t en d (voy. aider). ■
J?ttcfofot*lf, voy. douleur.
Endortnir, voy. dorrotr.
£ncfo««et* 9 voy. dos. — D.
ndos (subst. verbal) , endossement
ndosseur.
EtidroU, compost de en et
Iroit, voy. ce mot. Endroit, ad-
erbe dans notre ancienne langue
vec le sens de droit devant nous
irectement, vis-a-vis (d'ou le sens
u. subst. endroit, lieu qui se pr6-
ente directement a nous).
JEncftttfc, du L. ind«cere(en-
uire), par la contraction r6guliere
yoy. p. lxxxi), de indue {&)re en
naucre, — par le changement de
r en ir (voy. &<$htr), et par celui
e in en en (voy. admettre) . — D.
ndwi* (subst. participial).
Endttrcir, voy. dur. — en-
urcissement.
Endttrer. du L. indurate
)roprement s'endurcir) ; sur t de-
enu e, voy. admettre. — D. en-
urant,
^ner|$le,duL. energia* (m.s.).
- D. inergique.
Enerffamine, du grec ivep-
yo6(mvoc, qui subit J'influence (du
ctemon).
Encrver,duL.enervare(m. s.).
Enfanee, du L. infantia (en-
fance); sur tt'a devenu ce. voy.
a^encer.
Enfant, du L. infantem (en-
fant) ; sur in devenu en, voy. ad-
mettre. — D. enfanter, enfantin,
enfantillage, enfantement.
Enfaw inew , voy. farine,
Enfer, en provencal enfern,
en italien inferno f du L. infernuro
(enfer), par le changement 1° de t
en e (voy. admettre), 2° de rn enr
(voy. auoour).
Enfevmev, voy. fermer.— D.
renfermer.
En flier, voy. /tt.— D. enfilade.
Enfin 9 voy. en, et /in.
JEtt jfammet*, du L. inflam-
mare (enflammer) par le change-
ment de i en e (voy. admettre) .
En flew , du L. tn/Jare (enfler);
sur i devenu e, voy. admettre. —
D. dteenfler, renfler, enflure.
Enfoneew, voy. fond. — D.
enfoncementy renfoncer.
Enforcing voy. force.
Enfoui**, du L. infodere (en-
fouir), par la chute du d medial
(voy. accabJer) , et le changement :
1° de t en e (voy. admettre); 2° de
e en i (voy. accompfrr; 3° de o en
<w (voy. affbuage). — D. enfouis-
sement.
Enfourcher, voy. fourche.
Enfouvne** 9 voy. four.
Enfreindre, voy. freindre.
Enfuir , voy. en 2., et fiar. ,
Ettgageani, voy. engager.
Engagement, voy. engager.
Engager, voy. gage. — D.
enaaaeane, engagement.
Ettgainer, voy. gaine. — D.
rengratner.
Engettnce, voy. engfer.
Engelure, de Pancien verbe
engeler, voy. geler.
12
y Google
ENG
206
ENN
Engendrer, du L. ingene-
rare (engendrer) par la contrac-
tion reguliere (voy. accointer) de
ingen(&)rdre en ingenWare, et
par le chaogement : 1° de i en e
(voy. admettre); 2° de n'r en ndr
(voy. absoudre).
Enger, se multiplier; origioe
inconnue. — D. engeance.
Engin, en italien ingegno,
du L. ingenium (machine de
guerre, engin de guerre dans Ter-
tullien, de Pallio: « Cum ta-
men ultimarent tempora patriae et
aries jam Romanus in muros
quondam suos auderet; stupuere
illico Carthaginenses ut novum
extraneum inpenium, » — et dans
Isidore de Seville « Apud Anti-
ques Minerva vocata quasi Dea et
manus artium variarum. Hanc
enim multorum ingeniorum pro-
hibent. »
Pour le changement : 1° de t en
e voy. admettre; 2° de e en t,
voy. accomplir.
Englober, voy. globe,
Engioutir, du L. inglutire
(engioutir, absorber, dans Isidore
de Seville) : sur i devenu e, voy.
admettre; sur u devenu ou, voy.
accouder. — D. engloutissement.
Engorge*, voy. gorge. — D.
engorgement, rengorger.
Engouer, origine inconnue.
— D. engouement.
Engottrdir, voy. gourd. —
— D. engourdissement.
Engraister, du L. incrassare
(engraisser), par le changement :
1° de i en e, voy. admettre ; 2° de
c en g (voy. adjuger); 3° de a en
oi (voy. aigle). — D. engrais (subs-
tantif verbal); engraissemejU, en-
graisseur.
Engraver, voy. gravier. —
D. engravement.
1. Engvene* 9 anciennement
engrainer, voy. grain.
2. Eng*ene* 9 terme de m6-
canique, du L. increnare* (form6
de crena, cran, dent d'une roue),
par le changement, 1° de t en e
(voy. admettre) ; 2° de c en g (voy.
adjuger.). — D. engrenage.
Enhardir, voy. hardi.
EDlgmatlque, voy. enigme.
Enlgme, duL. aenigma (m. s.).
— D. tnigmatique.
Enivrer, voy. ivre. — D. eni-
vrement, enivrant.
Enjantber, voy. jambe. —
D. enjambement, enjambe'e.
Enjoindre, du L. injungere
(enioindre); pour le changement
de lettres, voy. en et ioindre.
Enjoier, voy. geole. — D. en-
jdleur.
EnjoUver, voy. jolt. — D.
enjolivement, enjoHvure, enjoli-
veur.
Enjoue, participe de l'ancien
verbe enjouer, compose dejouer
(voy. ce mot.). — D. enjouement,
Eniacer, voy, lac. — D. en-
lacement.
Enlevev, voy. en' 2, et lever*
— D. enlevement. .
Enlumlner, du L. in (voy,
en) et luminare (propr. eclairer,
d'ou le sens d'orner de couleurs
brillantes. — D. enlumineur, en-
luminure.
Ennemi, du L. inimicus (en-
nemi) : sur icus devenu t, voy.
ami ; sur i devenu e voy. admet-
tre. N est ici devenu tw, comme
dans : monnaie (moneta), sonner
(sonare), tonner (tonare), 6tonner
(extonare*) , dormer (donare) ,
etrenne (strena), honneur (hono-
rem) , ordonner (ordinare).
Ennui) anciennement enui
(avec le sens de chagrin, de dou-
leur, de haine), en espagnol enojo,
dans l'ancien venitien inodio, — •
du L. inodio (on lit dans les Glo-
ses de Gassel qui remontent &
y Google
ENS
207
ENT
Charlemagne : in odio habui c.-a-d.
j'etais enriuye de...). Pour le
hangement de in en en, voy. en;
our celui de odio en tit, voy.
louette et cuider. — D. ennut/er,
nnuyeux.
Enoncer , du L. enuntiare
tooncer) ; pour le changement de
!ttres,voy. annoncer. — D. enott-
iation, enonce".
Enovgueittiv, voy. orgueiL
Knorme, du L. enormis (qui
jtcontre la regie). — D. e'norme'-
wit.
Enormia, du L. enormitatem
rrSgularite).
Enqtterir, du L. inquirere
echercher), pour le changement
j lettres^voy. en et acque'rir.
Enqnete, ancienn. enqueste,
1 L. inquisita (propr ce que Ton
cherche), subst. participial fort
oy. absoute)^ pour la contrac-
m reguliere en inquis'ta, voy.
lxxxi ; pour le changement det
. e, voy. admettre; pour la
ute de s, voy. abime.
Enrager, voy. ragfe.
£ttrayer, voy. rayon. — D.
rayure.
En**cgistfcw^ voy. registre.
D. enregistrement.
Enrichir, voy. ric/ie.
Et»f diet*, voy. rdle. — D. en-
lementy enrdleur.
Etavottet*, du L. inra\$are
hive* de rauct^, rauque), par la
ute du c medial (voy. affouage),
changement : 1° de au en ou
>y. alouette); 2° de tn en en
>y. en). — D. enrouement.
E?Mi*otcIet* 9 voy. router.
E7n«ci6fet*, voy. sabte. -«- D.
ablement.
Enseigne, en italien insegne,
L. tnstonta* (marque, indice),
r le changement : 1° de tn en
(voy. en); 2° de t en et (voy.
nture).
| Enmeignev, du L. insignare*
' (proprement graver dans, puis en-
seigner). Pour le changement de
lettres voy. enseigne). — D. en-
seignement, renseigner.
\ Ensemble, du L. insimul
(ensemble) par le changement;
; 1° de tn en en (voy. en) ; 2° de
! simul en semble (voy. assembler).
[ Enmemence*; voy. semence.
| Enseveiir, du L. insepelire*
(compose de sepelire, ensevelir),
par le changement : 1° de in en
I en (voy. en) ; 2° de p en v (voy.
! arriver). — D. ensevelissement.
| £n«ot*cefet*, voy. sorcier. —
D. ensorcellement, ensorceteur.
Enmuite, voy. en et sut'te.
f n«Mlt>t*e (s 1 ), voy. enet sut-
ure.
Entablement, voy. table,
Entacher, voy. fac/ie.
Entailler, voy. tattler. — D.
entaille (subst. vernal), entaillure.
Entame*) en provencal enta-
menar, du L. intaminare (compos6
de tn et du radical taminare,
qui se retrouve dans contami-
nare f dans atterm'nare gftter, en-
tamer). Intam$)ndre , contracts
suivant la regie (voy. accointer) en
intam'nare, a donne entamer par
le changement : 1° de tn en en
(voy. en); 2° de mn en m (voy.
allumer).
Entasse*) voy. tas. — D.
entassement.
Ente, voy. enter.
Entendre, du L. intendere
(appiiquer, "dinger vers, d'ou le
sens de faire attention, puis d'6-
couter). Pour le changement de
lettres, voy. en 1, et attendre, —
D. entente (substantif participial,
voy. absoute); entendement, en-
tendeur, entendu.
Entente j voy. entendre.
JEntev, greffer par ente, du L.
impotare* (enter, derive de tmpo-
y Google
ENT
208
ENT
tus greffe, ente, dans la Lex Sa-
lica; impotus est le grec £(i.<puTov,
ce qu'on a plante). Imp{6)tare
contracte suivant la regie (voy.
accointer) en imp'tare a donne
enter par le changement : 1° de
pt en t (voy. acheter) ; 2° de m en
n voy. changer); 3° de i en e (voy.
admettre). — D. ente (substantif
verbal), enture.
JEtttefittef, ratifier, rendre
parfait, derive de l'ancien fran-
cais enterin (parfait, complet) qui
correspond a un type integrinus
(derive de integrum, complet).
Pour le changement : 1° de %n en
en, voy. en; 2° de or en r, voy.
occueuiir). — D. ent&rinement.
J5n*et*f et* 9 voy. terre. — D.
enterrement.
JStttetef , voy. tfte. — D. enf^-
tement.
Enthoanlasme, du grecdvOou-
<7iaa(i.6<; (inspiration). — D enthou-
siasmer, enthousiaste.
Enthoufllaste, voy. ent/ww-
stosme.
Enthym^me, du L. enthy-
mema (m. s.).
J5tt*iei* ? en provencal enfetr,
en italien inter o, du L. integrum
(entier) par le changement : l°de
in en en, voy. en; 2° de e en te,
voy. arriere; 3° de o/r enr, voy.
accueillir.
Enticher, origine inconnue
Entile, dans le L. des scolas-
tiques entitatem* derive de entem
(etre, chose).
Entomologle, du grec Svtojjlov
(insecte) et Xoyo; (discours). —
D. entomolqgique, entomologiste.
1. JEtttfomtet*, voy. tonne. —
D. entonnoir.
2 JEtttfonttef, voy. (on.
Entone, voy. tordre.
EntortiUer, voy. tortiller.
Enloui*, voy. tour. — D. en-
fourer, entourage,
l£ntfoufitut*e, voy. tournure.
Entwailte*) en provencal tn-
(raita, du L. intrania (dans'la Le*
Salica: « Si varo yitra costas vul-
nus intraverit, et usque ad intra-
nia pervenerit. ») Intrania est le
L. interanea (entraillesdans Pline)
par la chute reguliere de e, int(&)~
ranea (voy. accointer). etle chan-
gement de ea en ia (voy. abriger).
— intrania a donn6 entrailles par
le changement : 1° de tn en en
(voy. en); 2°de nen J (voy. oiler);
3° ae a en ai (voy. ai^fe).
l£ittt*ain, voy *entrainer.
Etttraitter , voy. en 2. et trai-
ner. — D. entrain (substantif ver-
bal) ; entrainement.
JEntt*at>et*, mettreuneentrave,
c'est-a-dire un bdton (trabem), qui
retient l'animal, d'ou le coinpos6
intrabare * qui a donne entraver
par le changement : {* dew en en
(voy. en); 2° de b en v (voy,
avant). — D. entrave (substantif
verbal) ,
Entre, du L. intra (dans l'in-
tervalle de); sur tn devenu en,
voy. en.
Entree, voy. entrer.
JEnf»*e-6aif!et*, voy, entre et
bdt/Jer.
f Entrechat, venu au seizieme
siecle, comme beaucoup de termes
de danse, de l'italien intrecciato
(dan$ la locution capriola intrec-
ciata, proprement saut entrelace).
EntrefuUe* (sur ces), c'est-
a-dire entre (dans l'intervalle de)
ces choses faites.
Entreiacer, voy. lacer. — D.
entrelacs, entrelacement.
Entrentetew, voy. twe7er.
EntretnetH, voy. mets.
Entwemettve) voy. mettre. —
D. entremetteur.
EntrentUe, voy. wise.
Entreposer, voy. entre et po-
ser. — D. etitrejrit (comme dipdt
y Google
ENV
209
ENV
de dtposer), entreposeur t entrepo-
Entreprendresr oy. prendre.
~-D. entreprise (sutstantif parti-
cipial) , entreprenanty entrepreneur.
Entrer, du L. intrare (en-
trer), par le changement de in en
en (voy. en). — D. entrie (substan-
tif participial) , rentrer.
£n*»*e-«of. voy. enJre et *oJ.
Entretenir) voy. entre et Je-
nir. — D. entretien (substantif
verbal).
IfrUrevoif , voy. en*re et
voir. — D. entrevue (substantif
participial).
Enumeration, du L. enume-
rationem (m. s.). — D. enumiratif.
Enumerer, du L. enumerare
(m. s.).
£nvaMr, en espagnol envadir,
enitalien invadire, du L. invadere
(envahir) par la cbute du d medial
(voy. accabler) , Intercalation d'un
h (voy, p. lxxxix). Sur in devenu
en, voy. metlre; sur ere devenu ir,
voy. accomplir. Inva{d)ere ay ant
perdu led, donna a l'origine deno-
tre langue enva-ir, dans lequel le
francais moderne intercale un h
pour maintenir l'hiatus : cette in-
tercalation se retrouve dans tra/iir
(tradere), tra/iison (traditionem),
— Le francais a ajoute h au com-
mencement des mots dans: nache
(ascia), haut (altus), Jiausser (al-
liare*), Meble (ebulum), fcuile
(oleum), nuis (ostium), Ziuit (octo),
fcuitre (ostrea), ftuppe (upupa),
jfiurler (uiulare), Jieur (augurium),
hermite (eremita), /ie>isson (eri-
cius) , frermine (armenia), Zioulette
(agoletta*), nuitieme (octesimus),
nerisser (ericiare*). — On trouve
deja. en latin fwrnamentum,/iobitus,
nac — pour ornamentum, obitus,
ac, dans le Recueil descriptions
de GrQter. — D. envahisseur, en-r
vahissement.
Envelopper* voy. develop-
per. — D enveioppe (substantif
verbal).
JSttvetrfmet*, voy. venin.
Envergtter, deployer les voi-
les en les attachant aux vergues
(voy. vergue). — D. envergure,
d6ploiement des voiles, et par me-
taphore, deploiement des ailes de
1'ojseau.
1. JEttvet**, substantif, du L.
inversus (retourn6); sur in devenu
en, voy. en.
2. Envers, pr6posit. ; de en et
vers (voy. ces mots).
Envl (a 1'), en rivalite, du L.
invitus (qui s'oppose a, d'ou le
sens de concurrence, de rivalitd) ;
sur in devenu en, voy. en; sur la
chute du tj voy. aigu.
Envie, du L. invidia (envie) ;
sur in devenu en, voy. en; sur la
chute du d, voy. accabler. — D
envieux, envier.
Envier, voy. envie. — D. en-
viable, envieux.
Environ, voy. virer. — D. en-
vironner.
Envisage*) voy. visage.
Envoi , voy. envoy ef.
Envoie**, voy en 2 et voler.
Envoutev, a l'origine envoi-
ter, du L. du moyen age invul-
tuare (faire une image de cire,
derive de vuUus, imape, figure) In-
| vultuare a donne* envo&ter par le
changement: 1° de ua en a (voy.
1 p. xc) puis en e (voy. acheter) ;
! 2° de in en en (voy. en) ,• 3° de ul
\ en ol puis ou (voy. agneau). —
D. envotitement.
| Envoye* 9 anciennement en-
; vti er, a l'origine entoeter, du L.
j indeviare (raire pariir de) ; pour
{ le changement de tnde*en enf puis
en, voy. en 2. ; pour celui de
i viare en voyer, par le changement
de i eu ot, voy. boire. — D. envoi
I (subst. verbal); remwyer.
y Google
fiPA
210
EPA
Kpacte, du L. epactae (jours
intercalaires).
Epagnewi, dans Montaigne
espagneul, dans Rabelais espagnol
(a avec une demi-douzaine d'es-
pagnols, et deux levriers, vous
voila roy des perdrix et lievres
pour tout cet hyver » dit Gargan-
tua, I, 12). Cette espece etant ori-
ginate d'Espagne, ces chiens ont
recu le nom de chiens espagnols,
ou comme nous disons aujourd'hui
de chiens epagneuls ; pour le chan-
gement : 1° de o en eu, voy. at-
cueillir; 2° de esp en ep, voy.
dbtme.
Epais, anciennement espais, a
Torigine espois, du L. spissus
(epais) par le changement: 1° de t
en ot (voy. boire) puis en ai (voy.
accrdire) ; 2° de sp en esp puis 6p
(voy. esptfrer). — D. tpaissir,
epaisseur , e'paississement,
MSpanchew) anciennement es-
pancher, du L. expandicare* (de-
rive de expander e, ouvrir, d'oii le
sens de verser, d'epancher); ex-
pand{l)cdre contracts suivant la
regie (voy. accointer) en expand'-
care a donne tpancher par le chan-
gement: 1° de ex en es (voy. ajou-
ter) , puis en 4 (voy. aotme) ; 2° de
dcen c, puis en ch(vov. arracher);
3° de a en e (voy. acfeter). — D.
epanchement.
£pati<li*f, anciennement es-
andre, du L. expander e (epandre),
par la chuie reguliere de Ve penul-
tieme (voy. p. lxxxi), et par le
changemeat de ex en es (voy.
ajouter), puis en e" (voy. abime).
— D. re'pandre.
Epanouir, anciennement es-
panouir, developpement de l'an-
cien francais espanir qui est pour
espandir* et qui correspond au L.
expandere (etaler, epanouir), par le
changement: 1° de expandere en
expandere (voy. courir); 2° de e*
en es puis 4 (voy. ajouter); 3° de
e en t (voy. accompUr). — D. epa-
nouissement.
Epargner, origine inconnue.
— D. epargne (substantif verbal).
Eparpiiler , anciennement
esparpiller, disperses ausens pro-
pre, aumoyen age. de disperser,
s'envoler comme lerait un papil-
lon ; esparpiller est compose de ex
(es), et du radical parpille* qui
correspond au L. papilio (papillon).
Pour 1 addition de r t voy. chanvre.
Ce qui met hors de doute Pety-
mologie~ qui relie fyarpUler au L.
papilio, c'est que l'itahen sparpa-
glxare (eparpiller) est forme de
meme de parpaglione (papillon) :
c'est que le provencal esfarfalha
(eparpiller) derive de farfalla (pa-
pillon). — D. e'parpUlement
Epar; anciennement espars,
du L. sparsus (epars), par le
changement de sp en esp puis ep
(voy. esptrer).
Epater, voy. patte.
I2pa«fIe,anciennementMpattte,
a l'origine espalle, du L. spatula
(epaule d'animal dans Apicius).
Spdt(H)la s'etant contracts suivant
la reffle (voy. able et p. lxxxi) en
spat' la y a donne espalle par i'assi-
milation de tl en 11 (voy. bouleau)
et le changement de sp en esp y
(voy. esperer); espalle a donn6 es-
paule par l'adoucissement de al en
au (voy. agneau); e'paule par la
chute de s (voy. aotme). — D.
ipauler, epaulement, e'paulette.
Epave, anciennement espave;
ce mot oui ne s'applique aujour-
d'hui qu'aux choses perdues, s'ap-
plique encore aux animaux dans
q. q. locutions juridiques vieiliies
(un cheval epave) ; dans notre an-
cienne langue ipave ne s'appli-
quait qu'aux animaux* non aux
y Google
£PH
211
£PI
choses ; un animal espflve etait un
animal 6gar6, errant: espave vient
du L. expavidus (effraye, que la
peur egare, d'ou le sens d' errant);
sur le changement de ex en es puis
4 (voy. ajouter et abime) ; sur la
chute des deux dernieres syllabes
atones, voy. p. lxxxi.
Epeautre, ancienoement es-
peautre, en espagnol espelta, en
italien spelta, du L. spefta (espece
de bl6), par le changement: 1° de
sp en esp puis ep (voy. espeVer) ;
2° de el en eaJ (voy, eau), puis en
eau (voy. agneau) ; 3° par l'inter-
calation d'un r (voy. chanvre).
Epee, anciennement espee, a
Forigine spede, en italien spada,
du L. svatha (ep6e, dans Tacite)
par le cnangement : 1° de sp en
esp, ep (voy. espfrer); 2* deata en
&, yoy. ampoule".
JEpefe**, anciennement espeler
(au moyen age, expliquer, enoncer
en general), mot d'origine germa-
nique (ancien haut allemand spel-
I6n\ expliquer). — D. 6pellation.
jEJpetffu, voy perdu.
Eperlatt, anciennement espet- \
\am y a l'origine esperlanc, de Falle-
mand spierling (eperlan) ; pour le '
changement de sp en esp, ep, voy.
esperer. \
Epevon , anciennement espe-
ron, esporon, de Tancien haut al-
lemand sporo» (eperon) par le
changement deepen esp, ep (voy. j
esp&rer). — D. tperonner.
Eperview, anciennement es-
pervier, en provencal esparvier,
en italien sparviere, de Tancien
haut allemand sparvari (epervier); I
sur sp devenu esp, ep (voy. espi- ,
ret). I
Bphttlde, du L. ephelidem (ta- ,
che de rousseur). j
Ephem^re, du grec fyifjfiepoc j
(qui dure un jour). i
Cph^ai^rideft; du L. ep/ieme-
rtdem (memorial journalier).
£f»i, anciennement espi , du L.
spicus * (forme masculine despica,
dpi), par le changement: 1° de sp
en esp } ep (voy. esp&rer); 2° de
icus en t (voy. ami).
Epicc, anciennement esptce,
du L. species (epice, dans le Dt-
flfesfe, de Publicanis et vectigalibus :
« spectet pertinentes ad vectigal,
cinnamonum, piper longum. »),
par le changement 1° de sp en esp,
&p (voy. esp&rer); 2° de e en t
(voy. accomplir). — D. epicier,
epicerie, ipicer.
^pld&mle, du grec irciSrjfuo;
(s.-ent. vocxoc, maladie qui circule
parmi le peuple). — D eptdemt-
que.
Epldemlque, voy. e'pidemie,
^plderme, du L. epidermis
(epiderme).
Epier, anciennement espier,
en italien spiare, mot d'origine
germanique (anglais to spy, epier;
ancien haut allemand spehen) ; sur
sp devenu esp. ep, voy. espfrer.
Epiew, anciennement espieu,
a l'origine espieil, du L. spiculum
(epieu, dard; par la contraction
reguliere (voy. p. lxxxi) en spi-
c'lum; le changement : 1° de sp
en esp puis ep(vojr. espirer); 2° de
cl en ii (voy. abeille), puis de es-
pieil en espieu (voy. agneau),
KplgrammAtlque, du L. epi-
gramaticus (epigrammatique).
Eplgramme, du L. epigramma
(inscription).
Eplgraphe, du grec iiziypayTi
(inscription).
Epllepsle, du L. epilepsia (mal
caduc).
Epileptlque, du L. epilepti-
cus (epileptique) .
Kpller, du L. epilare (derive
y Google
fipl
212
£P0
&epilus y 6ter les polls). — D. ept-
latoire.
Epilogue, du L. epilogus (pe-
roraison). — D. epiloguer.
Epinat^t, voy. ipine.
Epine, anciennement espine,
du L. spina , (6pine); sur sp de-
venu esp, ep (voy. esperer). D. cpi-
neux, &pinoche^ fyiniire, e'pinard
(k cause des dente lures epineuses
du calice), epine-vinette.
f Kplnette, au seizieme siecle
espinette, da Titahen spinetta (epi-
nette).
JSpituyle, anciennement espin-
$f{e t du L. sptuuto (petite pointe
propr. petite epine), par la contrac-
tion reguhere (voy.ao/eetp.Lxxxi)
en spin'la et le changement: 1° de
n'l en nflfi (voy. absoudre) ; 2° de
sp en esp (voy. esptrer). — D.
tpinglette, tpirigler.
Epinoche, voy. Ipine.
Epique, du L. epicus (epique).
Episcopal, du L. eptttopalts
(Episcopal).
Eplacopat, du L. episcopates
(episcopat).
EplMide, du grec eicetao^iov
(incident), — ipisodique.
Epl*pa*ttqne, du grec ima-
*a<rrix6c (qui attire).
Epister. anciennement espts-
set, mot (Torigine germanique
(angl. to splice, episser). — D.
epissoire, epissure.
EpUtolatre, du L. epistolaris
(epistolaire).
Epltaphe, du L. epithaphium
(epitaphe) . .
Eplthalame, du L. epithala-
mium (chant nuptial).
Eplth£te, du L. epttfeifum(m. s.
dans Macrobe;.
Epltoaie 9 du L. epitome ,
(abreg6, eztrait).
JBjritre, anciennement epttfre,
a Torigine eptrtfe, du L. epistola
(epltre), par la contraction regu-
liere (voy. lxxxi), en episWla, le
cnangement de I en r (voy. apdlre)
etla chute de s (voy. aMme).
Eplzootle, maladie contagieuse
parmi les animaux, du grec : erci,
sur, £a>ov, animal.— D. epizooti-
que.^
Eplore, voy. pteurer.
Eploye, du L. expliccUus
(eploye) : pour le changement de
lettres, voy. ployer ; sur atus de-
venu e" voy. ampoulL
Eplttcher, anciennement es-
plucher, espelucher, voy. peluche.
— D. e'pluchage, epluchement,
fylucheur, epluchoir, tpluchure.
E pointer, voy. pointe.
Epoim, anciennement espois,
de i'ancien haut allemand spit
(lance, bois pointu, d'ou le sens
de cors du cerf) . — Sur sp devenu
esp, puis ep, voy. esp&rer; sur t
devenu oi, voy. wire.
Eponge, anciennement es-
{tonge, du L. spongia (eponge) par
e changement de sp en esp, puis
4p (voy. espirer. — D. Sponger.
Epopee, du grec iiconotCa,
(poeme epique).
E^peque, du grec dnoxri (tout
ce qui arrfite).
£poM<er, anciennement espou-
ser, a Torigine esposer, en italien
sposare, du L. sponsare (fiancer
dans le Digeste), parle change-
ment : 1° de ns en* (voy. ain4);
2° de sp en «p puis 4p (voy. espe*-
rer; 3° de o en ow, voy. affouage.
Epoussetev, voy. pouwtcre.—
D. tpoussette.
JEjtoMtxroter , anciennemei t
espoi«vanter, a Torigine espaven-
ter, en italien spawntare, du L. e«-
paventare (denv6 de e^pavenlem
partic, de s&pavsre, avoir peurj . -»
y Google
6qu
213
£RA
D. tpouvante (substantif verbal) , :
fyouvantdble, tpouvantail. ,
Epoux,d\i L.spontus (fiance); i
pour le changement de lettres,
Voy. epouser. — D. tpousailles , I
epouseur. \
JE£f»t*eittcft*e, du L. exprimere
(presser) ; pour le changement de
de prim ere en preindre, voy. ero-
premdre. — D. epreinte (substan-
tif verbal).
JSjtfencffe, voy. prendre. —
D. epris.
Eprcwvc, voy. tprouver.
ESprouvew) voy. prouver. —
D. dprtuve (substantif verbal),
e'prouvette.
Epuiser, voy. puiser. — D.
4puisement i 4puisable t intpuita-
MSpuwer , voy. pur. — D. e'pure
(subst. verbal), epuration.
Equarvir, tailler en fyuerre
(voy. ce mot). — D. 4quarr usage,
iquarisseur.
Equateur, du L- xquator*,
(cercle qui divise le monde en deux
parties egales). — D. Equatorial.
Equatorial, voy. dquateur.
Equation, du L aequationem
(egalite).
Equerve, anciennement es-
querre, a l'origine esquarre, sub-
stantif verbal d'un type esquarrer*,
qui repondau L. exquadrare* (tail-
ler a angles droits) d'ou le nom
dVguerre donne a l'instrument qui
sert a tracer des angles droits.
Exquadrare* adonne esquarrer*,
par le changement : 1° de ex en es
(voy. ajouter) puis en e (voy.
abime) ; 2° de dr en rr (voy. ar-
riire). *— D. iquarrir (ancienne-
ment esquarrir,de la forme esquarre
pour tquerre, du vieux fran^ais).
Eqnestre , du L. equestris
(equestre).
Equidistant, du L. aequidis-
tantem (parallele).
Equilateral, du L. aequilate-
ralis (Equilateral).
Eqolllbre, du L. a equilibrium
(Equilibre). — D. e'quilibrer.
Equlnoxe, du L. aequinoctium
(equinoxe). — D. iquinoxial.
Eqwipew, terme de marine
3ui signifie pourvoir un vaisseau
es choses necessaires, d'ou par
extension, pourvoir en general.
Equiper, dans Tancien francais
esquxperj greer un navire, derive
du gothique skip (navire par le
changement de sq en esq puis 'e'q
(voy. espirer). — D. e'quipe (subst.
verbal) Equipage ^ e'quipee, 6qui-
pement.
Equipollent, du L. equipol-
lentem (Equivalent).— D.e'quipol-
lence.
Equitation, du L. equitatio-
nem (equitation).
Equlte, du L. aequitatem (Ega-
lite). — D. equitable.
Equivalent, du L. aequivalen-
tem qui est egal). — D. Equiva-
lence.
Euulvalolr, du L. aequivalere
(egaler) ; voy. aussi valoir.
Equivoque, du L. aequivocus
(a double sens) — D. iquvooquer.
Erable, anciennement irabri
trarbre, du L. acer (erable) et ar-
bor. Pour le changement de arbor
enarbre, dans irarbre, voy. ar-
bre; pour celui de acer ou plutdt
de acr (voy. p. lxxxi) en er voy.
btnir pour la reduction de cr en r,
voy. acheter pour le changement
de a en e. Erabre a donne Erable
par le changement de r en I (voy.
autel.
Ewaflcw, voy rafle. — D. Era-
(lure.
Eraitler, esrailler, du L. ex-
y Google
6RR
214
ESC
rallare * (proprement user par le
frottement, derive de rallum ra-
cloir); sur ex devenu es puis 4 voy.
aj outer. — D. e'raillement , trail-
lure.
Ere, du L. aera (epoque).
Erectile, du L. erectilis*
(m.s.).
Erection, du L. erectionem (ac-
tion d^lever).
Ereintcr) voy. rein.
Ereslpele, voy. e'rysip&le.
Ergot, origine inconnue. — 1>.
ergote".
Ergoter, fatiguer son interlo-
cuteur de. svUogismes, derive" de
ergo (done; conclusion du syllo-
gisme. — D. ergoteur.^
Eriger, du L. erigere (m. s.).
£rmt<e, du L. eremita (er-
mite) ; sur la chute de e, voy. ai-
der. — D. ermitage.
Erosion, du L. erostonem (ac-
tion de ronger).
Er©tique,duL.ero(tcu$(m. s.).
Errata, mot latin signifianter-
reurs.
Erratlque, de L. erraticus (er-
rant).
£wemeM*#, marche, precede"
que Ton suit . derive" de rancien
verbe errer (voyager) aui a persiste
dans le substantit verbal erre (al-
lure) et dans la locution chevalier
errant (qui voyage pour redresser
les torts.)
Errer qui est en provencal edrar,
denve duL. iter are* (voyager, de
iter chemin) par la contraction
reguliere (voy. accointer) en iCrare
et par le changement : 1° de tr en
rr (voy arriere) ; 2° de t en e (voy.
admettre).
JBtfet*, du L. error em (erreur);
sur o devenu eu, voy. accueillir.
Errone,duL. erroneus (errant,
vagabond).
Eructation^ du L. eructatio-
nem (action de jeter hors.)
Erudlt, du L. eruditus (in-
struct).
Erudition, du L. eruditionem
(instruction) .
Eruglneux, du L. aeruginosus
(couvert de rouille).
Eryslpele, du L. erysipelas
(inflammation de la peau) .
J£#, contraction de en les (enls,
puis ens, d'ou es par la reduction
reguliere de ns a s, reduction etu-
di6e au mot aini. Es (en les) a
disparu de notre langue non sans
laisser (juelques traces telles que
maitre es arts, docteur es sciences,
is mains , Saint-Pierre es liens ,
etc....
£#ca6eau, du L. scabellum
(escabeau) par le changement de
sc en esc (voy. esperer) t et de eJ-
/um en eau (voy. ooneau).
f Escadre, venu de Htalien
squadra (m. s.). — D. escadrUle.
| Escadron, venu au seizieme
siecle de 1'italien squadrone (es-
cadron).
t Escalade, venu au seizieme
siecle de 1'italien scalata ( esca-
lade). — D. escalader.
| Escale, de 1'italien scala (es-
cale).
| Escaller, du provencal esca-
lier (m. s.) qui est L. scalarium *
(derive de scala t echelle).
| Escamoter, de l'espagnol
escamotar (escamoter). — D. e*-
camotage, escamoteur.
| Escamper, s'enfuir, de 1'ita-
lien scampare (se sauver, decam-
per), d'ou la locution prendre la
poudre d'escampette.
| Escapade, de l'italiep scap-
pata (escapade).
Escape, du L. scapus (fui).
MUtcavbot, diminutif d'un type
escarbe * qui correspond au L. sea-
rabaeus (scarabee). Scar{a)baeus
y Google
ESC
215*
ESP
s'est contracts en scar'baeus (voy.
p. lixxi) (Toil escarbot par le
changement de sc en esc, et par
l'additiondu suffixe ot (voy. chabot).
Emcarboucie, du L. carbun-
culus (escarboucle) avec prosthese
d'un s; excarbunc(b)lus perdant
regulierement u (voy. p. lxxxi, et
reduisant nc a c (voy. coque) a
donne escarboucle par le change-
ment de u en ou (voy. accouder).
lfccar»*elle 9 voy. tcharpe.
Escargot, a 1'origine escargol,
de ex (es), et de la racine cargol,
qui correspond a 1'espagnol cara-
col (escargot), a l'italien caragoUo
(escargot), dont 1'origine commune
est inconnue.
| Escarmouche 9 de l'italien
scaramuccia (escarmouche).
+ Escarpe, terme de fprtifica-
tion, de l'italien Scarpa (talus es-
carpe) — D. escarper, escarpement.
contrescarpe.
f Escarpln, de l'italien scar-
pino (escarpin).
f Esearpolette, de l'italien
scarpoletta (escarpolette).
Esearre, ou mieux escharre,
du L. eschara (esearre)*
Eselent, du L. scientem (sa-
chant). Sur sc devenu es, voy. es-
p4rer.
Emctandt^ , anciennement
escandle, du L. scandalum (scan-
dale, esclandre), Scand(a)/um
contracts suivant la regie (voy.
asperge) a donne scand'lum d'oii
l'ancienne forme escandle (sur so
devenu esc , voy. esperer) ; puis
«?scJandre par Intercalation d'un
(voy. Metre), et 4e changement
de dlen dr (voy. apdlre).
jE«efave, au dixieme sietle
sclavus, au nfeuvieme slatnis, mot
qui signifie proprement slave, et
ne s'apphquait a 1'origine qu'aux
prisonniers slaves faits par Char-
lemagne, et qui avaient ete rS-
I duits en servage. Des le dixieme
I siecle, le mot sclavus prend le sens
de serf en general, sans distinc-
| tion de nationality. Sur scl de»
I venu escl, voy. esperer. — D. es*
: clavage,
I Eacobarderie, mot d'origine
historique (voy. p. lxv) ; user de
, reticence comme Escobar (casuiste
espagnol que Pascal a immortalise
dans les Provinciates).
j Jfrcogrijffe, ongine inconnue.
| i Eacompter, de l'italien
! stontare (escompter). — D. e*-
compte (substantif verbal),
t Escopette,de l'italien fcfetbp-
petto (escopette).
| | E»corte, de l'italien scorta
(escorte). — D. escorter.
| f Escouade, au seizieme sie-
cle escouadre, et scouadre, de l'ita-
lien squadra (troupes en bataille).
fieour^ee , laniere . du L.
excorrigiata * (composS de corn-
I gia , laniere.) Excorr{X)giata con-
tracts rSgulierement (voy. accoin-
ter) a donnS escourgie par le
changement : 1 • de ex en es (voy.
ajouter) ; 2° de o en ou (voy. a/"-
fouage ; 3° de ata en ie (voy. am-
! poulty.
. Etcowrgeott, orge , origin*
inconnue.
I jE«cow##c, du L. ftrctma *•
(proprement secousse). — D. res-
cousse.
f Escrlmer, venu de l'italien
schermare (escrimer). — D. es-
crime (substantif verbal).
j f Escroc, de l'italien scrocco
(escroc). — D. escroquer^ escro-
\ queur, escroquerie.
j E*pace, du L. spatium (es-
pace, par le changement: 1° de
I sp en esp (voy. esperer) ; 2° de ft
en c (voy. agencer). — D. espacer,
! espacement.
| f Espadon, de l'italien spadone
(espadon).
y Google
ESP
216
ESQ
f Espagnolette, mot venu au
dix-septieme siecle de l'italien
spagnoletta (espagnolette).
f Espalier, de l'italien spal-
liere (espalier).
E»pece, du L. species (espece)
sur sp devenu esp, voy. espirer
Espew, du L. sperare. Aux
ons initiaux sc (scribere) , sm
jsmaragdus), sp (sperare), st (sta-
tus) qu'il ne prononcait qu'avec
difficult^, le peuple romain ajouta
de bonne heure un i qui facilitait
remission de cette consonne com-
posee en la dedoublant. Des le
quatrieme siecle on trouve dans
les inscriptions ispatium pour spa-
tium, tstare pour store, istetua pour
sJatua, ispintu pour spiritu,ts*abi-
lis pour stfabilis, ismaragdus pour
smaragdus ; cet i ne tarde point a
devenir e (voy. la regie etudiee au
mot admettre), et on rencontre au
cinquieme siecle dans les inscrip-
tions chretiennes des formes telles
que estatua ; espatium, dans les di-
pldmes merovingiens : especiem,
esperare, esJudium. Ge changement
de sc en esc, de sm en esm, de sp
en esp, de st en est se poursuivit
en francais dans : espace (spatium),
espece (species), esperer (sperare),
estomac (sfomachum), esclandre
(scandalum), esprit (spiritus), es-
ter (sfare), escabeau (scabellum),
escient (scientem) esclave (sJavus),
escalier (scalarium). Des le sei-
zieme siecle, plusieurs de ces mots
subissent une modification : Vs
tombe (voy. abime), et la sup-
pression en est marquee par F ac-
cent aigu qui surmonte Fe initial :
etat (statum) , epice (species) .
echelle (scala), ecrin (scrinium),
e*tain (stannum), Stable (stabulum),
etude (stiidium), tfpais (spfssus),
rfcole (sch61u), e*troit (strfctus),
epoux (*p6nsus), tfpine (spina);
*pi (spfca), eloile (stelia), ecriture
■ (scriptura), ecu (scutum), ecrouelle
fscrofellae * ), tfmeraude (smaragda) ,
j epaule (spatula), tftablir (stab ilire),
I e'treindre (stringere), epee (spatha),
I ifcosse (Sc6tia).
On en vint mSme par une fausse
> assimilation a ajouter un e a des
mots qui n'avaient point d's en la-
tin ; corticem (foorce) , carbuncu-
culus (escarboucle) , etc.... — D.
espirance, de'sespe'rer.
Esplegle, mot d'origine histo-
rique (voy. p. Lxrv). Espiigle ne
j remonte qu'au seizieme siecle ;
epoque ou fut traduite en francais
sous le titre d'Histoire joyeuse de
| Till Ulespttgle, une nouvelle alle-
i mande tres-populaire (Eulenspie-
' gel) dont le heros fait nombre de
I bons tours et d'espiiglertes; VHis-
toire de Tiel Ulesjkigle, ou comme
( on disait VHistoire de VEspiigle
se repandit promptement, et ce
mot a'Espidgle devint synonyme
d'esprit malicieux. — D. espiegle-
rie.
f Esplon, de l'italien spione
(espion). — D. espionner, espion-
nage.
f Esplanade* dans Montaigne
splanade , de ritalien splanata
(esplanade).
Espoiw, du L. speres, (espoir);
sur sp ,devenu esp, voy. espirer;
sur e devenu oi, voy. accroire.
f Esponton, de l'italien spun-
tona (esponton).
Esprit, du L. spiritus (esprit)
par le deplacement de Faccent latin
spiritus pour spiritus) et par le
cnangement de sp en esp (voy. es-
pe'rer) ; sur la chute de i, voy. ac-
cointer.
•Esquif, de Fancien haut alle-
lemand skif (bateau) ; sk devenu
esq, voy. esperer.
Esquille, du L. schidulae *
(diminulif de schidiae, eclat de
bois) par la contraction r eg u Here
y Google
ESS
217
EST
(voy. able) en schid*lae y et par le
changement : 1° de dl en U (voy.
allumer) ; 2* de sch en sc puis en
esq (voy. esperer et p. xcix).
| Esqulnsncle, au seizieme
siecle squinancie, de I'italien schi-
nanzia (m. s.).
f Esnulsse, de I'italien schizzo
(esquisse). — D. esquisser,
Wtsqwiver, de Vancien haut
allemand skiuhan (s'esquiver, se
sauver par peur).
Essai, epreuve, du L. exagium
(pesage, experience pour conna!-
tre le poids exact). Sur le change-
ment: 1° de x en is, voy. aisselle;
2° de agium en at, voy. attier. —
D. essay er, essayeur.
Emsaiwn^ du L. examen (es-
saim d'abeilles) par le changement
1° de x en ss (voy. ataeife) ; 2° de
amen en aim (voy. airain). — D. j
essaimer. ' I
E*sarter, du L. exsaritare *
(d6rive d'ex-*arttum , parti cipe de I
ex-sarire, sarcler; sur la forma-
tion des frequentatifs , voy. p.
xxxm). Exsar(T)tdre a donne essar-
ter • par la chute rSguliere de * \
fvoy. occotntw);2*le changement
ae xs en is (voy. aisselle). — D.
essartement.
Essayev, voy. mat.
Essence, duL. essentia (nature
d'une chose) .
Essentlel, du i..- essentialis
(essential dans Isidore de Seville).
JE«»etf fe, voy. seul.
M$9sieu, dans Amyot aissieu,
dans Montaigne aixieu, du L. axi-
culus (essieyj par le changement :
1° de a en at, puis en e (voy. ache-
ter)\ 2° de x en si (voy. atsselle) ;
3° de iculus en ieu (voy. ipieu).
MSssow , voy. essorer.
'Essorer. mettre a l'air, du L.*
cxawrare * (arrive de aura, vent) .
par le changement : 1° de * en is :
(voy. atssewe); 2° de au en o, |
voy. alouette. — Essorer avait au
moyen age le sens de s'elancer
dans les airs, d'ou le substantif
verbal essor (prendre son ewor, son
elan).
Esso* filet* , du latin exaurt-
culare * (couper les oreilles, de-
rive* de auricula, oreille), par la
contraction reguhere (voy. accoirir
ter), de exaurtc(u)Jare en exau-
riclare t et par le changement :
1° de x en is (voy. axsseUe) ; 2° de
au en o (voy. alouette); 3° de cJ en
U (voy. abeille).
Essouflier , voy. souffler.
• £s««fyet* 9 en italien asciugare.
du L exsuccare (6ter l'humidite
en frottant). Exsuccare, reduisant
les cc a c (voy. 6ec), a transforme
exsu(c)are en essuyer par le chan-
gement de xs en si (voy. aisselle)
et par la chute du c medial (voy.
affouage). — D. essui (subst. ver-
bal).
Est, mot d'origine germanique
(allemand ost 7 anglais east).
f Estaeade, de I'italien stec-
cata (estaeade).
f Estafette, de Htalien staf-
fetta (estafette).
f Estafier, de I'italien staf/iere
(laquais).
f Estalllade, de Titalien staf-
filata (coupd'6triviere).
Estamlnet, origine inconnue.
f Estampe, de I'italien itompa
(estampe). — D. estampille.
f Estamper, de I'italien stam-
pare (estamper).
Estampille, voy. estampe.
Ester, du latin stare (assister),
par le changement de st en est
(voy. espirer).
Esthetlque, du grec at(r0r]Ttx6c
(qui est relatif au sentiment).
Estimation, du L. aestimatio-
nem (m. s.). — D. estimateur, esti-
matif.
Estlmer, du L. aestimare
13
y Google
•£ta
218
6TA
(m. s). — D. estime (subst. ver-
bal), estimable; misestimer, mi-
sestime.
Estoc, baton, puis epee, en ita-
lien stoccOy de Pallemand stock (ba-
ton), par le changement de st en
est (voy. esperer).
j- Estocade, de Pitalien stoc-
cata (estocade).
EstomaC) du L. stomachus
(estomac) ; sur st devenu est, voy.
espirer.
f Estompe, de 1'allemand
stump f (proprement emousse).
f 1. Estrade, route, de Pitalien
strada (route : d'ou la locution
battre Vestrade).
f 2. Estrade, plancher elev6,
de Titalien strato (plancher).
Estragon., corruption du L.
dmconem (primitif de dracuncu-
lus, estragon), avec adjonction du
prefixe ex. Sur les mots francais
qui sont le produit d'une corrup-
tion, voy. p.'cv.
f Estramacon, de Pitalien
stramazzone (epee).
f Estrapade, de Titalien strap-
pata (estrapade).
| Estropler, de Pitalien strop-
piare (estropier).
Estualre, du L. aestuarium
(espace de terre couvert d'eau a la
jnaree montante).
E&twrgeon, en espagnol estu-
rton, du L. du moyen age sturio-
nem (esturgeon; ce latin sturio
derive de Pancien haut allemand
sturio, esturgeon).
Sturionem a donn6 esturgeon,
par le changement : 1° de st en est
(voy. espirer) \ 2° de to en jo, puis
geo (voy. abriger).
Et, du Let (et).
Etabie, anciennement estable,
du L. stabulum (etable), par la
chute reguliere de \'U penultieme
(voy. able), et le changement de
H en est, puis it (voy. espirer).
Etablir, ancienn. establir, da
L. stabilire (Stablir). Stab(t)lire,
contracte regulierement (voy. ac-
cointer) en stab'lire, a donne itov-
blir, par le changement de st en
est t puis it (voy. espirer). — D.
itabli (subst. verbal), itablisse-
ment.
Etage, ancienn. estage (de-
meure), en provenc,al estatge (resi-
| dence), du L. staticum* (propr.
I lieu ou Pon se tient, derive ae sta-
tus, etat. Staticum mdique P6tat,
| Pordre dans lequel sont places les
I differents appartements d'une mai-
I son.
Staticum a donne ttage, par le
I changement : 1 # de aticum en age
| (voy. dge) ; 2° de st en est, puis it
• (voy. esperer). — D. ilager, eta-
gire.
i Etai, ancienn. estay, mot d'o-
rigine germanique (flamand sta-
i «ye^appui, soutien). — D. itayer.
Etaitn, ancienn. estaim, du L.
stamen (fil de la quenouille) par le
changement : 1° de amen en aim
(voy. airain); 2° de st en est puis
it (voy. espirer).
Etain, ancienn. estain , en ita-
lien stagno, duL. stagnum* (forme
archaXque de stannum, etain).
Stagnum a donne itain par le
changement : 1° de se en est puis
it (voy. espirer) ; 2° de gn en in
(voy p. ci) . — D. itamer, d'itain,
comme venimeux, de venin.
Etat, ancienn. estal, en italien
stallo, mot d'origine germanique
(ancien haut allemand stal, an*
glais stall, m. s.). — D. italer;
ditaler (serrer ses marchandises
et fuir).
Etater, voy. ital. — D. ita-
lage, italdgiste.
1. Stolon, ancienn. estalon,
en italien Stallone, cheval que
Pon garde a Pecurie, et qui n'est
y Google
filk
219
fiTE
point soumis au travail. L'itahen
Stallone tetalon) derive de staUa
(ecurie); ae meme notre mot fran-
$ais estalon derive du latin du
moyen age stallum ecurie (par le
changement de st en est, puis it,
voy. espirer; et laddition du suf-
fixe on, voy. aiflf/on. Le latin
stallum est l'ancien haut allemand
stall, Stable).
Ge oui met hors de doute cette
etymologie, c'est qu'on trouve dans
les Lois Barbaras equus ad stallum
(pour etalon; proprement leche-
val qui reste a lecarie). La Lex
Wisigothorum, vni, 4 : « qui alie-
num animal aut quemcumque qua-
drupedemquiad stallum servatur,
castrav^ »
2. Etaiom. de mesure, an-
cienn. estalon, dans la basse la-
tinite stallonem (regie qui serf
d'etalon, propr. baton, derive de
l'ancien haut allemand stihU, ba-
ton) ; sur le changement de st en
est puis it, voy. espirer.
JEfamet*, voy. itain. — D.
itamage, itameur.
1. .tot amine, anciennement
estamine, deriv6 d'estame qui est
le L. stamen (tissu) par le chan-
gement de st en est puis it (voy.
espirer) .
2. £tamit»e (botanique), du
L. stamina (filaments) ; sur st de-
venu est puis #, voy. espirer.
Etanchew, origine mconnue.
l£*cmcoit, soutien, ancienn.
estancon, derivS de l'ancien fran-
cais estance (soutien) qui est le L.
stantia* (qui se tient debout) ; sur
st devenu est voy. esperer; sur tia
devenu ce, voy. agencer. — D.
4tanponner<
JEtottg, ancien francais estang,
du L. stagnum (etang). Sur st de-
venu est, puis tff, voy. esperer. —
Sur yn latin devenu ng en fran-
cais, cf. poinflf (pugnus), seing (si-
gn\xm) , lingt (vip'nti).
Etape, anciennement estaple,
proprement entrepdt, magasin de
vivres (encore avec ce sens dans
Montesquieu), puis specialement
magasin de vivres pour les troupes
en marche, et par extension lieu
ou les troupes s arretent.
ttaple, qui est dans le latin
du moyen age stapula est d'ori-
gine germamque {haun. stapel en-
trepdt).
stap(U)la contracte reguliere-
ment (voy. able) ens tap' la adonne
estaple puis estape, itape par le
changement de st en est puis it
(voy. espirer), et par la chute de
I (voy. able).
Etat, anciennement estat, du
L. status (etat). Sur st devenu est
puis it, voy. esperer.
£*«ro, anciennement estau , de
l'allemand stock (dans la composi-
tion allemande schraub-stock,
6tau); sur st devenu est, et, voy. es-
perer.
Etayer, voy. itai. — D. itaye-
ment. ,
1 . jE*e, voy. itre.
2. Etc, anciennement esti, du
L. aestatem (£te*); par le change-
ment : 1 9 de ae en e (voy. p lxxxvi);
2 a par celui de atem en i (voy.
abbi) ; 3° par la chute de s (voy.
abime).
Eteindre, anciennement es-
teindre, du L. exstinguere (etein-
dre). Exsting(ue)re reduit a exstin-
g(e)re (voy. p. xc) ; puis a exsting'n
(voy. p. lxxxi), d'ou exstin're qui
a donne esteindre par le change-
ment de nr en ndr (voy. absoudre);
enfin iteindre par la chute de s
(voy. abtme).— D. iteignoir.
Eteitdawni, enseigne que 1'on
deploie, d6riv6 par le suffixe ard,
du L. extendere (deployer). Pour le
y Google
till
220
£TO
changementdelettres, voy. iten-
dre.
Etendre, anciennement esten-
dre, du L. extendere (etendre) : sur
ex devenu es puis i (voy . ajouter et
abime) : sur le changement de ten-
dere en tendre, voy. ce mot. — u.
etendue (subst. participial).
kernel, du L.aeternalis (eter-
nel). ., "
Eternlte, du L. aeternttatem
(eternite). — D. iterniser.
figemuer, anciennement es-
ternuer, du L. sternutare (eternuer)
par la chute du t medial (voy. a&-
baye) , et le changement de si en
ert puis # (voy. esperer). — D.
ttemuement.
Eteuie, anciennement esteule,
al'origine estuble, du L. dtputo
(paille). #tp(*)lo contracte sui-
vant la regie (voy. able) enstipla
a donne estuble parle change-
ment : 1° de st en est (voy. en*-'
rer); 2° de p en b (voy. (obetMe). |
— Estuble, vocalisant bl en w
(voy. aurone et aloiietts) est de-
venu estule d'ou esteule par le
changement de u en eu (voy. bea-
rer), puis itevXe par la chute de *
(voy. ablme).
Ether, du L. aether (feu 616-
mentaire). — D. eWre*.
Etolque, duL ethica (morale).
Ethnique, du L. ethnieus
(paien, gentil).
Ethnographic, du grec iOvo;
(nation) et yp&peiv (ecrire). — D.
etfrnographtque, ethnograpne.
Etiage, du L. oe*ttVa;tcum*
(propreroent niveau aes eaux pen-
dant l'ete) par la chute du v me-
dial (voy. aieul) , celle de * (voy.
abime) et par le changement:
V de aiicum en age (voy. age) ;
? de oe en e (voy. p. lxxxvi).
Etiiteelle, anciennement es-
tincelle, en italien scintilla, du
I L. *cm*iUa (etincelle) ,parlatrans-
1 position de scintilla en stxncxUa *
(voy. p. lxxxvi) d'ou ttineelle par '
le changement r 1° de t en e (voy.
! admettre) ; 2° de st en est puis it
1 (voy. esptrer) . — D. ttinceler*
I JEtfofcf , origine inconnue- —
D. e'tiolement.
I Etlologie, du g*ec aVcuoVrjt*
partie de la medecine qui traite
des causes des maladies) .
EUque, voy. hectique* — D.
Etiquette, origine inconnue %
— D. ttiqueter.
Eioffe, anciennement etto/fe,
en italien sfo/jfa, de Tallemand *to/f
(etoffe). — D ttoffer.
Etoiie, anciennement estoile
du L. Stella (6toile) par le chan-
gement : 1° de e en oi (voy. oe-
crotre); 2° de st en est puis tt
; (voy. espirer). — D. e'totle.
| Ctofe, anciennement estole, du
, L. stola (etole) par le changement
de st en est puis # (Voy. esperer).
Etonnew, anciennement eston-
ner, du L. extonare (compose de
ex et du radical tonare qui est
dans at-tonare, etonner). Sur le
changement deea? en es, voy. ajou-
ter); sur ceiui de es en e, voy.
abime. — D. e'tonnewent.
Etouffew, anciennement es-
touffer, compose de ex et d'un ra-
dical touffer * derive du grec ™po<;,
(vapeur , qui se trouve dans le pro-
vencal touffe vapeur suffocante,
dansrespagnoltu/o, vapeur).
ttouffer signine done propre-
ment Hie e*tou/)V par la vapeur. —
D. itouffie (subst. participial);
itouffement, itouffoir.
I Etowpe') anciennement es-
I loupe, du L. stuppa (etoupe), par
le changement : de 1° de st en est
y Google
fiTR
221
£TR
puis it (voy. esvirer) ; 2* de u en
ou (voy. accouoer) ; 3° de pp en p
(vo^. chape).
Etowrdir, anciennement es-
tourdir, en italien stordire, du L.
extorpidire (etourdir ; rendre im-
mobile, rendre torptdus). Extor-
pidire contracts suivant la regie
(voy. accointer) en exlorp'dire a
reduit pd a d (voy. hideux); ex-
tordire a donne estourdir par le
changement : 1° de o en ou {voy.
affouage); 2° de ea; en es (voy.
ajottter) , — puis e'tourdir par la
chute de * (voy. abime). — D.
itourdi, itourdissement, itourde-
rie.^
£tout»»teoH, anciennement es-
tournel, du L. stumellus (diminu-
tif de sturnus, etourneau), par le
changement : 1° de st en e«* puis
it (voy. esp&ter) ; 2° de * en ou
(voy. accouder); 3° de eWus en el
puis eau (voy. agneau).
Etrange, anciennement es-
trange, du L. extraneus (qui nous
est etranger), par le changement:
1° de ea> en es puis 4 (voy. a j outer
ei dbime) ; 2° ae eus en ge (voy.
abriger). — D. itrangeti, ilrange-
menu
Eiranger , anciennement e$-
fran^er, en italien straniere, du L.
extranearius * (denve de eartra-
neus, Stranger). Zartraneartus, de-
venant extranixrius (voy. abriger
et agencer) , — a change ta en ye
(voy. abriger); pour les autres
changements de lettres, voy.
itrange. — D. itrangeti.
Etranaier, anciennement es-
trangler, du L. strangulate (Wran-
gler) par la contraction rlguliere
(voy. accointer) en strang'tare, et
le changement de st en est puis it
(vojr. esperer). — D. itranglement.
Eire. Le verbe Ifrse eteit de-
fectif en latin, etil empruntait six
temps {fui, fueram, futro, fuerim,
fuissem, forem) a Pinusite fuere.
En francais, le verbe e^re est com-
post de trois verbes differents:
1* Fuo qui a donne le preterit fug
(fui), et le subjonctif fusse (fuis-
sem) ; 2° Stare qui a donn6 le par-
ticipe pass6 iti, vieuz francais estt
(status) ; 3* Esse qui a fourni tous
les autres temps et en particulier
l'infinitif present itre, en vieuz
francais estre.
Aux verbes defectifs tels que
veUe> posse y offerre, inferred esse,
quietaient trop courts pour donner
des infinitifs romans, le latin vul-
gaire ajouta la desinence re et les
assimila faussement aux verbes de
la deuxieme conjugaison. — C'est
ainsi que des le sixieme si&cle on
trouvedans les textesmerovingiens
voMre (pour velle), potere (pour
posse) , offerrere (pour offerre) , tn-
ferrere (pour inferre), essere (pour
esse).
Essere, etant accentue essere,
se contracta suivant la regie (voy.
p. lxxxi) en ess're; sr don n ant itr
(voy. accrottre), essWe devint estre
qui est aujourd'hui itre (sur la
chute de s, voy. dbime) . Cette 6ty-
mologie est d'ailleurs confirmee
par la forme du verbe itre dans
les autres langues romanes, qui
est essere en italien, ser en espa-
gnol, ser en portugais, esser en
provencal.
Aceux d'ailleurs qui'douteraient
qu'essere ait jamais existe, il est
aisede repondre par des textes po-
sitifs.
Dans le Becueil descriptions
romaines de Gruter (n°1062, 1), on
lit cette epitaphe trouvee a Rome
dans une eglise du septieme sie-
cle: Cod estis fui et quod sum
essere abetis, e'est-a-dire quod es-
tis, fui: et quod sum y essehabetis.
(Ge que vous etes, je le fus, et ce
y Google
fiTR
222
6TY
que je suis, vous aurez a l'dtre).
Nous trouvons dans une serie de
dipldmes carlovingiens, a Pannee
820: « quod essere debuissent.... *
— al'annee 821 : » essere de be-
nificio, » a l'annee 836: « quod de
ista ecclesiaVulfaldo episcopus es-
sere debuisset. » On trouve meme
cet allongement en re applique
aux composes d'esse (tels qu'od-
esse, etc...); comme par exemple
dans cette cnarte de 818 : « quam
ingenuus adessere. »
II est inutile de donner d'autres
preuves de ce fait, qvCitre et essere
sont un seul et meme mot. Per-
sonne ne croit plus aujourd'nui
qu'^tre derive du latin stare. Com-
ment stare eiit-il pu devenir Sire
puisqu'en latin l'accent est sur sta
Istdre) ? D'ailleurs comment stare
s'accorderait-il avec le provencal
esser, I'italien essere, l'espagnol et
le portugais ser? Knfin on sait
d'une maniere precise que stare a
donne en francais ester, et il n'a
pu donner autre chose. On dit ester
en justice (stare in justitia). Ester
est encore demeure dans quelques
composes, tels que r ester (re-stare);
arriter, en vieux francais arrester
(adre-stare).
Etrecir, voy. itroit. — D. re-
tricir, ritricissement.
Etreindre, anciennement es-
treindre, duL. stnn0ere (etreindre)
par le changement de st en est,
puis it (voy. esp&rer) ; pour ingere
devenu eindre, voy. astreindre. —
D. itreinte (substantif verbal).
£tft*emte, anciennement es-
trenne. du L. strena (etrenne) par
le changement de st en est puis it
(voy. espirer). -r D. itrenner.
Eiwiew, proprement courroie,
Vitrier n'etant a l'origine qu'une
courroie ; itrier, anciennement es-
trier, contraction de estri[y]ier.
(Cette forme avec t a persists dans
itriviere, anciennement estriviire,
courroie). Estrtvier * est le derive
d'estrif (qui veut dire itrier dans
notre ancienne langue)- estrif est
d'origine germamque(all. strippe,
courroie).
Four le changement de st en est
Suis it voy. espirer ; pour la chute
u v, voy. aieul.
£*tnf fe ? anciennement estrille,
du L. strigtlis (etrille); strig(i)lis
regulierementcontracte en stng'lis
a donne itrille par le changement :
1° de st en est puis it (voy. espi-
rer); 2° de gl en U (voy. cailler).
— D. itriUer.
Etriquer, origine inconnue.
£fffoiet*e, voy. itrier.
Etroit, anciennement estroit,
duL. sirictus (etroit) » par le chan-
gement: 1° de st en est puis it
(voy. espirer); 2°de tee en oxt (voy.
attrait). — D. itroitesse, iiriciT
(non itroicir, voy. p. xci).
Etude, anciennement estude,
du L. studium (etude) : sur st de-
venu est puis &, voy. espirer, —
D. itudier, itudiant.
Etui, anciennement estui, en
provencal estug, en espagnol estu-
che, mot d'origine germanique
(moyen haut allemand stUche,
6tui , galne). Sur st devenu est puis
it, yoy. espirer.
Etuve, anciennement estuve,
en provencal estuba , du L. du
moyen age tfuba (etuve, deriv6
lui-mfime de l'ancien haut alle-
mand stupa, 6tuve).
Stuba a donne ituve par le chan-
gement: 1° de st en est puis it
(voy. espirer); 2° de & en v (voy.
at?ant). — D. ituver, ituvte (sub-
stantif participial), ituviste.
^tymologle, du L. etymologia
(m. s.). — D. Ifymologtgue, Ifymo-
lo0ttfe.
y Google
fiVA
223
fiVI
JEw, anciennement eft, & Tori-
gine ail, avud, du L. habutus (sur
les participes en ufw*, voy. 5ti.
Ha{b)utus a donne eu par la chute
du & m6dial, voy. abot/cr, et par
le changement: 1° deoen« (voy.
acheter)', 2° de utus en t* (voy.
atou) , 3° par la disparition de h
initial (voy. atelier).
Eucharlstle, du L. eucharis-
fia (meme sens dans saint Cyprien).
— D. eucharistique.
KncoIo«e,dugrectux>j (priere)
et >6yo; (discours).
Eudlometre, du grec eu8ioc
(serein) et [xetpov (mesure).
Ennuque, du L. eunuchus
(m. s.).
Euphemlmme, du grec ev?t)-
pii<TfjL6; (discours de bon augure).
Euphonic, du grec e\tyu>\ia
(belle voix). — D. euphonique.
Euphorbo , * d u L euphorbia
(plante a sue laiteux).
JBwjc, anciennement eus, a Fo-
rigine els, du L. illos (eux) par la
contraction reguliere de ill{o)s en
UVs voy p. lxxxi) ; le changement
de % en c (voy. admettre) et de tTs
en ete ; la transformation de els en
eus (voy. o^n^aw), et de eus en
eii» (voy. deux).
Evacuation, du L. erocuafto-
nern (action de vider),
Evacuer, duL. evacuare (vider) .
trader (s*) , du L. evadere (se
sauver).
Evaluer, voy. vaUrir. — D.
evaluation.
EVangellouc, du L. evangeli-
cus (m. s.).
Evangcllscr, du L. evange-
lixare (m. s.).
Evangeliiite, du L. evangelista
(m.js.;.
Evangiie, du L. evangelium
(evangile) par le changement de e
en t (voy. admettre).
£voMotc<f 9 proprement dispa-
rattre, anciennement esvanouir, en
italien svanire, — compose du L.
ex et de l'adjectif vanus (sans rea-
lite, comme dans les expressions
vana simulacra, vana imago). Le
rapport exact entre le radical la-
tin et le derive franc, ais est dif-
ficile a preciser. — D. evanouis-
sement.
Evaporation, du L. evapora-
tionem (m. s.).
Evaporer, du L. evaporare
(evaporer) .
Evuser, voy. vase. — D. 4va~
sement.
EraoU, du L. evasivus* (evasif
deriv6 de evatus, evite, voy. iva-
der).
Evasion, du L. evasionem (d6-
livrance, dans saint Jerdme).
Jbreche, voy. Mque.
EveiUer, anciennement es-
veiller, du L. exvigilare* (s'e'veil-
ler). Pour le changement de lettres,
voy. veiller. — D. e'veil (substantif
j verbal) ; re'veiller.
f Ercncmcnt , venu au sei-
zieme siecle de l'italien evenimento
(ev^nement).
JBvetttaif, voy. eventer. — D,
eventailliste.
Avenfet*, voy. vent. — D.
e'ventail, e'ventaire, event (subst.
verb.).
Evenlrer, voy. ventre.
Erentuel, du L. eventualis*
(de eventus, evenement). — D.
e'ventualite'.
Eveqne, du L. episcopus (evS-
que dans saint Augustin). Pour le
changement de lettres, voy. arche-
vique — D. ive*chi.
E version , du L. eversioner
renversement).
Evewiuev (s*) , voy. vertu.
Eviction, du L. evxetionem (re*
y Google
EXA
224
EXC
couvrement d'une chose par juge- i
ment). >
Evidence, duL. evidentia {6vi- I
dence). |
Evident, du L. evidentem (vi-
sible). I
JEtoitfet*, voy. vide, — D. ew-
doir.
JEfoiet* , de>iv6 de foe forme ar-
chaXquede eau. (Pour l'6tymolo c r ie
de eve, voy. eau).
Evlneer, du L. evincere (triom-
pher de) .
Kilter, du L. etritare (6viter)
— D. Mtable.
Evocation, du L. evocationem
(evocation).
Solution, du L. evolutionem
(action de derouler),
Evonner, du L. evocare (ap-
peler). — D. ivocable.
Exacerbation, du L. exacer-
bationem (action d'irriter).
Exact, du L. exactus (exact).—
D. exactement,
Exaeteur,du L. exactor (meme
sens).
Exaction, du L. exactionem
(exaction).
Exactitude, du L. exactitudo *
(derive de exactus exact)
Exoneration, du L. exaggera-
tionem (amplification). — D. exa-
gerateur.
Exagerer, du L exaggerate
(exagerer).
Exaltation, duL. exaltationem
(orgueil, dans Tertullien).
Exalter, du L. exaltare (exal-
ter).
Exameo, du L. examen (exa-
men).
Examlnatear , du L. exami-
nator (celui qui examine).
Examiner, du L. examinare
(examiner).
Exantheme , du L. exanthe-
mata (pustules).
Exasperation, duL. exaspe-
rationem (irritation).
Exaaperer, du L. exasperate
(irriter).
Ifrcatecef , ecouter favorable-
ment celui qui prie, proprement
Ydever, le grandir, eh lui accor-
dant ce qu'il demande, du L. exaU
tiare* (elever, dSriv6 de altus
haut) par le changeraent : 1° de al
en au (voy. agneau); 2* de Hare
en cer (voy. agencer). — D. exau-
cement.
Excavation, du L. excavatio-
nem (m. s.).
Excedant, du L. excedentem
(qui outre-passe).
Exeeder, du L. excedere (ex-
cede r).
Excellemment, voy. exceller.
Excellence, du L. excellentia
(grandeur).
Excellent, du L. excellentem
(supeneur).
Excellentlsslme , du L. excel-
lentissimus (le plus eminent).
Exceller, du L. excellere (ele-
ver).
f Excentrlclte, venu recein-
mentdel'anglais eccentricity(memQ
sens).
f Excentrlque, venu recem-
ment de l'anglais eccentric (m. s).
Exceptor, du L. exceptare (ex-
cepter).
Exception, du L. exceptionem
(exception). — D. exceptiannel.
Excea, du L. excessus (exces).
-«- D. excessif.
Exeiper, du L. excipere (alle-
guer).
Excision, du L. excisionem
(entaille)
Excitable, du L. excitabilis
(oropre a reveiller). — D. excita-
Mitt.
Excitation, du L. excitationem
(action de reveiller). — D. excitOr-
tour* excitatif*
y Google
EXE
225
EXH
Exciter, du L excitare (reveil-
ler). — D. excitant.
Exclamation, du L. exclama-
tionem (eclat de voix). —D.excla-
matif.
JEaccltfre, du L. excludere
(exclure). Pour le changement de
lettres, voy. conclure.
Exclusion, du L. exclusionem
(eiclusion). — D exclusif.
Excommunication, du L.
excommunicationem (m s.).
Excommunter, du L. excom-
municate (m. s.).
Excrement, du L. excremen-
tum (m. s.).
Excretion, du L. excretionem*
(m. s.).
Eoccroissane*) du L. excres-
centia* (derive de excrescentem,
part, de excrescere pousser). Pour
le changement de lettres, voy.
croissance.
Excursion, du L. excursionem.
Excuse, voy. excuser. — D.
excusable.
Excuser, du L. excusare (excu-
ser). — D. excuse (substantif verbal).
Execrable, du L. execrabUis
(execrable).
Execration, du L. execratio-
nem (execration).
Bxecrer, du L. §x$erari (exe-
crer).
Executor, du L. executare*
(m. s., derive de executus; voy.
p. xxxm). — D. executant j execu-
table.
Executeur, du L. executor
(executeur).
Execution, du L. executionem
(execution). — D. exe'cutif.
Executotre, du L. executo-
rius* (derive de executare.)
Exegese, du gfec Itfiynatc (ex-
plication). — D. exigitique.
I* Xxemplalre, du L. exem-
plaris (m. s. dans le latin de la
theologie).
2. Exemplalre, subst. du L.
i exemplarium (copie, exemplaire
dans Arnobe).
I Exemple, du L. exemplum
i(m.s.).
i Exempt, du L. exemptus
(exempts). Le sens d'officier de
Solice donne au mot exempt vient
e ce que sous l'ancienne monar-
I chie, des officiers de cavalerie
etaient exempts du service regu-
i lier et detaches pour commander
j les escouades de la marechaus-
j see, d'ou leur titre & exempt.
Exempter. du L. exemptare*
(exempter, derive de exemptus,
exempt^).
| Exemption , du L. exemptionem
(m. s.)
i Exequatur, mot latin signi-
fiant qu'il execute.
< Exercer, du L. exercere (m.s.)
Exereice, du L. exerdHwn
(exereice).
Exergue, du arec ix (hors de)
et Ipyov (ouvrage).
Exfoliation^ du L. exfoliatio-
nem * (m. s.)
Exfoller, du L. exfoliate (ef-
feuiller). ,
ffceltotoisott, du L. exhala-
tionem (m. s.). Snrationem devenu
aison, voy. fenaison.
Exhalation, du L. exhalatio-
nem (m. s.).
Exnaler, du L. exhalare (exha-
ler).
IfaeJUmssef, du L. exoMiare*
(rendre plus baut; deriv£ de altus,
haut) par le changement : 1° de
al en au (voy. agneau); 2° de tiare
en sser (voy. agencer) ; 3° par l'ad-
dition d'un h (voy. haut). — D.
exhaussement.
Exhereder, du L. exheredare
| (desheriter). — D. exhtrtdation.
* Exhlber, du L. exhibere (m. s.).
I Exhibition, du L. exhibitionem
.(m.s.).
y Google
XP
226
EXP
Exhortation, du L. exhortatio-
nem (m. s.).
Exhorter, du L. exhortari
(m. s.)-
Exhumer, du L. exhumare
(deterrer). — D. exhumation.
Exigence, du L. exigentia
(m. s.).
Exlger, du L. exigere (recla-
mer, exiger). — D. exigible.
Exlgu, du L. exiguus (m. s.).
ExlguVte, du L. exiguitatem
(m. s.).
Exll, du. L. exilium (m. s.) —
D. exiU, exiier.
Exister, du L. existere (exister).
— D. existence.
Exorable, du L. exorabilis
(m. s.)
Exorbitant , du L. exorbitan-
tem (qui s'ecarte).
Exorclser, du L. exorcizare
(m. s).
Exorclsme, du L. exotcxsmus
(m s.).
Exorde, du L. exordium
(exorde).
Exoterique, du L. exotericus
(commun, trivial).
Exetlque, du L. exoticus
(m. s.).
Expannlff, du L. expansivus *
(d6rive de expansus, 6tendu).
Expansion, du L. expansionem
(m.s)
Expatrler, du L expatriate*
(s'expatrier) , dans la latinit6 du
moyen age.
Expectant, du L. expectantem
(qui attend).
Expectotlve, du L. expecta-
tiva * (attente, derivS de expecta-
tus (attendu)
Expectorer, du L. expectorate*
(m. s.). — D. expectoration.
Expedient, du L. expedientem
(qui dSgage).
MSaepedie**) du L. expeditare*
frequentatif de expedite, exp6dier
voy. p. xxxra) ; par la chute du t
mldial, voy. abbaye.
Expediteur, du L. expeditor *
(m. s,).
Expedltlf , du L. expeditious* ,
derive de expedite (tirer d'em-
barras).
Expedition, du L. expedition
nem (m. s.). — b. expdditionnatte .
Experience, du L. experientia
(m.s.).
Experimental, du L. expert-
mentalis * (m. s.).
Experimenter, du L. experi-
mentate (essayer),
Expert, du L. expettus (qui a
^experience de). — D. expertise.
Expiation, du L. expiationem
(m. s.),
Explatolre, du I. expxatotius
(m. s.).
Expler, du L. expiate (m. s.).
Explrer, du L. expitare
(m. s.).
Expletlff, du L. expletivus
m. s.)-
Explleatlff, du L. explications*
(m. s.).
Explication, du L. explication
nem (explication).
Expllclte, du L. explicitus (ex-
plique).
Expllquer, du L. explicate (ex-
pliquer).
Exploit, substantif verbal
^exploiter
Exploiter, en provencal ex-
plectat, du L. explicitate (fre-
quentatif de explicate, achever,
terminer; puis accomplir, agir;
voy. p. xxxni). Explic{\)tate , con-
tract^ regulierement (voy. accoin-
tet) en explicHate, a donne ex-
ploiter, par le changement de ic\
en oit (voy. atttait). — D. exploit
(subst. verbal), signif. propre-
ment acte (comme son primitif
indirect explicate a eu le sens d'a-
gir), exploitation.
y Google
EXT
227
EXT
Bxploratear, du L. explorator
(m. s.)
Exploration , du L. explora-
Honem (observation).
Explorer, du L. explorare
(m. s.) |
Explosion, du L. explosionem
'(action de. rejeter).
Exporter, du L. exportare
(m. s.). — D. exportation, expor-
tateur.
Exposer, du L. expausare,
compose" de pausare (placer). —
D. exposant.
Exposition, du L. exposition
nem (m. s.).
MSacprhsj du L. expressus
(clair. formel). — D. expres (ad-
verbe).
f Express, venu recemment
de Panglais express (m. s.). I
Expresslff, du L. expressivus * '
(expressif, deriv6 de expressus,
exprim6).
Expression, du L. expressw-
nem (m. s.)
Exprlmer, du L. exprimere
(m. s.).
Expropriation , voy. expro-
prier.
Exproprler, du L. expropriare*
(m. s.). — D. expropriation.
Expulser, du L. expulsare
(renvoyer).
Expulsion , du L. expulsionem
(m.«.).
Expurger, du L. expurgare.
Eacqwis, du L. exquisitus
(choisi, excellent); sur la chute
des deux dernieres syllabes, voy.
p. lxxxi.
Exsuder* du L. exsudare (s'e-
vaporer entierement). — D. exsu-
dation.
Extase, derive du grec 5x<xta-
<xi? (ravissement d'esprit). — D.
exstasier.
Extatloue, du grec £x<rraTtx6;
(pa. s.).
Extenslf, du L. extensivus
(susceptible oVextension) .
Extension, du L. extensionem
(m. s). — D. extenseur, exten-
sible.
Extenuation, du L. extenua-
tionem (m. s.).
Extenuer, du L. extenuare (af-
faiblir). — D. extenuation.
Exterteur, du L. exterior
(m. s.).
Extermlnatenr, du L. exter-
minator (exterminateur).
Extermination, du L. exter-
minationem (m. s.)-
Extermlner, du L. extermi-
nate (exterminer).
Externe, adj. du L. extemus
(m s.). — D. externe (substantif),
d'ou externat.
Extinction, du L. extinctio-
nem (m. s.).
Extirpation, du L. exHrpa-
tionem (m. s.).
Extlrper, du L. extirpare
(m. s.).
Extorquer, du L. extorquere
(arracber).
Extorslon, du L. extortio-
nem+, derive de extortus (arra-
che).
Extraction, du L. extr actio-
nem * , de>iv6 de extractus (ex-
trait).
Extradition ? du L. traditio-
nem (action de hvrer), et ex (hors
de).
JEoctfroire, du L. extrahere
(extraire). Sur trahere devenu
traire, voy. trair e. — D. extraii
(substantif verbal).
Extraordinaire, du L. extra-
ordinarily (m. s.).
Extravaguer, du L. extrava-
gari* (m. s.). — D. extravagance,
extravagant.
Extreme, du L. extremus (m.
s.). - D. extr&me-onction (voy.
onction).
y Google
FAC
228
FAO
Extremis, du L. extremita-
tern (m. s.).
Extrinseoue, du L. extrinse-
cus (de l'exterieur).
Exuberance, du L. exuberan-
tia (m. s.).
Exuberant, du L. exuberan-
tern (qui regorge).
Kxulcerer,
(m. s.).
du L exulcerare
Exutolre, du L. exutorium *
(qui degage, qui dgbarrasse, de-
rive de fxutus, participe de exuere,
d^barrasser).
Ex-veto, duL.es (d'apres) et
voto (un vcbu).
Fo6fe, du L. fdbula (fable) par
la chute regulierede I'm (voy. able).
Fafrllow. anciennement aussi
fableau, a 1 origine fablel, du L.
fabulellus* (diminutif de fdbula,
conte) par la chute de Y& atone
fabQLjtilbu (voy. accotnter), d'ou
fablellus , et le cnangement de eJ en
eat* (voy. agTieau); fableau est de-
venu fa&Mau, comme beau est de-
venu biau ou epeautre est devenu
dpiautre dans certains patois.
Fabrlque, du L. fabrica (ate-
lier, fabrique). — D. fabriquer, fa-
bricant, fabrication, fabricateur,
fabricien.
Fabuleux, du L. fabulosus
(m. s.). Sur osus devenu eux, voy.
amoureux.
Fabullste, mot forg£ a Taide
de fabula (fable) et du suffixe iste.
f Facade, venu au seizieme
siecle de l'italien facciata (fa-
cade).
Face, du L. fades (face) ; sur
ct devenu c , voy. agehcer. — D.
facette, facer, effacer, surface.
Faeette, du L. /ocetia (m. s.).
— D. facttieux
Facette, voy. face
Foc&et*, anciennement fascher,
venudu provencal /cwttyar (facher,
ennuyer) par la chute de i (voy.
accotnter) , d'ou fasVgar, fas y gar
puis fascher. Quant au proveDcal
fastigar (ennuyer), il derive "de
fastig qui en proven§al, veut dire
ennui, et represente le L. fastidivm
(ennui, dugout). — D. fdchene,
de'fdcher (se), fdcheux.
Facile, duL. facilis (facile),
Facillte, du L. facilitatem
(m. s.).
f Faclllter, venu au seizieme
siecle de Titalien facilitare (m s.).
Focoat, du L. (actionem (ma-
niere de faire), par le change-
ment de ctio en ccio, cio, puis go
(voy. agencer). — D. faconner.
Faconde , du L. facundia
(m. s).
Fac-simlle, du" L. fac (fais) et
simile (semblable).
Facteur, du L. factor (qui fait).
— D. factorerie.
Factflce, du L. facticius (m.s.) .
Faetleux, du L. factiosus (fac-
tieux).
Faction, du L. f actionem (parti,
ligue).
Factlonnalre, de>ive* de fac*
Hon au sens de service militaire,
et qui est le L. f actionem (au sens
d'action de faire, de servir).
y Google
FAf
229
FAI
a, du L. fat (fais) et
totum (tout) .
Factum, du L. factum (pro-
Srement fait, acte, d'ou le sens
'expose des faits d'un proces).
Facture, duL. factum (m.s.).
— D. manufacture, manufactu-
rer.
Faculte, du L. facultatem (fa*
jsulte. — D. facultatif.
Wade, du L. vapidus (fade,
proprement evente. qui n'a plus
d'odeur), par la chute reguliere
de t (voy. p. lxxxi). d'ou vap'dus
qui donne fade par le changement
1* de pd en d (voy. hideuz); 2° de
t> en f(voy. bceuf). — D. jfadeur,
fadaise, fadasse.
Fagot, origine inconnue. —
D. fagoter, fagotin, fagoteur.
Faibte, anciennement foible,
du L. flebilis (miserable, d'ou le
sens de faible), par la contraction
reguliere (voy p. lxxxi) en
peb'lis qui a donne faible 1° par
le changement de e en oi puis ai
(voy. accroire), 2° par la chute du
premier I latin, resultat de la dis-
similation (voy. p. lxxv). — D.
faiblesse, faiblir, affaiblir.
f Fa¥ence, poteriedeterre ver-
nissee fabriquee pour la premiere
fois, dans le bourg de Faenza qui
lui a donne son nom. — D. faien-
cier, faiencene.
Faiiiir, du L. fallere (faillir) ,
par le changement de 11 en HI
(voy. ail) , et de e en t (voy. ac-
comphr). Sur le changement de
fallere en fallSre , voy. courir. —
D. failli (substantif participial) ;
'aMite, <& faillir yfaillible, faiUi-
rilM, infaillible.
Jtaiaaa, du L. fames (faim);
ur a devenu ai, voy. aigle —
». affamer (voy. p. xci), faim-
zlle (l'origme de valle est in-
>nnue)
Wa%*%e, du L. fagina * (faine);
1 fag{t)na perdant rtailierement *
| (voy. p. lxxxi), a aonne fag'na
d'ou faj'na (voy. jumeau), puis
faina (voy. aider pour le change-
I ment de j ent). Fagina a donne
/atne, comme vaat'na a donne
oafne.
Falttecm*, anciennement fait
neant prop, qui ne fait rien
(ne'ant). — D. faine" anter, faint an-
tise.
Faire, du L. /locere (faire) par
la chute reguliere de e fac^re
(voy. p. lxxxi), d'ou fac're, puis
aire par le changement de act
en atr (voy. benir) — D. fat-
sartf, faiseur, faisable, affaxre,
bienfatre, contre faire, de" faire,
for faire, mal faire, mifaire, re-
faire, surfaire.
Faisdn, du L. phasianus (fai-
san) par le changement : 1° de ph
en f (voy. coffre) ; 2* de a en at
(voy. p. lxxxiii) . — D. de l'ancienne
orthographe faisant, sont derives:
faisande, faisander (donner au
Sibier le fumet du faisan morti-
e). faisanderie, faisandeau.
Faisceaw, du L. fasceUus*
diminutif de fastis, faisceau) , Sur
a devenu at , voy aigle ; sur
ellus devenu eau, voy agneau.
Faiseur 9 voy. faire.
Fait, du L. factum (fait); sur
le changement au groupe ct en it
voy. attrait.
Faite, anciennement f aisle,
du L. fastigium (fatte), par un
deplacement irr^gulier de l'ac-
cent tonique (en fds tig turn, d'ou
faiste par la chute des deux der-
nieres syllabes atones (voy. p.
lxxxi) , par le changement de a en
at (voy. aigle), et faite par la
chute ae s (voy. abime). — D.
fattage, faltiere.
Faiacf du L. fastis (faix). Sur
a devenu at, voy. aigle; sur s de-
yenu x, voy. deux. — D. affais-
y Google
FAM
FAN
set (s*) t proprement se courber
sous le faix ; portefaix.
Faloise , anciennement fa-
loize et falixe; de rancienhautal-
lemand felisa (rocher). Sur t devenu
ot (v. boire), puis ai (v. accroire).
Valbala, mot qui remonte au
dix-septieme siecleetdontPorigine
est inconnue.
Fallace, du L. fallacia (trom-
perie) .
Fallacleux, du L. fallaciosus
(m. s.). Sur osus devenu eux, voy.
amoureux.
Faitoir, proprement manquer
(dans les locutions : il s'en faut de
etc....), du L. fauere (manquer.
Sur fdiUre au lieu de fallere, voy.
accourir). Sur e devenu ot, voy.
accroire.
Faiot 9 anciennement fanot, \
compose, du radical fan * et du i
diminutif ot. Fan * est le grec
<pavo? (lanterne). Sur le change- j
ment de n en I, voy. oiler. j
Fa fottttfe, origine inconnue. I
Falsification, du L. falsiftca-
tionem * derive de fatsificatus
(falsifie). — D. falsificateur. \
Falsifier , du L. falsificare .
(m. s.). ... 1
Fatwn , origme inconnue. —
D. faluner, falunidre. j
Tame , du L. fama (renommee) .
Fame, du L. famatus (decrie).
Sur atus devenu 6. voy. ampoule, i
vamelf qne , du L. famelicus ,
(m. s.),
FatMetur, du L. famotus (fa-
meux). Sur osus devenu eux, voy.
amoureux.
Famlllarfser, voy. familier. j
VamlllarUe, du L. famUiari- I
tatem (familiarite). |
Familier, du L. familiaris
(familier) — D. familiariser .
Famllle, du L. familia (famille). I
Famine 5 du L. famina * (de-
rive bar bare de fames faim). j
f Fanal, venu au seizieme
siecle de l'italien fanale (m. s.).
Fanatiqne, du L. fanaticm
(fanatique). — D. fanatisme, fa*
natiser.
Fattet* , proprement: retour-
ner Therbe d un pr6 fauche pour
la dessecher ; d'oii le sens de des-
secher, de fletrir: faner represents
le L. foenare* (derive de foenum,
foin) , par le changement de re la-
tin en e (voy. p. lxxxvi) puis de e '
en a (voy. amender). — I), fa-*
nage, fane (substantif verbal), fa-
neur.
! Fanfare, origine inconnue.
I f Fanfaron, deTespagnol fan-
farron (fanfaron). — D. fanfaron-
node, fanfaronnerie.
f Fanfreluche, de l'italien
fanfaluca (vetille).
Fange, du L. famicem * (dont le
derive /arotcofws, fangeux est dans
Pestus) ; fam(Tjcem regulierement
contracts en fam'cem a change c
en g (voy. juge et adjuger), m en
n (voy. changer).
Fangeuac 9 du L. famicosus
(fangeux, dans Festus). Fam[l)co-
sus devenu fam*cosus (voy. ac-
cointer), a donne" fangeux par le
changement : 1° de c en g (voy.
adjuger) ; 2° de m en n (voy. chan-
ger); 3° de osus en eux (voyez
amoureux),
Fanon, piece d'6toffe qui sert
de signe de ralliement, et par ex-
tension peau pendante que les
boeufs ont sous fa gorge ; mot d'o-
riffine germanique (ancien haut
allemand fano, morceau d'etoffe).
Fantalsle, du grec <pavTour(a
(caprice).
Fantasmagorle, du grec 9<iv-
taa\i(x spectre et &yop£ (assemblee).
— D. fantasmagorique.
Fattfaaatte, pour fantasche,
du L. fantasticus (capricieux, des-
ordonne* dans les textes latins du
y Google
*AR 231 FAS
yen age). FantdstQ)cus regulie- i introduisait des expressions ou
aent contracte (voy. p. lxxxi) en des mots de la langue vulgaire)
tasfcus, est devenu fantas'cus | Fard, , anciennement /"an, mot
r le changement de tc en c, j d'origine germanique (ancien haut
r - P- c). I allemand farjon, teindre, le fard
Fantassln, de l'italien fan- ; etant une couleur qui sert a chan-
cino (soldat a pied). ger le teint du visage). — D.farder.
Pantastlque, du grec <pavra<r- ; Favrfe, anciennement fardeau
k (qui est le produit de la fan- j en general, restreint aujourd'hui
; ie). ; au sens commercial de balles de
?att*ome, anciennement fan- ; cafe. L'origine de farde est incon-
ne, du L. yhantasma (fant6me, ; nae. — D. fardeau.
ctre) par le changement : 1° de I Far dean, voy. farde.
en f (voy. co/fre) ; 2° de a ac- Fat* fade*, origine inconnue.
tu6 en o, changement qui fait , Far fo witter , compose de
eption a toutes les regies; fouiller, et d'un prefixe far dont
>ar la chute de s (voy. abime). l'origine exacte est inconnue.
<Ytott 9 anciennement fdon, du Faribote, origine inconnue.
r cetonus* (derive de f&lus) pro- ! Farine, du L. farina (m. s.).
ment petit; faon ne s'est res- — D. farineux, farinier, enfa-
nt que fort tard au sens de riner.
t de la biche; il signifiait au ] Farowche, du L. ferocent (fa-
pen age petit de toute espece ' rouche) par le changement : 1° de
umaux : on disait le faon de'cena (voy. amender) ; 2° de c en
igresse, de la brebis. du lievre. ' ch (voy. acharner). — D. effarou-
'ce(t)onu$ a donne faon par la \ cher.
te du t medial (voy. abbaye), I Fasce,duL. fascia (bande).
3 changement de a en e (voy. Fascicule, du L. fasciculus
.xxxvi) puis en a (voy. am«?i- j (fascicule).
». D. faonner \ Fascine, du L. fascina (fagot
Faquln, de l'italien facchmo de sarments). — D. fasdnaae
urn). - D . faquinerie. | Fascination , du L. fascinatio-
Farandole, duprovencal fa- nem (m. s.).
do/o (danse) dont l'origine est Fasclner,du L. fascinare (fas-
>nnue. ciner).
Wee, voy. farctr. - D. far- Faseole, du L. phaseolus (ha-
r - I ncot).
a,dn du L. farciminum l Fashion, mot anglais desi-
st sur la chute des deux der- gnant la mode, le ton. — D
•es syllabes, voy. p. lxxxi). Sur fashionable
changement de m en n, voy, | Faste, du L. fastus (faste). -
nger. — D. faraneux. i D. fastueux
/ a u e £ ubstantlf verbal), au lendrier ; fastes consulages, d'ou
j de hachis ; farce au sens de le sens d'annales, d'histoires, de
»edie, est le substantif verbal chronique).
a L°Z} dm l les i ocu . t,on ? • SPI- Fastldleux , du L. fastidiosus
iTZdl^A? /^, epltres (degoute). Sur osus deyenu em,
,es, latines dans lesquelles on voy. amoureux.
y Google
FAU
232
FAU
c, du L. fastuosus (su-
perbe). Sur osus devenu eux, voy.
amoureux.
|Fat,venu du provencal fat
(vain. ecervele) qui est le*L. fa-
tuus (insipide, fou). — D. faiuite"
ratal, du L. fatalis (fatal). —
D. fatalisme.
FataUte, du L. fatalitatem
(fatalite).
Fatldlque, du L fatidicus
(qui predit Pavenir).
Fatlguer, du L. fatigare (fa-
tiguer). — D. fatigue (substantif
verbal), de'fatiguer.
Fa*t*o#, du L. fartaceus* (de-
rive de fartus, farci; fatrasz le
sens propre de pfile-mfile, d'amas
confus de choses disparates).
Fartaceus a donne fatras (qui
est pour fartas *) par la transposi-
tion de r (voy. dpreti).
Fatuity, du L. fatuitatem (sot-
tise) .
Faubourg, quartier situe en
dehors de Penceinte de la ville ;
faubourg , qui etait plus correcte-
ment forbourg, forsbourg, dans
Pancien frangais, est leL. forisbur-
gus (qui est situe en de-hors de la
ville) , compose de forts (en dehors
de) , et de burgus (voy. bourg).
Fduclker, du L. f alcar e (fau-
cher, dans la latinite du moyen
age) par le changement: V de at
en au (voy. agneau) ; 2° de ca en
che (voy. acharneret acheter). —
D. fauche (substantif verbal), fau-
chage. fauchaison, fauchie (sub-
stantif participial), faucheur.
Fated! fe , du L. fakilla (qui
est pour faUula, dans les textes
carlovingiens) par le changement
de aJ en au (voy agneau).
Fatccott, du L. falconem (fau-
con) par le changement de ai en
au (voy. agfneau) . — D. faucon-
neau, fauconnerie, fauconnier.
Fate/tier, proprement coudre
Srovisoirement une Stoffe , & Paide
'un fauxfil (d'un fil qui ne doit
pas rester). Pour Petymologie, voy.
faux et fil.
laune, du L. faunus (m. s.).
Fau»»aive 9 du L. falsarius
(faussaire), par le changement
de al en au (voy. ogfncau).
Fausser, du L. falsare (faus-
ser); sur at devenu au voy.
agneau.
Fawsset) voy. /aua? I.
Fate to 9 action de faillir, en ita-
lien falta, du L. fallita* (action
de faillir, derive de fallere, faillir;
Sur les substantifs de cette nature,
voy absoute). — FalJ#)ta regulie-
rement contracte (voy. p. lxxxi)
en falVta a donne faute par le
changement de al en au (voy.
agneau).
De meme que fallita* a donne
/auto, — faltitum a donne /au!
que nous possesions a P6tat de
compose dans de'fautj forme de de 1 ..,
(voy. de"....) et de /au*; etqui cor-
respond a de 1 faillir , comme /ante a
faillir. — D. /atfft£
Fautettif , anciennement fau-
desteuily al'ongine faldesteuii, en
italien faldistorio, du L. faldesto-
lium* (fauteuil dans un texte du
neuvieme siecle. Ce mot est d'ori-
gine germanique et repond a Pan-
cien haut allemand /a&rtuo J,siege).
Faldestolium a change successi-
vement: 1° olium en euil (voy
accueillir et aieul) ; 2° al en au
(voy. agneau) ; sur la chute du d
dans fau[d)esteuil t voy. occabkr;
sur la chute de s, voy. abtme.
Fauteur, du L. fautor (fau-
teur).
Fautifc deriv6 de /aufe (voy.
ce mot).
Fatcve, anciennement falve f
en provencal falb, en italien faWo t
mot d'origine germanique (alle-
mand /aM>,fauve). Sur b devenu v,
y Google
f£e
233
FEM
y. avant; sural devenu au, voy. i
neau. — D. fauvette.
1. Fattae, adj., du L. falsus I
ux) parle changement: 1° de
en au y voy.. agneau; 2° de * en
(voy. deux). — D. fausset, mot
•m6 de faux, a 1'imitation de Pi-
ien falsetto, fausse voix. '
2. Fattae, du L. /czlcem (faux): '
r a* devenu au , voy. agneau;
re devenu*, voy. agencer; sur
levenu of, voy. deux. |
raveur , du L. favorem (m. s.) . ;
D. difaveur. !
Favorable* du L. favor dbilis
. s.) . — D. de" favorable. !
fFavorl, de Pitalien favorito
vori). — D. favoruer, favor i- '
me.
[- Favorite ,de Pitalien /avorito I
vorite).
Feal.du L. /Weto (fidele) par
chute du d medial (voy. acca-
r), etle changement: 1° de i
i (voy. admettoe) ; 2° de c en a
y. amender).
Febrifuge, du L. febrifugia
ante febrifuge).
Febrile, du L. febrilis (m. s.).
Fecal, du L. fecalis (m. s.).
Feces, du L. fecem (m. s.).
pecond , du L. fecundus(m. s.).
Feconder, du L. fecundate
. s.). — D. ficondant, ficonda-
n.
Feeondlte, du L. fecunditatem
. s.).
recule, du L. faecula (tartre,
i. — D. feculent.
Federal, du L. foederalis* d6-
b defcedus (alliance).
Federation , du L, fcederatio-
n (m. s.). — D. fidiratif.
pederer, duL. fcederare (faire '
ance). — D. fidiri (substantif
ticipial). I
Fee, proprement 6tre surnatu-
qui (suivant la mythologie du
yen age) preside a nosdestinees,
comme les Parques chez les an-
ciens. Fie, qui esten portugais fada,
en italien fata, vient du L. fata
(fee, dans une inscription contem-
poraine de Diocletien ; fata est
proprement celle qui preside a nos
destinies, a notre fatum. L'inscrip-
tion donne fata pour parca, ce
qui ne laisse aucun doute sur le
sens exact de cette forme popu-
late).
Fata a donne fie par le chan-
gement de ata en ie (voy. am-
poult). — D. fierie, fierique.
FeiatoVe, du L. fingere (fein-
dre). Sur ingere devenu eindre,
voy. ceindre. — D. feinte (sub-
stantif participial, voy. absoute),
ftintxse.
Fefet* , du L. fissulare* (derive
de fissus, fendu) par la chute re-
guliere de ti, fiss{H)lare (voy. at-
cointer) d'ou fiss'lare qui a donne
fesler puis filer par le changement
de t en e (voy. admettre) , et la
chute de * (voy. abime). — D. f&-
lure.
vellelte , du L. felicitatem
(m. s.).
Fellclter, du L.felicitare (ren-
dre heureux, dans Donat). — D.
felicitation,
Fella, du L. felinus (de chat).
Felon 9 du L. feUonem* (felon)
qui est dans les Capitulaires de
Charles le Chauve. L'origine du
mot latin e?t inconnue.— D. filonie.
f Felouque, de Pitalien feluca
(felouque).
Femelle, du L. femella dimi-
nutif de femina (femelle).
Femlnln, du L. femininus (fe-
minin).
Femme, duL. femina (femme)
par la chute reguliere (voy. p.
lxxxi) de PI; et le changement ae
fem'na en femme par Passimila-
tion de mn en mm (voy. allumer),
— D. femmelette.
y Google
FER
234
FER
Femur, du L. femur (cuisse).
— D. fimoral.
Fenafeott ,du L. fcenationem*
(derive de fcenare*, faire du foin).
Sur a? devenu e, voy. p. lxxxvi;
ationem est devenu aison par l'at-
traction de Ft et l'adoucissement
du t{voy agencer).
Fendre, du L. findere (fendre)
par la contraction reguliere (voy.
p. lxxh) de jind{&)re en find're ;
sur t devenu et, voy ccinture). —
D. fente (substantif participial,
voy . absoute) , fendiller.
Fenetrei anciennement fe-
nestre, du L. fenestra . (fen&tre)
par la chute de s (voy. abime).
Fettif , du L. foenile (lieu ou
Ton serre le foin).
Fettotcif, du L. foenuculum
(forme secondaire de famiculum
fenouil), par lechangement : 1° de
a en e (voy. p. lxxxvi) ; 2° de
uculum en ouille (voy. dbeille). —
D. fenouillette.
Fettle, voy. fendre.
Feodai, du L du moyen age
feodalis (qui concerne les /ie/fr;
Voy. ce mot).— D. fe'odalite'.
Few, du L. ferrum (fer). — D.
ferrer, ferrage'ferrement, (errant,
ferrure, ferratlle, ferret, ferriere,
ferronnier, ferronnerie, enferrer,
diferrer.
Fer-bianc, fer doux r6duit en
lames minces, et plonge dans de
Tetain en fusion, qui couvre le
fer d'une couche blanche. — D.
ferblantier (voy p. xci).
Ferle, du L. ferix (jou/s fends).
— D. firiii firial.
Ferle, voy. fine. .
Ferir, du L ferire (frapper).
Sans coup f&rir, c'est-a-dire sans
frapper un seul coup.
f verier, terme de marine, de
anglais to furl (ferler) — D. d4-
ferler.
Fe**mail, du L. firmaculum*
(fermoir , dans la latinite du
moyen age). Suri devenu e, voy.
admettre; sur aculum devenu at J,
voy abeille.
1. Fetttte, (adj. , du L. /irmiu
(ferme) Sur i devenu e, voy. afl-
mettre. — D. affermir. FermeU
vient du L. /trmttafem (m. s.). Sur
i devenu e, voy. admettre; sur
, atem devenu e*, voy. abbe".
I 2. Fet»me,proprementconven-
j tion de louage ( en particulier
! louage des domaines ruraux, et
par une extension de sens: les do-
maines ruraux donnes a ferme ;
1 d'ou le sens d'habitation au fer-
mier).
| Ferme, au sens de convention
estleL. /trmus(cequi estconvenu,
| arr6t£) Sur i devenu e, voy. ad-
mettre. — D. fermage, fermier, af-
fermer.
1 Ferment, du L. fermentum
1 (m. s ). — D. fermentatif.
| Fermentation, du L fermen-
■ tationem* derive de fermentatus
' (fermente).
I Fermenter, du L. fermentare
(fermenter)
Fe rm e r, du L.firmare (fermer;
firmare a le sens ae claudere dans
Isaie xxxiii, 15 : et firmans ocu-
los suos , ut ne videat. ) Sur i de-
venue, voy. admettre.— D. fermoir,
enfermer, fermeture.
Fewtnete, voy ferme 1.
Fertnier, voy. ferme 2.
Feroee, du L. ferocem (farou-
che).
Feroelte, duL. ferocitatem (fe-
rocite).
Fetf ail le, voy. fer, — D. fer*
railler, ferraiueur.
Ferruglneiix. du L. ferrugi*
nosus (derive de ferruginem).
Fertile, du L. ferttlem (m. s.J.
— D. fertiliser, fertilisation.
Fertility % du L. fertilitatem
(m. s.).
y Google
FEU
235
FIA
Ferule, du L. ferula (ferule).
?ervent, du L. ferventem
uillant).
'erveur, du L. fervorem (cha-
f).
?, du L, fissa (de fissus,
tic. de finder e, fendre).
Festln, de 1'italien festino
tin). — D. festiner.
'estlral, duL.festivalis*, de-
j de festivus (gai) .
Featen, de 1'italien festone
ton). — D, festonner.
<>f^oyer, du L. festicare* (de-
: de festum fele); sur la chute
; medial, voy. affouage; sur t
enu ot, voy. ooire.
»*e<e, anciennement feste, du L.
2 (pi. de festum fete) ; sur la
te de s, voy. ablme. — D.
r.
Fetiche, nom que les Portu-
» donnerent aux idoles grossie-
qu'adorent les populations des
>s occidentals de TAfrique. F4-
e est le portugais feitico (teti-
l . — D. fe'tichisme.
etlde, du L fetidus (m. s.).
Utiditt.
etu 9 anciennement festu, en
bengal festuc, du L. festucus
me masculine de festuca, fetu).
ucus devenu w, voy. ami; sur
hute de s, voy. abime.
Fettj du L. focus (feu) : sur
hute au c, voy. ami; sur le
igement de oeneu,voy. ac-
ttir.
Fet»(adj 4 ), anciennement feu
feminin fetide dans Saint
:is), du L. fatutus* (derive de
m, sort; feu signifie propre-
t qui a accompli sa destinee).
)utus perdant son t medial
abbaye) et changeant utus en
•oy. atgu), a donne fau % d'oa
par l'adoucissement de a en e*
r . acheter).
5, du L feudata-
rius* (m. s.)', terme de droit
feodal derive de feudum (fief).
Pour P6tymologie de feudum, voy.
M-
Fendlste, du L. feudista* de-
rive de feudum (voy. fief).
Feuille. du L. /bit a (pi. de /b-
Jtum feuille) : sur le changement:
1° de it en il, voy. a# ; 2° de o en
en, voy. accueilhr. — D. feuillage,
feuiller, feuitte'e, feuillu. feuillai-
son , feuillet, feuilleter, feuille ton.
Feirffferte, origine inconnue.
Fetcr »•«, en esj)agnol forro, en
italien /bdero , mot d'origine ger-
manique (vieux scandinave fodr*
fourrage). Pour le changement de
dr en rr, voy. arriere ; pour celui
de o en eu, voy. accueillir.
Weutwe^ anciennement feltre,
en italien feltro, du L. /tltrum*
feutre, dans les textes du moyen
&ge ; pXtrum est* d'origine germa-
nique (neerl. vilt, all. filx, feutre).
Filtrum a donne feUre puis feu-
tre par le changement : 1° de i en
e (voy. admettre) ; 2° de et en eu
(voy. agneau) . — D. feutrer, feu-
trage.
Ffet>e, du L. /aba (feve) ; sur a
devenu c voy. acheter; sur & de-
venu v, voy. avant. — D. ftverole.
Fevrier, du L. februarius (fe-
vrier) par la reduction de ua en a
(voy. p. xc), et le changement:
1° ae b en t> (voy. avant); 2° de
arius en ier(voy. dnier).
F<, onomatopee (voy. p. lxv).
Fiacre, mot d'origine histori-
que (voy. lxiv) : il date de 1640,
epoque ou furent introduites les
premieres voitures de louage qui
stationnaient k l'Hdtel de Saint-
Fiacre: Menage ecrivait en 1650:
« Fiacre. On appelle ainsi d Pa-
« ris depuis quelques anne'es un car-:
rosse de louage, & cause deV Image
« Saint Fiacre qui pendoit pour
*enseigne d un logis de la rue
yGoogk
FIE
236
FIE
t Saint- Antoine, ou on louoit ces
• sortes de carrosses. Cest dont je
« sim Umoin oculaire. »
Fiancer , en italien fidansare,
du L. fidantiare* (fiancer, dans
certains textes latins du moyen
flge; fidantiare derive par /idaneta,
de fidantem oartic. de fidare*,
voy. au mot /fer).
Ft(d)an*iare a donn6 fi-ancer :
1° par la chute du d medial (voy.
accabler) ; 2° par le changement
de tiare en cer (voy. agencer). —
D. fiance'e, fianpaiiles.
Fibre, du L. fibra (fibre). — D.
fibreux, fibrille, fibrine.
Ficelle, du L. jtlicellum* (di-
minutif de filum, nl) : fil(l)ceUum
contracts regulierement (voy. ac-
cointer) en fiVcellum a donne fil-
ceUe* puis ficelle. — D. peeler.
Ficher, du L. figicare* (derive*
de /ipere, ficher, enfoncer) par la
contraction reguliere de fig(l)care
en fig'care (voy. occotntcr) d'ou
/icfar par le changement de ca en
the (voy. acharner et ac/ieter). —
D. /te/ie (substantif verbal), fichu.
Flctlf, du L. fictivus* derive de
/Ictus (suppose).
Fiction 9 du L. fictionem (action
de feindre) .
FldelcommU, du L. fideicom-
missum (m. s.).
FldeJuMenr, du L. fidejussor
(garant).
Fiddle, du L. fidelis (m. s.).
Fldellte, du L. fidelitotem
(m. s.).
Flduclalre, du L. fidueiarius
(fiduciaire).
Fief, au onzieme siecle fied;
dans la basse latiriite feodum, de
Pancien haut allemand feod (biens.
avoir, propr. betail). Feod a donne
fief par le changement :
1° de eo en ieu (pour le detail
de cette permutation, voy. au mot
diet*) ; ieu (qu'on trouve dans la
forme fieu que donnent plusieurs
textes du moyen age) se reduit
d'une maniere tres-insolite a ie;
2° de d en f; cette resolution
d'une dentale en labiale se re trouve
dans soif (sitis), jutf (judaeus),
I veuf (viduus), mazuf (modus) et
J dans tous les noms de lieu nor-
mands terminus en beuf qui de>i-
ventd'un type latin bodus : Marbeu/
(Marbodus), Paimbeu/" (Pambo-
' dus) ; etc.... — D. fiefft : ce mot
sigmfie anciennement : qui pos-
sede un fief* un huissier fieffedi-
sait-on sousrancienne monarchie.
Ce mot est devenu posterieurement
un adjectif destine a renforcer une
appellation injurieuse : un coquin
fieffe", un ignorant fieffe", etc.
Fief, du L. fei (fiel). Sure
devenu ie, voy. arriere. — D. en-
fieller.
Fiente, en provencal fenta,
en Catalan fempta, du L. fimitus*
| (derive de fimum fumier, fiente).
I Fim(f)tus contract^ suivant la
regie (voy. p. lxxxi) en fim'tum,
I change d'abord ien e (voy. admet-
tre), puis cet e en \e (voy. ar-
1 riere) ; sur m devenu n, voy.
changer. — D. fienter.
Fiew, en espagnol fiat, en ita-
lien fidare; du L. fidare* (fier,
dans un texte du treizieme siecle :
habeani perfectam fidem , ita
ut omnes .. possint se in illis
fidare.).
Sur la chute du d medial fi(d)are,
voy. accabler. — D. difier, con*
fier, me" fier.
Fie*) du L. ferus (farouche).
Sur e devenu ie t voy. arriere.
Fiewte* du L. feritatem (natu-
rel faroucne) par la contraction
reguliere (voy. accointer) de ferQ)
tatem en fer'tatem puis fierti par
le changement : 1° de e en te
(voy. arriire); 2° de aiem en*
(voy. abbe).
y Google
FIL
237 ,
FIN
F&we, du L. febris (fievre)
r le changement : 1° de e en ie
>y. arrive); 2° de b en t? (voy.
ant.). — D. fidvreux.
Fl/*fe, mot d'origine germani-
e {pfiffer, fifre, dans les patois
emands de la Suisse).
riser, du L. figere (fixer).
| Flgue, mot venu, dans sa
rme actuelle, du provencal figa
guej qui est le L. fica (forme
minine de ficus figue). L'ancien
mcais disait correctement fie
>ur ji(c)a (voy. 'affouage). — D.
/uter.
Figure, du L. figura (m. s.).
• D. figurine , figuratif.
Fignrer, du L. figurare (figu-
r). — D. figurant, configuration,
ifigurer, trans figurer, figure" (sub-
antif participial.).
Fil, du L. /Mum (fil, et aussi '
an chant de rep6e dans Ennius). |
- D. /iter, jileur, fileuse, /i/on- !
t^re, enfiier, faufiler, ef filer, af- j
ler; file proprement rangee sui- |
ant un fil, d'ou filer, defiler);
let, fliere, filoche, filon, filasse, \
lanareux (de jUandres, derive ,
e filer), plage. \
Filament, du L. filamentum*
;ife de filare, filer, verbe duquel
n a tire aussi les formes non
lassiques filator 1 ', filatura* qui
nt donnS respectivement filateur
t filature). — D. jilamenteux.
FlUteur, voy. filament.
Filature, voy. filament.
Itlllal, du L. fitialis (m. s.).
Filiation, du L. filiationem
m. s.).
Fiffene, voy. fil.
j FUlgrane, venu de Titalien
digram (filigrane).
Fllle, du L. filia (fiUe); sur
to devenue lie, voy. ail. — D.
Ulette.
Filfettl ? du L. filiolus (dimi-
mtif de /iJius, fils. On a vu aux
mots commeWe, compare, mar-
raine et parrain que l'Eglise a
donne le nom de pere et celui de
mere aux personnes qui tiennent
un enfant sur les fonts baptis-
maux; elle a donng, de meme, le
nom de filiolus, c'est-a-dire de
fUs cheri a l'enfant qui a ete l'ob-
jet de cette ceremome.
Sur olus devenu tul, voy. aieul;
sur It devenu 11, voy. ail.
FtfocAe, voy. fil. — D. efflo-
cher.
Filon, voy. fil.
t Filoselle, de Pitalien filu-
gello (ver a soie) .
Fiffotc. origine inconnue. — D.
filouter, plouterie.
Fil#, du L. filius (fils); sur la
Sersistance de s, voy. Grammaire
listorique de la langue francaise,
p. 153.
Flltre, du latin pharmaceutique
du moyen age filtrum (linge ou
etoffe, et originairement morceau
de feutre, a travers lequel on fait .
passer un liquide pourle clarifier:
filtrum signifie proprement feutre;
pour l'etymologie de fUtrum voy.
feutre). — D. filtrer, filtration,
infiltrer,
1. Fiit(subsOdu L. /inw(fin).
— D. afin, enfxn. De l'ancien
verbe francais finer (mener a fin,
conclure, enfin payer) est venu
par le participe finant le derive
finance (proprement payement,
puis argent comptant).
2. Fiit (adj.), du L. finiius
(acheve\ parfait, fini, d'ou par
extension le sens de raffine, puis
de ruse) . Sur le deplacement de
l'accent latin (finltus pour finitus),
voy. p. cv. — Sur la chute des
deux dernieres voyelles, voy.
p. lxxxi. — D. finesse, finaua,
finasser. finasserie. afp.net, affa
nage, affineur, rafjiner, raffineur,
raffinene.
yGoogk
FLA
FLA
Final, du L. finalis (m. s.). — i
D. finalitS \
Finance, voy. fin. i. — D.
financer, financier.
Finasmew, voy. fin 2.
Finaud, voy. fin 2.
Finesse, voy. fin 2.
Fini, voy, /mtr.
Finiw, du L. /intre (acheverV
— D. fini (substantif participial),
de'finxr.
Fiole, du L. phiala (fiole) ; sur
p/i devenu f, voy. coffre; sur a
devenu o d'une mam ere tout a
fait insolite, voy. taon.
f.Florltures, de Fitalien fio-
riture (m. s).
Firmament, du L. firmamen-
turn (ciel).
f Firman, mot d'origine orien-
tale (du persan firman, ordre si-
gne" par le Grand Vizir).
vise, du L. fiscus (fisc).
Fiscal, du L. fiscalis (du fisc).
— D. fiscaliti.
Fissure, du L. fissura (m. s.).
Flstule, du L. fistula (nstule).
— D. fistuleux.
Fixe, du L. fiaus (fixe) . — D
fixer, fixation, fixite".
Flaeeldlte, du L flaccidita-
tem*, de flaccidus (flasque).
Ftacon, du L. flasconem*
(bouteille, dans les. textes mero-
yingiens et carlovingiens ;- citons
seulementce passage de Flodoard :
« Vas, quod vulgo flasconem vo-
cant, vini a se benedicti plenum
dedit. » Flasconem est un dimi-
nutif de flasca qui a le sens de
fiole dans Isidore de SSvillej.
Flasconem a donne flacon par /a
chute de s (voy. abime).
Flagellation, du L. flagella.
tionem (action de fouetter).
Flageller, du L. flagellars
(m s.) . — D. flagellant
Flageolet, vov. fl&te. — D.
flageoleri&Q flageol\ voy. flute)*
Flagomer 7 origineinconnue
— D. flagornene, flagorneur.
Flagrant, du L. flagrantem
(flagrant) .
Flair, voy. flairer.
Flairer, dans l'ancien fran-
cais possede le sens neutre d'ex-
haler une odeur, du L. fragrare
(avoir de Podeur) par la reduction
de gr a r (voy. accueillir), d'ou
frarare qui a donne flairer par la
dissimilation de r en I (voy.
p. lxxvi) etle changement de a en
at (Voy. aigle). — D. flair (subst.
vernal), flaireur.
Flamant, anciennem. flam-
mant (nom qui a et6 donne a cet
oiseau a cause de son plumage
couleur de flamme) .
Flaw* be (pour fiamble) du L.
flammula (diminutii de flamma,
flamme), par la contraction regu-
liere (voy. p. lxxxi) de flamm(n)la
en flam'la d'ou flamme par le
changement de ml en mbt (voy.
dbsoudre) ; sur la chute de I, voy.
able. — D. flamber t flambeau,
Flambeau, voy. flambe.
FIam6er, voy. flambe. — D.
flamboyer.
Flambe rge, mot d'origine
historique, nom de l'epee de
Henaud de Montauban dans les ro-
mans de Chevalerie. — Par exten-
sion ep6e en general
Flamboyew, voy. flamber.
Flamme, du L. flamma (m.
s .). — t). flammiche, tnflammer.
Flan, tarte, ancien francais
flaon, en italien fiadone y du L.
flatonem* (tarte dans Fortunat,
mot qui derive de flatus, souffte) .
Sur la chute du t medial flla{t)o-
nem voy. abb aye,
Flanc, du L. flaccus* (mou,
foible, proprement la partie molle
du corps). Une m6taphore analo-
gue enste dans Tallemand, qui dit
weiche (flanc), de weich (mou,
y Google
¥Li
239
FLI
>le) . Sur cette analogic des me-
lores indo-europeennes. voy.
xn.
laccus a donne flanc par l'ad-
on d'un n (voy. concombre). —
%anquer, efflanque"
iandrln, mot d'origine histo-
le (voy d. lxv), sobriquet
ne aux habitants des Flandres,
i homme grand et fluet comme
Flandrins.
taneilej origine inconnue
'fane**, origine inconnue — D
eur.
taqwe, mot d'origine germa-
le (flamand vlaque, mare)
FIcwque, du L. flaxidus*
isformation de flaccidus, mou,
iue) Flaxidus, rSpondant exac-
snt a flacsidus (voy, p c),
transpose en flascidus (voy.
e et p. c), flasquidus, d'ou
]ue par la chute des syllabes
es (voy p. lxxxi)
latter, origine inconnue. —
atterie, flatteur
feme, dans l'ancien francais
, en provencal flag el, en lta-
flayello, du L flageUum
u), par la chute du g medial
)eUum (voy. allier), radoucis-
jnt de a en e (voy. acheter),
changement de el en au (voy.
'au).
FfecAe, anciennement fles-
mot d'origine germanique
yen haut allemand flitsch,
e)
Fiecfce (lard), ancienn
ie, mot d'origine germanique
3i» fllesk, lard).
lechi*) du L - fltctere (fle-
, par le changement. 1° de e
(voy. accomplir) ; 2° de ct en
roy alUcher). — D. ftechisse*-
, fl&chisseur.
egne, du L. flegma (flegme).
flegmatique.
Fletwir (faner), ancienne-
| ment flestrir, denve de l'ancien
francais flestre, flaistre (fane).
1 Flaistre correspond a un L. flac-
caster* (derive de flaccere; pro-
prement : 6tre mou, flasque, sans
vie,d'oii, 6tre fl&ri). Flaccaster se
reduisant a fla(c)aster et perdant
le c medial suivant la regie (voy.
affouage), a donne flaistre par le
changement de a en ai (voy. ai~
^gle)
i 2. Fletrir (deshonorer, a Fo-
rigine marquer d'un fer chaud;
le sens propre est done b ruler,
dessgeher, ce qui nous permet de
rattacher le mot a fUtrir 1, qui
signifie faner, dessecner). — D. fU-
trissure.
1 Ffeuf , du L. florem (fleur).
Sur o devenu eu, voy. accueiUir.
| — D fleuron, fleurette, fleuriste,
fleuret, fleuraison.
I 2. Fffettf de (a), au niveau
I de. Le mot fleur est ici d'origine
| germanique (allemand flur t terre-
' plein) — D. af fleur er, effleu-
rer.
WlmmrdelUe* , deriv6 de fleur
\ de lis (voy. ces mots).
f Fleuret, mot cr6e* au sei-
zieme siecle sous l'influence de Pi-
tali en fioretto (fleuret).
Fteuriw, du L. florere (fleu-
: rir) ; sur e devenu i voy. accom-
plir; sur o devenu eu voy. accueiU
( Mr. — D. fleuraison.
Ff etcve, du L. fluvius (fleuve) ;
sur u devenu eu. voy. beugler. —
i Flexibility, du L. flexibilita-
, tern (m s.)
Flexible, du L. flexibilis
(m. s.).
Flexion, du L. flexionem
(m. s.).
f Fllbaatler, anciennement
! fribustier, terme de marine d'ori-
gine germanique (hollandais Dry-
buiter, pillard , maraudeur; an-
i glais, freebooter).
y Google
FLti
240
FOI
f Flint-glass , de Panglais flint-
glass (flint, caillou, glass, verre).
Flocon , diminutif d un radi-
cal floe * (aui s'est conserve dans
le provencal floe, flocon), et qui
est le L. fioccus (flocon) . — D. fio-
conneux.
Fioraison, voy. florir.
i Flore, du L. flora (deesse des
fleurs).
Fioreal, derive de florem
(fleur).
f Florin, de Pitalien fiorino
(florin).
Florir, du L. florere (florir) :
sur e devenu t, voy, accomplir. —
D. floraison.
Flat, du L. fluctus (flot). Sur u
devenu o, voy. annoncer; sur ct
devenu t, voy. aff4U t — D. flotter,
flottage, flottable, floUaison.
Flotter, voy. flot . — D. flotte
(substantif Verbal); flottiUe, flot-
teur.
Flouj anciennement flo (fai-
hle), mot d'origine germamque
(flamand flauw , mtoe sens). Sur
au devenu o, puis ot*, voy. o-
louette.— D. /Juet.
Fluctuation, du L. fluctuation
nem (m. s.)
Flnctueux, du L. fluctuosus
(m. s.). Sur osws devenu eux, voy.
amoureux.
Finer, du L. /hxere (couler).
Fluet, mince, delicat, faible.
Fluet, qui est dans Lafontaine
Souet, est un diminulif de flou (fai-
le. Voy. /lot*.
Flulde, du L. fluidus (m. s.).
— D. fluidity.
Fluor, auj. radical presume de
Tacide fluorhydrique, — autrefois
nom que les alchimistes donnaient
a tous les acides mineraui, a cause
de leur fluidity, du L. fluorem (etat
fluide).
FlMto, anciennement flaute, en
en italien flauta, substantif verbal
1 de Pancien verbe flauter (souffle*
I dans un instrument a vent). Flau-
ter est le L. flatuare (souffler, de-
nv6 de flatus, souffle), par trans-
position de u : flautare pour fla-
tuare
Flauta* ou plutdt la forme mas-
culine flautus* a donne* le dimi-
nutif flauticlus* (petite fltite),
qui, consonnifiant to en jo (voy.
abreger), a cr6e le provengal flau-
jol, l'ancien fran$ais flajol, flageol
(petite flute). Ce mot flageol dis-
parut avec le seizieme siecle en
nous laissant son diminutif flageo-
let. — D. fluteur, flutiste.
Fin vial, du L. fluvialis
(m. s.).
Flux 9 du L. fluxus (courant).
Fluxion, du L. fluxionem (6-
coulement). — D. fluxionnaire.
f Foe.terme de marine, du hol-
landais fok (foe).
Foetus, du L. foetus (m. s.).
Foi, du L. (idem (foi). Sur t
devenu ot, voy. ooire; sur la chute
du d voy. alouette.
Foie, en italien fegato, du L.
flcatum (foie en general dans Mar-
cel lus Empiricus). Sur le depla-
cement de l'accent latin (fiedftum
pour fiedtum). voy. p. cv. Ffc(*)-
tum perdant alors la derniere syl-
labe atone (voy. p. lxzxi) se r6-
duit a pea , qui donne foie, par la
chute au c medial, fi(c)a (voy. of-
fouage), et le changement de t en
ot (yoy. boire).
Pol**, du L. f cerium (foin). par
le changement de a* en e (voy.
p. lxxxvt), puis en ot (voy. ac-
croire).
Folre. en espagnol feria, du
L. feria (roire dans les textes la-
tins du moyen age : « Quod nuU
lus in regno potest facere feriam
sine 1 permissu Regis;* feriae, qui
veut dire proprement jours feries,
a pris le sens de foire, parce qu'au
y Google
FON
241
FON
>yen toe les foires se tenaient
jours de fttes). Sur e devenu ot,
j. aceroire.
Fol#, en provencal fes, en ita-
1 vece, du L. vice (ibis), par le
mgement: 1° de v en f (boeuf);
ie t en ot (voy. boire) ; 3° de c
s (voy. amitfe*).
FoUonj abondance, du L. /u-
%em (action de r6pandre; pos-
eurement de repandre avec
ndance, avec profusion). Sur
evenu oi par l'attraction de Pi,
. buis, — D. foisonner.
"of, du L. folium* (fou. dans
texte latin de 879). Follus si-
Be proprement qui grimace,
s'agite sans but; follus doit
i rapprochg du L. follere (se
uer, s'agiter), de foUis (gri-
;e qui consiste a enfler les
;s comme un ballon ou un
flet, dans Juvenal). L'idee d'a-
tion est encore visible dans les
tions feu toilet, esprit follet.
. folie, foiled foldtre, folichon,
er.
ofafre, voy fou, — D. fold-
offe, voy, fol.
olio, mot latin (folio, ablatif
ylium, feuille).
offe*, voy. fol.
ilUcnlalre, de'rive' de folli-
que Voltaire emploie au sens
etite feuille de' papier ; foUi-
est un mot tres-mal forge k
3 du L folium (feuille).
tlllcale, du L. folliculus
t sac),
tmenter, du L. fomentare
$ ). — D. fomentation.
»ttcea* 9 voy. /bnd. — D.
, enfoncer, aifoncer.
>ttcie*» 9 voy. /bnds,
nctlon, du L. /uncftonm
?.). — D. fonctionner, fonc-
aire, fonctionnement.
>tt«f , du L. fundus (fond) par
le changement de u en o voy. <ra-
noncer). — D. L'ancienne forme
francaise 6tait fonds pour le no-
minatif, d'ou fonser* aujourd'hui
(oncer. Sur cet s au nominatif de
l'ancien francais, voy. Grammaire
Historique de' la langue francaise
p. 152. Un autre derive est effon-
drer (voy. fondriire).
Fondamental, du L. funda-
mental* derive de fundamentum
(fondement).
Fondateur, du L. fundalorem
(m. s.).
Fondatlen, du L. fundatio-
nem* (m, s.).
fondement, du L. fundamen-
tum (fondement).
Fonder, du L. fundare (fonder).
Foncfre, du L, fundere (fon-
dre), Sur u devenu o, voy, ahnon-
cer. Sur la chute de Pavant der-
nier e, voy. p. lxxxi. — D. fonte
(substantif participial, voy. ab-
soute); fonaeur, fondirie, refon-
dre.
Fond fiere, d£riv6 de fondrer,
verbe de notre ancienne langue
qui a persiste* dans le compose
effondrer. Fondrer est derive de
fond; sur Paddition de r (voy.
chanvre).
Fonds , du L. fundus (fonds);
sur u devenu o, voy. annoncer.
— D fonder.
Fonglbles, du L. fungibiles
(m. s.).
Fonguenx, du L. fungpsus
(spongieux).
Fontaine, du L. fontana*
(derive de fontem, fontaine. On a
plusieurs exemples de fontana
dans les textes latins du neuvieme
siecle.). Sur a devenu at, voy.
aigle, — D. fontainier.
Fontanfe, mot d'origine histo-
rique (voy. p. lxiv). Coiffure in-
vented par Mile de Fontange en
1679.
14
y Google
FOR
242
FOR
1. Fonte, voy. fondre
2. f route*, mot venu au sei-
zieme stecle de Fitalien fonda
(poche)
Font*, du L. fontes (derive de
fons, fontaine; les fonts baptis-
maux) .
For, proprement tribunal, du
L. forum (tribunal) .
Forage, voy. forer.
Forain, du L. foraneus* qui est
du dehors, qui est etranger; —
foraneus* denve de foras (dehors).
Les marchands ambulants, sont
dits forains c.-a-d Strangers, par
opposition am marchands indi-
genes.
For ban, bandit, qui est hors
la loi, qui est banni (pour retymo-
logie, voy. ban}.
f Format, venu du provencal
forcat (format) qui est le L. for-
tiatus* (voy* forcer).
Force, du L. fortia* (force
dans les Lois Barbares; comme
dans ce passage de la Lex Bajuva-*
riorum 11, 5 : St cui Deus de-
derit fortiam et victoriam). Sur
le changement de tia en ce, voy,
agencer.
Forcene. anciennement for-
sent, en italien forsennato, pro-
prement fou furieux, qui est hors
de sens, compose de for qui est le
latin fons (hors de), — et de l'an-
cien francais sent (sense, derive
de sen qui veut dire raison, juge-
ment, bon sens, dans notre vieille
langue. Ce substantif sen est d'o-
rigine germanique, et correspond
a l'ancien haut allemand Sin f
sens).
Foreep*, du L. forceps (for-
ceps).
Forcer, du L. fortiare* (im-
poser par force, denv6 de fortia* ;
voy. force). Sur tia devenu ce,
voy. agencer. — D. efforcer, r en-
forcer.
Forces, ciseaux, du L. forpi-
ces (ciseaux), par la contraction
rrfguliere (voy. p, lxxxi) de for-
v[l)ces en forp'ces d'ou forces par
rassimilation de pc en c (voy.
caisse).
Forctore, du L. foris et dan-
der e, proprement exclure de. Pour
les changements de lettres, voy.
clore.
Forer, du L. forare (m. s.). —
D. forage t foret
Foremt%er, deriv6 de forest
forme ancienne du mot forit.
Pour l'Stymologie, voy. forH.
Foret, voy. forer.
Foret, ancienn. forest, du L.
forestis* (qui a dans les textes
carlovingiens le sens d'emplace-
ment non clos, et sur lequel le
droit de cbasse est reserve. Au
bois clos de mur, au parens,
les textes du moyen age opposent
la forestis le bois non clos, mais
dans lequel le proprietaire a seul
le droit de chasse : forestis derive
de foris (hors de, c.-a-d. non clos).
Un texte du moyen age fait nette-
ment sentir la difference de la /b-
restis et du parens : « Forestis est
ubi sunt ferae non inclusae; par*
cus locus ubi sunt ferae inclusae. »
Du sens special de bois non clos
de mur , forestis est venu a desi-
gner toute espece de bois).
Pour le changement de forestis
en forH, voy. abime.
Forfaire, du L, foris (en de-
hors de) et facer e (agir) , propre-
ment commettre des actions con-
traires a l'honnfitete, agir crimi*
nellement. Pour le changement de
lettres, voy. faire. — D. forfaU
(subst. participial), forfaiture.
1 ForfaU, voy. forfaire.
2. ForfaU (a), proprement a
prix fait, du L. forum factum*
(de forum prix, et de factum fait).
Pour les changements de lettres,
y Google
FOR
243
FOU
voy. fait. Quant au sens de prix,
donne a forum , en voici des
exemples tires des textes latins du
moyen age l * Quod victualia eis
vendantur et tradantur ad ratio-
nabilem forum. » (Ordonn. des
Rois de France); et dans un texte
de 744 * Ut per omnes civitates
legitimum forum et mensura fiat,
secundum abundantiam temporis.
f Forfanterle, venu de l'ita-
lien furfanteria (fanfaronnade).
Forge, en provencal faurga,
du L fabrica (forge) par la con-
traction reguliere (voy. p. lxxxi)
de fdbrtyca en fabfca et par le
changement . 1° de br en ur (voy.
aurone) d'ou faurca ; 2° de c en g
(voy. adjuger), d'ou faurga puis
forge par le changement de au en
o (voy. alouette).
Forger, en provencal faurgar,
du L. fabricare (forger) par la
contraction reguliere (voy. accoin-
ter) de fabr(i)cdre en fabr'care.
Pour les changements de lettres,
voy. forge. — D. forgeron; for-
geur.
Forjeter, de for (L. foris,
hors de) et jeter.
FormaHte, voy. formel.
Format, du L. formatus (qui
a une certaine forme, une cer-
taine dimension).
Formatenr, du L. formatorem
(m. s.).
Formation, du L. formation j
nem (m. s.). j
Forme, du L. forma (m. s.). |
Formel, du L. formalis (qui ■
sert de type). — D. formalite 1 , for-
malisme, formaliste, se formali-
ser.
Former, du L. formare (m. s. ).
Formidable, du L. formida-
bilis (m. s.).
Formule, du L. formula (for-
mule) —Jy.formuler, formulaire.
Fornlquer, du L. fornicari
(m. s.). — D fornicateur, fornix
j cation.
I Form, du L. foris (hors de).
Fort, du L. fortis (m s.j. —
I D. fort (substantif), fortin.
I f *©rte, de ritalien forte
(fort). '
I Forteresse, en provencal for-
i talessa, en espagnol fortaleza* du
L. fortalitia* <citadeile, deriv6 de
fortis au sens de fort, d'ouvrage
fortifie. On lit dans un chroniqueur
latin du treizieme siecle • « Con-
I sules occurrebant et regi fortalitia
I tradebant. »)
I Fortalitia a donne forteresse par
j le changement : 1° de I en r (voy.
j apdtre); 2° de a atone en e (voy.
acheter) ; 3° de tfta en esse (voy.
p. 31, col. I, ligne 45).
Fortification, du L. fortifica-
tionem (action de fortifier) .
Fortifier, du L. fortificare
(m. s,).
Fortnlt,duL fortuitus (m&ne
sens).
Fortune, du L. fortuna (for-
tune) . — D. infortune.
Fortune, du L. fortunatus
(m. s ). — D. infortune'.
Fosse, du L. fossa (fosse). —
D. fossette, fossoyer.
Fosse, du L fossatum* (foss6,
derive de fossa, fosse. Fossatum
est dans la Lex Longobardorum ,
Si quis fossatum in terra alterius
j fecerit. ) Sur alum devenu e" t voy.
I ampoule.
Foaslle, du L. fossilis (qu'on
tire de la terre, proprement en-
/but).
Fossoyer, voy. /owe. — D.
fossoyeur, fossoyaye.
Fow, adoucissement de fol
(voy. ce mot). Sur le changement
de I en u, voy. agneau.
Fouaee, galette cuite sous la
cendre, en provencal fogassa,
en italien focaccia, du L. focacia
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FOU
244
FOU
(forme feminine defocaehu % cuit
sons la oendre: • Subctnerieius ,
court eoctus et reversal** ipse est
et focacius, • dit Isidore de Seville.
Foeaetus est un derive de focus,
foyer).
Fo{c)acia a donne {ounce par la
chute dn c medial (voy. affouage)
et par le changement : 1* de o ea
ou (voy. affouage) ; 2* de cia en
te (voy. ogencer).
Ftiifte, en provencal fo-
guatge, du L. focaticum* (rede-
vance exigee pourchaque fen; de-
rive de focus, fen. On lit dans un
texte cite par Ducange: * Forma
litter arum qux mittitur prxdictis
super focatico. >)
Poor le changement de focaticum
enfouage, voy. affouage,
WmmmUter, voy. /btcef.
1. + Yewdbre, tonneau, de fal-
iemand Fuder (tonneau).
2. Fomlre, ancienn. foldre,
da L. /Wjpir (foodre), par la con-
traction reguliere (voy. p. lxxxi)
de fulg(u)r en fulg'r d'ou fuVr
par la reduction de gr a r (voy.
accueiUir), fuVr a donne /bWre
par le changement : 1° de n en o
(voy. owioncer) ; 2 # de Jr en Idr,
(voy. adsoudre), FoWre adoucit oi
en ou (voy. agneau), d'ou foudre
— D. foudroyer.
Fotiel, proprement faisceau de
verges pour fouetter, faisceau de
petites branches, de baguettes, di-
minmif de /bu (proprement bran-
ches de hetre, puis branches en ge-
neral). L'ancien francais fou. qui
est a l'origine fau, d6rive du L. /a-
gus (hetre) par le changement:
l*de a en au, puis o (voy. toon et
alouette)\ 2* par la chute du £ mi-
dial (voy. outer). — D. fouetter;
du primitif /bu derive fouailler.
Fow^et*, du L. fodicare (fouil-
ler, creuser) par la contraction re-
guliere (voy. <Kcointer)en (od'care,
d'ou /buger par le changement :
1* de dc en c, puis y (voy. adju-
Ofr) ; 2*de o en on (voy. affouage),
W am ger e, dans l'ancien fiin-
cais feugtre, du L. fdiearia* (de-
, rive de /Uteem fougere) par la con-
traction reguliere (voy. oceotnler)
de /U(i)cdirta en fiVtaria qui est
devenu ftlgeria par le changement
de c en y (voy. adjuger) et de a
, en e (voy. acheter). Ftlgeria est
dans un texte du onzieme siecle:
•Dedit perpetuaUter.... pereursum
centum poreorum m giande et Al-
geria. »
Ftlgeria donne felgere par le
changement de i en e (voy. admet-
tre) ; par Padoucissement de el en
eu (voy. agneau).
f VMgae, de Htalien foga
(fougue). — D. fougueu*.
F*ttitfer>, du L. fodtculare*
(fouiller, frequentatif de fodicare,
fouiller, creuser) par la contraction
reguliere (voy. accointer) de /©-
dxc(ii)lare en fodic*lare. Fo{d)iclare
perdant le d medial (voy. acca-
bler) devient fouUler par le chan-
: gement : !• de el en U ( voy.
; oftetfte) ; 2* de o en ou (voy. aA
; fouage). — D. fouitte (sabstanuf
verbal), fouillis. Pour le compose
farfouiUer, voy. ce mot.
1. Fottiate, ancienn. /bttw, a
l'origine fatne, en italien faina,
; en Catalan fagina, du L. faqina*
(martre des hetres, derive de fagus
| hetre; fagina a le sens de fouine
. dans cet article dn Concile de Tar-
ragone : NuUi eanonici vH de-
[rict.... vestes rubeas vel virides
J nee forraturas pettium de martis,
J defaginis.... portare prxsumant.
J Pour le changement de fagina
en faine voy. fatne.
I 2. Fenfiie (fourche) pour
fouisne, du L. fuscina (trident)
. par la contraction reguliere (voy.
i p. van) de pisc{fjna en fut*na x
y Google
FOU
245
FOU
d'ou fouitne* (voy. buu et accou-
der), puis /wane (voy. aWww).
Fowl**, du L. /bdere (fouir) qui
est deja fodire dans un texle de
470. Sur le changement de /bdere
en/bdire, voy. accowrtr; /b(d)erea
donne /butr; 1* par la chute du d
medial (voy. accabler); 2° par le
changement de o en ou (voy. af-
fouage) et de e en t (voy. accom-
plir).
Foulard, origine inconnue.
Fotcle, voy. f otder.
Fouler, en italien foUare, du
L. fullare* (fouler; le latin classi-
que ne possedait que le derive fxd-
tonem foulon). Sur u devenu ou
voy. accouder. — D. foule (sub-
stantif verbal), fouleur, /bulerte,
foulure, refouler.
Fotcfoat, du L. fuUonem (fou-
lon). Sur u devenu o, voy. accou-
der.
Fcmfgtce, du L. /utt'ca (foul-
que), par la contraction reguliere
fvoy. p. lxxxi) de fultfica en fuVca;
foulque par le changement de u en
ou (voy. accouder).
Fotcf , anciennement for, a Po-
rigine forn, en italien forno, du
L. furnus (four) par le change-
ment : 1 # de u en o (voy. armou-
rer), puis de o en ou (voy. affouage;
2° de rn en n (voy. auoour). — D.
de l'ancienne forme du xnoyen age
fournel (d'ou fourneau ; sur ei de-
venu eau, voy. agneau),fourne'e t
fournier, (ournage x fournil, en-
fourner
t Fourbe, venu au seizieme
siecle de Htalien furbo (fourbe) .
— D. fourbe (substantif), fourbe-
rie.
Fourbiw, mot d'origine ger*
manique (ancien haut allemand
[urban, fourbir) : sur u devenu ou
(voy. accouder). — D. fourbissage,
fourbiiture, fourbisseur.
Fourbu, anciennement forbu, I
participe de l'ancien verbe fran-
cais forboire (boire avec ezces).
On croyait que la maladie des
chevaux, nominee fourbure, 6tait
causee par un exces de boisson
apres une longue course.
Pour l'etymologie de forboire,
voy. botre; for est le L. forts
(hors de). Pour le changement de
forbu en fourbu voy. affouage.
FotcfcAe, du L. furca (four-
che) par le changement : 1° de
u en ou (voy. accouder) ; 2 9 dec
en ch (voy. acharner). — D. four-
chette, fourchon, fourchu, four-
cher, fourgon (outil pour attiser
le feu).
Fourgom (chariot), origine
inconnue.
Fott**mi, ancienn. fermi, du
L. formicus* (forme masculine de
formica fourmi), Sur icus devenu
t, voy. ami; sur o devenu ou,
voy. affouage.
FoM»*miffe**, du L. formicu-
lare* (derive* de formicula, fourmi
de petite taille dans Apulee) par la
contraction reguliere (voy. accoin-
ter) en formic r lare; d'ou fourmiU
let par le changement : 1° de o en
ou (voy. affouage) : 2° de cl en il
(voy. abeille). — D. fourmili&re,
fourmillement.
Fouwn*Ulot%) du L. formicu-
Umem* (derive* de formicula).
Pour les changements de lettres,
voy. fourmiller.
Fouwnaise^ en italien f ornate,
du L. fornacem (fournaise). Sur o
devenu ou, voy. affouage ; sur c
devenu *, voy. amitU; sur a de-
venu at, voy. atflfie.
FoMftteatc, voy. four.
Foni^iee, voy. /bur.
FoMmier, voy. four.
Fot*tttif, voy. four.
FoMtttl**, anciennement fornir,
en provencal/omiret/Votmr, mot
d'origine germaniq'je (v. h. alle-
y Google
FOU
246
FRA
mand frumjan, fournir, procurer).
Le radical germanique, par le
changement de u en o (voy. an-
noncer) donne d'abord fromtr, gui
passe a formir par la transposition
de r (voy. dprett), d'ou fornir par
le changement de m en n (voy.
changer); fornir adoucit enfin o en
ou (voy. affouage). — D. fourni-
ment, fournisseur, fournUure.
Fourrape, anciennement for-
rage y derive de l'ancien frangais
forre (fourrage), qui est fodrum
(fourrage) dans les textes carlo-
vmgiens. On lit dans une Charte
de Louis le Pieux, a l'annee 796
« Inhibuit d plebetis.... annonas
mtlitares quas vulgo fodrum vo-
cantj dart. » Fodrum est d'origine
germanique et correspond au go-
thique fddr , qui a le meme
sens.
Fodrum a donn6 forre par le
changement de dr en rr (voy. ar-
rive), d'ou le derive forrage qui
est devenu fourrage par le chan-
gement de oen ou (voy. affouage).
— D. fourrager, fourragere , four-
rageur.
Foumeau , anciennement
fourrel tpour le changement de el
en eau, voy. agneau). Fourrel est
le diminutif de l'ancien francais
fourre (fourreau). Fourre est d'o-
rigine germanique ; et repond au
gothique fodr (fourreau) par le
changement ; l c de dr en rr (voy.
arrttre) ; 2° de o en ou (voy, af-
fouage), — D. de Pancienne forme
fourre (fourreau) , est venu le
verbe fourrer (proprement mettre
comme dans un fourreau).
Foiirrer, voy. fourreau. —
D. fourre' y fourrure , fourreur.
Fotct*t*iev, autrefois officier
charge de pourvoir aux logements
et aux vivres , a Pongine celui qui
allait au fourrage ; fourrier vient
du L. fodrarius* (charge du four-
rage, dans les textes carlovin-
giens ; bornons-nous, comme exem-
ple, a cette phrase d'Hincmar, opus.
5 : « De coercendis militum rapi-
nis; Et mitte homines secundum
consuetudinem praedecessorum ves-
trorum, qui in longius pergant
propter fodrarios. » Fodrarius de-
rive de fodrum fourrage, mot dont
on trouvera P&ymologie au mot
fourrage).
Fodrarius a donne fourrier par
le changement : 1° de o en ou (voy.
affouage); 2° de dr en rr(voy. ar~
riere), 3° de arius enter (voy.
dnier) Le lieu ou logeaient les
fourriers se nommait fourri&re, et
ron a posterieurement appliqu£
cette denomination a Pendroit oft
les animaux errants sont recueillis
et nourris pendant un certain laps
de temps.
Fourrure, voy. fourrer.
Foumoyew, ancienn. for-
voyerj marcher hors du chemin,
compose de for (du L forts, hors
de) et de voyer (deriv6 de vote).
Sur o devenu ou, voy. affouage. —
D. fourvoiement.
Foyer, du L. focarium (de-
rive de focus, feu) ; on lit dans
un Glossaire latin du moyen age :
Igntarium : focarius locus in quo
fit ignis.
Fo(c)arium , perdant le c me-
dial (voy. affouage), devient foyer
par le changement de artum en
ter(voy. dnier).
f Frac, de Pallemand frock
(m us.).
f Fracasser, venu au seizieme
siecle de Pitalien fracassare (fra-
casser) — D. fracas*
. Fraction, du L. fractionem
(action de briser). — D. fraction-
naire, fractionner, fractionne-
ment
Fracture, du L. fractura (frac-
ture)* — D. fracturer.
y Google
FRA
247
FRA
Fragile, du L. fragiUs (m s.).
Fragility, du L, fraguitatem
(m s).
Fragment, du L. fragmentum
(m. s.).
Frai, action de frayer, voy.
frayer.
Frairie, du L. fratria (pro-
prement reunion, assemble, puis
fete, partie de plaisir), par le chan-
gement : 1° de tr en r (voy. ar-
rtire; 2° de a en ai , voy. aigle
1. Frais (adj.), en provencal
/hesc, en italien fresco, mot d'o-
rigine germanique (anglo-saxon
{resc, frais); sur le changement:
• de e en ox puis at, voy ac-
croire; 2° de se en s (voy. 5ou).
La forme germanique fresc etant
latin isee en frescus par les Gallo-
Romains, le feminin fresea donna
fresche par le changement de c en
c/i (voy : ac/iarner); fraische est
devenu fraiche par la chute de 5
(voy. abime). — -D. frateheur, frai-
chir % rafraichir.
2. Frai*) pluriel de Pancien
franeais /rait (amende), qui est le
L. fredum * (amende, dans les lois
Barbares, comme dans ce passage
de la Loi des Ripuaires : <* Fredum
autem non Mi judici tribuat, qui
cutpam commisit, sed Mi qui so-
lutionem recipit. »>) Fredum, mot
d'origine germanique, correspond
an danois fred, allem. friede
(paix; proprement amende pour
avoir trouble la paix publique),
Fredum a donn6 fratt par le
changement de e en oi, puis en ai
(voy. accroire) — D. defrayer.
1. Frai*e, du L. fragfea (de-
rive de fragum*, fraise), par le
changement de ea en ia (voy. o-
bre'ger); par le changement de gfto
en se (voy agencer, et cf. gtesier
de gigrerium, gencive de gingiva);
sur a devenu ai, voy aigle. — D.
/roister.
| 2. f Fratoe, dentelle, venu de
l'espag. freso (fraise).— D. (raiser.
3. Fraise (terme de boucherie),
origine inconnue.
Framboise, mot d'origine
germanique (holland. brambexie,
propr. fruit des ronces). Sur b de-
' venu v, puis f, changement tout
a fait insolite au commencement
des mots, voy. avant et bceuf; sur
e devenu oi, voy. accroire. — D.
framboisier, framboiser.
1. Franc, monnaie, ainsi
nommee a cause de la devise Fran-
corum rex qui y etait inscrite.
2. Franc (adj.), proprement
Ji&rc, du L francus * (libre, dans
les textes merovingiens ; sens
reste" dans franc de port, etc. . . .
Francus derive de l'ancien haut
allemand franco , homme libre).
— D. franchir (se liberer; se de-
barrasser d'une contrainte, d'un
obstacle) ; franchise, affranchir.
Franeais, ancienn, francois,
du L. francensis * (derive de Franc,
nom ae peuple, par le suffixe cri-
sis, qui marque en latin la natio-
nalite). Francensis, reduisant sui-
vant ia regie (voy. aine") ns a s,
devient francesis, d'ou francois,
par le changement de e en oi (voy.
accroire), puis franeais (sur oi de-
venu ai, voy accroire).— D. fran-
ciser f francisation.
Franchir, voy. franc. 1,
Franchise 9 voy. franc. 2.
f Franco, de ritalien franco
(libre, sans frais).
Frangc, ancienn. fringe, en
valaque frimbie, du L. fimbria*
(frange); par la transposition de
IV (voy. dpreti) , fimbria devient
frimbia, d'ou la forme valaque
frimbie; frimbia consonnifiant ia
en ge (voy. abriger), perdant le b
(voy. abre'ger) donne fringe par le
changement de m en n (voy. chan-
ger)-, d'ou frange par le change-
y Google
FRR
243
FRfi
ment de \n en en, puis an (voy.
andouille) — D. franger.
f Franglpane, de 1'italien
frangipana (m. s ).
Frappet*, eri prove ncal frap-
§or, en italien frappare, *du scan-
inave hravpa (rudoyer, d'ou par
extension [rapper). Sur le chan-
gement de hr initial en fr, cf.
freux (ftrdc), /roc (/iroch), /rimas
(frrim).— D. frappe (substantif ver-
bal), frappemeni, frappeur.
f Frasque, de 1'italien frasca
(farce).
Fraternel, du L fraternalis
(meme sens) .
Fraternlte, du L. fratemitatem
(m s.).— D fraterniser.
\ Fratricide, du L. fratriei-
dium (meurtre du frere)
2. Fratricide, da L. fratricida
(qui a tue son frere).
Fraude, duL fraudem {m.s).
— D. frauaer, fraudeur.
Fraudulent, du L. fraudulo-
sus (m. s )
Fray et*. ancienn. froyer. du
L fricare (frotter). Pour lecnan-
gement de icare en oyer, vey. em-
ployer. Sur oi devenu at, voy. ac-
croire. — D frai (subst. verbal).
Froyettr, anciennement fro-
yeur. du L. frigorem (frisson cause
par la terreur), Fri[g)orem per-
dant le g medial (voy. allier) de-
vient frayeur par le cbangement :
1° de o en eu (voy. accueUUr);
2 # de x en ox (voy. boire) qui de-
vient posterieurement ax (voy.
accroire).
Freffoinc, ongine inconnue
Fre*fottnei*, origine incon-
nue. — D. fredonnement.
f Fregate, venu au seizieme
siecle de 1'italien fregata (frigate).
Freitt, du L. frenum (frein).
Sur e devenu ei, devant n, m,
eomparez : pletn (plenum), rein
(ren), y«tne (vena), seigneur (se-
I niorem), serein (serenus) , ver-
I veine (verbena), getndre (gemere);
devant d'autres lettres que w, m,
dans : sdze ( sed'cim ) , tretze
(tred'cim), seigle (secle*). — D
e/frene*.
1 f Frelater , signifie ancienn.
transvaser ; venu du flamand ver-
laten (transposer); par la meta-
these de verlaten en vrelaten (voy.
dprete") — D frelateur, frelatage.
I Frefe. ancienn. fraile, du L.
fragilis'(M\e) par la contrac-
| tion reguliere (vov. p lxxxi) de
fragftlis en frag'hs d'ou fraxle
par le changement de gl en il
(voy. cailler) Sur ai devenu i,
voy. p lxxxiii. — D. frelon (pro-
prement insecte dont le corps est
frgle et delie).
Frefott, voy. frile.
FrefMcAe, origine inconnue.
— D freluquet
Frefuque*, voy. freluche.
FtHzmir, du L. fremere (fr6-
mir). Sur le changement de con-
jugaison (fremere au lieu de
fremere) voy. accourxr. Sur e de-
venu t, voy. accomplir — D fri-
missement
Ffeate, ancienn. fresne, en
italien frassxno, du L. fraxtnus
(frene) par le changement regu-
lier de frazinus en frawinus ( < quo-
| modo vadit ad caput frassino-
rum » lit-on dans un auteur cite"
1 par Ducange).
Frass(i)nus contracts ( voyez
p. lxxxi) en frasfnus, donne
fresne par le changement de a en
e (voy, acheter). Sur la chute de
s, voy, abime.
Frene0fie,duL.pfcre»iem(m.s.).
Frenetlque, du L. phrenetv-
cus (m. s.) .
Frequence, du L frequentia
(frequence)
Frequent, du L. (requentem
(m. s.).
y Google
FRI
249
FRI
Frequenter, du L. frequentare
(frequenter). — D. frequentation,
riquentatif.
Frhve, du L. fratrem (frere)
par ie changement . 1° de tr en
r (voy arri&re) , 2° de a en e
(voy, acheter). — D. confrere,
confreri*.
Fretafe, dans le patois poite-
vin presate, engascogne bresague,
du L praesaga* (proprem. oiseau
de mauvais presage). Sur ae de-
venu e, voy. p. lxxxviii; sur p de-
venu f, voy chef; sur, la chute du
g, voy aWter; sur a devenu at,
voy. atpte.
f Freftque, venu au seizieme
siecle de l'itahen fresco (fresque).
F»«e«*Mfe 9 origine inconnue.
Fwt* loyer d'un navire, mot
d'origine germanique (ancien haut
allemand freht, m. s.). — D. fri-
ter, frtteur, affre'ter.
WretiUer, du L. frictiUare *
}derivede/Wctore* frequentatifde
ricare f rotter). Sur ct devenu t
voy. affeti; sur i devenu e , voy.
admettre. — D. (rttiUement.
Frefitt 9 origine inconnue.
FreUe, origine inconnue. —
D. fretter.
Ffetfje, mot d'origine germa-
nique (ancien saxon hrdc freux),
pour le changement : 1° de hr en
ft, voy. frapper; 2° de o en eu (voy.
Ckccueillir)
Friable , duL. fnabilis (m.s.),
— D. friabilite du L. friabilitatem
(derive de friabilis).
Friand, voy. frire. — D.
friandise, ajfriander.
Wwteandeam 9 origine incon-
nue.
Fricassee, origine inconnue
— D fricasste.
Vniehe^ origine inconnue —
D. difricher.
Fvicot, origine inconnue. —
P. fricoter, fricoteur.
Frfetton, du L. frictionem
(m. s.). — D. frictionner.
Ffffetcjc, ancien francais fril-
leux, du L. fngtdulosus (de>iv6
de frigidulus refroidi). On a vu
au mot froid que fngidus existait
dans la langue populaire des Ro-
mains sous la forme frigdus; ce
?[ui indique que la contraction de
cigidulosus en fr\g y dulosus avait
deja eu lieu dans le latin de la de-
cadence.
Frigdulosus r&luisant gd a d
(voy amande), frid^losvs'se con-
tracte suivant la regie (voy. ac-
cointer) en frid'losus d'ou frilleux
par rassimiiation de dl en 11 puis
en I (voy. allumer), et par le
changement de osus en eux (voy.
amoureux)
Frinta* , gel£e blanche, de-
rive de l'ancien scandinave hrim
(gelee blanche) par le changement
regulier de hr en ft (yoy. frapper,
— D. frimaire.
Fw4n*e 9 origine inconnue. —
D frimousse.
Fringaie , dans le patois nor-
mand frainvaie, corruption de la
locution faimvaUe (voy. ce mot),
FfiM£«ntf , derive" de fringuer,
dont l'ongine est inconnue. ,
Fripe , voy friper, — D. /W-
pter, frxperie.
FHpcr, origine inconnue. —
D. frivon.
FfijMm, signifie originaire-
ment gourmand , et derive de /Vi-
per au sens de manger. — D. /rt-
ponnerte, friponner, friponneau.
Ffit*e,du L. frigere (frire) par
la contraction reguliere (voy. p.
lxxxi) de /Wgf(e)re en frig're d'ou
/rir« par la reduction de gr en r
(voy. accweiMtr) . — D. friand (pour
friant, participe de frire, comme
riant de rire\ friand signifie a
l'origine ce qui est app6t»ssant) par
une extension asseg forte du sens
y Google
FRO
250
FRO
primitff. La forme ancienne de
friand est toujours f riant ce qui
confirme Petymologie indiquee.
\ 1. Frlae (architecture, de Pi-
tahen fregio (frise).
2. Frise (etoffe de), mot d'ori-
gine historique (voy. lxiv). Toile
de la province de Frise.
3. Frlse (cheval de), de la pro-
vince de Frise ou ce mode de de-
fense fut employe pour la premiere
fois.
Firisev) origine inconnue. —
D. frisure, frison, frisotter, d&-
friser.
Frisson, anciennement fricon,
du L. frictionem (frisson dans
Gregoire de Tours : « Ita sospitati
est restitutes ut nee iUas, quas
vulgo frictiones vocant, ultra per-
ferret). » Pour le changementde
frictionem en fricon, ou mieux de
etionem en con voy. facon ; pour
le changementde fricon en frisson,
voy. agencer. — D. frissonner,
frissonnement.
Friturc , du L. frictura*
(m. s.). Sur ct devenu t, voy. af-
ftt&.
Frlvftle, du L. frivolus (fri-
vole). — D. frxvoliti,
Fvoc , dans la basse latinite
hrobus, de l'ancien haut allemand
hrock (habit, vehement) Sur hr
devenu fr, voy. frapper. — D. fro-
card, defroque, de'froquer.
Froid, du L. frigdus (que le
peupledisait a Rome pour frigidus,
froid. « Frigida non fricda » dit
V Appendix ad Probum. On trouve
de meme frtgdor pour frigidor,
frigdosus pour frigidosus, etc. ..).
Sur cette* chute de l't, dans frigi-
dus, voy. p. lxxxi.
Frigdus a donn6 froid par le
changement: 1° de gd en a (voy.
amande) ; 2" de % en ox (voy.
boire).— D. froideur, froiaure,
refrotdir.
Froisser, frotter fortement,
du L. fnctiare * (derive" de frictus
participe de fricare frotter, voy, p.
xxxiii). Sur le changement de
chare en sser y voy r agencer , sur i
devenu ot, voy. boire, — D. frois-
sementj froissure.
Ft* ofet*, du L. frictulare (dimi-
nutifde frictare* frequentatif de
fricare frotter). Frictulare devmt
fritulare par le changement de ct
en t (voy. affe"U) % frit(ti)lare con-
tracts suivant la regie (voy. accotn-
ter) en friflare, change t en o
(voy. frotter), d'ou frot'ler qui
don ne frdler par l'assimilation de
tl en I (voy. bouleau). — D. /rdfe-
ment.
Frontage , anciennement for-
mage, en provencal formatge, du
L. formaticum (qui a le sens de
caseum dans les textes merovin-
giens et carlovingiens : on lit dans
les Gloses de Reichenau qui remon-
tent au huitieme siecle ; « caseum
= formaticum. » Formaticum si-
gnifie proprement qui est fait dans
une forme. Papias cite formaticum
comme une expression populaire :
« caseus vulgo formaticum. » Un
texte du neuvieme siecle cite par
Ducange dit egalement : Ova man-
ducant et formaticum id est ca-
seum.
Formaticum a donn§ formage
par le changement de atxeum en
age (voy. dge); puis fromage par
la transposition de r (voy. dpreU).
— D. fromager, fromagerie.
Frownent , du L. frumentum
(ble). Sur u devenu o, voy. annon-
cer.
Froneer^ proprement contrac-
tor, rider le front, du L. frontiare*
(derive" de frontem front)* Sur ttare
devenu cer voy. agencer, — D.
fronce (substantif verbal) , fronce-
ment, fronds, de'froncer.
Fronde $ du L. funda (fronde)
y Google
FRU
251
FUN
par le changement de u en o (voy.
annoncer) et l'intercalation d'un r
(voy. chanvre). — D. fronder,
frondeun
Ffott*,duL. frontem (front).
-~D. frontal, fronteau, fronton ,
affront , affronter, conf router, ef-
fronU, eflronterte,
Ffotttffefe, du L. fronteria*
(limite de deux pays, dans les tex-
tes du moyen age, proprement li-
mite ou deux pays se regardent
front a front ; derive de frontem
front). Sur e devenu ie, voy. ar-
rive.
Frontlsplee, du L. frontispi-
cium* (ni. s ).
Ffosttott, voy. front.
Firottew, du L. frietare * (fre-
quentatif de frtcare frotter) par le
changement de et en tt (voy. as-
siette), et de % en o comme dans
ordonne de ordino,fr6ler de frictu-
lare. — D. frottement, frottage,
frotteur, frottoir.
Fructldor, deriv6 du L. fruc-
tus (fruit).
Fructification , du L. fructi-
ficationem (m„s.).
Fructlller, du L. fructificare
(m. s.).
Fructueux, du L. fructuosus
(m. s.). Sur osus devenu eux. voy.
amoureux.
Frugal, du. L. frugalis ( frugal).
Frugallte, du L. frugalitatem
(frugalite).
Fruglvore , du L. frugem
(fruit) et vorare (manger).
Ft*tci*, du L. fructus (fruit) . Sur
a devenu it, voy. attrait. — D.
fruitier, fruitene.
FtfMgttiit, origine inconnue.
f Fruatc, de l'italien frusto
Juse, vieux).
Frustration, du L. frustration
hem (m. s.).
Fruatrer , du L. frustrari
(m. s.).
Fugaee, du L. fugacem (qui
fuit facileraent).
Fugltlf,du L. /u0ttuw(m. s.).
f Fugue , de l'italien fuga
(fuite.)
Fwlf, du L. fuaere (fuir) par
la contraction reguliere (voy. p.
lxxxi) en fug're d'oii fuir par le
changement de gr en ir (voy. ac-
cuetutr et buis). — D. /wife (sub-
stantif participial, voy. absoute),
fuyard ; s'enfuir.
Fwite, voy. fuir.
Fulgural, du L. fulguralis
(m. s.).
Fulguratlon , du L. fulgura-
tionem (m. s.).
Fullglneux, du L fuliginosus
(couvert de suie).
Fulmlner , du L. fulminare
(foudroyer). — D. fulminant, ful •
initiation.
Fumet*, du L. fumare (fumer),
— D./i*m& (substantif participial),
fumage, fumet, fumeur, fumoir,
fumeron, fumiste, enfumer, par-
fumer.
Ftcmetcoc, du L. fumosus (m.
s.). Sur osus devenu eux, voy.
amoureux.
Fwntier , anciennement fe-
mier, du L. fimarium* (derivSde
fumus fumier) par le changement :
1° de arius en ier (voy. dnier) ,
2° de i en e puis u (voy* a/fu-
ller),
Fumigation, voy. fumiger.
Fumlger 9 du L. fumigare
(m s.). — Di fumigation, fumi-
gatoire.
Funamfeule , du L. funambu-
lus (danseur de corde).
Funefere , du L» funebris
(m.s.).
Funerallles, du L. funeralia *
(m. s.). Sur alia devenu aille, voy.
ail.
Funeralre, du L. funeranui
(m. s.).
y Google
FUS
252
FUY
Funeste, du L. funestus (fu-
neste).
Funln, diminutif de fune, qui
est de>iv6 de funis (corde).
Fur (au) et d mesure, locution
pleonastique, far signifiant deja
prix, mesure. Fur est le L. forum
(au sens de yrix, pour les exem-
ples, voy. a forfait). Sur o de-
venu u, voy. curie. Pour l'Stymo-
logie voy. mesure.
Furet , diminutif de fur *
radical aul correspond au L. furo
(furet , dans Isidore de Seville). —
D. fureter (proprement chasser au
fillet puis fouiiler, chercher par-
tout).
Fureter, voy. furet. — D.
fureteur.
furear, du L. furorem (fu-
reur).
Furlbond, du L. furibundus
(m. s.) .
Furle, du L. furia (m. s.)
Furleux, du L> furtosus (fu-
rieux). Sur osus devenu eux voy
amoureux
Furonde, du L. furunculus
(furoncle).
Furtlf, du L furtivus (furtif).
Fusain , arbre dont le bois
sert a faire des fuseaux; fusain
correspond a un L. fusanus * de-
rive de fusus (fuseau) ; sur anus
devenu ain voy. ancten. On arj-
pelle aussi fusain le charbon (fait
avec le bois du fusain) qui sert a
tracer des esquisses
Fuseau, anciennement fusel
(sur el devenu eau, voy agneau).
Fusel represente le L. fusellus *
(denve de fusus fuseau).
Fusee, proprement la masse
de fil enroule sur le fuseau (puis
par assimilation piece d'artillerie
ayant la forme d'un fuseau). Fusie
au sens de masse de fil enroule"
sur le fuseau derive du L. fusata *
(qui a le meme sens : portans
seeum duas fusatas fili, dit un
texte de 1355). Sur ata devenu ee,
voy. ampoule,
Fuser ? du L. fusare * d6riv6
du participe fusus, de fundere
(fondre).
Fusible , du L.fusibilis (m. s.).
— D fusibiliU du L. fusibilitatem *,
derive de fusibilis.
Fusil, proprement morceau
d'acier avec lequel on bat la pierre
I a feu pour allumer Tamadou (puis
arme a feu qui est munie d'un
fusil).
Fusil, qui est en italien footle.
vient du L. focile* (briquet, derive
de focus feu) par le changement :
I ° de o en u (voy. curie) ; 2° de c
en s (voy. amitie). — D. fusilier,
fusillade, fusilier.
Fusion, du L. fusionem (fu-
sion), — D. fusionner.
Fustlger, du L fustigare (m 3
s.). — D. fusttgation.
Fut, anciennement fust, pro-
prement bois {fat d'une lance), du
L, fustis (bois, baton) Sur la chute
de s, voy. abime. — D. futaie,
futaille (petit fut), fHt4 (qui a de
l'experience ; qui a souffert ; dans
l'ancien francais * qui a et6 battu,
derive de f&t au sens de bdtori),
aff-at, compose" de d et fut, c'est-
a-dire au bois, proprement 6tre
appuye" contre un arbre, pour Spier
le passage du gibier.
Futaie, voy. fut
Futaille, voy fut.
f Frttalne, anciennement fus-
taigne, venu a'umoyen age. parle
commerce de Genes, de 1 italien
fustaano (futaine)
Fute, voy. fut
Futile, du L. futilis (futile).
Futlllte , du L. fulilitaUm
(m. s.).
Futur, du L. futurus (m. s,)»
Fuyant, voy. fuir.
Fuyartl, voy. fnir,
y Google
GAG
253
GAG
f GAbfcrre, de l'italien ga-
barra (gabare), — D. gabarier;
gabarit , module pour la construc-
tion des gabarres, puis des vais-
seaux en general.
Ga6effe, a l'origine imp6t en
general, mot d'origine germanique
(anglais, gabel 2 gavel ; anglo-saxon,
gafol, tribut, impdt) . — D. gabe-
leur, gabelou, gabeler, gabelage.
Ctofret*, en italien gabbare,
mot d'origine germanique (ancien
scandinave gabba tromper, se mo-
quer de).
f tt abler, venu de l'italien
gabbiere (gabier),
f Gabton venu de Pitalien
gabbione (gafcion). — D. gabion-
ner
G&che, origine inconnue. —
D. gdchette.
Gachcv, anciennement gas-
cher, proprement detremper, de-
layer du platre, mot d'origine
germanique (ancien haut allemand
waskan, Javer, qui a donne dans
la basse latinit6 un type wascare*
dont gascher est la tranformation
r^guhere, par le changement :
1° de to initial en gu, puis en g
devant a, comme dans . pager
(tuadiare), gagner (iceidaniare*),
grant (tcantus), garant (tcarant 1 ,
garder (tcarten) . garenne (tca-
renna), oarer (wardn), garnir
(toarnian), gateau (wastel) gauche
(toelk) , gaufre (wafer) , gaule
(walu), gazon (toaso); gu persiste
devant e ; guerre (toerra), guerir
(tcerjan), guetter (tcahten) 2° de
ca en che (voy. acharner et ache-
ter). Sur la chute posterieure de *,
Yoy. abime. — D. gdche (substan-
tif verbal), gdcheur, gdcheux, gd-
chis.
Gdchette, voy. gdche.
Gade, du grec y^8o; (m. s.).
Garfoue, origine inconnue. —
D. gadouard.
Gaffe, mot d'origine celtique
(gaelique, gaf f croc) — D. gaffer.
Gage, voy gager. — D. ga-
giste.
Gager, en provencal gatjar,
du L. wadiare * (gager dans les
Lois Barbares , wadiare derive de
vadium que Ton trouve dans ces
memes lois avec le sens de gage ;
wadium est d'origine germanique
et correspond au gothique vadi ,
gage). Wadiare ^transforms sui-
vant la regie (voy abrtger) en
wadjare a donn6 gager par le chan-
gement : 1° de dj en g (voy. ajou-
ter) ; 2° de w en g (voy. gdcher).
— D. gage (subst. verbal), gage-
rie, gageur, gageure f engager , dd-
gager.
Gagnage, voy. gagner.
Gagner, anciennement retirer
un profit, un revenu de la culture,
a i'origme retirer un profit du pa-
turage, et enfin paitre qui est le
sens primitif {gagner au sens de
paitre est rest6 dans gagnage pa-
turage, et dans les termes de
chasse tie lievre gagne, le cerf
gagne » c'est-a-dire pait) . Gagner
qui est dans notre ancienne lan-
gue gaagner, en provencal gazan-
har, en italien guadagnare f dans
l'ancien espagnol guadanar. est
15
y Google
GAL
254
GAL
an mot d'origine germanique, et
correspond a Tancien haut alle-
mand weidanjan (faire paitre) :
cette forme correspond a un type
de la basse latinite wei(d)aniare *
qui a donne gaagner : 1° par la
chute du d m6dial (voy. accabler) ;
2° par le changement de to en g
(voy. gdcher)j et deni en gn (voy.
r'^ogne). Gaagner avait cree le
s^bstantif verbal de Tancien fran-
§ais gaaing, aujourd*hui contracte
en gain.
Croi, mot d'origine germanique
(ancien haut allemand gdki (vif ,
alerte, d'ou posterieurement le
sens de gai). — D. gaiett, igayer.
f curiae, mot apportedel'ilede
Saint-Domingue.
Gaiete, voy. gai.
Gaiiiard, origine inconnue.
— to.gaillardise, ragaillardir.
Cau»,voy. gagner.
Came, du L. vagina (gaine,
fourreau). Pour le changement de
agina en aine, voy, fatne; la for-
me vaina est devenue gaine par
le changement du v initial latin en
g y qui se retrouve dans : pasco-
gne (©asconia), #ater (rastare),
#ue (©adurn), pufipe (vespa) , grue-
ret (t?eractum *), gvi (t?iscum),
flfuivre (vipera) , goupillon (culpe-
culionem*), flfap(vapp), ^uimauve
(tnscummalva). — D. gainier, gai-
nerie, engainer t rengainer, d6-
gainer.
f ctala, venu de l'italien gala
(fete).
Crafattf, parti cipe du yerbe
galer qui a dans notre ancienne
Langue le sens de se rejouir; galer
est d'origine germanique et derive
de l'anglo-saxon gdl (gai, rejoui).
— D. galanterie, gdkmtin, galan-
tiser.
ttalantlne, du L. galatina*
(galantine dans les textesdu moyen
age). Pour l'lnsertion de Yn, voy.
concombre. Galatina est une cor-
ruption degelatina (voy. gtlatine)
Quant au sens de galantine pos~.
sede par la forme galatina, en
voici un exemple tire de la Philip*
Side de Guillaume le Breton (liv. x) :
Ullia salmonum murenarum-
que ministrat Britigenis, quo* in-
de procul commercia mittunt
Chara diu, dum servat exs Gala-
tina vigorem. Un comple ma-
nuscrit de 1240 donne le mSme
sens au mot galatina : « De duo-
decim lampredis portatis in gala-
tina. »
cudaxle, du grec yaXatfotc; (voie
lactee) .
dalbanom, du L. galbanum
(galbanum).
f cialbe, au seizieme siecle gar-
be dans Ronsard, de l'italien garbo
Crate, du L. callus (proprement
callosity et par extension gale,
maladie eutanee qui rend la peau
calleuse et epaisse) ; caUus avait
deja le sens de gale dans le latin
du moyen age, puisqu'on trouve
son derive callosus employe au sens
de galeux dans un texte du on-
zieme siecle • Insuper expertus cal-
loso corpore lepram.
Sur le changement de e en g,
voy. adjuger. — D. galeux,
| dalefra, de Pespagnol gal-
lega (m. s.) .
Ctalene, du L. galena (ga-
lene).
f «alere, venu au seizieme
siecle de l'italien galer a (galere).
— D. galirien.
f Galerle, venu de l'italien
galleria (galerie).
Crafei*tte, mot d'origine eel-
tique (breton gwalern, vent du
nord-ouest).
Gafef , origine inconnue. — D.
galette (qui a la forme plate et
ronde du galet).
y Google
GAM
255
GAR
Crtifetfa*, origine inconnue.
GatintatU**, origiae incon-
nue.
Craff on, galiote. derives de l'an-
cien francais galee (galere) dont
l'origine est inconnue.
Gatiote , voy. flfaWon.
Galle, du L. gfaito (noix de
galle). — D. gallique.
Galilean , du L. gallicanus*,
derive de galius (gaulois).
Galllnace, du L. gaUinaceus.
(m. s.).
f Gallon, de l'anglais gallon
(m s.).
Crafoefre, chaussure a se-
melle de bois, du L calopedia*,
souher de bois dans plusieurs tex-
tes du moyen age ; caloptdia est
le grec xaXonoSiov Soulier de bois).
Calopedia est contracts (voy. p.
lxxxi) en calop'dia qui se trans-
forme regulierement (voy. abre'ger)
en calopdja d'ou est venu galoche
par le changement : 1° de c en g
(voy. adjuger); 2° de pd en d (voy.
hideux) ; 3° de dja en che (voy.
ajouter et abre'ger)
Ctofotaiae**, origine inconnue.
• — D. galon.
Ckilopet*. en provencal galau-
par. mot d'origine germanique
(gotnique gahlaupan* compose de
hlaupan courir et du pr6fixe ga).
Sur au devenu o, voy* afonette.— D.
galop (substantif verbal). galopin,
galopade.
Galouaet, origine inconnue.
Galvanlque, mot d'origine
historiaue (voy. p. lxiv), derive de
Galvani,nom du physicien italien
qui dScouvrit les phenomenes dits
galvaniques en 1780. — D. galva-
nisme.
Galvauder, mot d'origine in-
connue.
t Gambade, venu de Pitalien
gambata (gambade). — D. gambar
der. '
f Gambit, de l'italien gam-
betto (croc en jambe).
Crameffe, du L. camella
(Scuelle de bois). Sur c devenu g,
voy. adjuger.
Ctomftt, origine inconnue. —
gaminer, gaminerie.
Gamine, francisation du grec
gamma nom de la lettre y par
laquelle Gui d'Arezzo termina ia
serie des sept notes de la musique
(notes qu'il avait designees par les
lettres a, 6, c, d, e, f, g). La der-
niere note g a doune son nom &
, toute la serie.
| f Ganache, de Fitalien ga-
• nascia (ganache).
Ganglion, du L. ganglion (gan-
I glion).
! Gangrene, du L gangraena
(m. s.). — D. gangrineux, gan-
| grener.
t Gangue , de Tallemand gang
(filon).
fiatMe, origine inconnue,
Crati*, du L. wantus* (gant)
dans les capitulaires de Charlema-
gne wantos in aestate, et dans
les Acta Sanctorum : t chirothecas
quas vulgo wantos vocant ».
Wantus est d'origine germani-
que et correspond au suedoistrante
(gant).
Womtus a donne" gant par le
changement de w en gu (voy. gd-
cher). — D. gantier. ganter, gan-
terie, gantelet (par nntermediaire
de gantel*)
Garance, origine inconnue.
— D. garancer.
Gnrant, dans la basse latinitd
warantus, mot d'origine germani-
que (anglais warrant, frison tea-
rend, garant. Sur w devenu g voy.
gdcher. — D. garantir, garantie.
f Gareette, de l'espagnol gar-
ceta (gareette).
CrcircoM, diminutif de gars
dont l'origine est inconnue.
y Google
GAR
256
GAS
Garder, mot d'origine germa-
nique (ancien haut allemand war-
ten, veiller sur, garder). Sur le
changement du w allemand en g,
voy. gdcher — D. garde (substantif
verbal), gardeur, gar dim, regar-
der, regard,
Gardien, voy. garder.
Gar don, origine inconnue.
Cat- e , voy, garer.
Garenne , proprement : ter-
rain sur lequel le droit de chasse
etait reserve, et a Torigine de-
fense de chasser dans un bois. Ga-
renne, qui est dans la latinite du
moyen age warenna, est d'origine
germanique et derive de Tancien
haut allemand wardn (delendre
mettre a l'abri).
Warenna a donne" garenne par
le changement de w en g (voy.
gdcher). — D. garennier.
Garer , mot d'origine germa-
nique (ancien haut allemand wa-
rdn, mettre a 1'abri, prendre garde).
— D. gare (subst. verbal), 6 garer.
ttargarlser, du L. gargari-
zare (m.s.).
dargarlaiue , du L. £arga*
risma (m. s.).
Gargote, origine inconnue.
— D. gargotier, gargoter, gargo-
tage.
GargowUte, origine incon-
nue. — D . gargouiller , gargouil-
lement, gargoullis, gargouulade.
ctargoasse, origine mconnus.
Garnement, voy. garnir.
Garnir j mot d'origine germa-
nique (anglo-saxon warnian, avoir
soin, fournir, munir, d'ou le sens
de defense etde fortifier qu'a pos-
sede le mot francais).
Sur le changement du w germa-
nique en g, voy. gdcher. — D. gar-
niture, garnement (proprement qui
sert a defendre, a proteger ; mau-
vais garnement, qni delend mal,
qui ne sert a rien, par extension
mauvais sujet, mauvais drdle);
garnison de garnir au sens de
delendre (proprement troupe qui
sert a garnir, a prot6ger une ville);
garnisaire ; garni (subst. part).
Garnison, voy, garni.
Garniture* voy. garnir.
Garou (loup) , dans la mytho-
logie du moyen age, homme qui
erre la nuit transforme en loup :
garou qui est dans notre ancienne
langue garoul vient de gerulphus*
| (loup-garou dans la latinite da
moyen age : Gervasius Tilberien-
sis dit au sujet de cet animal fan-
tastique. Vidimus enim frequenter
in Anglia per lunationes homines
in lupos mutari quod hominum
genus gerulphos galli nominarU,
Angli vero were-vulfdicant
Gerulphus est d'origine germa-
nique et represente le suedois va-
rutf, garou. Varulf est compose
de var (homme) et de ulf (loup) et
signifie proprement homme-loup.
Gerulphus a donne* l'ancien
francais garoul par le change-
ment: 1° de e en a (voy. amen-
der) ; 2° de u en ou (voy. accou-
der) ; 3° par la reduction de Iph
final a I (garoul de gerulphus,
comme RaouZ de Radulphus) puis
de oul en ou. comme dans S l Ou
de S. Ulfus.
1. Gar rot, origine inconnue.
— D. garrotter.
2. Garrot, origine inconnue.
Garrotter 9 voy. garrot 1
Gar*, voy. gar con.
Gascon , du L, Vasconem
(habitant de la Vasconia). Sur v de-
I venu 0, voy. gaine. — D. gascon-
j ner, gasconnade,
J GaspiUer, mot d'origine ger-
, manique (anglo-saxon gaspillan,
consumer, prodiguer), — D. gas-
j pilleur, gaspillage.
I cwter, du grec YotatVjp (esto-
i mac). — D, gastrique, gastrtte.
yGoogk
GAU
257
GAZ
taatralale, du grec YaotpaXYia
ileur de l'estomac).
laslrique, voy. gaster.
as trite, voy. gaster.
antronomle , du grec yaff-
o\xia (science de la bonne
e) — D. gastronome, gastro-
ique.
aieau, anciennement gas-
, a l'origine gastel (sur el de-
1 eau, voy. agneau). Gastel est
mot d'origine germanique et
nd a l'ancien haut allemand
tel (gateau). — Pour le change-
t^de w en g ? voy . gdcher.
ater, anciennement gaster,
L. vastare (proprement d6-
e) : sur v devenu g, voy.
#; sur la chute de s, voy.
le. — D. digdt.
auche, forme feminine de
j * , a l'origine gale * type qui
l'origine germanique et r6-
l a l'ancien haut allemand
: (faible), welk donne gale par
langement : l°de w engf (voy.
er) ; 2° de e en a (voy. amen-
3° puis de al en at* (gauche),
agneau.
l voit que la main gauche si-
e proprement la main faible
opposition aux qualites d'a-
;e et d'agilit6 quel'on attribue
main droite Si Strange que
sse cette origine elle est cer-
; et confirmed par ^existence
etaphores analogues dans plu-
s langues de l'Europe : 1'ita-
appelle la main gauche stanca
tiguee) ou manca (la defec-
$e) , le provencal moderne dit
seneco (la main d6crepite),
. — D. gaucher, gaucherie,
hir.
itc cMf, voy. gauche. — D.
hissement.
ittcfe (res6da), mot d'origine
anique (allemand waude re-
; sur V) devenu g, voy. gdcher.
' Gaudlr, du L. gaudere (se
rejouir). — D. gaudriole (pour
| gaudiole).
Gaadrlole, voy. gaudir.
! Gunfire, anciennement gafre,
mot d'origine germanique (anglais
wafer gaufre, allemand waffel) :
sur le changement : 1° de v? en
0, voy. gdcher. — D. gaufrer, gau*
frier, gaufrure.
Haute ) anciennement waule,
mot d'origine germanique (frison
walu> gaule, baton) : sur w devenu
g, voy gdcher — D. gauler.
Gauioi* , derive de Gaule qui
est le L. Gallia (Gaule) par le chan-
gement de al en au (voy. agneau).
I Crowpe, mot dont 1 origine est
I mconnue.
f Gausner, venude Fespagnol
gozar; goxarse (se moquer). — D.
gausseur, gauss erie.
I Gavotte, mot d'origine his-
torique (voy. p. lxiv), originai-
; rement danse des Gavots (e'est-
a-dire des habitants du pays de
G& ^' ,, • . .. .
Gas, mot d'origine histonque
(voy. p. lxiv) ; gat fut cr66 au
seizieme siecle par l'alchimiste
Van-Helmont. — D. gazeux, ga-
ztifier, gaztiforme, gazier, gazo-
metre.
Gase, mot d'origine histonque
(voy.' p. lxiv); tissu fabrique ori-
ginairement a Gaza, ville de Pa-
lestine. — D. gazer.
f Gazelle, mot d'origine orien-
tale, rapporte de l'Afrique par les
croises au temps de saint Louis.
Gazelle est le diminutif de Tarabe
ghaza (gazelle) .
f Gazette, venu de 1'italien
gazetta (gazette), — D. gazetier.
Gazometre, de gaz (voy. ce
mot), et du grec yitpov (ncesure).
Cra^oM, anciennement mason %
mot d'origine germanique (ancien
hajit allemand waso gazon) . Sur
yGoogk
GSM
258
GftN
to devenu g, voy. g&cher. — D.
gazonner, gazonnement.
Cfcrcotc f f let* , forme secon-
daire de l'ancien francais gaziller
diminutif de flfoscr qui est pour
«wer(voy. ce mot). — D. gazouil-
lement, gazouillis.
Geai, anciennement gai qui
est le m£me mot que l'adjectif gat
(le geai ayant recu ce nom a cause
de sa loquacity. L'ancien espagnol
qui ditgayo a la fois pour geai et
gai, confirme cette origme.
Creott*, en italien gigante, du
L. gigantem (geanti par la chute
du g medial et le cnangement de
t en e (voy. admettre).
Gehenne, du L. gehenna (en-
fer, dans Tertullien qui avait
transcrit ce mot du grec des Sep-
tante yUvy* qui est l'hebreu ge-
hinnom lieu de damnation 6ter-
nelle , sur ce mot, voy. p. lx).
Creitufre, duL. gemere (gein-
dre) par la contraction reguliere
(voy. p lxxxi) de gem(&)re en ge-
m're, d'ou geindre par le cnange-
ment : 1° de e en et (voy frein)
2° de m en n (voy changer) ; 3° de
nr en ndr (voy absoudre).
Gelatine, duL gelatxna* (de-
rive de qelatus, qui est congele).
— D. gelatineux.
Crefet* , du L. gelare (geler). —
D. qeUe (substantif participial),
gelif, gelive, engelure , de" geler,
congeler.
Gelif, gelive^ voy, geler,
Getinc, du L. gallina (poule).
Sur a devenu c, voy. acheter. —
D. gelinotte.
Gelinotte, voy. geline.
demean . anciennement gemel.
du L. gemellus (jumeau). Sur el
devenu eau. voy. agneau, (Le
francais moaerne ne conn ait g6-
mean au singulier que dans les
locutions astronomiques : gemeau
oneQtal, gimeau occidental).
I Gemln4 9 du L.
(double).
; Gem If , du L. gemere (gemir).
Sur le changement de gemere en
gemere , voy. au mot accourir. Sui
e devenu i, voy. aceomplir. — D.
gimissement.
Ciemme, du L. gemma (pierre
gemme).
Gemonleg , du L. gemonix
fee* monies).
Genefve, du L. gingiva (gen-
cive). Sur g devenu c voy. f raise),
Sur in devenu en, voy. admettre.
Gendarme , anciennement
gent d f arme (voy. aux mots gens,
de et orme). — D. gendarmerie t
gendarmer (se).
CrettoVe, du L. aener (gendre)
par la contraction reguliere (voy.
p lxxxi) de gen(fyr en gen y r d'ou
gendre par le cnangement de nr
en wdr (voy. absoudre).
! Gene, anciennement torture ,-
mettre a la gfine se disait pour
donnerla question. On voit com-
bien le sens de ce mot s'est gra-
duellement amoindri.
Gine , qui est anciennement
gehenne est le L, gehenna (pro-
prement lieu de supplice, enfer
dans Tertullien : puis supplice,
torture). — D. gener.
Genealogle, du L. genealogia
(m. s.). — D. gentalogique, g&nea-
logiste.
Gener, voy. gene.
General, du L. generalis (m.
s.). — D. ge'ne'ral (substantif) gi«
niralat, gene'raliser 1 geniraliti.
Generalloer , voy. general. —
D. generalisation.
GeneralUelme ? du L. gene-
ralissimus* superlauf de generalu
(general).
Generateur , du L. generator
! (m. s.).
| Generation , du L. generate
I nem (m. s.).
y Google
GKN
259
GE
&nereux , du L. generosus i
ereux). Sur osus devenu eux <
amoureux. \
enerlque, du L. genericus * \
*)* A . I
eneroslte, du L. generostta- ,
(noblesse).
enese , du grec Revest; (crea- '
I. I
Genet , de l'espagnol ginete
alier arme a la legere).
ettef , anciennement qenest,
.. genista (genet) ; sur t devenu
oy. admettre; sur la chute de
oy. abime.
Gtenette, mot d'origine orien-
(arabe djerneith genette).
ettevfiet*, voy. genttare.
rente, du L. genius (genie).
reniewe, anciennement ge-
re, du L.juniperus (genevrier).
tracts en junip'rus suivant la
le l'accent latin (voy. p. lxxxi)
Qot est devenu genevre par le
ogement de p en v (voy. arri-
; de u en e (voy. chapeler) ;
n (fe; en o/, qui se retrouve
s genisse (/unicem), pesir ja-
)). Genevre a donne gentevre
le changement de e en ie (voy.
iere. — D. gentvrier.
\enU*e, du L. junicem (ge-
e) par le changement : 1° de u
? (voy. chapeler); 2° de j en g
f. genUvre) ; 3° de c en ss (voy.
itie).
;enltal,du L. genitalis (m.s.).
lenltlf, du L. genitivus (ge-
ienlture, du L. genitura (ge-
lre).
fettou , anciennement genouil,
L. genuculum (diminutif de
u genou ; genuculum a le sens
genou dans les Lois Barbares : j
db to st*6fu* genuculo media
isa fuerit, dit la Lex Friso- j
im, 22, 60), ' I
renuculum a donne genouil par !
le changement de ucukm en ouil
(voy. dbeiUe). Sur la reduction de
genouti a genou, voy. aussi au mot
abeille. — D. de la forme genouil
de l'ancien francais : agenouiUer,
genouillere.
crenre, du L. genere (genre,
ablatif de genus).
Gens, pluriel de gent; voy. ce
mot
1. Get**, nation, du L. gentem
(nation). — D. gens,
2. Cleft* (adj.J, du L. genitut
(propr. ne), de bonne naissance,
puis gracieux, charmant, par la
la contraction reguliere de gen(i)~
tus (voy. p. lxxxi) en geritus. —
D. agencer, d'un type agentiare *
derive de genius * pour gen{\)tus.
Voy. agencer.
Ctentlane, du L. gentiana
(m. s.).
Ctentll, du L. gentilis {qui est
de bonne race). — D. gentillesse f
gentilldtre,
CretttffAomme, compost de
homme et de gentil (an sens de :
ne, de bonne naissance). — D. gen-
tilhommerie, gentilhommiere.
Cientlllatre, voy. gentiL
CrentllleMe, voy. gentil.
Genuflexion, du L. genu-
flexionem* (m. s.).
deodesle, du grec yiutiaiaiat
(partage des terres).
«eogno*le, du grec *pj (terre)
et y v( * ><ti « (connaissance). — D.
ge'ode'sique.
tteographle, du L. geogra-
phia (m. s.). — • D. gtographique,
gfograjphe.
Creole, anciennement gaiole,
en italien gabbiula, du L. caveola
(prison, proprement cage. Gedfc
poss6dait encore ce double sens au
moyen ≥ on disait aussi bien
au treizieme siecle la gedle d'un
oiseau que la gedle d'un prison-
yGoogk
GER
260
GfiS
Caveola, consonnifiant eo en to
(voy. abreger) et changeant c en
g (voy. adjuger), donne gaviola,
que 1 on rencontre sous Ta forme
gabiola dans cette charte de 1229 :
« Ipsos quittamus ab omni. . . cus-
todia villae, turris et gabiolae, ab
exercitu, etc ... » Ga(b)iola de-
vient jaioU par la chute du b me-
dial (voy. aboyer) , et par le chan-
gement de g en ; (voy. jutneau) :
Fancien francais jaiole devient
jeole par le cnangement de ai en
e (voy. p. lxxhu), puis gedle (voy.
genievre.
Au sens de cage d'oiseau, gedle
a donne naissance au compose en-
gedler (aujourd'hui ecrit enjdler),
qui a Porigine avait au moyen age
le sens de metlre en cage, de cap-
tiver (comme l'espagnol enjaular,
deriv6 de laufa, cage) : enaedler
(dans le langage des oiseleurs)
c'etait attirer un oiseau daos une
cage ou dans un piege , a l'aide du
chant d'autres oiseauz. De cette
acception technique, engedler a
pris le sens melaphorique de cap-
tiver par des paroles flatteuses ou
insinuantes.
L'orthographe engedler, qui est
6tymologique et montre clairement
Porigine du mot, a persiste jusqu'a
la fin du sifccle de Louis XIV. —
D. gedlier.
oeologle, du grec vvj (terre)
et >6yo$ (discours, elude) — D.
gtologique, gtologue.
Cteomancle, du L. geomantia
(m. s.).— D. giomancien.
cteometre, du L. geometra
(m. s.),— D. g4om6tral.
«4ometrle, du L. geometria
(m. s.). — D. geonUtrique.
Geranium, du L. geranium
(m. s.).
Crerfre, en vieux francais gar-
be, de Pancien haut allemand gar-
ba (gerbe). — D. gerbie, gerber.
Crefeet*, anciennement for-
cer, proprement se fendiller, sous
lMnfluence du froid, du L. carp-
tiare* (denv6 de carptus, part,
de carpere, se diviser, se fendil-
ler: sur la formation des verbes
a laide des parti cipes, voy. p.
xxxm).
Carptiare a donne* garcer par le
cnangement : 1° de c en g (voy.
adjuger) ; 2° de tiare en cer (voy.
agencer); garcer a donne gercer
par Fadoucissement de a en e (voy.
acheter). -— D. gercure.
Gerer, du L. gerere (gerer). —
D. girant.
Gevfawt, anciennement ger-
fauc, a Porigine gerfalc, mot d*o-
rigine germanique (allemand ger-
falk, gerfaut). Sur al devenu au,
voy. agneau.
Germain, du L. germanus
(frere).
f Germandree (pour gelman-
dr4e),deVitol.calamandrea(m s).
Cretttte, du L. germen (m. s.).
Crefmer, du L. gefminare
(germer), par la contraction regu-
here (voy. p. lxxxiii), de oerm(I)-
nare en germ'nare, d'ou germer,
par la reduction de win a n (voy.
attumer).
Germinal, de germen (germe).
Germination, du L. germina-
tionem (m. s ).
Gerondlf, du L. gerundivus
(m. s).
Gesier, du L. gigerium (sins.
inusit6de gigeria, gesier). Surle
cbangement : 1° de t en e. voy.
admettre; 2° degen t, voy fraue;
3° de e en ie, voy. arriere).
Gcsiv (infinitif de git, gisats,
etc....), du L. jacere (6tre cou-
che), par le cnangement : 1° de/
en g (voy. geniivre); 2° de a en e
(voy. acheter) ; 3° de c en s (voy.
amitie) ; 4* de c en t (voy. aecom-
plir). — D. y&tn*.
y Google
OIL
361
GIR
Bertatton, da L. gestationem
.s.).
beste, du L. gestus (geste).
bestlcaler, du L. gesticulari
. s.). — D. gesticulation, gesti-
lateur.
Gtestlon, du L. gestionem
. s).
Gtlbboslte, du L. gibbositatem *
gibbosus (gibbeux).
Grifceciere , sac ou Ton met
ptbter; gibeciere est un derive
Tancien francais gibecer (chas-
) ; gibeciere vient de gibecer,
nme arimaciere de grimacer.
)y. gtoier).
fiifrele* , origine inconnue.
Gri6ef otte , origine inconnue.
- ctfberne • venu au seizieme
cle de l'italien giberna (gi-
•ne).
&ibe€ , origine inconnue.
Grifcief , origine inconnue.
Kifcotflee, origine inconnue.
Grl6oyef , voy. gibier. — D.
ot/ewr, giboyeux.
• Ctfganteaque, venu de l'ita-
1 (/tflfan<esco(gigantesque).
Ertyot, voy. oiflfue.
.. Gl<|uc, jambe, origine in-
inue. — D. ptflfot (proprement
sse demouton).
i. Crigue, danse qui s'ei^cutait
sonde la gigue (instrument a cor-
i, dans notre ancienne langue).
)ue est d'origine germanique
oyen haut allemand gtge, atte-
nd geig^ violon).
Kile*, voy. giUe. — D. gile*
*e.
Billc , bouffon de the&tre. —
le comme nom propre reprg-
ite le L. Aegidius; sanctus Ae-
lius est devenu en francais saint
ies. — Pourquoi a-t-on design^
bouffon de the&tre par le nom
Gille? Cest ce que nous igno-
is absolument. — D. giiet (a
rigine veste sans manche que
portaientles Gllles en paradant sur
I Ies treteaux) : une me'taphore ana-
logue se retrouve dans le motja-
quette (voy. ce mot).
GitnbteUc, origine inconnue.
] CriMoemfcre, dans Joinville
; gingimore, a Torigine gingibre,
du L. zingiber (gingembre) par la
1 contraction reguliere (voy. p.
: lxxxi) en zinzib'r d'ou gingibre
par le changenent de z en g (voy.
jaloux). Sur ^intercalation ae m
(gingimbre), voy. lambruche. Sur
le changement de tene (gingem-
bre), voy. admettre.
f «lr»fe, mot d'origine orien-
tale (arabe zurdfa y girafe. Sur le
changement de z en g, voy. gin-
gembre).
f olrandole. de l'italien gi-
randola (girandole).
olraaol , du L. gyrare (tourner)
et sol (soleil).
Girofle , corruption (pour che-
riofle voy. p. cvi), du L. caryophyU
lum (girotle) contracts suivant
Taccent grec (xapuo^uXXov voy. p.
lxxx et cv) en caryophHum d'ou
girofle par le changement 1° de
ph en f (voy. coffre) : 2° de c en g
(voy. accointer) j 3° par Ies trans-
formations insolites ae a en t (voy.
aimanfjy et surtout de to en o. —
D. giroflier, girofle'e.
elratolre, du L. gyratorius *
derive de gyratus , participe de
1 gyrare (fa ire tourner en rond).
Crit*on. avant de posseder son
sens actuel giron designait la par-
tie de Phabillement qui s'6tena de
laceinture aux genoux; ce mot
etait dans le L. du moyen age giro
qui avait le sens de partie inf<§-
rieure d'une tunique, de pans d'uce
tunique mox cum sinistra manu-
girones albae accipiens , etante se
tenens, spargit ante se aquam be-
nedictam.. . . dit un texte cite par
Ducange.
yGoogk
6LA
262
6LA
Le L. giro* est d'origine germa-
nique (moyen haut allemand g&re,
pan).
GiwoMette, derive de Pancien
verbe francais girer (lourner) qui
est le L. gyrare (tourner)
Gimant, du L. jacentem (gi-
sant) par le changement' 1° de a
en i (voy. aimant) ; 2° de c en s
(voy. amitie) ; 3° de j en g (voy.
genievre).
Gisewnent, deriv6 de gisir
(voy. ce mot); gisement est pour
gdsement; sur c devenu t, voy. ac-
eomplir.
Cfrfc, anciennement flftste, dans
la basse latinite gista, a l'origine
gesta, qui represente le L. jacita*
(lieu ou Ton couche, participe de
jacere Gtre couche, se reposer).
Jac(fita contracte, suivant la regie
(voy. p. lxxxi) en jacHa a donne
le bas latin gesta par le change-
ment: 1° de j en g (voy genievre);
2° de c en s ?voy amitie) : 3° par
Tadoucissement de a en e (voy.
acheter), Gesta donne Pancien
francais giste par le changement
de e en t (vov. accompWr), puis
gtte par la chute dex (voy. abtme).
— D. otter
1. Givwe, origine inconnue
2. Crit>t*e 9 (serpent) ancien fran-
cais guivre,du L. viper a (serpent)
par la contraction reguliere de vi-
p{£)ra en vip'ra d'ou guivre par le
changement : 1° de v initial en #u
(voy gaine) , 2° de p en t? (voy>
ameer).
ttlabre , du L, grla&er (m. s.).
Glace ) du L. glacia* (glace;
forme secondaire de glades que
Ton trouve dans les Glossaires
grecs latins du moyen Age). Sur cia
devenu ce, voy. agencer. — D gla-
con,glacer, glacier , glaciere, glacis.
Glaelal, duL. glactalis (m. s.).
oladlateur , du L. gladiator
im. s.).
CrlaSetcI , du L. gladiolus
(gialeul, dans Pline) par le chan-
gement de glad-i64us en glad-lo-
lus (voy. aievl) ; d'ou glaxeul par
la chute du d medial (voy. acta-
! bier) , et le changement de olus en
I eul (voy. aieuQ.
I Crfaife, ce mot qui signifie
: proprement blanc d'oeuf (le sens
d'humeur glaireuse est postgrieur,
et decoule de I'assimilation de
cette humeur au blanc de Poeuf)
vient du L. clara (dans la locution
clarum ovi blanc d'oeuf dans quel-
ques textes de la basse latinite.
Sur cl devenu gl, voy. aigle;
sur a devenu ax, voy aigle. Ce
qui met hors de doute cette ori-
gine , c'est que glaire est en italien
chiara, en espagnol, et en portu-
gais clara. — D. glaireux.
Glaise , du L. glitea* (glaise,
dans un glossaire latin du moyen
! age ; glitea derive de glitem qui
i est dans Isidore de Seville avec le
sens d'argile grasse). Glitea. deve-
; nant glti'ia (suivant la regie (voy.
abriger et agencer) donne glaise
par le changement : 1° de tia en
se (voy. agencer) , 2° de * en at
I (voy. marraine). — D glaiser,
I glaiseux, glaisiere.
| Glaive, du L. gladius (glaive)
par la chute du a medial (voy.
! accabler) et Pinsertiond'unv (voy.
corve'e).
CrIaM€l 9 du L. glandem (gland)
— D glande (par assimilation au
fruit du chgne), glandte.
Glande, voy gland.
Glandule, du L. glandula
(m. s.). — D. glanduleux, glandw
laire.
Cr fatter > du L. glenare* (gla-
ner, dans certains textes du si-
xieme siecle : « Si quis in messem
alienam glenaverit, » lit-on dans
un texte de 561. L'origine de gle-
nare est inconnue).
y Google
GLO
263
GOB
Sur le changement de e en a, |
voy. amender. — D glane (sub- '
stantif verbal), gUmeur, glanure, ;
glanage. \
Glapir , mot d'oriff ine germa-
nique (neerlandais Happen gla- i
pir); sur ci devenu gJ, voy ai</Je. i
— D. (/lopissemen*.
Gla*, ecrit aussi ckw dans l'an- '
cien francos , du L. classicum
(dansle latin classique signal donne
•par la trompette pour rassembler
les soldats : dans le latin ecclesias-
tique signal donne* par la cloche
Sour avertir les moines de se ren-
re a Peglise : ce sens de sonne-
rie de cloches est visible dans le
passage suivant • Ad matutinum
primo totum classicum pulsetur,
et, remanente classico, duo minora \
tigna sonent, donee fratres ad ec-
tiesiam conveniant. On trouve de j
meme classicum mortuorum pour
le glas des tripassis) .
Classicum a donne glas: 1° par
la chute des deux dernieres sylla-
bes atones (voy. p. lxxxi) ; 2° par
ie changement de d en gl (voy. au
mot aigle).
Glauque,duL. alaucus (m. s.).
Glebe , du L. gleba (m. s.).
f Glette , mot venu de Palle-
mand gldtte (litharge).
CrliMei*, mot d'origine fferma-
nique (neerland. glitsen, glisser).
— D. glissoire, glissade, glisseur,
glissement.
Globe, du L. globus (m. s.).
— D. englober.
Globule, du L. globulus (m.
s.). — D. globuleux, globulaire.
Crloife , du L. gloria (gloire)
par la transposition de Vi (voy.
chanoine).
Glorlenx , du L. gloriosus
(m s.). — Sur osus devenu eux
voy. amoureux.
Glorlfler, du L. glorificare
Cm. s.). — D. glorification.
Gloriole, du L. gloriola (m.s.)
Glone, du L glossa (glose). —
D. gloser, gloseur, glossateur.
Glossalre, du L. glossaHum
(m. s.).
Glossatenr, voy. glose.
Glotte,du grec yXwtti; (iuette).
CrlotcMet*, ancienn. gloucer,
du L. glociare* (derive de glocire
glousser) par le changement : 1° de
ciare en cer, voy. agencer; 2* de o
en ou, voy. affouage ; 3° de cer en
sser (gloucer puis glouwer; voy.
agencer) . — D. gloussement.
GIotc*e*«on, corruption de
l'ancisn iTdXL<p\&gletteron;gletteron
est un derive de glette, comma
moucheron de mouche, aileron de
axle. Glette qui ale sens de bardane,
dans notre ancienne langue est un
mot d'origine germanique (alle-
mand klette, glouteron). Sur cl de-
venu gl, voy. aigle.
Crfotc tott, duL. glutonem (glou-
ton dans Festus). Sur u devenu ou t
voy. accouder. — D. gloutonnerie,
Crftc, en provencal glut do. L.
glutem (glu, dans Ausone). Sur la
chute du t, voy. aigu. — D. gluau,
glaant, engluer.
GItci, origine inconnue.
Gluten , du L. gluten (colle).
— D. glutineux.
Glyptlque, du grec Ytoircoc
(grave).
Gnome 9 mot forge par Para-
celse al'aide du grec yvco{ay) (intel-
ligence).
Gnomlque, du grec yvc*iux6c
(sentencieux).
Gnomon, du L. gnomon (ai-
guille). — D. gnomomique.
Cro (tout de), voy. gooer.
Gobetet , diminutif de Pancien
frangais gobel, Gobel est le L. cu-
pellum (forme masculine de cu-
vella petit broc dans Apicius) par
le changement : 1° de c en g (voy.
adiiwer\- t 2° de u en o (vov. an*
y Google
GOI
264
GOR
noncer) ; 3* de p en b (voy.
abeille).
. CrofceloMet*, de gobelot* (di-
minutif de 0o6eJ, voy. jjobekt)*
Crofret*, mot d'ongine celtique
(gael. ^ob bouche d'ou jjo&er qui
est proprement avaler). — D. gob
(substantif verbal, qui a disparu,
de l'usage courant, tout en persis-
tant dans la locution tout de gob
(aujourd'nui tout de go, c'est-a-
dire librement, sans obstacle).
Gobergcr, origine inconnue.
Godailler, deriv6 de l'ancien
verbe fran$ais goder (comma criatT-
ler de crier, etc....) I/origine de
goder est inconnue.
Godeluveau , origine incon-
nue.
Goder , origine inconnue.
Crocfetf, diminutif du radical
got qui eiiste encore dans le. pa-
tois saintongeais; got est le L gut-
tus (burette) dans Pline. Sur u
devenu o, voy. annoncer.
Sur le changement de got~et en
god-et, voy. atder et atyu.
CkMllveaw, origine inconnue.
Crocft*oM, origine inconnue. —
D« ^odronner.
Croelaauf, anciennement ^rot-
land , mot d'ongine celtique
(kymri guilan, goeTand : ce radi-
cal guil a donne le double derive
goSland, et gofilefte, proprement
hirondelle de mer, puis navire
aussi teger que la go&lette).
Groeiette, voy. goeland.
CroemoM, origine inconnue.
Gogo, origine inconnue.
Croptcenapcf, derive de l'an-
cien francais pogfuc (plaisanterie,
bonne humeur) qu| nous a donne
aussi le denve* goguette. I/origine
de gogue est inconnue. — D. go-
guenarder, goguenarderie.
Goguette, voy. goguenard.
Crofn#t*e, origine inconnue. —
D. goinfrer, goinfrerie.
Cfrottfe, anciennement goetre.
du L. gutter* (autre forme de gut-
ter). Gutter signifie proprement
gorge, mais il a eu le sens de goi-
tre dans la latinite* de la decadence
car on trouve son derive gutturo-
sus employe au sens de goltreuz
dans Ulpien : Si quis natura gut-
turosus sit, aut oculos eminen-
tes habeat, sanus videtur. — et
dans le scoliastede Juvenal a pro-
pos des goStreux des Alpes : tan-
quam si in Alpibus gutturosos /no-
mine* admirer is.
Gutter, changeant u en o (voy.
annoncer) a donne goetre par la
m6tathese de Ve. — D. gottreux
f ctoffe, venu de l'italien golfo
(golfe).
fiomme, duL. gummi (m. s ).
sur u devenu o, voy. annoncer.
—P. gommer, gommeux, gommier.
Croaul, anciennement gon, du
L. gumphus* (clou, morceau de
fer qui sert de gond ; gumphus est
le grec You^po;, clou).
Gumphus que Ton trouve aussi
ecrit gonfus dans plusieurs textes
latins du onzieme siecle a donne*
l'ancien iranc,ais gon par le cban-
gement : 1* de u en o (voy. an-
noncer); 2 9 de m en n (voy. chan-
ger); 3° de ph en f (voy. coffre;
4° par la reduction de nfhf, comme
nous avons vu au mot garou celle
de If a f dans RaouJ (KaduJ/us),
garoui* (geruJfus). (voy. garou).
f ctondole, de l'italien gondola
(gondole). — D. gondolier.
f Gonfalon, de l'italien gon'
f alone (gonfalon). — D. gonfalon-
mer.
Cronjlei*, du L. conflare (qui a
le sens de gonfler, dans les der-
niers siecles de l'Empire). Sur c
devenu g> voy. adjuger. — D. gon-
flement, digonfler.
Goret , diminutif de gore qui
signifie truie dans notre ancienne
y Google
GOU
265
GOU
langue, et dont Torigine est in-
connue.
Gorge, du L. gurges (propre-
ment gounre, puis gorge.' Pour te
changement de sens, voy. p xxiv).
Sur u devenu ou, voy. accouder,
— D. gorgereUe, gorger, dtgor-
ger, e'gorger, engorger, regorger,
rengorger, gorge" e (substantif par-
ticipial).
Cornier' , derive de l'ancien
frangais gueuse (gosier) dont l'ori-
gine est inconnue. Sur la modifi-
cation de la syllabe tonique de
gueuse dans le derive gosier, voy.
p. xci.
Gueuse a donne" un autre de-
rive^ c'est le verbe e'gosiller (se
fatiguer le gosier) ; sur la modifi-
cation de gueuse en gos, voy. p.
xci, 1. 24.
Ctoosampln , du L. gossympi-
nos (gossampin).
Ctothlque, du L. gothicus, de
Gothus (Goth).
f Gouache , de Pitalien guaxxo
(gouache).
f Madron , corruption de
Soudran, en itahen catrame, mot
.'origine orientale (arabe gatran,
goudron). — D. goudronner.
CrotcJJTve, a Porigine golfre *,
en italien golfo , du grec xoXrco;
(ablme, fond de la mer, gouffre).
Sur ol devenu ou, voy. agneau ;
sur le changement de p en f (voy.
chef) ; sur rintercalation d'un r,
voy. chanvre. — D. engouffrer.
GoMge (ciseau de menuisier),
du L. guvia* (ciseau dans Isidore
de Seville, lib. 19, De instruments
lignariis : « Cauterium gallis gu-
via »).
Guvia transforme suivant la re-
gie (voy. abriger) en guv'ja a
donne gouge: 1° par la reduction
de vj a j (voy. abreger) ; 2° par le
changement de o en ou, voy. af-
fouage.
Got* ja*, origine inconnue.
CrotcjoM, en italien gobio, du
L. gobionem (goujon) par la con-
sonnifi cation de to en jo, gobjo-
nem (voy. abrdger) . et par le
changement : 1 • de bjenj (voy.
abrtger) ; 2° de o en ou (voy. af-
fouage).
Crotclee, derive 1 de goule qui
a le sens de gosier, dans l'ancien
francais, et qui derive du L. gula
(gosier. gorge), par le changement
ae u en ou (voy. accouder), «- D.
de Pancienne forme goule: goulet,
goulette. govXot, goulotte, goulu.
Crowle*, voy. gouUe.
Crotclo*, voy. goulee.
CrotcfoMe , voy. gouUe.
Crotclic , voy. goutte.
GoupiUc, anciennement cou-
pille (cheville), du L. cuspicula
(diminutif de cuspis, clou, che-
ville) par le changement. 1° de
icula en Me (voy. abeille) ; 2° de
u en ou (voy. accouder); 3 9 de
c en g (voy. adjuger); 4° park
chute de \*s (voy. ablme).
CrotcpflloM, derive de goupil
(renard). Goupillon qui signifie a
l'origine queue de renard, est venu
au sens qu'il possede actuellement
parce que les premiers goupillons
ont ete assi miles a une queue de
renard.
Goupil, qui veut dire renard
dans notre ancienne langue repre-
sente le L. vulpeculus * (renard,
diminutif de vutpes). Vulpeculus a
donne goupil par le changement :
1° de eculus en il (voy. abeiUe) ;
2 3 de v initial en g (voy. gaine) ;
3° de ul en ou (voy. agneau)..
Gourd, en espagnol gordo, du
L. gurdus (lourd, inhabile) par le
changement de u en ou (voy. ac-
couder). — D- ddgourdir, engour-
dir, engourdissement.
Gourde (courge), ancienne-
ment gouourde et gougourde, du
y Google
GOU
266
GRA
L. cueurbita (courge) par la con- i
traction reguhere (voy. p. lxxxi) (
de cucurbQ)ta en cucurVta, d'ou |
gougourde par le changement :
1° de M en d (voy. aecouder) ;
2° de c en g (voy. adjuger) ;
3° de u en ou (voy. aecouder) ;
gou(g)ourde donne rancien fran-
cais gouourde puis gourde par la
chute du g medial (voy. oilier).
\ « oar din, de 1'italien cor-
dino (garcette pour ch&tier les
galeriens).
Cfcmrgaaufine, origine in-
connue.
Crottrmmfe, voy. gourmer.
Gourmand, origine incon-
nue. — D. gourmandise.
CrOMt*maat«fer, derive de
gourme' (voy. ce mot).
Ck»tcrmaaufi«e, voy. gour-
mand.
Crotft*me, origine inconnue
€otft*me% voy. gourmer. — D.
gourmander.
Crotc rmer , proprement mettre
la gourmette a un chevai ; origine
inconnue. — D. gourmette, gour-
made.
Gourmet, anciennement ce-
lui qui deguste le vin, a l'origine
garcon de marchand de vm, au
treizifcme siecle garcon en gene-
ral. Gourmet, anciennement grou-
met . est un diminutif de groume,
que l'on trouve au sens de garcon
dans les textes francais anciens, et
qui est d'origine germanique (neer-
landais grom, garcon). Sur o de-
venu ou, voy. affouage. Pour la
transposition de groumet en gour-
met, voy. dprete".
CroMfmetfe , voy. gourmet.
f eousse, au seizi&me siecle
gosse, de Fitalien guscio (gousse);
le milanais dit gussa.
GowMset, origine inconnue.
fioiil, ancienn. goust, en ita-
lien gusto, du L. gustus (gout)-
Sur u devenu ou, voy aecouder;
sur la chute de s, voy. abime. —
D. goUter, dtgoHter, ragoiUer, gou-
ter (substantif participial).
Crotttfte, du L. gutta (goutte).
— Au sens de maladie des articu-
lations, goutte vient de ce qu'on
attribuait les douleurs articulaires
a des gouttes d'humeur qui goc-
flaient les membres du malade. —
D. gouttelette, goutteux, gouttUre,
dtgoutter, e'goutter, igout.
Crotcvermiif ? du L. guberna-
culum (gouvernail), par le chan-
gement: 1° de aculum en ail
(voy. abeille) ; 2° de t* en ou (voy.
aecouder), 3° de b en v (voy.
avant).
Croft re nt e r, du L. guber-
nare (gouverner), par le change-
ment : 1° de u en ou (voy. aecou-
der) , 2* de b en v (voy, avant). —
D. gouverne (substantif verbal),
gouvernement, gouvernante.
CrowverttemeM*, voy. gou-
verner.
Crowvemetir, anciennement
gouverneur, en provencal gover-
nador, en italien governatore, du
L gubernatorem (gouverneur) par
le changement ; 1° de atorem en
eur par les intermediates ador t
edor, edur, eur, eur (pour les
details, voy, au mot empereur);
2° de u en ou (voy. aecouder);
3* de b en v (voy .avant)
Grabat,du L.grabatus (m. s.).
Grabuge, origine inconnue.
Grace , du L. yraft'a (grace).
Sur Ha devenu ce, voy. agencer.
— D. disgrace*
Oracler, duL gratiare* (de-
rive de gratia, grace).
Oraeleux, du L. gratiosus (gui
accorde une faveur). Sur osus de-
venu eux, voy. amoureux.
Oracleu»et6 , du L. gratiosi-
tatem (charme). Sur atem devenu
4. voy. abbe\
y Google
GRA
267
GRA
Graelllte, du L. gracUitatem
(forme elancee).
Gradation , do L. gradatto-
nem (escalier).
Grade, du L. grradus (degre).
— D. grate, gradxn.
Grade, voy. grade.
Gradln, voy. grade.
Graduation, voy. graduer,
1. Graduel, du L. gradualis*
(m> s.), derive degradus.
2. Graduel , du L. ecclesiasti-
que graduate (proprement versets
des psaumes graduSsdesHebreux;
psaumes que les levites chantaient
sur les quinze degres du Temple).
Graduer,duL. graduare* (de-
rive de gradus, degre). — D. gra-
duation.
Ctatiffet*, sonner du cor,
verbe deriv6 de l'ancien francais
graile (trompette) — qui est le
L. gracilis (proprement clair, aigu,
puis trompette, dans les textes la-
tins du moyen age. Nous disons
de mfime un clairon derive de
radjectif clatr). Voici un exemple
de gracilis (au sens de trompette,
de clairon) tir6 de la chronique
Bella Antiochena de Gauterius
Cancellarius • Libetque preconari
voci propatula ut universi. audito
primo sonitu gracilis, festtnent
bellicis indui. Etailleurs: «Gra-
cilibus, tibiis, tubis clangentibus. »
Pour le changement de gracilis en
graile, voy. gr£le> — D, graille-
ment.
Crnaiflon, origine inconnue.
€rf«ln,du L. granum (grain).
Sur anum devenu aw, voy. an-
cien.— D- grainier, grener, grenu,
4grener, greneler,grenaille.
Crfaltte , du L. grana * (forme
feminine de granum grain). Sur
ana devenu atne, voy. ancien. —
D. qrainetier.
Graisae, voy. gras. — D.
graisser, graisseux.
Gfotoet*, voy. graisse. — D«
graissage.
eramen, du L gramen (ga-
zon).
Gramlnee, du L. graminea*
(qui est de ia nature du gazon).
ttrammalre, du L. gramma-
ria* (forme hypothetique denvee
du L. gramma tettre, et du suffixe
drius). — D. grammairien.
Grammatical, du L. gram-
maticalis* , derive de grammati-
ca (grammaire).
firamme, du grec Ypafxfia
(scrupule qui valait deux oboles).
Chnimf , du.L grandis (m. s.).
— D. grandelet, grand&ur.
f Grandeooe, de i'espagaol
grandeza (grandesse).
Crf aauletf t* , voy. grand.
f Grandiose, de Pitalien gran-
dioso (grandiose).
Crfaauf if, du L. grandire
(developper).
GrandUolme, du L. grandis-
stmus (le plus grand).
Crfatufmef e , voy. grand et
mere ,• voy. aussi Grammaire His-
tortque de ia langue francaise,
p. 3.
Grange, en espagnol granja %
du L. granea* (grange, emplace-
ment destine au battage des grains;
deriv6 de granum grain). Granea*
est au sens de grange, dans les
Lois Barbares : Si enim domum....
incenderit aut.... graneam vel celr
laria, dit la Lex Alemannor. 81,2.
Granea. a donne successivement
grania suivantla regie (voy. abre'-
ger), puis granja. (voy. abreger et
agencer). — D. engranger.
fGranlt, de Pitalien granito
(graft it), h.granitique.
granulation , voy. granuler.
Gran tiler, derive de granule
qui est le L. granulum (petit
grain). — D. granulation.
Granulenx, derive de granule.
yGoogk
GRA
268
GRB
ctraphlque, du grec Ypa9txoc
(qui sert a ecrire)
Graphometre, du grec fjirpov
(mesure) et ypAp*i (ligne).
Grappe, proprement crochet,
puis fruits attaches, accroche's aux
branches. Grappe au sens de cro-
chet a persiste dans quelques ac-
ceptions speciales (grappe de ma-
rshal ferrant, etc . .), et dans le
deriv6 grappin. Grappe est un mot
d'origine germanique (allemand
krappen crochet, crampon). Sur le
changement de k en g, voy. ad-
juger. — D. grappiller, grappil-
leur, grappillon, grapptn, £grap~
per, •
Grappiller, voy. grappe.
Grappillon , voy. grappe.
Grappin, voy. grappe.
Gram, ancien franca is eras, du
L. crassus (gras, dans* Martial]) qui
est deja grassus au septieme siecle
dans Isidore de Seville: sur ce
changement de c en g (voy. adju-
ger). — D. graisse, graitser, grais-
seux, grassouillet, grasseyerjgras-
seyement.
Crfatefon,voy. gratter.
f eratleuler, de Titalien gra-
ticolare (graticuler).
Gratification . du L. gratijica-
tionem (faveur).
ttratlfler, du L. grattficari
(m. s.).
Gratin, voy. gratter.
Gratis, duL gratis (gratuite-
ment).
Gratitude, du L. gratitudinem
[m s.).
Gratter ^ en italien grattare,
du L. cratare (gratter, dans les
LoisBarbares: Si quis alium un-
guibus crataverit, ut non sanguis,
sed tumor aquosus decurt at, lit-on
dans la Lot des Frisons, app. 5. —
Cratare est un mot d'origine ger-
manique *et repond k fislaad.
Hutta, .gratter).
Cratare a donn6 gratter par le
changement de e en g (voy. adju-
ger). — D. gratteUe, grater on,
grattoir, gratxn, igratigner, e*gra-
tignure.
G ratal t, du L. gratuitus (m.
s.) — D. gratuiU.
Grave (adj.), du L. gravis
(grave). — D. graviter.
Crnavefeicac , voy, gravier. —
D gravelure.
Gravelle , voy. gravier.
f Graver , mot venu des Ian-
gues germaniques (neerlandais
graven creuser, buriner). — D.
graveur, gravure.
Gravier , derive" de grave mot
qui dans notre ancienne langue a
le sens de gros sable mele de cail-
louz. L'origine de grave est mcon-
nue.
Ce primitif grave nous a laiss6
d'autres derives : gravots, graved,
gTdiveleux, engraver, sans parler
de greve qui est l'adoucissement de
Fancienne forme grave. (Sur a de-
venu e, voy. acheter ) — D. gra-
vats, gravatier.
Gravir .en italien gradire, du
L. gradire i (gravir, proprement
roonter par degres, derive* de gra-
dus degr6). Gra\d)ire a donn6 gra-
vir. 1° par la chute du d medial,
gra-ire (voy. accabler) ; 2° par Tin-
tercalation subsequente d'un v eu-
phonique pour supprimer Phiatus
(voy corvie).
Gravlte , du L, gravitatem
(gravite).
Graviter, voy. grave. — D,
gravitation.
Gravais , voy. gravier.
Gravure , voy. graver.
Gre, en proven cal grot, en ita-
lien grato, du L. gratum (chose
agreable) par le changement de
atum en 4 (vov. ampouii). — D.
agrier, malgre (voy. ce mot).
, du L, graccus (grec).
y Google
gr£
S69
ORE
lreMt% 7 origine inconnue. —
iredinene.
treatment , voy. gi^tfr.
rt^e**, mot d'origine germa-
ue (gothique ge-raidjan, ap-
ter, outiller, greer ; pour la
traction de geraidjan eng'raid-
, voy. briller ; pour la chute
d, voy accaMer). — D. ogres ,
ement, grteur.
. €r*-e/|c,d6p6t des minutes
, actes de procedure; ce mot qui
dans la basse latinite grrap/uum
y. greffier), denve da L. yra-
it*m (style, poingon it ecrire)
• le changement : 1° de ph en f
y. coffre) ; 2° de a en e voy.
leter). Ce mot greffe au sens de
neon a donne le verbe greffer
ciser l'ecorce d'un arbre a l'aide
n poincon, d'une greffe) ,
I. Greffe (terme de jardi-
?e), voy. pre/f«r.
Greffe^ , voy, yre/fe 1. — D
f/fe (substantif verbal), greffeur,
>ffoir.
Greffler, du L. graphiarius
effier, scribe, dans les textes du
>yen age : « Guillelmus christia-
fat'mi re0i$ consiliarivset status
)ni a secretis, ut eliam dicti
Unit S. Michaelis db actis seu
iphiarius, » lit-on dans un acte
1550, Graphiarius scribe, derive
grayhium poincon a ecrire. —
aphiarius a donne greffier par le
angement : 1 • de a en « (voy. ache-
) ; 2° de ph en f (voy. co/fre);
de artw* en ter (voy. dnier) .
J- Grtge (soie) ; de l'italien
eggia (seta greggxa, soie grege).
Gregeois (feu), anciennement
t grteois feuinventeau septieme
cle par Callinique d'Heliopolis :
a recu ce nom des Byzantins
i 1'employaient, ou comme on
sait au moyen age des Gre'geois :
arron dit encore plaisamment
i Grfgeoxs pour les Grecs),
Gre'geois represente le L. grae~
censis denv6 de graeeus (grec).
Graecencis a donne grCxois : 1° par
la reduction de ns a s (voy. atni) ;
2° par le changement de e on t,t
(voy. accroire), et de c en % (voy.
i amxtii); 3°gre*ois est devenu gre-
gea\s comme selosus est devenu
' jaloux (voy. ce mot).
I fortgue, anciennement gre-
' gesque, venu de l'italien grechesco
(proprement chausser a la grec-
J que).
I 1. Grele (adj.), anciennement
1 graile, en italien gracile, du L
gracilis (grele) par la contraction
I reguliere(voy. p. Lxxxi)de grac(\)-
lis en grae'lts, d'ou Tancien fran-
cais graile par le changement de
cl en il (voy, abeille).
\ 2. Gr>efe (substantif) ancien-
nement gresle, mot dont le ra-
dical gres.... se retrouve dans
gr4s\\ (petite grele) . L'origine de
ce radical commun gres.... est in-
connue. — D. grtton , griler.
I f c»rello,derallemandflfrding
(grelin).
€rnclo»t,voy. grtle.
GreMot , diminutif de preJte,
origine inconnue.
Grelotter, voy. grelot.
f drenade, venu du proven-
cal granada qui derive du latin
granata (pour granatum, gre-
nade) : le suffiie ode montre que
| ce mot n'est point venu directe-
ment du latin au francais ; autre-
ment il eut ete grenee (le suffixe
ata devenant toujours 6e en fran-
cais, voy. ampoule'). — D. grena-
dier, arenadine ; de grenade, au
sens de projectile est venu grena-
dier (soldat qui lancait des gre-
nades) .
1. Grenadier (botan.), voy.
grenade.
2. Grenadier (art milivure),
voy. grenade.
yGoogk
GRI
270
GRI
Crnenailf e,diminutif de grain.
— D. grenailler.
f Grenat, de l'italien granato
(grenat).
Crrettet* , voy. graine. — D.
greneler, greni (subst. participial).
Grenetier, derive degreneUe,
diminutif de graine. — D. grenete-
rie.
Gw»e<ii, deriv6 de grenet f
diminutif de grain (voy. ce mot).
Crne»te*<e, diminutif de graine.
Grenier, du L. granarium
(grenier par le changement de
arium en ier (voy. dnter) et de a
atone en e (voy. acheter).
Grenouille , dans l'ancien
francais renouille, en italien ra-
noccAid. du L. ranuncula (forme
feminine de ranunculus, qui est
dans Ciceron etqui derive de rana
grenouille).
Ranuncula j devenant ranucula
par la reduction de nc a c (voy.
coque), a donne renouille par le
changement : 1° du suffixe ucuia
en out'Me (voy. abeille) ; 2° de a
atone en e (voy. accointer).
Renouille est devenu grenouille
par la preposition tout a fait inso-
lite d'un g (voy. p. a.). — D. yre-
nouillet, grenouillette (voy. re-
noncule), grenouiMere.
Gr«Mtc 7 derive de grain (un epi
grenUj qui est charge de grains).
&#•&*, mot d'origine germani-
que (vieil haut allemand, gries ,
gravier, le gres 6tant forme de
grains de sable). — D. gre'sil, gres-
serie.
GreaiM, voy. gres. — D. grtsil-
ler, grtsillement.
Grhvc, voy. gravier .
Grevet* 9 du L. gfravart (etre a
charge), par le changement de a
en e (voy. acheter). — D. de'grever.
Gribleiie, origine inconnue.
tiribouiller, origine inconn.
— D. gribouillage, gribouillettt-
Grieche, du L. graeca (grec-
que) par le changement : 1* de oe
en e (voy. p, lxxxvi) puis en ie
(voy. ctmen* et arriere) ; 2° de ea
en c/ie (voy. acharner). Grieche
n'est plus employe que dans les
deux composes : pie-grieche, ortie-
grieche (que les anglais appellent
greek nettle ortie grecque).
1. Grief, au femimn grieve
(d'ouyrteuement). Grief est encore
dans Bossuet comme adjectif au
sens de dur, de penible, et derive
du L. gravis (dur, pesant) par le
changement : 1° de v euf (vov.
boeuf); 2° de a en e (voy. acheter) }
d'ou l'ancien francais gref qui
donne grief par le changement
de e en ie (voy. arriere).
2. Grief (substantif) , du L.
grave* (chose penible , facheuse) ,
par le changement de ave en ief
(voy. pour les details grief I).
Grievete, du L. gravitatem
(enormite), par le changement:
1° de a en e (voy. acheter), puis
en ie (voy. arrtere); 2° de i en e
(voy. admettre); 3° de atem en 4
(voy. abbe"),
Griffc, mot d'origine germa-
nique (ancien haut allemand grif,
ce qui sert a saisir, puis dans cer-
tains textes allemands du moyen
age : serres, griffes). — D. griffer,
griffade, griffonner, griff onneur,
griffonnage.
Griffon ) en portugais gripho,
derive (par le suffixe on), du L.
gryphus (griffon) ; sur le change-
ment de ph en f, voy. coffre.
Grignoter, derive de grigner,
comme trem Woter de trembler,
Grigner •, qui a, dans l'ancien fran-
cais, le sens de montrer les dents,
est un mot d'origine germanique
(ancien haut allemand grinan,
grincer des dents),
Grigowj origine inconnue,.
*»•*!, anciennement gr£il, a
y Google
Gia
271
GRO
U |
l'origime gratl ? du L. craticulum
(forme masculine de craticula, gril
dans Mhnaal)
Cra{>)iculum a donne grail par
la chut") du t medial (voy . abbaye),
et par le changement: 1° de c en
g (voy. adjuger). On trouve la for-
me gr&Ucula pour craticula dans
les Glossaires grecs- latins du
moyen age) ; 2° de iculum en il
(voy. abeille) , comme dans p^ril
ae pmculum. Grail a donne yr#tf
par I'adoucissement de a en e
(voy. acheter), puis griJpar la sy-
nerese de ex en i (voy. p. xg). — i
D. griller, grillade.
Grille, anciennement greil, a
Porigine grail, du L. craticula*
(derive de crates, grille). Craticula
est deja graticula dans les textes
latins du moyen age : Unam gra-
ticulam. . . . abstulit, lit-on dans
un acte de 1353.
Pour le changement de craticula
en grille, voy* gril. — D. griller,
grillage.
Griffon, diminutif du L. griU
2us (grillon).
Grimace, mot d'origine f?er-
manique (vieux scandinave grima,
masque, contorsion du visage). —
D. grimacer, grimacier.
Grimaud, voy. grime.
-j- erlnie, terme de theatre,
venu assez tard de l'italien grimo
(grime, vieillard ridicule, propr.
ride)r— D. (se) grimer ; grimaud .
Grimoire, origine inconnue.
Gt*impei*, anciennement grip-
per, gui a le double sens de grim-
per, de s'accrocher pour grimper,
et aussi de s'accrocher a, de saisir,
mot d'origine germanique (neer-
landais grippen, saisir. Pour Pin-
tercalation de m, voy. lambru-
che).
Grincer, mot d'origine ger-
manique (ancien haut allemand
gremizdn, grincer des dents, par
les intermediaires de grem'son,
grenzon: sur m devenu n, voy.
changer. — D. grincemenU
Griotte, corruption de Pan-
cienne forme agriotte (cerise sau-
vage), diminutif du grec dtypto;
(sauvage). Le marbre griotte a ete
ainsi nomme de sa couleur rouge
cerise.
Gripper, saisir, mot d'origine
germanique (vieux norois gripa,
saisir). — D. grippe.
Gris, saisir, mot d'origine ger-
manique (ancien haut allemand
gris gris blanc. en parlant des
cheveux , cPou le sens de gris,
couleur cendree, entre le blanc et
le noir). — D, grisdtre, grisalUe,
griser, grison,
Grisonner, derive de grison
(voy. arts).
Grive, origine inconnue. — D.
grivele.
Grivoim, mot dont Porigine est
inconnue.
f ctrog, de l'anglais grog
(meme sens).
Grogner, forme secondaire de
grognir* (de meme l'italien dit
grugnare et grugnire), qui est le
L. grunnire (grogner, en parlant
du cochon), par le changement de
nn en gn (voy. cligner) et de u
en o (voy. annoncer). — D. de
groigner, forme de Pancien fran-
cais pour grogner, est venu le
substantif verbal groing, aujour-
d'hui groin; pour le rapport entre
groin et groigner, comparez soin
et soigner, temoin et t&moigner,
loin et eloigner, etc. . . . — Autres
derives de grogner, grognement,
grognard, grognon, grognonner.
Groin , voy. grogner.
Grommeler , anciennement
grummeler, mot d'origine germa-
nique (ancien allemand grummelm,
grommeler).
Grander^ du L. grundare*
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,GRU
272
GUE
(forme secondaire hypothetique de
grundire gronder. Sur u devenu
o, voy. annoncer). — D. grondeur,
grondement, gronderie.
t ctrooni, de l'anglais yroom
(domestique).
Gron 9 du L. grossus (gros). —
D. grosseur, grossesse, grossier,
grossir, dtgrossir , grossoyer,
grosse, grossissement.
Crt*o«e$ffe, en espagnol #ro-
*cMa, mot d'origine germanique
(de l'ancien haut allemand krausel,
dans la composition krausselbeere
groseiile). Sur c devenu g } voy.
adjuger; sur aw devenu o, voy.
alouette. — D. groseillier.
Gro**ier 9 voy. fifros. — D.
f «rote»qae, de l'italien gro-
tesco (grotesque).
Grottc^en provencal cropta,
du L. crypta (grotle) , qui est de-
venu crupta par le changement re-
gulier de y en u (voy. p. lxxxvj) ;
crupta, adoucissant c en g (voy,
adjuger) , a donne grupta qui est
dans un texte carlo vingien : Insu-
per eidem contuli gruptas eremi-
tarum.... cum omnibus ad dictas
gruptas pertinentibus, lit-on dans
une charte de 887.— Grupta a don-
ne grotte par le changement de u
en o (voy. annoncer) , et l'assimi-
lation de pi en U (voy. caisse).
Gr oMillet* , origine inconnue.
— D. groutJteroen*,
firoup, origine inconnue.
f «roope,venu de l'italien grop-
po (groupe) . — D. grouper, groupe-
ment.
Gfuaw, anciennement gruel,
de grutellum qui a le sens de
gruau, dans la latinite du moyen
age: grutellum est un diminutif
de grutum (gruau, dans un texte
carlovingien); gmtum est iui-rne me
d'origine germanique (anglo-saxon
grut gruau)
Gru(t)ellum a donne gruel par
la chute du t medial (voy. dbbaye),
gruau par Padoucissement de el
en au (voy. agneau),
Gftte, du L. grua (autre forme
de grus grue , que Ton rencontre
dans la Lot Salique, 7, 6 : Si
quis gall um aut gallinam furave-
rit, vel cignum aut gruam domes-
ticam).
Au sens de machine qui sert a
elever des fardeaux , grue est le
meme mot que grue au sens d'oi-
seau ; en grec vspavo; avait aussi
le double sens de grue et de ma-
chine qui sert a elever des far-
deaux.
Gwuger^ origine inconnue.
finimc , origine inconnue.
Crrocmeciu , ancienn. grumd
(sur el devenu eau, voy. agneau),
du L. grumellus (diminutif de
grumus , petite agglomeration ,
d'oii le sens de grumeau, de glo-
bule). — D. de l'ancienne forme
grumel: grumeler, grumeleux.
CrfMyet* , surveillant forestier,
mot d'origine germanique (ancien
allemand grus, que Ion trouve
au sens de verger). — D. gruerie.
Gray ere, mot d'origine histo-
rique (voy. p. lxiv)j fromage fa-
bnqug a Gruyere, village du can-
ton suisse de Fribourg.
Crtce, en espagnol vado, du L.
vadumfeufy par le changement :
1° de v initial en gu (voy. gaine) ;
2° de alum en 4 (voy. ampoule") ;
voy. aussi aigu pour la chute du d.
— D. gutable.
Guede, ancien francais guaide,
a l'origine waide, mot d'origine
germanique (allemand waid , gue*
de). Sur le changement de w en
gu, voy. gdcher.
GucnUMu* origine inconnue.
— D. de'guenille'.
Cuetton , mot d'origine in-
connue,
y Google
GUE
273
GUI
du mfime radical fatten) le derive* ■
guenuche. \
€rt«epe, anciennement guespe ,
a rorigine wispe, en iialien vespa,
du L. vcsya (guepe) , par le chan-
gement de v initial en gu (voy. j
yaine) et par la chute de s (voy.
abtme). — D, gutpien j
C ttfere, en proven gal gaigre,
signifie oeaucoup dans notre an-
cienne langue &il eust gudre vi- !
cu, il eust conquis toute lltalie, I
dit une chronfque du quatorzieme
siecle.
Guere est un mot d'origine ger-
manique et correspond a l'ancien
haut allemand weigaro * (beau-
coup). Ce mot contracts en wei-
gWo a'donne guere par le change -
ment : 1° de to initial en gu (voy.
gdcher) ; 2° de gr en r (voy. ai-
grette) . gr a persiste dans le pro-
venial archaXque gaigre. — D.
naguere (voy. ce mot.).
Gneret, en provencal garag,
de t?eracturo * (forme de la basse-
latinite qui represente le L. ver-
vactum (jachere) par la reduction
tout a fait insolite (au milieu du
mot) de rv a v.
Veractum^ reduisant ctkt (voy.
affe"ti) a donn6 le francais gueret
par le changement : 1° de v en gu
(voy. gatne) ; 2° de actum en eit
puis et (voy. attrait et a/f^).
«u£rldon, origine inconnue.
GneVir, le sens primitif de ce
mot est dtfendre, proteger dans
les plus anciens textes francais;
guerir , anciennement guarir k
fori gin e warir , est un mot
d'origine germanique (gothique
warjan, derendre, proteger). Sur
le changement de w initial en gu,
voy. gdcher. — D. guirison, gu6-
rissaole
f Gnerlte, de l'espagnol garita
(logo de sentinelle).
Gue rr e, en italien guerra,
mot d f origine germaniaue (ancien
haut allemand tcerra dispute, que-
relle). Sur le changement de u> ini-
tial en gu, voy. gdcher. — D. guer-
rier, guerroyer, aguerrir.
Crtce*, voy. guetter. — D. gfwe*-
apera , anciennement guet-apensi,
compose" de guet, et de l'adjectif
apensi qui repond a un type ap-
pensatus (suspendu, dresse). Sur
atus devenu 4 voy ampoule —
— Guet-apens signifie proprement
embuche dressee.
Cnc<re, origine inconnue
Guetter. anciennement guat-
/er, en italien guatare mot d'ori-
gine germanique (ancien haut al-
lemand wahtan guetter ; sur le
changement de u> initial en gu,
voy. gdcher). — D. guet (substau-
tif verbal) guetteur, aguets (sub-
stantif verbal de l'ancien verbe
aguetter).
Gueulc, du L. gula (gueule) ;
sur u devenu eu, voy. beugler. —
D. gueuler.
f ctueulefl, mot d'origine orien-
tate comme plusieurs autres ter-
ra es de blason (persan ghul, rose
d'ou le sens du mot gueules).
f dnenfe, mot d origine alle-
mande comme beaucoup d'autres
termes de m6tallurgie (gueuse est
l'alleraand guss fonte),
Gucuac, origine inconnue. —
D. gueuse, gueuser, gueuserie.
Gmi, ancien francais guts et vis
en italien visco, du L. viscum {gui)
par le changement. l°de v initial
en gu (voy. gatne) ; 2° de sc final
en s (bois), d'ou les formes de l'an-
cien francais vis et guts,
Guichet, le sens originairede
ce mot est porte (les guichets du
Louvre , etc.) ; dans notre an-
cienne langue guichet a le sens de
petite porte.
Guichet, anciennement vicket,
est un mot d'origine germanique
y Google
GUI
274
GYM
(vicket est le diminutif de l'ancien \
norois vik cachette, r6duit). Vicket
s'est transforme en guichet par le
changement • 1° de v en gu (voy. I
gaine); 2° de cen ch (voy. achat-
ner) . — D. guichetier.
f Guide, venu del'italiengfvtda
(guide). — D. guider, guidon.
Guider, voy. guide.
Guigtte, anciennement guine,
a l'origine guisne, mot d'origine
germanique (ancien haut allemand
wihsela cerise aigre), Wihs[e)la
contracted wi/w'iaadonne guisne
par le changement: 1° de tc ini-
tial en gu (voy. gdcher); 2° de I en
n, 0uwne pour guisle (voy. gue-
nouille). L'ancien franca is guisne
a donne success lvement guine
(voy aWme), puis guigne (voy. !
cligner).
Crufjynef, origine mconnue.
f Gulgnon , de l'espagnol yut-
won(guignon). |
Critillecf ou , origine inconnue.
Gulllemet, mot d'origine his-
torique (voy. p. lxiv)* guillemet
est le nom de l'imprimeur du sei- |
zieme siecle (Guillaumet ou Guille- ;
met) qui inventa ce signe typo- i
graphique. |
Cruf Ilenetf , origine inconnue.
Gulllocher ,mot d'origine his- !
torique (voy. p. lxiv), guillocher
de>ive de Guilloche, nom de Tin- '
venteur des ornements appel6s '
guillochis. j
Guillotine , mot d'origine his-
torique (voy. p. lxiv) , guillotine '
derive de Guillotin nom d'un me-
decin francais morten 1814, etqui
inventa cet instrument de supplice. .
— D. guiUotiner.
* Crtfimauve, anciennement t?t-
' mauve, du L. bismalva (gui- !
mauve au huitieme siecle dans le '
Capitulaire de Villis). Bis-malva
est la contraction deibiscum-malva j
compost de ibiscum mauve dans i
Pline, et de malva m. s.). Sur la
reduction de sc (ibiscum) en s (bis)
voy. bois.
Bismalva perdanU (voy. abime)
a donne vimauve par le change-
ment: 1° de b en t? (voy. avant);
2° de al en au (voy. agneau). Vi-
mauve est devenu guimauve par le
changement de v initial en gu
(voy. gatne).
focim&afde, origine incon-
nue.
Guintpcy anciennement guim-
pie, mot d'origine germanique (an-
cien haut allemand wimpal,m.s.).
Wimp(a)l contracts en wimp'l a
donne guimvle par le changement
de w en gu (voy. gdcher),
CrutMcfer, proprement «se his-
ser, mot d'origine germanique (an-
cien haut allemand tcindan hisser) .
Sur le changement de w initial en
gu. voy. gdcher.
■f Gulnee, de l'anglais guinea
(guinee).
GuingueUcj origine incon-
nue.
Crtfiptc t*e , deriv6 de l'ancien
verbe francais guiper qui est d'ori-
gine germanique (gothique veipan,
tisser). Sur le changement de v
initial en g, voy. gaine et gdcher.
f Gulrlande, de l'italien ghir-
landa (guirlande) . — D. enguir-
lander.
€rtt we, mot d'origine germani-
que (ancien haut allemand wisa,
guise). Sur le changement de w
initial en gu, voy. gdcher. — D.
de'guiser.
t Gultare, de l'espagnol gui-
tarra (guitare). — D. guitanste.
Gustation , du L gustationem
(m. s.).
j- Gutta-percha, de l'anglais
gutta-percha (m. s.).
Guttural , du L. gutturalis*
derive de guttur (gosier).
, du L. gymnasium
y Google
HAG
275
HAI
(gymnase). — D. gymnasiarque,
gymnaste.
CtymnaAtlque , du L,gymnas-
ticus (m. s.).
ctymnlque, du L. gymnicus
(de lutte).
Gymnoaapblste, du L. gym-
nosophistae (secte de PInde).
6yn^c^e, du L. gynaeceum
(m. *.). „
eypse, du L. gypsum (pierrea,
platre). — D. gypseux.
H
Habile, du L. hdbilis (habile).
Habllete, du L. habilitatem
(aptitude). Suraterodevenu 4, voy.
abbe'.
Hablllter, du L. habilitate
(rendre apte, dans les Notae Ti-
ronis). ~ D, HhabUiter,
Hablller, tres-mauvais derive*
de hdbilis (proprement rendre ha-
bile a, apte a, raettre en etat, puis
vStir). — D. habillement, habilleur,
deshabiller.
Habit, du L. habitus (habille-
ment, vehement dans Virgile) ,
Habltacle, du L. habitaculum
(m. s.).
Habitation , du L. habitatio-
nem (habitation).
Hablter, du L. habitare (ha-
biter). — D. habitable, habitant.
Habitude, du L. habitudo
(maniere d'etre).
Habltnel, du L. habitualis*
(derive de habitus, coutume).
Habltuer, du L. habituate*
(deriv6 de habitus, coutume).
f Habler, de l'espagnol hablar
(parler). — D. hdbleur, hdblerie.
Hache, mot d'origine germa-
nique (ancien haut allemand hoc-
co, hache) ; sur le changement de
cc en eh, voy. acheter. — D. ha-
chette, hachereau, hacher, hachoir,
hachure, hachis.
flneftwre, voy. hache.
Hagmrd, proprement sauvage;
on a vu, p. xxiv, que ce mot ne
s'appliquait d'abord qu'aux fau-
cons; on appelle faucon hagard
celui qui a ete* pris apres plus
d'une mue, qu'on ne peut plus
apprivoiser, qui reste farouche;
faucon hagard signifie litterale-
ment faucon de haies, faucon qui
mue dans les haies, qui na point
mue en domesticite ; pour Petymo-
logie de hagard, voy. haie.
Haglographe, du grec dyio-
ypd<po; (qui traite aes choses sain-
tes). — D. hagiographie.
Haie, du L. haga* (haie, dans
les plus anciens textes latins du
moyen age : « Quod totam dictam
pi at earn includere possint fos-
sato et haga. .. . » Haga est d'ori-
gine germanique . et represente
Pancien haut allemand haga, ha.\e).
Le latin ha(g)a perdant son g me-
dial (voy. allier) donne haia, aui
est, au neuvieme siecle, dans les
Capitulaires de Charles le Chau-
ve, tit. XXXVI : Quicumque istis
temporibus castella et firmitates
et haias sine nostro verbo fece-
rinU
Sur a devenu at, voy. aigle —
D. de Pancienne forme haga est
venu le derive hagard (qui vit
yGoogk
HAL
276
HAM
dans les haies, en parlant des oi-
seaux).
Haiffon, mot d'origine ger-
manique; diminutif d'un radical
hypothetique haiUe, qui repre-
sente l'ancien haut allemand ha-
dil (lambeau, haillon) par la
contraction de had(\)l en had%Vas-
similation de dl en 11 (voy. alUi-
mer), et le changement de a en ai
(voy. boire).
Jfaine, voy. hair. — D. hai-
neux
Hct»f, au onzieme siecle hadir
dans le poeme de saint Alexis,
mot d'origine germanique (anglo-
saxon hatian, hair; sur le chan-
ment de t en d, voy. aider). L'an-
cien francais ha(d)ir est devenu
ha-ir par* la chute du d medial
(voy. accabler). — D. hcine (an-
ciennement haine, qui derive de
hatr, comme saisine de saisir);
haissable,
Halve, mot d'origine germa-
nique (vieux scandin. hsera, haire,
tissu de poil).
Hatbwan, mot d'origine ger-
manique (allemand halbente, m.
s. ; — par la forme hypothetique du
moyen haut allemand halberent,
d'ou halbran). — D. halebrene.
Bale. voy. hdler. 2.
Haleine, anciennement aleine
(sur l'addition de h, voy. envahir),
substantif verbal de l'ancien verbe
alener (respirer), qui est pour ane-
ler venant du L. anhelare (respi-
rer) par la transposition des liqui-
des n et I (voy. sangloter et p.
i.xxvi). Sur le changement de e
en et devant n (alene, puis aleine),
voy.. /Vein.
Jfctfettet*, anciennement ale-
ner, voy. haleine.
1 , Halew , mot d'origine ger-
manique (anglais to hale baler,
vieux norois hdla) . — D. halage
2 Hole*, anciennement desse- !
cher. (Le soleil /id/g le teint, c'eatr
a-dire lui enleve sa fraicheur, le
desseche).
//d/er est un mot d'origine ger-
manique et derive duflamand haet
(sec). On trouve Padjectif hdle
dans notre vieille langue au sens
de dess6che et Ton appelle encore
hdloir le lieu ou Ton siche lechan-
vre. — D. hdle (substantif verbal).
Hatetewj en italien alitare, du
L. halitare (exhaler dans Ennius).
Hallall , onomatopee ( voy.
P. LXV).
Halle, mot d'origine germa-
nique (allemand haUe lieu couvert,
grande salle. Le francais halle
signified Fori gineun marche cou-
vert.). — D. hallage.
f Hallefoarde, venu de l'italien
alabarda (hallebarde). — D. haU
lebardier.
Hctffiet*, deriv6 d'un type
halle* qui est le L. hasla* (bran-
chages, dans les Lois Barbares,
L'origine de hasla est inconnue.).
Sur la chute de s, voy. ablme.
Hallucination du L. halluci-
nationem(m. s.).
Halo, du grec &Xd>c (halo).
HaUe, ancien francais halt, mot
d'origine germanique (allemand
halt, arret, halte).
Halteres, du grec iXrripe;
(poids dont Ton s'aide pour mieux
sauter).
f Hamae, venu de l'espagnol
hamaca (hamac).
Hamadryades , du grec ijxa-
5pua8e; (nymphes des bois).
Hctmectu, anciennement ha-
mel (sur el devenu eau voy. agneau) ,
l'ancien francais hamel est le dimi-
nutif de ham* qui est d'origine
germanique (anglo-saxon hatn,de-
meure.)
lTamefott, du L. hamicio-
nem* (diminutif de hamus hame-
$on) par le changement : 1° de
y Google
HAN
277
HAR
do en go (voy. agneau) ; 2° de 4 j
en e (voy. admettre).
Hampe , pour hampte *, j
hantbe*, mot d'origine germanique
(yieil haut allemand /wn(/ui6e, pro-
prement ce que lamaintient,man- !
che , — par la contraction de
hanthabe en hatit'be, puis tres-ir- i
regulierement hant'pe } hamCpe) !
Hattapj mot d'origine genua-
nique (ancien haut allemand hnap
vase a boire). j
Hattcfce, mot d'origine ger-
manique (ancien haut allemand
ancha , jambe, cuisse, puis han-
che). Sur Faddition d'un h, voy.
envahir,
f Hanebane, de l'anglais hen- ;
ban* (m.s.). j
Hangar, anciennement anaar \
proprement remise destinee a abri-
ter divers instruments ou usten- .
siles. |
Le grec aYYotpoc (estafette) avait
donn6, par la forme &yy<ipla, le L. !
angaria (obligation defournir aux
courriers de Pempereur les moyens
de transport, puis station ou re-
layaient les courriers impenaux).
— d'ou le denve angarium (lieu
couvert , hangar ou Ton ferrait les
chevaux des courriers. angarium
est locus ubi sufferantur equi, dit
un texte de la basse latinitg) . An-
garium s'est etendu du sens spe-
cial de remise ou Ton ferre les
chevaux, a tout% remise pour abri-
ter des ustensiles ou des charibts.
— Sur l'addition de h, voy. en-
vahir; au dix-septieme siecle, on
ecrivait encore angar.
Hanneton, anciennement ha-
neton, diminutif d'un radical
hane* qui est d'origine germani-
que et rSpond a lallemand provin-
cial hahn (han neton, dans la com-
position weidenhahn qui est le
nom de cet insecte dans plusieurs
provinces de PAllemagne).
Jfftaue, de Pancien haut alle-
mand hansa (association). — D.
hansiatique.
Jfcmtef, origine inconnue.
Happe, serpe, mot d'origine
germanique (ancien haut allemand
happa, faucille),
Happer, mot d'origine ger-
manique (neerlandais happen ,
mordre, puis saisir, happer).
t Haqaenee, de Pespagnoi ha-
canea (haquenee).
Haquet , charrette basse et
aussi, mauvais cheval • panser un
haquet > disait-on au quinzieme
siecle. Haquet est un diminutif de
Pancien francais haque (petit che-
val) qui est lui-meme un mot d'o-
rigine germanique (hack cheval).
f Harangue , anciennement
arengue, venu de Piialien aringa
(harangue). — D. haranguer.
Haras, anciennement faras (au
sens de troupe de chevaux) mot
d'origine orientale (arabe fards,
equus, d'ou le sens collectif de
haras.) Pour le changement de f
en h, voy. hors.
Havammev, origine inconnue,
Hdfcefef, anciennement her-
celer, derive de herce (forme de
Pancien francais pour herse) : her-
celer, c'est proprement tourmenter,
agiter sans cesse, comme la herce
retourne la terre. La langue an-
glaise dit de meme to harrow (har-
celer, et aussi herser).
1. Hawde, au sens de trou-
peau, mot d'origine germanique
(allemand herde troupeau).
2. Hatnie (corde pour attacher
les chiens de chasse): voy. hart.
Ha**de* 9 anciennement fardes,
dont Porigineest inconnue. Surf
devenu ft, voy. hors .
Hancfi, participe de Pancien
verbe hardir t qui est d'origine
germanique (ancien haut allemand
hartjan, enhardir; sur t devenu d,
16
y Google
HAR
278
HAT
oy. p. xcin). — D. hardiesse,
nhardir (d<
de rancien verbe har-
to;
en\
dir)
Hardiemme, voy. hardL
f Harem, mot d'origine orien-
tal e, (arabe charam, harem).
Hawing , anciennement ha-
renCy mot d'ongine germanique
(ancien haut allemand harinc,
nareng). — D. harengire.
Hargneux 9 derive de l'an-
cien verbe francais hargner (se
quereller) ; hargner est un mot
d'origine germanique (ancien haut
allemand narmjan quereller, inju-
rier).
1. Haricot (feve), origine in-
connue.
2. Haricot (ragout) origine
inconnue.
HarideUe, origine inconnue.
f Harmonica, de I'allemand
harmonika (le nom et l'instru-
ment vinrent d'Allemagne au corn-
men cement de ce siecle).
Harmonies du L. harmonia
(m. s.). — D. harmonieux, har-
moniste.
Harmonieux, voy. harmonic
Harmonlque, du L. harmo-
nious (harmonieux).
Harnacher, voy. harnais.
— D. enharnacher.
Harnais, anciennement l'e-
quipement compiet d'un cavalier
etde son cheval; a l'origine har-
nais signifie seulement l'armure
du cavalier (harnais a encore ce
sens dans la locution blanchirsous
le harnais).
Harnais, anciennement harnas,
armure, est un mot d'origine cel-
tique (has breton harnez, kymri-
que haiarnez, attiraii de fer, d'ou
le sens d y armure). — D. harnacher
(anciennement harnascher, en pro-
vencal arnascar, de l'ancienne
forme harnasc*).
9 9 origine inconnue*
Harpe, du L. harpa (harpe,
au sixiSme siecle dans Fortunat:
« Romanusque lyra, plaudet tibi
Barbarus harpa. » Harpa est d'o-
rigine germanique et repond au
scandinave harpa (harpe). — D.
harpiste.
Harper, saisir avec les on-
gles, mot d'origine germanique
(ancien haut allemand harfan, sai-
sir, accrocher). — D. harpon.
Harple, du L. harpyia (mons-
tre fabuleux).
Harpon, voy. harper. — D.
harponner, harponneur.
Hart (aussi harde) = corde,
origine inconnue.
Hamard, a l'origine jeu de des
(dans les textes francais du dou-
zieme siecle), posterieurement les
chances du jeu, puis les chances
de la vie, etc...*. Hasard (ieu de
des) dans notre ancienne langue
asart, en provencal azar, en espa-
gnol azar, dans Pancien italien
zaro, —est un mot d'origine orien-
tate, et vient de l'arabe al-sdr (le
jeu de d6s), qui adonn6 sans Tar*
ticle(al) l'itahen zaro, et avec Par-
ticle les formes composees de l'es-
pagnol (azar), et du francais asar
(qui a subi posterieurement l'addi-
tion d'un d, comme dans homard
(mi est pour homar. — et d'un h
initial (voy. envahir). — D. hasar-
der, hasardeux.
Hose, mot d'#rigine germani-
que (allemand hose lievre).
Hast, du L. hasta (haste). —
D. hastaire.
Hate, anciennement hast, mot
d'origine germanique (allemand
hast, hate). Sur la chute de*, voy.
abime. — D. hdter, hdttf.
Hatier, anciennement hastier,
derive de haste (broche), qui est
le L. hasta (pique, tige de fer
pointue). Sur la chute de s, voy.
abime.
y Google
HAV
279
HEC
utlfi voy. hdte. — D. Mtf-
atc6oaM, anciennement Jio-
mot d'origine germanique
ne la plupart des termes de
ne (flamand hobent, hauban).
attbert, anciennement hau-
a l'origine halberc, — dans
.. du moyen age halsberga, !
d'origine germanique (ancien
allemand halsberc, haubert).
. de l'ancienne forme hau- j
r haubergeon
afsmer, du L. altiare* (ren- !
plus haut ; d6riv6 de altus
). Pour le changement de al-
! en hausser, voy. exhauster. — i
ausse-col, haussement, hausse
stantif verbal), rehausser. \
«ro*, anciennement halt, k
?ine alt, du L. altus (haut)
le changement de al en au
. agrroau) et par Taddition
h (voy. envahtr). — D. hau- \
, fcautesse, hauteur. I
autain, voy. /uzut. |
autbois, compost de bois et
aut (voy. cesmots). Hautbois
iroprement un bois , une flute
le son est aigu, est haut.
autesse , voy. /taut.
autettt*, voy. Ziaul.
ave, mot d'origine germani-
(anglo-saxon hasva pale,
). Sur la chute de *, voy.
\e. — D. havir.
avrv, anciennement havle, a
<me /iabie, du L. ftabufom*
re, port dans les textes de la
3 latinite : < Laxavi et dimi-
quidquid juris habebam in
i et habulo, » dit un acte du
ieme siecle. Hdbulum est un
d'origine allemande, et est le
nutif des formes germaniques :
o-saxon hafen, havre; anglais
7i, havre).
ib(\i)lum, contracts en haV-
(voy. p. lxxxi) , a donne suc-
cessivement les formes franchises
hable, puis havle (voy. avant) , et
enfin havre (voy. apdtre).
f Havre -sac, au dix-septieme
siecle habresac, mot que Menage
d6finissait ainsi en 1650 : « Havre-
« sac ou habresac * Les Char tiers
* et les Fiacres appellent ainst un
« sac de toile dans lequel Us don-
't nent de Vavoine a leurs che-
« vaux dans les rues. ...Les snl-
« dots fantassins se servent aussi
« de cette sorte de sac quand Us
« vont en campagne. •
Le sens originaire du mot, on
le voit, est sac d avoine. Havresac
ou habresac vient de Pallemand
Habersack (sac a avoine).
lrecmme, anciennement helm,
mot d'origine germanique (ancien
haut allemand helm, heaume, cas-
que). Sur le changement du suffixe
el en eau, voy. agneau.
Hebdoniadalre, du L. heb-
domadarius* (m. s.).
He6erget*, anciennement her-
berger, loger, derive de Pancien
francais herberge (endroit ou l'on
lqge). Herberge est un mot d'ori-
gine germanique (allemand her-
berge, lieu ou l'on loge, auberge).
— D. hdberge.
Hebdter, du L. hebetare
(m. s.).
Hebralqne, du L. hebraicu*
(m. s). — D. htbraisant, hi-
braisme.
Hebren, du L. hebraeus
(m. s.):
Heeatomibe, du L. hecatomba
(m. s.).
Hectare, forme" du mot grec
Sxjxtov (cent) et du mot are (voy.
are).
Heetlque, du L. hecticus (ha-
bituel).
Hectogramme, forme du mot
grec ixotrov (cent) et du mot gram-
me (voy. gramme).
yGoogk
h£m
280
HfiR
Hectolitre , forme" du mot
grec fcxaxov (cent) et du mot litre
(voy. litre).
Hectometre, forme du mot
grec ixa-cov (cent) et du mot mitre
{voy. mitre).
Hclas t que noire ancienne Ian-
gue ecrit hi I las I se compose de
l'interjection Ml et de Tadjectif las
(lassus, malheureui). On disait au
treizieme siecle : « Cette mere est
lasse de la mort de son fils. • —
« He ! las I que je suis ! » (c.-a-d.
malheureux que je suis ! — Ce
n'est qu'au quinzieme siecle que
les deux mots se souderent, et
qa'he'las devint inseparable. — En
mgme temps, las perdait toute
son energie primitive, et passait
du sens de douleur a celui de
fatigue ', comme cela est arrive
pour les mots g6ne et ennui, qui
signifiaient a Porigine tourment et
haine.
f Hrlcr, mot d'origine an-
glaise, comme beaucoup d'autres
termes de marine (anglais to hail,
heler).
Hellauthe, du L. helianthes
(m. s. dans Pline).
Hellce, du grec 2Xifc (spirale) .
Hcllocentrlque, du grec fjXto;
(soleil ) et xevtpov (centre).
Helioscope, du grec fjXto; (so-
seil) et axoneiv (examiner).
Heliotrope, du L. heliotro-
pium (tournesol).
Hellenlqne, du grec dXXr,vixo;
(reiatif aux Grecs).
Hellenlste, du grec 2XXy)vigtiq;
(qui parle la langue des Grecs).
Helvetlque, du L. helveticus
(m. s.).
Hematite, du grec atfiauTYj;
(qui est couleur de sang).
Hematocele, du grec al\ia
(sang) et x^Xyj (tumeur).
Hematose, du grec aliiaxtam;
(sanguification).
Hematarle, du grec aljiaxov-
pia (m. s.).
Henilcyde, du L. hemicy-
clium (amphitheatre).
Hemlplegle, du grec ^tuwXii-
#a (paralysie de la moitie du
corps).
Hemlptere, du grec 4) pi (demi)
et OTspov (aile).
Hemisphere, du L. hemi-
sphaerium (m. s.). — D. hdmisphe-
rique.
He mistletoe, du L hemistx-
chium (m. s.).
Hemoptysle, du grec aljia
(sang) etwr'/on (crachement).
Hemorragle, du grec aljiof-
pa-yta (eruption de sang).
HemorrhoYdes, du grec al-
(iopfo(8e; (m. s.). — D. hemor-
rhoidal.
Hemostatlque , du grec alpo*
axaTixo; (m. s.).
Hendecasyllabe, du grec Sv-
oexa (onze) et avXXafrfj (syllabe) .
Hetmir, du L. hinnire (hen-
nir), par le cbangement de t en e
(voy. admettre). — D. hennisse-
ment.
Hcpatlque, du grec Vjitottixo;
(reiatif au foie).
Hepatite, du grec VjnariTr,;
(inflammation du foie).
Heptacorde, du grec iwiyop-
ooc (lyre a sept cordes).
Heptagone, du grec i7rcdyci>-
vo; (a sept angles).
He raid I que, du L. du moyen
age he raid icus (denv & de heraldus,
voy. hiraut.) proprement Tart du
heraut d'armes).
Heraut) anciennement heralt,
en espagnol heraldo, du L. du
moyen age heraldus (heraut), sur
al devenu au , voy. agneau. L'on-
gine precise de heraldus est incon-
nue. — D. du L. heraldus l'adjectif
heraldicus (d'ou le francais Mralr
diaue).
y Google
HER
281
h£r
ierbac4, du L. herbaceus (de |
eur d'herbe). I
erbage, du L. herbaticum*
ve de /urba herbe), par le chan- 1
ent de aticum en aye (voy. '
Tet*6e 9 du L. heroa (m. s.)- — ;
erbette, herboriser, herboriste. \
Fcf 6ew*,du L. herbosus (cou- j
d'herbe). Sur o«i* devenu euap,
amoureua;.
fc»»6ief, du L. Zierbartum
bier). Sur arium devenu ier,
. drier.
lerblrore, du L. herba (herbe)
or are (manger).
[erborlter, voy. her be. — D.
torisation, herboriseur.
lerborUte, voy. herbe.
let-e, origineinconnue.
lereoiiaire, du L. heredita-
i (m. s.).
leredlte 9 du L. hereditatem
s.). Sur atero devenu 4 voy.
4.
lereftlarqae, du greo alpe-
pxric (chef de secte).
leresle, du grec atpiai;
;te).
rtretlqae , du L. hxreticus
8.).
VeVi«#et*, faire comme le
iMon, de meme en italien ar-
ziare (herisser) est un compose
riccto (herisson); de erixo (he-
jod), Pespagnol a tir6 le verbe
tar (herisser).
je francais h&ris*er ne vient pas
ectement de htrisson , mais
n du radical htriss.... dont hi-
son est le diminutif.
VeVtoon, anciennement M-
on, a l'origine tricon, du L.
cioncm* (diminutif de mct'u*
•isson): 1* par le changement de
, en co puis mo (voy. agencer);
par r'addition d'un h (voy. en-
WrJ.
Heritage, voy. heritor.
IfeVitfet*, en provencal heretar,
en espagnol heredar, du L. Ziere-
ditare (heriter de, clans Arnobe).
lfere(dl)*are devenant heretare
(voy . aceointer) , a donee heriter
par le changement de e en t (voy.
aeeompUr). — D. heritage, deshe"-
liter.
HeVittef , du L. hereditaria
(heritier). Par le changement de
heredit....en htrit.... voy. hiriter;
pour celui de arms en ier, voy.
dnter.
Hermaphrodite, du L. her-
maphroditus (m. s.).
Hermeneutlqiie, du grec 4p-
(jmvsuTtxo; (interpretatiO-
Hermea, du grec 'Epjttj; Mer-
cure. — D. herme'tique. Philoso-
phic hermetique, celle qui s'oc-
cupe de la recherche de la pierre
philosophale (de Hermes Trisme-
giste)- la science hermetique ou
l'alchimie employait pour sceller
les flacons un mode de fermeture
dit sceau herme'tique (d'oule sens de
l'adverbe hermitiquement ferme).
Hermetique, voy. hermes.—
D. hermttiquement.
Hefmitte, anciennement er*
mine , en espagnol armino, du L.
armenius* (proprement fourrure
d'Armenie, l'hermine ayant ete
importee d'Armenie a Rome).
Armenius adonne ermine par
le changement : 1* de a ene (voy.
acheter)\ 2° de e en i (voy. accom-
plir). Ermine a donne hermine
par la prosthese d'un h voy. enva-
hir. — D. hermine'.
Herntite, voy. ermite. Pour
la prosthese de h, voy. envahir.
— D. hermitage.
Hernle, du L. hernia (m. s.).
— D. herniaire. .
HeroYne, du L. heroina (he-
roine).
HereVqne, du L. heroieus (he-
roique.
yGoogk
HEU
282
HIE
HeraYsme, voy. h&ros,
Het*ott, voy. aigrette, — D.
heronneau, heronnier , h4ron-
nUre.
Heros, duL. heros (biros).—
D. heroxsme,
He**e 9 anciennement herce,
en italien erpice, du L. hirpicem
(herse dans Varron) par la con-
traction reguhere (voy. p. lxxxi)
de hirpfficemen hirp'cem, hir'cem
d'ou l'ancien francais fierce par le
changement de i en e (voy. ad-
mettre); sur le changement de
fierce en Jierse, voy. amitU. — D.
hersage, herser, herseur.
Hesitation, du L. haesitatio-
nem.
Halter, du L. haesitare (hesi-
ter).
Heterocllte, du L. heterocli-
tus (irregulier, dans Priscien).
Heterodoxe, du grec ItepoSo-
£o; (qui suit une autre doctrine).—
D. he'te'rodoxie.
Heterogene, du grec Irepo-
Yev9jc (qui est d'une nature diffe-
rente}.— D. he't&rogdnettd.
Hetfe, anciennement totre,
mot d'origine germanique (bas
allemand /tester, hdtre). Sur la
chute de *, voy. abime.
Hetft*, anciennement eur> aur,
(chance heureuse oumalheureuse,
presage), — en provencal agur
en italien augurio du L. augu-
rium (presage , puis chance bonne
ou mauvaise).
liigurium se reduisant a agu-
rium ( comme auscultare etait
di}k ascultare chez les Romains,
voy. p. cv) ? a[g)urium par la chute
du g medial (voy. oilier) donna
Pancien francais a-ur; aur adou-
cissant a en e -(voy. acheter) de-
vint eur puis eur d'ou la forme
raoderne /leurpar la prosthese d'un
h (voy. envahir).
les savants qui ont tire heur de
hora ont commis une grosse er-
reur parce que hora ne pouvait
donner et n'a donne qu'un mono-
syllabe {heure) termine par un e
correspondant a Ya final du mot
latin ; le mot eur, avr ne peut ve-
nir de hora puisqu'il est dissylla-
bique et termine par une con-
sonne. — IX bonne ur; maZheur;
heureui.
Hetffe , du L. hora (heure)
par le changement de o en eu (voy.
accueillir).
Heuvcuac, voy. heur.
Heur ter, origme inconnue. —
D. heurt (substantif verbal), heur-
toir.
HexaMre, du grec 1% (six) et
SSpa (base).
Hexagone, du L. hexagonus
(m. s. dans Columelle).
Hexametre , du L k hexametrus
(m. s.).
Hiatus , du L. hiatus (rencon-
tre de voyeiles).
Hibou , origine inconnue.
f Hidalgo, de l'espagnol hi-
dalgo (m. s.).
Hidettac , ancien francais his-
deux, du L. hupidosus' herisse
dans Catulle. Le sens originaire
est encore visible dans ce vers de
Dubellay: « Sur V autre sont les
murs vieux, hideux de ronces et
d'hierre [de lierre]. •>
Hisp[i)d6sus , contracte regulie-
ment en hisp'dosus (voy. accoin-
ter) , a donne hisdeux par le chan-
gement de pd en d qu'on retrouve
dans : tieoe (tep'dus), maussade
(male sap'dus), fade (vap'dus *),
etourdir (extorp'dire). Sur hisdeux
devenu hideux , voy. abime.
Hie, mot d'origine germanique
(neerlandais hei } hie).
Hieble, anciennement tible,
du L. ebulum (hieble) par la con-
traction reguliere (voy. p. lxxu)
de eb(il)lum en eVlum d'ou iible
y Google
HIV
283
HOM
le changement de e en ie (voy.
Ore) puis hieble par la pros-
se de n (voy. envahir).
fiet*, du L. fieri (hier) par le
Dgement de e en ie (voy. ar-
•e).
Herarchle, du L. hierarchta
s.). — D. hitrarchique.
Heratlque , du grec tepari-
(divin).
Ueroglyphe, du grec Ifpos
;re) et yXvfw (graver). — D.
Ulartte, du L. hilaritatem
s.). Sur arcm devenu 4 voy.
&.
Ilpplatrlque , du grec tiraia-
r\ (art de guenr les chevaux).
lipplqne , du grec Imctxoc
i concerne le cheval).
ilppodrome , du grec tewo-
ulo; (m. s.).
lippogrlffe, cheval griffon;
hybride compose du grec fa-
( cheval) et du L. gryphus
ffon),
[lppopotame , du grec Imco-
tfio; (m. s.).
rit«otuf effe, du I*, hirundo
Dndelle) et du suffize diminutif
; sur le changement de u en o,
annoncer.
lisser, mot d'origine germa-
(allemand /imen hisser).
r i#toit*e, du L. historia (his-
par la transposition de i
. c/ianotne). — D- historier,
yrien, historiette, historial.
istorien, voy. histoire.
Utoriette, voy. histoire.
Utorlographe, du grec tcrco-
jaqpo; (m. S.).
Utorlque , du L. historicus
3.).
lAtrion, du L. histrionem
edien).
ivew , anciennement trern,
.. hifcerntts (hiver dansTertul-
et dans Solin) par le change-
ment: 1° de b en v (voy. avant) ;
2° de rn final en r (voy. aubour).
Hfoet*ttaf, du L. hibernalis
(m. s.). Sur b devenu v, voy.
avant
Jfivetttef, du L. htbernare
(m.s.). Sur & devenu r, voy. avant.
— D. hxvernage.
Jfofret^otf, proprement petit
faucon ; hobereau est le diminutif
de rancienfrancais/wfte (petit oi-
seau de proie) qui est aborigine
germanique (anglais hobby, petit
vautour).
HocJkegtcewe, voy. hoche et
HocAet* 9 anciennement Ao-
c/itcr, hocier, hossier, mot d'ori-
gine germanique (flamand Ziotsen,
secouer). — D. hochet.
Hoehetj voy. hocher,
Hoif, du L. heres (hentier'
par le changement de e en ot (voy
aceroire). — D. hoirie.
Hola I interjection, compose de
ho! etdeid/
Holoeauate , du grec : 6X6-
xau<rcov (holocauste).
Halographe , du grec dXoypot-
90c (qui est ecrit en entier de la
main du testateur).
Homancf, anciennement ho-
mar , mot d'origine germanique
(danois hommer homard).
f Honibre , de l'espagnol hom-
bre (hombre).
Honielle , du grec dpuXta (en-
tretien).
Homeopathic, du grec 8(jloioc
(semblable) et itaOo? (affection).
Homicide , du L. homicidium
(m. s.).
Hommoge, en provencal ho-
menatge, du L. hominaticum *
(hommage) dans les teztes latins
du moyen age. Hominaticum au
sens d'hommage feodal est dans un
testament de 1035 : « Volo ergo et
mando ut jam dicta ecclesia de
y Google
HON
284
HOR
Molig teneat earn Bernardus per
rnanum praedicti filii mei Beren-
garii, et per suum donum et ha-
beat inde hominaticum. »
Hom(f)naticum contracts, sui-
vant la regie (voy. accointer) en
hom'naticum a donne hommage
par le changement : 1° de aticum
en age (voy. dge) ; 2° de mn en
mm (voy. allumer).
Hom*na»se , voy. homme.
Homwne , du L. hominem
(horn me) par la contraction regu-
liere (voy. p. lxxxi) en hom'nem ,
d'ou homme par l'assimilation de
mn en mm (voy. allumer). — D.
hommasse.
Homoeentrlque, du grec 6fi6-
xsvtpo; (qui aun centre commun).
Honiogene , du grec 6p.o-
yevYi? (de la mfime espece). — D.
homoge'netti.
Homoloffue , du grec djio-
>6yo; (analogue). — D. homolo-
guer, homologation.
Homrayme, du grec 6fxw-
vu|ao<; (qui a le meme nom). — D.
homonymie.
Honchet, voy. jonehets.
Hongre, mot d'origine histori-
que (voy. p. LXiv)signinantpropre-
ment kongroi*. Jusqu'au seizieme
siecle, les habitants de la Hongrie
furent appeles nou Hongrois, mais
Hongres. (Les chevaux hongres
etaient a l'origine importes de Hon-
grie).
Homtefe, du L. honestus
(honnete) par la chute de s (voyez
abime) et le changement de n en
nn (voy. ennemi). — D. honnete-
ment f nonnitete".
Honneuw , du L. honor (hon-
neur) par le chan^emenf- 1° de o
en eu (voy. accueiUir) ; 2° de n en
nn (voy. ennemi).
Honnir, anciennement honir,
mot d'origine germanique (ancien
haut allemand honjan, bonoir)*
; Honorable, du L. honorabHit
(m. s.).
Honoralre , du L. honorarius
(honorifique).
I Houoralres, du L. honorarium
(honoraires).
Honerer, du L. honorare (ho-
norer).
Houorlflqne, du L. honorificut,
j (honorable).
ffotttfe, en< italien onta, mot
d'origine germanique (vieux saxon
honda y honte, deshonneur). — D.
1 honteux, thorite.
Honteux, voy. honte.
Hdpltal , anciennement hos-
pital, du L. hospitale (lieu hos-
pitaller, hdpital dans la basse lati-
nite).
Hoquet, onomatopee (voyez
p. LXV).
Hoqweton, ancienn. hauque-
ton. auqueton (casaque et aussi
etoffe, qui est le sens etymologi-
que), a l'origine alqueton, en es-
pagnol alcoton. Ce mot est d'ori-
gine orientale et derive de Tarabe
dlrqdton (etoffe ouatee).
Horaire, du L. horarius (d'une
heure).
t Horde, mot d'origine slave
(voy. p. lix).
Jiofiott, origine inconnue,
Horizon, duL. horizon (m.s.).
— D. horizontal.
Horizontal, voy. horizon.
Horfojye, du L. horologium
(clepsydre).Pour la chute reguliere
de o en hor{$)logxum, voy. ac-
cointer. — D. horloger , horlo-
gerie.
Hormlu , du L. horminum
(hormin).
HotnwtU (vieux francais Jwrs-
mis c'est-a-dire mis hors. Dans cette
locution , le participe mis (missus)
etait variable*, on disait au trei-
zieme siecle : « Cet homme a perdu
tous ses enfants, hors mise sa
y Google
HOT
285
HOU
fille. • Au qqinzieme siecle le, par-
ticipe mis s'est soude a la particule
hors et la locution hors mis est
devenue a son tour une preposi-
tion.
Pour l'Stymologie , voy. aux
mots hors et mis.
Horoscope , du L. horoscopus
(horoscope).
Hoiretft*, du L. horrorem
(horreur). Sur o devenu eu. voyez
accueiUir.
Horrible , du L . horribilis
(m. s.).
Horrlflque, du L. horrificus
(affreux).
Horripilation, du L. horripi-
lationem (m. s.).
Ho**s, anciennement fors, du
L. foras (hors). Par le changement
tres-insolite de f initial en h (voy.
haras et hardes). — D. hormis.
Hertlcole , du L, horticola
(jardinier dans Isidore de Seville).
Hertlculteur , mot forge a
Faide des deux mots latins hortus
(jardin) et cultor (qui cultive).
Horticulture, mot forge a
l'aide des deux mots latins hortus
(jardin) et cultura (culture).
Hospice , du L. hospitium
(lieu oil Ton donne Phospitalite) .
Hospitaller, du L. hospitala-
rius * (m. s.).
Hespltallte, du L. hospitali-
tatem (m. s.).
Hostle , du L. hostia (propre-
mentvictime).
Hostile, du L. hostilis (m . -s. ) .
Hostlllte, du L. hostilitatem
(m. s).
Hole, anciennement hoste, en
portugais hospede, du L. hospitem
(hdte) par la contraction reguliere
(voy. p. lxxxi) de hospitem en
hosp'tem ; par la reduction de pt a
I (voy. acheter), d'ou hoste, puis
h6te j^voy. abime) .
Hotel, anciennement hostel-
en espagnol hostal, du L. hospi-
tals (hotel, maison, palais, dans la
latinite du moyen age : < actum
apud hospital e juxta Corbolium,
anno Domini mccxlui », lit-ondans
une ordonnance de saint Louis.
Hosp{i)tale contract^ suivant la
regie (voy. accointer) en hosp'tale
a donne hostel par la reduction de
ptk t (voy. acheter) , et le chan-
gement de a en e (voy. ach?ter,
puis hdtel par la chute de s (\^yez
abime). — D. hdtelier, Mtellerie.
Hotte, mot d'origine germani-
que (allemand Suisse hotte, hotte).
Houbton , diminutif a'un ra-
dical houble *, qui est le L. du
moyen age hupulus * derive de
huva (houblon, dans les textes de
la basse latinite: Huparum hortus
dit une chronique du moyen age ;
hupa est d'origine germanique e*.
repond au neerlandais hop, hou-
blon.
Hupulus a donne houble* par
la contraction reguliere (voy. p.
lxxxi) en hup'lus et parle chart •
gement de p en b (voy. arriver) .
— D. houblonniere.
Home , dans le patois de Namur
houve } mot d'origine germanique
(anglais hoe, moyen haut allemand
houwe, houe). — D. de Pancienne
forme hoe, le diminutif hoel, puis
hoy ef (pour adoucir l'hiatus, voyez
p. lxxxix) ; hoyel est devenu hoy an
par 1 adoucissement de el en au
(voy. agneau).
Jfottiffe, origineinconnue. —
D. houilUre,
Houfe, ce mot, qui signifie va-
gue au seizieme siecle, est d'origine
celtique (breton houl, vague; kymr .
hoeval, houle). — D« houleux.
Houlette, duL agolum (hou-
lette de berger dans Festus) par
un diminutif a(g)oletta* qui per-
dant le g medial (voy accointer),
donne a-olette puis a-ouletle par
y Google
HOU
286
HUI
le changement de oenou (voyez
affouage) ; aoulette est devenu ou-
lette. comme aoncte de a(v)unclus*
est aevenu oncle. — Pour la pros-
these de h, voy. envahir.
Jfo«*j»pe, voy. huppe.
Houppelande , mot que Ton
trouve des les premieres anneesdu
quatorzieme siecle, et dont l'ori-
gine est inconnue.
Hourder, a l'origine fortifier
a l'aide de treillis, declaies, mot
d'origine germanique (allemand
hurde, claie).
HotMeatt, anciennement hour
sel (sur el devenu eau, voy. agneau).
Housel estun diminutif del'ancien
francais house (botte) qui vient du
L. du moyen age hosa (botte ; ce
mot est d'origine germanique et
repond a l'ancien haut allemand
hosa chausse). Sur le changement
de hosa en house voy. affouage.
Houspiiler , ongine incon-
nue.
HotM#e, anciennement houce,
du L. du moyen age hultia* (qui
est un derive de l'ancien haut alle-
mand JiuMcouverture, enveloppe).
Hultia a donne houce par le
changement: 1° de ha en ce
(voy. agencer)\ 2° de ul en ol puis
ou (voy. agneau). Sur houce de-
venu housse, voy. aflfcncer.
HbM«*ifte, voy. /w)u#.
Housfoir , voy houa?.
Homjc, anciennement /ious, a
l'origine flirt* *^ mot d'origine ger-
manique ancien haut allemand
huliXy arbrisseau epineux). HiXl{i)z
contracts* en huv%> donne hols
par le changement de ul en ol
\voy. agneau et annoncer); fcofc
donne /mws par l'adoucissement
de ol en ou (voy. agneau) , puis
/ioux parle changement de s en x
(voy. deuo;). — D. houssine (pro-
. prement branche de houx) , /wtw-
Howcro , voy. houe.
Jfwcfce, du L. hutica* (huche,
dans la latinite du moyen age :
« Quadam cista, vu'yo hutica dicta,
quantitate magnitudinis ampla....
annonx plena, » dit un texte cite
par Ducange. L'origine de hutica
est inconnue).
Hut(l)ca contracte suivant la re-
gie (voy. p. lxxxi) en hut'ca a
donne huche par la reduction de
tc a c (voy. p. c) , et par le chan-
i gement de ca en che (voy. achat-
! net et acheter).
Httchev, appeler, en provencal
' hucar, derive 1 du L. huccus* (cri
1 d'appel, dans les textes latins du
moyen age : « Qui ad ipsos huccos
! cucurrerunty »lit-ondans uneFor-
! mule publieepar Sirmond num. 30.
j Huccus est une exclamation den-
I vee de hue, id),
| Huccus a donne* un verbe hue-
i care* qui est devenu hucher par
le changement de cca en che
(voy. acheter). — D. huchet.
HMchet , voy hucher.
Hue, onomatopee, voy. p.LXV.
— D. huer.
Jfuef, voy. hue,
Jfugwetto*, ongine inconnue.
— D. huguenotisme.
Htrf, anciennement hoi, en es-
Sagnol hoy, du L hodie (aujour-
'hui), par le changement de odi
en oi puis ui (voy. appuyer, huile
et alouette).
Huile, anciennement uile, a
1'origine otle, en espagnol olio, du
L. oleum (huile) par le change-
ment r6gulier (voy. abriger) de
oleum en oluim; oiium donne oik
par la transposition de l't (voyez
chanoine) : pour le changement de
otle en uile, voy. cuider; pour la
prosthese de h, voy, envahir. —
D. huiler 7 huileux, huilier, huile-
rie.
Hui* , anciennement uis, en
y Google
HUM
287
HUP
italien uscio, du L. ostium (porte),
par l'attraction de Yi (ostium donne
oistum*); et par la reduction de
st a t comme dans dispos de dis-
po5 ? tus,etc.... Pour le changement
de oi en ui voy. cuider ; pour la
prosthese de h, voy, envahir. —
D. huissier (proprement celui qui
garde la porte, Yhuis), huisserie
Httis clot , voy. huis et clos.
Huis*iew, voy. huis.
Hwit , anciennement uit, a Fo-
ri gine oit, en portugais oito, en
italien otto, du L. octo (huit) ; pour
le changement de oct en oit voyez
attrait; pour celui de oit en uit,
voy. attrait et cuider; pour la
prosthese de h x voy. enra/iir. —
D. huitain, huitaine.
Httitietne, anciennement /wi-
tiesme, du L. octesimus * (huitieme)
par la contraction reguliere (voyez
p. lxxxi) de octesimus en odes'-
mus, d'ou huitiesme par le chan-
gement* 1° de oct.. .. en /mt't. ,
(voy. /wit) ; 2° de e en ie (voy. ar-
riere). Huitiesme* donne huitieme
par la chute de s (voy. odimc). —
D. huitiemement
Httitre, anciennement uistre,
a l'origine oistre, du L. ostrea
(hultre) par le changement regu-
lier de ostrea en ostria (voy. abre"-
ger), d'ou oistre par l'attraction de
i (voy. c?ianoine), puis uistre par
le changement de ox en wi (voyez
cuider), huistre par la prosthese
de h (voy. enra/iir); sur la chute
de s, voy. abime. — D. huitrier,
huitriere.
HuloUe, espece de chouette,
diminutif d'un radical hule*, qui
represente le L. ulula (chouette)
par la contraction reguliere (voyez
p. lxxxi) de ul(H)la en uVla d'ou
ulle puis hulle par la prosthese de
h (voy. envahir).
Humaln, du L. humanu* (*&•
s.) . Sur anus devenu ain, voyez
ancien. — D. humaniser, huma-
niste.
Humanity, du L. humanita-
tern (m. s,).
Humble, du L. humilis (hum-
ble) par la contraction reguliere
(voy. p. lxxxi) de humflflis en
hum'Us, d'ou humble par le chan-
§ement de ml en mbl (voy. absou-
re).
Humectatlon, du L. humec-
tationem (m. s,).
Huniecter, du L. humectare
(m. s.).
lluMtef, origine inconnue.
Humerus, du L. humerus
(epaule). — D. humeral,
Humeur, du L. humorem (hu-
meur). Sur o devenu eu, voy. oc-
cueillir. — D. humoral.
Humlde, du L. ftumidus (hu-
mide).
Ham Id lie, du L. humidita-
tem* (m s.). Sur atem devenu 4.
voy abbe'.
Humiliation, du L. humilia*
tionem (action de s'humilier).
Humlller, du L. humiliare
(m. s.).
Humlllte, du L. humilitatem
(modestie).
Humorlste, deriv6 du L. hu-
mor (humeur).
f Humour, de l'anglais hu-
mour (gaiet6). — D. humoristique.
Humus, du L. humus (terre),
Jfune, mot d'origine germani-
que (anglo-saxon hun, hune). —
D. hunter.
Huppe, enprovencalupa, en
italien upupa (huppe) *par la con-
traction reguliere (voy. p. lxxxi)
de up(u)pa en up'pa d ou hupe
par la prosthese de h (voy. ent?a-
hir). — D. huppe" (proprement qui
a une huppe sur la tSte). Une va-
riety dialectale de huppe est houppe
(suru devenu ou, voy. affouage).
Huppe, voy. huppe.
y Google
HYD
288
HYP
Ifufe, origine inconnue.
Hurter, anciennement/iuttir,
a l'origine uller, du L. ululare
(hurler) par la contraction regu-
liere (voy. accointer) de ul{H)lare
en ul'lare, d'ou l'ancien francais
uller qui devient huller par" la
prosthese de h (voy. envahir), puis
nurler par le changement de * en
r (voy. apdtre). — D. hurlement.
Hurluberlu , origine incon-
nue.
f HusMrd, mot d'origine hon-
groise (voy. p. lix).
Huttfe, mot d'origine germa-
nique (allemand Jiufte, hutte). —
D. hutter.
Hyaclnthe, du L. hyacinthus
(m. s. dans Pline).
Hyades, du L. hyades (m. s,).
Hybrlde,duL hybrida (m.s.).
Hydrate, derive de v8wp (eau).
Hydrauilque, du L hydrauli-
cus (in. s. dans Pline).
Hydre, du L. hydra (m. s.).
Hydrocephale, du grec 68po-
xe'<paXov (hydropisie de la tfite).
Hydrodyuamlque , du grec
(JScop (eau) et Suvajii; (puissance).
Hydrogene, mot forge en 1776,
par Cavendish, du grec SSwp (eau)
et yevo; (naissance).
Hydrographe, du grec u5cop
(eau) et ypdupeiv (ecrire). — D. hy-
drographie, hydrographique.
Hydroloffte, du grec uotop (eau)
et Xoyo; (discours) .
Hydromel, du L. hydromeli
(m. s. dans Pline).
Hydrometre, du grec u5o>p
(eau) et jietpov (mesure). — D./iy-
dromitrie.
Hydrophobe, du L. hydropho-
bic (m. 8. dans Pline). — D. /iy-
drophobie.
Hydroplqne, du L. hydropi-
cus (m. s).
Hydroplale , du L. hydropisis
'm. s.).
Hydrooeope, du grec OSpo-
ffxouo; (celui qui recherche les
sources). — D. hydroscopic
Hydrostatlque , compose de
hydro, correspondant au grec uowp
(eau) et statique (voy. ce mot) .
Hycne, du grec uowva (m. s.) ,
Hygiene, du grec Oytevo; (qui
contribue a la sante), — - D. hygti-
nique.
Hygrometre, du grec Oypo;
(humide) et {xetpov (mesure. — D.
hygrome'trie , hygromitrique
Hymen, du L.* hymen (m. s.).
Hynienee, du L. hymenaeus
(m. s.).
Hymenopteres, du grec uu^v
(membrane) et rc-repov (aiie).
Hymne, du L. hymnus (m. s.).
HyoYde, du grec voeiSe; (os
du cou, semblable aun y).
Hypallage, du L. hypallage
(m. s.).
Hyperbole , du L. hyperbola
(m. s.). — D. hyperbolique.
Hyperboree, du L. hyperbo-
reus (septentrional). — D hyper-
bor4en.
Hypethre, du grec GwaiOpoc
(sous un ciel serein).
Hypnotlque, du grec Ottvwti-
x6; (soporifique). — D. hypnotisme,
Hypocondre, du L. hypocon-
dria (m. s. dans Priscien). — D.
hypocondrie.
Hypocondrie, voy. hypocon-
dre. — D. hypocondriaque.
Hypocras, corruption du L.
hippocraticum (tritium, hypocras).
Hypocrlsle, du L. hypocrisis
(hypocrisie, dans saint Jerdme).
Hypocrite , du L. hypocrita
(hypocrite, dans saint Jerdme).
Hypo gas tre, du grec Oicoydff-
Tpiov (m. s.) . — D hypogastrtque.
Hypogee, du L. hypogeum
(cave, dans Isidore de Seville).
Hypos tase, du L. hypostasis
Substance, dans saint Jerome) *
y Google
IDE
IGN
Hypotenuoe, du grec toorst-
vouaot (lignesous-tendante).
Hypothecate, du L. hypothe-
carius (m. ».)•
Hypotheque, duL. hypotheca
(m. s.). — D. frypottegtter.
Hypothec, du L. hypothe-
sis (m. s.).
Hypothetlqne, du L. hypo-
theticut (conditioonel dans Cassio
dore).
Hypotypoae, du grec tmorv-
Kbxric (image).
Hysope, duL. hyssopum (m.s.
dans Pline).
Hysteric, du L. fry*feria*(m. s.)
Hy»terlqae, du L. hystericus
(m. s. dans Martial).
1
lamfee, du L.tambus (iambe).
lamblqae , du L. iarofcicus
(m. s.).
Ibis, du L. ibis (m. s.).
feel, voy. ce.
feeftti, voy. ce.
iehneamon, du L. ichneumon
(rat dTEgypte).
ichthyologle, du grec Ixfao-
XoYia (qui traite des poissons). —
D. ichtyologique, ichthyologiste.
Ichthyophage, du grec tx^uo-
^dyo: (qui se nourrit de poisson).
JTd, voy. ce. — D. ci.
Icenoclaate, du grec sixovo-
x>.dffX7i; (briseur d'images).
leaner raphle, du L. icono-
graphia (art du dessin). — D. ico-
nographe, iconographique.
iconolatre, du grec eixcov
(image) et XdTprjc (adorateur). —
D. iconoldtrie.
leonologle, du grec elxovo-
Aoyia (explication des images).
Ideal, du L. idealis (m. s.V —
D. ide'alisme , idealiste, idtali-
ser.
idee, du L. idea (idee).
Idem , du L. idem (la meme
chose).
identlque, du L. scolastique
identicus* (derive* de idem, voy. ce
mot),
Identlte , du L. identitatem
(deriv6 de idem, voy. identique).
ideologic, du grec idea (idee)
et >6yo; (discours) . — D. ide'oiogue,
ide'ologique.
idlome, du L. idioma (idio-
tisme, terme de grammaire).
idiot, du L. idiota (ignorant).
idlotlome, du L. idiotismus
(locution familiere).
idelatre (m. s.), du L. idolatra.
— D. idoldtrer.
idolatrle, du L. idolatria
(m. s).
idole, du L. idolum (idole).
Idylle, du L. idyllium (poeme
pastoral). — D. idyllique.
If, en espagnol iva, mot d'ori-
gine germanioue (ancien haut al-
lemand iwa, if.). Sur v devenu f,
voy. bceuf.
■gnare, du L. ignarus (igno-
rant) .
■gne, du L. igneus (enflamme).
— D. tgnicole.
Ignition* du L. ignitionem*,
derive de ignitus (enflamme) .
Ignoble, du L. ignobilis (ab-
J ject).
11
y Google
ILO
290
IMM
Ignomlnle, du L. ignominia
(ignominie).
Ignomlnleux, du L. ignomi-
niosus (m. s.). Pourle change ment
de osus en eux voy. amour eux.
ignorance, du L. ignorantia
(m. s.).
Ignorant, du L. ignorantem
(qui ne sait pas). — D. ignoran-
tm.
ignorer , du L. ignorare
(m.s.).
W, du L. Me (celui-la).
##e, anciennement isle, enpro-
vencal isla, du L. insula (lie) par
la contraction reguliere (voy. lxxxi)
de tns(tl)ia en ins'la d'ou isle par
la reduction de ns a s (voy. aine) ,
puis tie par la chute de s (voy.
'e
if
participial) , illuminisme.
Illusion, duL. illusionem (mo-
querie). — D. illusionner.
Illuselre, du L. jllusorius*
(illusoire),
Illustration, du L. illustra-
tionem (action oYeclairer).
Illustre, du L. illustris (illus-
tre).
Hlustrer, du L. illustrare (il
lustrer).
Illustrlsslnie, du L. illustris-
•imus Ge plus illustre).
f lot, voy. He.
Hete, du L. ilotae (esclaves a
Sparte). — D. ilotisme.
Image, du L. tmogtnem
(image). Sur la chute des deux
dernieres syllabes atones, voy. p.
lxxxi.— D. imager, imagier, fmo-
gerie.
Imaginable, du L. imagina-
bilis* (m. s.). — D. inimaginable.
■maglnalre , du L. imagina-
rius (imaginaire).
Imaglnatlf, du L. imaginati-
Wis* (m. s.). — D. imaginative.
Imagination, du L. imagv-
nationem (meditation, pens£e).
Imaglner, du. L. imaginari
(s'imaginer).
Imbecile , du L. imbecUlus
(faible d'esprit).
ImbecllUte, du L. imbecillic
totem (faiblessej.
Imberbe, du L. imberbis (im-
berbe)
imbiber, du L. imbiber*
(s'impregner). — D. imbibition. '
inibrlqu£, du'L. imbricatus
(m.s.). *
f imbroglio , venu au set-
zieme siecle de l'ftalien imbroglio
(embrouillemerit).
Imbu, du L. imbutus (imbu).
Sur utus deyenn u, voy. aigu.
unliable, du L. imitabilis
(m.s).
Imltateur, du L. imitatorem
(m. s.).
Imitation, du L imitationem
(m.s.V
Imlter, du L. imitari (m* s.).
— D. imitatif.
I m macule, du L. immacuU**
tus (m. s.).
Immanent, du L. immanent
tern (qui reside dans).
immangeable, voyez mon-
ger.
imuianquable, voyez man*
quer.
yGoOgl
•
IMM
291
IMP
Immattrlallte, voy. ymma-
tiriel.
immaterlel, du £. immate-
rialti (ro. *.). — D. immatiria-
W.
Immatricple, de tro poyrtn
(dans), et matricule. — D. imrm-
tricuier y imrqatricvlation.
jmmedlat, du L. tmtnedta-
fu* * (m. s.). — D. immidiate-
ment.
immemorial, ypyez mimoire.
Immense, du L. immensus
(deraesurg).
Immenslte, du L. immensita-
tem(rq. $.).
Immerger, du L. iwwergere
(m. s.).
Immerlte, voy. meritex.
Immersion, du L. tmmecsio-
nem (m. s.).
Immeuble (bien), du L. tro-
nobilis (qui est au sens d'immeu-
>le daqs le Djgeste, res tmwthites).
ur mobilis devenu meutye, voy.
teuble
immloenfe, du L. imminen-
ce (m- s.).
imminent, du L. imminentem
\ui menace).
Im ml seer, du L. immiscere
mm i seer).
immtxtlon, du L. immixtio-
m (m. s.)
Immobile, du L. immobilis
ji ne peut Gtre, pqu). — D. im-
)biliser, immobilisation.
imnipblllfc?., du L. imrnqpili-
em (irppftobiht^).
[mmodere, du L. immodera-
(tn. s.).
[mmodegte t duL. immodesties
i est sans retenue).
mmo^l^afte, flu L. immodes-
(eyceVs).
■nmola}t|pn, (lu L. immola-
em (m. s.J.
mija«li^£, du L. immolare
s ).
Immontfe) du L. immundus
(m.s.).
Immomflc?, du L. tmmundi-
tia (m. s.).
immoral , voy. moral. — D.
immqralitt-
Immortallser, voy. immor-
U\.
Immortallte, du L. immorta-
litatem (m. s.).
Immortel, du L. immortalis
(m. s.). — D. immortaliser, im-
mortelle.
Immnable, du h. immutabilit
(qui ne change point). Pour le
changement de mutabilis. en mua-
We, voy. muer.
Immanlte, du L. immunita-
tem(m. s.).
Immutability, du U iifymttfa-
bilitatem (m. s.).
Impair, voy. pair.
impalpable, du I*, impqfa*-
bilis * (m. s.).
Impardonnabje, ypy. par-
donner,
J. ImparfaU (adj.), <ta I. tm-
perfectus (m. s.), voy. parfa\t.
2. Imparfa|t, du L. imper fac-
tum (m. s.), voy. pqrfait*
impartageable , voy. party-
ger.
impartial, voy. partial. — - Q.
impartiality.
impasse, voy. passe,
W&utfatem (in. s.).
impassible, du L. xmpassit^r,
lis (m. s.).
impatience, du L. impatien-
Ii4(m.«.).
impatient, du L. impattentem
(gui ne peut souffrir). — D. impo-
rter.
Imnf|tf enter, voy. impatient,
impatronlser, voy. patron.
Unpayable, voy. payer.
■mpeccablllte, du L. impet-
caouitatem * (m. s.).
y Google
IMP
292
IMP
impeccable , du L. impecca-
bilis (m. s.).
Impenetrable, du L. impene-
trabilis (m. s.) — D. impe'ne'trabi-
m.
Impenitence, du L. impcenir
tentia (m. s.).
Impenitent, du L. impceni-
tentem (m. s.).
1. imperatir, du L. impera-
tive (m. s.)
2. Imperatir (subst.), du L.
imperativus (modus, qui exprime
le commandement).
Imperatrlee, du L. impera-
tricem (m. s.).
imperceptible, voy. percep-
tible.
imperdable, voy. perdre.
imperfection, du L. imper-
fp.ctionem (m. s. dans saint Augus-
tin).
imperf oration, voy. perfora-
tion.
imperial, du L. imperialis
(m. s.).
■mperleax, du L. tmpertosus
(qui commande). Sur osua devenu
euxy voy. amour eux.
imperlaeable, voy. piris-
sable.
Imperltle, du L. imperitia
(m. s.).
impermeablllte, voy. per-
miabilixi.
impermeable, voy. permiable.
imperaonnel, du L. imperso-
nalis (m. s.).
impertinence, voy. imperti-
nent.
impertinent, du L imperti-
nentem (qui n'a pas le droit). —
D. impertinence.
Imperturbable, du L. imper-
turbabilis (m. s.). — D. impertur-
bability.
impetraut, voy. impe'trer.
inipetratlon, du L. impetra-
ftonero(obtention).
impetrer, du L. impeirare
(obtenir). — D. impe'trant (sub-
stantif participal).
Impetueux, du L impetuo-
sus w (m. s).
impetuoolte, du L. impetuo-
sitatetn * (m. s.).
Imple, du L. impius (m. s.).
Implete, du L. impietatem
(m. s ).
impltoyable, voy. pitoyable.
Implacable, du L. implaca-
bilis (m. s.).— D. implacability.
Implantation, voy. implan-
ter.
Implanter, voy. planter.— D.
implantation.
Implexe, du L. implexus (en-
trelace).
Implication, du L. implica-
tionem (entrelacement).
impllclte, du L. implicitus
(implique).
impllqner, du L. implicarc
(impliquer).
implorer, du L. implorare
(m. s.).
impoll, du L. impolitus (qui
n'est pas poli).
impolltesoe, voy. politesse.
Impolltlqne, voy. politique.
imponderable, voy. pondi*
rdble.
Impopnlalre, voy. popu-
late.
impopnlarlte, voy. popula-
rity.
Importance, voy. important.
Important, voy. importer 2.
— D. importance.
importation , voy- impor-
ter 1.
1. importer, du L. importare
(m. s.). — D. importation.
. 2. importer , du L. importare
(m. s .). — D. important.
Importun , du L. impotfunus
(importun). — D. importuner.
importuner, voy. importun.
y Google
IMP
293
IMP
importunity, du L. importu-
nitatem (m. s.).
Imposable, voy. imposer.
Impoier, voy. poser, — D.
imposable, imposant.
Imposition , du L. impositio-
ns (action* de mettre sur).
Impossibility, du L. impos-
sibilitatem (manque de puissance).
Impossible, du L. impossibi-
lis (m. s.). *
f imposte, de l'italien imposta
(imposte).
imposteor ? du L. impostor
(m. s. dans Ulpien).
Imposture ? du L. impostura
(m. s. dans Ulpien).
ImpSt, anciennement impost,
du L. impositus* (imposition dans
lalatinit6 du moyen &ge) par la
contraction rSguhere (voy. page
lxxxi) de impostytus en impos'tus,
d'ou impost puis impdt par la
chute de s (voy. abime).
Impotence, du L. impotentia
(faiblesse) .
( impotent , du L. impotentem
(impuissant).
Imprntlcable , voy. prati-
quer.
Imprecation, du L. impreca-
tionem (m. s.).
Impregner , du L. imprx-
gnare* (m. s.).
Impreuable, voy. pr enable.
t impresario, de l'italien im-
presario (directeur de theatre).
Imprescriptible 9 voy. pres-
criptible. — D. imprescriptibility.
impression , du L. impressio-
nem (empreinte) — D. impres-
swnner, tmpressionnable, impres-
stonnabilU4.
Imprevoyanee • voy. troprd-
voyant.
Imprevoyant, voy. pre'voyant.
— D. imprfooyance
Imprevu, voy. pr&vu-
Imprimer, du L. imprimere
(imprimer). — D. imprime' (sub-
stantif participial), imprimeur, im-
primerie
Improbable, du L. improba-
bilis (qui ne peut etre appiouve).
■mprobatenr , du L. impro-
batorem (m. s.). — D. improba-
Improbatlon, du L. improba-
tionem (m. s.).
improblte,du L. improbita-
tern (perversite)
Improductir, voy. productif.
— D. improductible.
Impromptu , du L. in et
promptu improvisation , chose faite
sans preparation, dans les locu-
tions tellesque in promptu aliquid
habere (avoir quelque chose sous
la main), dicere quae sunt in
prorrtptu (dire ce qui se presente a
resprit) .
Impropre, du L. improprius
(m. s.). — D. impropriate.
Improuve , voy. prouver.
f improvlser , de l'italien im-
provvisare (improviser).
f improvl»te, de l'italien iro-
prowisto (a l'improviste, propre-
prement : depourvu).
Imprudence, du L. impru*
dentia (imprudence).
imprudent, du L. impruden-
tern (imprudent).
Impubere, du L. impuberem
(m. s.).
Impudence, duL. tmpudentta
(m. s.).
impudent, du L. tmpudentem
(m. s.).
Impudeur, voy. pudeur.
Impudlclte , voy. pudicite'.
Impudlque du L. impudicus
(m. s.).
Impulssance , voy. impuis
sant.
Impuissant, voy. puissant.
— D. impuissance.
impulsir, voy. impulsion.
y Google
INA
294
INC
Impulsion, du L. impulsio-
hem (m. s A — D. imphlsif.
impunl , dU L impunitus
(m. s.). t
Impunlte , du L. impunttatem
(m. s.).
Impur, du L. impurus (m. s.).
Impure te, du L. impuritatem
( m - s -)- . . h
imputable , voy. imputer.
imputation, du L. imputa-
tionem (m. s.)»
Imputer, du L. imputare
(m. s.). — D. imputable.
Inabordabfte, voy. abordable.
Unacceptable, voy. acceptable.
Inaccessible , du L. inacces-
sibilis (m. s. dans Tertulhen).
Inaceordable , voy. accorda-
ble. — D. inadmissibility.
inaccostable, voy. accostable.
tnaccoutume , voy. dccou-
tume".
Inacheve, voy. acheve*.
inactlf, voy. aclif. — D. %nac~
tivite'.
inaction, voy. action.
luac tivite, voy. inactif.
inadmissible, voy. admissi-
ble. — D. inadmissibUite'.
Inadvertance , du L. scolasti-
que inadvertantia* (negligence,
compose de advertantia, precau-
tion, derive de advertere).
Inalienable, voy. amner. —
to inalie'nabilite'.
lu all table, voy. alliable.
Inalterable, voy. dlUrer.
inamovible. voy. amovible.
— D. inamovibuile'.
Inanlme, du L. inanimatus
(m. s.). — Sin* atus devenu e",
voy. ampoule".
Inanlte, duL. inanitatem (fu-
tilite).
Inanition , du L. indhitiohem
(m. s. dans Isidore de Seville).
inappetenee , voyez appe-
tence.
, inapplicable , voy. applica-
ble. — X). inapplication, inappU-
que".
inappreciable, voy. appre-
ciable.
Inaptitude, voy. aptitude.
Inartleule, voy. articule.
inattaquable , voy. aUaqua-
ble.
Inattendu, voy. attendu.
Inaitentlf, voy. attentif.
Inattention, voy. attention.
inauguration, du L. inaugu-
rationem (debut).
Iuaugurer, du L. inaugurate
(inaugurer), — D. inaugural.
incalculable, voy. calculable.
Incandescent, du L. incan-
descentem (qui est en feu). — D.
incandescence.
incantation du L. incanta-
Honem (enchantement);
incapable, voy. capable.
Incapacity de in privatif ex
capacitatem (capacite);
Incarceration, voy. incarci-
rer.
incarcerer , du L. incarcerate*
(mettre en prison, dans les textes
latins du moyen age; derive du
L. career, prison.
f incarnat , venu de Htalien
incarnato (incarnatJ.
incarnation, du L. iniarna-
tionem (incarnation).
Incarner, du L. incarnare
(m. s.).
f incartade, de l'espagnol
encartada (derive de encanarse
proprement prendre une mauvaise
carte ; au figure faire une sottise).
incendlalre,.du L. incendia-
rius (qui incendie).
incendle, du L. . incendium
(incendie). — D. incendier.
Incendler, voy. incendie.
incertaln, voy. certain.
incertitude , du L. incertitu-
dinem* (m. 8.).
y Google
ING
295
ING
it, du»L. incessantem*
s.).
. inceste, adj. du L. incestus
jestueux).
. sneeste , du L. tndwttu (id-
le). — p.. incettueux.
mchoatlf du L. inc^Kwiiiuu*
s.).
incident, du L. infiidentem
i survient). — D. incident (sub-
ntif), incidence: .
[nclae, du L. inci&us (coupe).
[neleer , du L. incwore* (cow-
■, frequentatif, parte supin tnci-
n, de incidere, couper). — D.
isif.
[nelslf, voy. inciser. ,
incision, du L. incuionem
. s.).
[ncitatlon, du L. incitatio-
ii (instigation).
inciter, du L; incitare (exci-
ineiTll, duL. incivilis (brutal).
Incivlllte, du L. incivUila-
i (brutality). Sur atem devenu d
f. abbe 1 .
(nelvlque , voy. civique.
Ineivfeme, voy. civisme.
inclemence, du L. inclemen-
(m. s.).
inclement, du L. inclemen-
% (dur).
indinalsen* du L. incUna-
nem (m. s.) par le changement
ationem en aison (voy. fenai-
i).
Inclination, du L. inclinatio-
ns (m. s.).
fnellner, du L: inclinare
i. s.).
Indus, du L. inclusus (ren-
'me).
incognito, vonu de l'italien
cognito (inconnu).
Incoherence , voy. incohe"-
nt.
incoherent, du L. incohss-
ntem (m. s.). — D. incoherence.
ineolore, du L. jncolor (m.s.).
Ineomtter, du L. incumbere
(reposer sur).
Incombustible^ de in (n6ga-
tif) et de combustibilis * derive de
combuftuf (brule entierement).
Incommensurable, du L. tri-
commeiwurabtfu (m. s.). — D.
tncommensttraftih^.
incommode, du L. incommo-
dus (incommode).
Incommoder, au L. incdm-
modare (m. s.). , .
■ncommodlte, du L. incom-
moditatem (m. s.). Sur atem devenu
6 voy. abbi .
incommunicable, du L, *»-
communicabilis (m. s. dans Saint
Jerdme).
Ineommutablllte , du L. in-
commutabilitatem (m.s.). Sur atem
devenu 4> voy. abbe.
Incommutable* du L. incom*
mutabilis (immuable).
Incomparable, dn L. incom-
parabilis (m. s.).
Ineompatlblllte^voy. incom-
patible.
Incompatible, voy. compati-
ble. — D. incompatibility.
Incompetence , voyez com-
puter.
Incompetent, du L. incom-
petentem Replace). .
Incomplet, du L. incompletus
(non accompli). ,
Incomplete, duL. incomplexus
(m. s.).
Ineomprehenslblllte, du L.
ihcomprehensibilitatem * ,(m. s.).
Sur atem devenu 6, toy. abb4.
Incomprehensible 5 . du L.
incomprehensibilis (m. s.). .
Incompressible , compose de
compressible (du L. compressibi-
lis *, derive de compressus^ corn-
prime).
inconcevattle, voyez conce-
voir. s
y Google
INC
296
IND
ineonelllable, voy. concilier.
Ineondulte,voy. conduite.
Ineongrn, du L. incongruus
(inconvenant).
Incongruity , du L. incon-
Citatem (m. s). Sur atem devenu
oy. abbi.
' inconsequence, du L. incon-
sequentia (defaut de suite).
Inconsequent, du L. incon-
sequentem (qui ne s'accorde pas
avec).
Ineonslderatlon. du L. ta-
considerationem (deiaut de re-
flexion).
Ineonsldere , du L. inconsi-
deratus (m. s.). Sur atus devenu^
voy. ampouU.
Ineonslstanee, voy. consis-
ter.
Inconsolable , du L. inconsa-
bills (qu'on ne peut consoler.)
inconstanee, du L. inconstan-
tia (m. s.).
Inconstant, du L. inconstant
tern (m. s»).
Ineonstltutlonnel, voy. con-
stituer.
Incontestable , voyez con-
tester.
Ineon teste, voy. contester.
Incontinence , du L. inconti-
nentia (m. s.).
1. incontinent (adj.), du L.
incontinentem (m. s.).
2, Incontinent (adv.), du L.
in continenti (sur l'heure).
Inconvenant , voy. convenir.
D. inconvenance.
Inconvenient (adj. pris sub-
stantivement) du L. inconvenien-
tem (messSant).
Incorporation, du L. incor-
porationem * (m. s.).
Ineornorel , du L. incorpora-
te (incorporel). — D. incorpora-
lite-.
Ineoraorer , du L. incorporate
(m. s. dans Solin).
Incorrect, du L. incorrectus
(non corrige) . — D. incorrection.
Incorrigible , du L. incorri-
gibilis (m. s.). — D. incorrigi-
bilitt.
Incorruptibility, du L. t'n-
corruptibilitatem (m. s.) Sur atem
devenu 4 , voy. abbe".
Incorruptible, du L incor-
ruptibilis (m. s.).
In credibility, du L. incredi-
bUitatem (incredulite, dans Apu-
lee). Sur atem devenu e", voy. abte.
Incredule , du L. tncredulus
(incredule).
Incredulite , du L. increduli-
tatem (m. s.).
Incree , du L. increatus*
(m. s. dans les Controversistes
Chretiens).
Inerlntlner , du L. incrimi-
nari * (derive de crimen, crime).
— D. incrimination.
Incroyable, voy. croyable.
Incrustation , du L. incrusta-
tionem (rev&ement).
incruster, du L. incrustare
(appliquer un enduit, garni r d'une
croute) .
incubation, du L. incubatio-
nem (incubation).
inculpation , du L. inculpa-
tionem * (m, s.).
inculper, du L. inculpare *
(m. s.). — D. inculpe.
Inculquer , du L. tnculcare
(inculquer).
inculte, du L. incultus (m6me
sens):
Incnnable , du L. tncunabu-
lum (berceau, origme).
incnrablllte , voy. incurable.
Incurable, du L. incurabilis
(m. s). — D. incur ability.
• incurle, du L. incuria (m&ne
sens).
incursion, du L. incursionem
(invasion).
inde, mot d'origine historique
y Google
IND
297
IND
. p. Lirv) : couleur bleue qui
enait originairementderinde.
adeeence , du L. indecentia
rmvenance).
nd^eenl, du L. indecentem
Dnvenant).
ndeeblffrable, voy. cUfchif-
ndeelo, du L. indecisus (non
che).
ndeelolon, du L. indecisio-
i* (m. s.) .
ndeellnable, du L. indecli-
4lis (indeclinable). D. indicli-
MU.
ndecomposable, voy. cUcom-
tr.
ndeflnl, du L. indefinitus
s.). Sur la chute du t, voyez
u de acutus.
ndefinlsoable, voy. (ttfinir.
mdeleblle, du L. indelebilis
s.).
[ndellcat, voy. Micat. — D.
Micatesse.
Lndemne, du L. indemnis (qui
pas eprouv6 de dommage. —
indemniser.
[ndemnltfr, voy. indemne.
[ndemnlte, du L. indemnita-
i (indemnite). Sur atem devenu 6
r. abbe".
mdependant, voy. dependant.
D. independence.
indestructible, voy. destruc-
le. — D. indestruclibiliU.
Indetermlnntlon, voy. inde-
nt.
Indetermln6, du L. indeter-
natus (infini). — Sur atus
renu 4 voy. ampoule 1 . — D. in-
termination.
index, du L. index (qui indi-
8).
indleateur, voy. indiquer.
indlcatlf, du L. indicativus
indication, du L. indicatio-
m(m. 8.).
Indlce, du L. indicium (in-
dice).
Indlclble, compost du L. du
cibilis* (que Ton peut dire, derive
de dicer e, dire).
Indletlon, duL. indictionem
(indiction dans le Code Theodo-
sien).
Indlenne , derive de Im
(voy. p. lxiv), proprement etoffe
de coton peinte que Pon fabriquait
originairement aux Indes.
indifference, du L. tndiffe-
rentia (m. s.).
indifferent, du L. indifferen-
tem (m. s.).
indigence, du L. indigentia
(nexessit6).
indigene, du L. indigena
(m. s.).
indigent, du L. indtgentem
(qui est depourvu).
Indlgeste, du L. indigestus
(non digere).
indigestion, du L. indigestio-
nem (indigestion).
indignation, du L. indigna-
tionem (m. s.).
Indlgne, du L. indignus
(m. s.).
indlgner, du L. indignari (de-
rive de indignus indigne).
Indlgnite, du L. indignitatem
(m s.). Sur alemdevenud voy. abbe".
f indigo, de l'e*pagnol indico
(indigo). — D. indigoterie, indi-
gotier.
indiquer, du L. indicare
(m.s.).
indirect, du L. indirect**
(m. s.).
indlselpllnable, voy. indis-
cipline.
Indiscipline, du L. indisci-
plina (m. s.).— D. indiscipUndble.
Indiscipline, du L. indiscipli-
natus (m. s.). Sur atus devenu i
voy. ampoule 1 .
indlseret, du L. indiscretus *
yGoogk
IND
298
INE
(indiscret. dans des textes da sixie-
me siecle).
indiscretion, du L. indiscre-
tionem* (voy. indiscrefy
Indispensable, v. dispenser.
indlsponlble , voy. aisponi-
ble.
Indlsposer, voy. disposer.
indisposition, voy. disposi-
tion.
, indissolubility, voy. indisso-
luble.
.Indissoluble, du L. indissolu-
bilis(m. s.).— D. indissolubility.
indistinct, du L. indistinctus
(m. s.).
indlvldu, du L. individuus (in
divisible)
, indlvlduallser, voy. indivi-
duel.
. individuality, voy. wdivi-
duel. ,
Indlvlduel.derivede indiviau.
— D. individuality j individHaliser.
indlvls, du I. indivisus(m. s.).
Indlvlslblllte, voy> indivisi-
ble.
Indivisible, du L. wdivisibi-
lis (m. s.). — D. indivisibility.
Indlvlslon, du L. indivisio-
nem* (m. s.).
indocile, du L. indocilis (in-
docile). — D. indocilitt.
Indolence 9 du L. indolentia
(insensibilite).
indolent, du L. indolehtem
(qui souffre).
Indomptable, voy. dompter.
indompte, voy. dompter.
indu, voy. dH.
indubitable, du L. indubita-
biiis (m. s.).
induction, du L. induclionem
(induction).
Indulre, du L. inducere (de-
terminer), voy. conduire: — D.
induit.
Indulgence, du L. indulgentia
(m; s.).
indulgent, du L. indulgentem
(m. s\).
Industrie, du L.tndtutria (ac-
tivite). — D. industriel.
industrleux* du L. industrio-
sus (m. s.). . ,
Inebranlable* toy: Mranler.
Inedlt, du L. ineditus (m. s.)
Inerrable, du L. . ineffabilis
(ineffable). — D. ineffabiliti.
-ttnerracablfe. voy: effacer.
inefflcace, du L. inefficacem
(in, s.). — D. inefftcaciie.
Inegal, du L. inaequalis (m: s.).
voy. e"gal.
iriegallte, du L. inaequatita-
tem (inegahte). Voy. e'galite':
ineligible, voy. Hi^ibte.
inenarrable* dii L. inenarrd-
bilis (m. s.).
inepte * du L. ifieptia (ab-
surde).
Ineptle, du L.ineptia (sottise).
Inepulsable, voy; ^dpuiser.
inerte, du L. inertem (inactif).
inertle, du E. inertia (inac-
tion). . .
inespere, voy. esperer.
inestimable 4 dtt h: tstima-
bilis (inestimable).
inevitable, du L. inevitabilis
(m.s.).
inexact , voy* exact. — D.
inexactitude.
inexactitude 4 voy; exacti-
tude.
Inexcusable 4 du la excusa-
bilis (m. s.).
Inexecutablo^ voy: ex tenter.
Inexecutlon? voy. execution.
inexerce, voy. exercer.
ineligible , voy: exigen
inexorable, du L. inexorabi-
lis (m. s.).
inexperlenee^voytexptWcttce.
lueXperlrtierite ) toy. expert*
menter.
inexpiable, du L, inexpia-
bilis (inexpiable).
y Google
INF
299
INF
nexnlleable*duL. inttcpii*
His (inexplicable).
nexprtmable* voy. exprifner:
nexpugnable,duL. inerpu-
bilis (m. s.).
iiextlngnlble, du L: ine&tin-
bilis (inextinguible).
nextrlcable, du fc; ine*tri~
His (m. s.).
nraflllblllte, Toy. faillir.
nrallllble, voyt futilir:
nrtme, du L. infdmis (iti-
e). — D. tnfaman*.
nfamle, duL. tn/amia(m. s ).
Infant, do l'espagnot infante
fant).
infanterle* venti au sfeifcieffie
le de l'italien infanterta (iii-
:erie),
. infanticide, dii L. inflMiti-
um (m. s.).
. mftntlelde, du L; infun-
ia (celui qui tue son enfant);
nfattfable* du L. tn/uftya-
s (m. s:).
nfatnatton , voy; infatuef.
nfatuer, du L. tnftitubre
tdre sot). — D. infatuation.
nfeeond, du L; infeeUndus
s.).
nfecondite, du L. irtfetundi-
rn (m, s.). Sur otem detenu e
nfeet , du L: infectus (cor-
pu>. — D. infecter.
nfeeter, voy. infec*.
nfectlon, du L. infecttonein
on de corromprej ;
nfeodatlon, voy. infeoder.
nfeoder* du L. dtt moyen
infeodare (deriv6 de feodum*
pour l'etymologie de feodum,
nferer, du L; infertt (OOti-
e).
afertenr, du L. inferioretn
8). — D; infitrioritf.
ifernal, du L. tfcffefflalis
8.).
infertile, au L. iftfikilis
(m. s.).
Infe*ter, du L. infettare (in-
fester).
lafldele, du L. tn/Uftffts
(in. s.).
Inflldellte, du L. infidelitatefn
(m. s.). Sur fcMem detfenu i\ Toy.
ooW.
inflforer, vofr. jUtrt: — D; in-
filtration.
Ittflme, du h: iriMus (hi. s.).
InJInl, du L. inhnitus (nt. s.J.
— D. infinitenm**, tt'bu tti/liiitt-
simal.
inflnltf, du L. MWittatem
(immensitej. Sur tttet* devenii #,
voy. aoW.
iniinitetlnial; vb^: inpni:
lafinltlf, du L. In/ltitWtis
(m. s.).
inflrniej du L: (nfirniuk (fai-
ble).— D. fortrtftier, tn/lrmerte;
innrmer, du L: tfiftrtnafe (rfi-
futer). — D. infirmatiu
inflHheHe, Voy. inftftfie:
laflrmier, voy. tfijlVirtc
infUrinlte, du L. tri/lrrtifcdtem
(faiblesse). Sur atero devenU *;
voy. abbe.
*nllamm«Dle^ vojf. jfcMhtftf.
Inflammation , tin L. in/lfrm-
mationem (inflanimatlob).— D. in-
ftammatoire.
inflammatolre, voy. iriftaln-
mtttioh.
infleenlr, du L. itiflectere.
(courber). Pour lea bhslngfenients
de lettres, voy. Mchit.
InflexloUlM, derive de in-
flexible.
inflexible; dii L. inflexibilis
(m. s.).
Inflexion, du 1. fn/fewbWeift
(sinuosit6).
iafllfcet, du L. ififligere (iih-
pOser).
. Inflnence, dii L. InfiUenM
fcti. 8.). — D. in/Juencef,
yGoogk
ING
300
INI
Influencer, voy. influence.
Influent, da L. influentem
(qui s'insinue).
influer, du L. influere (s'insi-
nuer).
In-follo, du L. in (en) et folio
(feuille).
information, du L. in forma-
tionem (action de former).
informe, du L. informis
(m. s.).
Informer, du L. informare
(instruire)
infortune, du L. infortunium
(m. s.).
Infortune, du L. infortunatus
(m. s.). Sur atus devenu 6, voy.
ampoule'.
infraction, du L. infraction
nem (action de briser). — D. in-
fracteur.
infruetueux, du L. infruc-
tuosus (m. s). Sur osus devenu
eux, voy. amoureux. — D. infruc-
tueusement.
inffno , du L. infusus (verse sur).
— D. in f user.
infuoer, voy. infus. — D. infu-
soires.
infusible, voy. fusible.
Infualon, du L. infusionem
(action de verser dans).
infnsolres, voy. infuser.
f inganke, venu de l'italien
ingamba (alerte).
Ing-enler, du L. ingeniari*
(s'ingenier).
Ingenleur, proprement du L.
ingeniatorem (ingenieur militaire,
dans les testes du moyen age:
•Erat etiam ibi ingeniator... qui
fecerat plurima ingenia, » dit
un texte ciU par Ducange Inge-
niator derive de ingenium, qui a
eu, comme on Fa vu au mot en-
gin, le sens d'engin de guerre.
Sur atorem (ingeniatorem) devenu
eur, voy. empereur.
ingenlenx, du L. ingeniosus
(ingenieux). Sur osus devenu eux,
voy. amoureux.
ingenu, du L. ingenuus (mo
ingenulte, du L. ingenuita-
tem (reserve). Sur atem devenu <?,
voy. abbi
Ingerer (*'), du L. ingerere
(mettre dansl
ingrat, du L. ingratus (m. s.ji.
Ingratitude, du L. ingrati-
tudo (ingratitude).
ingredient, du L. ingredien-
tem (qui entre dans).
Inguerlaoable, voy. guerir.
inhablle, du L. inhabilis (in-
habile). — D. inhabilett, inhabi-
ted
inhabitable, du L. inhabit*-
bilis (m. s.).
inherence, voy. inhirent.
Inherent, du L. inhaerentem
(qui est adherent).— D. inference.
inhosnltallte, du L. inhospi-
talitatem (m. s.). Sur atem devenu
6, voy. abbe'. — D. inhospitalier
Inhumaln, du L. inhumanut
(m. s.).
Inhumanlte, du L. inhuma-
nitatem (inhumanity). Sur atem
devenu 4, voy. abbi.
inhumation, voy. inhumer.
Inhnmer, du L. inhuman
(mettre en terre). — - D. inhuma-
tion.
inlmaglnable, voy. imagina-
ble.
Inimitable, du L. inimitabi-
lis (m. s.).
in 1ml tie, du L. inimicitatem*
(derive de inimicus ennemi, comme
amicitatem de amicus; voy. ami-
Hi). Pour le changementde ....id-
totem en ....##, voy. amitii.
InlntelMglble , du L. inintd-
ligibilis (m. s. dans St Ambroise).
inique, du L. iniquus (injuste).
inlqulte, du L. inujuitatem
(injustice).
y Google
INO
301
INS
Initial, du JL initiate (primor-
dial).
Initiation, du L. initiationem
to. s.).
inltler. du L. initiate (m s.).
— D. initie, initiative.
Injecter , du L. injectare (Je-
ter sur).
Injection 9 du L. injeclionem
(m. s.).
Injonctloh, du L. injunctio-
nem (action d'imposer).
injure, du L. injuria (offense) .
lnjurler,du L. injuriari (faire
du tort).
Injurleux, du L. injuriosus
(injuste).
Injuste, du L. injustus (m. s.).
— D. injustement.
Injustice 9 du L. injustitia
(m. s.).
innavigable, du L. innavi-
gabilis (m. s.).
Inne, du L. innatus (inne).
Sur atus devenu 4, voy. ampouU.
innocence, du L. innocentia
(innocence).
^ Innocent, du L. innocentem
(innocent). — D. innocenter.
innoculte, du L. innocuita-
tem (derive de innocuus, qui ne
nuit pas).
Innombrable, du L. innume-
rabilis (m. s.).
innomme , voy. nommer.
Innovateur , voy. innover.
Innovation, du L. innovatio-
ns (renouvellement).
Innover, du L. innovare (in-
nover).
Inoccupe, voy. occup4.
in-octavo, de in (en) et octo
(huit).
Inoculateur, du L. inocula-
torem (celui qui greffe).
Inoculation, du L. inocula-
tionem (greffe).
Inaculer , du L. inoculate
(inculquer). i
lnodore,du L. inodorus (tno-
dore).
Inoffenstf , voy. offennf.
inondatlon, du L. inundatio-
nem (m. s.).
Inonder, du L. tnundare
(m. s.).
Inoplne, du L. inopinatus
(m. s.). Sur atus devenu 4, voyez
ampouU.
inopportun, du L tnoppor-
tunus (peu convenable).
vnopportunlte , du L. inop-
portunitatem* (m. s.). Sur atem
devenu 4, voy. abbe'.
inorganlque, voy. organique.
InonI, voy. ouir.
In-pace, du L. in (en) et pace
(paix).
in-partlbua, du L. in parti-
bus [infidelium] , dans les pays oc-
cupes par les infideles).
t in-petto, de l'italien in-petto
(a part soi ; proprement, dans le
coeur).
In-quarto, du L. in (en) et
quartus (quatrieme) .
inqulet, du L. inquietus (tou-
jours agite).
Inquleter , du L.inquietare
(inquieter). — D. inqui4tant.
inquietude, du L.inquietudi-
nem (inquietude).
Inqulslteur, du L. inquisito-
rem (celui qui poursuit, qui re-
cherche). — D. inquisitorial.
Inquisition, du L. inquisitio-
nem (investigation).
Insalslssable, voy. saisir.
insalubre, du L. insalubris
(m. s.).
insalubrlte, du L. insalu-
britatem* (m. s.). Sur atem de-
venu 6, voy. abb4.
insatlablllte , du L. insatia-
bilitatem (m. s.). Sur atem de-
venu 4 , voy. abb4.
insatiable, du L. insattabilis
(m. s.).
y Google
INS
302
INS
Inscription. du L. inscriptio-
hem (inscription).
inscrlre , du L inscribere
(inscrire). Sur ....ibere devenu
... ire, voy. derive.
Insecte, du L. insectum (m. s.) .
in-setse, du mot L. in ( en ) et
seize
inseikse, du L. insensatus
(m. s.). Sur a*us devenu «, voyez
ampouU,
ifcsenelblllie > du L. insen-
sibilitatem* (m. s.) . Sur atero de-
venu #, voy. afco£
Insensible, du L. tTwerwibitt*
(m s.). • . x -
inseparable, du t. tnsepara-
bilis (m.s.\
iriscrer, du L . inkerere (m. s.) .
Insertion, du L inserrtonem
(action de grefferj.
Insldleux, du L insidiosus
(insidieux). Siir osus devenu eux,
voy. amour eux.
1. Inslgne (adj.), du L. wwt-
flfnt* (insigne).
2. inslgne fsubst.J, diiL. in-
signe [signe particulier).
Ihsigniuarit, voy. stftnifier.
— D. insignifiance.
insinuation, du L. th&nua-
tionem (m. s.).,
Inslttuef , duL. ihsinudre (in-
sinuer).
Insiplde' , du L. tnitjndtt*
(in. s;). — £L instptdtfe.
Inststarice, voy. inslsler.
Ihslsier, du L. irisistere (in-
sister). — D. insistence,
insoclabie, du L. insociabilis
(m. s.). — t). tnfoctobtit^.
insolation , du L. insoJaJto^-
rtem (m. s.).
Insolence, du L. insolentia
(insolence)
Insolent, du L. insolentem
(insolent).
insollte % duL.trwoiihtf (m. s.).
insolubility, du L. insotubi-
UkUem (m. s.). Sur otem devenu
S, voy. abb£
insoluble , du L. insolubilis
(indissoluble).
insolvable, voy. solvable. —
D. insolvabiliU.
insomnia, du L. insomnia
(m. s.).
insouciant 9 voy. soucier. —
D. insouciance.
insonmls , voy. soumettre.
Insoutenable,voy.f0tfteno5te.
inspector, du L. inspectare
(examiner). , ,
ihspecteur, du L. inspecto-
rem (inspecteur), „ .
inspection, du L. inipectio-
nem (m, s.).
insplrateur, du L. inspirato*
rem (m % s.).
inspiration, du L. inspira*
tionem (m. s.). .
inspirer, du L. inspirare (in-
spirer).
Instability, du L. insiabilU
taiem (mobilite). Sur atem devenu
4, voy. abbi.
installer * voy. stalle. — D.
installation,
a instance, du L. insiantia (iri-
sisiance)
Instant, du L instantem (pres-
sant). — D. instantant.
instar (a V) . du L. ihsiar (4 la
ressemblance de) .
Instauratton , du L t instau-
rationem (reconstruction). ,
instlgateur, du L. instigato-
rem (m. s.). .
Instigation, du L. instigatio-
nem (m. s.). .
instlguer, du L. instigare
(m. s.).
instinct, du L« instinctus (ce
qui pousse, ce qui excite). — D.
instmctif.
instlncilf , voy, instinct.
instltner , du L. instituere
finstituer).
y Google
INS
303
INT
tint lint, du L. institutum
se institute).
nsfcltutenr, dii L. initiiuto-
(m. s.).
nstltutloii, tttiL. irtiti'tulio-
(m. s.) .
nsirnetenr , dii t. instruc-
m (preparateur).
QS$ruettf,duL. iksMcttvus*
s. deriv6 de inrtruere, ih-
ire).
ngtructlon,du L. instructid-
, (instruction dan ^Ariobe).
n«trulfe^ du L. instraere
aitrfinient, dii L. tfiieHiken-
(qui sert a cbnstruire) . — D.
ruihehtal, ihstriithMer.
nstnunentatton , voy. tfU-
nenter:
natrmneriter , voy. Itttfrti-
nia (a V). voy. savbif:
hanDerdlnaftoii; vdy: su-
bnotion.
tmabttrdorihe, vttfr, Cor-
ner.
nabfflattnce, dtl L: frt*uf/i-
«i<i (faiblesse).
n«uffl*ant,du L. irtsufltfeien-
(m. s.).
ntftlfllatlbn^ dtlL: <H*ti/]Pa-
cm (til: s.).
ngufHer, du L. xf^af flare
s:).
nsulalre, du L. ffuularti
ulaire).
nsulte.du L. tnsuJfti* (action
saiilif).
nsulter, du L. imultare (in-
3F).
naupportable, toy. «ippor-
e:
nsurfffer (s*), du L. irUtt^erfe
surfer). — D. itKutQt (stibst.
icipial faible).
atmrinon tattle; itif. Wr-
iter.
tftfcttrreetUftiij eta L: iniitr-
recftonem (action de se lever). —
D insurrectiohnel.
intact, du JL tntocto* (in-
tact).
Intarlssable. voy. tdrir,
integral, du L. integralii*
integre, du L. integer (inte-
gre).
integrer, du L. integrdte fre-
tablir). — D. inttgrdtidri.
integrity, du L. inteoritdtem
(ni. s.). Sur ofem detenu e, tdyez
intellect, dii L. {fitfelfertttf
(entendement).
Intellectual, dii L; ihtellec-
tualis (m. s.).
intelligence, dtt L. (htelli-
gentiq (m. s.).
Intelligent, du L. tfftHftyfen-
tern (m. s.).
intelligible; du L. iHtelltyi-
ofltt (qui tombe sous le Setts).
Ibtetnperanee, dd L: iiit#n~
perantia (m. s.).
Interitperant, du L. ttl^m-
peranteth (intempe>arit).
inteittpere, dd L. Intbmpera-
tus (immodere) Sur atus devend
e', voy. a^ipoii^.
Intemperle, du L. inteirvpt*
riei (intetnpe>ie) .
intempeiUf j duL. tntempe*
tifltrt (m s).
Intendani, du L. iiitenden-
tern (qui dirige) — D. Mtendarice.
Intei»*e , dii L. *ntfch*tw (in-
tense). — D. imXerixilt.
intenier, du L. ifitehtare (di-
rigercontte).
Intention, du L. tntenttoneni
(intention). — D: tntentibftntf, fa-
tentionnzl.
intercalalre, du L. iMerca-
laris (m. s.).
intercalation, duL. interca-
lationem (m. s.) .
Intercaier, du L. itittrttumti
£m. s.j.
yGoogk
INT
30%
INT
intereener, du L. intercede™
(solliciter).
■ntereepter, du L. tntercep-
tare* (m. s.; compost de inter,
cntre et de ceptare pour caplare
prendre).
interception, du L. tntereep-
tionem (m. s.).
inte ree— w , du L. tnterces-
sorem (mtereesseur) .
intercession, du L. intertes-
sionem (intervention).
interenrrent , du L. intercur-
rentem(m. s.).
Interdiction, du L. inter die -
tionem (m. s.).
intermlre, du L. interdieere
(interdire).
interult, du L. interdictum
(arret, sentence). Sur le change-
ment de et en t voy. affeti.
Interessnnt, voy. inter esser.
Inte ress c r, du L. inter esse
(importer).
lnter£t, anciennement inte-
rest du L. interest (il importe : ce
qui importe, ce qui rapporte). Sur
la chute de *, voy. dbime.
interlenr, du L. interior em
(m. s.).
interim, du L. interim (pro-
visoirement). — D. inJtenmairi.
interjection , du L. interjec-
tionem (interjection).
interjeter, du L.interjectare*
(m. s. compose de inter et de jectare
qui est lui-meme derive de jectum) .
Sur ct devenu t, voy. affiU.
interll0ne 9 du L. inter (entre)
etligne.
Interleenteur, du L. inter-
locutorem* (derive de interloqui;
voy. interloquer).
Interlocution, du L. interlo-
cutionem (interpellation).
i interlope, de Panglais to in-
terlope {tore interlope).
interloquer, du L. interloqui
(interrompre).
Intersaeue, du L. interme-
dins (intercale). — D, tnterme'-
diaire.
Intenteulnlre , voy. inter-
mide.
intemtfnnMe, duL. tntermi-
nabilis (m s.).
internilnHlon, du L. intermix-
sionem (suspension).
lntennlttenee,voy. intermit-
tent.
intermittent, du L. intermit-
tentem (qui a des repos) . — D. tn-
termittence.
interne, du L.internus (m.s.).
— D. interner, interna*.
■ntemonee, du L. intemun-
cius (envoye)
interpeUotleu , du L. inter-
peUationem (m. s.).
interpeller, du L. interpellare
(interrompre).
inte r poln tt on, du L. interpo-
lationem (m. s.).
interpoler , du L. interpolate
(inserer).
interpeser, du mot L. inter
(entre) et poser (voy. ce mot).
Interposition, du L. interpo-
sitionem (m. s.).
Interpretntlff , du L. interpre-
tativus (derive de interpretare
voy. interpreter).
Interpretation, du L. inter-
pr eta tionem (m. s.).
interprete, du L. interpreter
(interprete).
Interpreter, du L. interpre-
tari (m. s.).
•nterregne, du L interre-
gnum (m. s.).
Interrogant, du L. interro-
gantem (qui questionne).
interrogateur , du L. inter-
rogators (m. s.).
interrogate, du L. interroga-
tivus (m. s.).
Interrogation, dut. tftftfTO-
gationem (m. s.).
y Google
INT
305
INV
Interrogatolre, du L, inter-
rogatorius (inter rogatif) .
lnterroger,duL. interrogare
(m. s.).
interrompre,du L. interrum-
pere (m. s.).
interrupteur, du L. inter-
ruptorem (m. s.),
Interruption, du L. interrup-
tionem (interruption).
intersection, du L intersw-
tionem (m. s.).
Interstice, du L, interstitium
(m. s.) .
intervalle, duL intervallum
(m. s.).
mtervenlr, du L. tntetvenire
(mtervenir).
Intervention, du L. inter-
ventionem (m. s.).
Interverslon , du L. inter-
versionem (renversementd'ordre).
intervertlr, duL. intervertere
(m. s.)«
lntestat,du L.intestatus{m. s.).
1 . intestln (adj ), du L. in-
tettinus (interieur).
2. intestln, du L, intestinum
(entrailies). — D. intestinal.
intimation, du L. intimatio-
nem (accusation).
in time, du L intimus (in time) .
• — D intimit 1 *.
Intlmer, du L. intimare (mti-
mer).
mtlniider, voy. timide.
mtltnler, du L. intitulare
(mettre un titre)
Intolerable, du L. intolerabi-
lis (m. s.).
intolerance, duL. intoleran-
tia (m. s.)
Intolerant, duL. intolerantem
(qui ne peut supporter) . — D. %n-
toUrantisme
Intonation, du L. intonaho-
nem* (m. s. derive de intonare).
lutradulslble, voy. traduire.
lntral table, voy. iraiter.
Intransltlf , du L. xntransiti-
vus(m. s.).
■ntreptde, du L. intrepidus
(m. s.). — D. intrepidity.
t Intrigue, venu au seizieme
sieclede l'italien ir^/igo (intrigue) .
— D. intrigant , intriguer.
Intrlnseque, du L. intrinsecus
(interieurement).
Introducteur, du L. intro-
ductorem (m. s.).
introduction, du L. introduc-
tionem (m. s.).
introdulre, du L. introducer e
(m. s.).
mtrolt, du L tntroitus (en-
tree, debut, exorde).
Intromission, du L. intro-
missionem* (introduction, derive
de intromissus) .
intronlser, du L. inthroni-
%are* (mettre sur le trone). — D
intronisation.
introuvable, voy. trouver,
intrus, du L. intrusum (in-
trus). — D. intrusion.
Intultlf, du L. intuitivus*
(derive de intueri regarder).
intuition, du L. intuitionem*
(m. s.).
intumescence, du L. intu-
mescentia* (derive de intumescere
se tumefier).
intussusception, du L intus
(en dedans) et susceptionem (ac-
tion de recevoir) .
inuslte, du L. inusitatus
(m. s.). Sur atus devenu e", voyez
ampouli.
inutile, du L. inutihs (m s.).
inuttllte, du L. inutilitatem
(inutilite). Sur atem devenu i y
voy. abbe'.
Invalneu, voy. vaincu.
Invallde, du L. invalidus (de-
bile) . — D. invalider, invalidity*
In variability, voy. invariable*.
Invariable, voy. variable, —
D. mvariabiliU.
y Google
INV
S06
IRR
Invasion, du L. invasionem
(m. s.).
invective, du L* invectiva (de
invectivus qui lient de rinvective).
— D. invectiver.
Invendable, voy. vendable.
invendu, voy. vendu.
Inventalre, duL. tnventarium
(m. s.). — D. inventorier.
inventer, dvi L. iriventare*
(derive de inventum supin de in-
venire trouver). r- D. inventif.
inventeur, du L inventorem
(m. s.). . .
invention, du L. tnventionem
(m. s.).
inventorier, voy. tnventaire.
inverse, du L. inversus (re-
tourne). .
Inversion, du t. inversionem
(m. s.).
invert^bre^ voy. vertdbre'.
Investigated, du L. investi-
gator em (m. s.).
Investigation, diiL. investi-
gationem (m. s.).
Investlr, du L. investire (en-
tourer). — D. investissementy in-
vestiture.
Inveterer (s*), du L. invete-
rare (enraciner).
invincible, du L. invincibilis
(m. s.).
inviolable, du L. invioldbUis
(m. s.)« — D. inviolabiUte'.
Invlslblllte, du L. invisibili-
tatem (m. s.). Sur atem devenu e',
voy. abbe".
Invisible, du L. invisibilis
(m. s.).
invitation, du L. tnvitationem
(m. s.).
invltatolre, duL. inviiatorius
(qui invite).
invlter , du L. invitare (m. s.).
invocation, du L. ihvocatio-
nem (m. s.)
Invotontalre, du L. involun-
tarius (m. s.).
involucre, du L. uwofocnim
(enveloppe). ,
Involution, duL involuttimem
(enroulement).
invoquer, du L. invocdre (ap-
peler) .
Invralsemblable, voy. vrai-
semblable.
invralsembtanee, voy. vrai-
semblance.
% invulnerable, du L. invulne-
rabilis.
lode, du grec IwStjc (qui a la
couleur de la violette).
ionlaue,duL. ionicu$[m. s.).
lota, du grec iwxa (m. s.).
f ipecacuana 9 mot d'origine
americaine (voy. p. LXii). Cette ra-
cine fut apportee du Bresil en Eu-
rope vers la fin du dix-septieme
siecle.
irascible, du L. irascibUis
(m.s.). .
ire, du L. ira {colore).
iris, du L. iris (deesse de Tare
en ciel; puis arc en ciel. Ce nom
a recu dautres emplois; Viris de
Toeil, a cause descouleurs de cette
membrane 'couleurs aussi variees
que celles de l'arc en ciel ; Viris des
botanistes, a cause de la couleui
bleue de cette plante). — D. irisi.
lronle,duL. ironia (m. s.).
— D. ironique.
irradiation , voy. irradier.
Irradler, du L. irradiart
(rayonner). — D. irradiation.
irralsonnable , voy. raison*
noble.
irratlonnel , du L. irrationa-
lis (m. s.).
Irrecondllable, voy. ricon-
cilier.
Irrecusable, du L. irrecusa-
bilis (m. s.).
Irreductlble , voy. re'duire*
— D. irre'ductibiliti.
Irreflechl, voy. rifltchir.
Irrellexlon, voy. re" flexion.
y Google
ISO
307
1VR
•re^fotgable, du L. irrefra-
lis w (qu'on ne peut contre-
•reVplarlte 9 voy. rigula-
re<guller, voy. rfyulier,
•rellltjleux, du L. irreliogio-
[m. s.). Sur osus devenu eux,
amoureux.
•religion 9 du L. irreligio-
(m. s.) t .
•remediable, du L. irreme-
ilis (m. s.).
•remissible, du L. irremis-
is (m. s.). t ,
'reparable , du L. irrepara-
(m. s.).
•reprehensible, du L. irre-
ensibilis (m. s.).
•reprochable , voy. repro-
•reslstlble , du L. irresutibi-
(a quoi on ne peut resister).
•resolu , voy. risolu.
•resolution , voy. resolution .
•respeetueux , voy. respec-
x.
•reverence , du L. irreveren-
m. s.).
•reverent , du L. irreveren'
(irrespectueux).
•revocable, du L. irrevoca-
• (m. s.). — D. irre'vocabiliti.
•rlgatlon, du L. irrigation
(m. s.).
•rltablllte , du L. imtabih-
n (m: s.). Sur atem devenu i,
abbe.
•r I table, du L. irritabilis
*•>• > .....
•rltatlon, du L. trrttationem
on d'irriter).
Titer * du L. irritare (m. s.).
•ruptlon, du L. irruptionem
s.).
locele (pour isoscile) du grec
keXtj;, compos6 de too? (egal)
*&o; (jambe).
leenrene, du grec laoxpovo;
(qui a une egale duree). — D. iso-
chronisme.
isolation, voy. isoler.
isolement , voy. isoler.
f Isoler , mot venu au seizieme
siecle de l'italien isolate (isoler).
— D. isolement, isolation, isoloir.
Imw , participe de Tancien
verbe issir (sortir) qui est le L.
exire (sortir) par le changemeni :
1° de x en ss (voy. aisseUeh 2 ; de
e en t (voy. accomplir) . — D. issue
(substantif participial).
JT««t«e, voy. issu.
Isthme, du L. isthmus (isthme) .
Itallsjue, du L. italicus (itali-
que). Le caractere typographique,
dit italique fut invente a Yenise
par Aide Manuce.
item, du L. item (de m&me)
Iteratlf, du L. iterations
(m. s.).
Itlneralre 9 du L. itinerarius
(de voyage, qui se lapporte au
voyage) .
Jfooit*e, du L. eboreus (di-
voire) par le changement regulier .
de coor(eu)s en ebor (iu)« (voy.
afore 1 ger), d'ou ivoire par le chan-
gement: 1° de e en % (voy. accom-
plir) -, 2° de b en v (voy. avant) ;
3° de o en oi (eborius) par Fattrac-
lion de Yi (voy. chanoine).
Ivwaie , du L. ebriaca (derive"
de ebrius } ivre ; a cause de Pivresse
ou plut6t de la torpeur que cause
l'ivraie). Sut le changement d'e-
bri... en ivre..., voy. ivre; sur ce-
Jui de a(c)a en ate, voy. ami pour
la chute du c, et atgle pour le cnan-
gement de a en at.
Ivre 9 du L. ebrius (ivre) par
le changement: 1° de e en t (voy.
accomplir); 2° de b en v (voy.
avant). — D. ivresse, enivrer , ivr o-
gne.
Jfofesse, voy. ivre.
Jfopogate, voy. tore. — D. tvro-
gnerie.
yGoogk
JAC
308
JAL
Ma, du L. jam (deja) par la
chute de m final, qui etait deja ac-
complie dans le latin populaire,
puisqu'on trouve dans les Inscrip-
tions de l'Empire Corsica pour
Corsicam, viro pour virum, urbe
pour urbem, etc.... — D. dejd,
jadis, jamais.
Sable, origine inconnue. — D.
jabler.
Jabot , origine inconnue. — D.
jaboter.
Macassev, crier comme un
Jacques (sobriquet donne 41a pie;
les noms propres d'homme ont et6
assez frequemment appliques aux
oiseaux, temoin pierrot pour moi-
neau, etc..)
Machhre, anciennement jas-
chiire,gaschxeWe , du L. gascaria
(terre labourable non ensemen-
cee. dans les textes du moyen age :
a ifnusquisque equus, qui laborat
in terrae ejusdem villari, id est in
gascariis.... » dit un texte du dou-
zieme siecle. L'origine de gascaria
est inconnue).
Gascaria a donne gaschiere par
le changement : 1° de c en c/i(voy.
acharner) ; 2° de aria en iere (voy
dnier) ; — puis iachidre par la
chute de s (voy. aWroe)etle chan-
gement de g en ; (voy. jumeau).
D. jacherer.
Mucin the j du L. kyacinthus
(jacinthe) par le changement de
hy en j (voy. abrfyer).
jraconas , origine inconnue.
Maeque , voy. jdquette,
dractance , du L. jactantia
(m. s.).
jraeulatolre, du L. jaculato-
rius (m. s.).
Made , origine inconnue.
Modi* , compost de jd et dis ;
jd est le L. jam (deja), voy. ce
mot ; dis est le L. dies (jour).
f jaguar, mot venu des colo-
nies de PAmerique espagnole, ja-
guar ou jaguara.
Mailtiw (anciennement lancer,
jeter), autre, forme de jaiUer*,
du L. jaculare (lancer) dans Isi-
dore de Seville) , par la contraction
reguliere (voy, accointer) de
jac(H)lare en jacflare d'ou jailler
par le changement de cl en U (\oy.
abeille). — D. jaillissement, re-
jaillir.
Mais, mot tres-mal forme du L.
gagates (jais). Jais est dans Tan-
cien francais jayet , en wallon
gaiete.
Ga(g)dtes perdant le g medial
(voy. allier) donne gayet par In-
tercalation euphonique cTun y
(voy. p. lxxxtx) et le changement
de at en et (voy. ampouU) ; gayet
devient jayet par le changement de
g en ; (voy. jumeau). Jusqu'ici la
transformation est reguliere ; com-
ment jayet s'est-il corrompu en
jaye puis jai et jais t e'est ce que
nous igoorons.
jralaa, mot d'origine historique ,
(voy. p. lxiv); de la ville mexicaine
de Jalap (en espagnol Xalapa)
d'ou cette plante fut apportee en
Europe au commencement du dix-
septieme siecle.
Mate, origine inconnue. — D.
jalage.
y Google
JAN
309
JAT
JaMon, origine inconnue. — D.
jolonner, jalonneur.
Jalotuet* , voy. jaloux.
Jalousie , voy. jaloux,
#«IoMjc,du L. zelosus (jaloux).
— Sur c devenu a, voy. amender.
Sur o devenu ou, voy. affouage.
% initial est ici devenu j, comme
dans: jujube de (zizyphum). — D.
jalouser, jalousie.
Jamais , voy. ja et mats.
Jambe, anciennement gambe,
en italien gamba, du L. gamba (jar-
ret, cuisse, puis jam be dans Vegece
^r«. Viterin. lib. I, 56 : Port ouod
admonitus injuria, tollit altius
crura, et in flexione geniculorum
atque gambarum molliter vekit).
Sur le changement de g latin en
j, voy. jumeau. — D. jambage,
jambon, enjamber, jambtere, jam-
oette, jambe".
Jambon, , voy. jambe. — D.
jambonneau,
f jraniosalre , mot d'origine
orientale (turc jenitcheri, janis-
saire).
Maa&ilste, mot d'origine his-
torique (voy. p. lxiv), deriv6 de
Janse'nius, eveque d'Ypres. — D.
jansenisme.
Jante, du L. camitem* (jante,
dans Jes Gloses Florentines; l'o-
rigine de camitem est inconnue.
Camitem , regulierement con-
tracte en cam'tem (voy. p. lxxxi)
a donne jante par le changement
de m en n (voy. changer) , et par
celui de c initial en #, puis en j,
qu'on retrouve dans javelte (ca-
pella).
Janvier , du L. januarius
(Janvier). — Sur arius devenu ier.
voy. dnier. — J7 latin (januarius)
est ici devenu v : cette consonnifi-
cation de Yu qui se retrouve dans
veuve (vidva), pieure (itX&vpa), et
apres un q, comme dans suivre
(sequere), eve* (aqua) existe deja
chez Lucrece qui emploie genva
pour genua, tenvis pour tenuis, et
dans le latin merovingien qui offre
au sixieme siecle severe pour se-
quere (seq't?ere).
Japper, onomatopee (voyez
p. lxv). — D. jappement.
jmmne , espece de jaquette ;
mot d'origine historique remon-
tant a Tepoque de la Jacquerie;
(voy. p. lxv) vfitement que por-
taient les Jacques, les paysans re-
vokes du quatorzieme siecle. — D,
jaquette.
Jaquemart, origine incon-
nue.
jraquette, voy. jaque.
Ja**din 7 anciennement gar din,
mot d'origine germanique (alle-
mand gartenjardin). Sur g devenu
j, voy. jumeau; sur le change-
ment de t en d, voy. p, xcm. —
D. jar diner, jardinier, jardtnage,
jardinet.
Jargon, origine inconnue. —
D. iargonner.
f JFarre, mot venu de Fespa-
gnol jarra (jarre).
Jawet, anciennemeDt garret,
diminutif d'un radical disparu
garre* (qu'on retrouve dans le pro-
vencal garra jambe) et qui est
d'origine celtique (breton gdr,
ambe).
Sur g devenu j 9 voy. jumeau* —
D. jarretxfre.
JarretHere, voy. jarret.
Jars, origine inconnue.
t jraser, mot recent dans la
langue et venu du provencal go-
sar (jaser, qui est un mot d'origine
germanique ; scandinave gassi ca-
gueteur). Sur g devenu j, voyez
jumeau. — D. jaseur, jaserie.
f draamlii, mot venu de l'espa-
gnol jasmt'n (jasmin).
jraape, du L. iaspis (jaspe dans
Pline). — D. jasper, jaspure.
Jatte, anciennement gatte , en
y Google
JB
810
JEU
espagnol gabata, duL gabata (jatte)
par la contraction reguliere (voy. p.
lxxxi) de gab (&) ta en gaVta , d'ou
galte par Fassimilation de bt en It qui
aurait du regulierement donner d
(voy. accouder) Gatte devient jatte
par le changement deg en j (voyez
jumeau) . — D. jattfa.
Jawger, origine inconnue, —
D. jauge (substantif verbal) , jau-
geage.
#atme, anciennement jalne,
du L, galbinus (jaune) par la con-
traction reguliere (voy. p. lxxxi) de
galb(l)nus en gaWnus qui se re-
duit a gaVnus (voy p. xcv) d'ou
jalne (voy. jumeau), puis jaune
(voy. agneau). — D. jaundtre,
•aunir, jaunisse.
Javat*** origine inconnue.
f Mvellue, mot venu au sei-
zieme siecle de l'italien giavelina
(javeline).
Javetie, anciennement gavelle,
on italien gavella poignee de sar-
ment ou d'epis, du L. capella*
(poignee, derive du meme radical
que capulus poignee).
Capella a donne" gavelle par le
changement de p en v (voy. ar~
river), de c en g (voy. adjuflfcr) ,
puis javelle (voy. jumeat*) . — D.
javeier, javeleur, enjaveler.
Savetot, origine inconnue.
Jfayet r vQj. Jais.
#e,au onzieme siecle /o, auneu-
vieme to et eo, du L ego (je). Par
la- chute reguliere du g medial
(voy. allier) e(g)o donneeo qui est
au neuvieme siecle dans les Ser-
ments de Strasbourg : « Eo talvarai
cest meon fradre Karlo (ego salvabo
eccistum meum fratrem Karolum).
De meme que l{eo)nem devint
l{io)n, eo devint to (voy. abriger)
que l'on trouve en 842 dans le Ser-
ment de Charles le Chauve : neio
ne neuls (litteralerr at : nee ego
nee nec-uUus).
Suivant la regie (voy. ahr4ger) to
se consonnifie en jo aui vers le mi-
lieu du douzieme siecle s'affaiblit
en je, comme les formes eo ,* 16 de
notre ancienne langue se sont af-
faib'ies en ce et en le.
JeVemipcfe, mot d'origine his-
torique (voy. p. lxiv).
Jesulie, a l'origine Jdsuiste,
derive de jiisus. Sur la chute de *;
voy. abime. — D jdsuitique , j4~
suttisme.
Jfet, voy. jeter.
Meter, eh italien gettare t du L.
jactare (jeter) par le changement '•,
1° de a en e voy, acheter); 2* de
ct en t (voy. affefy). — D. jet
(subst. verbal), jetee (subst. par-
ticipial), deleter, rejeter, surjeter,
jeton. • ' ' •
Jetott, voy. jeter.
Jetc, en provencal joe, du L.
jocus (jeu) par le changement de o
en eu (voy. accueillir) et par la
chute du c (voy. ami).
Jettcfi; en italien giovedi, du
L, Joins dtejp (jeudi dans les Inserip*
tiohs). Jovis adonne;evpar lachute
dut? (voy. a'ieul) et par le change-
ment de o en eu (voy. accuetWr).
Ce qui continue cette origine,
e'est que le provencal , renversant
Pordre des composes > appelle le
jeudi dijous (dies jovis).
Jetttft (a), anciennement ieun
du L. jejunui (a jeun) par lachute
du/ medial / en) turns que Ton re-
trouve dans jeune de je(j)umum,
jeuner de je(j)unare,
letme, anciennement /one, du
L. juvents (ieune) par la contrac-
tion r6gukere (vby. p. lxxxi) de
juv(&)nis en juv'nis; <rou jone par
la reduction de vn latin a n (voy.
alUger) et par le changement de
t* en o (voy. aimoncer) ; jone devient
jeune par le changement de o en
<?u (voy. accueillir). — D. jeunme,
rajeunir.
y Google
JON
311
JOU
fedtte, anciennement jeune,
L. jejunium (jtf&qe). Pour les
ingements de lettres, voy. jeun.
reunet*, anciennement jeuner,
L. jejunare (jeuner). Pour le
ngement de lettres, voy. jeun.—
Ujeuner (voy. p. xxvi) , jeuneur.
few ne««e, voy. jeune.
r oqiffie«*, voy. /oyau. — D.
ilterte.
jrofkey, de l'anglais jockey
s.).
rocrlMe, origine loconnue.
bie, du L. gaudia (de pdu-
m), joie par la chute du d me-
l gau(&jia* (voy. occobfcr), <Tou
-ia qui devient /oie par le chan-
lent de au en o (voyez olouef-
et de g en j (voy. jumeau.
oin<fVe,du L.jungerr. (joindre)
r le changement de ungere en
ire, voy. oindre.
oitttf, du L. junctus (joint). —
r les changements de lettres,
. accointer. — D.jointde, join-
T.
olntuvc) du L. juncttira
iture) par le changement de
met en oint, voy. accointer.
oil, qui signifie joyeux dans
cien fran9ais,est un motd'ori-
j germanique, vieux scandi-
b jul, proprement fate, puis
,d'ou le sens primitif de joyeux
poss^dait le mot jolt a l'ori-
i de la langue francaise. — D.
t, enj Oliver, jolivek.
»ttc, du L.juncus (jonc). Sur
jvenu o voy. annoncer. — D.
her (anciennement parsemer
one,. puis par extension, par-
3r de verdure , de fleurs etc.),
het (origin, fiches en jonc.)
yncher, voy. jonc. ->- D. jon-
(subst. part).
tnchet, voy. jonc.
ooetloo, du L. junctionem
s.). — Pour les changements
attres, voy. accointer.
Jottyfef, a Torigine divertir
en general, du L. joculari (debitor
des plaisanteries) par la contrac-
tion reguliere (voy. accointer) en
joe'lari ; par rinsertion d'un n
(voy. concombre) et le change-
ment de cl en gl (voy. e'glise) ce
mot devient jongler. — D. jongU-
rie.jongleur.
Jfongierie, voy. jongler-
Jfongieuw, voy. jongler. .
f jronqulUe, de l'espagndl jun*
quillo (jonquilie).
- Jcmfraffte, du L. Jovis barba
(joubaroe dans Pline). Jouw $
donnH jou par la chute de v (voye*
aieul) et par le changement de q
en ou (voy. affouage). Renversant
les tennes de la composition Jovif
barba, l'italien dit barba di Giov*
pour joubarbe.
Jbfte, anciennement joe, k
Torigine jode, en itatien goto,
en provencai gauja, du L. gauta*
joue, dans les textes du moyen
Age : Babuit partem capitis S.
Bartbolbmsei , qux maxilla seu
faux, vel gauta vulgariter di-
citur dit un texte cite par
Ducange. — Gauta est une con-
traction degavata (forme employee
oar Ennodius) qui est une trans-
formation degabata (ecuelle, dans
Martial ; voy. p. xxiv pour le pas-
sage du sens d'ecuelle a celui de
joue).
Gab(k)ta devenant successive-
vement gav[$)ta (voy. avant) puis
gav'ta (voy. p. lxxh), enfin gauta
(voy. aurone) a donne joe par la
chute du t (voy. aigu) , le chan-
gement de auen o (voy. alouette)
et de g en ; (voy. jumeau). L'an<-
cien francais joe devient joue par
le changement de o en ou (voy. af-
fouage). — D. joufflu (le rapport
exact de ce mot avec le primitif
est difficile a preciser).
Jcmet* , en provencai jogar, du
y Google
JOU
312
JOY
L. jocari (jouer) par la chute re-
guliere du c medial jo(c)ari (voy.
affouage), et le changement de o
en ou (voy. affouage). — D. joujou,
puailler , joueur, dtjouer, enjoue".
Sonet , diminutif de jeu (voyez
ce mot • voy. aussi p. xci pour le
changement de la diphthongue).
Joufllu, voy. joue.
Joug, du L. jugum (joug) par
le changement de u en ou (voy.
accouder).
louir, anciennement joir, en
provencal gaudir, du L. pauitere
(se rejouir) par le changement de
gaudere en gaudire (voy. accom-
plir). Gau{a)ire perdant son d
medial voy. accabler) donne joir
par le changement : 1° de g en j
(voy. jumeau) : 2° de au en o
(voy. alouette). Joir devient jouir
par le changement de o en ou
(voy. affouage). — D. jouissant
(d'ou joimsance), re" jouir.
Jour, anciennement /or, a l'ori-
gine joro, en italien giorno du
L. diwrnu* (proprement de jour:
puis espace d'un jour dans la lati-
nit6 de la decadence).
Diumus consonnifiant di en j
(voy. abre'ger) et changeant u en o
(voy. annoncer) donne jornus que
l'on trouve pour diumus dans les
textes carlovingiens : Donamus
etiam mancipia his nominibus...,
sub eo censu, ut masculi denarios
4. de capite arinis singulis, simul
et jornos % nisi reditus terras te-
neant.... lit-on dans une Charte
de896.
Jornus donne l'ancien francais
jorn qui se reduit a jor (voy. au-
oour), d'ou la forme moderne jour
(voy. affouage). — D. de l'ancienne
forme jorn, jorn4e * aujourd'hui
journte (sur o devenu ou, voyez
affouage), ajourner, sojourner.
Journal, anciennement jor-
nal (proprement qui a lieu chaque
jour) du L. diurnale (journalier)
qui est deja jornale dans les textes
merovingiens par la transforma-
tion de diurn.... en jorn.... etudiee
au mot jour. * Similiter dono jor-
naies de terra arabili..., » dit une
charte du huitieme siecle.
Jornale donne Tancien francais
jornal qui devient journal par le
changement de o en ou (voyez af-
fouage. — D. journalier 7 journa-
liste, journalisme.
Journalier , voy. journal.
Jourttalisme, voy. journal.
Jot* rnaliste , voy journal.
lournet, voy. jour.
Jot* to, voy. jouter.
Jowter, anciennement jouster.
a l'origine juster, en espagnoi
justar, du L. juxtare * s'approcher,
puis combattre de pres, dans la
latinitS du moyen &ge, derive de
juxta (pres de). Juxtare a donne
juster par le changement de x en
* Cvoy. ajouter), jouster par celui
de u en ou (voy. accouder), jouter
par la chute de * (voy. abime).
— D. /oule (substantif verbal),
jouteur.
Jowvence, du L. juventia *
(jeunesse) par le changement :
1° de u en ou (voy. accouder) /
2° de tto en ce (voy. agencer).
Jouveneeau . anciennement
jouvencel, en italien gtovinceUo,
du L. juvenicellus * (diminutif de
jfuvenw, jeune).
Juvenicellus contracte suivant
la regie en jwoerCcellus (que Ton
trouve dans un texte de 1150)
donne jouvencel par le changement
de u en ou (voy. accouder), jou-
veneeau par celui de el en eau
(voy. agneau).
f Jovial, de l'italien <?tovak
(jovial).
Joy au , anciennement joyel,
joei, du L. jocaZc * (joyau dans
Gregoire de Tours). Ce mot qui
y Google
JUD
313
JUM
derive de jocari % est frequent au
sens de joyau dansles textes la-
tins du moyen age : Reges.... jocalia
plurima in sanctae ecclestae or-
namentum contulerant.... dit In-
gulphe, p. 858).
Jo{c)ale, perdant le c medial
(voy. aftouage), changeant al en el
(voy. annuel) f donne joel t puis
joyel par l'mtercalation d'un y
destine a adoucir l 1 hiatus (voyez
p. lxxxix). Joyel devient joyau
par le changement de el en au
(voy. agneau). — D. joaillier (de
1 ancienne forme joal,joel).
Joyeux , du L. gaudiosus
(joyeux) . Gau(d)iosus perdant le d
medial (voy. accdbter) donne
joyeux par le changement : 1° de
g en j (voy. jumeau); 2° de au en
o (voy. alouette); 3° de osus en eux
(voy. amourette). — D. joyeusete'.
Jube, motd'origine historique
(voy. p. lxiv) ; ainsi appele a cause
du Jube, domine , dicere que l'on
chantait autrefois dans cettepartie
de TEglise.
jubilation , du L. jubila-
tionem (jubilation dans saint Je-
rome).
jublle, du L.jubilaeus (mSme
sens).
fitchew, origine inconnue. —
D.juchoir,de'jucher.
Juda'ique, du L. judaicus
(m.s.).
judaYser, du L. ludaizare
(m. s.).
JudaYsme, du L. judatsmus
< m - s *)- ,, . . .. .
Judas, mot d'ongine niston-
que (voy. p. lxiv) .
Judicature, du L. judicature,*
( m - s )- „ .....
Judicial re, du L. judiciartu*
(m.s.).
Judleleux, du L judiciosus *
(m. s.) . Sur osws devenu eus, voy.
amoureu<r. ,
Jfwge, en provencal jutye, en
italien giudice , du L. judicem
(juge) par ia contraction reguliere
'(voy. p. lxxxi) de jud(I)cem en
judcem, d'oii j'u^e par la reduc-
tion de dc a c puis a p (voy. adju-
ger).
Jtcgemetttf , voy. juger.
Juger, du L. judicare (juger).
PourTe changement de judicare
en juger, voy. adjuger. «— D. ju-
gement, adjuger, prejuger.
Jugulalre, derive du L. /u^fu-
Zuro (porge).
#ui/*, du L. judaeus (Juif) par
le changement : 1° de oe en e(voy.
p. lxxxvi) d'ou judeus; 2° de
yud(eu)s en jud(iu)s (voy. abre'ger);
3° par ^attraction de i (voy. ouw)
et le changement de d en / (voy.
fief). — V.juiverie.
Jwitiet, dimmutif du L. Julius
(juillet chez les Romains). par un
diminutif juliettus * d'ou juillet
par le changement de li en il
(voy. ail) .
Juitt, du L. Junius (juin) par
transposition de Ft (voy. outs) .
Jujube, du L. zizyphum (ju-
jube) par le changement regulier
de y en u (voy. p. lxxxvi), zizu-
phum, d'ou jujube ; pour le chan-
gement : 1° de z en j, voy. jaloux;
2° de i en u, voy. fumier; 3° de
p/i ou / en b ( changement qui est
contre toutes les regies) voyez
p. xcm). — D. juiubier.
i Julep, de Fespagnol julep,
(julep) .
Juwneau, du L. gemellus (ju-
meau). — Sur ellus devenu eau t
voy. anneau. — G initial est ici
devenu j comme dans : jouir (flfau-
dere), jatte (flfab'ta), jaune (flfalbi-
nus) , jambe (gamba), joie (graudia),
joyeux (gfaudiosus),joue (giauta*).
Quant au changement de e en t*
(par i'intermediaire de eu, comme
dans buveur, bluet) puree qui
18
y Google
KAO
314
KRH
gtaient beuveur, bleuet, peuree dans
notre ancienne langue), on le re-
trouve dans reussir (re-exire). —
D. jumelles.
#timelle«. voy. jumeau.
jutncnt. duL. jumentum (Mte
de somme, dans le latin classique,
jument dans le latin de la deca-
dence et dans le latin du moyen
age).
lupe, mot d'origme onentale
(arabe jubbet, vdtement de des-
sous). — D jupon.
Jtcpon, voy. jupe
Jut*aiufe 9 voy. jurer.
Sure*, du L. jurare (m. s.).—
D jurement, juron, jurcmde.
Jurldlctlon, du L. jurisdictio-
nem (juridiction).
Jurldloue, du L. juridicus
jurlsconsulte, du L. juris-
consultus (m s.).
Jurisprudence, du L juris-
prudentia (m. s. dans Ulpien).
Juron, voy. jurer.
t Jury,de t'anglais jury (jury).
Jim, du L. jus (jus). — p. jfu-
teux (voy. p. xci).
Jfusant (mouvement de la ma-
ree qui baisse) derive de jus, ad-
verbe qui signifiait en bos dans
notre ancienne langue. Ce vieux
francos jus est le L. jusum (en
las, dans saint Augustin : « Ju»
sum facere Deuiri, » dit cet ecri-
vain dans son traits sur la premiere
6pltre de saint Jean).
Jfusqwe, du L. de usque (com-
post de de et de usque, j usque).
t){eu)sque devenant regulterement
d{iu)sque (voy accointer), cette
forme a donnl jusque par la con-
sonnification de dt (diusque) ent
(voy abrtger).
Jusqulame, du L. jusquiamus
(m. s. dans Vegece).
Jusslon, du L. jussionem (ac-
tion d'ordonner) .
Justaucowpm, composition de
juste, au, corps (voy. ces mots) .
Susie, du L. jusfttf (juste)
Jusiesse, du L justitia (jus-
tesse) par le changement de t(ta
en esse (voy. forteresse)
justice, duL. justitia (justice).
Surfta devenu ce, voy. agencer.
— D. justicier, justiciable.
Justification, du L justified'
tionem (m. s ) .
justlfler, du L justificare (m
s.). — D justifiable.
Jtcterar, voy. ju» et p xci.
Juvenile, du L. juvenilis
(m. s.).
Juxtaposer, du L. juxta (au-
pres), et de poser (voy: ce mot).
— D. juxtaposition.
K
t
, in. mot d'ongine orientale
{persan kh&n, kan).
f Kangurou, le nom et Pani-
mal nous sont venus d'Austra-
lie.
I Kaolin, mot d'origme chinoise
(fowling, argile qui sert ^ fabri-
(Juer la porcelaine) .
f Hermes, mot d'origine orien-
tale (arabe kermes cochenille).
j- Kermesse, du flainanditerk-
misse, kermesse, 16te patrdriale
y Google
LAB
315
LAG
Kilo..., du grec x&toi (mille).
kilogramme , voy. kilo, et
kilolitre, voy. kilo et litre.,
kilometre, voy. kilo et metre.
| Mosque, mot d'briffine
orienlale (tiirc kleuchk, belve-
dere).
f ttlracki-wasaer, de ralle-
mahd kirsch-itiasser (eau de ceri-
ses).
f Kaon*, du russe knout
(m. s.}.
Kyrielle, mot forge a l'aide des
deux premiers mots de la litanif
grecque kvpie s^sYjabv (Seigneur,
aie pitie), litanie qui contient da
invocations a un grand nombre de
saints, d'ou le sens de longue
suite, de iongue enumeration donne"
au mot kyrielle.
Kyste, du grec xtftrrt; (pbche).
1 . La (article), voy. le.
2. IA9 sixieme note de la gam-
me (voy. gamme).
3. La (adverbe de lieu, en es-
pagnol ella, du L. iliac (par la) :
pour I'aph6r6sede it initial voy. le;
pour la chute du c, voy. ami.
Labarum, du L. labarum
(m. s.).
lAbeur, du L. lab or em (m. s.) .
Sur le changement de en eu,
voy. accueittir.
labial, du L. labicdis* (m. s.
derive de Jaota levre).
Lablee, derive de labium (le-
vre).
Laboratolre, du L. laborato-
Hum*. (d6riv6 de laborare tra-
railler).
Laborleux, du L, laboriosus
m, s.). Sur osus devenu eux f
oy. amour eux.
Labourer, du L. f laborare (tra-
ailler; pour la restriction du sens,
oy. p. xxiu).— D. labour (subst.
erbal), labourage, labour able, la-
oureur.
i^abyrlnthe, du L. labyrin
fcu* (m. 8.),
Lac, dii L locus (lac).
JLoeef, voy lacs. — D. lacis y
enlacer, dttacer, entrelacer.
Laceration, duL lacerationem
(action de dechirer).
fcacerer, du L. lacerate (de-
chirer).
Lamet, voy. lacs.
Luche, ancien frangais lasche,
en provencal lose, en italien lasco,
du L. lascus, transposition de
lacsus flatus) lAche. — La con-
sonne double x qui equivaut a cs,
s'est transposed en sc dans un cer-
tain nombre de mots • Idcher an-
cien francais lascher, lasquer dans
la Chanson de Roland, de laicare
pour iacsare [lasare]), mhche (an-
cienn. mesche de mysca pour
nryesa Tmyapa]), ikche ( ancien n.
tasc/K~,aetasca,pourtam |taura*|)
Quant au changement de lascus
en Idche, voy. abime pour la chute
de P*, et acharner pour la permu-
tation du c latin en ch.
Lacher, ahciennement las~
cher. du L. laxare (lacher) Pour
le changement de lacsare (laxare)
en lascare puis lascher t voy. aux
y Google
LAD
316
LAI
mots Idche et acharner; sur la
chute de s, voy. abime. — D. re-
lAcher.
Lachete, anciennement las-
chett, en italien laschitd. du L. laxi-
tatem (lachetS). Pour le change-
ment de taxi.... en idche. . . . voy.
Idcher; pour celui de atem en 4,
voy. abbe.
Lacis, voy. later.
Lacontque, du L. Jaconicus
(de Laconie).
Lacrymal, du L. lacrymalis *
(m s ). — D. lacrymatoire.
Lacs, du L. laqueus (lacs) ; sur
le changement de qu en c voy.
car; sur la persi stance de s, voy.
Grammaire historique de la lan-
gue frangaise, p. 153. — D. de la
forme lac du cas-regime : later,
lacet.
Lactation, du L. iactationem
(allaitement) .
fcacte, du L. lacteus (de lait) .
Lacane, du latin lacuna (la-
cune).
JL«wft*e, lepreux au moyen age,
du L» lazarus (proprement Lazare,
le pauvre de l'Evangile qui se te-
nait couvert d'ulceres et de lepre,
a la porte du riche : d'ou par ex-
tension le nom de lazarus donne*
aux lepreux; Saint Lazare etait au
moyen age invoque contre la lepre
et lazarus a le bens de lepreux
dans les textes de 1a basse latmite*
« de infirmis aux et leprosi, vulgo
autem lazarii nominantur ... »
Laz{&)rus contracte suivant la re
gle (voy. p. lxxxi) en laz'rus donne
laz-d-re par le changement de ir
en *dr(roy. ancitre) Surle chan-
gement de lasdre en ladre, voy.
abime.
Ce qui confirme cette ongine,
c'est que Saint Lazare est appel6
Saint Ladre dans tous les pays si-
tues au nord de la Loire.— D. la-
drerie.
f Lagune, de Pitalien laguna
(lagune).
1. Lai (adj.). du L. laicus (la!-
que) ; sur la chute du c, voy. ami.
2. Lai (suhst.) poeme, chant,
mot d'origine celtique (kymrique
llais, chant, m61odie).
Laichcj anciennement laische,
en italien lista, motd'origineger-
manique (ancien haut allemand
luca, fougere). Sur i devenu at ,
voy. marraine; sur c devenu ch.
voy. acharner.
Laid, en italien {aide, mot d'o-
rigine germanique (ancien haut
allemand laid, odieux, desagrea-
ble). — D. laideron, laideur, en-
laidir.
1. Laie (zoologie), origme in-
connue.
2. Laie (route) duL. du moyen
age leda (route de foret, dans les
textes de la basse latinite : « ter-
rain, alnetum, paludem, quae ja-
cent inter ledam.... et sclusam
molendini.... • lit-on dans une
charte de 1 136.— Leda est d'origine
germanique : scandinave leid,
voie) .
Leda a donne late par la chute
du d (voy. alouette) et le change-
ment de e en oi puis di (voy. ac-
croire) .
Laine, en italien lana, du L.
lana (laine); sur le changement
de ana en aine, voy. ancien. — D.
lamer, lainage, lainerie, lainier.
Laineuocj du L. lanosus (lai-
neux), par le changement : 1° de
a en ai (voy. aigle) ; 2° de omen
eux (voy amoureux).
jbaVqne, du L. laicus (m. s.).
Lais, voyt laisser.
Laisse, du L. laxa* (laisse,
dans les textes latins du moyen
age : laxa derive de laxus, lache,
proprement corde tenue tres-la-
che) Sur x devenu ss , voy. aw-
selle; sur a devenu <ri t voy. aigle,
y Google
LAM
317
LAM
Lai§§e» 9 du L. laxare
dans Gregoire de Tours) par le
changement . 1° de a en at (voy .
aigle); 2° de xen ss (voy. aisselle).
— D. lais (subst verbal), reJats,
dttaisser.
Lait, du L toctem (lait). Sur
cfdevenu it\ voy. attrait. — D.
laiti, laiterie, laitage, laiteux,
laitter^allaiter.
Laitance, voy. laite.
Laite, du L. lactes (laitance) ,
par le changement de ct en it (voy.
attrait) — D. laitance .
Laiton, origine in conn ue.
Laituc, du L. lactuca (laitue)
parle changement : 1° de ct en
it (voy. attrait) ;de uca enue (voy
zmt)
Luize (largeur), anciennement
awe, du L. ZaJia* (largeur), de-
•ive de latus large) par le change-
nent: 1° de a en at (voy aigle) ;
!° de *ta en s doux (voy. agencer),
>uis dn * (voy. ne*).
1 . f Lama, mot d'origine thibe-
aine, designant les prStres du Bou-
ha.
2. f Lama (zoologie), mot d'o-
igine pSruvienne, ainsi que l'a-
umal qu'il dSsigne.
Lamatteut*, deriv6 de Fan-
ien francais laman pilote c6tier.
aman est un mot d'origine ger-
lanique (flamand lotman, lama-
eur).
E,anmbeau, anciennement tam-
?l (forme qui a persists en terme
e blason). Sur el devenu eau, voy.
gneau. L'origine de ce mot est
i con nue.
LamblB, mot d'origine histo-
que (voy. p. lxiv). .— D. lam-
ner
JLa*t»6owt*cfe 9 origine incon-
je
Lambrequin, origine in-
>nn.ue.
E**mbwis, derive* de l'ancien
francais lambre (lambris, propre-
ment plaques de bois ou de metal
appliqu6es sur les murailles d'une
salle) - lambre est le L. lamina
(lame, plaque de bois ou de metal)
par la contraction reguliere (voy.
p. lxxxt) de lamina en lam'na—
qui change tres - irreRulierement
mn en mr (voy. coffre), d'ou mbr
(voy. absoudre), — D. tambrisser,
tambrissage.
JLam 6ftfcfce 9 au seizieme sie-
cle lambrtuche, du L. labrusea
(vigne sauvage) Sur la chute de s,
voy. abime. — Pour l'addition de
m, cf. trombe (turbo).
Lome, du L. lamina (lame)
par la contraction reguliere (voy.
p. lxxxi) de lam(X)na en lam'na,
<Tou lame par la reduction de mn
* m (voy. allumer). — I>. lame",
lamelle, tamelUux, lamelle'.
Lamentable, du L lamenta-
bilis(m. s.).
Lamentation 9 du L lamenta-
tionem (m. s.)
Lamenter, du L. lamentari
(m. s.).
Lamle, du L. lamia (sorte de
vampire).
Lamlner, du L, laminare (de-
rive de lamina y lame). — D la-
minage, laminoir
Lampadalre, du L. lampada-
rius (porte-flambeau).
1. Lampas (etoffe), origine
inconnue.
2. Lampas (art v6terinaire),
origine inconnue.
Lampe, du L. lampas (lam-
pe). — D lampion y lampiste.
Lampet*, voy taper. — D,
lampie (subst. participial).
Lampion, voy. tampe.
Lampiste, voy ktmpe.
Latnp**>ie, en provencal fam-
rado v en italien lampreda, du
lampetra (Iamproie). Lampetra,
changeant regulierement tr en dr
yGoogk
LAN
318
LAR
(vov. aider) donne lampedra (qui
est dans les textes du septieme sie-
cle)* d'ou Uwipreda par la trans-
position de IV (voy. dprett). Lam-
pre(6)a donne lamproie par la
chute du d medial (voy. accabler)
et le changement de e en oi (voy.
accroire).
Lance, en italien lancia, du
L. lancca (lance) par la transfor-
mation reguliere (voy. aordger)
de fanc(ea) en lanc(ia), d'ou Zance
par le changement de cia en ce
(voy. ofliencer), — D. dancer (pro-
prement jeter la lance, puis jeter
un trait, un javelot), lancetie, lan-
der.
Lancer, voy. lance. ,
Lanctnant* du L. tancinan-
tem (qui coupe).
Lande , mot d'origine germa-
nique (allemand Lande, contree).
Landicr, origine inconnue.
Langage, voy. langue.
Lange, 6toffe de laine., du 1.
lanea * (etoffe de taine). lan(ea)
devenantregulierement labia (voy.
accointer), donne Janja par la con-
sonnificatipn de t'a en /a (voy.
abrtger) d'ou /an^e.
Langoureux, voy. lan-
Langouste , dans l'ancieh
francais a le double sens de sau-
terelle et d'ecrevisse (proprement
sauterelle de mer). On voit dans
un psautier du treizieme siecle
que Dieu livra les bles d'figypte
aux langoustes.
Langouste, en portugais lagosta,
vient du t. locusta (sauterelle).
Locusta a donn£ langouste par ^ad-
dition de n (voy. eoricombre) ;
pour le changement 1° de u en
ou voy. accouder; 2° de o en o
voy. dame.
Langue$ ancienneihent ten-
gue, du L. lingua (langue) par le
changement de in en en, puis en ,
an (voy. p. lxxxv). — D. langage,
languette.
Lattgueur, du L. languorem
(m. s,) f Sur o devenii cu, voy.
accweutoY). — D. Idngoureux.
Languiw, dd L. languere
(languir) par le changement de e
en t (voy. accowipWr).
Lanier e, ce mot frui a dans
notre anciehrie langue le sens de
courroie de laine (oh trouve Juser
des lanifyres au treizieirie siecle
dans le Partonopeus) , derive du
L. lanaria (de Zona, laihe) par le
changement de aria en iere (voy.
dnier).
Lanlfete, duL. tenter (fai. s.).
f Lansquenet, de l'allemand
landsknecht (fantassin).
Lanterne, du L. lanterna
(lanterne). Voy. conebmbre. — D.
Jantermer.
Luper, mot d'origine germa-
nique (allemand tappen, laper).
Une autre fdrme de laper est
tamper, (Pour ^addition de m,
voy. Jamoriicfte.)
jbaj»e»*eatt, voy. \ti$in.
i.apldalre, du L. lapidaHtis
(tailleur de nierres).
Lapldatlon, du t. tiiptildHo-
nem (m. s.).
fcapider, dii L. tdjftdaft (lapi-
der).
Lapih, let Jief ebtt , derives
d*un radical comraun top, doht l'o-
rigine est inconnue.
Laps, du L. lapsus (in. s.).
f Laquata, de l'espagnol to-
coyo (m. s.).
t Laqiie, dd l'italieri tocca
(laque). — D. laqueux.
LareiH) anciert francais lare-
cin, a l'origind larrectfc, en espa-
gnol ladrociniOy du L. latroci-
nium (vol); 1° par le changement
de *r en rr puis en r (voy. ar-
riere) : 2 b par la chute de o, lar-
r(o)cintum (voy. aider).
y Google
LAT
319
LAZ
Lav*, du L. lardum (lard
dans Horace). — D. larder, tar-
doir, lardon, entrelarder.
Lare*, du L. lares (dieux do-
mes tiques).
Large, du L. tortus (abon-
dant puis large). — D. dlargir,
largeur.
Largesse , du L. largitia *
(m. s.). Sur itia devenu esse voy.
forferetre.
Large***; voy. Zarae.
f Larfue, de Fitalien largo
(largue). — D. larguer.
Larme, en espagnol lagrima,
du L; lacryma (iarme) par la con-
traction reguliere (voy. accointer)
de lacr{y)ma en lacr'mad' oil larme
par la reduction de cr a r (voyez
benir). — D. tormt«r, iarmoyer.
JLafmoyet** voy. Zarme. — D.
iarmotemeni.
La»***ott, duL. latronem (lar-
ron) par le changement de tr en
rr (voy. arriere et p. lxxv). — D.
larronnesse^ larronneau.
Larve, du L. /artw (masque).
Larynx, du grec XdpyvS (pi. s.).
— D. larynge*, laryngien, laryn-
3^e.
Las, du L. lassus (las). .,
Lasctr, du L. lascivus (lascifj.
Laselvete, du L. lasciviiatem
(m. s.). Sur atem devenu L voyez
abbe").
Lasser, du L. lassare (m. s.).
— D. ddlasser.
Lassitude , du L. lassitudo
(m. s.).
f Last, de l'allemand fast
jpoids).
Latent du L. latenlem (cach6).
lateral, du L. lateralis (qui
ient au c6te).
Latlclave, du L. laticlavus
m s.) *
Latin, du L. latinus (latin).
LatlnUer, du L. latinizare
m. s.). -- 1). latinisme, latiniste.
Latlnlsme, voy. latiniser.
Latlntote, voy. latiniser.
Latlntte, du L. latinitdtetn (la-
tinite).
Latitude, du L. latitudo (lar-
geur).
Latrine*, du L. latrina (m. s.).
LaUe, mot d'origine germani-
que (allemand, lalte, laUe). —
D. latter, lattis.
Laudanum, origine inconnue.
Laudatif, du L. laudativus
(m. s.)..
Laudes, du L. laude* (louan-
ges).
Laureat,du L. 2dured(t^ (cou-
ronne deJaurier).
Laurie*, clu L. /aurdnus *
(arrive de laurus, laurier) par le
changement de arius en ier (voyei
dnier).
Lavabo, du L. lavabo, futur de
lavare (laverj.
f Lavanrie,dentalien tawxnda
(lavande).
t Lave, del'itaiien Jdt?d (lave).
La»ef,jdu L. Zararefm. s.).—
D. laveur, lavis, lavoir, lavure, la-
vasse, lavement, lavandifrre.
Laxatf f , du L. laxativus
(m s.).
Lager, voy. Jaie. 2. — D.
Jat/eur.
Lagette, proprement caisse
(encore au sens de tiroir. dans
layette d'archives)^ puis linge ou
01
ri
(lazaret).
f Lazsi, de lHlalien idiii (ba-
dinages).
yGoogk
LtC
320
LfcG
Le y anciennement lo, en espa-
gnoi lo , du L . ilium (Pour Tern-
ploi du pronom Me, comme arti
dedans les langues Romanes,
voy. Grammaire historique de la
langue francaise, p. 160) .
Il-lum a donne k, comme il-la a
donn6 la, comme il-los a donne les,
comme il-luic a donne" lui, comme
il-lorum a donne iewr,parla chute
generate de la premiere syllabe U
(qui est breve chez les comiques
latins); ilk, Ma, Mum sontpres-
que des enclitiques, comme on le
voit par les composes ellum ellam
dans Terence qui sont la contrac-
tion de en-Mum, en-Ulam, par la
chute de il : en(\\)lum, en(il)iam,
d'oii en'lum, enl'am qui deviennent
ellum , ellam par I'assimilation de
nZ en 11. On voit ainsi comment
Me n'6tant point accentue, a perdu
en francais la premiere syllabe :
1° Il-lum ainsi reduit a lum a
donn6 lu par la chute de m(voy. ja)
lo par le changement de u en o
(voy. annoncer); l'ancien fran-
cais lo est devenu k, comme ;o
et co sont devenu? je et ce.
2° llAos reduit a ks a donne
les, par ie mgme adoucissement
de o en e que nous venons de si-
gnaler.
3° llli-huic , contracte enilVhuic
d'ou t'Muic par la chute de h (voyez
atelier), a donne illui que I 'on
trouve deja dans une inscription de
TEmpire(Mur. 2088,6) : «uUimum
illui spiritum » Il-lui perdant
comme on vient de le voir la syl-
labe initiale, s'est reduit a lui
4° Vrlorum, se reduisant a lorum
donne kur par le changement de
o en eu (voy accueillir)
L€, du L. lotus (large). Sur atus
devenu 4, voy. ampoule.
Lhche, origine inconnue. — D
iMAer, en provencal Zec/w ',
en italien kccare, mot d'origine
germ an i que (allemand kcken,
lecher) Sur le changement de ck
ou cc en cfc, voy. acheter.
£ecott, du L. kctionem (lecon)
par le changement de ctio en co
(voy agencer).
Lectern*, du L. lector em (m. s).
Lecture, du L. kctura* (m. s.)
Legal, du L kgalis (conforme
a la loi) — D. UgaUser, kgalisa-
tion.
Legallte , du L. kgalitatem*
(m. s).
Legat, du L. legatus (ambassa-
deur).
Legatalre, du L. kgatarius
(m. s.).
Legation, du L. legationem
(m. s.).
j- liege, mot d'ongine hollan-
daise, comme beaucoup d'autres
termes de marine (hollandais keg
vide) .
Legendalre, voy. Ugende
Legende, du L legenda, plu-
riel neutre du participe futur pas-
sif legendus, devant 6tre lu, de le-
gere (lire) — D kgendaire.
Lege*, du L. kviarius* (le
ger, denv6 de levis teger) par
le changement de k(v\sfirius en
te(vja)riu* (voy. abrdger) <rou l'an-
cien francais kgier par la reduc-
tion de v'j a gf (voy. abre'ger) et
le changement de arius en t«r
(voy. dm>r). — D. Ug&rek
Legion, du L. legionem (le-
gion).
Legionnaire, du L. kgiona-
nus (m. s.).
Legislateur, du L. legislator
rem (m. s). — D. legislature.
Leglftlatlf, du L. kgislatimu'
(m. s ),
Legislation, du L. legislatio-
nem (m. s).
Leglste, du L. k(/isto* (derive
de legem, m* s.).
y Google
Lis
321
LEV
Legitime, du L. legitimus (16-
timej. — D. ilUgitxme, Ugiti-
er, legitimaire, legitimation, 16-
Mmitt.
I*6ffuei> 9 du L. legare (leguer).
D. legs (subst. verbal).
I^some, du L. legume* (16-
ime) . — D. Z^umtneua;.
Lemme, du L. lemma (m. s.).
Ejemures, du L. lemures (spec-
s).
Lettrfemain , anciennement
ndemain, compost de en (voyez
) et de demain (voy. ce mot),
ur l'agglutination de l'article et
soudure de Vendemain en len-
main, voy. lierre.
Lenltif. du L. lenitivus* % de-
e de lenitus (adouci).
Lent, du L. lentus (lent).— D.
lentir (alentir).
Lente (subst.) , du L. lendem
nte>. Sur d devenu t, voyez
xevm).
Lenteur, du L. lentorem (mol-
se).
Lentlculatre, du L. lenticula-
(m. s.) . — D. lenticule".
Lett* iff*?, du L. lenticula (len-
e). Sur tciita devenu tile, voyez
Lentlaque, du L. lentiscus
. s.).
Leonln, du L. ieomnus (leo-
0.
Leopard, du L. leopardus
.s.).
Lepre, du L. lepra (m. s.).
Lepreux, duL. teprosus (m.s.).
• osus devenu eux> voy. amou-
,x. — D. Mproserie.
Lerot, voy. loir,
hem, voy. le.
\j**e, du L. toesu* (blesse ; on
Live laesa majestas, dans les
isconsultesromains). — D. User.
^•er, voy. Use.
Leslne, de Pitalien iesina
arice). — D. J&iner,
L&riner, voy. Usine. — IX
Usinerie.
Legion, du L. laesionem (me-
mo sens).
ieniw, du L. teritfa (cinis,
lessive dans Pline) par le change-
ment : 1° de t atone en e (voy. ad-
mettre) ; 2° de x en ss (voy. aw-
seWe). — D. lessiver.
f Lest , de Pallemand last
(poids). — D. tester.
Lemte, en italien lesto t en es-
pagnol listo y mot d'origine germa-
nique (allemand listig. habile)
I^ater, voy. test. — D. lesteur,
lestage.
Lethargle, du L. lethargta
(m. s.). — D. tethargique.
Lettre, du L. ftttera (lettre)
par la contraction reguliere (voy.
§. lxxxi) de litter a en iittVa,
'ou lettre par le cnangement de t
en e (voy. admetfre).
Lettre, du L litteratus (lettre)
par li contraction r6guliere (voy.
accointer) de Zttt(6)rafo** en Jt*-
t'ralus, a'ou lettrtpar le cnange-
ment de atttf en e* (voy. ampoufe),
et de i en e (voy. admettre). —
D. illettri.
Leude, du latin m6rovingien
leudes leude, compagnon du roi;
ce mot est d'origine germanique ;
allemand leute (les gens, les com-
pagnons du roi) .
JLettt* , voy. le.
Le uv we, mot d'origine germa-
nique : moyen' allemand luoder f
(leurre) qui contracte en luod'r a
donne leurre par le cnangement :
1° de dr en rr (voy. arriere); 2°
de mo en o (voy. p. xc), puis de c
en eu (voy. accttet'Wir). — D. leur-
rer.
Levain, du L. levamen (le-
vain) par le cnangement de amen
en atn (voy. airain).
Levant, voy. Zet?ei\ — D. fe-
vanftn, tet?an(tne.
yGoogk
LIA
322
LIG
pety du L. levare (m A s.).
— D. levee (subst. participial), le-
v&re, levier, levant, ttever, pri-
lever.
Levis , en provengai Uvadis, en
portugais levadico, du L. levati-
cius * (propr. que l'oh leve, derive
de levare, lever) par le changement
successif de q(t)icius en a(d)is,
a-is, eis , is, aeja etudie au mot
coiiiw.
fcevlte, du L. ietrifi* (m. s.).
Levraut, voy. lievre. — D.
levrauder.
JLewe, dii L. labrum (levre)
par le changement : 1° de a en e
(voy. acheter) ; 2° de b en v (voy.
avant).
Levre tie, voy. #^we.
l/evf*iet* 9 voy. li&vre.
Levurc, voy. Zerer.
lexlque, du grec Xe^txov (m.
s.). — D. lexicographe, lexicogra-
phie^ lexicographique.
J&e* , du L. latus. Dans la basse
latinite latus fut employe pour
juarta, et signifiait aupres. Plexi-
tium, latus Turqnem — le Plessis-
lez-Tours, e'est-a-dice auprh de
Tours). Passy-Jes-fWis, Champi-
gny-$s-Langres. — En vieux fran-
cais, lex etait substantif . le roi est
sur son trdne, et son fijs a son lex
(e'est-a-dire a son cdte). Lotus a
donne Ihx par le changement de
atus en 4s (voy. ampoule), puis ex
(voy v nejsf),
Lezard, du L lacertus (le-
zard) par le changement : 1° de a
en e. (voy. acheter); 2° de c en jar
(voy. amtftV); 3° de e en a (voy.
amehder): 4 a de t en d (voy. ai-
der). — D. Uxarde (propr. cre-
vasse dans la muraille qui sert de
retraite, aux iezards), Uxarder.
Kiais, brigine ipconnue.
Liaison, du L. ligationem
liaison) par la chute du g medial
n(g)ationem et le changement
de ationem en aison (voy. fenai-
son).
f Iilane , voy. p. lyi.
Liard, origine inconnue. —
D. Harder.
Ltas*e, voy. tier
Mbatlon, du L. libationen
(m. s.).
Llbelle, du L. libellus (pam-
phlet). — D . libeller, . libelliste.
Liberal, du L. kberalis (qui
concerne la liberte).
Liberalise , du L. tiberalitatem
(generosite). Sur atem devenu 4,
voy. abbe*.
Llberateur, du L. liberator
(m. s.).
Liberation, du L. liberatio-
nem (delivrance).
Llberer, du L liberare (m. s.).
Liberie, du L. libertatem (m.
s.)« .
Llbertlo , du L. libertinus (at-
franchi, — d'ou le sens d'affranctii
des pratiques de la religion, sens
frequent au dix-septieme siecle;
puis qui n'observe aucune regie,
deregle). — D. libertinage.
Ltbldlneux. , du L. libidinosus
(libidineux). ,
Llbralre, du L. librdrius (de-
rive de liber, livre). ,
Llbralrie, du L. libraria (de-
rive" de liber, livre).
Libre, du L. liber (iibre).
1. Lice (trame), du L. licium
(trame).
2. Lice (tournois) , origine in-
connu**.
3. j&iee (chienne), aDcienne-
ment lisse, du L. lycisce (chienne)
par la chute du c medial ly(c)i$ce
(voy. affouage), d'ou ly-isce qui
donne le provencal lexssa, le fran-
cais imtf, puis lice.
Licence, du. L. licentia (per-
mission). — D. licencier, hcencie".
Llcendeux 9 du L. JicenUo* uj
uicencieux).
y Google
LIB
323
Life
Uehen, du grec Xtiy^v (li-
chen).
Ucttatlon, du L. licitationem
(m. s.).
Uclte, du L. licitus (m. s.).
Uelter, du L. licUari (suren-
cherir) .
f Ueorne , de l'italien licorno
(licorne).
JLicotc 9 anciennement licol pour
lie-col (voy. Her et cow).
Ucteur, du L. lictorem (lic-
leur).
1. £fe (du Tin), origine incon-
nue.
2. *<e 9 dans l'expression faire
ehdre lie f c. id. faire boo accueil,
proprement triwioe joyeux (voy.
chere); quant au mot fee, c'est le
L. laeta (joyeuse) par le cbange-
roent successif de ae en e (voy.
p. lxxvi), puis de e en t (voy. ac-
complir), ainsi que par la chute
du t medial te(t)a (voy. aigu).
Liege, du L. Jetnum (derive de
ievis, Teger, quj flotte sur Peau)
par la consonnification de !e(viu)m
en le{yj\i)m (voy. abrfyer), d'ou
_ ! par le changement de vj en
(voy. abriger) et de c en ie (voy.
arrfere).
Lien, anciennement liain, en
provencal 2iam, en portugais li-
game jdu L. ligamen (lien) par la
chute du g medial li(g)amen (voy.
allier) , d'ou Ham par le change-
ment de amen en ain (voy. at-
rain), puis en (voy. ancten) corn-
ice dans ehien qui est pour chiaxn.
Lier , du L. %are (lier). Pour
le changement de li(g)are en Wer,
voy. allier. — D. lieur.
Lierre, dans notre ancienne
langue ierre 1 hierre, au dixieme
siecle edre, du L. hedera flierre) .
J?4d(e)ra suivant la loi de Vaccent
latin (voy. n. lxxxi) se contracta
en heara qui devint hierre par le
change xent de e en ie (voy. ar*
riere), et par celui de dr en rr
(voy. arriere); hierre donna enfin
terre par la chute de Vh initial
(voy. atelier). Le moyen age disait
correctement Fterre, et ce n'est
que vers le quinzieme siecle que
1 article se souda au substantif
(lierre): ce nom ainsi forme* dut
fitre precede a son tour d'un nou-
vel article le lierre. Cependant
llndecision persjsta. Ronsard dit
encore fhierre, non le lierre; et
Dubellay dit tant6t : Le chef envi-
roned de verdoyant lierre ; tantdt
Les vieux murs , hideux de ronces
et a" hierre.
Cette corruption se retrouve dans
plusieurs autres mots : nousdisons
le lendemain 7 le loriot, la luette,
lors, tandis que nos ancetres di-
saieht correctement Vendemain,
Vorioty Vuette, I'ors. (Voy. ces
mots).
Liea&e, anciennement leesse i
l'origine Udke, en italien letizid\
du L. laetitia (joie), par la reduc-
tion de ae a e (voy p. lxxxvi) :
le{t)itia perdant le t medial (voyez
abbaye), et changeant itia en esse
(voy. forteresse) donne leesse qui
devient Hesse par le changement
de e en i (voy. accomplir).
Lieu, anciennement liu, du L.
locus (lieu) par la chute du c
medial (voy. ami) et le change-
ment successif de o latin en ew
(voy accueillir) puis en iu (voyez
abriger) d'ou la forme liu qui de-
vient lieu par le changement de tf
en eu (voy beugler).
Lieue , du L. leuca (lieue) par
la chute du c medial leu(c)a (voy.
ami), et par le changement de eu
en teu (voy. lieu).
Lieutenant, voy. tenant et
/tew. — D. lieutenance.
Lihvre, k l'origine levre, du L.
leporem (lievre) par la contraction
reguliere (voy, p. lxxxi) de lepfy-
y Google
LIG
324
LIM
rem en lep > rem f d'oii lebre par le
changement de p en b (voyez
abeiue), — levre dans la Chanson
de Roland, par le changement de
b en t? (voy. avant et amver), —
lievre par le changement de e en
\e (voy. arriere). — D. levraut,
levrette. Le'vrier represente le L.
leporarius** (proprement chien qui
sert a courir le lievre, dans les
textes du moyen age : ■ Si quis per
canes leporarios feram fugaverit, »
lit-on dans un acte du douzieme
siecle, ») par la contraction (voyez
accointer) de lep(6)rarius en le-
p'rarius et par le changement :
1° de p en v (voy. arriver) ; 2° de
arius en ier (voy. dnier).
Ligament, du L. ligamenium
(bandage). — D. ligamenteux.
Ligature , du L. Ugatura (li-
gature).
Lige, origine inconnue.
Signage , en provencal li~
gnatge, du L. h'fieoticwm * (li-
gnee, deriv6 de ligna, ligne), par
le changement de linea en ligne
(voy. ligne) et par celui de aticum
en ogfe (voy. dge). — D. lignager.
Ligne , du L. linea (ligne) par
le changement readier de /inea
en Jinia (voy. abreger) d'ou %ne
par le changement de nia en gnc
(voy. cigogne). — D. itgrnle, ali-
gner. erut</n«r.
Lignee, voy. Ztgrne.
LigneuM, du L. Jtrtcofom *
(petit fil, deriv^ de linea ligne)
par le changement de linea en li-
gne (voy. ligne) et par oelul de
olum en eul (voyez aievX).
Llgneux , du L. lignosus (m6-
me sens). Sur o*u* devenu eua?
voy. amoureux.
Ligne, voy. Ztguer.
Llgner, du L. fiflfare(attacher).
— D. Jtgfuc (substantif verbal), Ji-
giuur.
Llguenr, voy. liguer.
f Lllaa, venu de Titalien lilac
(lilas).
Llllaee, du L Ith'aceus (de lis
dans Palladius).
Liwutce. duL. Ztmacem (m. s.) .
— D. limacon.
JLimacott, voy. limace.
JLimaiffe, voy. Itmer.
JLimande, voy. Wm«.
Llmfce, du L. h'mbitf(bord).
Llmbea, du L. limbi (limbes
del'enfer).
lime , du L. lima (m. s.)
Llmer, du L. itmare (limer).
— D. limaille t limure.
JLimiet* , anciennement Itc-
mter, derive de Tancien francais
Hem (laisse) , du L. ligamen
(laisse; proprement le chien tenu
en laisse). En provencal liamier
(limier) derive de meme de liam
(laisse).
Li{g)amen a donne" Tancien
francais Hem par la chute du g
medial (voy. oilier) et par le chan-
gement de a en c (voy. acheter).
Limitation , du JL. limitatio-
nem (m. s.).
Llmlte, du L. limitem (fron-
tier) .
Llmlter,du L. limitare (m. s).
— D. illimxte'y limitatiU limitt.
Limitrophe, duL. hmitrophus
(m. s.).
1. limott (boue), derive d'un
radical Urn* qui est le L limits
(iimon). — D. limoneux.-
2. f Llmon (citron), de l'ita-
lien limone (citron). — D. limo-
nier, limonade.
3. JLimott (de charrette), ori-
gine inconnue. — D. limoniire,
limonier.
Limonade, voy. Iimon 2. —
D, limonadier.
JLimonetca;, voy. Iimon 1.
. Llmplde, du L. limpidus (me-
mo sens).
Llmpldlte, du L. limpidita-
y Google
LIN
325
LIS
tern* (m. s ). Sur atem devenu d,
voy. abbd.
JLitt, du L linum (lin). — D.
linon
£ittcettl. en provencal linsol,
du L. linteolum (toile de lio) par
le changement reguher (voy . abre-
ger) de lint(eo)lum en lint(lo)lum
qui devient linciolum (voy. agen-
cer ) : on trouve deja linciolo
au septieme siecle dans les Glosses
de Reichenau : « Sindones lincio-
los. » Linciolo donne linceul par
]e changement: l°de ci en c (voy.
agencer); 2° de o en eu (voy. ac-
cuet'iltr).
Unealre, du L. linearis (me-
me sens).
lineal, du L. linealis (m. s.).
Lineament, du L. lineamen-
tum (m. s.).
Linge, a Forigine toile de lin ;
• linge etait adjectif dans notre an-
cienne langue: le vieux francais
disait un drap linge pour un drap
de lin ; linge derive regulierement
de Tadjectif lineum (de lin) par le
changement de lin(eu)m en li-
»(iu)m (voy. abrdger) et par la
consonnification subsequente de iu
en j'u, Wnjum d'ou linge (voyez
abrdger). — D. linger, lingere,
lingerie.
Lingo t^ origine inconnue. —
D. lingotiere.
Ungual, du L. lingualis* derive
de lingua (langue).
Llngulste, derive de Ztngua
(langue), — D. Ztngruisttque.
Ltngulatlque , voy. Unguis te.
Liniment, du L. linimentum
(m. s.). .
Linon , voy. lin.
Linot, Linotte, oiseau qui
se nourrit principalement de
prairie de lin, et qui vit dans les
linieres.
Linteau , anciennement linf el,
du L. fe'mtteMuf * (derive de limi-
tem, limite). Par la contraction
reguliere (voy. accointer), de li-
m{l)teUus en UniteUus, d'ou Wn-
feZ. par le changement de m en n
(voy. changer), linteau par celui
de eZ en eau (voy. a^neau).
JLiott, du L. leonem (lion), par
le changement de eo en to (voy.
abrdger). — D. lionceau.
Lippe, mot d'origine germa-.
nique (allemand hppe, levres). —
D. lippde } lippu.
Lippec, voy. lippe.
Lippu, voy. lippe.
Liquation, du L. liquationem
(fusion).
Liquefaction, du L. liquefac-
lionem * (m. s.).
LlqueUer, du L. liqueficare *
(liquefier).
Liqueur, du L. liquorem (li-
quide). — D. liquorem, liquo-
riste.
Llqalde, du L. liquidus (m. s.).
— D. liquider.
Llqutder, voy. liquide. — D.
liquidation, liquidateur.
Liquidity, du L. liquiditatem
(purete> dans Apulee).
Lire, du. L* legere (lire), par la
contraction reguliere (voy. p.
lxxxi) de leg{e)re en leg y re, d'ou
lire, par la reduction de gr a r
voy. accueillir),et le changement
de e en t (voy. accomplir). — D.
lis ant, Hseur, lisible.
Lirottj voy. loir et p. xcr.
£•#, du L. lilius (pour lilium^
lis), par la contraction reguliere,
(voy, p. lxxxi) de lil(i\i)$ en W*.
Sur la persistance de s, voy. Gram-
maire historique de la langue
francaise, p. 160. — Une vanSte
orthographique de lis est lys. — D.
lisertm.
Li*ere% substantif participal de
Pancien verbe liserer, qui derive
de lisi&re.
Liscron , voy. lis.
19
y Google
LIT
326
L1V
Lisibte, voy. lire,
Lisiere, voy. iitfe. — D. User 4
<voy. ce mot).
| litMie (adj.)} venu au seizieme
siecle de ritahen liscio (lisse).—
D. lisser, lissoir.
Lisse (tapisserie), du L. licium
(trame). Sur ci devenu ss, voy.
agencer.
Liste 9 proprement bande sur
laquelle est inscrite une serie de
noms; a 1'origine, bande propre-
ment dite (on dit encore une liste
pour designer une bande blanche
sur le front du cheval). Liste, au
sens de bande, est un mot d'origine
germanique (ancien haut alle-
jnand lista, bordure, . bande qui
borde).— D. lisi&re (petite liste,
petite bande). LisieWe est pour lis-
Hire (sur cette reduction de st a
ss, puis a s, voy. angoisse) ; lis-
teau, liteau, liston, listel.
Lis teat* , voy. Uste. — D. Zi-
teau, qui est pour listeau, ayant
perdu s (voy. abime). t
Linton, voy. liste.
Lit, du L. tectum (lit). Sur le
changement de ect en it, voy. at-
trait. — D. literie, aliter, liteau,
UUe
Litanies, du grec XtTocveCa
(supplication)
Liteau, voy.* liste
Litharge, du L lithargyrus
(m. s.). — D. litharge", lithargyrt.
Uthographle, du grec XCOo;
(pierre) et ypd<p&iv (ecrire). — D.
tithographier, lithographique.
Llthographler, voy. litho-
graphic. — D. iithographe (subst.
verbal).
Iithotomle* du grec XiOotofua
(m. s.). — D. Uthotome, lithoto-
miste.
Llthotrltle, forme" du mot
grec X180; (pierre) et du mot latin
tritus, participe de terere (broyer).
^-D. lithotriteur.
Litteve, du L. leciaria* (li-
tiere, dans les textes latins du
moyen age : « Item pro una lecta-
ria..,, » lit-on dans un compte
de 1333. Lectaria derive de lectus,
lit) Pour le changement : 1° de
aria en iere, voy. dnier; 2 9 de ect
en it, voy. lit.
Litlge, du L. litigium (contes-
tation).
Iiltlgienx, du L. litigiosus (li-
tigieux) . Sur osus devenu eux, voy.
amoureux.
Lltote, du grec Xctottjc (propre-
ment petitesse).
1. JLitre (bande noire), ancien-
nement listre (sur la chute de s,
voy. abime); listre, qui est listra
dans la basse latinite, est un derive
de liste (au sens de bande). Voyez
liste.
2. Litre, du grec Xfrpoc (ancien-
nement mesure grecque). — D.*
hectolitre, decalitre.
Lltteralre, du L. litterarius
(m. s.).
Litteral,,duL. litter alis(m.s.).
— D. UttiraliU. •
Litterateur, du L.litteratorem
(grammairien).
Literature, du L. litteratura
(litterature).
littoral, du L. littoralis (da
rivage).
Llturgle, du grec XetTovpyfoc
(service public). — D. liturgique,
liturgiste.
Uvide,duL. lividus (livide).
— D. lividitt.
Llvralaon, du L. liberationem
(remise) par la contraction regu-
liere (voy. accointer) de lib(fi)ra-
tionem enUb'rationem d'outtwai-
son par le changement : 1° de o en
v (voy. avant); 2° de ationem en
aison (voy. ftnaison).
1. JLivre, du L. librum (li-
vre). Sur b devenu v f voy. avanL
— D. livret.
y Google
LOG
327
LOI
2. £*we, du L. libra (livre).
Sur b devenu t>, voy. avant
JLivree, voy. /ivrer.
JLivret*, du L. liberate (qui
a le sens de hvrer dans les testes
carlovingiens : vel pro dona li-
beranda tecum aliquantis diebus
manere prsecepit... lit -on dans
les Capitulaires de Charles le
Chauve).
Pour les changements de lettres ,
voy. dMivrer. — D. livrd e (sub-
stantif participial ; a l'origine la
livree ou comme on disait, les ha-
bits de livree etaient ceux que le
roi faisait distribuer, livrait chaque
annee aux officiers de sa maison) ;
de'livrer.
Lobe, du grec >66o? (lobe). —
D. lobe", lobule.
Local, du L. localis (m. s.). —
D. localiser.
Locall te, du L. localitatem
(m. s.).
Locatalre, du L. locatarius
(qui se loue; et non, comme en
fran^ais, qui prend a louage.)
Locatif, du L. locativus* (m.
s.). — D. locatis (autre forme de
locatif).
Location, du L. locationem
(m. s.).
locatis, voy. locatif.
f loch, de l'anglais log (loch).
JLocAe, origine inconnue.
JLocAet* , mot d'origine germa-
nique (moyenhautallem«i!Q lucke,
branlant). Sur le changement de
:c en ch voy. acheter.
f Locman, mot d'origine ger-
oaanique (neerlandais lootsman,
Lamaneur).
Locomotion, du L. loco (d'un
lieu) et motionem (mouvement).
— D. locomoteur.
f Locomotive, venu de l'an-
glais locomotive (proprement loco-
motive engine, machine locomo-
tive).
Locution, du L. locutionem
(m. s.) .
Loda (droit delods etdevente);
du L. laudes* Oods, dans la basse
iatinite r « Si quis emerit terram,
tenentur de tertio decimo denario,
et non plus de laudibus.... » lit-ou
dans une Charte de 1274; le sens
primitif du mot devait etre pro-
uiesse, consentement, car lauaare
se trouve dans les textes latins du
moyen age avec le sens de promet-
tre, de coosentir) . Pour le change-
ment de ou en o, voy. alouette.
f Lof, de l'anglais loof (lof).
Logarlthme , du grec Xoyo;
(proposition) et api8{i.6; (nombre).
— D. logarithmique.
Logs, en italien loggia, en
lombard lobia, du L. laubia* (loge ,
dans les textes du moyen age : In
palatio quod est fundatum juxta
basilica oeatissimi principis apo-
stolorum y in laubia.... ipsius paia-
Hi.... dit un acte de 904.. On lit
dans le Polyptique de saint Remi:
Habet mansum dominicatum, ca-
sam cum cellario, laubia, hor-
real*... Laubia est d'origine ger-
manique, et correspond a l'ancien
haut allemand laubja, berceau de
feiullage, hutte).
Laubia consonnifie* suivant la
regie (voy. abre'ger) en laubja a
donne* loge par le changement :
1° de ou en o (voy. alouette) ; 2° de
bj en a (voy. abre'ger). — D. Jo-
ger, logis, logement, logette, lo-
geable.
Loger ,voy. loge. — D, logeur,
dttoger.
Loglque, du L. logica (logi-
que). — D. logicien.
Logis , voy. loger.
Logogrlphe, du grec >oyo?
(discours) et YPT90; (enigme).
Logomachle, du grec >oyo-
(i.axta (dispute de mots).
Iroi, duL. legem (loi), comme
y Google
LON
LOR
regem a donn6 rot, par le change-
ment de e en o% (voy. accroire) et
par la ehute du g (voy. aUter). —
D aloi.
Loin , a l'origine loing , du
L. longe (loin). Sur u devenu oi,
voy. angoisse — D. Eloigner (qui
est a 1'ancienne forme loing,
comme poignet est a poing , *oi-
fwfcr a soin. ttmoigner a temoin).
Lointain , en italien lontano,
du L. Jonottanus* (deriv6 de /onpe
loin) park contraction reguliere
(voy. accointer) de ton<7(I)tamts
fongf'tonits d'ou lointain par le
changement: 1° de anus en ain
(voy. ancien) ; 2° de onflf en oin
(voy. loin).
jLoif, en provencal glire, du
L. glirem (loir) par le changement
de gl enl (voy.p. ci), et par celui
de i en oi (voy. doire). — D. li-
ron, Urot (voy. sur ces derives
p. xci).
Loisir , infinitif employe sub-
stantivement (comme les mots di-
ner, souper, etc....); le verbe loi-
eir (avoir la permission de ne pas
travailler, ne rien faire), vient du
L. licere par le changement? 1° de
i en oi (voy. boire) ; 2° de c en s
(voy. amittt) ; 3° de e en t (voy.
occompitr). — D. loisible.
Lombes, du L. lumbm (lom-
bes). — D. lorobaire.
Long, du L. longus (long). —
D« longueur, longe, longer, allon-
ger, longtemps, longuet.
Longanimity, du L. longani-
mitatem (m. s.).
1. jLottfie(corde), voy. Jongf.
2. Longe (portion de la co-
lonne vertebrale et des lombes),
du L. lumbea (derive de lumbus
lombes) par le changement (voyez
abre'ger) de Jurob(ea)en ittmb(ia),
■ par la consonnification (voy. abre'-
ger) de lumMa en lumbja, d'ou
huge par ie changement : 1° de u
en o (voy. annoncer) ; 2° de m en
n (voy. changer); 3° de ty* enjf
(voy. abre'ger).
Longer , voy. longf.
Longevlte, du L. longaevita-
tern (m. s.).
Longitude, du L. longitudo
(longueur). — D. JongritttdinaJ.
Longtemp*, voy. Jongf et
temp*.
JLongtteu t*, voy. frmgr.
JLopin, origine mconnue.
Loquace, du L. loguocem
(m. s.).
ijoquaelte, du L. Zoguocitatem
(m. s.).
1. Loque, mot d'origine ger-
manique (ancien haut allemand
loc chose pendante, d'ou le sens
de loque).
2. JLogtce*, diminutif de l'an-
cien francais loc (loquet) qui est
(Forigine germanique (anglo saxon
loc fermer, verrouiller).
Lorgncip) dans le patois nor-
mand toriner (epier, lorgner), mot
d'origine germanique (allemand
suisse loren, epier, regarder). —
D. lorgnon, lorgnette, lor gneur.
Lonioi, ancien francais loriol,
a l'origine oriol dans les textes du
douzieme siecle, en provencal au-
riol, du L. aureolus (proprement
dore, merle jaune ; les Allemands
appellent de mfime cet oiseau
Gold-amsel merle dor6).
-Awreo&ttsdevenantaurtolus (voy.
abre'ger), a donne oriol par le
changement de au en o (voyex
alouette). Par Tagglutination de
i'article 6tudi6e au mot lierre, I'o-
riol devint loriol vers la fin du
treizieme siecle; sur la chute de I
final, voy. garou.
JLora, anciennement lores a IV
rigine Votes; pour Fagglutination
de Particle, voy. lierre; pour P6-
tymologie voy. toet or. — D. Ion-
que.
y Google
LOU
329
LOU
Los* du L law (louange) par
le changement de au en o (voyez
alouette).
Lomange^ origine inconnuc.
Lot, mot d'origine germanique
(ai glais lot, lot; llamaud lot) —
D. fottr, loterie.
Loterie* voy. Zo*.
Iiotlon, du L. lotionem (m. s.).
— L. lotionner.
Lotir, voy. Jo*. — D. loti, lo-
tissement.
Aoto, de Pitalien loto (loto).
£o**e, origine inconnue.
IiOtu«, du L. Jotus (lotus).
Louabie, voy. Jouer 2.
Louage, voy. Zouer 1.
Louange, anciennement lo-
ange, du L. laudemia * (louanges,
forme derivee de laudem) par la
chute du d medial lau(d)emia et
par le changement 1° de au en o
puis ou (voy. alouette); 2° decmia
en ewjtt (voy. abrtger) ; 3° de men
n (voy. changer), d'ou cwja qui
donne angfe par le changement de
en en an (voy. p. lxxxv). — D.
louangtr, louangeur.
Louche, anciennement lous-
the, en provencal lose, du L. lus-
cus (louche, primitif de luscio&us
louche; luscus a proprement le
sens de borgne). Sur le change-
ment : 1° de u en ou, voy. ac-
couder; 2°de c en c/i, voy. achar-
ner; 3° sur la chute de s, voy.
abime. — D. loucher.
Louchet, origine inconnue.
1. JLouer, du L. Zocarc (louer)
par la chute du c medial lo{c)are
(voy. affouage) et par le change-
ment de o en ou (voy. affouage) .
— D. louage, loueur.
2. JLouer, du L. laudare (don-
ne r des louanges) par la chute du
d medial Zait(d)are (voy. accabler)
et par le changement de au en o
puis en ou (voy. alouette). — D.
louangfe (voy. ce mot) louable.
Loagre, de l'anglais faflf</cf
( m - s -)' ...... •
Lout*, mot a origine histonquo
(voy. p. lxi» ),du nomde LouisXUl,
qui fit le premier frapper cette
monnaie (1640). Le nom propro
Louis, ancien francais Lois, a l'o-
gine Loois, vient du L. Luaovicus
(qui est lui-menie d'origine ger-
manique : Bluodowig, nom propre
chez les Germains, et qui est com-
pose des deux mots tiluodo, il-
lustre et wig, combat).
Par la reduction du suffixe icus
a i (voy. ami), Lu{d)o(\)icus per-
dant successivement le d medial
(voy. accabler), le v medial (voy.
aieul), change u en o (voy. an t -
noncer) et donne l'ancien francais
Loois, qui se contracte posterieure-
ment en Lois, com me rond est la
contraction de l'ancien francais
roond. Lois a donne Louis par Va-
doucissement de o en ou (voy. af-
fouage).
Loup, du L. lupus (loup) par
le changement de u en ou (voy.
accouder). — D. louve (du L. lu-
pa; sur le changement de u en
ou, voy. accouder; sur'celui de p
en v, voy. ar river); louvat; lou-
vet; louveteau; louvetier, louvele-
rie; loupe (tumeur, de m&mequ'en
allemaiid Wolfgeschwulst loupe,
siguifie proprement tumeur de
loup).
Loup-ceirviei; du L. lupus
cervarius (loup cervier dans Pline).
Pour le changement de lettres,
voy. loup-; sur arius devenu ier,
voy. dnier.
Loupe, voy. loup.
Eioup-garou, voy. garou
Lourd, en italien lordo sale,
duL. luridus (sale, malpropre puis
paresseux, lourd; lesens originaire
est jaunatre). Lur(l)dus reguliere-
ment contracte (voy. p. lxxzi)
donne lur'dus, d'ou lourd par le
yGoogk
LOY
330
LUM
changement de u en ou (voy. ac-
couder. — D. lourdeur, lourdavd,
lourderie, aburdir.
JLoufe, origine inconnue.
JLotc *«*e, du L. Intra (loutre) ;
sur u devenu ou % voy. accouder.
JLottve, voy. loup.— D. Jottvet,
louveteau, louveterie, louvetier.
Mjouvoyen; anciennement to-
voyer, derive de Jo/ (pour le rap-
port de lot a lovoyer, voy. ache-
ver) ; sur b devenu om, voy. affouage .
— Pour l'etymologie de tof, voy.
ce mot.
Loyal, en italien teate, du L.
legalis (conforme a la loi, d'oii le
sens de loyal, qui est coDforme aux
lois de la probit6 et de l'honneur.
begalis au sens de loyal, est tres-
frequent dans les textes du moyen
ftge : Legaliter custodire est dans
un acte de 1355. On lit dans les
Epitres de saint Bernard : Neque
enim et perjurus esse, et legalis
simul manere poterit. Un acte du
onzieme siecle emploie aussi le
mot legalis au sens de loyal : Ad
quos missi sunt quatuor legales
homines qui ex ore ipsorum.... au-
dierunt....)
Le(g)alis a donnS loyal par la
chute du a medial (voy. aUier),
et par le cnangement : 1° de e en
oi (voy. accroire) ; 2° de alis en al
(voy. annuel). — D. dttoyal.
Loyaute, anciennement loyal-
ty du L. legalitatem (derive de
legalis, loyal). Legal ft) tatem con-
tracts suivant la regie (voy. ac-
cointer) en'legaVtatem K a donne*
loyalU par le changement de le-
gal... . en loyal... . changement deja
etudie au mot loyal. Sur atem de-
venu 6, voy. abb6.
Loysdte' est devenu loydMtt par
le changement de al en au (voy.
agneau).
Loycr, du L. locarium (loyer)
par la chute du c medial (voy. af-
fouage) ; sur Intercalation d'un y
euphonique destine* a adoucir rhia-
tus, voy. p. lxxux.
Luble, proprement volonte" ca-
pricieuse, derive du L. lubere (vou-
loir).
Lubrlfler, du L. lubrificare* ,
derive de lubricus (lisse, poli).Sur
la chute du c, voy. affouage.
Lubrique, du L. lubricus (pro-
prement glissant). — D. lubrteUe'.
Ii«carne,du L. lucarna* (que
Ton trouve deja pour lucerna dans
certains textes latins de la deca-
dence. Lucerna signifie propre-
ment lampe).
Lucide, du L. lucidus (m. s.).
Lueldftte, du L. luctitifatem
(m. s.).
Lucratlf, du L. lucratxvus
(m. s.).
Lucre, du L. lucrum (m. s.).
JLuerte, al'origine de lalangue,
Vuette. Uette est le diminutif d'un
radical ue* qui correspond au L.
uva (luette). Sur la chute due
medial u(y)a voy. aieul. Sur Pad-
jonction du suffixe diminutif ette,
voy. ablette. — Sur Pagglutinationi
de Particle (luettepour Vuette) l voy.
lierre.
I,tf etct* , en provencal lugor, du
L. lucorem * (derive hypothetique
de lucem, lumiere) par la chute do
c medial lu(c)orem (voy. affouage]
et par le changement de o en eu
(voy. accueiUir).
Lugubre,du L. lugubris (m.s. J.
MjuI, voy. le.
jLuit* e, du L. Zucere (luire) par
la contraction rSguliere (voy. p..
lxxxi) de luci$)re en ZwcYe d'ou
iutreparle changement de cr enir
(voy. benir),— D. luisanU reluire.
Lumbago, du L. lumbago (m.
s.)-
. I*t miefe , en provencal lum-
neira, du L. luminaria (lumiere).
Lum{\)naria contract^ suivant la
y Google
LUT
331
LYS
regie (voy. areointer) en lum'naria
a donne lumi&re par le change-
ment: 1° de aria en tire (voyez
dnier); 2* de ron en m (voy. allu-
mer).
Lumignon, du L. luminio-
nem* (d6rive* de Zumin lumiere).
Sur le changement de ni en £n,
voy. cigogne.
Lumlnalre, du L. luminare
(luminaire).
Lumlneux, du L. luminosus
(lumineux).
rnnatlqite • du L. lunaticus
(fou).
Lundi, en italien lunedi, du L.
lunae dies (lundi dans les Inscrip-
tions, proprement jour dela lune).
.E,tme.duL. luna (lune). — D.
lunaire, lunation, lunette (les ver-
res de lunette ont recu ce nom a
cause de leur forme ronde). — D.
hmaire, lunation y lunette, lunule.
Lunette, voy. lune. — D. lu-
nettier.
fcupln, du L. lupinus (lupin).
£«t»*on, origine loconnue.
liQfltral, du L. lustralti (m. s.).
Lustration, du L. lustrationem
(m. s.).
Lustre, voy. lustrer.
Lustrer, du L. Jus/rare (net-
toyer, puis rendre brillant, lumi-
neux). — D. lustre (substantif ver-
bal; lustrine).
Lot, du L. Ji*(um (boue). — D.
Utter.
| Luth, mot qui vient, dans sa
forme actuelle, de l'italien liuto
(iuth). — D. luthier.
Iwdn, origine inconnue. —
D. lutiner.
Lutritt, anciennement letrin^
du L. lectrinum (derive de lee-
trum, pupitre dans Isidore de Se-
ville) par le changement : 1° de ct
en t (voy. affiti); 2° de e en u
(voy. jumeau).
Lutte, du L. lucta (lutte).
Voy. lutter pour le changement de
lettres.
Lutter, du L. luctari (lutter)
par le changement de ct en tt (voy.
assiette). — D. Zu«et<r.
Luxation, du L. luxationem
(luxation).
Luxe, du L. luxus (m. s.). —
D. luxueux.
Liner, duL. Itorare (luxer).
Luxure, du L. luxuria (luxu-
re).
Luxurleux, du L. Zuguriosttf
(d6bauche). Sur osu« devenu eux,
voy. amoureux.
Luxevue, origine inconnue.
— D. luzerntire.
Lyeanthrople, du grec Xv-
xavdpuicia (m. s.). — D. lycan-
thrope.
Lyeee, du grec Xvxtiov (le Ly-
cee, celebre gymnase d'Athenes).
Lycopode, du grec Xuxo; (loup),
et*ou<;, woo; (pied),
Lymphatlque, du L. lympha-
ticus (m. s.).
Lymphe, du L. lympha (eau).
Lynx, du L. lynx (m. s.).
Lyre,du L. lyra (m. s.).
Lyrlqne, du L. lyricus (m. s.).
*Jf*> voy. lis.
yGoogk
MAC
332
MAD
M
M«t, voy. mon.
Macadam, mot d'origine his-
torique (voy. p. lxiv). — D ma-
cadamiser.
f macaque , du portugais ma-
caco (macaque).
f Maearon, de l'italien mac-
cherone (espece de pate).
f macaroni, de l'italien maca-
roni (pluriel de macarone, m. s.).
f maearon I que, de l'italien
maccheronico (m. s.).
macedotae, origine inconnue.
maceration , du L. macera-
tionem (m. s.).
macerer, du L. macerate
(m s.). m . m
Mache, ongine inconnue.
Mdchefewy origine inconnue.
Mdchcw, anciennement mas-
cher, en provencal masgar, en ita-
lien masticare, du L. masticare
(macher) par la contraction regu-
iiere (voy. accointer) de masticare
en masfcare, puis mas'care (voy.
p. xcv), d'ou mascher par le chan-
gement de ca en che (voy. achar-
ner et acheter) puis mdcher par la
chute de s (voy ablme). — D. md-
cheur, mdchoire, mdehonner.
machlavcllame, derive de Ma-
chiavel, celebre 6crivain florentin;
sur ce mot d'origine historique,
voy. j). lxiv. — D. maohiave'lique J
machiave'liste.
machicoulis, origine incon-
nue.
machinal, du L. machinalis
(m. s.).
machinateur, du L. machina-
torem (m. s.).
machination, du L. machina-
tionem (ruse).
machine, du L. machina
(m. s.).
machlner, du L. machinari
(m. Sj). — D. machinists
Mtuchoire, voy. mdcher,
Machonticr, voy. mdcher.
Muchure**) ancienn. maschu-
rer t a l'origine mascurer, barbouil-
ler, tacher, mot d'origine germa-
nique (ancienhautallemand masca
tache). Sur la chute de s, voy. abl-
me; sur c devenu ch t voy. achar-
ner.
macls, du L. mads (m. s.).
made (cristallographie), ori-
gine inconnue.
Iffacott, du L. macionem (ma-
con dans Isidore de Seville), qui
donne aussi machionem; sur ch
devenu c, voy. p. xcix). Sur cio*
nem devenu con, voy. agencer.
— D. maconner, maconnage y ma*
connique, franc-magon t macon-
nerie.
Ifacnettae,- origine inconnue.
macule , du L. macula (tache).
macule r, du L. maculare (ta-
cher). — D. maculation, macu-
lature.
ilfadame. voy. ma et dame.
Miadetnoiselie, voy. ma et
demoiselle.
f madone, de Htalien madona
(madone).
madras , mot d'origine histo-
rique (voy. p. lxiv), etoffie fabriquee
originairement a Madras.
Jfacfre, proprement tachete,
(bois madrl, porcelains madrte).
y Google
MAG
MAI
Madre* est un derive de l'ancien
francais madre, mazdre, qui est
un mot d'origine germanique (al-
lemand maser % bois madre) . Maser,
contracte en masr, a donne l'an-
cien francos masdre, maxdre par
le changement de sr en sdr (voy.
ancttre) ; sur ia chute de *, voy.
dbime
Du sens de tachete, de varie
dans les nuances et les couleurs ,
madre" a pris le sens de fecond en
ressources et en ruses.
\ madrepore , de Titalien ma-
drey or a (madrepore).
Madrier, du L materiarius *
(derive de materia, madrier, pou-
tre) par la contraction reguliere
(voy. accointer) de mat{8)riarius
en mafriarius d'ohmadrier par le
changement : 1° de tr en dr (voy.
aider); 2° de arius en ier (voy.
dnier).
f madrigal, de l'italien ma-
drigale (madrigal).
f magaaln. anciennement ma-
gazin, mot d'origine orientale,
irenu de l'arabe machdzin, propre-
mentdepdts de marchandises, puis
magasin.
mage, du L. magus (m. s.).
magle, du L. magia (m. s.). —
D. magique, magicien.
maglster, duL. magister (mal-
tre).
niaglsttre, da L. magisterium
(dignity.
magistral, du L. magistrate
(m. s.).
magtotrat, du L. magtstratus
(m. s.). — D. magistrature.
magnanlme, du L. magnani-
mus (m. s.).
magnanimity, du L. magna-
nimitatem (grandeur d'ame).
magna*, du L. magnatus (per-
sonnage eminent dans saint Je-
r6me).
eale, du L. magnes (pro-
prement aimant ; la magnesia
ayant ete assimilee a l'aimant).
magnetlque, du L. magneticus
(d'aimant). — D. magne'tiser.
magnetise r, voy. magndtique.
— D. magne'tueur, magnetisme.
magnificence, du L. magiiifx-
centia (m. s.)>
magnlflque, du L. magni/icus
(magnifique).
magnoller, mot d'origine his-
torique (voy. p. lxiv), du nom de
P. Magnol (f 1715).
Magot, origine inconnue.
Mai, du L. madius (forme que
Ton trouve pour maius mai, dans
la' latinite du moyen age). Tunc
etiam mensis madius florebat in
herbis. dit un poeme du dou-
zieme siecle ; On lit dans un texte
du onzieme siecle: « Expeditionem
movetcrmesmense madio. » Pour le
changement de adius en ai, voyez
bai.
Maie, du L. magida (maie,
dans Varron) par la chute succes-
sive du g meaial ma(g)ida (voyez
oilier), puis du d, mai(d)a (voyez
accabler).
Jffoigre, du L. macrum (mai-
gre). Sur a devenu ai, voy. aigle;
sur cr devenu gr, voy. adjuger. —
D. maigrelet, maigiret, maigrir.
Maigveur, du L macrorem
(maigreur). Sur a devenu at, voy.
aigle ; sur cr devenu gr, voy. adju-
get; sur o devenu eu, voy. ac-
cueittir.
Maigrir, voy. maigre.
Moil, proprement marteau, du
L. malleum (mail) qui devient
malUum (voy. abr^/erpour le chan-
gement de eu en iu), puis mail
(voy. ail pour le changement de
allium en ail). — D. maillet.
1. Maiffe, du L. macula
(maille) par la contraction regu-
liere (voy. p. lxxxi) de mac(p)la
en mac'la dfad maille par le chan-
y Google
MAI
334
MAL
gement de cl en il (voy. dbeille).
— D. maillot, mailler.
2. Maille, monnaie (dans la
locution n'avoir ni sou ni maille);
maille, anciennement meaille, en
Tieux portugais mealha, represente
le L. metallea qui est devenu suc-
cessivement metallia (voy. abr4-
ger), medallia (voy. aider). Me-
dallia (que Ton trouve au sens de
monnaie dans les textes latins du
moyen age : thesaurus cum meda-
leis aureis inventus fuerit in horto
dit un acte de 1274 ; on lit dans un
Glossaire latin : a Obolus quod est
medalia. ») — a donn6 par la chute
dud medial me (d)allia (voy. acca-
Uer) l'ancien'frangais weaiUe, puis
maaille (voyez \amender), d'ou
maille par la contraction de aa en
a, comme dans dge de aage.
Maillet, voy. mail. — D.
mailloche.
Maillot, voy. maille 1.
Main , du L. manus (main).
Sur anus devenu ain, voy. and en.
— D. main-d'ceuvre (voyez de et
ceuvre.
Maintenant, voyez main-
tenir.
Maintenir, voy. main et te-
nir. — D. maintien (substantil
verbal), maintenue, maintenant.
Maintien, voy. maintenir.
Maire, du L. major (maire
dans les textes latins du moyen
age ; proprement le plus important
de la cite).
Maj(o)r contra cte suivant la re-
gie (voy. p. lxxxi) en mafr a
donn6 mavte par le changement
de j en i (voy. aider) — D
mairie.
Maim, du L magis (plus; le
sens de plus est encore visible
dans la locution n'en pouvoir mats)
Mag(\)s s'est contracts suivant la
regie en mag's (voy. p lxxxi) ; sur
gs devenu is, voy. aigle et p. ci.
f mala, mot venu de i'espagnol
mates (m. s.).
Maimon, du L. mansionem
(demeure, residence) par la reduc-
tion de ns a * (maiionem) voyez
ainfj;et par Tattraction de Ft qui
amene le changement de a en at
(voy. aigle). — D. maisonnette.
Jf«ri*t*e ? anciennement mais-
tre, a i'ongine matstre, du L.
magistrum (maltre) par la chute
du g medial magistrum (voyez
allier), d'ou matstre puis maistre
qui devient maftre par la chute
de * (voy. abtme) •— D. maifresre,
maitrise, maitriser, mattre-autel .
Miaitviser , voy. mature. —
D. maitrise (subst. verbal).
majeste , du L. majestatem. —
D. majestueux.
Majeuv, du L [majorem (plus
grand) Sur o devenu cu, voy. oc-
cueillir.
major, du L. ma/or (qui est
au-dessus).
majorat, de>iv6 de majorem
(majeur) .
raajordoine, du L. major
(chef) et domus (de la maison).
Majorlte, deriv6 de majorem
(majeur).
majuscule , du L. majusculus
(un peu plus grand).
1. Mai (substantif), du L. ma-
lum (mal).
2. Mal (adverbe), du L. maU
(mal). — D malpropre, malveil-
lant, maladroit, mdlade. .
3. Mal (adjectif), du L. malus
(mauvais): l'adjectit mal au sens
de mauvais a persiste dans les
substantifs composes* malgri, mal-
heiir, malaise, maleneontre, male-
mort, malfacon.
Malachite , du grec paXaxfaiac
(malachite).
Malade , du grec -xaiaxidt
(mollesse).
Malacopteryglen, du grec*us
y Google
MAL
335
MAL
>ax6c (mou) et irctptfvtov (na-
geoire).
Unlade, au dixieme siecle
malabde, en provengal malapte,
du L. male'-aptus (compost de
mate et de aptus dispose, propre-
ment qui est mal dispose, qui est
indispose, qui est malade). Sur le
changement de p en b voyez
abeille; sur celui de t en d, voyez
aider. Malabde s'est reduit & mo-
Jade par la chute du b. comme
dub'tare s'est reduit a dottier, —
D. maladie, maladif.
Malad*e*&e 9 voy. adresse.
Mat adroit, voy. adroit, —
D. maladroitement.
Malaise, voy. aise. — D. ma-
laise*.
f malandrln , de l'italien ma-
landrino (m. s.).
Malawi, origine inconnue.
Malaviser , voy. aviser.
aialaxer , du L. malaxate
(amoilii)
Mate, anciennement masle,
au douzieme siecle mascle, du
L. tna*cius (male ; cette forme
masclus pour masculus est dans
1' Appendix ad Probum). — Quant
au changement de masclus en
masle, cette reduction de cl latin
en I, se retrouve dans mou/e
(musclus), merlin (marc'linus *) .
— Sur la chute de is (masle) voy.
abime.
mratedlctlon, du L. maledic-
tionem (malediction dans saint Je-
rfime.
Mate fain*, voyez mal 3, et
faim.
Mateflce, du L. makficium
(malefices). — D. maUficii.
ftialeflque , du L. maleficus
(defavorable).
Jfalemot**, voy. mal 3, et
mort.
Matencontvei voy. encontre
et mal 2. — D. malencontrexu.
Matentendu, voy. mal 2, et
entendre.
Malepeste, voyez mal 3. et
perte,
Jialevole, du L. malevolus
(m. s.).
' Mal/ofott, voyez mal 3, et
facon.
If at fair* , voy. ma J 2, et
/aire. — D. malfaisant, malfai-
sance.
Matfaiteuw, du L maUfac-
torem (m. s.). — D. Sur ct devenu
il, voy. attrait; sur o devenu et*.
voy. accueillir:
Mat fame, voyez mal 2, et
fame'.
Matgraeieuoti, voy. mal 2, et
0raaett&.
Matg*e" 9 ce mot qui 6tait sub-
tantif a l'origine de la langue est
un compost de Pancien adjectif
mal mauvais (voy. mal 3) et de
ore" (voy. cemot).
Malhabile, voyez mal 3, et
habile
Malheur, voy. mal 3, et heur.
— D. malheureux.
Mathonnete , voy. mal 2, et
/Mmne*le.
Mathottttetete, voy. mal 3,
et honntteM
Malice, du L. malicia (ma-
lice). Sur fia devenu ce, voyez
agencer.
Malicteuoe , du L. malitiosus
(rus6). Sur osws devenu eurt, voy.
amowrewa;.
Malignity, du L. malignitatem
(malignit6). Sur alem devenu e*,
voy. aobe*.
Matin , du L. maligfnw* (malin)
par le changement de gfn en n
(voy. awerter).
1 mallnes, mot d'origine histo-
rique (voy. p. lxiv) ; de la ville de
Malines oil Ton fabriquait Originai-
rement cette dentelle.
[ Mmtingrm , compose de mal et
y Google
MAL
336
MAN
de l'ancien adjectif hingre y hein-
K'e *, qui est le L. aegrum (ma-
de). Mgrum se reduisant regu-
lierement a egrum (voy. p. lixxvi)
intercale un n (voy. concombre)
d'ou eingre par le changement de
e en ex devant une Dasale (voyez
frein). Sur l'addition de h, voy.
envanir.
Iflallnlentlonne , voy. mal 2,
et intentionnt.
Matie , mot d'origine germani-
que (ancien haut allemand malha
valise). — D. malle-poste; mallier.
malleable, du L. malleabUis *
(m. s.).—.D. malUdbiliU.
iMlleole, du L. malleolus
(petit marteau).
Afalmenet*, voy. mal 2, et
wen«r.
Ifalof mt,anciennement malos-
tru, a l'origine malestru au sens
de malheureux; en provencal
malatfruc (oppose de nenasfruc
heureux) du L. astrutus * (qui est
sous 1 'influence d'une etoile, bonne
ou mauvaise; de astrum qui est
dans P6trone au sens de chance,
de sort).
malpropre, voyez mal 2, et
propre. — D. malpropre.
MaUain, voyez mal 2, et sain.
Malseant, voyez mal 2 et
slant.
Afalfotmatttf, voyez maZ 2, et
sonner.
f malt mot d'origine germani-
que (anglais ma^, malt).
Mtaltote, anciennement mal-
tolte y compost de mal (voy. mal 3)
et de tolte, qui repre&nte le L. du
moyen age tolta (impdt: nullam
toltam faciet eis in mercato suo,
nisi monachi concesserint.... dit
une charte de 1085. Tottta est la
contraction dli participe fort tol-
lita*; proprement ce que Ton en-
leve; sur ce participe fort, voyez
absoute). •
De ce mot tolta et de l'adjectif
mala, vint le compose" malatolta
qui est dans Iqs teztes du moyen
age * « Mercatores ... vendebant
sine toltis malis.... » dit Mathieu
Paris. On lit dans une charte de
1224 * de malatolta ouam Joan-
nes rex Anglix et sui imposuerunt
sic erit. — D. maUdtier.
MalttHtiie*) voy. traiter et
mal 2.
malvaeee, duL. malvaceus (de
mauve).
Jfafoeilfatttf , voy. otmveil-
Zane. — D. malveillance.
M afveruet* , voy. mal 2, et
verier. — D. ma lt?er sation.
Jfamatt, onomatopSe (voyez
p. lxv).
Jfamelle , du L. mamt'Ua
(mamelle). Sur t devenu e, voyez
admettre. — D. mame/on.
Jfamelott, voy. mameUe. —
Mamlllalre. du L. mamil-
laris (gorgerette).
nammalre, derive* de mamma
(mamelle).
Mammlfere, du L. mamma
(mamelle) et ferre (porter).
nammonth, origine incon-
nue.
Jfanant, en terme de droit
feodal, designe celui qui habite
un bourg ou un village : « Les ma-
« nants et habitants d'une pa-
« roisse ■ (du sens de villageois
est venu posterieurement celui de
grossier, de rustre).
Manant derive r6gulierement
du L. manentem, comme tenant
de tenentem. Manentem (qui veut
dire proprement celui qui reste,
qui est attache au sol), a le sens
de paysan, de manant dans les
textes du moyen age: Tradidit
cas#m cum territorio suo et ma-
nentes xv cum colonis..., lit-on
dans une donation de 1080.
1. Manche (subst. feininin),
y Google
MAN
337
MAN
du L. maniea (manche), par la
contraction reguliere (voy. p.
lxxxi) de man(l)ca en man'ca,
d'ou manche, par le changement
de ca en che (voy. acharner et
acheter).— D. manchette, man-
chon.
2. Blanche (subst. masc.), du
L. maniea (manche) Pour le
changement de lettres, voy. man-
che 1.)* — D* emmancher, diman-
cher.
Manchot, diminutif de l'an-
cien francais mane (manchot),
comme bdehot da hoc Le vieux
francais mane est le L. mancus
(manchot)
f mandarin, du portugais
mandarin (m. s.) ; riom que les
Portugais ont donne aux fonction-
naires superieurs de l'empire chi-
nois, et qui est etranger a la langue
chinoise.
mandat, du L. mandatum
(m. s.). — D. mandataire.
mandement, voy. mander.
Slander, du L. mandare (m.
s.). — D. mandement, demander,
contremander.
mandlbule, du L.mandibula
(m. s.).
f mandoline 9 de l'italien
mandolino (mandoline).
f mandore, de l'italien man-
dora (m. s.).
mandragore, du L. mandra-
gora (mandragore).
Jfcntrfrttt, origine inconnue.
manducatlon, du L. mandu*
cationem(m s.).
f manege, de Pitalien maneg-
gio (manage).
manes, du L. manes (manes).
f manganese, de l'allemand
mangan (maganese).
Manger, du L. manducare
(manger), par la contraction (voy.
aider) de mand(Q)care en mand*-
ccre, d'ou manger, par la reduc-
tion de dc a c et de c a g (voy. ad-
juger). — D. mangeoire f man-
geaille , dimanger , mangeable ,
mangeur, mangeure.
mania que, du L. maniacus
(man'.aque).
manle, du L. mania (manie).
Jfattiet*, du L. manieare
(prendre, toucher avec la main,
derive de mantis, main), par la
chute du c medial mani(e)are,
voy. affouage. — D. maniement,
remamer, mantable.
lfattiet*e, du L. scolastique
maneria (qui est dans A be lard,
au sens de genre, de maniere, et
3ui derive du L. manus). Sur e
evenu ie, voy. arriire. — D. ma-
nieri.
manifestation, du L. mani-
festationem (m. s.).
manifesto, adj. du L. mani-
festus (m. s.).
man 1 fester, du L. manifestare
(derive" de manifestos, manifeste).
— D. mant'/<p*te(substantif verbal).
manlgance, derive de manus
(main) par une forme interme-
diate qu'il est difficile de pre-
ciser. — D. manigancer.
f manllle ( terme du jeu
d'hombre), de I'espagnol malilla
(manille).
f manioc , mot venu des colo-
nies de l'Amerique espa gnole.
manlpnle, du L. manipulus
(m. s.). — D. manipuler (preparer
avec la main), manipulation.
ManiveUe , origine iconnue .
1. Militate, du L. manna
(manne) .
2. Jfatttte (panier), mot d 'ori-
gine germanique (allemand manne
manne).
f mannequin , mot d'origine
germanique (hollandais maneken,
mannequin, proprement petit hom-
me).
IfaMOBuwe, proprement op6-
yGoogk
MAN
MAR
ration de la main, du L. du moyen
8lge manu -opera qui s'est con-
tracts en manopera (operation de la
main, manoeuvre) ; pour le chan-
gement de lettres, voy. ceuvre. —
D. manceuvrer 7 manouvrier, ma-
n&uvrier.
Manoir , du L. manermm *
(chateau, residence, dans les textes
du moyen age, derive de manere,
rester, resider); surle changement
de e en oi, voy. accroire.
Manquer, du L. mancare*
(faire defaut, proprement estro-
pier, mutiler, derive" de l'adjectif
mancus). — D. manque (substantif
verbal), manquement, immanqua-
ble,
mansarde , mot d'origine his-
torique (voy. p. lxiv) de Mansard
qui inventa ce genre de fen&tre.
niaiunietiide, du L. mansue-
tudo (m. s.).
Mante, du L> mantum (man-
teau court, dans Isidore de Se-
ville). — D. ancien francais man-'
tel * qui s'est adouci en'manteau
(sur el devenu eau, voy. agneau),
mais qui a persiste dans d^man-
telcr (voy, ce mot) et dans man-
telet.
Man teat* i voy. mante*
Mantelet, voy. mante.
+ Mantille, de l'espagnol man-
tilla (mantille).
Manuel, du L. manualis (ma-
nuel).
Manufacture, mot forge a
Taide des deux mots latins factura
(m. s.) et manus, proprement fac-
foire a la main. — D. manufac-
turer, manufacturier.
Manuacrlt, du L. manu scrip-
tus (6crit a la main).
Manutentlon , avant d'etre
restreint au sens qu'il possede au-
jcurd'hui, ce mot signifiait ges-
tion, administration, a l'origine
action de gerer, de maintenir;
manutention derive des deux mote
latins {manus (main) et tenere (te-
nir).
M appemonde , du L. mappa
mundi (proprement nappe du mon-
de, carte du monde).
Maqmereau, origme incon-
hue.
| Maquette, de Pitalien mac-
chietta (ebauche)..
Maqwignon , mot d'origine
germanique (derive du flamand
maeken, trafiquer). — D. maqux-
gnonnage.
MMaraicheW) voy. marais.
Mar aim, anciennement marois
et maresc, du L. du moyen age
mariscus (marais). Matiscus est
d'origine germanique : vieux fla-
mand maerasch (marais).
Mariscus a donne marais par la
reduction de sc a c (voy. boxs), et
par le changement ae % en oi (voy.
boire); sur oi devenu posterieure-
ment ai, voy. accroire. — D. de
l'ancienne forme maresc • 1° Pan-
cien frangais marescage, aujour-
d'hui mare'cage (sur la chute de s 9
voy. abime); 2° maraischer au-
jourd'hui maraicher. Pour le chan-
gement de lettres, voy. frais et
fraiche.
naragme, du grec uapa<rt&6c
(consomption).
f Maraequln, deriv6 de l'ita-
lien marasca (cerise, acide qui
sert a faire le marasquin).
Mawatve, anciennement mar-
rastre, du L. matraster* (belle-
mere; pour la restriction du sens,
voy. p. xxiii). Matrast(e)r r6gulie-
rement contracte en matrast'r
(voy. p. Lxxxi) donne marrastre
par l'adoucissement de tr en rr
(voy. arri&re), puis marastre (voy.
arriere) et mardtre (voy. abtme).
Maraud, origine inconnue.
— D. marauder.
Marauder, voy. maraud. —
y Google
MAR
339
MAR
D. maraude (subst. verbal), ««-
raudeur.
f Marav6dt0, de l'espagnol
marawdt (marav6dis).
Jfat*6f*e 9 du L. marmoreYit
(marbre) par la contraction regu-
liere (voy. p. lxxxi) de www-
m(6)rem en marm'rem, d'ou mar-
bre par le changement de mr en
mbr (voy. alwoudre) et par la sup-
pression de m (voy. p. xci). — D.
marbrier, marbrer, marbrure,
marbrerie, marbndre.
1. Marc (poids), mot d'origine
germanique (ancien haut allemand
marc, signe; puis marc).
2. Hot-© (residu), origme m-
connue.
lfai*ca##itt, origme inconnue.
f raarcasslte, de l'arabe mar-
cazat (pyrite).
Marchand, ancienn. mar-
chdand, marchedarU; en italien
mercadante; du L. mercatantem
(participe de mercatare, vendre,
negocier, dans les textesdu moyen
Age : Volunt dum vobis placeat
pacifice et qutete cum vestri mer-
catando et negotiando conversa-
ri,... lit-on dans un acte du on-
zieme siecle. Mercatare est le
fr6quentatif de mercari. Voy.
p. xxxiii).
Merca[t)antem perdant le t me-
dial (voy. abbaye), changeant ca en
cfcc(voy. acharne ret oc/ieter)donne
l'ancien francais marchiant par le
changement de e en a voy. amen-
der) . — D. marchander, marchan-
due,
1 . Marche (frontiere) , mot d'o-
rigine germanique (ancien haut
allemand marcha frontiere).
2. Marche (action de mar-
cher), voy. marcher.
Mairche, en provencal mercat,
en italien mercato, du L. merca-
tum (marche) par le changement:
1. de e en a (voy. amender\\ 2° de
e en eh (voy. acharner) ; 3* do
atum en e* (voy. ampouU).
Marchepied, voy. marcher
et pied.
Hawehefj au sens propre pie-
tiner sur place, pdtrir, fouler,
presser (on dit encore que les bri-
quetiersmorc/ienf Targile. Unglos*
saire latin francais du treizieme sie-
cle dit : caleare = marcher) , du
L. marcare* (de>iv6 du L. marcus
marteau: proprement battrejfouler,
pietiner) par le changement de ca
en che (voy. acharner et acheter).
— D. mar che (substantif verbal).
marcheur t d-marche.
Marcotte, anciennement mar^
gotte, deriv6 par le suffixe diminu-
tif otte. du L. mergus (marcotte}.
Sur e devenu a, voy. amender. —
D. marcotter.
Mardi, anciennement marsdi >
en italien martedi, du L. Martis-
dies (mardi dans les Inscriptions ;
proprement jour de Mars). Pour
la chute de «, voy. abtme.
If a*e, du L. mora* (mare) , dans
les textes latins du moyen age :
« maras potare lutosas. ...» dit Guif-
laume le Breton dans sa Philippide.
Mara est une corruption de mare 9
(mer). pris au sens d'eau en gene-
ral : des le septieme siecle mare
siguifie aussi bien l'eau douce que
I'eau salee « Mare est aquarum ge-
neralis collectio. Omnis enim con-
gregatio aquarum sive salsae sint,
sive dulces sint, abusive maria
nuncupantur, » dit Isidore de Se-
ville.
MMarGcage, voy. marais. —
D. mare'cageux.
Marshal, proprement celui
qui soigne les chevaux; mare'chal
{errant celui qui les ferre ; le ma-
rshal de France, et onginairement
lemare'chal etait unofficier propose
a l'entretienet a la surveillance des
chevaux et des ecuries du roi. Jfo-
y Google
MAR
340
MAR
rtchal, anciennement mareschal,
vient du L. m6rovingien mariscal-
cus (qui soigne les chevaux du roi :
Si manscalcus, qui super 12 ca-
ballos est, occiditur , 11. solid,
componatur. dit Ja Lex Alaman-
norum 7,9. — Mariscalcus est un
mot d'origme germanique et re-
pond a l'ancien hautallemand mo-
rahscalc' (valet qui soigne les che-
vaux).
Mariscalcus a donne mareschal
par le changement: 1° de t en e
(voy. admettre); 2° de c en ch
(voy. acharner), 3° de le en I
(pour cette chute du c, voy. bots).
Sur la chute posterieure de s,
voy. abtme. — D. mare'chalene.
Mawechat*s*ee j proprement
troupe commandee par un mare-
chal • mare'chausse'e correspond au
L. du moyen age marescalciata
d6riv6 de mariscalcus (marechal;
pourl'etymologie, voy. ce mot).
Marescalciata a donne mares-
chausse'e par le changement * 1° de
ata en ie (voy. ampouW) , 2° de t
en e (voy. admettre) ; 3 de c en
ch (voy acharner); 4 de a/ enau
(voy. agneau); 5° ae ci en c puis
s* (voy. agencer). Sur le change-
ment de mareschausse'e en more'-
chaussie, voy. abtme.
Jfctnee, derive du L. marc
par l'addition d'un suffixe e"e (latin
ata, voy. ampoule^ * mare'e de marc
est une formation analogue a celle
de ondee derive de onde.
Ifarelfe, voy. mdreau.
Marge, duL. marginem (bord,
d'ou le sens de marge). Sur la
chute des deux dernieres voyelles
atones, voy. p. lxxxi et au mot
image* — D. marginal, e'marger ,
margelle.
MargeMie, voy. marge.
marginal, voy. marginer.
marglner, du L. marginare
(border), — D. marginal.
marguerite, du L maraorifa
(perle).
MargttiUier, anciennement
marreglier, du L. matricularius
(marguillier, dans les textes da
moyen age : celui qui tient le re-
gistre, la matricute de l'eglise:
Officium matricularii est illumi-
nare et extinguere omnia lumina.
dit un reglement ecclesiastique).
Matric(H)larius se contractant
regulierement (voy. accointer) en
matric f lanus a donne l'ancien
francais marreglier par le change-
ment: 1° de tr en rr (voy. ar-
riire)', 2° de t en e (voy. admettre);
3 de cl en gl (voy. aigle)\ 4 # de
anus en ier (voy. dnxer).
Marreglier s estposterieurement
adouci enmir^Jter, d % ou mafglxer
et marguillier.
Mari, du L. maritus (man) •
sur le changement de itus en t,
voy. aigu
Mariaae, en provencal mart- .
datge, en italien maritagio, du L.
maritaticum (manage dans les
textes latins du moyen age. on lit,
a la date de 1062, dans le Cartu-
laire de Marmoutier: Cum deme-
dietate ipsius terrae movisset ca-
himniam quidam Conslantinus... t
asserens earn suae conjugi in ma-
ritaticum datam.).
Mari[X\aticum a donne mariage
par la chute du t m&lial (voyez
abbaye) et par le changement de
aticum en age (voy. dge).
Marier ,en provencal maridar,
en italien maritare f du L. man-
tare (maner) par la chute du t me-
dial mari{i)are (voy. abbaye). —
D. manabley marieur, -rAmaner,
demarier.
JMdfitt, duL. marinus (m. s.).
D. marinier, mariner ,marine t
marinade.
Maringouin, origme incon-
nue.
y Google
MAR
341
MAR
Marlonnette, mot d'origine
historique (voy. p. lxiv); marion-
nette est une alteration de ma-
riolette (sur I devenu n, voyez
marne); mariolette est lediminutif
de mariole (qui est dans les textes
francais du moyen age avec le
sens de poupee, de figurine, on-
ginairement de petites figures dela
Vierge Marie, d'ou le diminutif
manole).
marital, du L. maritalts (ma-
rital). — D. maritalement.
marltalement, voy. marital.
maritime, du L. mantimus
(m. s.).
marltorne, mot d'origine his-
torique (voy. p. lxiv) : allusion a
la servante d'auberge {Maritorna)
dans Don Quichotte.
marlvauder, mot d'origine
historique (voy. p. lxiv) ; du nom
de Martvaux, ecrivain du dix-huit-
ieme siecle. — D. manvaudage.
Marjotet, origine inconnue.
Jfatinatffe, voy. marmot.
f Marmelade, de l'espagnol
mermelada (marmelade). '
MMawnnenteaw, origine incon-
nue.
JfafMiite, origine inconnue.
— D. marmiteux (proprement
pauvre) , marmiton.
MMawmiton, voy marmite
JM at*mottatet*, mot dont l'ori-
gine est inconnue.
Jfctfmo*, derive" (ainsi que
marroaille) d'un radical commun
marm.... dont l'ongine est incon-
nue.
f itfarmotte, de 1 italicn mar-
molta (rat des Alpes).
Mlarmbtter ) origine incon-
nue.
Jfiarmouaet, origine inconnue.
Miamage t voy. marne.
Miame , ancien frangais marie
(qui est encore usite en Norman-
die),du L. margula (de marga f
marne, dans Pline). — Jfrfr(gu)7a
contracie en mar 1 la sui vant la regie
de l'accent latin (voy. p. lxxxi);
a donne le vieux francais marie, et
celui-ci a change l en n, com mo
dans niveau (Jibella), pene (ancien
francais pesne, pesle de pess'la),
poterne (poster'la), quenouille (co-
tucla *) : on trouve deja conucla
pour coiucla, dans les textes mero-
vingiens. — D. marnttre, marner,
marnage, marneux.
maroquln, mot d'origine his-
torique (voy. p. lxiv); du Maroc
ou se fait le maroquin. — D. tna-
roqutner, maroquinier, maroqui ■
nerie.
raarotlque, mot d'origine his-
torique (voy. p. lxiv); de Marot,
celebre poSte frangais du seizieme
siecle.
MMarotte, proprement poupee,
jouet, derive de Marie (commema-
rtonnette. Voy. ce mot).
Mtarowfle, origine inconnue,
Marqwe, mot d'origine ger-
manique (allemand mark, signe).
— D. marquer, marquant.
Marquer, voy. marque. — D.
marqueur, remarquer % dtmar-
quer.
Mtarqweler, frequentatif de
marquer, comme tacheier de ta-
c/ier, voleter de volar , etc....). — -
D marqueterie.
Marqwis, anciennement mar-
chis, du L. du moyen age mar-
chensis (proprement gouverneur
prepose a la garde des marches,
des frontieres de l'Empire, depuis
le regne de Charlemagne) ; — mar •
chensis denv6 de marcha, fron-
tiere; voy. marche 1.
Marchensis rSduisant ns k s
(voy. ain4)y change e en t (voy.
accompli*) et donne successive-
ment marchis puis marquis (voy.
p. xcix). — D. marquise , roar-
quisat.
y Google
MAR
342
MAS
Mat*tH»itte, en provencal mat-
rtna, en italien madrind, du L
matrina* (marrame, derive de
mater, mere). Sur tr devenu rr,
voy. arriere. — i latin est ici de-
venu at comme dans parram (pa-
trinus *), daigne (digno), glaise
(ghtea),. domaine (dominum),
poulat'n (pulltnus). Voy. aussi au
mot airain.
Mtarrij participe de Pancien
verbe marrir, attrister, mot d'o-
rigine germanique (allemand mar-
rjan, irnter)
t Marron, de Pitalien mar-
rone (marron). — D. marronnier.
+ Marron (negre), de l'espa-
gnol cimarron (sauvage).
Marrnbe, du L. marrubium
(meme sens).
Mar», du L. Mars (Mars).
IfarMmitt, mot d'origine ger-
manique (ancien haut allemand
mtri-smn, marsouin).
Ifof <eou, anciennement mar-
tel (sure J devenu eau, voy. agneau),
du L. martellus * (autre forme de
martulus, marteau) • — D. mar-
teler, avoir martel en tHe ; mar-
telet.
Mar teler , voy. marteau» —
D. martelage, marteleur.
martial, du L. martialis (m. s.).
1, Martinet, propr. marteau
(le marteau que meut un moulin
s'appelle encore martinet); dirai-
nutif de martus (marteau* dans les
textes de la basse latinite).
2. Martinet (oiseau), derive
de Martin, comme pierrot (moi-
neau) de Pierre, comme sansonnet
de Sanson. — D. du nom propre
Martin: martin-picheur.
Martingale (courroie), mot
d'origine historique (voy. p. lxiv) ;
derive de Martigues en Provence,
ies Martigaui, ou Martingaux ayant
port6 les premiers les chaussesjii-
teg a la martingale.
Martre* en italien martora,
du L. martalus * r martre dans cer-
tains textes de la basse latinite;
martalus derive de martes qui est
dans "Martial au sens de martre
(Ep. x, 37) si la lecon est sure.
Mart{$)lus regulierement con-
tracts en mart'lus (voy. p. lxxxi)
donne martre par le changement
de I en r (voy. apdtre).
Martyr, du L. martyr (m. s ).
— D. martyriser, martyre.
Martyrologe, du grec pap-pjc
(martyr) et >6yo; (recit) , propre-
ment catalogue des martyrs.
i Maacarade, de l'italien mat"
cherata (mascarade).
f Mascaron, de l'italien mat'
cherone (mascaron).
Masculln, du L. masculinut
(m. s.).
f Masque, venu au sememe
siecle de Pitalien maschera (mas-
que). — D. masquer, de'masquer.
Mamsacrer, mot d'origine ger-
manique (bas allemand matsken,
egorger). — D. massacre (subst.
verbal), massacreur.
1. Jf«w#c, du L. massa (m. s.)
— D< massif \ masser, amasser,
massicot.
2. Masse ( d*armes ) , du L.
matea* (primitif perdu de ma-
teola , b&ton). Jfat(ea) devenant
mal(ia) (voy. abrtger) . donne
masse par le changement ae tia en
sse (voy. agencer). — D. massier.
f Maasepaln, dans Ronsard
marcepain, de Pitalien marxapane
(massepain).
Ma«swe. du L. maxuca * (mas-
sue, dans les textes du moyen
ftge : Quidam enormis staturae
ferens ingentem maxucam super
caput ejus.... dit Orderic Vital.
Maxuca est un derive de massa :
voy, masse 1).
Maxuca a donne massue par
le changement : !• de x en ss (voy.
y Google
MAT
343
MAT
aisselle); 2° de uea en ue (voy.
ami).
maftftto, du L. mastiche (mas-
tic). — D« mastiquer.
masflleatloii, du L. mastica-
tionem (m. s.).
Ufastodonte, du grec 68ou;,
dSovxo; (dent) et jxacrro; (mamelle).
Afd#Mre ? du L. mansura *(pro-
prement residence, de manere r6-
sider : « anno vero sequent* dedit
illis in puram et perpetuam elee-
mosynam suum dominium Mar-
bodii et suam mansuram, » dit une
Charte de 1120).
Mansura a donne" masure par
la reduction dens ks (voy. airri).
1. mat (dans la locution tehee
et mat) voy. tehee. — D. mater.
2. f Ma * de Tallemand matt
(sans vigueur, faible, puis terne).
— D. matite 1 .
Mat, anciennement mast, mot
d'origine germanique (allemand
mast, mat) . Sur la chute de s, voy.
abime. — D. mdter, dtmdter, ma-
ture, mdtereau.
f matador, de l'espagnol ma-
tador (prop, tueur).
t matamore, de Fespagnol ma~
tamoros (matamore, proprement
tueur de mores).
f mataesln, danseur de Fespa-
gnol matachm (m. s.).
Mateia*) anciennement ma-
terasj en provencal almatrac, en
espagnol almadraque, mot d'ori-
gine orientale (voy. p. lxi) de
l'arabe al matrah (matelas). L'an-
cien francais materas, Titalien ma-
terasso reproduisent le substantif
arabe sans Particle al qui se re-
trouve dans l'espagnol almadra-
que, le provencal almatrac. —
D. matelasser , matelassiere .
Matetot, origine inconnue. —
D. matelote.
Mater, voy. mat 1.
materialise!*, derive de mate-
riel. — D . materiattme, materia/'
liste.
materlallte, d6riv6 de mati-
riel.
materiaux, pluriel d'un type
material* (de materialis, derive*
de materia, bois de construction).
materiel, du L. materialis
(m. s.). — D. matfrialite'.
maternel, du L. maternalis
(derive* de maternus m. s.).
maternlte, du L. maternitatem
(derive de maternus, maternel).
mathematlque, du L. mathe-
matica (mathematiques dans Ci-
c6ron) . — D. mathe'maticien.
matlere, du L. materia (ma-
tiere) par le changement de e en
ie (voy. arriere).
Matin, du L. matutinum (ma-
tin) par la contraction reguliere
(voy. accointer) de mat {U)tinum
en maVtinum d'ou Pitalien mat-
tino, et le francais matin. — D.
matinie, matinal, matineux, ma-
tines, matinier.
Matin, proprement chien de
garde, chien qui reste a la maison.
Mdtin, ancien francais mastin,
en italien mastino derive* du L.
mansatinus * (proprement chien
qui reste a la maison, deriv6 de
mansum, maison, residence, dans
les textes latins du moyen age ;
mansum est le substantif partici-
pial de manere rester, resider).
Mansatinus contracts suivant
la regie (voy. accointer) en mans'ti-
nus donne mastin par la reduc-
tion de ns a * (voy. aine) ; mdtin
par la chute de s (voy. abime).
— D. mdtiner, mdtineau.
Matine*, voy. matin.
Matir, voy. mat. 2.
MatoU, origine inconnue. —
D. matoiserie.
MatoM, origine inconnue,
matrag, origine inconnue.
matrlee, du L. matricem (m . s.)«
yGoogk
MAU
344
MfiG
matrlcule, du L. matricula
(registre).
Matrimonial, du L. matrimo-
nialis (m. s.).
matrone , du L. matrona
(m. s.).
| matte, de l'allemand matte
(masse compacte).
maturation, du L. matura-
tionem (m. s.).
Mature* voy mdt.
maturlte, du L. maturitatem
(m. s.).
matutinal, du L. matutinahs
(m. s.)
Affatfrfife, anciennement maU
dire, du L. maledicere (maud ire
dans saint Jerdme) : sur mal de-
Ten u mau (voy. agneau); sur di-
cere devenu dire, voy. dire. — D.
maudit.
Miaudim&on, , anciennement
maldisson, du L maledictionem
(malediction) par le changement
de cfao en wo (voy. frisson) et par
celui de al en au , voy. agneau.
Mawgreer , temoigner son
mauvais gr£, son mat (malum)
ore*, comme on disait au moyen
age (voy. malgre") . — Malgrt adou-
cissant al en au a donne maugrt
(voy. agneau) d'ou le verbe mau-
ler.
maunolee, du L. mausoleum
(m. s. dans Pline).
Maussade, anciennement mal-
sade, de mauvais gout, — com-
pose de mal (voy. mal, 2.), et l'an-
cien adjectif francais sade (qui est
d'un gout, d'une saveuragreable).
Sade est le L. sapidus (m. s ) par
la contraction reguliere (voy. p.
lxxxi), de sapffldus en sapdus.
d'ou sade par la reduction de pdk
d (voy. htaeux).
Malsade a donne maussade par
le changement de at en au (voyez
agneau). — D. maussaderie.
MEauvai*, ongine inconnue.
, du L. malva (mauve).
Sur al devenu aw, voy agneau.
Mauviette, voy . mauvis.
Mauris, anciennement malvis,
du L. malvitius* (mauvis dans les
textes du moyen Age : malvitius
est un compost de malum et de
vitis (vigne), le merle mauvis ayant
recu ce nom a cause des ravages
qu'il commet dans les vignes: Pal-
lemand 1 appelle de m£me oiseau
de vigne: Weingarts-vogel ; et
dans piusieurs provinces de Fran-
ce, on appelle le mauvis grive de
vendange, ce qui confirme l'ori-
gme mdiquee).
Malvitius a donn§ mauvis par
le changement de al en au (voyez
agneau) de t% en s (voy. agencer),
— D. mauviette.
maxlllalre, du L. maxtllaris
(m. s.).
maxlnie, du L. scolastique ma-
xima (s. e. sententia proposition
majeure, qui a la valeur d'une
v6rite generate et absolue).
maximum, du L. maximum
(m. s).
Maxette, origine inconnue.
Afe, du L. me (moi).
meandre, mot d'origine histo-
rique (voy. p. lxiv) ; de Meandre
fleuve de l'ancienne Phrygie qui
decrit de nombreuses sinuosites.
meat, du L. meatus (meat).
1, meeanlque (subst.), du L.
mechanica (m. s.). — D. mecani-
cien t m&anisme.
2. meeanlque (adj.), du L.
mechanica (m. s ).
mecene, mot d'origine histon-
que (voy. p. lxiv) : allusion a
Maecenas qui fut le mmistre et le
confident d'Auguste.
mechancete, voy, m defiant.
Me'chant, anciennement mes-
chant, aTorigine mescheant (dans
notre anciennelangue ce mot vcut
dire malheureux, qui a mauvaue
y Google
m£c
345
m£d
chance), participe de meschtoir
(avoir mauvaise chance, Stre mal-
neureux).
Meschdoir est leL. minus cadere
(proprement mal tomber, avoir
mauvaise chance. Pour le sens,
voy. au mot chance) .
Pourle changement de minus
en mes puis me", voy. mes...', pour
le changement de cadere en cftioir
voy. choir. — D. me'chanceU (de-
rive de Pancien francais mechance
qui represente le L. minuscaden-
tia * ; pour le detail des change-
ments de lettres, voy. chance et
mes...).
JHecne, anciennement mesche,
du L. myxa (forme feminine de
myxus, meche) parle changement:
1° de mycsa {x = cs, voy. Idcher)
en my sea; 2° de ca en che (voy.
acharner et acheter) ; 3° de i en e
(voy. admettre) ; 4° par la chute de
s (voy. abime).'— D. micher.
Meche f, anciennement mes-
chef, en provencal mes cap y en es-
pagnol menoscabo, — proprement
mauvaise aventure. Comme on le
,voit par la forme du mot dans les
autres langues romanes, meschef
est un compose de mes (voy.
mes....) et de chef (voy. ce mot).
Ifecomptfe, voy. micompter.
Mecownpter , . anciennement
mescompter: pour Tetymologie,
jvoy. mes.... et compter. — D. tntf-
compte (substantif verbal).
Meconna*tve 9 anciennement
mesconnaitre, voy. mes.... et con-
nattre. — D. miconnaissance, mi-
connaissable.
Mecontettt , ancienn. mes-
content, voy. rn«.,.. et content. —
D. me'eontenter, micontentement.
Mecreant) infidele, qui ap-
partient a une autre religion que
la religion chr6tienne (proprement
qui croit mal) ; micre'ant ancien-
nement mescreant (en italien mis-
credenteest un compose" de mes
(voy. mes....) et de cre"ant qui est
le L. cre{d)entem, croyant. Sur la
chute du d medial, voy. accabler.
Afecfoife , anciennement mes-
croire; voy. mes.... etcroire.
f Medallle, de l'italien meda-
glia (medaille). — D. mtdaillon,
me'dailler, me'dailliste.
Medecln, du L. medtanus
(propr. de medecin). Sur i devenu
e, voy. admettre.
Mcdeclne, du L. medicina
(m. s.). Sur t devenu e, voy. ad-
mettre.
Median , du L. medianus
(m. s.).
Medlanoche , de l'espagnol
medianoche (repas apres minuit).
medlastln, du L. mediastinus
(m. s.).
Medlat , du L. mediatus (m. s.)
— D. me'diatiser, immidiat.
medlateur, au L. mediator*
(m. s.).
mediation du L. mediatto*
nem(m. s.).
medical, du L. medicalis*
(mot derive de medicus).
medicament, du h. medica-
mentum (m. s.). — D. midica-
menter, me'dicamenteux.
medicinal, du L. medicinalis
(m. s.)
mediocre, du L. mediocfem
(m. s.).
Medlocrlte, du L. mediocrita-
tern (mediocrity. Sur atem devenu
4, voy. abbe".
Jfetfife, anciennement mes-
dire; voy. mes.... et dire. — D.
me'disant, midisance.
medltatlf , du L. meditativus
(m. s.).
meditation, du L. medUatio-
nem (action de mediter).
medlter, du L. meditare (m. s.).
medlterrane, duL. mediter-
raneus (mediterrane).
y Google
MfiL
346
MfiM
medium, du L. medium (mi-
lieu).
Medullalre, du L. medullaris
(m. s.).
Ife/fcire, anciennement mes-
faire, voy. me?.... et /aire. — D
mi fait (subst. participial).
Me fait , voy, me" [aire.
Me fiance , voy. mifier.
Me/lev, anciennement mesjter,
voy. mes.... et/ter. — D. m^/iatU,
m4 fiance.
Megarde, substantif verbal
de l'ancien verbe mtgarder, origi-
nairement mesgarder (voy. roes....
et garder ).
Megere, du L. Megaera (Me-
gere, Tune des Furies).
MegimHewj derive de l'ancien
francais ro^is (composition de
cendre et d'alun qu'on employait
dans la megisserie). L'origine de
migis est inconnue. — D. mdgis-
serie.
Jfeiflewf, du L. roeftorem
(meilleur). Sur ii devenu tf , voy.
ail; sur o devenu eu, voy. ac-
cueillir.
Melaneolle, du L. melancho-
lia (m. s.).
melaneollqoe , du L. melan-
holicus (m. s.).
Melange, voy. miter. — D.
me'langer.
f MelMse, de l'espagnol me-
la%a J[melasse).
Meier i anciennement roesfer,
en portugais roesctor, du L. rois-
ciilare (meler, dans les textes la-
tins du moyen age : Per pluri-*
imorum ora vulgatur, vos dicere,
\quoniam de istis rapinis atque
aepredationibus nihil vos debeatis
misculare, unusquisque sua de-
fendat ui potest, lit -on dans une
lettre d'Hincmar de 859. Misculare
est un frequentatif de miscere
mfiler).
Misc(iX)lare contracts suivant la
regie (voy. accointer) en misc'lare
donne mesler par la reduction de
cl a I (voy mdle) et par le chan-
gement de t en e (voy. admettre);
miler par la chute de * (voy. abi-
me). — D. miUe (substantif parti-
cipial); melange; p6le-m4le; em-
miler, demtler.
MeTeze, origine inconnue.
Mellsse* du grec \U\iaaa (ab-
beille, les abeilles recherchant par-
ticulierement cette plante).
Melllfere, du L. mellifer (qui
produit le miel)
Melodle, du grec |ieXa>Sia
(m. s.). — D. mtlodieux.
Melodrame, proprement dra-
me mdle d chant, du grec piXoc
chant) et Spdjia (drame).
Melomanle, du grec piXo;
(musique) et jxavCa (manie). — D.
melomane.
melon, du L. melonem (melon).
— D. melonnikre.
Melopee, du grec tieXoiroifa
(regies de la composition du chant).
Membrane, du L. membrana
(m. s.). — D. membraneux.
Membre, du L. membrum
(membre). — D. membre', mem-
bra, membrure } dimembrer.
Mewne , anciennement mesme,
meesme, plus anciennement mexs-
me , a l'origine medistrte , en
provencal metessme, en italien
medesimo, du L. metipsimus (con-
traction de metipsisstmus que Ton
trouve dans les textes classiques
sous la forme ipsissimusmet, signi-
fiant : tout a faitle mfime).
Metips(i)mus contracte en me-
tips'mus a donn6, — par Fassimi-
lation de ps en * (voy. caisse), par
le changement de % en d (voy. ai-
der ) y l'ancien francais meaisme
que Ton trouve au onzieme siecle
dans le poemej de saint Alexis : —
me(d\)isme devient successivement
meisme par la chute du d medial
y Google
MEN
347
MEN
(voy. accdbler), meesme par le
changement de ♦ en e (voy. ad-
mettre), mesme par la contraction
de ee en e, nrfme par la chute de s
(voy. dbtme). — D. mtmement.
memento , du L. memento
(propr. souviens-toi).
Jfemoire, du L. memoria
(m. s.). Sur Fattraction de i, voy.
chanoine.
memorable, du L. memora-
6tlts (m. s.). Sur afttitf devenu
able, voy. affable.
memorial, du L. memorialis
(m. s.). — D. immemorial.
Heitaee, du L. minacia (me-
nace. Plaute emploie le pluriel
minaciae). Sur cia devenu ce> voy.
agencer. Sur t devenu e, voy. aa-
tnettre. — D. menacer, menacant
re. propr. depense d'une
maison; menage, anciennement
mesnage, a l'origine maisnage,
du L. mansionaticum* (depense
d'une maison, dans les textes car-
lovingiens : tfemo in villis nos-
Iris mansionaticum accipiat. . . .
lit-ort dans le Capitulaire De Villis.
Mansionaticum est un derive de
mansionem; voy. maison).
Mans(io)naticum contracts (voy.
accointer) en mans'naticum a re-
duit ns hs (voy, aine~), d'ou mas-
naticum qui a donne maisnage
par le changement de a en ai
(voy. aigle) et par celui de aticum
en ape (voy. ape) : maisnage de-
vient mesnage par le changement
de at en e (voy. p. lxxxiii), ma-
nage par la chute de * (voy. abime).
>- D. menager, menagdre, mana-
gement, demenager, emmenager;
menagerie (proprement lieu oil Ton
r6unit des animaux domestiques,
Sar extension, lieu ou Ton reunit
es animaux etrangers et rares).
management, voy. menage.
mendftelte, du L. mendicita-
fem*(m. s.).
JfetMlief, du L. mendicare
fmendier), par la chute du c me-
dial (voy. affouage). — D. men-
diant.
Metier, du L. minare (mener,
en parlant des animaux ou des
troupeaux). Sur t devenu e, voy.
admettre. — D. mene'e (subst. par-
ticipial), meneur, amener, rame-
ner, ddmener, emmener, promener.
lfette«*fel, du L. ministrale
(menestrel, dans la latinite du
moyen age; proprement servi-
teur : Una cum ministrale nostro
Johanne et infantes suos, dit une
chartede 805).
Sur t devenu e, voy. accomplir.
Meaetriew, anciennement me-
nestrier, du L. ministerarius * (de-
rive de minister, serviteur).
Minist(fyrarius, contract^ regu-
lierement (voy. accointer) en mi-
nisVrarius, a donne menestrier f
par le changement: 1° de i en e
(voy. admettre); 2° de arius en
ier (voy. dnier). Sur la chute pos-
terieure de s, voy. abime.
menlnge, du grec vsqntf
(membrane). — D. mtningite.
UlenUque, du grec jmqvCoxoc
(croissant).
Jfettorte, diminutif de main
(voy. main).
Menmonge, voy. mentir.— D.
mensonger.
Mensuel, derive irregulier de
mensis (mois).
mental, du L. mentalis (m. s.).
menthe, du L. mentha (m. s.).
mention, du L. mentionem
(m. s.). — D. mentionner.
Mentis du L. mentiri (men-
tir). — D. menteur. menterie f de'-
mentir; mensonge (le rapport exact
de ce mot au radical mentir est
inconnu).
JfeiUoa, du L. mentonem*
(derive de mentum, menton).—
D. mentonnUre.
y Google
MER
348
MER
mentor, mot d'origine histo-
pique (voy. p. lxiv); allusion a
Mentor guide de Telemaque.
Heme, du L. minutus (menu),
par le changement : 1° de i en e
(voy. admettre) ; 2° de utus en u
(voy. aigu). — D. menuet, menui-
ser (couper menu, puis tailler),
menuister, menuiserie.
Menuet, voy. menu,
Menwimier, voy. m&tu.
mephltlque, du L. mephiticus
(m. s.) . — D. mfyhitisme.
Meplat, anciennemeot mes-
plat, voy. mes.. . et plaU
Meprendre, anciennement
mesprendre , voy. mes. . . et pren-
dre. — D. miprise (subst. partici-
pial, voy. absoute).
Jfeppfe, voy. mipriser.
MeprUc) voy. me'prendre.
'Meprimcr, anciennement mes-
priser, voy. mes... et priser. —
D. meprxs (substantif verbal), me'-
prisant, me'prisable.
MMcr, du L. mare (mer). Sur a
devenu e, voy. acheter.
f mercantile, de l'italien mer-
cantile (m. s.).
mereennlre, du L. mercena-
rius (m. s.).
Affereefie, voy. mercier.
Merci, du L. mercedem (mer-
ci, grace), par la chute du d (voy.
aiouette) et le charjgement de e en
t (voy. accomplir). — D, remer-
cier (compose" de l'ancien frangais
mercier).
Mercier, du L. mercerius*
(mercier, dans les textes de la
basse latinite* : mercerius derive de
mercem, marchandise). Sure deve-
nu ie, voy. arriere. — D. mercerte.
Mercredi, du L. Mer cunt-
dies (mercredi dans les inscrip-
tions; proprement jour de Mer-
cure). jferc(u)rit a donne mer ere
par la chute reguliere de u (voy.
p. lxxxi).
merenre, du L. mercuriui
(Mercure). — D. mercuriel, mer-
curiale (qui a lieu le mercredi).
1. Mere, a l'ongine medre t en
italien madre, du L. mairem
(mere), par le changement ; 1° de
*r en r (voy. arri&re) ; 2° de a en e
(voy. acheter).
2. mere (adjectif), dans mere
goutte, mire laine, du L. merus
(pur).
Merette, du L. matrella* (de-
rive de matara, trait que Ton lan-
ce • le jeu ay ant recu son nom du
palet que Ton y emploie).
Sur tr devenu r, voy. arriere;
sur a devenu e, voy. acheter.
Meridiem, du L. mendianus
(m. s.). — D. m4ridienne.
meridional, du L. meridio-
nalis (m. s ).
meringue , origine inconnue.
f merinos, mot venu de Tes-
pagnol merino (troupeau qu'on fait
changer de paturage.
MerUe, origine inconnue. —
D. merisier.
merlte, du L. meritum (me-
rite). — D. meriter, meritoire.
MMerian. origine inconnue.
Mer le, du L. merula (merle),
par la contraction reguliere (voy.
p. lxxxi) de mer{ti)la en mer'la.
1. f merlin (cordage), de Tan-
glais marline (merlin)
2. JferMtt, (marteau), du L.
marculinus* d6riv6 de marculus
marteau) par la contraction regu-
liere (voy. accointer) de marc(u)-
linus en marc'hrws, d'ou merlin
par le changement: V de cl en I
(voy. mdle); 2°de a en e (voyez
acheter).
MerMuche) anciennement mer-
luce, en espagnol merluxa, —
compost de£ deux- mots luce et
mer (proprement luee de mer)\
luce est le L. lucius (proprement
brocket).— Pour lc changement de
y Google
4fa
-V
MES
349
MES
i ce, voy. agencer. Sur
/i, voy. ac/iorn«r.
iiti, proprement bois de
co. ion, du L. materiamen
(menu dans les textes merovin-
giens, Si quis Jfipuarius in silta
communi materiamen vel ligna
fissa abslulerit.... dit la Loi des
Ripuaires, 76 .— Materiamen derive
de materia bois de construction).
Materiamen contracte regu-
lierement (voy. accointer) en maf-
riamen a donne" merratn par le
changement : 1° de amen en ain
(voy. airain); 2°de tr en rr (voyez
arriere) ; 3° de a en e (voy. ac/ie-
ler).
Heweiffo, en italien mara-
viglia, du L. mt'ra&th'a (propre-
ment choses etonnantes, puis mer-
vcille).
Mir(9)bilia se contractant (voyez
aider) en mir'bilia donne mer-
veille par le changement : 1« de t
en e (voy. admettre)', 2° de Zt en U
(voy. ail) , 3° de o en t? (voyez
avant). — D merveilleux, 4mer-
veiller.
1. ilfe*.... (ml.... par la chute
ds*,voy. abXme) pr6fixe qui donne
un sens p6joratif aux composes qui
l'emploient: priser et mepriser,
dire et m&dire, fait et mtfait, etc. . . .
Jfi*..., al'origine mes..., en pro-
vencal mens,.., en espagnol rnc-
nos!... repond au L. mtnu£ (pro-
prement moins). Pour montrer
comment minus est devenu md,
prenons par exemple le L. minus-
facere (proprement mal faire, m£-
faire) : min{u)sfccere se contractant
en min's facer e (voy. aider), reduit
ns ks (voy. atne) et devient ww-
/acere qui est dam les textes carlo-
vingiens : In hoc si frater mens
meis fidelibus, qui contra ilium
nihil raisfecerunt, et me, quando
mini opus fuit, adjuvaveruni.. .
dit un document de 825.
Misfaeere devient mesfaire par
le changement de mu en mes
(voy. admettre; pour le change-
ment de facere en faire, voyez
faire). Mesfaire devient me" (aire
par la chute de * (voy. abime).
On voit ainsi comment minus
s'est r£duit successivement a min's,
mis, mes, me'.... Gette reduction se
retrouve dans les mots : mechant,
mtchef, m&eompte, mbconnattre,
m&content, mtcrfant, mkcroire,
medire, m6disance, mefatre, me-
fait, m&fier, mkgarde, mfylat,
m&prendre, mtprise, mfyriser,
m&pris, m6saZZier, m&savenir, m&-
aventure, misuser, etc.. .
2. Mem (adj. poss.)< du L. meos
(mes) , par la reduction de meos a
mos (voy. p. xc), et de mos a mes
(pour o devenu e voy. ie).
Mematme, voy. mex...et aise.
Miesattier, voy. mes.- . et aZ-
Zter. — D. mesalliance.
JfeWcmtpe, anciennement tna-
senpe, mot d'origine germanique
(derive de l'anglo-saxon mdse me-
sange^.
Mesarviver, voy. meff.... et
arriver.
Jfeifavetait* , voy. Wlftf.... et
avenir.
Mesaventuire, voy. mes....et
aventure.
m£«eiit&re ? du grec tiedev-
tepiov (mesentere). — D. rntsen-
te'rique.
Me*estiwnew 9 voy. me*.... et
esftmer.
^leslntelllgence, voy. mes....
et intelligence.
Jfe*ojfW*, voy. me*.... et of-
frir.
f Heaquln (signif. ancienn.
pauvre), de Pespagnol mexquino
(pauvre, miserable, proprement
esclave). — D. mesquinerie.
Message, du L. missaticum*
(dans les textes carlovingiens ; Si
20
yGoogk
MfiT
350
MfiT
quismissum dominicum Occident,
quando in missaticum directus
fuerit.... ditun Capitulaire de 813
a Missaticum tulxt ipst summopon-
tifici....* dit un autre texte du
moyen age).
Missaticum donne message par
le changement : l°de i en e (voyez
admettre); 2° de aticum en age
(voy affouage). — D. messager,
messagerie.
MMe**e, du L. missa (messe,
dans les auteurs Chretiens du cm-
quieme siecle).
Jfe#«ea»t*, voy. messioir.
Jfe##eo*t*, voy. mes.,,. et
sfoir — D. messe' ant.
Messle, duL. messias (Messie).
JMfe«»ief,du L. messarius* (de-
rive de Messis, moisson). Sur
arius devenu ier, voy. dnier.
lfe««ieu*« 9 voy. mes 2, et
sieur.
Mtessire) compose de Tancfen
francais mes (mon) et de sire (voyez
ce mot). Mes est le L. meus (mon).
Jfe0Mfa6fe, du L. mensurabi-
lis (mesurable) par la reduction
de ns k s (voy. atn^) et par le
changement de abilis en able (voy.
affable).
Mentre, du L. mensura (me-
sure) par le changement de ns en
s (voy. aintf),
Afe«tff ef , du L. mensurare
(mesurer) par la reduction de ns a
s (voy. aine). — D. mesureur, me-
surage, ddmesuri.
MMeiwser, voy. mes. .. . 1 . et user.
Metacarpe, du grec tiexaxap-
rciov (metacarpe).
Metaivie, anciennement mi-
tayerie, voy. mitayer.
metal, du L. metallum (m6tal)
~D. me'talliser.
Metalepse, du grec neTdXrujn;
(m. s.).
Metallique, du L. metallicus
(m. s.) .
MetallUer, voy, mital. — D.
metallisation.
Metallurgle, du grec (aetoX-
>.oupYia (m. s.). — D. metaUurgi-
aue.
Metamorphose, du grec (xsra-
ui6p<p<i)ai; (m. s.). — D. me'tamor-
phoser.
Metaphore, du grec nexwpopd
(prop, transport). — D. metapho-
rique.
Metaphysique, propr. science
des choses mtellectuelles, dont l'e-
tude se place apres (fietajcelledes-
choses naturelles (xd qputfixd), sui-
vant la classification d'Aristote.
Metaplasme, du grec nexa-
TcXaajjLo; (propr. transformation).
Metastase, du grec fiexdara-
aic (changement de face).
Metatarse, du grec jiexd
(apres) et xap<xoc(le tarse).
Metathese, du grec pexdOeaic
(transposition).
Metayer, qui donne pour fer-
mage la moitie des fruits, du L.
medielarius* (metayer dans les
textes latins du moyen age, de-
rive de medietatem moitie) .
Medie(t) arius a donne me'tayer
par la chute du t medial (voy.
abbaye) et par le changement de
arius en ier (voy. dnier); 2° de
d en t (voy. p. xcvni). — D. me*-
tairie.
Mtcteit, anciennement mesteil,
du L. mixtellum * (deriv6 de mix-
turn, mele; le meteil etont propre-
ment un melange de seigle et de
froment). Sur x devenu s 9 voy.
amitii; sur i devenu e, voy. ap-
mettre; sur la chute post6rieure
de s } voy. abime.
Metempsycose, du grec »xe-
TejiAj/uxcoat!; (m. s.).
Meteore, du grec fi&T&opoc
(eleve, aui se passe en l'air). — D.
mitiorique,
Meteoroloffle, du grec f&sxeai-
yGoogk
MfiT
351
MEU
p*; (eleve) et >6yoc (discours,
etude) . — D. me'te'orologtque,
Methode, du grec ixeOodo; (m.
s.) — D mUhodique, methodisme,
tnethodiste.
Metlculeux, du L. meticulosus
(m. s.). Sur osus devenu eux, voy.
amoureux.
Metier, anciennement mistier,
au dixieme siecle mistier dans le
poeme de Saint-Leger, du L. mi-
nisterium (office, puis charge,
emploi, et enfin occupation quo-
tidienne, metier dans les textes
carlovingiens. On trouve dans les
Capitulaires amittere ministerium
pour perdre sa charge : Les Ca-
pitulaires de Charles le Cbauve
11, 15 emploient ministerium au
sens de metier : lpsi monetarii
jurent quod ipsum ministerium,
quantum scierint et potuerinl,
fideliter faciant. Les chefs des
metiers sont designes dans les tex-
tes du moyen Age par l'expression
capita ministeriorum).
Min(\)sterium contracts (voy. ai-
der) en ministerium reduit ns a
5 (voy. a\n4) d'ou misterium qui
donne la plus ancienne forme fran-
chise mistier, d'ou mestier par le
changement de t en e (voy. ad-
mettre), metier par la chute de s
(voy. abime).
Jfeti*, ancienn. mestis, du L.
mixtitius * ( melange , derive de
mixtus). Mixtitius donne mestis
par le changement • 1° de i en e
(voy. admettre); 2° de x en *(voy.
amitU); 3° de itius en is (voy.
agencer) : mestis devient mitts par
la chute de s (voy. abime).
Metonymle, du grec fteTcovu-
jjita (m. s.).
metope, du grec uteToroj (m. s.).
metre, du grec' u£rpov (me-
sure). — D. me'trer, mitreur.
Rfetrlque, du grec imptxfc
(relatif a la mesure).
Metropole, du grec fiTitp&to-
Xi; (propr. ville mere). — D md-
tropolitain.
Met; anciennement mes, en
i tali en messo, du L. missum*
(propr. ce que Ton sert, ce que
l'on envoie : le latin ferculum
mets, derive de meme de ferre
porter). Sur i devenu e, voy. ad-
mettre. — D. entremets.
Mettre, du L. mittere (propr.
envoyer, puis mettre dans la lati-
nite du moyen age : ut per om-
nia altaria luminarw mittan-
tur.... lit-on dans un tres-ancien
rituel).
Mitt(&)re regulierement contrac-
ts (voy. p. lxxxi) en mitt' re a
donne mettre par le changement
de i en e (voy. admettre). — D.
mettable, metteur, entremettre,
de'mettre, soumettre. admettre.
Mewbie (adj.) du L. mobllU
(que Ton peut remuer, terre
meuble, biens meubles ; d'ou pos-
terieurement le sens de meuble
pris substantivement pour designer
tout ce qui garnit une maison
sans en faire partie).
Mob$)lis contracte reguliere-
ment (voy. p. lxxxi) en mob'lis
donne meuble par le changement
de o en eu (voy. accueillir). — D.
meubler, meublant, ameublement
(de ameubler) , * ameublir.
Meugler, du L. mugulare*
(de>iv6 aemugire, mugir). Mug(ii)-
tare regulierement contracte (voy.
accointer) en mug'lare donne meu-
gler par le changement de u en
eu (voy. beugler).
1. Jfewle (de moulin), en ita-
lien mola, du L mola (meule)
par le changement de o en eu
(voy. accueillir). — D. meuhbre.
2. Mettle (de foin) , ancienne-
ment meulle, du L. metula* di-
minutif de meta, meule dans les
textes carlovingiens ; acceptisque
y Google
MEU
352
MID
clambus metas annonae, quaeade-
rant, elidit.... dit Gregoire de
Tours {Hist. 4, 41). Meta signifie
proprement cdne.
Met{u)la contracts reguliere-
ment (voy. p. lxxxi) en meVla,
donne meulle puis meule par Pas-
sim llation de tl en II puis I (voy.
bouleau).
Mi eunter, anciennement meuZ-
m'er, en provencal moltnier. en
italien tnottnaro, du L. moana-
rtt*5 (meunier), par la contrac-
tion reguliere (voy. accointer) de
mol(l)narius en moVnarius a'ou
meuJnier par le changement de
arius en ter (\oy.dnier) et de o
en eu (voy. accuetMir) ; puis meu-
nier par la chute de I. — D.
meunerie.
Jfeicftffe, du L. mordrum*
(meurtre dans les textes carlovin-
giens : Si mordrum tofMrn quis
fecerit.... dit la lea; Saxonum,
2 , 6. St quis hominem in mor-
dro occiderit.... lit-on dans un Ca-
pitulaire de 813. — M ordrum, mot
a'origine germanique represente
le gothique maurthr, meurtre :
sur au devenu o, voy. alouette).
Mordrum a donne meurtre par
le changement de o en eu (voy.
accueillir) et par celui de dr en
tr (voy. p. xcvm) qui est tout a
fait insolite. — D. m eur trier ,
meuririr, meurtriere.
Mieurtrir, voy. meurtre. -—
D. meurJrmure.
Afetctfe, auj. troupe de chiens y
a Porigine troupe en general; la
Chanson d'Antioche, poemefran-
cais du treizieme siecle, dit par
exeinple que • Pierre PHerinite
vit perir toute la meute des croi-
s6s. > — Meute vient du L. mota *
(proprement troupe qu'on leve
pour une expedition , dans les tex-
tes latins (in moyea age : mota
est le substantif participial de mo*
vere). — Jfofa a donne meute plr
le changement de o en eu (voy.
accueillir). — D. ameuter (reunir,
rassembler, mettre en troupe, en
meute, puis exciter). Du sens de
troupe puis d'attroupement, meute
6tait venu , dans Tancienne langue,
a celui d'emeute, de trouble, de
revolte; sens qui a persiste dans
le derive meutin 1 aujourd'hui
muttn (sur eu devenu u, voy.
pure'e).
Afi, du L. medius (mi) par la
chute du d medial (voy. alouette)
et le changement de e en i (voy.
accomplir). — D. minute, mipar-
tie, mi-jambe, mi-careme, midt,
milieu, parmi.
mlasme, du grec \uaa\ut (in-
fection).
Miiauler , onomatopee (voy.
p. lxv). — D. miaulement.
mica, du L. mica (derive de
micare, brill er).
Jftcfce, mot d'origine germa-
nique (flamand micke, pain de fro-
ment). Sur c devenu ch, voy. achar-
ner.
Micmac, mot d'origine ger-
manique (allemand mischmasch,
micmac).
micocouller , origins incon-
nue.
mlcrocoame, du grec juxpo-
xofTfjLo; (petit monde).
micrographe, au grec (uxpo;
(petit) et ypdtaeiv (decrire). — D.
micrographie } micrographique.
micrometre , du grec fuxpo;
(petit) et jxetpov (mesure). — D.
micromittique.
microscope > du grec (xixp6;
(petit) et axoiceTv (observer). — D.
microscopique,
Jficfi, compose de mi (me-
dius), et de di (diem) : Ipsum me-
ridiem, cur non medidiem? Credo,
quod erat insuavius.... dit Cice-
ron dans le De Oratore.
y Google
MIG
353
MIM
1. Jf*«, du L. mica (propr. par-
celle ; mica pants est dans Petrone
au sens de miette de pain ; et une
forraule du septieme siecle oppose
mica a crusta : * A (oris turpis est
crusta, ab intus miga nimis est
fusca. »). Sur la chute du c medial
mi(c)a, voy. affouage. — D.
miette.
2. Mie (negation), du L. mica
(parcel le). Je n'en at mie signifie
proprement: je rCen ai pas une
par celle; les Latins employment
deja mica au m6me usage :* null a-
que mica salis....*, dit Martial. Sur
Ja chute du c medial mi(c)a, voy.
affouage.
3. Jfie, abreviation de amte.
Miel, du L. meZ (miel) par le
changement de e en ie (voy. ar-
rt'ere). — D. mielleux.
Mien, ancienn. men, forme
adoucie de mon (voy. mon). Sur
radoucissement de mon en men
voy. ;e; sur la diphthongaison
de men en mien, voy. arriere. On
trouve le mon pour Je mien dans
plusieurs textes du onzieme siecle ;
ce qui confirme Torigine indiquSe.
Pour l'&ymologie, voy. mon.
Miette 9 voy. mie. — D. imiet-
ter.
Mieux, arfciennement mieus,
a l'origine miels et mels, du L.
melius (mieux) par la contraction
reguliere (voy. p. lxxxi) de me-
i(iu)$ en meVs, d'ou l'ancien fran-
cais mels qui devient successive-
ment miels (voy. arriere), miens
(voy. agneau), mieux (voy. deux).
Ifievne, origine inconnue. —
D. mievrerie, mievrete".
Mignavd, pour l'gtymologie
de ce mot, voy. mignon. — D. mU
gnarder, mignardise.
Mignon , Mignard, mots
derives d'un radical commun
migfn. . . . dorigine germanique
(ancien haut allemand minnial
amour). — D. mignonette, mi~
gnoter.
migraine, du L. hemicranium
(migraine, dans Marcellus Empi-
ric us) ; sur la chute de la premiere
syllabe, voy. briUer; sur c devenu
g, voy. adjuger.
migration, du L. migratio-
nem (m. s.).
Mifauiree, origine inconnue.
Mijoter* origine inconnue.
1. Mil, du L. milium (mil). —
D. millet, milleraie.
2. Mil, du L. mille (mille).
f Hi I Ian, de l'espagnol milano
(milan).
Mlllalre, du L. miliarius (de
milium, mil).
MUice, du L. militia (milice).
— Sur tia devenu ce, voy. agen-
cer. — D. milicien.
Milieu , voy. mi et lieu.
Mllltalre, du L. militaris
(m. s.).
Billlter, du L. militare (m. s.).
— D. militant,
Mille, du L. millia (pluriel de
mille, mille). — D. milliard, mil-
lion.
Mllenalre, du L. millenarius
(m. s.).
millesline, du L. millesimus
(millieme).
Millet, voy. mil.
milllalre , du L. milliarius
(m. s.).
If if Heme, anciennement mil-
liesme, du L. millesimus (millie-
me) par le changement de esimus
en ieme (deja etudie au mot huit-
ieme).
Millie**, du L. milliarium
(millier). Sur arium devenu ier,
voy. dnier.
Million, voy. mille. — D. mil-
lionnaire, mUlionieme.
f milord , de l'anglais my lord
(mon seigneur).
nine, du L. mtmuf (m. s.).
y Google
M1N
354
MIS
Mlmlque, du L. mimicus (de
comedien).
| minaret, mot d'origine orien-
tale (arabe mindrel, mosquSe).
Minawder ? voy. mine. — D.
tninaudmtf, minaudier.
Mince, origine inconnue. —
D. amincir.
1. f mine (air, contenance), de
l'italien mina (mine). — D. mi-
wots, minaud, minauder.
2. Wine, voy. miner. — D. rnt-
neur.
3. Mine (iamoitie" d'un setier),
du L. hemina (moiti6 du sexto-
rius). Pour Taphferese de he, voy.
migraine.
4. Mine (poids), du L. mina
(mine, poids de cent drachmes).
Miner, creuser une mine, con-
duire une galerie souterraine, du
L. minare (conduire). — D. mine
(substantif verbal), mineral, mi-
nerai.
Mineral, voy. miner. — D.
miniraliser, mineralisation, mi-
ne'ralisateur , miniralogie (de mi-
neral et Xoyoc, etude).
Mlneratogle, voy. mineral.
— D. mintralogiste, miniralo-
gique.
Minct, origine inconnue.
Jfittettf , du L. minorem (mi-
neur), Sur orem devenu eur 9 voy.
accueiUir.
Miniature , du L. miniatura
(proprement peinture au minium ;
les lettres initiales des manuscrits
6tant originairement tracers au
minium, au vermilion). — D. mi-
niaturiste.
Mlnlme , du L. minimus (tress
petit).
Minimum, du L. minimum (la
plus petite quantity.
Mlnlstere, du L. ministerium
(ministere). — D. ministtriel.
Mlntstre, du L, minister (mi-
nistre).
Minium, duL. minium (m. s.).
Minoim , voy. mine 1.
Minorite, du L. minorita-
tern * (deriv6 de minor, moindre).
Jfittttitf , voy. mi et nuit.
Minuscule , du L. minusculut
(un peu plus petit).
Minute, du L. minuta (propr.
chose menue, d'ou le sens de tres-
court espace de temps). — D. mi-
nuter.
Mlnutle, du L. minutia (tres-
petite parcelle) . — D. minutieux.
j Mlrabelle, de l'espagnol
mirabel (espece de prune).
Miracle , du L. miractuum (pro-
dige). Sur aeulum devenu acle,
voy. p. lxxxi.
Mlraeuleux, du L. miraculo-
sus (m. s. dans saint Augustin).
Mirage, ,voy. mirer.
Mire (point de), voy. mirer.
Mirer, du L. mirari (propr.
admirer, puis contempler, regar-
der dans un miroir, et enfin viser).
— D. mire (subst. verbal), miroir,
mirage.
Mirlifiore, origine inconnue.
Miriiton, origine inconnue.
Miroir, voy. mirer. — D. mi-
roiter, miroitier.
Miraiter, voy. miroir.
Miraton , origine inconnue.
f Mlaalne, de l'italien met-
xana (misaine).
Misanthropic , du grec fueiav-
xptonia (haine des hommes. — D.
misanthrope, misanthropique.
Mlseellanees, du L. miscella-
nea (melanges).
Mime, voy. mettre.
Miserable, du L. miserdbilis
(deplorable). •
Mlsere, du L. miseria (m. s.).
Mlserlcorde, du L. miseri-
cordia (compassion). — D. misdri-
cordieux.
Missel, du L. missale (livre
qui contient les messes propres
y Google
MIT
355
MOD
aux jours ettffetes de Panned; de-
rive de missa, messe). Sur alts
devenu el, voy. annuel,
mission , du L. missionem (ac-
tion d'envoyer.)— D. missionnaire.
missive , du L. missiva (derive
de missum part, de mittere, en-
voyer).
f mistral , mot venu du pro-
vencal mistral (vent du N. 0.);
mistral qui est ancienn. maestral,
en italien maestrale, repr£sente le
L. ma(%)istralis (propr. le mattre
des vents). Sur la chute du g me-
dial, voy. allier).
Mitaine, Jfitott, proprement
demi-gant, mots derives d'un ra-
dical mit, d'origine germanique
(ancien haut allemand mittamo,
demi; d'ou le sens de demi-gant.)
Mite, mot d'origine germani-
que (anglo-saxon mite, mite).
mitigation, du L. mitigatio-
nem (adoucissement).
mitlger, du L. mitigate (adou-
cir).
Miton, voy. mitaine.
Afftfomtet*, origine inconnue.
MHoyen, du L. medietanus*
(mitoyen, dans un texte latin du
moyen age) par la chute du t me-
dial medie{X)anus (voy. abbaye) ,
et le changement: l°de c en i
(voy. accomplir) ; 2° de anus en
en (voy. ancien) ; 3° de e en oi
(voy. accroire); 4° par le retour
insolite du d au t (voy. p. xcviii).
— D. mitoyennett.
Afift* aide, anciennement mi-
faille (sur 1'addition de r, voyez
chanvre). Mitaille est un diminutif
de Pancien francais mite (petite
monnaie de cuivre, d'ou le sens
de vieux morceaux de cuivre ,
qu'avait encore le mot mitraille
au dix-septieme siecle). Mite est
un mot d'origine germanique (fla-
mand mijte petite monnaie). — D.
mitrailler, mitraiUade.
mitre, du L. mitra (mitre). —
D. mitre", mitron.
Afitfon, proprement coiflfe
d'une mitre de papier, voy. mitre.
mixte, du L. mixtus (ra&le).
mixtion , du L. mixtionem [m
s.). — D. mixtionner.
mixture, duL. mixtura (m. s.) t
mnemonlque, du grec {ivY]pu>
vixtq (s. e. T6xvn,artde faciliter les
operations de la memoire).
mnemotechnle, du grec fiv^-
{xwv (qui se souvient) et tixvn (art).
mobile, du L. mobilis (m. s.).
— D. mobiliaire, mobilier, moot-
liser, immobile.
moblllser, voy. mobile, — D.
mobilisation, immobiliser,
mobiute, du L. mobilitatem
(m. s.). Sur atem devenu e", voyez
abbe',
modallte, du L. modalitatem*
(de modalis, derive de modus,
maniere d'etre).
mode, du L. modus (loi, me-
sure). — D. modiste.
f modele, de l'italien modello
(modele). — D. modeler, mode-
lage,
moderateur, du L. moderator
rem (m. s.).
moderation, du L. moderatio-
nem (moderation).
moderer,du L. moderari (mo-
de rer).
moderne, du L. modernus
(m. s. dans Priscien).
modeste, du L. modestus (re-
serve^ .
modestle, du L. modestia (mo-
destie).
modification, du L. modifica-
tionem (arrangement).
modifier, du L. modificare (re-
gler). — D. modificatif,
modlque, du L. modicus (me-
diocre).
modiclte, du L. modicitatem
(m. s.) .
y Google
MOI
356
MOI
module, du L. modulus (ore-
sure).
Modpler, du L. modulari (mo-
duler). — D. modulation.
Ifoeffe. en provencal meolla,
en espagnol meollo, du L. medulla
fmoelle) par la chute dud medial
me(d)ulla (voy. accabler), qui a
donne meolle par le changement
dew en o (voy.' annoncer). dou
moelle par la* transposition des
voyelles (voy. p. lxxvi). — D.
moelleux.
Jfoeffott, origine inconnue.
lUceuf* mode des verbes (en-
core dans Rollin avec ce sens): du
L. modus (mode) par le change-
ment : 1° de o en ocu (voy. accueil-
lir) ; 2° de d en f (voy. fief) .
MM ceura, du L. worn (moeurs)
par la contraction reguliere (voyez
§. lxxxi) de mor[e)s en mor's,
'oii moeurs par le changement de
o en eu (voy. accueillir).
Jfoi, du L. mi (contraction de
mihi) . Sur t devenu ot, voy. 6oire.
Mioignon, mot dont forigine
est inconnue.
Moindre, anciennement men-
dre, du L. minor (moindre) par
la contraction reguliere (voy. p.
lxxxi) de min(6)r en mtn'r, d'ou
Tancien francais mendre par le
changement denr en ndr (voy ab-
soudre) et de i en e (voy. admet-
ire). — Mendre a doane moindre
par le changement de e en oi (voy.
accroire). — D. amoindrir.
Moine, derive d'un type mo-
nius* (du grec fxovo; seul) par la
transposition de t (voy. chanoine).
Monius* a donne un derive mo-
nialis qui est dans un texte de 649.
— D. moinerie.
Moineau , anciennement moi-
nel, moisnely contraction de mois-
sonel diminutif de l'ancien fran-
cais moisson (moineau) qui est le
L. muscionem* (petit oiseau, d^
rive de mnsca mouche ; propre-
ment oise.iwmouche).
Muscionem a donne moisson par
le changement: 1° de u en oi
(voy. angouse); 2° de scio ensso
(voy. agencer). Moiss(o)nel, dimi-
nutif de momon, se contracte re-
gulierement (voy. accointer) en
mois* nel d'ou moinel (voy. abime),
puis moineau (voy. agneau).
Moins ^ du L. minus (moins)
par la contraction (voy. p . lxxxi)
de mtn(U)s en min's d'ou moins
par le changement de ten oi (voyez
boire).
t Moire, de Tanglais mohair
(moire). — D. moirer.
Mois, du L. mensis (mois) par
la reduction dens as, mesis (voyez
aind), d'ou mois par le change-
ment de e en oi (voy. accroire).
Jfofee, origine inconnue.
Moisir, anciennement mutstr,
du L. mucere (moisir) par le chan-
gement de u en ui (voy. torn),
puis en oi (voy. angoisse) ; par ce-
lui de c en s (voy. ami/i^), et de «
en i (voy. accomplir). — - D. wiot-
sissure, moisi (substantif partici-
pial).
Moisson j du L. messionem
(moisson dans Varron). Sur e de-
venu oi, voy. accroire. — D.
moissonner, moissonneur.
Moite) anciennement moiste,
du L. musteus* (juteux, puis moite,
derive" de mustum mout).
Jfus*(eu)s regulierement trans-
forme en musi(iu)s (voy. abriger)
donne moiste par le changement
de u en ot (voy. angoisse), moite
par la chute de s (voy. abime). —
D. moiteur.
Moitie , du L. roedtetofem
(moitie) par la chute du d memal
me[d)ietatem (voy. accab/er), et
par le changement : 1° de e en ot
(voy. accroire) j 2* de atem, eatf
(voy. amiW),
y Google
MON
357
MON
Mol, du L. mollis (mou). — D.
mollasse, mollement, mollet, mol-
leion.
Molalre, du L. molaris (mo-
laire).
mdle, du L. moles (mdle).
molecule, du L. scolastique
molecula (diminutif de moles
masse). — D. moUculaire.
molester , du L. molestare
(molester) .
Molette, diminutif de mola
(meule).
MoiiatBc, voy. mol.
Jfofte««e, du L. mollitia*
(mollesse, derive de mollis mou) ;
par le changement de ilia en esse
(voy. agencer).
Jfoffef, voy. mol.
Mollir , du L. mollire (amol-
lir).
mollaaque, du L. mollusca
(proprement noix, puis mollusque),
moment, du L. momentum
(moment) .
momentane, du L. momenta-
neus (m. s. dans saint Jer6me).
IfomeHe, proprement mas-
carade ; derive de Pancien fran-
cais momer (se masquer) qui est
a'origine germanique (allemand
mummen masquer).
f momle, de l'italien mummia
(momie).
Mon, du L. meum (mon) par la
contraction de meum en mum
(voy. p. xc ; on trouve sam pour
roam dans Ennius) .
Mum donne mon par le change-
ment; 1° de u en o (voy. annon-
cer); 2° de m en n (voy. c/ianper).
monacal, derive de monachus
(moine).
monaehlsme, derive de mo-
nachus (moine).
monade, du L. monadem (unite,
dans Isidore de Seville).
monadelphle , du grec (xovo;
(seul) et d8eX?6c (frere).
monandrle, du grec (&6voc
(seul) et ivyjp (male).
monarchle, du grec aovapxiVt
(gouvernement d'un seul). — D.
monarchique, monarchiste.
monarchlqne , voy*. monar-
chic.
monarqne , du grec ftovdpxnc
(qui gouverne seul).
monastere,du L. monasterium
(m. s.).
monastlqne,du L. monasticus*
(m.s.). , , .
monaut, du grec (aovooto; (qui
n'a qu'une oreille).
Monceau, anciennement mon-
eel (sur el devenu eau, voy. agneau) .
Moncel est le L. monticellum (amas
fait en forme de mont, derive de
montem mont) par la contraction
reguliere (voy. accointer) de mon-
ticellum en mont'cellum : sur tc
devenu c, voyez au mot adjuger.
— D. de l'ancienne formo moncel:
amonceler.
Mondain^ du L. mundanus
(mondain), par le changement de
u en o (voy. annoncer) et celui de
anus en ain (voy. ancte/i). — D
mondanite'.
1. Monde j du L. mundus(uni-
vers). Sur w devenu o, voy. annon-
cer.
2. Monde (adj.), du L. nwn-
dus (propre). Sur u devenu o, voyez
annoncer. — D. immonde.
Mottdef, du L. tnundare (net-
toyer). Sur u devenu o, voy. an-
noncer.
monetalre, du L. monetarius
(proprement monnayeur).
monlteur , du L. monilorem
(m. s.).
monition, du L. monUionem
(avertissement).
monliolre, du L. monitorium
(qui donne iin avertissement). —
D. monitorial.
>, anciennement mon-
y Google
MON
358
MOR
noie, du L. moneta (monnaie) par
la chute du t,mone(t)a(voy.cw0u),
et le changement: 1° de n en nn
(voy. ennemi) ; 2° de e en oi puis
ai (voy. accroire). — D. monnayer,
monnayage, monnayeur.
Monochrome, du grec povo-
Xpco^o; (d'une seule couleur).
Monocorde , du grec povoxop-
8o; (a une seule corde).
Monocotyledone , du grec
ftovo? (seul) et xoTvXyjSajv (cavit6).
Monoecle, du grec jxovo; (seul)
et olxia (maison).
nonogramme, du grec {iovo-
YpafiuiaTOv (m. S.).
Monographic, du grec (xovo-
ypa^a (m. s.).
MonoYque, d u grec (iovoc (seul)
et otxo; (maison).
Moriolftthe, du grec piovoXiOo;
(m. s.).
Monologue, du grec piovoXoyCa
(m. s.).
Monomanle, du grec (jlovo;
(seul) et manie (voy. ce mot). — D.
monomane.
Mondme, du grec (jtovoco (iso-
ier).
Monopetale, du grec jjlovo;
(seul) et rcexaXov (feuille).
Monophylle, du grec piovo-
9UXX0; (qui n'a qu'une feuille).
Monopole., du grec iaovowd-
Xia(vente exclusive). — D. mono-
polmr, monopoliser.
Monosyllahe , du grec (jlovo-
<ruXXa6o; (qui n'a qu'une syllabe).
— D. monosylkibique.
Monotone, du grec (iovoto-
vo; (qui est sur un seul ton). —
D. monotonie.
Mora, abr6viation de monsieur
(voy. ce mot).
Monseigneur , voy. mon el
seigneur. — D. monseigneuriser.
Monsieur, voy. mon et sieur.
Monaire, du L. mons^rum
(monstre).
Monstrueux,duL. monstruo-
sus (m. s.). Sur osus devenu eux f
voy. amoureux. — D. monstruo-
site".
Mont, du L. montem (mont).
— D. monter 9 amont.
Montague, du L. montanea *
(derive de montem mont). Sur le
changement de anea en agne voy.
aragne. — D. montagnard, mon~
tagneux.
Montew, voyez mont. — D.
montage } monUe (substantif par-
ticipial), montanty monteur y mon-
toir, monture, demonter } remonter,
surmonter.
monticule, du L. monticulus
(m. s.).
Montre , voy. montrer.
Montrer ,anciennement mons-
trer, du L. monstrare (montrer),
par la chute de s (voy. aoime). —
D. montre (substantif verbal; ca-
dran de l'horloge qui montre les
heures, puis par extension horloge
portative).
Montueux, du L. montuosus
(m. s.). Sur osus devenu eux, voy.
amoureux.
Monument, du L. monumen-
tum (m£me sens). — D. monu-
mental.
Moquer (se), origine incon-
nue. — D. moquerie f moqueur.
Moquette, origine inconnue.
Jfofoiffe*, origine inconnue,
— D. moraillon.
moral , du L. moralis (relatif
aux moeurs). — D. moraliser.
Morale , du L. moralis (subst.
m. s. dans Ennodius).
Moraliser, voy. moral. — D.
moraliseur, moraliste, dimora-
liser.
Morallte , du L. moralitatem
(caractere). Sur atem devenu e\
voy. abbe".
morblde, du L. morbidut
(m. s.).
y Google
MOR
359
MOR
f BforbideMe , de l'italien
morbidexxa (morbidesse) .
Iforceatf, anciennement mor-
cel, a l'origine morsel, en italien
morsello, du L. morseuum * (mor-
ceau dans les textes de la basse
latinite, proprement chose mordue,
bouch£e 7 morsellum est un derive
de morsum parti cipe de mordere
mordre. — De m£me en allemand
bissen morceau derive de beiszen
mordre).
Morsellum donne successive-
merit l'ancien frangais morsel, puis
morcel (voyez cercueil pour le
changement de s en c) , enfin
morceau par le changement de el
en eau (voy. agneau). — D. de
Pancienne forme morcel : mor-
celer.
Morceier , voy. morceau. —
D. morcellement.
Mordlcant, du L. mordicantem
(m. s.; derive de mordere, mordre).
mordleuM, du L. mordicus (en
mordant avec opiniatrete).
MordiUer, pourl'6tymologie,
voy. mordre.
Mordore, anciennement mgre
dore" (proprement noir dori) com-
pose ae dore" (voy. ce mot) et de
more qui est le L. maurus (more,
d'ou le sens de noir) ; sur au de-
venu o voy. alouette.
Mordre , du L. mordere (raor-
dre) par le changement de mor-
dere en mordere (voy. accowrir).
Jford(6)re donne mordre par la
chute reguliere de e (v. p. lxxxi).
— D. demordre, remordre.
More, du L. Maurus (Maure ,
d'ou le sens de noir). Sur au de-
venu o, voy. alouette. — D. mo-
resque , moreau ( anciennement
morel; sur el devenu eau, voyez
agneau) ; morelle, morillon, mort-
caud.
JVofJlI, voys fil (tranchant), et
mort.
Morfottdre, a l'origine terme
de veterinaire, signine causer
chez le cheval, un catharre nasal;
morfondre est une composition
des deux mots morve (maladie du
cheval) et fondre.
MorgeUne^ en italien mordi-
gallina. plante particulierement
rechercnSe par les poules; comme
l'indique son nom morsus gallinae,
qui a donne morsgeline, puis mor-
geline) par la chute de s (voyez
abime; pour le changement de
gallina en ge'line, voy. gtline.
1. Morgue, origine inconnue.
— D . morguer.
2. Morgwe (d6p6t), origine in-
connue.
morlbond, du L. moribundus
(m. s.)
Moricaud, voy. more.
Morlgener , du L. morigerari
(etre docile).
MMorUie, mot d'origine ger-
manique (ancien haut allemand
morhila morille) .
f Morion, de l'italien morione
(morion).
Morne, mot d'origine germa-
nique (ancien haut allemand mor-
nen, 6tre triste, Gtre morne).
f morne (colline), mot venu
des Antilles et qui repr6sente Pes-
pagnol morron (monticule) .
Morose , du L. morosus (m£me
sens).
Moroslte, du L. morositatem
(m. s.).
morphee, du grec Mop9efc;
(dieu du sommeil). — D. mor-
phine.
morphine, voy. Morphde.
Mors (proprement ce que mord
le cheval) mors represente le L
morsus (morsure).
Morwurh, du L. morsura* (de-
riv6 de morsus (morsure).
1 . Afow, du L. mortem (mort)*
2. Mort (partic), du L. mop-
y Google
MOT
360
MOU'
tuus (mort) par la reduction de
mortuus a mortus (voy. p. xc).
f mortaclelle, de l'italien mor-
tadella (mortadelle) .
Mortalse, origine inconnue.
Mort a lite, du L. mortalitatem
(m. s.).
Hot* *ef, du L.mortalis (m. s).
Sur alis devenu el voy. annuel.
Morte-saUon , voy. mort 2.
et saison.
MMortiew , du L. mortarium
(mortier) par le changement de
oriam en ter (voy. dnier).
Mortification, du L. mortifica-
tionem (m. s.).
Mortluer, du L. mortificare
(m. s.). — D. mortifiant.
Mortualre , du L. mortuarius
(m. s.).
Jlfoftce, origine inconnue.
£fot*ve, proprement maladie du
cheval, accompagnee d J un flux
abondant par les narines (d'oii le
sens posterieur de mucosite na-
sale), du L. morbum (proprement
maladie; les affections des ani-
mauz etant en general designees
d'une maniere tres- vague: c'est
ainsi qu'on dit des chiens qu'ils
ont la maladie, sans specifier la
nature de Taffection ; la morve
6tant par excelJence la maladie da
cheval, derive de mfime de mor-
bum). — D. morveux.
1. f MosaYque, de l'italien mu-
saico (mosaique) .
2. MosaYqae, du L. mosaicus
'de Molse).
f Mosquee , mot d'origine
orientale (arabe mesgid mosquee)
venu par l'interm6diaire de l'ita-
lien moschea (m. s.).
Mot, en italien motto, du L.
muttum, mot: «Non auaet di-
cer emuttum » (Lucilius); Cornutus
sur la premiere satire de Perse :
Proveroialiter dicimus, muttum
*ullum emiseris, id estverbum*
Sur le changement de u en o,
voy. annoncer.
f motet, de l'italien mottetto
(motet).
Moteur, du L. motorem (mo-
te ur).
Motif, du L. motivus* (derive
de motum, proprement ce qui in-
cite, ce qui pousse a faire quelqse
chose). — D. motiver.
Motion, du L. motionem (mo-
tion).
Jfoffe, origine inconnue.
Motus, origine inconnue.
Mouj adoucissement de mol
(voy. agneau). — D. mou (sub-
stantia .
Mowchard, voy. mouche.
Mouche, anciennement mous-
che, du L. musca (mouche) , par le
changement de u en ou (voy. ac-
couder) et par celui de ca en che
(voy. acharner et acheter) ; sur la
chute de s, voy. abtme. — D. mou-
ther on, mouchardy moucheter,
moucherolle, emouchet.
Moucheter, voy. mouche. —
D. moucheture.
Mtoucher, du L. muccare
(moucher, derive de mucus. Muc-
care est dans les Lois barbares:
* Si nasum excusserit ut muccare
« non possit.... » dit la Loi des
Ripuaires, 5, 2).
Muccare a donn£ moucher, par
ie changement : 1° de cc en ch
(voy. acheter); 2° de w en ou (voy.
accouder) . — D. mouchoir f mou-
chettes, moucheur, mouchure.
Jfoucft*e, anciennement mol-
dre, a Torigine moire, du L. mo~
lere (moudre), par la contraction
reguliere (voy. p. lxxxi) de mo-
i(6)re en moVre, d'ou Tancien fran-
cais moire, qui devient moldre^
par le changement de Ir en Idr
(voy. absoudre); puis moudre, par
le changement de ol en ou (voy.
y Google
MOU
361
MOU
Howe, mot d'origine germa-
nique (neerlandais mowe, moue) .
Mouette, diminutif de l'an-
;ien francais moue qui est d'ori-
gine germanique (allemand mowe,
nouette).
1. Moufle (gant). du L. muf-
ula *, moufle, dans les textes car-
ovingiens; un Capitulaire de 817
irdonne : Ut muffulae vervecinae
monachis dentur..,. et quel-
[ues lignes plus bas : Wantos m
aestate, muffulas in hieme verve-
etnas... ».
Muffula est d'origine germani-
ue (neerlandais moffel). Par la
hute de l'u (voy. p. lxxxi), muf-
{H)la donne mufTla, d'ou moufle,
ar le changement de u en ou
iroy. accouder).
2 . Moufle (systems de poulies),
rigine inconnue.
3. Moufle (vase), origine in-
>nnue.
Mouflonj origine inconnue.
Mouiffef, du L. molltare*
aouiller, derive de mollis, mou ;
meme metaphore se retrouve
ins Pallemand einweichen, mouil-
r, de weich y mou). Sur Hi de-
nu ill, voy. ail; sur o devenu
i, voy. affouage.— D. mouil-
ge, mouiUoir, mouillure, mouiU
ite.
1. Mottle, ancienn. mousle,
lauguedocien muscle, du L.
isculus (moule), par la contrac-
n r6guliere (voy. p. lxxxi) de
isc(iX)lus en muse'lus. d'ou
msle, par la reduction de cl a I
•y. male)', puis moule, par la
jte de s (voy. abime).
I. Motcfe, anciennement mol-
a l'origine modZe, du L. mo-
5us (moule) , par la contraction
;uliere (voy. p. Lxxxi)de mod-
ulus en) modulus, d'ou Tancien
icais modle, qui devient moUe
1 assimilation de dl en U (voy. «
allumer): puis moule, par le chan-
gement de ol en ou (voy. apn«au).
— D. mouleTy moulure, mouleur,
moulage.
Jfotcler, voy. moule 2.
Mom I in , du L. molinus * (mou-
lin, dans les textes latins du moyen
age : < Si quis ingenuus in molino
alieno furaverit, ex cuius est mo-
linus.... » dit la Lex Salicap. xxiv,
1. La forme feminine molina est
dans le latin classique).
Molinus donne moulxn par le
changement de o en ou (voy. af-
fouaoe. — - D. moufthef, moufoner,
moulinage, moulineur.
Moults du L. multum (beau-
coup). Sur u devenu ou, voy. ac-
couder.
Moutuwe* voy. moule 2.
Mom fit*, du L. moriri (mou-
rir, dans Plaute, forme archaique %
de mori). — D mourant.
iMouron, origine inconnue.
f Hourre, de l'itahen morra
(mourre).
f Mousquet. de Titalien mos*
chetto (mousquet) . — D. mousque-
taire, mousquetade, mousqueterie.
f Mousqaeton, de 1'italien
moschettone (mousqueton).
1. MoMMa(emouss^), mot d'o-
rigine germanique (neerlandais
mots, emoussej. — D. tmousser.
2. f mousse (marine), de 11-
talien mozxo (mousse, proprement
jeune garcon).
3. Mousse (botanique), mot
d'origine germanique (ancien haut
allemand mos, mousse; sur le
changement de o en ou, voy. of-
fouage),—D. mousse (ecume, assi-
milee a la mousse plante)j mous-
ser.
moussellne , mot d'origine
historique (voy. p. lxiv) ; 6toffe
originairement fabriquee kMossoul.
Mousse*) voy. mousse 3. — D.
moussoir, moussu, mousseux*
21
y Google
MOU
MUB
JfotcMeron, voy. mousse 3.
. f mousson , du portugais mou-
sdo (mousson).
f moustache, de l'italien mos-
taccio (moustache).
f moustique, de l'espagnol
mosquito (moustique) ; sur la trans-
position de mosquite en moustique,
voy. p. lxxvi. — D. moustiquaire.
Mout , anciennement moust, du
L. mustum (mout) par le change-
ment de u en ou (voy. accouder) ;
sur la chute de s , voy. abtme. —
D. moutarde (graine de seneve
broyee avec du mout, ou du vi-
naigre).
Afoutatufe, voy. mout. — D.
moutardier.
Afbtuie**, anciennement mous-
tier ? plus anciennement mostier, a
l'ongine monstier dans un poeme
• du dixieme siecle, du L. monaste-
rium (monastere) par la contrac-
tion (voy. -aider) de mon[d)sterium
en mon'sterium, d'ou Tancien fran-
cais monstier par le changement
ae e en ie (voy. arridre) ; monstier
devient mostier par la reduction
de ns k s (voy. a%rtf) y moustier
par le changement de o en ou
(voy. aflbuage), moutier par la
chute de * (voy. abtme).
Afoutfon, origine inconnue. —
D. moutonner, moutonneux, mou-
tonnier.
Affotf tfufe, anciennement mol-
ture, du L. molitura (mouture)
par la contraction reguliere (voy.
§. lxxxi) de mol(l)tura en moVtura,
'ou molture devenu mouture par
le changement de ol en ou, voy.
agneau) .
Afouvctnce, voy. mouvoir.
Afott vefftetttf , du L. movimen-
tum (m. s.),par le changement de
o en ou (voy. aflbuage) et par celui
de t en c (voy. admettre).
Affotivef, voy. mouvoir.
Jfottvoir, du L. imwere (mou-
voir) par le changement de o en
ou (voy. affouage) et par celui de
e en ox (voy. occrotre). — D. mou-
vant, mouvance, emouvoir.
Mouver est une autre forme de
mouvoir.
t nou, mot d'origine chi-
noise, ainsi que Tinvention de
cette pratique chirurgicale.
1. Afoyett (subst.), propr. ce
qui sert d'intermediaire. Voyez
mot/en 2. — D. moyenner.
2. AfoyeM (adj.), du L. media-
nus (moyeji) par la chute du d me-
dial me(a)ianus (voy. accabler), et
par le changement : 1° de anus en
en (voy. ancien); 2° de e en ot
(voy. accroire). — D. moyenne.
Afoyetmcmtf, voy. m^t/enncr.
Afoyetmet*, voy. moyen. —
D. moyennant.
Af oyeu, en provencai moiol,
du L. modiolus (moyen), par la
chute du d medial mo(i)iolus
(voy. accabter) ; d'ou l'ancjen fran-
gais moxeul par le changement de
olus en eul (voy. aieuT) , moyeu
par la chute de I final (voy. garou).
Jfw, anciennement meu, du L.
mofus (mu) par la chute du t(voy.
aigu) et le changement successif
de o en eu (voy. accueillir) et de
eu en u (voy. curee).
Af tra6f e, du L. mutabilis (mua-
ble par la chute du t medial
mu(t)abilis (voy. abbaye), et le
changement de abilis en ao(e (voy.
affable).
Mucilage, derive du L. mucus
(mucus). — D.mucilaqineux.
mucosite, deriv6 de mucosus
(muqueux).
mucus, du L. mucus (mucus).
1. Afue, voy. muer.
2. Afue (adj.) dans rage mue
(rage muette).
Mue est le L. muta (muette) par
la chute du t medial mu(t)a (voy.
aigu).
y Google
MUL
363
MUQ
Utter, duL. mutare (changer.
5 our fe restriction de sens, voy.
>. xxm). Mu(t)are a donne muer
*ar la chute du t medial (voy. db-
aye. — D. mue (subst. verbal) ;
%uance ; remuer,
Jftietf, diminutif en et de l'an-
ien francais mu (muet) . Mu est le
. mutus (muet); pour le change -
lent de utus en u, voy. aigu.
Muette (proprement meute) 7
laison ou Ton tient des relais de
lasse, et des meutes de chiens.
n a vu au mot accueillir que
eute se trouve sous la forme
uete dans l'ancien francais. (Test
itte forme archaique qui a per-
st£ dans le mot muette. (Pour
itymologie, voy. meute et ac~
\eillir)'. au dix-huitieme siecle,
motmuette etait prononce meute,
mme on peut le voir par une
;tre du marechal de Richelieu
i parle d'une visite « au bois de
lulogne au chdteau de la Meute »
e nous appelons aujourd'hui La
leite.
Iftc/Ie, origine inconnue.— D.
iflier.
mage, du L. mugil (muge,
ilet).
riugftr, du L. mugire (m. s.).
mugissant, mugissement.
Hwguet) anciennement mus~
H, du L. musquettus* (dimi-
;if de muscus, muse). Sur q de-
iu g,voy. adjuger; sur la chute
Sj voy. abime. — D. muguet
i se parfume de muguet) ; mu-
ter.
Iuul 9 4 U I" modius (muid).
o devenu ui par attraction de
oy. appuyer.
Rlulatre, corruption de mu-
motdes colonies hispano-ame-
ines, qui est l'espagnol mulato
latre)
RKule (pantoufle), de l'italien
a (mule).
2. Utile, en italien mula, du L»
mula (mule).
1. Unlet, diminutif de l'ancien
francais mul qui est le L. mulus
(mulet). — D. muletier.
2. Mulet (poisson) diminutif de
mulle qui est le L. mulla (mulet,
rouget) .
JfMfotjmot d'oripine germa-
nique (mulot est le derive d'un ra-
dical mul qui correspond au neer»
landais mol taupe).
raultlftore, du L. mulliflorus
(m. s. dans Isidore de Seville).
Multiforme, du L. multifor-
mis (varie).
Multiple, duL. multiplex (mul-
tiple).
Multipllcande, du L. multi-
plicandus (devant Stre multiplie).
Multlpllcateur, du L. multi-
plicator (qui multiplie).
Multiplication, du L. multi-
plications (m. s.).
Multiplicity, du L. muUipli-
citatem * (derive de multiplicus,
compose) .
Multiplier, du L. multiplicare
(m. s.). Sur la chute du c, voy.
plier.
Multitude, du L. multitudo
(m. s.>.
Multlvalve, compose de mul-
tus (beaucoup) et de valve (voy.
ce mot).
Municipal, du L. municipalis
(municipal). — D. municipalite.
Munlclpe, du L. municipium
(m. s.).
Munificence, duL. muniliccn-
tia (m. s.). Sur tia devenu ce voy.
agencer.
Munir, du L. munire (munir)
Munition, du L. munitionem
(de munire, munir). — D. muni-
tionner, munitionnaite,
Maqaeux, du L. mucosus (mu-
queux). Sur osus devenu eux,
voy. amoureux.
yGoogk
MUS
364
MUS
Muw 9 du L. murus (mur). —
D. murer, muraiUe, emmurer.
Mur, anciennement meur, en
provencal madur, en italien ma-
turo, du L. maturus (mur) par la
chute du t m6dial ma(t)urus (voy.
abbaye), d'ou meur par Tadoucis-
sement de a en e (voy. ackeier),
puis meur par la synerese de en
en eu (voy. p. xc), et enfin mbr
par la reduction de eu a u (voy.
curie). — D. mUrtr.
Jtfu-foiffe, voy. mur.
Mural, du L. muralis (de mur) .
Hwfe, anciennement meure,
du L. mora (forme feminine de
morum mure) par le changement
de o en eu (voy. accweiWtr) d'ou
meure , puis de eu en u (voy. cu-
reej. — D. marier.
Jftft* ement, voy. mdr.
murine, du L. muraena (mu-
rene, poisson).
Jfttfet*, voy. mur.
mures, du L. mur ex (pourpre).
muriate, du L. muria (sel,
propr. saumure ; le muriate de
soude etant extrait du sel marin).
— D. muriatique.
Miurier, voy. mure.
Jf ut* it* , voy. miir.
murniure, du L. murmur
(m. s.).
murmurer, du L. murmurare
(m. s.).
musaralgne, du L. musara-
neus (musaraigne). Sur araneus
devenu araigne, voy. araignie.
JfttsatHf, voy. muser.
Muse, du L. museum (muse,
dans saint Jerdme). — D. mus-
quer.
f muscade, venu du proven-
cal muscada qui est leL. muscata*
d6nve de museum (muse). —
D. muscadier, muscadin (pas-
tille ou il entre du muse : puis
petit-maltre).
muscadin, voy. mujcadi*
f muscat, du provencal mus«
cot qui est le L. muscatui* derive 1
de museum (muse).
muscle, du L. musculus (mus-
cle) . Sur la contraction de muse(u>
lus en musclus (voy. p. lxxxi).
musculalre, du L. muscularis
(m. s.).
musculeux, du L. musculosus
(m. s.). Sur osus devenu eux, voy.
amoureux.
nose, du L. mu«a (muse).
JftMeatc, anciennement mu-
se^ en provencal mursel. Le vieux
frangais musel est le diminutif de
muse qui veut dire bouche dans
notre ancienne langue. — Muse qui
correspond a l'italien muso (mu-
seau) derive du L. musus* (mu-
seau, dans un texte du huitieme
siecle. Insuper et oblatr antes ca-
nts musibus sanclam ecclesiam....
velleant expugnari f lit-on dans
les Epist. d'Adrien, a l'annee 784.)
Musus est une transformation de
morsus, dents, par le changement
de o en u (voy. curie) et la reduc-
tion de rs a * (voy. chine), comme
dans dos de dorsum.
L'ancien frangais muse a donne
le diminutif musel (d'ou museler)
qui est devenu posted eurement
museau par le changement de H
en eau (voy. agneau). Ce qui con-
firme cette etymologie e'est que
le provencal a conserve r et dit
mursel (museau) qui derive direc-
tement de morsellum \
musee, du L. museum (musee).
Jfttsefet*, voy. museau. — D.
museliere, emmusekr.
Miwer, origine inconnue. — D.
musard, amuser.
museum, du L. museum (hi-
bliotheque, academie).
l&uslcal, voy. musique.
muslclen, voy. musique.
musique, du L. musica (m. s.).
— D. musical, musicien.
y Google
NAG
365
NAG
masquer , voy. muse, — D.
musque".
Mwaaer, origine inconnue.
mutablllte, du L. mutabilita-
tem (m. s.) Sur atem devenu 4, voy.
abbe'.
Mutation, du L. mutationem
(m. s.). .
mutilation, du L. mutilattonem
(m. s.).
muffler, du L. mutilare (m. s.).
IMutin. voy. meute. — D. mu-
tiner, mutinerie.
mutlsme,du L. mutus (muet).
mutuel, du L. mutualis * (de-
rive de mutuus, mutuel).
myographle, du grec u.vc (mus-
cle) et Ypd9eiv (decrire).
myologle, du grec fiu<; (mus-
cle) et Xoyo; (etude, trait6).
myope, du grec \riu>ty (qui serre
les yeux.) — D. myopie.
myotomle, du grec jauc (mus-
cle) et to(iyi (dissection).
myrlade,du grec (j-upcot (nom-
bre de dix mille).
myrlautetre , du grec fivpiot
(dix-mille) et pixpov (mesure) voy.
metre.
myrlapode, du jnrec u,upiot (dix
mille) et irovc, *o$6; (pied).
myrobolan, du L. myrobola*
num (parfum, uoix aromatique).
myrrhe, du L. myrrka (myr-
rhe).
myrte, du L. myrtns (myrte).
— D. myrtille.
mystere, du L. mysterium
(mystere). — D. mysterieux.
mystlelte, du L. mysticit atem *
derive* de mysticus (mystique).
myfftffler, du L. mystificare* ,
mot cr6e a l'aide de la racine de
mysterium, secret; mystificare est
proprement tromper secretement.
— D. mystification j mystificateur.
mystique, du L. mysticus (mys-
tique). — D. myslicisme.
mythe, du grec tx\>6o? (fable).
mythologlr , du grec pLU0o>oyia
(m. s.). — D. mythologique^ my-
thologiste, mythologue.
N
f ifabab, mot d'origine orien-
tale (arabe ndbab, lieutenant).
Kabot, origine inconnue.
f Naearat, de l'espagnol naca-
rado (nacarat).
iffoeef fe, du L. navicella * (na-
celle, diminutif de navis, bateau)
par la contraction r6guliere (voy.
accointer) de nav(i)cella en nav'-
cella d'ou nacelle par la reduction
de vc a c (voy. alleger).
f Nacre, en espagnol nakar }
mot d'origine orientale (persan na-
j*ar% nacre), — D, nocr£
f Nadir, de I'arabe nathir (place
vis-a-vis).
f it arte, de l'italien nan/a (naf-
fe, eau de fleur d'oranger).
Wager, du L. navigare (nager,
dans Ovide) par la contraction r6gu-
liere (voy. accointer) de nav(i)gare
en nav'gare, d'oil nager par la r6-
duction de vg a g (voy. alUger) .
— D. nageoire, nage (substantif
verbal), nageur f nage'e.
ifdytfefe, qui s'tcrivait en
vieux franeais n'a gueres, est un
compos* de avoir, et de <?u<?m,
y Google
NAI
366
NAR
gm k l'originesignifiait beaucoup:
je Vai vu n'a gueres, c'est-a-dire
je l'ai vu il n'y a pas longtemps.
En vieux francais, le verbe etait
naturellement variable ; on disait
au douzieme siecle : La ville etait
assiigfe, n'avait gueres, quand elle
se rendit, c'est-a-dire : II n'y avait
pas longtemps que la ville etait as-
siegee quand elle se rend it. On re-
marquera que le vieux francais
emploie n'a guere, ri avait guere
ou nous dirions n'y a guere, n'y
avait guere : c'est que notre an-
cienne langue disait non pas il y
a, mais il a (illud habet), ce qui
voulait le cas-r6gime du substantif
(voy. Grammaire historique de la
langue franeaise, p. 152). Ex. : il
a un roi qui.... (Illud habet re-
gem) , il n'avait aueuns arbres
dans ce pays (illud non habebat
aliquas arbores). Roi, arbres sont
ici au cas-regime; au cas-sujet le
vieux francais eut ditrow(rex), etc.
Des le treizieme siecle, l'adverbe
y (ibi) se montre dans cette locu-
tion. Mais la forme ancienne U a u
se retrouve encore au-dix-septieme
siecle , dans ce qu'on est convenu
d'appeler le style marotique : «En-
tre Leclerc et son ami Coras , N'a
pas longtemps, s'emurent grands
debats , » a dit Racine. — Pour
I'etymologie, voy. ne, avoir et
gueres.
Naiade, du L. naiadem (naia-
de).
Naifo du L. nativus, natif, d'oii
le sens, en droit feodal, d'homme
ne sur le sol, de serf ne sur la
lerre du seigneur : «Et si quis ho-
minum nativorum suorum, ali-
quod delictum fecerit.... » dit un
tezte du onzieme siecle. L'ancien
francais, naif signifiait originaire-
ment natif. «Le beau pays de Troie
dont il fut naif..., » lit-on dans
le Roman de la Rose. — Du sens
de serf, de paysan, nativus prend
celui de grossier, dlmbecile, de
niais, de stupide : na(t)ivus donne
naif par la chute du t (voy. ab-
baye) et par le changement de v
en f (voy. bcenf). — D. naivete'.
Nairn, du L. nanus (nain) par
le changement de anus en am
(voyez ancien).
Naissamce, du L. nascentia
(naissance deriv6 de nascentem,
naissant) par le changement : !• de
a en at (voy. aigle) ; 2° de sc en
ss (voy. cresson) ; 3° de en en an
(voy. andouiUe); 4° de tia ence
(voy. agencer) .
Naitwe, anciennement naistre,
du L. nascere* (naitre; sur cet al-
longement en re de nascere pour
nasci, voy. au mot Stre). Nasc(6)re
contracte suivant la regie (voy.
p. lxxxi) en nascWe, d'oii nas're
par la reduction de sc a s (voy.
bo is), donne naistre par le chan-
gement de sr enstr (voy. ancStre),
et par celui de a en ax (voy. aigle).
Sur naistre devenu naitre, voy.'
abime.
ifaleete, voy. naif.
i¥a*att,onomatopee (v. p. lxv).
banian, mot d'origine histori-
que (voy. p. unv).
Nantir, proprement saisir, de-
rive de l'ancien francais nam, gage,
qui est d'origine germanique (scan-
dinave nam prise, saisie) : pour le
changement de namtir en nantir,
voy. changer. — D. nantissement.
NAphte, du L. naphta (m. s.).
Nappe, du L. mappa (nappe)
par le changement demean (voy.
changer). — D. napperon.
1. Aarclsse (fleur), du L. nar-
cissus (m. s.).
2. nrarclMe, du L. Narcissus
(Narcisse, fils de Cephise).
Narcotloue , du grec vapxa>-
! tix6c (assoupissant). — D. narco-
\ tine, narcotisme.
y Google
NAT
367
NAU
Hard, du L. nardus (nard, par-
fum).
Narguer , du L. naricare *
(defier, proprement froncer le ne7;
denaricus*, qui fronce le nez, de
rive de naris narine).
Nar(\)care regulierement con-
tracts (voy. accointer) en nar'care
donne narguer, par le changement
de c en g dur (voy. adjuger). —
t). nargue (substantif verbal); nar-
quois (pour narguois).
Marine, anciennement narille,
du L. naricula * (derive de naris ,
narine) par le changement de
icula en Me (voy. abeille), d'ou
narine par le changement de I en
n (voy. quenouille).
Xarquois, voy. narguer.
Narration, du L. norrationem
(recii).
Narratlf, du L. narrativus *
(deriv6 de narratus, raconte).
Narrateur, du L. narratorem
(m. s.). t
Narrer, du L. narrare (meme
sens).
Nasal, du L. nasalis * deriv6
de nasus (nez). — D. nasalitL
Nasard, derive de nasus (nez).
— D. nasarder.
Naseau, anciennement nasel
du L. nasellus (derive de nasus
nez) . Sur et devenu eau, voyez
agneau.
Naslller, derive de nasus (nez).
— D. nasillard. nasiUeur, nasil-
lonner.
JVoMe, du L. nassa(m. s.).
Natal, du L. natalis(m. s.).
Natation, du L. natationem
(natation),
Natatolre , du L. natatorius
(qui sert a nager).
Natlf, du L. nativus (m. s.).
Nation, du L. nationem (na-
tion). — D. national, nationality
nationaliser.
Natlvlte , du L. nativitatem
(naissance). Sur aiem devenu S,
Voy. abbe*.
f Natron, de l'arabe ncUhroun
(natron).
Matte, en italien matta, du L.
matta (natte) qui est deja nattaau
septieme siecle dans, Gregoire de
Tours : Nullum habens' stratum,
/cent, palleaeque mollimen , nisi
tantum illud t quod intertextis
junci virgulis, fieri solet ; quas
vulgo nattas vocant. . . . Sur ce
changement de m en n, voy. chan-
ger. — D. natter f nattier.
Naturallser , voy. naturel. —
D. naturalisation.
Naturalism* , voy. naturel.
Naturallste, voy. naturel.
Naturallte, du L. naturalit^
tern (m. s.).
Nature, du L. natura (na-
ture).
Naturel, du L. naturalis (natu-
rel). — D. naturaliser f natura-
lisme 1 naturaliste.
Naufrage, du L. naufragium
(m. s.). — D. naufrager.
Naulage, derive de l'ancien
francais naule (fret), du L. naulum
(fret).
Naumaehle, du L. nauma-
chia (representation d'un combat
naval).
Nauseabond, du L. nausea-
bundus (der. de nausea nausee).
Nausee, du L.nausea (nausee) .
Nautlle , du L. nautilus (nau~
tile, mollusque).
Nautlaue, du L. nautieus(uB.\i-
tique).
Nautonler, ancienn. notonier,
derive de l'ancien francais no-
ton ( marin ) qui est un dimi-
nutif de nauta (matelot, nauto-
nier) . — Sur au devenu o, voyez
alouette. L'ancien francais disait
plus correctement notonnier (le
groupe au ne persistant jamais en
francais ; voy. alouette) : au sei-
yGoogk
NAV
368
NfiP
zieme siecle les savants ont trans-
form6 notonnier en nautonier
pour le rapprocher du primitif
nauta.
Naval, du L. navalis (m. s.).
IVoWe, du L. navata * (charge
d'un bateau, dans les textes de la
basse lalinit6; derive de navis,
bateau). Sur ata devenu 4e f voyez
ampoule'.
mavet 9 du L. nappettus* (di-
minutif de napus navet par le
changement de p en b puis v (\oy.
arrtuer). — D. navette.
1. ifavette, Toy. nave*.
2. tyavette (d'eglise) petit vase
en forme de navire ou Ton con-
serve i'encens, du L. navetta *
(petite barque, diminutif de navis,
bateau).
La navette du tisserand a recu
ce nom k cause de sa forme qui
imite celle de la navette d'eglise ;
d'ailleurs la navette du tisserand
a recu un nom analogue dans plu-
sieurs autres langues de 1 Eu-
rope : l'allemand appelle la navette
sehiff(c*est-k-dit% bateau); l'italien
Ja nomme navicella (proprement
nacelle).
Aavlealalre, du L. navicular**
(derive de navicula nacelle).
Navigable, du L. navigabilis
(m. s.).
lfavlgateur , du L. navigato-
rem (m. s.).
Navigation, du L. navigatio-
nerri (m. s.).
Navlguer , du L, navigare
(m. s.).
Navire, du L. navirium * (na-
vire, dans les textes latins du
moyen age, derive de navis na-
vire).
ifavret*, blesser dans les textes
francais du moyen age. Pour l'af-
faibHsgement du sens, voy. ennui
et p. « m). Navrer, anciennemen
aussi nafrer, est un mot d'origine
germanique (scandinave nafar,
instrument trenchant , qui s'est
contracts en nafr).
if e, anciennement nen, adoucis-
seinent de non qui est le L. non
(non) ; sur l'adoucissement de non
en nen, voy./e; sur la chute de n,
voy. j&.
Jfe, du L. natus (ne\ Sur atut
devenu 4, voy. ampoule.
iWeattmotn* , anciennement
ne'antmoins , compose de n&ant
(voy. ce mot) et de moins (voyez
moins).
Xeaat (proprement non-tore),
du L. scolastique necentem (com-
pose de la negation nee et de in-
tern l'etre) par la chute du c medial
ne(c)entem (voy. affouage) et par
le changement de en en an (voyez
andouille), — If. faineant (an-
ciennement fait ne'ant) t antantir,
ne'anmoins.
Nebuleux, du L. nebuloius
(m. s.). .
Neeeaaalre , du L. necessarius
(m. s.).
NeceMlt6, du L. necessitatem
(necessite). — D. ntcessiter.
Neeesfllter , voy. necessity. —
D. nicessiteux , ndcessitant.
Neerologe, du grec vexpo;
(mort) et Xoyo; (liste, proprement
discours). — D. ndcrologie, nicro-
logique.
Neeromanele, du grec vexpo- \
fiavTcta (art. d'evoquer les ames
des morts) . — D. ne'eromancien,
necromant.
Necreae, du grec vexpoxn;
(mortification des os).
Neetalre, du L. nectaria (dans
Pline); sur a devenu at, voj.aigle.
nectar, du L. nectar (nectar).
Nef, du L. navem (net) par la
changement: 1° de a en e (voyez
acheter) ; 2° de v en / (voy. boeuf).
Nefatte, du L. nefastus ( n6-
faste).
y Google
n£n
369
NEU
tie fie, du L. mespilum (nefle)
par la contraction reguliere (voyez
p. lxxxi) de mespilum en mes-
plum d'ou nesfle par le change-
ment: 1° de m en n (voy. chan-
ger) ; 2° de p en f (voy. chef); pout
le changement de nesfle en ne/le,
voy. aolme. — D. ne 1 flier.
Negatlf, du L. ne(/atttn**(m. s.).
— D. negative.
Negation, du L. negattoram
(negation). — D. dtnigation.
Negligence, du L. negligentia
(m. s.). Sur tia devenu ce, voyez
agencer.
nregllger, du L. negligere (ne-
gligfer). — D. ne'glige' (substantif
participial), negligent.
Megoee, du L. negotium (ne-
goce). Pour le changement de tiu
en ce, voy. agencer.
Negotiant, voy. ntgocier.
Negoclateur, du L. negotia-
tor (entiepreneur). .
Negotiation, du L. negotiaiuh
nem (trafic).
Negoeler, du L. negotiari
(trafiquer). — D. negotiant, nego-
tiable.
fMegre, de l'espagnol negro
(noir). — D. nigresse, nigrier, ne-
grillon.
Neige, du L. nivea (propre-
ment de neige) par le changement
r£gulier (voy. aoreger) de ntt?(ea)
en ntt?(ia) , d'ou nivja par la con-
sonnification de ia enja (voy. abre'-
jer) ; nivja donne neige par le
hangement : 1* de t en ei (voyez
einture) ; 2° de vj en £ (voyez
brdger). — D. nexger, neigeux.
JWdmami, anciennement nennil,
u L. non Mud (proprement non
3la ; voy. out) ; sur non adouci
i wen, voy. je; sur tMt*d devenu
, voy. out; sur nennil devenu
rn-nt, voy, garou pour la chute
! I final.
+ nrennfar, au seizieme siecle
neufar, mot d'origine orientale
(persan no&fer nenuphar).
Neographe, du grec ve'o; (nou-
veau) et jpd-)eiv (ecrire). — D.
neographisme.
Neologle, du grec ve'o; (nou-
veau) et >6yo; (discours). — D.
ne'ologisme, nioiogique, ne"ologue.
Neomenle, du grec vsojwjvia
(nouvelle lune).
Neophyte, du grec veoqpuro? (per-
sonne nouvellement convertie).
Nephretlqae, du grec vs9piti-
xoc (qui appartient aux reins).
Nephrite, du grec v«?pm; t
s.-ent. vo<ro< (mal de reins).
Nepottnme, derive de nepotem
(neveu).
Nerelde, du L. nereidem (Ne-
relde).
ifet*£duL. nervus (nerf). — D.
nerver.
ilfet*j»t*tfM, dans ceriains pa*
tois noirprun, compose des deux
mots ner (du latin nigrum, noir)
et ©run (de prunum prune). Quant
a la transformation de nigrum en
ner, voy. admettre pour le change-
ment de i en e; puis accueillir
pour la reduction de gr ar.
iVer»ef, voy. nerf. — D. fier-
vure, e 1 nerver.
JVerrewae, du L. nervosum (ner-
veux) . Sur osus devenu eux, voyei
amoureux.
Afettwre, voy. nerver.
ife<, du L. nitidus (net) par la
chute des deux dernieres syllabes
atones (voy. p. lxxxi) et le chan-
gement de i en e (voy. admettre)
— D. nettoyer, nettete.
Hettetc, voy. net.
iWiettoy at*, derive de net , comme
rudoyer de rude, voy. ne*. — D.
nettoyage, nettoiement.
Neuf, (subst.), du L. novem
(neuf) par le changement : 1° de o
en eu (voy. accueillir) ; 2° de v en
/" (voy. bauf.)
y Google
NIA
370
Nlfc
lWetf/*(adj.), duL. novas (neuf)
par le changement : 1 • de o en eu
(voy. accueiUir) ; 2* de v en /"
(voy. oeeuf).
Neumf, du L. pneuma (qui a
le meme sens dans le latin eccle-
siastique). — Pn initial, son etran-
ger a notre langue, s'est reduit a
n, comme pt initial a t dans tisane
(ptisana).
Neutralise!*, derive de neutra-
lis (neutre). — D. neutralisation.
Meutrallte, du L neutralita-
tem* deriv6 de neutralis (neutre).
Neutre. duL. neutrum (neutre).
JVewvattte, du L. novena* (de-
rive de novem neuf) par le chan-
gement: l°de o en eu (voy. ac-
cueiUir) ; 2° de e en at (voyez
accroire).
Newviente, anciennement neu-
w'esme, du L. noum'rotis* (deriv6
denorem neuf) par le changement:
1° de o en eu (voy. accueiUir) ;
2° de esimus en iewc (pour le de-
tail des changements de lettres,
voy. huitiime).
iVievetf, du L. nepotem (neveu)
par la chute du t (voy. aigu) et
par le changement : 1° de p en v
(voy. arriver) ; 2° de o en eu (voyez
accueiUir).
Nevralgle , du grec vevpov
(nerf) et iXyo; (douieur).
Jfe*, du L. noras (nez). Sur a
devenu e, voy. acheter. S final est
ici devenu x, comme dans che*
(casa), asse* (adsatis), re* (ra«us),
lea (latu*).
x¥i, du L. nee (ni) par la chute
du c (voy. ami) et par le change-
ment de e en t (voy. accomplir).
ilTi«t6Ie, voy. nter.
Niai» 9 ce mot est a Porigine
un terme de chasse, et signifie pns
au nid. On appelait faucon niais
(falconem nidaoem*) le faucon
pris au nid, qui n'avait point en-
core vole; d'ou le sens de sot, de
simple, d'ihexperimentS, de mala-
droit, donne" au mot niais. (Pour
Pextension du sens ? voy. p. xxrv).
.Niais est le L. nidacem* (derive
de nidus, nid) par la chute du d
medial ni(d)acem (voy. accabler)
et le changement : V de a en at
(voy. aigle) ; 2° de c en s (voyez
amitie). — D. niaiser, niaiserie.
iWicc, qui ne sait pas, en pro-
vencal nesci, en italien nescio, du
L. nescius (qui ne sait pas) par la
chute de s (voy. dbtme), et le
changement: 1° de e en i (voy. ac-
complir) ; 2° de ciu en ce (voyez
agencer).
I . f Niche, de Pitaiien nicchia
(niche).
2 Niche (malice), voy. nique.
Michewi 'du L. nidicare (de-
rive de nidicus, qui est dans Var-
ron) par la contraction reguliere
(voy. accointer) de nid(t)care en
niacare d'ou nicher par la reduc-
tion de dc a c (voy. adjuger) et le
changementdecen ch (voy. achar-
ner). — D. nichte (substantif par-
ticipial) , nichet, nichoir, denictier.
j Nlekel, du suedois* nickel
(nickel).
Nleotlane, mot d'origine histo-
rique (voy. p. lxiv); du nom de
J. Nicot ambassadeur de France a
Lisbonne qui envoya la plante du
tabac a Catherine de Medicis en*
1560.
JVfcf, du L. nidus (nid).
Nihcc, du L. neptia (niece,
dans les teztes latins du moyen
Age: « In quo et neptiam suam
Christi famulamErudrudam con-
stituit....* , lit-on dans un acte de
809. Nentia est un derive de
neptis niece).
Neptia a donne nidce par l'assi-
milation de pt en % (voy. acheter)
et par le changement : 1° de tia
en ce (voy. agencer) \ 2* de e en it
(voy. arriire).
y Google
NOB
371
NOI
1. Nielle (plante dont la se-
mence est noire), du L. nigella
(proprement noire) par la chute
du g medial ni{%)ella (voy. au mot
oilier).
2. iWelle (maladie des grains
qui transforme Tepi en poussiere
noire), du L. nigella (noire) par la
chute du g m6dialm(g)eWo (voyez
. allier).
3. ifielle (email noir), du L.
nigellum (noir) par la chute du
g medial ni{g)eltum (voy. allier),
— D. nieller.
iflea* , du L. negare (nier) par
la chute du g medial ne{g)are
(voy. allier) et par le changement
decent (voy. accomplir).
Nigawd, origine inconnue. —
D. nigauderie.
Nlmbe, du L. nimbus (nuage).
Nippc, mot d'ongine germani-
que (island, hneppe, nippes). —
D. nipper.
Niquc, mot d'origine germa-
nique (suedois nyck, malice). Une
autre forme de nique est niche.
NUouche (pour n'y touche;
voy. chacun de ces mots).
Mitre, du grec vCtpov (m. s.).
— D. nitrate, nitreuz, ntiri&rt,
nitrique.
Xiveam , anciennement liveau,
du L. libella (niveau) par le chan-
gement : 1* de I initial en n fvoy.
quenouille); 2° de b en v (voy.
avant) ; 3* de el en eau (voy.
agneau). — D. de l'ancienne forme
%ivel:niveler).
ifieefev, voy. niveau. — D. nir
teleur, nivellement,
nrlvdfe, du L. nivosus (nei
geux).
Nobiltatre, du L. nobi'Ztaro*
(derive de nobt'Zis, noble).
NobtllMlme, du L. nobilissi-
mus (le plus noble).
Nobte, du L. nobUis (noble)
par la contraction reguliere (voy.
p. lxxxi) de nob(f)li$ en noVlit
— D. anoblir, ennoblir.
NobtesMCj du L. nobiUtia*
(noblesse. deriv6 de nobilis, no-
ble) par la contraction reguliere
(voy. accointer) de nob$)litia en
noVlitia, d'ou noblesse par le chan-
gement de itia en esse (voy. agen-
cer).
ifoce, du L. nuptix (noces)
par l'assimilation de pt en t (voy.
acheter) et par le changement :
!• de u en o (voy. annoncer); 2"
de ti« en ce (voy. a</en«er).
f Nocher, de ritalien nocc/itere
(nocher).
Nocturne, du L. nocturnut
(nocturne).
nrodoalte, du L. nodositatem
(m. s.).
ifoel, jour de naissance du Sei-
gneur, en provencal nodal, en ita-
lien natale , du L. natalis (jour de
naissance) par la chute du t me-
dial na{t)alts (voy. abbaye) et par
le changement : 1° de a en o (voy.
toon) ; 2* de alis en eZ (voy. an*
nuel),
Ce qui confirme cette transfor-
mation de natalis en noel, e'est
qu'une forme derivee Sancta Na-
talia a egalement donne £atnfe
tfoele.
JVeewf, du L. nodus (noeud)
par le changement de o en am
(voy. aecueiUir).
Noir , du L. nigrum (noir) pat
la reduction de gr a r (voy. «c-
cueillir) et par le changement de
i en oi (voy. fcotre). — D. noirdtre>
noiraudy noircir, noirceur. *
JWoifcif, voy. noir. — D. noir-
CM^Mre.
Noise bruit (en vieux frangais
querelle, facherie), du L. nawset*
(proprement degout, d'ou le sens
de facherie, puis de querelle).
Nous {en) devenant regulierement
natu(ia) (voy. abre'ger) puis no*ta
y Google
NOM
372
NON
(voy. alouett*), donne noise par
l'attraction de l't (voy. chanoine).
Noisette, voy. noix. — D. noi-
setier.
ifoiac, du L. nucem (noix). Pour
le changement de ucem en oix,
voy. croix. — D. noisette.
Noll*, voy. noliser.
f Noliser, de l'italien notea-
gtare (noliser). — D. noli* (sub-
stantif verbal.
ifom, du L. nomen (nom).
Nomade, du L. nomadem (no-
made).
!V6m6t*e, du L. numeruf (nom-
bre) par la contraction reguliere
(voy. p. lxxxi) de num{&)rus en
num'rus, d'ou nombre par le chan-
gement : 1* de u en o (voy. an-
noncer) ; 2* de mr en mbr (voy.
atooudre).
/Vom6t*et*, du L. numerare
(nombrer) par la contraction regu-
liere (voy. accointer) de nume-
rate en num'Tare, a.'ou nombrer
par !e changement de u en o (voy.
annoncer) et par celui de mr en
mbr (voy. absoudre).
ifomot«etfac 9 du L. numerosus
(nombreux) par la contraction re-
guliere (voy. accointer) de num(e)-
rosus en num'rosus, d'ou noro-
breug par le changement : 1° de u
en o (voy. annoncer) j 2° de mr en
mbr (voy. absoudre); 3° de osus
en eux (voy. amoureug).
2Vomot*iI, en provencal um-
bril, en i tali en ombelico, du L.
umtoJicuZtu* fderiv6 de umbilicus
nombril) par la contraction regu-
liere de umb$)liculus en umbli-
culus (voy. accointer); umbliculus
cnangeant u en o (voy. annoncer)
et teu/ut en il (comme dans pe>ti
de pertcuiwm : voy abeille) donne
omoftl, d'ou ombrti par dissimila-
tion de I en r (voy. p. lxxvi) :
umbril est devenu nombril (que
Ton trouve des le douxieme siecle)
Sar une prosthese de n qui est
ifficilement explicable.
Nomenclateur, du L. nomen-
clator (m. s.).
Nomenclature, du L. nomen-
datura (m. s.).
Nominal , du L. nominalis
(m. s.).
Nomlnatlf, du L. nomtnattvus
(de nominare, nommer).
Nomination, du L. nomina-'
tionem (m. s.).
iWofMittef, en provencal nom-
nar, en italien nominate, du L.
nominare (nommer) par la con-
traction reguliSre (voy. accointer)
de nom{i)nare en nom y nare d'ou
nommer par l'assimilation de mn
en mm (voy. aMumer). — D. re-
nommer (d'ou : renom substantif
verbal ; renomme'e substantif par-
ticipial), surnommer.
Aon, du L. non (non).
Nonaaenalre, du L. nonage-
narius (m. s.).
Nonageslme, du L. nonage-
simus (quatre-vingt-dix).
JVomom**, du L. nonaginta
(nonante). Pour le changement
de aginta en ante voy. cinquante.
f Nonce, de l'italien nunxio
(nonce).
Notichatant) voy. chaloir.
— D. nonchalance.
f Nonclature, de l'italien nun.
xt'atura (nonciature).
None, du L. non a (la neuvieme
heure du jour).
Nones, du L. nonae (le hui-
tieme jour avant les ides).
iVoatate, du L. nonna (consa-
cree a Dieu, dans saint Jerome).
— D. nonnain, nonnette.
Nonobstant, anciennement
non obstant, du L. non obstante
(participe de obstare, empecher;
oroule sens de nonobstant, propre-
ment : sans avoir egard a, sans
I que la chose empeche).
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NOU
373
NOU
Nord. mot d'origine germani-
nique (allemand nord, nord).
f Noria, do i'espagnol noria
(noria).
Normal, du L. normalis (con-
forme a la r&gle).
ilfofmaiMf,anciennement nor-
man> mot d'origine germanique
(norfhmati, homme du Nord).
JV©«, voy. ndtre.
Nosologic, du grec vo<to; (ma-
lad ie) et >6yo; (traite).
Nootalgle, du grec vooto; (re-
tour) et 5Xyoc (douleur, mal).
Nota, du L. nota (note), impe-
ratif de notare (noter).
Notable, du L. nolabilis (m6-
me sens). Sur abilis devenu able,
voy. affable.
Notalre, du L. notarius (scribe
dans le Code Theodosien). — D.
notariat, notaHer.
Notation, du L. notationem
(m. s.).
Note, du L. nota (note).
Noter, du L. notare (m. s.). —
D. noteur, dtnoter.
Notice, du L. notitia (m. s.).
Sur cia devenu ce, voy. agencer.
Notification, duL. notification
nem (m. s.).
Notlflcr, du L. notificare (m.sA
Notion, du L. notionem (m.s.).
Notolre, du L. notorius (m. s.).
— D. notoriM.
Notre, anciennement nostre,
du - L. nostrum (ndtre) : Sur la
chute de *, voy. abtme. — Une
autre forme de nostre est nos,
qui est pour nost, comme propos
(propositum), dispos (dispositum)
sont pour propost et disnpst.
1. foue (plaine marecageuse)
origine inconnue.
• 2. iWbue (tuile qui sert a egout-
ter les eaux), du L. noca* , con-
duit dans les textes de la basse-
htinit6 : noca est d'origine ger-
manique (ancien haut allemand
ndch, conduit). Sur la chute du e
medial, no(c)a, voy. ami; sur o
devenu ou, voy. affouage.
Nouer, du L. nodare (noucr)
par la chute du d medial no{d)are
(voy. accabler) etpar le change-
ment de o en ou (voy. affouage).
— D. dtnouer, renouer; nouure,
nouet.
iW6weifac,d u L.nod ostw(noueux)
par la chute du d medial (voy. ac-
cabkr) et par le changement :
1° de o en ou (voy. affouage);
2° de osus en eua? (voy. amou-
reux).
f Nougat, de I'espagnol no-
gado (nougat).
JWowille, de l'allemand nudel
(nouille) par la contraction de
nud(e)l en nud'l, d'ou nouille par
Fassimilation de dl en U (voy. aJ-
lumer) et par le changement de u
en or (voy. angoisse) puis de oi
en oui (voy. affouage),
Nourrain, en provencal not-
rtro, du L. nutrimen (propr. nour-
riture, puis action de nourrir, d'e-
lever) . — Nutrimen a donne nour-
rain par le changement : 1° de u
en ou (voy. accouder); 2° de tr
en rr (voy. arriere) ; 3° de imen
en ain (voy. otrain) .
ifoMtftce, du L. nttfrt'cem
(nourrice) par le changement : 1°
de u en om (voy. accouder) ; 2° de
tr en rr (voy. arrt^re). — D. nour-
ricier.
Nour*nr^ du h. nutrire (nour-
rir) par le changement : 1° de u en
ou (voy. accouder) ; 2° de tr en rr
(voy. arri&re). — D. nourrissant 9
nourrisseur, nourrissage.
Nourrimmon^ du L. nutrition
nem (nourriture par le passage du
sens abstrait de nourriture au sens
concret d'fitre nourri, eleve: on
dit de mgme (aire une Education
pour faire un eleve).
Nutritionem a donnfi nouriisson
y Google
NOY
374
NUI
par le changement : 1* de u en ou
ivoy. accouder) ; 2° de tr en rr
(voy. arriere); 3* de ti en ss (voy.
agencer).
Momrritmre, du L. nufrtfura
(nourriture) par le changement de
u en ou (voy. accouder) ; 2* de tr
en rr (voy. arriere).
JWbtM, du L. nos (nous) par le
changement de u en ou (voy. a/*-
fouage).
iWouveow , ancieno. noutwl, du
L. novellus (nouveau), parle chan-
gement : 1° de o en ou (voy. af-
fouage) ; 2* de eUus en el, puis en
eau (voy. aotieau). — D. de l'an-
cienne forme nouvel: renouveler.
Mamveam <e, ancienn. novelte",
du L. novellitatem (nouveaute)
par la contraction reguliere (voy.
accointer) de notrcllOQ totem en no-
ver^alem, d'ou novelti par le chan-
gement de afem en «* (voy. abb^) ;
nouveltt par celui de o en ou (voy.
affouage) , nout?eattt^ par celui de
el en eau (voy. ao/neau).
iioueelfe, du L. novetfa* (pro-
prement chose nouvelle). Sur o de-
venu ou, voy. affouage. — D. nou-
veUiste.
Movateur, du L. novafor
(m. s.).
Novation, du L. novationem
(m. s.).
Novemfere, du L. november
(m. s.).
Mo vice, du L. nowctus (novice
dans Juvenal). Sur ciu devenu ce,
voy. agencer. — D. notnctot.
2Wby«M, anciennement noial,
en provencal nogal, du L. nucoto
(proprement amande) par la chute
du c medial nu(c)alis (voy. af-
fouage), d'ou noiat par le change-
ment de u en oi (voy. angoisse) ,
noyau par celui de of en au (voy.
agneau).
1. ifbyet* (substantia , en pro-
vencal noguier, du L. nucartux*
(derive de nucem, noii). JVu(c)a-
rtux a donne noyer par la chute du
c m6dial (voy. affouage) et par le
changement : 1* de u en o (voy.
annoncer) ; 2° de artu* en ier (voy.
dnier).
2. Jfoye* (verbe), ancien. noter,
en provencal negar, en italien ne-
gare, du L. necare, proprement
faire perir, puis faire mourir dans
l'eau; sur cette restriction du sens,
voy. p. xnn : necare a deja le sens
de noyer dans les auteurs latins de
la decadence * *PostremoElixjussu
profani tacerdotes comprehensi f
deauctique ad torrentem necati
sunt, » dit Sulpice-Severe (Hist. I);
et dans Gregoire de Tours : Matrem
ejus lapide ad coUum ligato necare
jussisti.
Necare est devenu negate par le
changement regulier de c en g
(voy. adjuger) dans les textes car-
lovingiens : « Si quis alicujus pe-
cus negaverit vel famulus vel in-
fans....* dit la Lex Alamannorum.
Ne(g)are perdant le g medial (voy.
oilier) a donne" noyer par le chan-
gement de e en oi (voy. accroire).
— D. noyade.
2Vm, du L. nudus (nu) par la
chute du d (voy. alouette). — D.
nument (propr. nuement).
Hmage, voy. nue. — D. nua~
geux.
iVtfafam, voy. nue.
Nuance, voy. nue. — D. nuan>
cer.
Mobile, du L. nubilis (m. s.).
— D. nubtWte*.
Mudlte, du L. nuditatem
(m. s.).
Ifwe, du L. nubem (nue) par la
chute du b medial nu(b)em (voy.
toon). — D. nuer, nuance, nuage,
nuaison, nude.
ifuire, du L. nocere (nuire)
par la contraction feguliere de
noc(fyre en nocYe (voy. p. lxxu).
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OBfi
875
OBJ
d'ou nuire par le changement de
ocre en uir, changement deja etu-
die au mot cuire.
Nmisibte, du L. nocibilis (nui-
sible) par la contraction reguliere
(voy. p. lxxxi) de nocibilis en
noctb'lis; d'ou num&fe par le chan-
gement : V de o en ux (voy. cui-
der); 2* de c en * (voy. amttit).
ilfWit, anciennement not*, du
L. noctem (nuit) ; sur oct devenu
oit puis uti, voy. huit. — D. nui-
tamment; nuitee.
itu I, du L. nuMtw (nul). — D.
nuilitt, nullement.
ifwmettt, voy. nu.
Numeraire, du L. numerartu*
(qui sert a compter).
Numeral, du L. numeralis
(numeral).
Numerateur, du L. numera-
tor (celui qui compte).
Numeration, du L. numera-
tionem (action de compter).
Numeriqae, du L. numericus*
(denve de numerus nombre).
f Ham^ro, venu au seizieme
siecle de l'italien numero (nombre).
— D. numiroter, numirotage.
NumUmate, derive du grec
v6|u<ru.a (monnaie).
Numlsmatlque, du grec vo-
u.i<ru.aTtx6c (qui a rapport a la
monnaie) .
Nummulatre, du L. nummu-
larius (qui est en forme de piece
de monnaie).
Nuneunatlf ,du L. nuncupati-
vus * (derive de nuncupcrtus desi-
gn 6).
Nuptial, du L. nuptialis (m£me
sens).
iWugue, mot d'ongine germa-
nique (neerlandais nocke colonne
vertebrate).
Mutation, du L. nutationem
(balancement).
Nutrltlf, du L. nutritivus* (de-
rive de nutritus nourri) .
Nutrition, du L. nutritionem
(action de nourrir).
Nyctalope, du grec vuxrdXw^
(qui voit plus clair la nuit que le
jour). — D. nyctcUopie.
Nymphe, du L. nympha (nym-
phe).
Nymphee, du L. nympheum
(grotte, fontaine).
O
oasis, du grec 6a<nc (oasis).
Obedience, du L. obedientia
(obeissance). Sur tia devenu ce,
voy. agencer.
Obeir, du L. obedire (obeir)
par la chute du d medial obe(d)ire
voy. accabler. — D. obe'issant,
obeissance, dtsobHr.
Obeissmnce. voy. obHr.
Obellsque, au grec 66eXC<moc
(obelisque)
oberer, du L. obaerare (oberer).
Obere, duL. obaeratus (m. s.).
Sur atos devenu i, voy. au mot
ampoule".
Obetlte, du L. obesitatem (m.
s.). Sur atem devenu 4 f voy. abbe 4 .
Obier, voy. aubier.
Obit, duL. obitus (mort).— D.
obituaire.
objeeter, du L. objectare (op-
poser).
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OBS
376
OBV
Objeetlf, du L. objectivus*
derive de objectus (objected
Objection, du L. objectionem
(action de mettre devant).
Objet, du L. objectus (objet qui
s'oflre aux regards). Sur ct devenu
t, voy. affdte 1 .
Objurgation, du L. objurga-
tionem (reproches).
Oblation, du I* oblationem
(action d'offrir).
Obligation, du L. obligationem
(obligation).
Obllgatolre, du L. obligato-
rius (m. s.) .
Obllgeance, voy. obliger.
Obligor, du L. obligare (obli-
ger). — D. obligeant, obligeance,
de'sobliger.
Oblique, duL. obliquus (m. s.).
Obllqulte, du L. obliquitatem
(m. s.).
Obliteration, du L. oblitera-
tionem (m. s.).
Obllterer, du L. obliterate
(m. s.).
Oblong, du L. oblongus (al-
longe).
Obole,du grec 666X0; (ancienne
monnaie d'Athenes).
Obombrer, du L. obumbrare
(ombrager).
Obscene , du L. obscenus
(m. s.).
Obscenlte, du L. obscenitatem
(m. s.).
obscur, duL. obscurus (m. s.).
— D. obsc^rcir^ obscurcissement.
Obscurlte, du L. obscuritatem
(m. s.). Sur atem devenu 4, voyez
abbe".
Obsecration, du L. obsecra-
tionem (obsecration).
obseder, du L. obtidere (as-
sizer, envahir).
Obseques , du L. obsequiae
(obseques, dans les Inscriptions).
Obscqnleux, du L. obsequio-
sus (assidu, attentif). Sur o*ux de-
venu eux, voy. amoureux. — D*
obsi quiosite".
Observance, du L . observan-
tia (respect de). Sur tia devenu
ce t voy. agencer. *
Observateur, du L. observa-
tor (m. s.).
Observation, du L. observa-
tionem (observation).
Observatolre, derive de 06-
servatus (observe^.
Observer, du L. observare
(m. s.).
Obsession, du L. obsessionem
(siege).
Obsldlonal, du L. obsidiona-
lis (de siege).
Obstacle, du L. obstaeulum
(m. s.). Pour le changement de
aculum en acle, voy. p. lxxxi.
Obstlnatlon, du L. obstina-
tionem (obstination).
Obstlne, du L. obstinatus (obs-
tin6). Sur atus devenu ^ voy. am"
poult.
Obstlner, du L. obstinate
(m. s.).
Obsructlf, du L. obstruetivus*
(derive de obstructus obstru6).
Obstruction, du L. obstruc-
tionem (m. s.).
Obstrner, duL. obs truer e (bou-
cher). — D. ae'sobstruer.
Obtemperer, du L. obtempe-
rare (m. s.) .
Obtenlr, du L. obtinere (obte-
nir). Sur i devenu e, voy. admet-
tre; sur e devenu t, voy. accom-
plir.
Ob tent Ion, du L. obtentio-
nem (derive de obtentum supin de
obtinere obtenir).
obtnrateur, du L. obturator*
(derive de obturare. boucher).
Obtus, du L. ootusus (obtus).
f obus , de l'espagnol obut
(obus). — D. obuxier.
obvler, du L. obviare (ob-
vier).
y Google
OCT
377
OECU
Ocease, du L. occasus (coucher
du soleil).
Occasion, du L. occasionem
(m. s.). — D. occasionner, occo-
sionnel.
Occident , du L. occidentem
(m. s.).
Occidental, du L. occidentalis
(m. s.).
Occipital, du L. occipitalis
(derive de occiput) .
Occiput, du L. occiput (m. s.).
Occtt»e, du L. occidere (tuer)
par la contraction reguliere (voy.
§. lxxxi) de occid(£)re en occidWe
'ou occire par la reduction de dr
a r (voy. amere).
Occlslon, du L. occutonem
(massacre, dans saint Jerome).
Occnltatlon, du L. occultatio-
nem (action de se cacher).
Occulte, du L. occultus (se-
cret).
Occupation, du L. occupation
nem (m. s.) .
Occuper, du L. occupare (m&-
me sens). — D. occupant.
'Occurrence, du L. occurren-
tia * (m. s.) .
Occurrent, du L. occurrentem
(qui va au-devant).
Ocean, du L. oceanus (m. s.).
— D. octane.
©ere, du grec a>xpa(terre jaune).
— D. ocreux.
Octaedre, du grec ftxToUSpoc
(corps solide a huit faces) .
Octant, duL. octantem (la hui-
tieme partie) .
Octante, du L. octaginta forme
derived de octuaainta par la re-
duction habituelle de ua en a )
voy. p. xc. Octuaginta est dans
Vitruve pour octoginta. Sur le
changement de aginta en ante,
voy. cinquante. — D. octantieme.
Octave, du L. octavus (hui-
tieme).
•ctobre, du L. October (m.s.).
Octogenalre, du L. octogena-
rius (m. s.)
Oetog one, du grec ixtco (huit)
et ywvo; (angle).
Oc*t*oi, voy. octroyer.
Oc4i*oyet», accorder, du L.
auctoricare (deiiv6 de auctorare
procurer, puis concecler, accorder t
octroyer) par la contraction (voy.
aider) de auct{o)ricare en aucVri-
care. Perdant le c medial (voy.
affouage), auctri(c)are donne auc-
troyer (comme plicare a donne
ployer) parle changement de i en
oi (voy. ooire). Auclroyer devient
octroyer par le changement de au
en o (voy. alouette); enfin l'an-
cien francais transformant regulie-
rement ct en < (voy. affttd) dit o-
troyer. — D. octroi (ce que Ton
accorde, don t cadeau; (puis sub-
side accorde par le peuple au sou-
verain).
Octuple, du L. octuplum (m$-
me sens).— D. octupler.
Oculalre, du L. ocularius
(m.s.).
ocullste , derive de oculus
(ceil).
t Odalisque, mot d'origine
orientale (turc odalik odalisque).
Ode, du grec (port (chant).
Odeur, du L. odorem (m. s.J .
Odleux, du L. odiosus (m. s.).
Sur osus devenu euap, voy. amou-
reux.
Odontalgic, du grec 66ov-
taXyta (mal de dents). — D. odon-
talgique.
Odontologte, du grec &6ovc
(dent) et Xoyo; (traite).
Odorant, duL. o dor antem (qui
sent).
Odorat, du L. odoratus (m. s.).
Odorlferant, compose de odo-
rem (odeur) et ferentem (portant) .
Odyssee, du grec 65v<r<refa
odyssee).
fficumenlque, du grec otxov-
y Google
OEUV
378
OGI
lievtxo? (universel). — D. cecume'-
niciU.
tiBdeme, du grec ot&iiia (gon-
flement) .
OEit, anciennement ot7, du L.
ocuCus (ceil) par la contraction re-
guliere (voy. p. lxxxi) de oc(u)lus
en oc'lus, qui etait deja effectuee
dans le latin populaire (puisqu'on
lit dans V Appendix ad Probum :
« oculus non oclus. »
Oclus, a donne l'ancien fran-
cais oil par le changement de cl
en il (voy. abeille) ; oil est devenu
euil puis cetJ par le changement
deo en opu (voy. accueillir). Quant
au plunel yeux , il s'est ainsi for-
me : l'ancien francais eut7 deve-
nantteutfpar le changement de
eu en ieu (voy. Jtew), a transform^
ieuil en tetw par dissimilation
(voy. p. lxxvi) ; ieul etant au plu-
riel ieuls (oculos) s'est reduit a
ieus par la chute de I (comme dans
eux de illos) ; ieus, qui est aussi
ecrit yens est devenu yeux par le
changement de s en a? (voy. deux).
— D. oeillere, ceillade, ceillet.
OEiiict, voy. ceil. - D. oeiUe-
ton.
OEiltctte (huile), au seizieme
sihcle-oliette, derive de olium, for-
me de la basse latin ite pour oleum
(huile; sur eu devenu iu, voy.
huile).
(Enologle, du grec otvo; (vin)
et Xoyo; (traite).
OSsophage, du grec otffo^dyoc
(oesophage).
ffistre, du grec oT<rcpo; (oestre).
OEufc du L. ovum (oeuf), par
le changement: 1° de o en ceu
(voy. accueillir); 2° de a en f (voy.
bcBuf). — D. ceutje*.
Oigwvffe, du L. opera (plur.
de opus , oeuvre), par la contrac-
tion reguliere (voy. p. lxxxi) de
op{€)ra en op'ra, d'ou ceuvre, par
le changement: 1° de o en ceu
(voy. accueillir); 2° de p en b,
puis en v (voy. ami?er) . - D. de"$-
ceuvre" ( participe du vieux francais
dtsceuvrer, compost de l'ancien
verbe ceuvrer, derive de oeuvre).
Oflenser, du L. off ens are (m.
s.). — D. offense (subst. verbal),
offensant, offenseur, offensif, of-
fensive.
Offertoire, voy. offrir.
Office, du L. officium (m. s.).
— D. officier(v.), of (icier (s.).
Official, du L. officialis (mi-
nistre d'un magistrat). — D. ofli-
cialite'.
Offlclel, du L. officialis (derive
de officium, office).
Offlcler (subst.), voy. office.
Offlcler (verbe), voy. o/jice.
Offlctne , du L. officina (labo-
ratoire). — D. officinal.
OJ|V<mcfe, du L* offer enda
(chose qui doit etre offerte), par la
contraction reguliere (voy. accoin-
ter) de off(&)renda en offWenda,
d'ou offrande par le changement
de en en an (voy. andouUle).
OflVe, voy. o/frtr.
OJfWt*, du L. offerere* (derive*
de offerre, offrir ; sur ,cet allonge-
ment en re, voy. au mot itre). Of-
f(e)rere, regulierement contracte
(voy. accointer) en offrere, a don-
ne offrir par le changement de e
en i (voy. accompltr).— D. offre
(substantif verbal); offerte (subst.
participial fort, voy. absoute); of-
ferioire.
Offuaquer, du L. offuscare
(oflusquer).
Offve (que Ton ecrivait aussi
augive au dix-septieme siecle) , du
L. augiva* (deriv6 de auhere f
augmenter; l'ogive va en saug-
mentant, en meme temps que
Tare ainsi forme augmente la
force de la voute. D'ailleurs on
trouve arc ogif (qui represente ar»
cus augivus), ce qui est decisif).
y Google
OIN
379
OLI
Augivus a donne ogif par le chan-
? cement : 1° de au en o (voy. a-
ouette) ; 2° de v en f (voy. baeuf).
— D. ogival.
Ogre, dans la mythologie du
moyen age, monstre qui se nour-
rissait de chair humaine. Ogre
(qui est en italien orco) vient du
L. orcus (dieu de l'enfer), par la
transposition (voy. dprete) de or-
cus en ocrus; ocrus . donne ogre
(comme acris donne aigre) par le
changement de c en flf (voy. ad/u-
ger).— D. ogresse.
Oie, en provencal auca, en
italien oca, du L. auca (oie, dans
les plus anciens textes latins du
moyen age : Accipiter qui aucam
mordet, dit la Lex Alamanno-
rum; et dans les Formules de
Marculfe : « Aucas tantas, fasia-
nos tantos. > Auca est une con-
traction de avica, derive de avis;
avica a donne auca, comme na-
vifragium a donne naufragium f
comme navita a donne nauta),
Perdant le c medial (voy. af-
fouage), au(c)a donne oie par le
changement de au en oi (voy.
aboyer).~- D. oison.
OtgfMtm, du L. untonem (oignon
dans Columelle) par le change-
ment : 1° de ni en gn (voy. cigo-
gne); 2° de u en oi v voy. an-
goisse) .
f Ollle, de l'espagnol olla (es-
pece de potage).
Oftuft*e, du L. ungere (oindre)
par la contraction reguliere (voy.
p. lxxxt) de ung(e)re en ung're,
d'ou tm're par la reduction de gr
a r (voy. occuetZWr) qui donne
oindre par le changement : 1* de
nr en ndr (voy. absoudre) ; 2° de
u en oi (voy. angoisse).
Oi**g 9 du L. unyuem (oing) par
le changement de u en oi (voy.
angoisse).
Ofat*«du L. unrtum (oint) par
la reduction de ci a f et le chan-
gement de u en oi (voy. affe'U).
Otoemt, anciennement oisel,
en provencal aucel, du L. aucelius*
(proprement petit oiseau; sur rex-
tension du sens, voy. p. xxxii;
aucelius est une forme mascu-
line d'auceUa, qui est au premier
Steele de l'Empire dans Apicius;
aucella est une contraction d'avi-
cella, comme nauta de navita,
naufragium de navifragium, etc. . .)
Aucelius donne oisel par Je chan-
gement : 1" de au en oi (voy.
aboyer); 2* de c en * (voy. amitie).
Oisel devient oiseau par l'adoucis-
sement de el en eau (voy. agneau).
— D. de l'ancienne forme oisel:
oiseleur, oiselier; oisellon (aujour-
d'hui oisillon par le changement
de e en i, voy. accomplir).
Ofretcac, en provencal ocios,
en espagnol ocioso, du L. otiosus
(oiseuz) par le changement regu-
lier de otiosus en ociosus (voy.
agencer).
Ociosus devient oiseux par la
transformation : 1° deosus en evx
(voy. amoureux); 2° de c ens
(voy. amitO) ; 3* de o en oi par
Pattraction de Vi (voy. chanoine).
Oisif, derive d'un radical oise*
qui repond au L. otium (oisivete)
par le changement : 1° de ti en s
(voy. agencer); 2°de oen oi (voy,
angoisse). — D. oisivete'.
OffilloM, voy. otseau.
Oison, voy. oie.
Oleaglneux, du L. oleagino-
sus* (derive de oleagina, propre-
ment olivier) .
Olfaetlf, derive de olfacius
(odorat).
Oligarchic, du grec oXtyapxta
(gouvernement d'un petit nombre).
— D. oligarchique.
f ollnde, mot d'origine histo -
rique (voy. p. lxiv) de la villa
d'Olinde (dans le Bresil) .
y Google
ON
380
OND
Olive, du L. oliva (olive et Oli-
vier). — D. olivdtre, olirier, oli-
vaire.
Olographe, voy. holographs
Olympe, du L. olympus (m. s.).
— D. olympien.
Oly mplade, du L. olympiadem
(m. s.).
Olymplque, du L. olympicus
(ro. s.).
Ombelle, du L. umoella (para-
sol).
Omblllc, du L. umbilicus (me-
me sens). — D. ombilical.
Ombrage,du L. umbraticum*
(ombrage) par le changement :
t* de u en o (voy. annoncer);
2° de aticum en age (voy. dge). —
D. ombrager; ombrageux (cheval
qui a peur en voyant son ombre).
1. Ombre, du L. umbra (om-
bre) par le changement de u en o
(voy. annoncer).
2. Om6*e (poisson), origine
inconnue.
f Ombrelle, de Pitalien om-
breZla (ombrelle).
Omt6t a et- 9 du L. umbrare (om-
brer) par le changement de u en o
(voy. annoncer).
Om6r*etfac, du L. wmbro*tts
(ombreux) par le changement:
t° de osus en eux (voy. amouret*a?);
2° de tt en o (voy. annoncer).
Omelette, origine inconnue.
Ontcttvc, du L. omittere (omet-
tre) ; sur le changement de mittere
en metlre, voy. admettre.
Omission, du L. omissionem
(m. s.).
Omnibus, du L. omnibus (pour
lous).
Omnipotence, du L. omnipo-
tentia (toute puissance) .
Omniscience, du L. omnis
(tout) et scientia (science).
Omoplate, du grec wjxouXdxr)
(omoplate).
Oh, anciennement om, horn:
« Cc sat* horn bien que.... » dit la
Chanson de Roland (e'est-a-di ;
<f On sait bien cela, que.... »).
Horn est le L. /wmo (qui a deja
le sens de on dans la latinite de la
decadence • « Ut inter tabula* ad-
spicere homo non posset.... » dans
Gregoire de Tours.
Homo devient successivement
horn, puis om par la chute de h
initial (voy. atelier), on par le
changement de m en n (voy. c/ian-
Onagre, du L. onagrus (ona-
gre).
Otte, en italien unque, du L.
unquam (quelquefois) par le chan-
gement : !• de u en o (voy. an-
noncer); 2° de gu en c (voy. car).
1. Ottee (poids), du L. uncia
(once) par le changement : 1° de
U en o (voy. annoncer) ; 2° de eia
en ce (voy. a^enccr).
2. f Once (jaguar), mot d'ori-
gine orientale (persan yowl,
once).
Onctal, du L. unciaJw (haut
d'un pouce) .
Oncle, en provencal avoncle,
du L. avunculus (oncle) par la
contraction reguliere(voy. p. lxxxi)
de avunculus en amnc'lus ; per-
dant v medial {voy. a'ieul) a(v)tm-
clus donne aunclus d'ou oncle par
le changement de at* en o (voy.
alouette) .
Onctlon, du L. unctionem
(m. s.) . Sur u devenu o, voy. an-
noncer.
Onctueux, du L. onctuosus*
(derive de unctus poll). — D.onc-
tuosite".
Oiufe, du L. unda (onde). Sur
u devenu o, voy. annoncer. — D.
onde", onde'e, ondin y ondine, on-
doyer (denve de onde, com me lar-
moyer de larme, guerroyer de guer-
le, edtoyer de c te> nettoyerdene^
coudoyer de coude.)
yGoogk
OPE
381
OPT
On<foye»> voy. onde. — D.
ondoyanty ondoiement.
Ondule , du L. undulatus
(m. s.) . — D. ondulation, ondula-
toire.
Onduler, du L. undulare* (m.
s.). — D. onduleux.
Onerenx, du L. onerosus
(m. s.).
Ottjyfe, du L. ungula (ongle)
par la contraction reguliere (voy .
p. lxxxi) de ung(Q)la en ung'la,
d'ou ongle par le changement de
u en o (voy. annoncer). — D. on-
gUe, ongletj ongle".
Onguent, du L. unguentum
(parfum).
Onguieule, derive de ungui-
culus (petit ongle).
Ongule, duL.ungulatus (m.s.).
Onomatopee , du grec ovofia-
Toiro.ia (m. s.).
Ontologle, du grec 6v,5vto;
(etre) et Xoyo? (traite). — D. onto-
logique.
Onyx, du grec 6wg (espece d'a-
gate).
On*e, du L. undecim (onze)
par la contraction reguliere (voy.
S. lxxxi) de tmd(6)cim en und'cim
'ou onze par le changement: t°de
dc en c (voy. adjuger) et de c en %
(voy. amitie) ; 2° de « en o (voy.
annoncer). — D. onzi&me.
Oollthe, du grec <I>6v (oeufj
et >(6o? (pierre).
Opaelte, du L. opacitatem
(m. s.).
Opale , du L. opaJus (m. s.).
Opaque } du L. opacus (opa-
que).
f opera, de l'italien opera
(opera).
Opei*ateur, du L. operatorem
(qui opere).
Operation , du L. operationem
(travail).
operenle, du L. operculum
(couvercle).
Operer, du L. operari (opd-
rer).
Ophldelde, du grec 6?i; (ser-
pent) et xXet;(clef), propr. serpent
a clefs.
Ophldlen, du grec 691c (ser-
pent).
Ophthalmie, du grec 6?6otXtua
(inflammation des yeux). — D.
ophthalmique.
Oplaee, deriv6 de opium (voy.
ce mot).
Oplat, derive de fiuiov (sue).
Opller, du L. oppilare (obs-
truer). — D. de'sopiler.
Opinio, du L. opimus (meme
sens).
Oplner, du L. opinari (opi-
ner, juger). — D. opinant, opi-
nidtre (qui est obstinement attache
a ce qu'il a opinti),
Oplniatre, voy. opiner, — D.
opinidtrer, opiniatrete'.
opinion, du L. opinionem
(m. s.).
Opium, du L. opium (m. s.
dansPline).
opportun, du L. opportunus
(m. s.).
Opportunity, du L. opportu-
nitatem (m. s.).
Oppose* , voy. poser. — D.
opposant.
' Opposite 9 du L. oppositus (ce
qu'on met devant).
Opposition, duL. oppositio-
nem (m. s.).
Oppre*Mer, voy. presser. —
D. oppressif.
Oppresseur, du L. oppressor
(oppresseur).
Oppression, du L. oppression
nem (m. s ).
•pprimer, du L. opprimere
(opprimer).
opprobre, du L. opprobrium
(m. a.).
Optatif,duL. op tativus (m. s).
opter, du L. optare (choisir).
y Google
OR A.
382
ORD
OptfBlsMe, deriv6 de opti-
mum (tres-bon). — D. optimiste.
Optlan, du L. optionem (m. s.).
Optlque , du grec dimxd; (qui
a rapport a la vision). — D. opti-
cien.
Opulence, du L. opulentia
(m. s.) .
opulent , du L. opulentut
(m. s.).
Opuoeule, du L. opusculum
(m. s.).
1. Of (substantif), du L. aurum
(or) qui etait deja orum dans le
latin populaire ; comme nous I'at-
testeFestus : « aurum, quod rustici
orum dicebant. » Suf au devenu o,
?oy. alouette).
2. ©f, anciennement ore (pro-
prement a oette heure, presente-
ment), du L. hora (heure) , par la
chute de h initial (voy. atelier). —
D. desormais, dorenavant, encore,
lors, alors (voy. ces mots).
Oracle , du L. oraclum (oracle
dans Virgile , forme contractee de
oraculum).
Orage, en provencal auratge,
du L. auraticum* (orage, derive
de aura, vent, brise) par le chan-
gement: 1° de au en o (voyez
alouette); 2* de aticum en age
(voy. dge). — D. orageux.
Ofafeotf, du L. orationem
(priere, oraison- dans Tertullien).
Sur, ationem devenu aison, voyez
fenaison.
Oral, du L. oralis (m. s.). — D.
oralement.
f Orange, en espagnol na-
ranja, mot d'origine orientale; de
l'arabe n&ranj, orange; le motfran-
cais qui devrait etre narange a pris
la forme orange par suite d'une
confusion avec le mot or; le latin
appelait l'orange pomme d'or
{aureum malum) ; le francais a
voulu retrouver or dans le mot
nouveau qu'il adoptait. — D. oran-
ger f orangerie, ordngeat, oran-
geade, orange.
f Orang-outang, mot d'ori-
gine malaise.
Orateur , du L. oratorem (ora-
teur).
1. Oratolre (subst.),du L. ora-
torium (m. s.). — D. orator ien.
2. Oratolre (adj.), du L. orato-
rius (m. s.).
t Oratorie , de l'italien orato-
rio (m. s.).
Orbe, du L. orbis (voute ce-
leste).
Orbleulalre , du L. orbicula-
ris (m. s.).
Orblte, duL. orbita (revolution,
orbite). — D. orbitaire.
Oreanete, origine inconnue.
Orehestre, du grec opxifa-
rpa (partie du theatre oule choeur
faisait ses evolutions).
Orehl*, du grec fipvic (plante
bulbeuse). — D. orchidee.
Ordalle, du L. ordalium *,
mot de la basse latinite qui est
d'origine germanique et repond a
l'anglosaion orddl jugement de
Dieu).
Ordinaire, du L. ordinarius
(m. s.).
Ordinal , du L. ordinalis (m6-
me sens).
Ordination , du L. ordinatio-
nem (nomination).
Ordonnaneer, voy. ordonner.
— D. ordonnancement. ,
Ordonnateur, du L. ordina-\
tor (m. s.). Sur t devenu o, voy.
ordonner. \
Ordonner , du L. ordxnart '
(ordonner) par le cnangement :
1° de t en o (voy. frotter) ; 2 # de
n en nn (voy. an). — D. disordon-
ner % ordhnnance.
Of«ffe, du L. ordinem (ordre)
par la contraction reguliere (voyez
p. lxxxi) de ord(l)nem en ord'nem
d'ou ordre par le cnangement de n
y Google
ORF
383
ORI
en r (toy. coffre). — D. de'sordre,
sous-ordre.
Ofdtcfe, derive" de l'ancien
adjectif ord (sale) qui etait encore
employe par quelques ecrivains au
dix-huitieme siecte. Ord est le L.
horridus (repoussant, d'ou le sens
de sale) par la contraction regu-
liere (voy. p. lxxxi) de horr{l)dus
en horfdus d'ou ord par la chute
de h initial (voy. atelier). — D.
ordurier.
Orw (lisiere d'un bois), du L.
orata* (bord, lisiere, derive deora
bord). Sur ata devenu 4e, voy. am-
poule.
Ofelffe, du L. auricula (de-
rive de auris oreille) qui etait
deja oricula dansle latin populaire
(comme Tatteste Festus ; — sur ce
changement de au en o, voyez
alouette) Oric(&)la regulierement
contracts enortc7a (voy. p. lxxxi)
donne om'W«par lechangement de
tela en eille (voy. abeille), — D.
oreillon, oreillette, oreiller, oreil-
lard f orillon.
•remas, du L. oremus (prions,
de or are prier).
Of fe»f e, du L. aurifabrum
(orfevre, proprement ouvrier qui
travaille Tor) par la contraction de
aur[i)fabrum en aur'fabrum d'ou
orfivre par le changement: 1° de
au en o (voy. alouette) ; 2° de a en
e (voy. acheter) ; 3° de ben v (voyez
avant). — D.orfevrerie, orfe'vre.
Ot*/tHile 9 du L. ossifraga (or-
fraie, dans Lucrece) par la contrac-
tion reguliere (voy. accoirUer) de
oss(\)fraga en os'fraga. Osfra(g)a
perdant le g meaial (voy. allier)
donne orfraie par le changement:
1° de a en at (voy. aigle) ; 2° de s
en r que Ton retrouve dans Mar-
seille de Iffassiliaetdans varlet qui
est une transformation de vaslet
(voy. valet). .
Of fro< 9 du L. aurum phry-
gium* (broderie d'or, orfroi. Ovide
appelle phrygiae vestes des etoffe?
brocheesd'or). Pour le changement
de aurvm en or, voy. ce mot.
Phry(g)ium a donne" froi par lq
chute du ^ medial (voy. o/Zter) et
par le changement: 1* dephr en
fr (voy. coffre)', 2°de t enoi (voyez
ootre).
Of jyatufi, origine inconnue.
•rgane, du L. organum (or-
gane). — D. organiser, organisme,
organique.
Organiser, voy. or gone. — D.
organisation, organisateur, d&sor-
ganiser, rtorganiser.
Organlste, voy. orgue.
Organsln, origine inconnue.
— D. organsiner t organsinage.
Of «ye, en provencal ordt, du L.
hordeum (orge)par le changement
regulier (voy. o&r^er) de ftor-
d(eu)men /iord(iu)i» d'ou hordium
par la consonnification de iu en ;u
(voy. abriger). Hordjum donne
or^e: 1° par la chute de h initial
(voy. atelier) ; 2* par la reduction
de dj a <j (voy. aore'ger). — D. or-
geat (originairement decoction
d'orgebien qu'il n'entre aujour-
d'hui dans cette boisson qu'une
emulsion d'amande) , orgelet.
. Orgie, du grec ipyia (f&e de
Bacchus).
Of gue, en italien drgano. du
L. organum (orgue hydrauhque
dans Suetone ; orgue , instrument
a vent dans saint Augustin et Gas-
siodore) par la chute des deux syl-
labes atones (voy. p. lxxxi) , — D.
organiste (derive de organum or-
gue).
Of meet I, en italien orgoglio.
mot aborigine germanique (orgel
orgueilleux). — D. orgueilleux.
Orient, du L. Orientem (point
du ciel oil le soleil se leve sur l'ho-
rizon). — D. orienter, oriental,
orientaliste.
y Google
ORN
38fc
ORT
Orlenter, voy. orient. — D.
orientation, d&sorienter.
Orlflee,du L. orificium (m. s.).
Orlflamme, du L. auriflamma
(flamme d'or, etendard) : sur au de-
venu o, voy. alouette.
Origan, du L. origanum (m. s.).
Orlglnalre, du L. originarius
(ni. s.).
Original , du L. originalis
(m. s.). — D. originality.
Orl«lne,du L. originem (m. s.).
— - D. originel.
f Orlgnal, anciennement ori-
onac (orcnoc, elan du Canada), du
basque orenac cerf ; nom que les
Basques emigres au Canada don-
nerent a l'elan de l'Amerique du
Nord.
Ofipemc, proprement feuille
de laiton, du L. auri pellem (dans
la basse latinite : proprement feuille
d'or). Sur au devenu o, voyez
alouette; sur el devenu eau, voyez
agneau.
Of le bordure, du L. orula (di-
minutif de ora bord) par la con-
traction reguliere (voy. p. lxxxi)
de or(u)fa en of la.
Of me, en provencal olm, en
italien olmo, du L. ulmus (orme)
par le changement: 1° de u en o
(voy. armoncer) ; 2° de I en r
(voy. apdtre). — D. ormeau (an-
ciennement ormel; sur el devenu
eau } voy, agneau), ormaie, or-
roote. ormille.
Ot*tte, du L. orntw (frene).
Ornemen t, du L. ornamentum
(ornement). — D. ornemaniste,
{ornementiste).
Orner, du L. ornare (orner) .
Of*tf{et*e, dans le patois de la
Picardie ordteVe, du L. orbitaria *
(derive de orbita orniere). Orb(L)-
taria se contractant regulierement
(voy. accointer) en orb'taria donne
ordi&re par le changement : 1° de
bt en d (voy. accouder) ; 2° de
aria en iere (voy. dm'er). Ordtire
s'est posterieurement altere en or-
niere.
Ornlthogale, du grec opvi-
GoYaXov (m. s. propr. lait d'oi-
Ornlthologle, du grec 6pvic,
6pvi6o; oiseau) et Xoyo; (traite).
— D. ornithologiste s ornithologue.
Opottjye, corruption de orange
(voy. orange).
Ot*poilleicf' 9 qui recherche
les failles (paillettes d'or). Pour
Petymologie, voy. or et paiUe.
Ot*pfrefit», anciennement or-
phenin, a l'origine orphanin f du
L. orphaninus (derive de orpha-
nus orphelin) par le changement :
1° de a en e (voy. acheter) ; 2° de
n en I (voy. aller).
Orpiment (sulfure jaune d'ar-
senic employe en peinlure) du
L. auri pigmentum (couleur pour
peindre en or). Sur au devenu o,
voy. alouette; sur gm devenu ro,
voy. p. ci.
Orsellle, origine inconnue.
Ot**eif, anciennement arteil,
en provencal arteil, en italien
ortiglio f du L. articulus (articula-
tion, et aussi doigt). kniculus a
donne arteil par le changement de
iculus en eil (voy. abeiUe); sur
le changement d'arteil en orteil,
voy. taon.
Orthodoxe, du grec 6p8o5o^o;
(qui a des opinions droites). — D.
orthodoxie.
Orthogonal, du grec opdofw-
voc (qui est a angles droits).
•rthographe,dugrec opdoypa-
91a fecriture juste). — D. ortho-
graptiier, orthographique.
Orthographle, du grec opdo-
ypa<p(a (coupe perpendiculaire d'un
batiment).
Orthopedle, du grec 6p86c
(droit) et naiSeta (education). —
D. orthopidique.
y Google
OSS
385
OTE
OWie, en espagnol ortiga, en
italien ortica du L. urlica (ortie)
par le changement : 1° de u ea o
(voy. annoncer); 2° de tea en ie
(voy. ami).
•rtlve, du L. ortivus (qui se
leve).
j- Ortolan, venu du provencal
ortolan (en italien ortotano), 'du
L. fiorfuiantw (propr. de jardin,
les ortolans nichant d'ordinaire
■dans les haies des jardins).
■j- Orvietan, de l'italien orvie-
tano (derive de Orqiete nom d'un
charlatan d'Orvieto qui apporta
cet electuaire en France, en 1647).
Oryctographle, du grec 6pux-
x6? (fossile) et ypeupeiv (decrire).
Oryetologle, du grec dpuxxo;
(fossile) et X6yo« (traite).
©«, duL.os (os). — D. dtsosser,
osselet (diminutifde ossel, petit os).
Oscillation, du L. oscillatio-
nem (action de balancer).
Oselller, du L. oscillate (m. s.).
— D. oscillatoire.
Oseiffe, du L. oxalia (derive
de oxalis, oseille) par le change-
ment : 1° de x en * (voy. ajouter);
2° de li en il (voy. aU); 3° dea
en e (voy. acheter).
0«ev, en provencal ausar, en
italien ausare, du L.'ausare* (de-
rive de ausum, supin de audere
oser ; sur la formation des verbes
frequentatifs, voy. p. xxxn).
Ausare a donne oser par le chan-
gement de au en o (voy. alouette).
Osefofe, voy. osier.
Ostet* , derive du grec oTcro;
Rosier).
Osmazdme,* du grec dffjiij
(odeur) et Cwpi6; (bouillon).
Ossefe*, voy. os.
Ojwemetft*, pluriel de owe-
menf * qui est le L. ossamentum *
(deriv6 de ossa, os)
Osseuac, du L. ossuosus (m. s.),
par la reduction de wo a o '
sus, voy. p. xc d'ou osseux par le
changement de osus en eux (voy.
amoureuof).
•Miner, du L. ossificate* (m.
s. derive de os). — D. ossification.
Ossualre, du L. ottuarium
(urne scpulcrale).
Ostensible, du L. orfenstbtltf *
(derive de ostensum, supin de o*-
tendere, montrer).
ostensoir, du L. o« tensor turn*
(derive* de ostensum, supin de. os*
lendere, montrer).
Ostentation, du L. ostentatio-
nem (m. s.).
Osteologle, du grec baxtoXo-
-yia (etude des os).
Os trace, du grec oarpdxeo;
(qui est de la nature de l'hultre).
Ostraclsme, du grec 6<rrf>axto-
|io; (m. s.).
Otage , anciennement ostage,
en provencal ostatge, du L. obsi-
daticum* (derive de obsidatus ,
action d'etre donne* en otage et
aussi gage). — Obs{L)daticum con-
tracts suivant la regie (voy. ac-
cointer) en ob'sdaticum donne par
le retour insolite de d a t (voy.
p. xcvra) la forme obstaticum qui
est au sens d'otage, dans les textes
latins du moyen age : « Et de hoc
dederunt centum Saracenos de
melioribus obstaticos in potestate
Januensium, » dit un tezte du
onzieme siecle. Bs se reduisant
a s(comme on l'a vu au mot sujet) x
obstaticum devient ostaticum qui
est dans une charte de 1070 :
« Raymundus.:. et Arnaldus....
miserunt de in ostaticum. »
Ostaticum a donne ostage par
le changement de aticum en age
(voy. dge); puis otage par la chute
de s (voy. abime).
Otalgle, de ou;, <ot6? (oreille)
et aX-yo; (douleur).
Otet* , anciennement oster. du
L. haustare (frequentatif de hau*
22
y Google
OUR
386
OUR
rire, vider, retirer, d'ou le sens
(Tdter; on trouve dans Festus le
compose exhaustare pour dter :
« exnaustant = efferunt. »
Haustare a donne oster par la
chute de h initial (voy. atelier) et
par le changement de au en o
(voy. alouette). Sur otfer devenu
6ter, voy. abiroe.
Ottomane , mot d'origine his-
torique (voy. p. lxiv) ; derive de
Otteman (sofa a la turque).
Ou (conjonction), en italien o,
du L. aut (ou) par la chute du t
(voy. abbe" et atpu) et par le chan-
gement de au en o puis en ou
(voy. alouette).
Otf (adverbe), anciennement
u, en italien owe, du L. ubi (ou) ;
par la chute du 6 (voy. taon) ubi
se reduit a Tancien francais u qui
devient ou par le changement de
u en ou (voy. accouder).
Ouaiiie , proprement brebt*s
(encore avec ce sens dans Mme de
Sevigne), puis dans le langaee
symbolique Chretien : brebis du
pasteur, fideles. — Ouaille, ancien-
nement oueille, a Torigine oeille,
en provencal ovelha, du L. ovi-
cula (brebis); par la chute du v
medial o[v)icula (voy. aieut) , le
mot latin donne Tancien francais
oeille par le changement de ic'ula
en exile {yoy.abeiUe),oueille par le
changement de o en ou (voy. af-
fouage).
Ouate , origine inconnue. —
D. ouater.
. Om6IIc, ancien francais oubUe,
du L. oblata *• (au moyen age ga-
teau que Ton offre, hostie; derive
de obtatus offert : oblate au sens
de gateau et d'hostie est frequent
dans les textes de la moyenne la-
tinite : *utde oblatis quae offerun-
tur a populo et consecrationi su-
persunt, > dit une lettre d'Einc-
mar (8&2).
Oblata changeant o en ou (voy.
affouage) , et ata en e'e (voy am-
poule) donne Tancien francais ou-
oUe qui est devenu posterieure-
ment oublie. *- D. oubitcur.
Ott 6ftef , du L. oblitare * (ou-
blier, derive de oblitus participe
de obhvisci oublier).
Obli{t)are a donne oublier par
la chute du Tmedial (voy. abbaye)
et par le changement de o en v ou
(voy. affouage) . — D. ouMt (sub-
stantif verbal); oublieux, oubliette.
Otterf, ancien francais west,
mot d'origine germanique (alle-
mand west ouest).
Out , anciennement otl, du L.
/ioc t'tfud (e'est cela). Le latin hoc
avait donne dans notre ancienne
langue la forme o (par la chute :
1° de h initial, voy. atelier; 2° de
c final, voy. ami); au treizieme
siecle n* dire ni o ni non 6tait l'e-
quivalent de notre locution mo-
derne ne dire ni out ni non. De
m£me que hoc devint o, le compose"
hoc illud (e'est cela mfeme) devint
oil par la chute du c m&iial ho(c)
illud (voy. affoudge) et par la
disparition de h initial (voy. ate-
lier) ; ce oil (hoc illud) avait pour
corrcspondant nennil (non illud) ;
de meme que nennil perdant I,
devint nenni en francais moderne,
— oil devint oi d'ou out par le
changement de o en ou (voyez af-
fouage).
Ottte, voy. oui'r. — D. outer.
Owtr , anciennement oir, en
italien udire, du L. audire (en-
tendre) par la chute du d medial
au(d)ire (voy. accabter) et par le
changement de au en o dans l'an-
cien francais, puis de o en ou
dans le frangais moderne (voyez
alouette). — D. outc, (substantif
participial).
t Ouragan, au dix-septieme
siecle houragan , primitivement
y Google
OUT
387
OVA
terme de marine, venu de l'espa-
gnol huracan (ouragan), terme
originaire des Antilles.
Otft*«f if , du L. or dirt (ourdir,
dans Pliue) par le changement de
o en ou (voy. affouage). — D.
ourdissage , ourdisseur, ourdis-
soir.
Ottflef, duL. ovulate (border,
derive de orula* y bord, voy. orle).
Or{ii)lare regulierement contract^
en oflart (voy. accointer) donne
ourler par le changement de o en
ou (voy. affouage). — D. outlet.
Om i*«, du L. ursus (ours) par le
changement de u en ou (voy. ac-
couder). — D. our*c (L. ursa);
ourson.
OtttotHfe, anciennement ous-
tarde, en provencal austarde, du
L. avistarda (outarde dans Pline)
par la contraction (voy. autruche)
de av(i)starda en av' star da, puis
austarda; austarda a donne ou«-
torde par le changement de au en
ou (voy. alouette) , outarde par la
chute de e (voy. abime). — D. ou-
tardeau.
Om *if, anciennement oustil, a
l'origine ustil, du L. usitellum*
(tout instrument dont se servent
les artisans, derive de usitare, se
servir) par la contraction reguliere
(voy .• accointer) de u$(i)tellum en
ustellum, d'ou oustei* par le chan-
gement de u en ou (voy. accou-
der), puis oustil par le meme chan-
gement qui a transform^ oisellon
en oisilton (voy. ce mot). — D.
outiller, outillage.
Owtrage, voy. outrer. — D.
outrager, outrageux, outrageant.
Om *t* <tttce, voy. outrer.
1. Oulre (subst), du L. utrem
(outre) par le changement de u en
ou (voy. accouder).
2. Otftfe, anciennement oJfre,
en provencal ottra, du L. ultra
(au dela) par le changement de u
en o (voy. anwoneer) d'ou oltre,
puis outre par le changement de
ol en ou (voy. agneau). — D. ou-
trer, outre-passer.
OtfOectfittott*, voy. outre et
cutder. — D. outrecuidance.
Owtrer, voy. outre 2.— -D. ou*
trande (a); outrage.
Ottvet* <wrc, voy. ourrtr.
Otfwape, voy, ouwer. — D.
ouvragfer.
Ouvrer, anciennement ovrer,
du latin operari (fabriquer, ou-
vrer), par la contraction rSguliere
de opQtyrari en op'rari f d'ou o-
vrer, par le changement de p en
v (voy. orritjer); puis ouvrer, par
le changement de o en ou (voy.
affouage). — D. ouvrable, ouvrage,
ouvroir, ouvrie.
Owvreut*) voy. out?rtr.
Ottr»»ie»> aociennement o-
vrier, en provencal obrter, du L.
operartus (ouvrier). par la con-
traction reguliere de op($)rariu$
en op'rarius, d'ou ovrier, par le
changement de p en v (voy. orrt-
ver) et par celui de arius en ier
(voy. dnter) ; puis ouvrier, par le
changement de o en ou (voy. af-
fouage).
Ottwif, anciennement ovrir
et aun'r, en espagnol abrtr, en ita-
lien aprire f du L. aperire (ouvrir),
par la contraction reguliere de o-
p(6)nre en ap'rire, d'ou l'ancien
francais avrir, par le changement
de p'en v (voy. arrwer); owir a
donne ovrir, par le changement
insolite de a en o (voy. taon) ; o-
vrir s'est post6rieurement trans-
form6 en ouvrir par le change-
ment de o en ou (voy. affouage) .
— D. ouvert (du L. apertus; sur p
devenu vvoy. arritrar); ouverture f
ouvrant, ouvreur.
Ovalre, d6riv6 du L. ovum
(ceuf).
ovale, du L. ovalis (m. s.).
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PAG
388
PAI
•▼atton, duL. orationem (m&-
me sens dans Festus).
©▼e, deriv6 de ovum (oeuf). —
D. ovoide.
•Tlpare, du L. oviparus (ovi-
pare).
•valde, voy. ot«.
•xall%ue, da grec 6(aXtc (o-
seille) . — D. oxalate.
•xycrat, du grec oguxparov
(eau melee de vinaigre).
•xyde, mot crie par Lavoi-
sier en 1787 , du grec 6£v; (acide).
— D. oxyder.
Oxyder, voy. oxyde. — D, osy-
<#, oxydation, oxyaable.
•xygene, gaz decouvert en
1774 par Priestley, et nomme oary-
g&ne par Lavoisier, en 1778 ; du
grec 6&3; (acide) et fevoc (nais*
sance). — D. oxyginer.
•xygener, voy. oxygene. — D,
oxygine, oxygenation.
•xymefl, du grec 6gufte>i (me-
lange de miel et de vinaigre).
Oyatt*, du L. audientem (en-
tendant, voy. outr);— au(d) ttntem
a donng oyant, par la chute du d
medial (voy. accabler) et par le
changement : 1° de ou en o (voy.
a\ouette)\ fc« de. m en an (voy. a-
manae).
_ c, anciennement posta-
ge, du L~pascuaticum* (paturage,
dans les textes du moyen age; d£-
riv6 de pascuum, paturage) par la
reduction de pascuaticum a pasca-
ticum (voy. p. xc) d'ou pascage
par le changement de aticum en
age (voy. dge) ; pacage par la chute
de * (voy. abime) .
t Pacha, du turc vncha (gou-
verneur). — D. poc/iaitfe.
Pachyderme, du grec icayj3;
(epais) et fiepjia (peau).
paclflcateur, du L. pacifica-
tor (m. s.). , ,
pacification, du L. pacifica-
tionrm (m. s.).
pacifies, du L. pacificare (m6-
me sens).
Pacifiqoe,du L. pacificus (mS-
me sens).
t*acottlle 9 voy. paquet.
pact*, du L. pactum (pacte).
— D. pactiser*
Paganlsme, du L. pagranw-
mu** (derive" de paganus paien).
1. Page, du L. paginem (page)
par la chute des deux dernieres
voyelles atones (voy. p. lxxxi) .
2. Page (masculin) . Origine in-
connue.
Paglner, du L. paginate* (de-
rive de pagina , page).
f Pagne, de l'espagnol pano
(6toffe).
■f pagode, mot d'origine orien-
tate (persan butkhoda % maison des
idoles).
Patett, en prOvencal pagan,
en italien pagano, du L. paganu*
(paien, gentil, dans Tertullien et
'fans saint Jerdme) par la chute du
g medial pa(g)anus (voy. aUier)
et par le changement de anus en
en (voy. ancien) ; sur 1'intercala-
tion d'un t (voy. p. lxxxix).
1. PaiUamme (feminin), voy,
paille % — D. paillasson*
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PAL
389
PAL
2. Paillasse (masculin, voy.
paille.
pafffe, du L. palea (paille)
par le changement regulier (voy.
abre'ger) de pal(ea) en pal(ia), d'ou
poflfe par le changement de U en
i7 (voy. ai7). — D. empailler, d4-
pailler , paillasse (ferainin; d'oil
paillasse substantif masculin, pro-
prementbateleur habille d'une toile
a paillasse, a tnatelas) ; paillette,
pailUm ; paillet.
Pain, du L. partem (pain) par
le changement de a en ai (voy.
aigle). — D. paner.
1. f»aif (adjectif), en espagnol
par, du L. par (6gal) par le chan-
gement de a en ai (voy. aigle).—
D. patre (deux choses de m6me
espece , qui vont ensemble) .
2. Pair (substantif) de pair 1.
(Les pairs etantles principaux vas-
saux d'un seigneur , ayant des
droits egaux et pairs). — D. pat-
resse, pairie.
Paisible, voy. paix.
Paissat^ du L. pastionem (pa-
turage) par le changement de stio
en sso (voy. agencer et angoisse).
Sur a devenu at, voy. aigle.
Paitre, anciennement paistre,
du L. poster e* (de>iv6 de pasci
paitre; sur cet allongement en re,
voy. naltre). Pour le changement
de ascere en aitre, voy. naltre.
Paix, anciennement pais, du
L. pacem (paix) par le changement
de a en ai (voy. aiate) et de c en
*, puis en x, voy. amttiV. — D.
patsible, apaiscr.
pal, du L. palus (pal, poteau).
— D. empaler.
f Paladin, de l'italien pala-
dino (paladin).
1. Palais, duL.palatium (pa-
lais) par le changement de pala-
tium en palaeium (voy. agencer)
d'ou palate par le changement :
!• de a en ai par l'attraction de i
(voy. atgfte); 2° de c en s (voy.
amxtii).
2. Palais (en termes d'anato-
mie, du L. palatum (palais) , atum
devenant rSguherement i (voy.
ampoule*), la forme du mot fran-
cais devrait 6tre paU; palais pro-
vient d'une confusion avec pa-
lais 1.
t Palan, au seixieme siecle
palanc, de l'italien palanco (rou-
leau pour ameher les fardeaux).—
D. palaneon.
f Palanquin, mot d'origine
hindoue (pah, palangka, litiere).
Palatal, denv6 du L. palatum
(palais).
Palatln , du L. palatinus (offi-
cier du palais).
Palatine, mot d'origine histo
rique (voy. p. lxiv); allusion a la
princesse Palatine, belle-soeur ds
Louis XIV qui mit a la mode cette
forme de fourrure en 1676.
pale, du L. pala (pelle). — D.
paleron, paUe, palette, valet.
Pale, du L. paUidus (pale),
par la chute des deux dernieres
voyelles atones (voy. p. lxxxi). —
D. pdlir,pdlot. ^
Palefre—iei*) voy. palefroi.
Palefroi, en provencai polo-
frei, du L. paraveredus (cheval de
poste, dans Cassiodore et dans le
Code Theodosien); paraveredus
s'est contracts suivant la regie
(voy. accointer) en parav'redus,
que Ton trouve dans les textes ca-
rol in giens : « Aut paravreda dare
nolunt...,* lit-on dans un Capi-
tulaire de Charlemagne.— Para-
vredus devient, par le change-
ment de v en f (voy. bceuf) para*
fredus qui est dans les Lois Bar-
bares: « Parafredos donent.. , »
dit la Lex Bajuwariorum , I, 5.
— Parafredus x changeant r en I
Sar dissimilation (voy. p. lxxvi),
onne pala fredus, que l'on trouve
y Google
PAL
390
PAN
dans un texte latin de la fin du
dixieme siecle. Palafredus devient
palefroi par la chute du d (voy.
alouette) et par le changement:
1° de e en oi (voy. accroire); 2° de
a en e (voy. acheter). — D. pale-
frenier (qui est pour palefredter,
comme orni&re pour ordi&re; voy.
ce mot).
Paleographle, du grec ica-
>ato? (ancien) et ypdqpeiv (ecrire).
Paleontologle, du grec rca-
Xaioc (ancien), 6vxa (etres) et X6-
■pc (traite).
Pafenott, voy. pate.
palettre, du L. palestra (m.
s.). — D. paiestrique.
Pole*, voy. pate. — D. paleter.
f paletot, anciennement pa/e-
loc, mot d'origine germanique
(boliandais, paltsrook, robe de gros
drap). — D. paletoquet.
Palette, voy. pafte.
Paletuvler, origine inconnue.
f»afet«f , du L. paWorcm (p£-
leur) ; sur orem devenu eur , voyez
accueillir.
Palief , anciennement paUlier,
derive de patZte (a cause du paii-
lafson place" sur le palier).
pallmpseste , du grec itot-
XCji+^ktco; (regratte).
Pallngenesle , du grec na-
AtYyevco-Ca (renaissance).
Patlnodle, du grec TcotXivcuSCa
(retractation).
f»«II#,du L. palicium* (suite
de pieux formant cldture : dans les
textes du moyen Age; derive de
palus pieu). Sur c devenu s, voyez
amitie. — D. palisser.
f PaUaaade, de l'italien pa-
lizzata (palissade),
Pallsaandre, origine incon-
nue.
Palladium), du L. palladium
m. s.).
Palller, du L. palliare (m. s.).
— D. palliation, palliatif.
pallium) du L. pallium (man-
tea u).
1. Palme, du L.poZma(palme,
branche de palmier). — D. pal-
metto, palmier, palmiste, palmite.
2. Palme, du L. palmus (me-
sure de longueur, pahne).
f*altttette, voy. palme 1.
Pafmtet*, du L. palmariuf
(proprementde palmier). Surartito
devenu ier, voy. dnier.
Palmipede, du L.palmipedem
(m. s.).
Palombe, du L. palumba (pi-
geon ramier) .
f*af otmtet*, origine inconnue.
Palpable, du L. palpabilis
(m. s. dans saint Jerdme).
Pal per, du L. palpare (m. s.).
— D. palpe (substantif verbal).
Palpi ter , du L. palpitare
(m. sj: — D. palpitant, palpitation.
Pawner , anciennement pas-
mer, vieil espagnol espasmar, en
italien spasmare, du L. spasmare
(derive de spasma spasme) par Pa-
{)herese insolite de s initial et par
a chute de s (voyez dbXme). — D.
pdmoison.
-j- Pamphlet, de l'anglais pam-
phlet (pamphlet). — D. pamphlt-
taire.
Pampre . du L. pampinus
(pampre) par la contraction regu-
liere (voy. p. lxxxi) de pampfflnus
en pamp'nus, d'ou pampre par le
changement den en r (voy. coffre).
Pan, du L. pannus (etoffe).
Sur nn deveuu n; voy. an.
Panaeee, du L. panacea (pa-
nacee).
f Panache, d e l'italien pennac-
chio (panache). — D. panacher,
panachure, empanacher.
f Panade, de l'italien panata
(panade).
Pattader (se), origine incon-
nue).
Panage y anciennement poi-
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PAN
391
PAN
nage, du L. pastinaticum* (droit
de pat u re, deriv6 de pastionem
paisson; voy. ce mot). Pas[VL)na-
ticum regulierement contracts
(voy. accointer) en pas'naticum
aonne pasnage par le changement
de aticum en age (voy. Age) ; pa-
nage par la chute de s (voyez
abtme).
Panais, du L. panacem (pa-
nais) par le changement de a en at
(voy. aigle) et par celui <j e c ens
(voy. amxtti).
panaris, du L. panaritium
(m. s. dans Apulee),
panearte, du L. du moyen
age pancharta (compose du grec
ttocv tout,et eharta papier).
Pancreas, du grec ^dyxpea;
(m. s.). — D. pancrlatique.
Pandour, mot d'origitfe histo-
rique (voy. p. lxiv) : nom donn6
a des troupes irreguberes de la
Hongrie.
Panegyrlqae, du grec 7iavy]-
yvpoco; (sous-entendu Xoyo?, dis-
cours public fait a la louange de
quelqu'un).
Panegyrlste, du grec izavy\y\)-
piffTYic (celui qui fait un panegy-
rique) .
Potte**, voy. pain. — D. pane".
Pctttetiet*, derive de Tancien
verbe paneter qui est forme sur le
mot pain. — D. paneliere, pane-
terie.
Panlenle, du L. panicula (m.
s.) . — D. panicuU.
Panicr , du L. panarium (cor-
beilleapain, dans Suetone); sur
arium devenu ier y voy. dnier. —
D. panerie.
Panlfler, du L. panificare* (de
partem pain) . — D. panificatioh .
Pantque, du grec rcavtxov
(sous-entendu Seifia, terreur pa-
nique).
I. Panwe (peluche), du L.
panna * peluche, dans les textes
latins du moyen Age ; panna est
une transformation de venna (plu-
me); pour le passage au sens de
plume a celui de peluche, cf. U
moyen haut allemand federe qui
signifiait a la fois plume et pelu-
che; sur e devenu a, voy. amen-
der.
2. Panne (graisse), origine
inconnue.
3. Panne, (terme de marine) :
guipon de panne , morceau d'e-
toffe) derive de pan (voy. ce mot).
4. Panne (piece de hois) , ori-
gine inconnue.
Panneau, proprement petit
pan (voy. pan) . On trouve pan-
neau au sens de pan d'6toffe dans
plusieurs textes francais du moyen
age.
Panneton, origine inconnue.
Pattottceatc, voy. pennon.
Panorama, du grec T-.av (tout)
et 8pa(xa (vue).
Panne, du L. panticem (ven-
tre) par la contraction reguliere
(voy. p. lxxxi) de pantfi)cem en
pant'cem d'ou pause par la reduc-
tion de tc a c (voy. adjuger), et le
changement de c en s (voy. ami-
tie 1 . — D. pansu.
Pansev, anciennement penser,
(soigner, veiller sur) en espagnoi
pensar, du L. pensare (se soucier
de, examiner, veiller sur, d'ou le
sens de soigner). — D. pansage,
pansement.
f pantalon, de l'italien pan*
talon (m. s.).
Panteler, voy. pantoiSt — D.
pantelant.
Pantheiame, du grec nac
(tout) et 6eoc (dieu).
Pantheon, du grec rcdvOeov
(temple consacrea tousles dieux).
panthere, du L. panthera
(m. s.).
Pantihre, du L. panthera
(forme feminine de pantherum &-
y Google
PAP
392
PAR
let). Stir e devenu ie, voy. ar-
Here.
Pan tin, origine inconnue.
Pantograph**, du grec itav
(tout) et Ypa<peiv (decrire, desbincr) .
f*an*oi«, panteler , de>ives
d'uij radical pant qui est d'origine
celtique (Kymr. pant oppression) .
pantometre, du grec nav
(tout) et (jLETpov (mesure).
Pantomime, du L. pantomi-
mus (m. s.).
f pantoufle, venu de l'italien
pantofola (pantoufle).
Paott, en espagnol pavon, du
L. pavonem (paon), qui est deja
paonem au septieme siecle dans
les Gloses de Gassel. Sur la chute
du v medial, voy. aieul. — D.
paonne, paonneau
Papa, onomalopee (L. poppa
pere) .
Papautc, du L. pappalitatem
(derive de poppa pape) par la
contraction reguliere (voy. p.
lxxxi) de pappal(i)tatem en pap-
paVtdtem .d'ou papaute* par le
changement : 1° de pp enp (voy.
chape); 2° de al en au (voy.
agneau); 3° de atem en 4 (voy.
abbe).
Pape, duL. poppa (pere, titre
donne aux evSques par les pre-
miers Chretiens;. Sur le change-
ment de pp en p, voy. chape. —
D. papal, papisme, papiste.
f Papegal (papegaut), en es-
pagnol papagayo, mot d'origine
Clientele (arabe balbaga, perro-
ipiet).
Papetard, origine inconnue.
Paper aM*e, voy. papier. —
D* paperasser, paperassier.
Papetier, voy. papier. — D.
papeterxe.
Papier, du L. papyrius * (de
papyrus, papier). — D. papetier
(mot tres-irregulierement forme) ,
paperatse.
Papllle, du L. papilla (m. s.).
— D. papillaire.
paplllon, du L. papilionem
(m. s.). — D . papiUonner, papH-
lote,
Paplllote, voy. papillon, —
D. papilloter, papillotage.
Papyrus , du L. papyrus (m6-
me sens). — D. papyrace".
Pdque, anciennement pasque,
en provencal pasca, du L. pascha
(paque) par le changement de ch
en c (voy. p. xcix) et par la chute
de s (voy. abime) .
f Paauebot, de Tanglais pac-
ket-boat (vaisseau qui porte les de-
pfiches).
Paquerette , anciennement
pasquerette, deriv6 de l'ancien fran-
cais pasquier ipaturage), fleur qui
crolt dans les pr6s. Pasquier est
un deriv6 de pascuum (paturage).
Sur le changement de pasque-
rette en pdquerette, voy. au mot
abime.
Paquet ^ anciennement pac-
quet, derive (ainsi que pacotille)
a'un radical commun pac qui est
le L. paccus * (paquet, dans une
charte du mo yen age: *Non tamen
licebit praefatis mercatoribus....
pannos suos scindere.... nee atiter
nisi per paccum vel integrum pan-
num.... vmdere. » — Paccus est
d'origine celtique et correspond au
gaelique pac, paquet). — D. pa-
queter, empaqueter.
\. Par, du L. per (par); sur le
changement de e en a, voy. amen-
der, — voy. aussi parachever.
2. Par (de), a rorigine de part
dans les textes francais du onzieme
etdu douzieme siecle, en italien da
parte, en espagnol de parte, du
L. de parte (de la part) ; de par le
roi qui est au douzieme siecle de
part le roi (dans saint Thomas le
martyr) signifie proprement de la
part du roi.
y Google
PAR
393
PAR
1. Parabole fmathematique),
du grec 7rapa6oXyj (parabole). — D.
parabolique.
2. Parabole (allegoric), du L.
parabola (comparaison). — D. pa-
rabolique.
Paraehever, compose" de
cchever (voy. ce mot) et de par.
Par qui est le L. per (voy. par) se
retrouve dans les composes la-
tins par/att (per/fecfus) , parvenir
(perverare), parww(per medio) , etc. ,
et dans les composes francais par-
furoer, pardonn«r.
Les Latins employaient la parti -
cule per a marquer le plus haut
degre d'intensite : perhorridus ,
pergratus, p^r gracilis ^ etc.... De
meme en francais pwachever, par-
faire, etc.... Cette particule par
etait separable dans notre ancienne
langue : le vieux francais parsage
(ties-sage) se scindait par une
tmese en deux parties : « tant par
est sage, » disait-on au douzieme
siecle pour « tant il est y&Tsage. »
Un debris de cette construction
persiste dans la locution par trop :
nous disons encore : c'est par trop
fort.... » phrase qui correspond a :
« Jest trop par fort. »
Parachute, voy. parer, d,
et chute.
f Parade , originairement ter-
me d'equitation, de l'espagnol pa-
rada (figure de carrousel, arreH
brusque du cheval). — D. parader.
Paradlgme 9 du grec wapd-
5siY(W6 (exemple).
paradls , du L. paradisus (pa-
radis).
Paradoxe, du grec TcapdSo^o;
(contraire a Popinion commune).
— D. paradoxal.
Parafe, du L. paragraphias
(dans Isidore de Seville, marque
ay ant la forme d'un gamma pour
distinguer les diflerentes matieres
d'un livre). — Paragr{&)phus se
contractant r6gulierement (voy.
P.lxxx:; enparapr'p/iusdonne pa-
rarfe* par la reduction de or a r
(voy. accueillir) et par le cbange-
ment de pa en f (voy. coffre); pa-
rarfe* est devenu parafe par dissi-
milation (voy. p. lxxvi);
1 . Parage (rivage de la mer),
origine inconnue..
2. Parage (extraction) du L.
paraticum* (deriv6 de par, egal,
pair) ; sur aticum devenu age, voyez
dge.
Paragoge, du grec rcapotYwyq
(allongement, addition). — D. pa-
ragogique.
Paragraphed du grec icapd-
W*<pfl (section, u. vision).
| paraguanU , de l'espagnol
paraguante (m. s. proprement
pour avoir des gant ).
Parattre, aDck'nnement pa-
raistre, du L. paresare (forme du
latin populaire, pour p irere parat-
tre). Pour le changemen. v de escere
en aitre voy. apparaiti \ — D.
comparattre.
Parallaxe, en grec TOpaXXafo
(changement). — D. parallacti-
que.
Parallele, du grec TtapdXXriXoc
(parallele) . — D. paralUtisme.
parallelogramme, du grec
TiapaXXiriXoYpawov (m. s.).
paraloglsme, du grec ratpa-
Xoyia{i6i; (faux raisonnement).
Paralysie, du grec icapdXuotc
(meme sens).
Paralytique, du grec napa-
Xuttxo; (m. s.).
| Parangon, de l'espagnol pa-
ragon (parangon). — D. paran-
gonner.
f Parapet, de Pitalien para-
petto (parapet).
paraphernal, du grec xd na-
pdqpspva (Tcapd a cdte, et ©gpvrj
dot).
paraphrase, du grecnapdqppa-
y Google
PAR
394
PAR
ate (developpement). — D. para-
phraser, paraphraseur.
Paraphraser , voy. para-
phrase,
f*arapluie , voy. aux mots
parer^ d, et pluie.
Paraselene, du grec wocpd (au-
pres de) et <reXY)vY) (lune).
parasite 9 du L. parasitus
(m. s.).
f Parasol, de l'italien parasole
(parasol).
f>atHB*omtet*»«e , voy. aux
mots parer,d, et tonnerre.
faravent, voy. aux mots po-
rer, d etvent.
Pore, du L. parens*, pare dans
les Lois Barbares* « Qui gregem
equarum in parjo furatus fue-
rit....»j dit la LetzBajuwariorum.
Parous signifiaM proprement un
espace clos ou i'on conserve des
ammaux, une reserve, vient du
L. parcere, rjserver). — D. par-
quer, par quit, par cage.
Parcel ie, du L. particella*
(diminutif de partem partie) par
la contra jtion reguliere (voy. ac-
cointer) de part{i}celle en partf-
cella d'ou parcella par la reduction
de tc he (voy. adjuger). — D. par-
cellatre.
Pawee que, voy. par, ce, et que.
Pavcfremitt, a l'origine par-
camin, en provencal pergamen,
du L. pergamena (parchemin dans
saint Jerdme) ; qui est dej'aperga-
mina dans Isidore de Seville. (Sur
ce changeraent de e en i, voy. ac-
complir). — Pergamina (ou mieux
pergaminum) a donne parchemin
par le changement: 1° de e en a
(voy. amender) ; 2° de g en c (d'eu
l'ancien francais parcamin qui est
devenu parefcemin par le change-
ment de ca en cfte (voy. acharnar).
— D. parcheminier , parchemine-
rie, parchemin4.
Parelmonle* du Lpommo-
nia (epargne). — D. parcimo-
nieux.
Pai^oumr, du L. perctirrcrc
( parcourir) ; pour le detail des
changements de lettres, voy. par
et courir.
Parcours, du L. percursus *
(compose de per et de cursus,
cours). Pour le detail des chan-
gements de lettres, voy. par et
cours.
Parilonner, du L. perdona-
re* (pardonner, dans les textes
carolingiens : « Et pro illius gra-
tia totum perdono quod contra me
misfecerunt...,» ht-on dans les
Capitulaires de Charles le Chauve,
26. Pour le sens -du mot per dans
perdonare, voy. parachever).
Pour le detail des changements
de lettres, voy. par et donner. —
D. pardon (substantif verbal), par-
donnable.
Paneil, du L. pariculus* (pa-
reil, deriv6 de par, semblable.
Pariculus est dans les plus anciens
textes latins du moyen age : « Hoc
sunt pariculas cosas..., » dit la
Lex Salica).
Paxiculus a donne pared par le
changement de iculus^neil (voy.
abeille). — D. appareuler, appa-
reily de'pareiller.
Pavement, voy. ptrer/
Parenchyme 9 du giBC icapey-
Xupia (m. s.)-
Patent, du L. par extern (m.
s.). — D. parentage, partnti.
Parenthfese, du gre % , rcapev-
6e<ri<; (intercalation).
I»ai»et», du L. par are (prepa-
rer, appreter, disposer; au sens de
detourner un coup; parer vient
aussi de parare, se disposer a evi-
ter un coup).— D. parement, pa*
rure> parade, riparer.
Pafesse, anciennement pare-
ce, a Forigine perece, en espagnol
pereza, du L. pigritia (par esse),
y Google
PAR
395
PAR
par le changement : 1° de itia en
ece, puis esse (voy. agencer) ; 2° de
gr en r (voy. accueillir) ; 3° de i
en e (perece), puis en a (voy. a-
mender). — D. paresser, pares-
seux.
Par fair e, voy. /aire et par-
achever. — D. parfait.
Par fait , voy. par f aire.
ParMer, voy. par et /iter. —
D. parfilage.
Parfois, voy. par et /bw.
Parfondre, voy. parachever
et fondre.
Parfuwner^ voy. /umer et
parachever. — D. parfum (subst.
verbal), parfumeur.
Parhelle, du grec wapYJXio;
<m. s.).
f Par la, mot d'originehindoue.
Parler, du L. partare (balan-
cer un compte, d'ou le sens de
mettre en gage des sommes de va-
leur egale). — D. part (subst. ver-
bal), parieur.
parteta Ire , du L. parietaria
(m. s. dans Apulee).
Parietal, du L. parietalis (de
mur).
Parlte, du L. paritatem
(m. s.).
1. Por|Mrc, du L. perjurium
(m. s.). Sur c devenu a voy. par.
2. Par jure (adj.), du L. per-
jurus (m. s.). Sur e devenu a voy.
par.
Parjurer 9 du L. perjurare
(m. s.). Pour le changement de
lettres, voy. par et jurer.
Parler, ancien francais paro-
ler, du L. parabolare* (parler,
proprement, raconter; parabolare
a le sens de parler, dans les textes
carolingiens : « Nostri seniores,
sicut audistis, parabolaverunt si-
mul y et consideraverunt cum com-
munibus iUorum fidelibus...,*
dit un Capitulaire de Charles le
Chauve).
Parab(6)lare re^ulierement con-
tracts (voy. accomter) en para-
b'lare est devenu paraulare * ,
par le changement de bl en vl,
puis ul (voy. aurone). Paraulare
a donne l'ancien francais paroler
par le changement de au en o
(voy. alouette) ; enfin par{o)ler
s'est contracte en parkier (voy. ac-
cointer). — D. parieur \ parlement, .
parlementer, parlementaire , par^
lage, parler (substant.), parte-
rie, parieur, parloir, pourparler,
reparler.
Partni, du L. permedium (par
le milieu de). Pour le detail des
changements de lettres, voy. par
et mi.
parnasse, du L. Parnassus
(m. s.).
Parodle, du grec irapcpSCa
(meme sens). — D. parodier, pa-
rodtste.
Parol, du L. parietem (paroi),
par la chute du t (voy. aigu) et
le changement de i en oi (voyez
boire).
Paroisme , du L. parcecia
(diocese dans saint Augustin, pa-
roisse dans Sidoine Apollinaire).
Parcecia se reduisant reguliere-
ment a parecia (voy. p. lxxxvi)
devient paroisse par le change-
ment: 1° de e en oi (voy. accroire);
2° de ci en ss (voy. agencer). —
D. paroissien, paroissial.
Parole, en provencal par aula,
du L. parabola (parole, propre-
ment recit ; parabola est au sens
de parole dans les textes carlovin-
giens : « tfon dicam illas parabolas,
quas vos dixeritis ad me, et man-
daveritis mihi } utcelem eas....» dit
un texte du dixieme siecle).
Parab(6)la regulierement con-
tracte (voy. p. lxxxi) en parab J la
donne paraula* par le change-
ment de bl en vl puis en ul (voyea
pour les details au mot aurone).
y Google
PAR
395
PAR
Paraula* donne paroU par le
change men t de au en o (voyez
alouette).
paronyme, dtt grec itaptovu*
iu>:(m. s.).
Parotide, du grec napum;
(m. s.).
paroxysme, du grec itapci>gv<r-
(i6c (irritation).
Parpaing, origine inconnue.
parque, du L. parca (Parque).
Parqwer , voy. pare.
Parquet, voy. pare. — D.
parqueter, parqueteur, parquete-
rie. parquetage,
Parrain, anciennement par-
rein (encore au dix-septieme sie-
cle) en espagnol padrino, en ita-
lien patrino, du L. patrinus*
(parrain, dans les textes carlovin-
giens : « Sanctissimus vir patri-
nus videlicet seu spiritualis pater
noster.... » dit une Charte de 752.
Patrinus derive de pater, pere).
Patrinus a donne parrain par
le changement : 1° de tr en rr,
voy. arridre; 2° de tn en ein (d'ou
l'ancien fran^ais parrein) puis de
ein en ain (voy. ceinture) .
1. Parricide, du L. parricida
(parricide, meurtrier).
2. Parricide, du L. parrici-
dium (parricide, meurtre).
Parsewner , voy. semer.
1. I*of t, du L. partem (partie).
2. Part, du JL partus (enfan-
tement).
Partage, deriv6 de partir
(au sens du L. partiri, partager).
— D. partager, partageable, par-
tageant.
Partant, du L. pertantum
(litter, pour autant). Pour les chan-
gements de lettres, voy. par et
tant. — D. partance.
f Partenalre, de Fanglais part-
ner (partenaire).
Parterre^ voy. par et terre.
Parti (adj.) dans les expres-
sions fatii d'or et de gueule;
aigle nor att chef parti (a deux
tetes) ; — parti est fe participe de
l'ancien frangais partir (diviser,
voy. partir) reste avec ce sens
dans la locution avoir maille d
partir (propr. avoir un sou a par-
tager avec quelqu'un).
Parti, substantif participial de
partir (au sens de diviser, voy.
ce mot). Parti signifie propre-
ment division.
Partlalre, du L. partiariiAS
(colon partiaire).
partial, du L. partialis * (de-
rive" de partem , partie). — D.
partiality, impartial.
Participe, du L. participium
(m. s.).
Partlclper, du L. participate
(m. s.). — D. participant, parti-
cipation.
Partlcnlarlaer, derive du L.
particuiaris (particulier).
Particularity, du L. particu-
lar itatem (m. s.).
partlcule, du L. particula
(petite partie).
Particulier, du L. particuia-
ris (m. s ).
Partie, voy. partir.
part I el, du L. partialis * (dep-
rive de partem* partie).
Partir, au sens de diviser,
de partager est le L. partiri (di-
viser, partager). — D. dipartir,
rdpartir, partie (substantif parti-
cipial, proprement division t por-
tion); parti (substantif participial
signifiant la part que Ton prend,
d'ou le sens de resolution, d'opi-
nion).
Au moyen age se partir d"un
lieu voulait dire : se separer d'un
lieu, s'en eloigner ; d'ou le sens
de quitter un lieu, donne" au mot
partir. (Le compose* se de'parlir
d'un lieu, voyager, donna le sub-
I siantif participial dipart) .
y Google
PAS
397
PAS
t Partisan, de l'italien par*
tigiano (partisan).
Parti tir, du L. partitivus*
(derive de partitum supin de par-
tin, partager).
Partition, du L. partitionem
(partage).
Partout, voy. par et tout.
JPattc t*e. voy. porer.
JPat*vettif, du L. pervenire
(m. s.) : pour le changement de
lettres, voy. par. — D. parvenu.
Purvis , propr. place devant le
porche d'une eglise; parvis, an-
ciennement parevw, a forigine pa-
reis et parais , vient du L. para-
disus (qui a le sens de parvis dans
la langue ecclesiastique du moyen
age : « Hie atrium beati Petri,
quod paradisus dicitur, estque
ante ecclesiam, magnis marmori-
bus struxit. » ail Anastase le Bi
bliothecaire ; a la fin du huitieme
siecle Paul Diacre, contemporain
de Charlemagne, donne le mfime
sens au mot paradisus (livre V,
chap xxxi) : > Ecclesiae locum qui
paradisus dicitur.... »)
Para(d)isus par la chute du d
medial (voy. accabler) donne l'an-
cien francais parais, qui devient
posterieurement partis par l'adou-
cissement de a ene (voy. acheter).
Pareis subit ^intercalation d'un v
euphonique (voy. ssrve'e) qui ame-
ne la suppression de Phiatus pare-
v-i*; d'ou,par lachutedee, par{e)-
vis (voy. accointer) la forme defi-
nitivepan?is.
1. Pas (subst.) , du L. passus
(pas). Sur ss devenu s, voy. ais.
2. Pas (negation) ; e'est le m6-
me mot que pas 1 , employe d'a-
bord d'une maniere sensible, e'est-
a-dire place dans une comparaison
ou il avait une valeur propre (Je
ne marche pas, etc....).
Pascal, du L. pascalis (qui
pait).
Paslgraahle. du grec ««c
(tout) et Ypaoeiv (decrire).
f Pasquln, de l'italien pat'
quino (m. s.) .
f Pasquinade, de l'italien
pasquinata (pasquinade).
Passable, voy. passer.
f Passade,de l'italien passata
Passage, voy. passer. — D.
passager.
Passavant, voy.- passer et
avant.
Passement, voy. passer. —
D.passementer, passementier, pas-
sementerie.
Passe-port, voy. passer et
port.
Passer, du L. passare*, de-
rive de possum supin de pandere,
ouvrir, ecarter, fendre; pandere
viam est dans Tite live pour ou-
vrir un chemin. Sur la formation
des verbes frequentatifs, voy.
p. xxxm). — D. pas (substantif
verbal) reste dans quelques locu-
tions telles que pas de vis , pas de
porte, pas de Calais; passe, pas-
sable, passe", passant, passage,
passeur, passoire, passer elle, pas-
sement, passe-passe, passation,
compasser, depasser, outrepasser,
repasser , surpasser, trespasser.
Passerea**, du L. passerellus
(diminutif de passer, passereau).
Suvellus devenu eau, voy. agneau.
passible, du L. passibilis
(passible). — D. passibilite', iro-
passible.
Passir, du L. passivus (passif).
passion, du L. passionem
(passion). — D. passionner.
f Pastel, de l'italien pastello
(pastel).
f Pasteoue, du portugais pa-
teca (pasteque).
Pasteur, du E. pastor em (pas*
teur) ; sur o devenu eu, voy, og*
cueillir.
23
y Google
PAT
398
PAT
f Pastiche, de lltalien pos-
tieeio (pastiche).
Pastille, du L. pastiUa (forme
feminine de pastMus, pastille).
Pastoral, du L. pastoraUs
(m. s.). — D. pastorale (adjectif
pris substantivement).
JPos*otc*>eatt, anciennement
pastourel, duL. pastorellus* (di-
minutif de pastor, pdtre) par le
changement: 1° de o en ou (voy.
affouage); 2° de ellus en eau (voy.
agneau). — D. de l'ancienne forme
pastourel :pastourelle (poesie pas-
torale).
| Patache, a l'origine petit vais-
seau (dans Montaigne et dans les
Memoires de Sully); du sens de
yaisseau est venu celui de voiture,
de meme que Ton a appele condo-
les certaines voitures pubuques.
Patache vient de l'espagnol pata-
che (m. s.).
t Patate, de l'espagnol patata
(m. s.).
Pataud • proprement : jeune
chien qui a de grosses pattes (voy.
patte.
Patauger, voy. patte.
JPate, anciennement paste, Am
L. pasta (pate, dans MarcellusEm-
pincus). Sur la chute de *, voy.
abime. — D. p&td, pdtie, pdteux,
pdton, empdter.
Patella, mot d'origine histo-
rique (voy. p. lxiv), nom d'un
Sersonnage celebre d'une comedie
u quinzieme siecle. — D. pateli-
ner, patelinage, patelineur.
Patelle, du L. patella (m. s.).
Patene, du L. patena (plat).
JPateitdt**e, .anciennement pa-
tenostre, a l'origine paternostre,
du L. pater noster (Notre Pere, d6-
but de l'oraison dominicale). Pour
les changements de lettres, voy.
n&tre.
patent, du L. patenter* (m. s.)
— D. patent*.
Patere, du L. patera (m. s.).
Paterae, du L. paternus (pa-
te rael).
Paterael, du L. paternalis*
(derive de paternus, paternel).
Pateralte, du L. paterntiatem
(m. s.).
Pathetlaue, du glee waOrjttxo;
(qui emeut).
Pathologic, du grec irdOoc (ma-
ladie) et Xoyoc (trait6, 6tude). —
D. pathologiaue.
Pathos, du grec icdOoc (souf-
f ranee, d'oii le sens de passion)."
Patlhalatre, derive du L. po-
tibulum (gibet).
1. Patience, du L. paHerUia
(m. s.). Sur cia devenu ce, voy.
agencer).
2. patience (plante), corrup-
tion du basallemand Patich (m. s.j.
Patient, du L. patientem (m.
s.). — D. patienter, impatient.
Part**, voy. patte. — D. pott-
ner, patineur.
Patlne, origine inconnue.
Patlr, du L. patiri* (derive" de
pati t souffrir, comme moriri de
moW: voy. mourir).
M*atis, anciennement pastis, du
L. pasticium (patis dans les textes
latins du moyen age ; pasticium
derive de pastum supin de pascere
paitre). — Pasticium donne pastis
par le changement de c en s (voy.
amUie) ; pdtis par la chute de *
(voy. abime).
f patUsler, au seizieme siecle
pastissier, venu de l'italien pas-
ticciere (patissier). — D. pdlxsser,
pdtisserie.
Patol«, origine inconnue*
Patraque, origine inconnue.
Pdtre, anciennement pastre,
du L. pastor (patre) par la con-
traction reguliere (voy. p. lxxxi)
dejpa**(d> en past'r, d'ou pastre,
puis pdtre par. la chute de * (voy,
abime .
y Google
PAU
399
PAY
i Patrlarehe. du grec naxpiap-
'f X*i; ( chef de ramille). — D. pa-
triarcaly patriarcat.
* patrtee , du L. patricius (pa-
trice). — D. patrictat, patricien.
* Patrle, du L. patria (patrie).
patrtmolne, du L. patrimo-
P nium (m. s.).
patriate, du grec watpCaynic
5 (proprement compatriote). — D.
\' patriotique, patnotisme.
Patron, du L. patronus (m.
t . s.) . — D. patronage, patronal, pa-
v . tronner, patronat.
t f Patroullle, alteration de pa-
touille qui est la forme du seizieme
i siecle ; patouiUe vient de l'italien
l pattuglia (patrouille).
Vutte, origine ineonnue. — D.
i pataud (proprement jeune chien
i qui a de grosses pattes), patauger,
\ patin.
i*a<tt*e. anciennement pas-
t ture, du L. pastura (pature). — D.
pdlurer, pdturage, pdturon (de-
rive de Tancien franc,ais pdture,
i corde pour attacher les bfites qui
( paissent; d'ou le sens de paturon,
. partie de la jambe du cheval ou
! s'attache la pature).
jpatfttfott , voy. pdture.
\ 1. JPattme, ancienn. palme %
i du II. palma (paume de la main).
Sur le changement de at en au,
voy. agneau. — D. paume (jeu)
parcequ'on lancait la balle avec la
paume de la main.
2. I*a«tme (jeu), voy. paume 1.
— D. paumier.
JPaupiefe, du L. paVpebra
(paupiere) par le changement : 1 °
de br en r (voy. bow**); 2° de e en
t'e (voy. arriere)\ 3° de ai en au
(voy. agneau).
Pause , du L. paiwa (pause).
JPat«vt*e, en provencal paubre,.
en italien povero, du L. pauperus
(forme archalque de pauper, pau-
vre) par la contraction reguliere
(voy. p. lxzxi) de paup(&)ru$ en
paup > rus, d'ou pauvre par le chan-
gement dep en v (voy. arriver).
— D. pauvresse, appauvrir, pau-
vret, pauvrette.
f*atrot*ete% du L. paupertatem
(pauvrete) par le changement:
1° de atem en 4 (voy. o6W); 2° de
p en t> (voy. arriver)', 3° par la
transposition de r (voy. dpre^ et
p. lxxvi). — D. pave' (substantif
participial.)
t Pavane, danse grave impor-
ted d'Espagne au seizieme siecle ;
pavane vient de l'espagnol pavana
(pa vane). — D. pavaner.
f*ave, voy. paver,
fewer, du L. pavare* {pour
pavire, paver).
Pavilion, en espagnol pabel-
lon, du L. papilionem (tente, pa-
vilion, dans Pline, Tertullien et
Vegece) parle changement: 1° de
p en v (voy. avant); 2° de li en il
(voy. ceil).
f Pavois, origins ineonnue, de
Pitalien pavese (bouclier, pavois).
— D. pavoiser (originairement
mettre des pavois , des ecus armo-
ries, d'ou posteneurement le sens
de mettre des drapeaux).
M*avot , anciennement pool ,
poo*, du L. papaver (par la chute
irr^guliere de r final, d'ou pa (p)ave
qui donne poo * par la disparition
insolite du p medial, et le chan-
gement de av en au (voy. aurone) t
puis de au en o (voy. alouette),
comme dans clavus qui adenine
l'ancien francais clo (d'oii clou).
Pao ecrit posteneurement paot,
devient tres-regulierement pa-v-ot
par Pinter g lation d'un v eupho-
nique (voyez corvte).
JPawety en provencal pagar,
en italien pagare 7 du L. pacare
(proprement apaiser , satisfaire,
d'oii le sens de payer) ; on trouve
pacare, pour payer dans plusieurs
yGoogk
PEA
400
PfiC
textes latins dumoyenage : « Et si
non pacavef int, non tenentur plus
commodate. ...» lit-on dans les Leges
Burgorum (Ordonnances d'Ecosse)
et dans un autre endroit du meme
recueil : < Pacabit mercatori a quo
prxdicta mercimonia emit, secun-
dum forum prius statutum....*
Pour la chute du c medial pa(c)o-
re, voy. affbuage ; pour le change-
ment de a en at, voy. aigle. — D.
paye (substantif verbal); pavement,
payeur, payable, imp ay able.
Pays, en italien paese, du L.
pagensis* (dans la locution ager
pagensis denve de pagus canton;
proprement territoire d'un can-
ton. Sur l'extension du sens, voy.
p. xxvi).
Pa{g)ensis se r^duisant regu-
lierement (voy. aini) a pa[g)esis
donne pais (puis pays) par la
chute du g medial (voy. allier)
et le changement de e en i (voy.
accomplir). — D. paysan, pay-
sage; dtpayser.
Paysage, voy. pays. — D.
paysagiste.
Peage, droit de passage, en
provencal pezatge, en italien pe-
daggio, du L. pedaticum * (peage
dans les textes latins du moyen
age : «/npedatico quod per aquam
accipitur, duae partes erunt meae,
terttam monachorum.... » dit une
Charte de 1164. Pedaticum derive
Aepedem, pied).
Pe{d)aticum a donne peage par
ie changement de aticum en age
(voy. dge) et la chute du d me-
dial (voy. accabler). — D. peatfer.
Peau, anciennement pel, du
L. pellem (peau) par le change-
ment de el en eau (voy. agneau).
— D. de l'ancienne forme pel:
peler (6ter la peau d'un fruit).
Peaussier, en provencal pe-
licier, en italien pelliciere, du L.
petttctariu** (peaussier, derive
de l'adjectif pellieius, de peau, qui
est dans le Digeste).
Pell{1)ciarius se contracte re-
gulierement (voy. accointer) en
peWciarius d'ou peaussier par le
changement : 1° de el en eau (voy.
aaneau); 2° de ci en «« (voy.
agencer); 3° de artu* en ier (voy.
(Inter). — D. peausserie.
f Pee (dans la locution hareng
pec), mot venu du neerlandais
pekel (sale).
PeeeaMe, du L. peecabtto(m.s.) .
f veeeadllle, de l'italien pec-
cadiglio (peccadille).
1. Peche, voy. pe'cher.
2. Peehe ( fruit ) , ancienne-
ment pesche, en italien persica,
du L. persicum (peche dans Pline
et Columelle) par la contraction
reguliere (voy. p.Lxxxi) de persi-
cum en persxum d'ou pesche par
le changement : 1° de rs en s
(voy. dos); 2° de c en cfc (voy.
acharner); pour le changement
de pesche en p&Jte voy. aMme.
— D. packer.
Pecher, du L. peccare (pe-
cher) par le changement de cc en*
ch (voy. oc/iaroer et acheter). —
D. pe'c/uf (subst. participial, L.
peccatum).
1 . JPecAet* (subst.), voy. pSche 2.
Pecher, ancienn. pescher, en
espagnol pescar, du L. piscare
(pecher) par le changement de t
en e (voy. admettre) ; par celui de
co en c/ie (voy. acharner); et par la
chute de s (voy. aWme). — D. pf-
c/*e (subst. verbal).
Pechevesse, en provencal per-
cairitx, en italien peccatrxce, da
L. peccatricem (pecheresse dans
saint Jerdme) par le changement:
1° de cca en cfte (voy. acharner et
acheter) ; 2° de *r en r (voy. «r-
ri^re) ; 3° de i en e (voy. admettre) ;
4° de c en ss (voy. amitU).
JPeefcew, ancienn. ptchevir
yGoogk
PED
401
PEI
it Porigine ptchtor, en espagnol
peccador, en italien peccatore, du
L. peccatorem (pecneur) par le
changement: 1° de cca en che
(voy. acheter et acharner); 2° de
atorem en eur. (Pour le detail des
changements de lettres, voy. em-
per eur).
Pccheur, ancienn. pescheur.
a Porigine peschtor, en espagnol
pescador, en italien pescatore, du
L.~ piscatorem (pecneur) par le
changement : 1° de t en e (voy. ad-
mettre); 2° de c en ch (voy. achar-
tier); 3° de atorem en eur. (Pour
le detail de cette transformation,
voy. au mot empereur). — D. pi-
cker ie.
f Peeore, venu au seizieme
siecle de Pitalien pecora (peeore).
Pectoral, du L. pectoralis
(m. s.).
Peeulat, du L. peculatus
(m. s.).
Peeule, du L. peculium (m. s.).
Pecune , du L. pecunia (m. s.j.
— D. pfcuniaire.
Pedagogic, du grec irouSa-
Ywyia (art du pedagogue, voy. ce
moi). — D. pedagogique.
pedagogue, du L. paedagogus
(qui conduit lesenfantsa Pecole).
Pedale, du L. pedalis (derive
de pedem, pied).
+ Pedant, de Pitalien pedante
(pedant). — D. ptdantisme, pe'dan-
ter, pmantiser.
f Pedanterle, de Pitalien pe-
danteria (m. s.).
f Pedanteaque, de Pitalien
pedantesco (m. s.).
Pedeatre, du L. pedestris
(m. s.).
Pedleulalre, du L. pedicula-
rius (de pediculus, pou).
Pedlcule, du L. pediculus
(diminutif de pedem, pied). — D.
pidicuU.
Pedicure? compost fbrg£ a
Paide des deux mots eura (soin) et
pedis (du pied).
pedoneuie , du L. pedunculus
(diminutif de pedem, pied). — D.
pidoncuU.
I*eigne, en espagnol peine, en
italien pettine, duL.peettnem (pei-
gne), par. la contraction reguhere
(voy. p. lxxxi) de pect(t)nem en
pecrnem, d'ou petne* par le chan-
gement ordinaire du groupe ct en it
(voy. au mot attrait). Peine* s'est
transform^ posterieurement en pet-.
gne par le changement de n en gn
(voy. au mot cligner).
Feigner, en espagnol peinar,
en italien pettinare, du L. pecti-
nate (peigner) par la contraction
reguliere (voy. aceointer) de pec-
t(i)nare en pect'nare, d'ou peiner*
par le changement de ct en it puis
en t (voy. attrait); peiner* devient
posterieurement peigner par le
changement de n en gn (voy. di-
nner).
— D. peignoir, peigneur f pei-
gnier, peignure.
JPeitt <f t*e, du L. pingere (pein-
dre) Pour les details du change-
ment de ingere en eindre, voyez
ceindre.
Peine, du L. poena (peine),
par la reduction de.ce a e (voyez
p. lxxxvi) puis par le changement
de e en ei (voy. frein). — D. pet-
ner, pinible.
JPeintfe, du L. pt'ctor (pein-
tre) devenu pinctor * dans le latin
rustique par 1" intercalation d'un n
(sous Pin flu en ce du participe pine*
tus). Sur cette addition de n voyez
concombre.
Pinct{6)r reguTieTemen* conv
tract6 (voy. p. lxxxj) en pincVr,
donne peintre par le changement
de ct en t (voy, fl/fe'W) et par ce-
lui de i en e (vdy, admettre) qu!
devient ei sous rinfluence du ct
cjuj termine Je mot (voy# affiU),
yGoosIe
PEL
402
PEN
feiattftine, du L. pictura
(peinture) devenu pinctura (voyez
{peintre). Pour le changement de
pinct.... en petnt.... voy. peintre.
Pelage, couleur du poil, du L.
pilaticum * (derive de pilus poil).
Pilaticum donner pelage par le
changement: 1° de aticum en age
(voy. dge) ; 2° de t en e (voy. ad-
mettre).
. JPefe-mefe , ancienn. pesle
mesle (proprement roe7er, remuer
# avec une pelle). Pour Petymologie
voy. petle et m&ler.
1. JPelet* (6ter le poil), du L.
pilare (epiler), par le changement
de i en e <voy. admettre). — D.
pelade.
2. I*elcf (6ter la peau) , voyez
peau. — D. pelure.
Pelerin , en provencal peZe-
grin, en i: alien peaeflfrtno, en es-
pagnol peregrino, du L. peregri-
nus * (pelerin dans les textes la-
tins du moyen age ; proprement
voyageur ; pour le changement
de sens, voy. p. xxn).
Peregrinus rSduisant gr a r
(voy. accueillir), donne pilerin
pour p&rerin par dissimilation
(voy. p. lxxvi, et au mot autel,
pour le changement de r en I). Ce
qui confirme. cette origine c'est
3ue sanctus Peregrinus (eveque
'Auxerre, mort en 304) est devenu
en francais saint Pelerin. — D.
pelerinage ; pdlerine (manteau de
pelerin).
JPelet* iate, voy. pdlerin.
Pelican , du L. pellicanus
(m. s.).
Pelisse, anciennement pelice,
en italien pellicia, du L. pellicia,
(qui est fait de fourrure; par le
changement de cia en ce puis sse
(voy. agencer).
Pelle. en italien pala, du L.
pala (pelle) par le changement de
aene (yoy, wheter), — D. peh
Ue, pelleted (de l'ancien verbe
pelleter remuer avec la pelle); pel-
Pelletier , derive de l'ancien
francais pel (peau) : sur l'origine
de pel, voy. peau. — D. pelleterie.
Pelllenle 9 du L. pellicula
(m. s.).
Pelote, anciennement pUote,
en italien pillotta, derive du L.
ptto (pelote dans Pline) par un di-
minutif pilotta (la forme piloteltus
est au septieme siecle dans Isidore
de Seville). Sur le changement de
t en e, voy. admettre.— D. peloter,
peloton (de fil), pelotonner.
Pelotonncr, voy. pelote. —
D. peloton (au sens de groupe de
personnes, ramassees, reunies pe-
lotonnees en forme de masse com-
pacte).
f Pelonse. mot venu du pro-
vencal pelos (fourre, dru, epais,
d'ou le sens de pelouse, de gazon
court et epais). Pelos est le L. p»«
losus (velu).
Pelt*, en provencal pelut 9 en
espagnol pdudo, du L. pUutus*
(derive de pilum poil). Sur utus
devenu w, voy. aigu; surt devenu
e, voy. admettre.
Pelfche, en italien peZuccto,
du L. piluccius* (derive de pilum
poil). Sur t devenu e, voy. admet-
tre. — D. pelucher,4plucher (voyez
ce mot).
JPefttfe, voy. peler 2.
penal, du L. pamalis (m. s.).
— D. penality.
Penates, du L. penates (m. s.).
JPeataucf, voy. peine.
Pencher, du L, pendtcare*
(deriv6 de pendere etre suspendu)
par la contraction r^guliere (voyez
accointer) de pend(i)care en pen-
d'care, d'ou pencher par la reduc-
tion de dc a c (voy. adjuger) et le
changement de ca en che (voyez
acharner). — D. penchant.
y Google
p6n
403
PfiP
Pendant (subst.), voy. pen-
dre. — D. pendant (preposit.)
« pendant l'affaire (pendente re). »
PendeMoque, voy. pendre et
loque.
Pendre , du L. pendere (pen-
dre) par la contraction reguliere
(voy. p. lzxzi) de pend(i)re en
pend're. — D. pente (substantif
participial fort, voy. absoute) pen-
dant, pendentif, pendeloque, pen-
diller, pendable , pendant, pendai-
son.
Pendule, duL. pendulus* (qui
est suspendu). — D. pendule (hor-
loge ; proprement horloge a pen-
dule).
JPene, anciennement p esne,k
l'origine pesle, duL. pessulum (ver-
rou dans Plaute). — Pess(u)lum se
contracte regulierement (voy. p.
lxxxi) en pes'lum d'ou pesle forme
employee par Villon ;pesle devient
pesne par le changement de I en n
(voy. quenouUle) ; pesne se reduit
a pene par la chute de * (voyez
abtme).
penetrable, du L. penetra-
bilis (m. s.). — D. pene'trabilite',
impenetrable,
penetration, du L. penetra-
tionem (m. s.).
penetrer, du L. penetrate
fm. s.). — D. pdne'trant, pene'tra-
tif, penitrd.
Penible, voy. peine,
f penlche, de l'anglais pin-
nace (peniche).
penlellle, derive de peniciU-
lum (pinceau).
penlnsnle, du L. peninsula
(m. s.). t
penitence , du L. pomitentia
(repentir). Sur tia devenu ce, voy.
agencer. — D. penitencier, pe"ni-
tencerie, impenitence.
Penitent, du L. pcenitentem
(qui se repent). — D. penitentiaire,
tmpenitent.
Pene, du L. penna (plume).
— D. pennage.
Pennon 9 proprement plume
qui garnit la baguette d'une fle-
che, derive de penna (plume).
penomnre, du L. psene (pre*
que) et umbra (ombre).
Penoer, du L. pensare (peser,
examiner) . — D. penseur, pensile
(substantif participial), pensif.
Pension, du L. pensionem
(pavement, loyer). — D. pension-
naire, pensionnat, pensionner.
Peninm, du L. pensum (ta-
che).
Pentacorde, du grec irevrdt«
XopSo; (lyre a cinq cordes).
Pentagon*, du grec icevr£«
Y»vo; (qui a cinq angles).
Pentametre, du grec mvrd-
(ASTpoc (s.-ent. <rtCxo«, vers com-
pose de cinq pieds).
Pentandrle, du grec icevre
(cinq) et avyjp (male).
Pentapole, du grec irevcd-
icoXtc (territoire compreoant cinq
villes).
Pentatenqne, du grec rcevrd-
xeuxoc (s.-ent. (iieXo;, ouvrage en
cinqlivres).
Pente, voy. pendre.
Penteedte, du grec itevm-
xo<mfi (s.-ent. jjpipa, le cinquan-
tieme jour) .
pennltleme,du L.'penuUimu*
(m. s.).
penurle, du L. penuria (di-
sette).
fpeotte, de Pitalien peotta
(meme sens).
JPepie, en provencal pepida,
en italien pipita, en portugais pe-
vide, du L. pituita (pepie dans
Columelle et dans Pline) par la
consonnification de u (voy. jamr
vier) , d'ou pitvita qui se recluit a
pivita par le changement de tv en
t? (voy. p. xcvm) : pivi{t)a donne
pipie par la chute du t medial
y Google
- PER
404
PfiR
(voy. aigu), et par le retour inso-
Ute de v a p (voy. p. en).
JPejpitt, origine inconnue. —
D. p&pintire, pepinieriste.
peplum , du L. peplum (m. ».).
JPefcafe, origine inconnue.
"•- D. percdline.
Pereepteur, du L. percepto-
rem (celui qui recueille).
perceptible, du L. percepti-
bUis *, derive de perceptum, supin
de percipere (percevoir). — D.
percepftbtlitl.
Perception, du L. perceptio-
ns (action de recueillir).
JPereet», origine inconnue. —
D. perc& (subst. participial), perce
(suDst. verbal), per cement, perce-
bois, perce-ieuille, perce-neige,
perce-oreille, percoir, transpercer.
JPercevoit*, du L. percipere
(percevoir). Pour le changement
de lettres, voy. apercewrir.
1. JPe»«cne, du L. pertiea
(perche) par la contraction regu-
liere (voy. p. lxxxi) de pert(i)ca
en perVca, d'ou pefca (voy. odjfw-
flfer), puis perche (voy. ac/iarner).
— D. percher, perckoir.
2. JPefelbe, du L. perca (per-
che, poisson). Sur ca aevenu che,
voy. acharner et acheter.
Perelu*, du L. perclusus (em-
peche)
PercuMton, dtt L. percussio-
nem (m. s.).
Perdition 9 dtt L. perditionem
(perdition dans saint Jerome).
JPer«f**e, du L. perdere (per-
dre) par la contraction reguhere
(voy« p. lxih) de perd(&)re en
perd're. — D. peraable, perte
(subst. participial fort; voy. ab-
soute)
JPotHf t4ae, du L. perdicem
v perdrix) par le changement de c
en x (voy amiltV), et par 1 'addi-
tion de r (voy, cbanvre. — D. per*
dreau.
JPe**e, du L. patrem (perej par
le changement: 1° de a en e (voy.
acheter); 2° de tr en r (voy. ar-
ri&re). — D. compare.
peregrination, du L. pere-
grinationem (m. s.).
peremption, du L. peremp-
tionem (m. s.).
peremptolre, du L. peremp-
torius (peremptoire).
Perfectible, du L. perfecti-
bilis, deriv6 de perfectus (achev6).
Perfection, du L. perfection
nem (m. s.) . — D. perfectionner.
Perflde, du L. perfidus
(m. s.).
Perfldle, du L. perfidia
(m. s.).
Perforer, du L. perforare (m.
s.). — D. perforation.
per Ian the, du grec wepiov&TK
(qui fleurit tout autour).
Perlcarde, du grec itepixdp-
Siov (m. s.).
Perlcarpe, du L. pericarpwn
(m. s).
Perlcllter, du L. periclitari
(pencliter).
Perleeleno, du grec wtpioi-
xoc (m. s).
Perigee, du grec icfpCysiov
(m. s.).
perlhelle, du grec icepC (au-
tour) et^Xio?(soleil).
JPeVif, du L. periculum (p<-
ril). Sur iculum aevenu tl, voy.
abeille.
JPeVif ferae, du L. periculosus
(m. s.}, par la contraction regu-
liere (voy. accointer) de pertcfii)-
losut en perie'losus, d'ou perils
leux, parle changement : 1* de cl
en it (voy. abeille) ; 2° de osut en
eux (voy. amoureux).
perlmer, du L. perimere (pe-
rimer).
perlmetre, du grec irtpCfu-
Tpo; (s.-ent. Ypa|xpiTJ , contour, cir»
conference),
y Google
PER
405
PER
PerUde, du L. periodus
(m.s.).
perlsdique, du L. periodicus
(m. s.).— D. piriodicite'.
Perloate, du grec rcepCooxeov
(m. s.).
Perlpatetlelen, du grec icepi-
icatriTixo; (m. s.). — D. peripate-
tisme.
Perlpetle, du grec Tcepme-
teta (d6nofiment imprevu).
Peripherie, du grec icep»9e-
peta (circonference).
Perlphrase, du grec ircpi-
©pa<xt; (circonlocution).— D. peri-
phraser.
Perlple, du grec icepin).oo;
(navigation autour d'une mer).
Perlpneumonle , du grec m-
piicveu(j,ovia (inflammation du pou-
mon).
Perlptere, du grec nepims-
pov (m. s.).
JPet*if, du L. perire (m. s.). —
D. perissant, ptrissable.
PerUelens, du grec rapi-
oxtot (m. s.).
Peristyle, du grec TcepfonAov
(m. s.).
Perltolne, du grec rapito-
veio; (s.-ent. Optrjv, m. s.).
J*eWe, en portugais perola,
du L. pirula (deriv6 de pirum,
poire, a cause de la forme de cer-
taines perles), par le changement
de sten e (-voy admettre), d'ou pe-
rute (o^ui est au septieme siecle
dans Isidore de Seville). Per(\i)la,
regulierement contracte (voy. p.
lxxxi) en per'la, donne la forme
perte. — D. perler, verte.
Permanent, au L. perma-
nentem (qui persiste).— D. per-
manence.
Permeable, du L. permeabi-
lis (qui peut 6tre traverse).— D.
perme'abiliU, impermeable.
,. Permettre, du L. permittere
(permettre). Pour le cnangement
de miUere en mettre, voy. admet-
tre. — D. permit (subst. partici-
pial).
Permission, du L. permission
nem (m. s.)
Permutation, du L. permu-
tationem (permutation).
Permuter, du L. permutare
(permuter). — D. per mutant.
Pernleleux, du L. perniciosus
(m. s.). Sur osus devenu eux, voy
amoureux.
Perone, du grec wepovij
(m. s.).
PeroraUon, du L. per or alio -
nem (m. s.). Pour les change-
ments de lettres, voy. oraison.
Perorer, du L. perorare
(m. s.).
Perpendleulalre, du L. per-
pendicularis (m. s.). — D. perpen*
diculariU.
Perpetrer, du L. perpetrare
(m. s.).
Perpetuer, du L. perpetuare
(perpetuer). — D. perpetuation,
perpetuel.
Perpetulte, du L. perpetuita-
tem (perpetuity).
Perplexe, du L. perplexus
(embarrasse).
Perplexlte, dxih.perplexitatem
(ambiguity).
Perquisition, du L. perquisi-
tionem (recherche).
fetfott, voy. pierre.
f Perroquet, de l'italien pm'O-
chetto (perroquet). — D. perruche.
tPerruehe, voy. perroquet.
Perruque, de ritalien par-
yuca (perruque). — D. perruquier,
perruquUre.
Perse, mot d'origine histori-
que (voy. p. lxiv) : etoffe originai-
rement fabriquee en Perse,
persecutor, du L. persecutari
(poursuivre sans re 1 acne). — D.
perstcutant, perse'cuteur , perse-
cution*
y Google
PER
406
PET
PerseVerer, du L. perseverare
(m. s.). — D. perse've'rant, perse-
verance.
Perslealre, du L. persicaria *
(derive de persica, p6cne, voy. ce
mot).
Perslenne (proprement per-
sane) , mot d'origine histonque
(voy. p. lxiv) : contrevent dont la
mode est venue de Perse en Occi-
dent. Au dix-septieme siecle, on
disait persien pour persan.
Perstfler, voy. siffler et para-
chever pour Padjonction de per. —
D. persiflage, persifleur.
f*et**if , du L. petroselinum (per-
sil), Paccent grec (neTpoexeXivov)
ayant supplante dans ce mot (voy.
p. cvii) Paccent latin (petroselir
num).
Petr(o)s4linum se contractant
regulierement (voy. accointer) en
petfselinwm donne persil par la
chute des deux dernieres voyelles
atones (voy. p. lxxxi), et par le
changemeot : 1° de tr en r (voy.
arriire) ; 2°de e en t (voy. accom-
plir). — D. persillade, persille'.
Perslque, du L. persicus (de
Perse).
perslster, duL. persistere (m.
s.). — to. persistant, persistence.
Personne, du L. persona (per-
sonne). — D. personnage, person-
nifier, personnification.
Personnel, du L. personalis
(m. s). — D. personnalite, person-
naliser.
Perspeettf , du L. perspectivus*
(d6riv6 de perspectus, vu a tra-
cers.) — D. perspective.
Perspleace, du L. perspica-
cem (m. s.). — D. perspicaciti.
Perspicuity, du L. perspicui-
tatem (transparence) .
Persuader, du L. persuadere
(m. s.).
Persuasion, du L. persuasiO'
nem (m. s.). — D. persuasif.
JPerte, voy. perdre et absoute.
Pertinent, du L. pertinentem
(relatif a). — to. pertinence.
JPeftwis, du L. pertusus (perc6,
troue, d'ou le sens de trou). Sur t*
devenu ui, voy. buis.
f Pertulsane, de l'italien por-
tigiana (pertulsane).
Perturbateur, du L. pertur-
bator (m. s.).
Perturbation, du L. perturba-
tionem (m. s.).
Pervenche, du L. pervinca
(pervenche) par le changement:
1° de in en en (voy. admettre);
2° de ca en che (voy. acharner et
acheter).
Perrers, du L. perversus (m. s.).
Perversion, du L. perversio*
nem (m.s.).
perverslte, du L. pervertUa-
tem (m. s.).
Pervertlr, du L. pervertere (m.
s.). Sur e devenu t, voy. accom-
plir.
Pesaiit, voy. peser. — D. pe-
santeur.
JPeset* . du L. pensare (peser)
par la reduction de ns a s (voy.
aini).— -to. peste (substantif parti-
cipial); peseur, peson; pese-ti-
queur ; p&e-lait, etc.
Pesslmlste, derive du L. pw-
simus (tres-mauvais).
Peste, du L. pestis (peste). —
D. pester.
Pestlfere, du L. pestifer (em-
peste) . — D. pestifiri.
Pestilence, du L. pestilentia
(peste).
Pestilent, du t. yestilentem
(empestS). — P. pestilentiel.
Pet, du L. peditus (m. s.). Par
la contraction reguliere (voy. p.
lxxxi) de ped(f)tus en ped'tus, dt
s'est r6duit a t, comme dans perte
(perdta pour perdita), voy. o6-
soute).— to. ptier, pe'tard, pttaud,
pttaudiere, pttiller-
y Google
PEU
407
PHfi
Petale, du grec nixakw
(feuille).
Pe'*at*cf , voy. pet. — D. p&tar-
dtire.
JPetff let*, voy. pet. — D. petit-
lant, petillement
petiole, du L. petiolus (pe-
tiole). — D. pttioU.
Petit, ongine inconnue. — D.
petitement, petitesse, petiot; ape-
tisser, rapetuser.
Petition, du Jj. petitionem
(petition). — D. pe'titionner, ptoi-
ttonnaire.
JPe*<m, voy. pied.
Petanele, du L. . pectuneulus
(peigne, coquillage).
Petree, du L. petraeus (m. 8.)*
Petrel 9 origine inconnue.
Petrlfler, du L. petrificare*
(m. 3.) (derive de petra, pierre).
— D. petrification.
JPett*itt, anciennement pes-
trw. du L. pufrmttm (petrin),
par le changement de i en e. (voy.
admettre) et par la chute de s (voy.
oMnw).
JPett*if, anciennement pestrir,
du L. pirturire * (petrir, deriv6 de
jristura, action de moudre le grain
pour faire le pain).— Pist[H)rirese
contractant (voy. aider) en pist'-
rire donne pestrir par le change-
ment de t en e (voy. admettre);
pe'trir par la chute de * (voy. a-
oime). — D. petrissage.
petrole, huile minerale, pro-
prement huile de pierre, du L. pe-
tra (pierre) et oleum (huile).
petulanee, du L. petulantia
(petulance).
petulant, du L. petulantem
(petulant).
JPew, en provencal pauc, en
italien poco, du L. paucus (peu),
par la chute du c (voy. aim) et
par le changement de au en o
(voy. oiouetfe). puis de o en eu
(voy. accueillir).
JPewnf a<fe, voy. peupler.
JPetcnfe, du L. popult** (peu-
ple) par la contraction resuliere
(voy. p. lxxxi) de pop(u)(ui en
poplus, d'ou peuple par le chan-
gement de o en eu (voy. occuetf-
ftr). — D. peupler, peuplade, de*-
peupler, repeupler.
PeupUiew. derive de l'ancien
francais peupte (peuplier). Peuple
est le L. popufu* (peuplier) par la
contraction reguliere (voy. p.
lxxxi) de pop(ti)lus en pop'lus
d'ou peuple par le changement de
o en eu (voy. aecuettttr).
JPettt*, anciennement peur,
plus anciennement peor, a Fori-
ine poor, en espagnol pavor, du
i. peworem (peur) par la chute du
£
t? medial j>o(v)orem (voy. ateut)
d'ou Pancien francais poor qui de-
vient peor par Padoucissement de
a (voy. acheter); puis peur par le
changement de o en u (voy. cu-
ree); sur le changement de peur
enjpeur voy. p. xc. — D. peureux.
Peut-etre, voy. ^(reetpouvotr.
Phaeton , du L. phaeton
(Phaeton , le soleil).
phalange, du L. phalangem
(m. s.).
pharlalen, derive" de phari-
saeus (pharisien dans Tertullien) .
Pharmaeeutlque, du grec
©apfxaxtuxixo; (medicinal).
pharmaele, du grec ?acp(Mt-
xe.Ca (action de medicamenter). —
D. pharmacien.
Pharmaeopee, du grec fap-
(AaxoTcotta (composition des reme-
des).
Pharynx, du grec <p*pvtf (go-
sier).
phase, du grec 9*<nc (action
de briller).
Phebus, du L. phoebus (phe-
bus, Apollon).
phenleoptere, du grec foivt-
xnnteoo; (flamant).
y Google
PHY
408
PIC
Phenlx, du grec foCvtg (m. s.).
Ph^nom^ne, du grec 90UV0-
pevov (ce qui apparatt).
Philanthrope, du grec 9iXdv-
Opuitoc (m. s.). — D. philanthro-
pies philanthropique.
Phllharmonlque, du grec 91-
>oc (ami) et &pp<ma (harmonic)
phllhellene, du grec 9iXeX>yjv
(qui aime lesGrecs).
Phlllpplque, du grec ^iXwrot-
xo; [Xoyo;], discours relatif a Phi-
lippe; discours de Demosthene
contre Philippe de Mac6doine.
Phllologle, du grec (piXoXoyCa
(amour des lettres). — D. philolo-
gue, philologique.
Phllomathlque,du grec 91X0-
aaOVjc (qui aime le savoir).
Philosophic, du grec 91X0*0-
yi* (amour de la sagesse). — D.
phmsophe. philosopher, philoso-
phique, philosophisme , philoso-
phal.
Phlloteehnlque , derive du
grec 9iX6ttxvo; (qui aime les arts).
Philtre, du grec 9iXtpov (m. s).
Phlehetomle, du grec 9XE60-
toiaC* (saignee). — D.phUbotome,
phlibotomiser.
Phonlqne, derive du grec
fwvifj (voix).
Phoque, du grec fuxi) (veau
marin).
Phosphore, du grec 90x196-
po; (qui porte la lumiere) — D.
phosphate, phosphor eux t phospho-
rique, phosphorescent, phospho-
rescence.
Phrase, du grec 90**15 (locu-
tion). — D. phraser, phrasier.
Phraaeelogle, au grec 9paaeo-
Xoyta (recueil de locutions) .
Phthlsle, du grec 981*15 (con-
somption). — D. vhthisique.
Phylaetere, du grec 9uXaxTyj-
piov (talisman).
Physlognonionle , du grec
fuotoYXDttovCa (art de connattre
le caractere par ^inspection des
traits du visage). — D. physiogno-
monique.
Physloloale, du grec 9^*10-
Xoyia (6tude de la nature). — D.
physiologique, physiologiste.
Physlonomle, du grec 9^10-
yv{o(ita pour 9uatOYva>|iovia (voy.
physiognomonie). — D. physio-
nomiste.
Physique, du grec ouotoq, s.-
ent. t^yvtj (etude des choses na-
turelles). — D. physicien.
Phytellthe, du grec out6v
(plante) et XCOoc (pierre).
Phytologle, du grec 9utov
(plante) et Xoyo; (traite).
Plaeulalre, au L. piacularis
(expiatoire).
Piaffer, origine inconoue. —
D. piaffeur.
PiaiMer, onomatopee (voy.
p. lxv). — D. piaillerie t piailleur.
Planlste, voy. piano
f Piano, de ritalien piano
(douz). Au sens d* instrument de
musique a clavier, piano est une
abreviation'de l'ancien nom piano-
forte (parce qu'on peut a volonte
renforcer ou adoucir le son de cet
instrument). — D. pianiste.
f Piastre, de ritalien piastra
(piastre).
JPimvfef, onomatopee (voy.
p. LXV).
Pie (oiseau) du L. picus (pic).
— D. pic-vert (puis pivert ; en ita-
lien picoverde).
2. I»tc (instrument pointu),
mot d'origine celtique (gael. pic
pointe). — D. picot.
3. Pie (de montagne) propre-
ment pointe: voy.jptc 2.
f Pleoree , de respagnol pico-
rea (picoree , maraude). — D. pt-
corer, picoreur.
JPicotet*, voy. piquet. — D.
picotin, picotement, pxcoterit.
JPieofisa, voy. pihoter.
y Google
PIE
409
PIP
1 . Pie (adjectif) , du L. jria
jrieuse).
2. JPIe (substantif), du L. pica
[pie dans Pline) par la chute du c
medial j>i(c)a (voy. ami). — D.
zheval-pie, pigeon-pie, piette,
JPiece, du L. petium (piece de
terre dans un texte de Pannee 768.
L'origine de petium est inconnue.
Petium a donne piece par le
changement : 1° de e en ie (voyez
arriere) ; 2° de tium en ce (voyez
ckgencer). — D. ddpecer, rapie'cer.
JPietf, du L. pedem (pied),
par le changement de e en ie (voy.
ameYe). — D. contre-pied , pied-
d terre; pie'ter.
f p>fede«t*l, de l'italien piede-
stallo (petit socle).
t Pledouehe, de l'italien pte-
duccto (m. s.)
Piepe , en italien piedica, du
L. pedica (piege) par la contrac-
tion reguliere (voy. j>. lxxxi) de
ped(\)ca en ped'ca d'ou pttge y par
le changement 1° de dc en </ (voy.
adjw^er); 2° de e en ie (voyez ar-
Pie*grieche , voy. griiche.
Pie-mere,
Piert*e 9 en provencal petra,
en Catalan pedra, en italien pietra,
du L. peJra (pierre) par le chan-
gement : 1° de *r en rr (voy. ar-
riere) \ 2° de e en ie (voy. arriere).
— D. pierrer, pierrerie, pierrier,
empierrer ; perron ; perriere ,
perre*
Pierre***; , du L. petrosus
fpierreux) par le changement :
!• de osus en eu» (voyez amou-
reux); 2° de petr.,.. en pierr....
(voy. pierre pour le detail du
changement de lettres) .
1. Pierrot, proprement paysan
(diminutif de Pierre) ; puis bate-
leur habille comme un pierrot.
2. Pierrot, moineau franc :
jnerrot est un diminutif de Pierre;
sur celt© application dun nom
d'homme aun oiseau, voy. au mot
jacasser.
Plete, du pietatem (piete). Sur
atem devenu e*, voy. abb4. — D.
pUtiste.
Pieter, voy. pied.
Pictiner, derive de l'ancien
francais pittin, diminutif de pied.
— D. pittinement.
Picton, du L. peditonem *
(derive de pediiare aller a pied,
dans les teztes latins du sixieme
siecle).
Ped(I)*owem regulierement con-
tracts, voy. . accotnter en ped'to-
nem donne pitton par le change-
ment de e en ie (voy. arriere) et
par la reduction de dt a t que Ton
retrouve dans perfe de perd'fa
(perdita), vente de vend'ta (ven-
dita) , rente de rend'ta ( ren-
dita *).
Pietre, du L.pedestris (propre-
ment qui va a pied , d'ou le sens
d'humble, de pauvre , puis de
mesquin).
Pe(d)es*m perdant le d m6dial
(voy. accabler) donne pietre par le
changement ae e en i (voy. ac-
complir) et par la chute de s (voy.
abime). — D. pietrement; pietre-
rie.
Piette , voy. pie.
JPiett. aociennement pel, en
provencal pal , en italien palo, du
L. palus (pieu) par le changement
de a en e (voy. acheler), d'ou la
forme pel qui donne pie I par la
diphthongaison de e en ie (voyez
arriere) ; piel devient pieu par Va-
doucissement de t en u (voyez
agneau).
JPieuoc, anciennement pieus, a
rorigine pius, du L. ptus (pieux),
par le changement: 1° de u en eu
(voy. beugler)\ 2° de s ens (voyez
deux). — D. pieuse, pieu&ement.
Piffre, proprement gros, qui a
y Google
P1M
410
PIO
de grosses joues ; c'est le meme
mot que le franc,ais du seizieme
siecle pifre, (joueur de flflte, d'ou
te sens de gros, qui a les ioues en-
flees gonflees comme celles d'un
joueur de flute) . Pifre Qoueur de
flflte vientde I'italien pifero (fifre).
— D. s'empiffrer.
Pigeon, du L. pipionem (pi-
geon) par la consonnification re-
guliere (voy. abriger) de to en jo,
d'ou pipjonem qui donne jngeon
par la reduction de pj a j et le
changement de j en ge (voy. abri-
ger) . — D. pigeonnier, pigeon-
neau.
f plgnon, de I'italien pignone
(pignon) .
j- pllasftre, de I'italien pilastro
(pilastre) .
f Pllnu, mot d'origine orien-
tale (turc pilau pilau)
1. Pile, du L. pua (colonne).
— D. emmler, pilier, pilot (d'ou
pilotiSfPuoter).
2. Pile, mortier, du L. pila
(mortier a piler). — D. pilon.
3. Pile (ou face) , origine in-
connue.
JPifet*, dnL. pilar e (piler). —
D. piloir, pileur.
JPillef , voy. pile 1.
t PlUer, mot venu au seizieme
siecle (comme beaucoup d'autres
termes d'origine militaire) de l'i-
talien pigliare (prendre). — D.
pillage, pillard, piUerie,
Piion, voy. piler.
Pitoni 9 origine inconnue.
f Pllote, de I'italien pilota (pi-
lote) — D . piloter, pilotage, pilotin.
PilotU, voy. pile 1.
Pilule, du L. pUuld (pilule).
Pimbeche, origine inconnue.
Pitnent, aumoyenageboisson
tres-epicee et aromatisee, d'ou le
sens posterieur d'epice et en parti-
culier de poivre. Piment (au sens
deboisson aromatisee) est le L.
pigmentum (sue des plantes, dro-
gue dans Coelius Aurelianus). Sur
la reduction de gm a m, voy. p. a.
Pimpant, origine inconnue.
f Plmprenelle, au seizieme
siecle pimpenelle , de I'italien ptov
pinelUi (punprenelle).
Pin, du L. pinus (pin).
f Plnacle. venu au seizieme
siecle de I'italien pinacolo (pina-
cle).
f Pln«sse 9 de I'italien pinaecia
(pinasse).
Pineeuu, anciennement pin-
eel, du L. penicillum (pinceau) par
la contraction reguliere (voy. ac-
cointer) de penicillum en pen'cil-
lum d'ou pincel par le change-
ment : 1° de e en i (voy. accom-
pli?); 2° de t en e (voy, admet-
tre) ; sur le changement de pincel
en pinceau, voy. agneau. — D. de
l'ancienne forme pincel: pincelier.
Pincer, en vlnitien pizzare,
mot d'origine germanique (neer-
landais pitsen, pincer); pour I'in-
tercalation de n (picer*, puis pin-
cer) voy. concombre. — D. pince
(substantif verbal); pincie (sub-
stantif participial) ; pincon.
Pincette, diminutif de pince
(voy. pincer).
t Plngouln , de l'anglais pin-
guin (pingouin).
Pinnule, du L. pinnula (pro-
prement petite aile).
Pinion, anciennement pin-
con, diminutif d'un radical pine
qui est d'origine celtique (kymri
pine, pinson).
| Plntade, de l'espagnol ptn-
tada (pintade).
Pint e j mot d'origine germa-
nique (anglais pint, allemand pin-
te, m. s.).
Pioehe, d6riv6 dearie (instru-
ment pointu, voy. put I) par le
suffixe oche, d'ou pi[c)oche, qui a
donn6 pioehe par la chute du c
y Google
PIQ
411
PIT
Sdial (voy. affouage). — D. pio-
er. "'!
Pfcm, proprement soldat, fan-
sin (d'ou le sens de petite piece
jeu des echecs, les figures e*tant
ses pour les chefs du ieu).
Hon, que le dii-septieme siecle
ploie encore au sens de fantas-
, est en espagnol peon, en ita-
q pedone et derive du L. pede-
n* (pi6ton, dans les textes la-
s de la decadence, d'ou le sens
fantassin). Pe{d)onem a donne"
m par la chute du d medial
y. accaUer) et par le change-
nt de e en % (voy. accomplir).—
monner, pionnier.
PiottMtaf 9 voy. pion.
Pijie, proprement chalumeau,
s tuvau (dou le sens de mesure
liquide, puis de, tonneau). Au
s originaire de tuyau, de chalu-
au, de musette (qui est celui du
t pipe dans nos plus anciens
tes francais, sens qui a persiste
s le derive" pipeau), pipe est le
stantif verbal du verbe piper
fler; piper est le L. pipare,
er). — D. pipeau (cnalu-
iu).
Hpeaw, voy. ptpe.
*ipev, proprement siffler,
i contrefaire le cri des oiseaux
r les attirer; d'ou le sens de
iper, puis de voler: pour l'e-
ologie, voy. au mot pipe. —
npee (substantif participial);
mr, piperie.
Plque-nlqae, venu de l'an-
ipick^nick (m. s.).
iqtter, derive" de pic 1 (voy.
not). — D. pique (substantif
al), piquant, piquier, piquet-
liqueur, piqure: picoter fr6-
itatif de piquer (comme trem-
or de trembler); piquet (d'ou
3ns de troupe dont les che-
sont reunis au meme pi-
Piquet (jeu de cartes), origine
inconnue.
Pirate, du L. pirata (m. s.J\
— D. piratery piraterie.
IHfeJdu L. pejor (pire), par
la contraction reguliere (voy. p.
lxxxi de pej(6)r en pefr, d'ou
pire, pax Passim ilation de j (voy.
aider) et par le changement de e
en * (voy accomplir et aider). —
D. empxrer.
f Pirogue, de Tespagnol ptro-
ga (pirogue).
Pirouette, origine inconnue.
— D. pirouetter.
k J»l#, du L. pejus (pis) par la
contraction reguliere (voy. p.
uaaa) de pej(u)s en pefs d'ou pis
Far le changement de e en i et
assimilation du ; (voy. accomplir
et aider).
2. M*im (substantif). Pour Pe-
tymologie de ce mot, voy. p. xxn
etxxin.
Piscine, du L. piscina (m. s.)»
Pise % substantif participial de
piser qui est le L. pisare (piler).
Pwer, origine inconnue. —
D. pissoir, pissoter, pissotUre, pis-
senlit.
Plstaehe , du L. pistacium
(pistache). — D. piftachier.
Piste, du L. pistus (battu,
fr&ye, tracl).
Pistil, d\xL. pistillus (pilon).
Pistole, mot dont l'origine est
inconnue.
f Pistolet, derive" de l'italien
pistola (pistolet).
Piston, du L. pistonem* (derive
de pistare fouler, presser).
J»»*«mee, au sens Dropre desi-
gn e la portion que recoitun moine,
a chacun de ses repas. II est encore
employe aujourdhui avec cette
signification dans le langage mo-
nastique.
Pitance, qui est en italien pie-
tanza > vient du L. pietantia repas
yGoogk
PIT
412
PL A
de moine, dans les textes latins du
moyen age :
« Nos frater Johannes Abbas. .
pietantiae modus et ordo sic con-
scripti.... observentur ...In primis
videlicet quod pietantiarius qui
pro tempore fuerit.... ttnebitur mi-
nistrare » dit une Charte du trei-
zieme siecle.
Watts dans son glossaire sur
Mathieu Paris: « Pietantiam alii
scribunt ; nam dapes suas ad pie-
tatem ducebant. » Pietantia derive
de metatem, et d6signe le produit
de la charite, de la pi6t6 des fide-
les. Onappelaitde mem eau moyen
ftge, misericordia (piti6, compas-
sion) certains repas monastiques :
on lit dans Mathieu Paris: « Vt de-
testabiles ingurgitationes miseri-
cordiarum in quibus profecto non
erat misericordia y jyrohiberentur. »
Pietantia a donnepitanee comme
pietatem a donne* pitie"; pour le
changement de cia en ce voyez
agencer.
Piteuoe^ en proven§al pitos,
en espagnol piadoso, en italien
pietoso, du L. pietosus* (miseri-
cordieux, qui est le sens originaire
du mot francais, puis dignede pi-
tie . Pietosus , d6riv6 de pietas, est
dans plusieurs textes latins du
moyen Age:
« Et certi nunquam visum fuit
in aliqua civitate tarn enorme nee
pietosum infortunium... » dit un
texte dutreizieme sidcle.
Pietosus a donne pit eux par le
changement de osus en eux (voyez
amoureux) et par la reduction de
ie a i qu'on retrouve dans pttanoe
de ptctantia, ptVte de pietatem.
Pitie, en espagnol piedad, en
italien pietd, du L. pietatem (qui
est au sens de piti6 dans Su6tone).
Pour la reduction de ptetatem k
ptti6, voy. au mot piteux; pour le
changement de osus en eux voy.
amoureux.— D pttoyer*, d'oil pi-
toyable, apitoyer.
J»if ott, origine inconnue.
Pitoyable, voy. pitte*. — D.
impitoyable.
f plttoresque, de l'italien pii-
toresco (pittoresque).
Pltulte, du L. pituita (pituite).
— D pituitaire, pituiteux.
Pivert, voy. pic 2.
J*it>oitte, anciennement pioine f
du L. paeonia (pivoine) par la re-
duction de ae en e (voy. p. xci)
d'ou peonia qui donne pioine
1° par le changement de e en t
(voy. accomplir); 2° par Pattrac-
tion de i, qui transforme o en o»
(voy. chanoine). Pi-oine devient
pi-Y-oine par l'intercalation d'un v
euphonique (voy. corv4e).
Pivot, origine inconnue. — D.
pivnter.
Placage, voy. plaquer.
Placard^ voy. plaquer, — D.
placarder.
Place, du L. platea (place)
par le changement regulier (voy.
abriger) de plat(ea) en plat(ia);
d'ou place par le changement de
tia en ce (voy. aaencer). — D. pla-
cer (mettre en place), placement t
placier, placet.
Placet*, voy. place. — D. em-
placer * (d'ou emplacement et rero-
pJacer).
Placet, du L. placet (il plait).
Plactde, du L. ptoctdus (m.
s.). — D. placidite"
Plafond, propr. fond plat
pour retymologie, voy. plat et
fond. — D. plafonner } plafonnage,
plafonneur.
Plage, du L. plaga (etendue
de terre).
Plaglalre, du L. plagiarius
(plagiaire dans Martial).
Plaglat, du L. plagiatus* (de-
rive de plagium, plagiat).
Plaid, originairement i
y Google
PLA
413.
PLA
ies feodales dans lesquelles se
jeaientlesproces; puis audience
in tribunal, d'ou le sens poste-
ur de plaidoyer. Plaid au sens
ssemblee jundique est le L. via-
%m * (assemblee juridique dans
textes carlovingiens ; plaeitum
le mot final des edits de con-
ation des plaids : quia tale
nostrum plaeitum
Hacffltum regulierement con-
jte (voy. p. lxxxi) en plac'tum
me l'ancien francais plait par
hangement de ct'en it (voy. at-
it) ; pour le changement de plait
plaid, voy. p. xevni. — D.
ider (d'ou l'ancien verbe plai-
er, venu de plaider, comme
iboyer de flamber [toumoyer
ourner, etc.... Plaidoyer a dis-
1 comme verbe de la langue
lerne, mais il a persiste comme
litif employe substantivement :
s disons un plaidoyer , comme
5 disons un diner, un dijeu-
etc...
'falcfetct*, derive de plaider,
plaid.
'faicfoirie, voy. plaidoyer.
laldoyer, voy. plaider. —
laidoirxe (pour platdoierie).
laic , du L. ptaga (plaie) par
lute du g meaial (voy. allier)
amene le changement de a en
oy. aigle).
fain, du L. planus (plat,
inegalites, uni). Sur le chan-
3nt de anus en am, voy. an-
— D. plaine % plain-chant,
i-pied.
latndre* du L. plangere
idre) par la contraction regu-
(yoy. p. lxxxi) de plang(&)re
nang're, d'ou planWe (voy.
:v). PlarCre donne plaindre
e changement : 1° de nr en
voy. absoudre) ; 2° de a en ai
aigle). — D. plainte (sub-
f participial fort; L. plancta;
pour le changement de ancta en
ainte, voy. affiti).
J»faitte, voy. pfam
J»faitt*e, voy. plaindre. — D.
plaintif.
J»f aire, du L. placere (plaire)
par le deplacement de Paccent la-
tin (placere pour plac&re ; voy. ac-
courir). Plac{G)re regulierement
contract^ en plac're (voy. p. lxxxi)
a donne plaire par le changement
de cr en r (voy. b&nir), change-
ment qui produit l'affaiblissement
de a en ax (voy. aigle). — D.pZai-
sant, plaisance.
J»f afranf, voy. plaire. — D.
plaisanter, plaisanterie.
Plaisir, infinitif (employe sub-
stantivement) de l'ancien verbe
francais plaisir (plaire). Plaisir
est le L. placere (plaire) par le
changement : 1° de a en ai (voy.
aigle); 2° de c en s (voy. amitit) \
3° de e en i (voy. accomplir).
Plan (adjeclif), du L. planus
(m. s.). — D. plan (substantif),
aplanir, planer.
Planche, du L. planca (plan-
che) par le changement de ca en
che (voy. acharner et acheter). —
D. plancher, planchtier, plan-
chette.
Platte, du L. pJatanu* (pla-
tane). PJdf(a)nus regulierement
contracteenpJat'nws (voy. p. lxxxi) .
est devenu plane par la reduction
de tn latin a n qui se retrouve dans
rene(refna), aurone (abrofnum).
On retrouve une reduction analogue
pour tm , dans rime (rhytfima).
1. Planer (en parlant des oi-
seaux), voy. plan.
2. Plotter , aplanir, du L. pta-
nare (aplanir). — D. plane (subst.
verbal; outil d'acier qui sert a
aplanir le bois), planeur, pla-
nure.
Planete , du L. planeta (m. s.).
— D. planetaire,
y Google
PEA
4U
PLE
/Planisphere, voy. plan et
tphere.
Plantain* du L. plantaginem
(plantain) par la contraction regu-
lars (voy. p. lxxh) de jyUmtagty-
nem en plantag'nem, d'ou plantain
par la reduction degnan (voy.
<wsener) t et par le changement de
a en at (voy. aigle).
- Plantation, du L. planlotto-
nem (m. s.).
Plante, du L. planta (m. s.).
f>f atttef , du L. plantare (plan-
ter). — D. plant (substantif ver-
bal), plantage, planteur, planton,
plantar d, plancon, plantoir, <M-
planter, transplanter, replanter,
tmplanter.
ffattftcfewac, derive de Tan-
cien fran^ais plenture (abondance)
qui represents un L. fictif pleni-
turn d6riv6 de plenus (plein)
par la contraction reguliere (voy.
accointer) de vlen(f)tura en plen'-
tura ; sur en aevenu an, voy. an-
douille.
Plaque, mot d'origine germa-
nique (tlamand placke. lame de
bois). — D. plaquer, plaque , pto-
quette, plaqueur, plaeage, pla-
card.
Plaatlqae, du grec *>a<mx6c
(de «Xdff<retv former).
f. plastron, de l'italien pias-
trone (plastron). — D. plastronner.
Plat (adj.), mot d'origine ger-
manique (allemand platt plat). —
D. plat (substantif); platee, apla-
tir; platitude; plat-bord, plate-
forme; plate-bande; plafond (pour
plat-fond).
Platane, du L. platanus (pla-
tan e). — D plataniste.
Plateaw , anciennement pla-
tel (sur el devenu eau, voyez
aaneau); platel est un derive de
plat (voy. ce mot).
1. Platine (piece plate), voy,
plat.
2. f Wntine (metal), de I'espa-
gnol platino (platine).
JPIatfe, anciennement piastre,
du L. plastrum (platre dans les
teztes ae la basse latinite. Plas-
trum est le mfime mot que em-
plastrum par apherese de em).
Pour le changement de piastre en
pldtre, voy. aWroe. — D. pUUras %
pldtrer, repldtrer, pldtriere, pW-
trage, pldtreux , pldtr ier.
Plausible, du h. plausibilis
(qui est digne d'etre approuve).
plebe, du L. plebem (meme
sens). — D. pUbtien (de piebeia-
nus* extension de plebeius pl6-
beien).
plebiscite, du L. plebiscitum
(m. s.).
Pleiades, groupe de sept
etoiles, du grec *Xei*8tc (d'ou le
sens de reunion de sept donne au
mot pleutde). En realite, le groupe
des pl6iades ne comprend que six
6toiles.
Pleige, origine inconnue. —
D. pletoer.
Plein, du L. plenus (plein).
Pleitler, du L. plenarius *
fderive de plenus plein). Sur arius
aevenu ier, voy. anier.
Plenlpotentlalre , dSrive' de
plenus (plein) et potentia (puis-
sance).
Plenitude, du L. plenitudo
(derive de plenus plein).
Pleenasme, du grec TtXeovaer-
(i6c (surabondance).
Plethore, du grec icXqfc&pvi
(plenitude). — D. plethorique.
fpfettrer, du L. plorare
(pleurer) par le changement de o
en eu (voy. occuetMir). — D.
pleur (substantif verbal) ; pleu-
rard ; pleureux ; pleurnicher,
pleurnieheur,
Pleuresle, derive de itXcupt-
ti; (s, ent, v6<roc douleur de
cAte).
y Google
PLO
415
PNE
jRle&lfe, mot dont l'origine
est inconnue.
JPIe^iroir, du L. pluere (pleu-
voir) p^r le changement : 1° de u
en eu (toy. beugler) ; 2° de ere en
0%r (voff. accroire) ; pour le chan-
gement" de £re en ere (voyez ac-
courir),
PZct* e otr devient vleu~v : oir par
rintercalation reguliere * (voyez
eorve'e) d'un t? euphonique ; les La-
tins disaient de meme plu-v-ia
non plu-ta.
Pl&vre, du grec rcXevpov (c6t6) •
sur le changement de u en v, voy.
Janvier.
ffie, anciennement pfoie, cor-
ruption de piai* forme de la vieille
langue; plais est le L. platessa
(plie dans Ausone). Pla(t)essa per-
dant le tmeclial (voy. abbaye)
donne plafc par le changement de
e en t (voy. accotnptir).
Pliers du L. plieare (plier)
Er la chute du c medial (voy. af-
wge). — D. pli (substantif ver-
1) ; plieur, pliable, pliant, plioir,
pliage, replier, deptter.
Pllnthe, du L. plinthus (plin-
th e dans Vitruve).
Plisser, du L. plictiare* de-
rive de plieare; voy. p. xxxiu).
Pour le changement de ct en t
(voy. a/fete) ,pour celui de Ha en
we, voy. agencer. — D. plissure,
plissement.
f>foc 9 origineinconnue.
I*l©m6,du L.plumfrum (plomb) .
Sur u devenu o, voy. annoncer. —
D. plomber, plombage, plombier,
plomberie, ptombeur 2 aplomb,
PlombWglne, du L. plumba-
ginem (mine de plomb, plomba-
gine).
f^lottmf, du L. plumbicare*
(derive" ae plumbum; plumfiicare
signifie proprement: tomber a
plomb). Plumb® care r6guliere-
ment contracts (voy. accointer) en
plumVeare donne plonger par la
reduction de be a c (voy. sujet) et
par le changement : I* de c en g
(voy. adjuger) ; 2° de u en o (voyez
annoncer). — D. phngeon, plon-
geur y replonger.
ffoyer, du L. plieare (ployer)
par la chute du e medial pli{c)are
(voy. affouage) et par le change-
ment de i en oi (voy. boire). — D.
deployer, reployer.
fftccfce, contraction de pelu-
che (voy. ce mot).
J*lwie, du L. pJut>t*a (pluie) par
la chute du v medial plu(v)ia
(voy. atewi).
Mtcme, du L. pJuma (m. s.).
— D. plumer, plumage, plumeau,
plume t, plumasser, plumassier,
plumasseau y plumasserie,plumeux %
remplumer, plumetis (dont plu-
mitxf est la corruption).
Flupart, voy. plus el part.
Plnrallte, du L. pluralitatem
(m. s.).
JPItcrfef, anciennement piurei,
du L. pluralis (m. s.), par le chan-
gement de a en c (voy. acheter)
puis de c en tc (voy. arrikre).
JPIu#, du L. plus (m. s.).
JPIt«*ieMf#, du L. piwriorw*
(deriv6 de ptera, m. s.). Pour le
changement de r en s, voy. arro-
ser; pour celui de o en eu, voy. ac-
eueillir.
JPItUof, anciennement pZust6t,
voy . pJws et Jo*.
pluvial, du L. wtowaJw (m. s.),
ffuvie**, deriv^ du L. pluvta
(pluie), cet oiseau arrivant dans
nos pays aux approches de la sai-
sondes pluies.
fPftcvleuac, du L. pluviosus
(m. s.) . Sur osus devenu eux, voyez
amoureux.
pluTtdae, duL. pluviosus (plu-
vieux).
Pnenmatlque (adj.), du grec
TcvEvpiaTtxo; (qui est relatif a Pair,
y Google
POfi
416
POI
proprement qui a rapport au souf-
pneumonte 9 du grecTtveupiovta
(inflammation du poumon). — D.
pneumonique.
Pnyx, du grec irvug (place d'A-
thenes).
M*oche, mot d'origine germa-
nique (anglo-saxon pocca, poche).
Sur le changement de cc en ch,
voy. acketer. — D. empocher, po-
cher, pochade, pochette, pocheter.
Podagra, du L. podagra (po-
dagre) .
t Podeatat, de l'italien po-
destd.
1. J»oefe, du L. petalum* (la-
me d'or qui couvrait la t£te du
Fape, d'ou le sens de voile, que
on tient sur la tete des raariSs
pendant la benediction nuptiale) ;
le sens de dais est posterieur. —
Pe(t)alum perdant le % medial
(voy. abbaye) doone po&le, par le
changement: 1° de e en oi, puis
en oe (voy. accroire) ; 2° de a en e
(voy. acheter).
2. J*oete (fourneau qui sert a
chauffer une chambre), ancienne-
ment poesle, a l'origine poisle, du
L. pensile (propr. suspendu. On
trouve dans Pline batneae pen-
sites, au sens dechambres de bains
suspendues, construites sur des
voutes et chauffees par-dessous;
d'ou le sens d'6tuve donne au mot
pensile). — Pens(l)le, se contrac-
iant regulierement (voy. p. lxxxi)
en penile, reduit ns a s (voy.
dine), d'ou pesle, qui donne poisle,
par le changement de e en pi
(voy. accroire). Poisle , ecrit aussi
poesle j donne poile par la
chute de s (voy. abime). — D.
poilier.
3. foefe (ustensile de cuisine),
anciennement paelle et poe^ t en
itahen padella du L. patella
(plat)/«-fa(Qetfa par la chute
reguliere du f medial (voy. o6-
baye), donne l'ancien francais
poite, d'ou po&le, par le change-
ment de a en o (voy. toon). — D.
poilon.
Po?me, du L. poema (m. s.).
Poesle 9 du L. poesis (poesie).
Poe'te, du L. poeta (m. s.). —
D. poitereau , poitesse , pottiser.
Poetlque, du L. poeftciu
(m. s.).
Poids 9 anciennement pois,
du L. peruum (poids) par la re-
duction ordinaire de ns a s (voy.
aider), d'ou pesum, qui donne
pots , par le changement de e en
oi (voy. accroire). Au seizieme
siecle, les latinistes, qui tiraient
poids de pondus, ajouterent un
d au mot francais pour l'assi-
miler plus completement a ce
qu'ils croyaient 6tre son origi-
nal latin.
Poignant j voy. poindre.
Poignatvij voy. poing. — D,
poignarder.
Poignee, voy. poing.
Poignei, voy. poing.
J»o*f, du h.pilus (poil), par
le changement de t en oi (voy.
boire). — D. poilu.
1. J*oittcon, du L. puncft'onem
(proprement action de percer, puis
instrument qui sert a percer), par
le changement : 1° de unct en oin
(voy. affiti) ; 2° de (ionem en gon
(voy. ogf«nccr). — D. poinconner.
2. J*oittpon(tonneau), origine
inconnue.
Poindre, du L. pungere (pi-
quer, poindre). Pour le change-
ment de ungere en oindre, voyez
oindre. — D. pototiant, point* (du
L. puncta; substantif participial
fort; pour le changement de lettres,
voy. affiti).
Poing, du L. pugnus (poing),
par le changement : I* de gn en ng
(voy. e'tang), ?° de ft en oi (voyez
y Google
POI
417
POL
sgoisse). — D. poignte, poignet,
ipoigner.
Point, du L. punctum (point) ;
ur le changement de unct en
%t voy. oint. — D. pointer, ap-
inier (d'ou appoint substantif
rbal); adsappointer.
Potato, voy. poindre. — D.
tnfti.
Pointer, voy. pot'rU. — D.
intage, pointement, pointeur.
h Polntlllcr, derive de }>otn-
!e mot venu au seizieme siecle
l'itaiien vuntialio (pointille).
D. pointUU (substantif partici-
il), hointilleux, pointillerie.
Potato, voy. point e.
Potato***, du L. punctura
•inture). Sur unct devenu oint,
f. oint.
Potae, du L. pirum (poire) ;
ir le changement de i en ot,
\ boire. — D. poirier , potre\
Potaeatc, voy. porreau.
Poifoe, deriv6 du L. porrus
ireau ; potrc* designait ancien-
nent un bouillon de poireaux).
' o devenu ot, voy. cnanoine.
Poi» , du L. pwwm (pois) par le
ngement det en ot (voy. boire).
m oi*on 9 du L.potionem (breu-
e empoisonne* dans Ciceron).
le changement de o en ot,
. chanoine; sur tton^m devenu
, voy. agencer. — D. empoison-
, empotsonneur.
PoiMatnf, voy. pot*.
»oi««e**, voy. pots.
»oi##ott , au dixieme siecle
Hon, en italien pescxone t du L.
;tonem (derive de piscts pois-
) par le changement : t°de i
>t (voy. boire) ; 2° de sc en ««
f. cresson); 3° de cionem en
i (voy. agencer). — D. potsson-
% pomonnme, pomonneurc,
tsonnaille, empoissonner.
•oitraii, du L. pectoraculum*
ive de perforate region de la
poitrine). — P«c«(6}ractiZttm con-
tracts suivantla regie (voy. accoin-
ter) en pecf'racuiumdonnepottratZ
par le changement : 1° de aculum
en ail (voy. abetlle); 2* de ect en
ot* (voy. attrait).
fPoifftae, du L. pcctortna*
(derive de pectoris poitrine) par la
contraction rlguliere (voy. accoin-
ter) de pect{6)rina en pecVrina
d oil poitrine par le changement de
ect en oit (voy. atfratf). — D. pot-
trinaire. *
J»oivr>e, en Provencal pebre t
du L. piperem (poivre) par la con-
traction reguliere (voy. p. lxxxi)
de ptp(6)rcm en ptpVcm d'oii poi-
vre par le changement : 1° de t en
ot (voy. 6otrc) ; 2° de p en v par
Tinterm6diaire de b (voy. arriver).
— D. poivrade (du provencal pc«
vrada) ; poivrer, poivrier, pot-
vriere.
J»ota, du L. picem (poix) par
le changement: 1* de t en ot
(voy. ootre) ; 2* de c en * (voyez
amitif). — D. poisser, pois sard,
empoisser, empois, empeser.
Pole, du L. polus (pdle). — D.
polaire, polarite", polariser, pola-
risation.
Polemlque, du grec iroXe|ux6c
(de combat).
1 . Police, du L. polilia (gou-
veraement, administration, organi-
sation politique) ; sur eta devenu
ce, voy. agencer. — D. policer.
2. f Police (d'assurance), de
Titalien polixza (contrat).
f Pollchlnelle, venu de Tita-
lien polecenella i forme napolitaine
de pulcinella polichinelle).
Poltt*, du L. polire (polir). —
D. poliment, poli.polisseur, po-
lissoir y polissure, aepolir, repolir.
PoliMOM, origine inconnue.
— D. polissonner, polissonnerie.
f potltease, de Titalien puW-
te%%a (politesse).
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POM
418
PON
Politique (adjectif), du L. po-
liticus (politique). — D. politique
(substantif) ; politiquer, impohti-
que.
Pollen, du L. pollen (farine).
f Poltron.de ritalien pollrone
(poltron). — D. poUronnerxe.
Pelyadelphle, du grec icoXu;
(beaucoup) et &8eX96; (frere).
Polytdre, du grec rcoXueSpo;
(qui a plusieurs bases).
. Polygamic, du grec icoXvyapla
(m. s.). — D. poly game.
Polyglotte, en grec rcoXtiyXcoT-
toc (m. s.).
Polygene, du grec TtoXuywvo;
(a plusieurs angles).
Polygraphe, du grec itoXv-
Ypaqpoc (qui ecrit sur beaucoup de
sujets).
Polyndme, dugrecuoXu; (plu-
sieurs) et vourij (part).
Polype, au L. polypus (m. s.).
— D. polypier, poiypeux.
Polypetale, du grec hoau;
(plusieurs) et TcexaXov (feuille, p£-
tale).
Polyayllabe , du grec tcoXu-
avXXaSo? (qui est de plusieurs syl-
Polytechnlojne, du grec no-
Xvtexvtic (verse" dans beaucoup
d'arts).
Polythelame, du grec noXu;
(plusieurs) et 6*6? (Dieu). — D.
polyfltiiste.
f Pommade, de ritalien po-
mata (pommade). — n.pommaaer.
J»omme, du L. pomum (fruit.
Pour la specialisation du sens,
voy. p. xxm). — D. pommier,
pommeler, pommelle, pommeau,
pommette, pommer.
J»ommfet*,voy. pomme.— D.
pommeraie.
1. Pomps , du L. pompa
(pompe). — D. pompeux, pompon
(qui signifiait jusqu'a la fin dudix-
huitieme siecle, toute espece d'or-
nement ajoute a la toilette des
femmes).
2. M*ontpe (machine pour ele-
ver l'eau), ongine inconnue. — D.
pompier, pomper.
Pompon, voy. pompe. — D.
pomponner.
Ponce, en italien pumice, du
L. pumicem (pierre ponce) par la
contraction reguliere (voy. p.
lxxxi) de pum(\)cem en pum'cem,
d'ou ponce, par le changement:
1° de u eno (voy. annoncer) ; 2 # de
m en n (voy. changer). — D.pon-
cer, poncis, poncif.
1. Potteeaot (petit pont), du L.*
ponticeUus* (diminutif de pontem
pont) par la contraction reguliere
(voy. accointer) de pont{i)cellum
en ponfcellum, d'oii poncel par la
reduction de tc a c (voy. p. xcvn).
Pour le changement de poncel en
ponceau, voy, agneau.
2. PonceaN, rouge vif, du L.
punicellus (deriv6 de puniceus
rouge vif) -par la contraction regu-
liere (voy. accointer) de pun{\)ceU
lus en pun'cellus d'ou poncel par
le changement dew en o (voy. an-
noncer), ponceau par celui de el
en eau (voy. agneau),
+ Ponelre, de l'espagnol pan'
dare (citronnier).
ponctlon, du L. punctionem
(action de piquer).
Ponetuel, du L. punctuahs*
(derive de punctum point; propre-
ment qui fait a point nomme ce
qu'il doit). — D. ponclualite'.
ponetuer, derive de punctum
(point). — D. ponctuation.
ponderatlon, du L. pondewh
tionem (m. s.).
Ponderer, du L. ponderare
(m. s.). — D. ponderable.
J*ott€ft*e, du L. ponere (pro-
prement deposer. Ponere ova pour
pondre est dans Pline. Pour la res-
triction du sens, voy, p« xxn).
y Google
POR
419
POR
Pon(6)rer6gulierement contract^
(voy. p. lxxxi) enpon'rea donne
pondre par le chaDgement de nr en
ndr (voy. absoudre). — D. ponte
(substantif participial fort, voyez
absoute); pondeuse.
Pon^ du L. pontem (pont). —
D. ponte, pontet.
1. f Ponte (terme de jeu) , de
l'espagnol punto (point, as).
2. Po»te (action de pondre)
?oy. pondre.
pontlfe, du L. pontifex (pon-
tife).
Pontifical, du L. ponft/ieaiif
(m.s.).
Pontlficat, du L. pontt/icafitf
(m. s.).
Pott*-fet>i«, voy. Ims.
PotUott, duL. pontonem (bac,
ponton, bateau de transport). —
D. pontonnier, pontonage.
.PottttMeaw, origine inconnue.
f populace, de l'italien popu-
tazzo (populace). — D. populacier.
Populalre, du L. popularis
(m. s.), — D. tmpopulatre, popu-
lariser.
popular lie, du L. popularita-
tem(m. s.).
Popularlser, derive de popu-
laire (voy. ce mot).
population , du L. populatio-
nem (m. s.).
Popaleux, du L. populosus
(m. s.). Sur osus devenu eux, voy.
amoureux.
JPovc, da L. porcus (pore).
+ porcelalne, de l'italien pot-
eellana (porcelaine, coquillage).
JPo»»c-ep<c, anciennementporc-
espiCy compose de pore (voyez ce
mot) et de espic qui est le L. spi-
cus (piquant: on trouve spicatus
pour garni de piquants dans Mi-
nucius Felix). Pour le changement
despicus en espic, voy- espe'rer ;
pour celui de espic en epic, voyez
abime.
PoneAe, du L. porticus (pro-
Srexnent portique ; puis porchfi.
'eglise dans les textes merovin*
giens: « Sed Leudastes.... infra,
sanctum porticum deprehensusest.*
dit Gregoire de Tours, 5, 49.)
Por*(I)cii* s'est regulierement
contracte (voy.p. lxxxi) en porfcus,
d'ou porche par le changement de
tc en c (voy. p. xcvn), puis de c
en cfo (voy. acnarner)
M*ovcher , du L. porcartttf
(porcker) par le changement de
c en eft (voy. acharner) , et par ce-
lui de a en c (voy. acheter).
Pore, du L. porus (pore, con-
duit, passage). — D. poreux; po-
rosite.
Porphyre, du L. porphyrites
(porphyre). — D. porphy riser.
Poweaw, anc. francos por-
rel, du L. porretfitf * (diminutif
de porrus porreau). Sur le chan-
gement de el en eau, voy. agneau.
— D. Une autre forme ae porreau
est poireau ; sur le changement
de o en oi, voy. chanoine.
1. Por *, du L. porta* (port).
2. .Pot*, voy. porter.
PoWaf I , du L. portaculum *
(derive de porta porte) par le
changement de aculum en ail (voy.
afoeiMe).
Portatlf, du L. portativus *
(derive de portatum supin de por^
tare porter).
Porte, du L. porta (porte). —
D. porti&re.
Portefoto) voyez porter et
faix.
Porte/feuifle , voy. porter et
feuille.
Porter, du L. portare (porter).
— D. port (substantif verbal) : por-
t& (substantif participial); por-
tage; portable; porteur.
Portier, du L. porlemu* (por-
tier) par le changement de anus
en ter (voy. dnter). — D. portiere.
y Google
POS
420
POS
Fortieth (rideau), voy. porte.
Portion, du L. porttonem
(m. s.).
Portloneule,du Uportiuncula
(m. s.).
Portlque, du L. porticus (poli-
tique).
Portraits, dessiner, faire
1 'image t le portrait d'une per -
sonne a l'aide du dessin, du L.
protrahere (dessiner, dans les tex-
tes latins du moyen age : « Prop-
ter quasdam picturas devotas de
passione Salvatoris in illam tabu-
lam protractas.... » lit-on dans un
document de la fin du douzieme
siecle.
Protrahere a donne protraire *
par le changement de trahere en
traire (voy. traire) ; vrotraire est
devenu portraire par la m6tathese
de r (voy. p. lxxvi). — D. por-
trait (subst. participial).
Portrait , voy. portraire. —
D. portraiture f portraUiste.
f portulan , de l'italien por-
tolano (catalogue des ports).
Pose, substantif verbal de po-
ser; voy. ce mot.
JPo#er«, en provencal pausar,
du L. pausar e (derive* de pausus
participe de ponere poser ; pour la
formation des verbes fr£quentatifs,
voy. p. xxxin).
Pausare a donne poser par le
cbangement de au en o (voyez
alouette). — D. pose (substantif
verbal) ; poseur ; posage ; post ;
apposer; composer; deposer,; dis-
poser; iraposer; interposer; juxta-
poser; opposer ; preposer ; proposer ;
reposer ; superposer ; iupposer ;
transposer.
Posltlf, du L.posilivus (positif).
Position, du L. positionem
(position).
Posseder ,
du L. possidere
(posseder). Sur t devenu e, voyez
admettre.
, duL. possessorem
(possesseur). '
Possesslf, du L. possessions
(m. s.).
Possession, duL. possessionem
(m. s.).
Possessolre, du L. possesso-
rius (m. s.).
Possibility, du L. possibilita-
tem (m. s.).
Possible, du L. possibilis (pos-
sible).
Postdater, compost de dater
(voy.ce mot)etdu L. post (apres).
1. J*o#rfe (substantif feminin)
proprement station, relais de che-
vaux, depdt de chevaux , du L. po-
stal* (proprement mis en depot ;
pour la restriction du sens, voy. p.
xxni). Pos$)ta a donne poste par
la chute reguliere (voy. p. lxxxi)
de l'avant-derniere voyelle atone.
— D. postal.
2. i Poste (substantif mascu-
lin) venu au seizieme siecle de Fi-
talien posto (poste). — D. poster.
Poster, voy. poste 2. — D.
aposter.
Posterlenr, du l>. posterior
(m. s.). — D. postiriorite.
Posterlte, du L. posteritatem
(m. s.).
Postface. mofcforg6a l'aide da
radical face (de preface) et du L.
post (apres).
posthume, du L. posthumus
(m. s.)..
f Postlcbo, dt Htalien postic-
cio (postiche).
f Postilion* mot venu au sei-
zieme siecle de I'italienpostty Won*
(postilion).
Post-serlptum , du L. JWfl-
scriptum (£crit apres).
Postnlatlon, du L. postulatio*
nem (requeue).
Pestuler, du L. postulate (de-
mander). — D. postulant.
Pwture, du L. positura (p08r
y Google
POT
421
POU
tare) par la contraction reguliere
(voy. accoirUer) de pos(L)tura en
Pot, du L potus (pot, au si-
xieme siecle dans Fortunat Vifa
S. Badegund. 19: « Missorium,
cochleares, cultellos, cannas, po-
tum et calices. >
D. potter, potage, potie, poti-
che, empoter.
potable, du L. potdbilis (m.
s.). Sur abilis devenu able t voyez
affable.
Potage, voy. pot. — D. pota-
ger, potagere.
f potosse, de Tallemand pot-
tasche (potasse). — D. potassium.
Pote, origine inconnue. — D.
poteU.
Poteau, anciennement pos-
teau, a rorigine postel, du L. pos-
tellus* (diminutifde postern poteau
dans Virgile). Postet a donne pos-
teau par le changement de el en
eau (voy. agneau) ; poteau par la
shute de s (voy. abime). — D. de
'ancienne forme potel: potelet.
Potele, voy. pote.
Potence (proprementbfiquille;
> sens de gibet est posterieur) ; po-
nce au sens de bequille vient du
, potentia* (bequille: « Per sex
inoM non poterat ire sine duabus
tenth's.... » dit un texte latin du
>yen &ge. Potentia est le m6me
>t que le latin classique potentia
ssance, pouvoir, force, d'oule
s d'appui). Sur le changement
eta en ce, voy. agencer.
otentat. du L. potentatus*
verainete dans la basse latinite $
v6 du L. potentem puissant).
otentlel, du L. potentialis
*')' *
*tew+m 9 voy. potter.
**&****& (galerie souterraine) ,
anement posterne, kVorigin?
'le, en itatien postierla, du L.
uli* fealerie derobee dans
Ammien Marcellin, ouverture se-
crete dans les textes latins du
moyen age: « Quantalibet urbs
sublimitatemurorumet ctausarum
portarum firmUaUmuniatur, pos-
ter ulae unius, quamvis parvis*
simae, proditione vastabitur.... »
dit Cassien lib. 5. De institutions
Ccenob. Chap. 11).
Poster \Q) la se contra ctant rlgu-
lierement (voy. p. lxxxi) en pat-
tella a donne Pancien francais
posterle qui est devenu posterne
parle changement de I en n (voyez
quenouiUe). Posterne a donne po-
terne par la chute de s (voyez
abime).
Potiche, derive de pot (voyez
ce mot).
Porter, voy. pot. — D. pote-
rie.
1. Port* (cuivre), origine in-
connue.
2. Port* (commerages), origine
inconnue.
Potion, duL. potionem (m. s.).
JPotffott, origine inconnue.
Pou, anciennement poutl, a
Torigine ptouil, en provencai pe-
xolh, en italien pidocchio, du L.
Seducuius (pou, forme secondaire
epediculus).
Peduc{u)lus, r^gulierement con-
tracts (voy. p. lxxxi) en pedue'lus,
donne l'ancien francais pe'ouil par
le changement du suffixe ucitwen
ouil (voy. abeille) et par la chute
du d medial pe{d)uclus (voy. ac-
caWer); ptfoutY se contracte pos-
terieurement (voy. p. xc) en pouil
qui se r£duit a pou (voy. abeille),
comrae les anciennes formes fran-
chises verrouil et genouil se sont
r&luites a verrou et a genou dans
lalangue moderne. — 5. de l'an-
cienne forme pout J: pouillerie t
pouiller, pouiUes.
JPowocre, ecrit aussi pouagre
(a Torigine : goutteux) du L. poda-
24
y Google
POU
422
POU
grum (goutteux) par la chute du d
medial po{d)agrum (voy. accabler),
et par le chapgement de o en ou
(voy. affouage)*
JPowce.anciennementpolce, en
italien pollice , du L. pollieem
(pouce) par la contraction regu-
liere (voy. p. lxxxi) de poll{i)cem
en poWcem d'ou l'ancien francais
polce qui est devenu pouce par le
changement posterieur de ol en
ou (voy. agneau). — D.poucettes,
poucier.
t Poude sole (etoffe), de l'an-
glais paduasoy (etoffe de soie).
f Poudlngue, de l'anglaispud-
ding (m. s.).
PomcI f c, anciennemeDt polare,
a l'origine puldre , du L. putoerem
(poudre) par la contraction regu-
liere (voy.. p. lxxxi) de puZtHe'Jrem
en puJv'rem qui se reduit a pMi'-
rem (voy. p. xcv) ; pul'rem donne
l'ancien francais puldre par !e
changement de Ir en Idr (voy. ab-
soudre); puWre devientpolarepar
le changement de u eno (voy. an-
noncer) ; poudre par celui de oi
en ou (voy. aprteau). — D.pou-
drtere, poudreux , poudrer, pou-
drier. saupoudrer.
JPou/*, onomatopee (voy. p
lxv). — D. pouffer.
J»oti If let*, voy. pou.
J»otflf fe*, voy. pou.
J»o««*f feuac, en provencal pe-
%olhos, en italien pidocchioso, du
L. peducufosus* (derive depeducu-
Zus, voy. pou J. Peduc(U)lost^ con-
tracts suivant la regie (voy. accoin-
ter) en peduc'losus a donne l'an-
cien francais ptouilleux* par la
chute du d medial pe(d)uctosus
(voy. accabler) et par le change-
ment: 1° de ucl en ouU (voyez
pou); 2° de osus en curr (voyez
amoureux ; pour la contraction
posterieurede ptouiUeux enpouit-^
leux, voy. p. xc.
JVmtoif let* , de potiiattte (deri-
ve lui-meme de poule: voy. ce mot).
Poulain , du L. pullamis *
(poulain dans les textes latins du
raoyen age : « Exvensae pro cus-
todxa pullanorum aomini regis.... »
lit-on dans un compte du treizie-
me siecle.
Pullanus est un deriv6 depullus
(poulain dans Virgile).
PuUanus a donne poulain par
le changement : 1° de u en ou
(voy. accouder) ; 2° de anus en ain
(voy. ancien). — D. pouliner,
poulinieWe.
poulalne (Soulier a la), ongine
inconnue.
Pottle, du L. pulla (poule
dans saint Augustin : « Apud no*
pullae appeUantur gallinae cuju*
libet aetatis. >) Surle changement
de u en ou t voy. accouder. — D.
voularde, voulet, poulette, pou-
laille, poutailler.
M*ouliche, derive" d'un radical
voul.... qui est le L. puUus (pou-
lain).
JVmfle, proprement machine
pour tirer, mot d'origine germa-
nique (anglo-saxon puUian tirer :
pour le changement de u en on,
voy. accouder).
M*ouKot (menthe), diminutii
d'un radical poulie qui est en ita-
lien poleggio et qui correspond ai
L.pulegtum (pouliotj. Pulegiumi
donne poulie par la chute duj
(voy. allier) et par le changement:
1° de u en ou (voy. au mot ac-
couder) : 2° de e en t (voy. au mot
accomplir).
M*oulpe, du L. polypus fpo-
lype) par la contraction reguliere
p. lxxxi) de pol(y)pus en poVput
d'ou poulpe par le changement de
o en ou (voy. affbuage).
- J»owl#, du L. putatf (pouts
dans Pline) parle changement de
u en ou (voy. accouder).
y Google
POU
423
POU
Potftnmt, anciennement pol-
non, a l'origine vulmon dans la
Chanson de Roland, — du L. pul-
nonem (poumon) par le change-
nent de u en o (voy. annvncer)
I'ou polmon qui devient poumon
ar radoucissement de ol en ou
voy. agneau). — D. s'tfpouroon-
er.
Poupe , du L. pumro (poupe)
ar le changement de u en ow
roy. accouder).
Poupee , du L. pupata * de-
ve de pupa poupee, dans Var-
>n) . Pour le changement de u en
t voy. accouder, et pour celui de
a en e"e voy. ampoule".
Poupony poupin^ pou-
nf«f, diminutifs d'un radical
mmun poup.... qui est le L.
ipa (petite fille). Pour le chan-
ment de u en ou voyez ac-
uder.
Pout* , anciennement por, au
uvieme siecle pro dans les Ser-
mts de Strasbourg, du L. pro
)ur) par la transposition de r
Dy. p. lxxvi et dpretS) d'ou la
me por, qui devient pour par le
ingement de o en ou (voyez af-
^a#e.
Pour (comme le L. pro dans
>gredi, propuo/nare, procurrere
....) sert de pr6fixe en francais
is pourchasser , pourparler,
trlecher, pourpris, poursuivre,
wvoir, pourtour, etc....
^ottrboirc , voyez pour et
re.
*ourceai* , ancienn. pourcel
origine porcel, du L. porceMus
ireeau) par le changement*.
le o en ou (voy. affouage) ;
le elZus en eJ puis en eau (voy.
*oz€t^chasser , compose de
r et chasser (voyez ces deux
s).
'oM**/fe**cfi*«, fendre de haut
en bas, compose de fendre (voyez
ce mot), et de pour qui repr&ente
littiralement le L. pro (voy. pour)
mais qui pour le sens correspond
au L. per (a travers). II y a ev
confusion entre ces deux mots. —
D. pourfendeur.
PouriSchev, voy. pour et U-
cher.
Pourparler, infinitif pris
substantivement de l'ancien verbe
pourparler (compose depouret de
parler, voy. ces mots).
Pourpier, a Forigine pour-
pied 7 du L. pullipedem (proprement
Sied de poulet, qui est aussi le nom
e cette plante).
Pull{\)pedem contracts (voyez
accointer) en pulVpedem a donne"
poulpied * par le changement :
1° de pedem en pied (voy. pied) ;
V de u en ou (voy. accouder).
Pouhpied * est devenu pourpied
par le changement de I en r (voy.
apdtre) .
Pauvpoint, en provencal
perpoing, en espagnol perpunte,
substaniif participial de l'ancien
vert)e pourpoindre (piquer, bro-
der).
Pourpoindre est uri compose de
poindre (voy. poindre) et de pour
qui represente, pour la lettre, le
L. pro (voy. pour), et pour le
sens le L. per (a travers) : il y
aura eu confusion entre ces deux
formes.
Pourpre , anciennement por-
pre, en italien corpora, du L. pur-
pura (pourpre) par la contraction
reguliere (voy. p. lxxxi) de pur-
pura en purpura d'ou l'ancien
francais porpre, par le changement
de u en o (voy. annoncer), puis
pourpre par celui de o en ou (voy.
affouage). — D. pourpre 1 , empour-
prer.
Pourpris (habitation , en-
ceinte), substantir participial (voy.
y Google
POU
424
POU
absoute), de l'ancien verbe pour-
prendre.
Pourprendre (prendre dans son
entier, dans son pourtour), est un
compose de prendre (voy. ce mot)
et de pour qui represente pour la
forme le L. pro (voy. pour) et pour
le sens le L. per (parmi, a tra-
vers) : il y aura eu confusion entre
ccs deux formes : le provencal dit
correctement perprendre.
, Pourguoi, voy. pour et quoi,
fotcwif, ancienn. porrir } a
rongine purrir, en espagnol po-
drtr, du L. putrere (pourrir) par
le changement : 1° de u en o (voy.
annoncer), puis en ou (voy. af-
fouage) ; 2* de tr en dr puis en rr
qui se reduit a r (voy. arriire). —
D. pourriture, pourrissage, pour-
rissoir.
M*ourrissage, voy. pourrir.
PoursuUe, voy. au mot pour-
suivre.
i»ottf «uivfe, anciennement
porsuivre, a l'origine porsivre, du
L. prosequere (pour prosequi,
poursuivre; on sait qu'en francais
tous les deponents latins ont *ete
.remplaces par des actifs).
Pro*e(que)r« par la consonnifi-
cation de u en v (voy. Janvier)
donne proseqyere qui devient pro-
severe par la reduction de qv a t>
(comme dans axfva qui est devenu
eve ; voy. au mot eau).
Prosevere n'est point une forme
supposee; on trouve ce mot dans
les Formul Andegav. (d. Mabil-
lon) : « Quia habeo quid apud acta
prosevere debiam. *
Pro8ev(e)re se contractant (voy.
p. lxxxi) en prosevere donne l'an-
cien francais porsivre (qui est
dans Villehardouin) par le change-
ment: 1° de pro en vor (voy. au
mot pour) ; 2° de sevre en sivre;
sur e devenu t, voy. accomplir.
L'ancien francais porsivre a donne
poursuivre par le changement de
por en pour (voy. pour) et par la
diphthongaison de t en tit. — D.
poursuite (substantif participial
fort, voy. absoute).
fotfrfattf, avant de signifier
malgre" cela , ce mot signifiait pour
tout cela j pour tant; voy. pour
Petymologie au mot pour et fan*.
J»ott ftotfff , voyez pour et
tour.
JPottrvot, voy. pouruotr.
f*owt*t>oit« 9 en provencal pro-
vwrtr, en italien prowidere f du L.
protJtdcrc (pourvoir) par le chan-
gement: 1* de pro en pour (voyez
pour) ; 2° de videre en twrir (voyez
voir). — D. pourvoyeur, pourvu,
depourvu, pourvoi.
Pouvvoyeuv, voy. pourvoir.
— D. pourvoirie.
f*oMt*vtc gtte, compose^ de
pourvu (voy. pourvoir) et de que
(voy. ce mot).
1. Pouife (botanique), voy.
pousser.
2. **©tf*#e (medec. vetennaire), '
voy. pousser. — D. poussif.
3. JPou«»c (poussiere en termes
de commerce) : pousse qui est an-
ciennement poke, en provencal
pols (poussiere), vient du L. pulvis
(poussiere) par la contraction regu-
liere (voy. p lxxxi) de puXv(L)s en
pulv's d'ou puis par la reduction
de vs a * (voy. p. era, et p. xcv).
Puis* donne l'ancien francais
polce par le changement : 1° de *
»en e (voy. cercuetl) ; 2° de u en o
(voy. annoncer). — Polce est de-
venu pousse par le changement:
1° de ol en ou (voy. agneau);2*
de c en «x (voy. agencer). — D.
poussier, poussiere.
i*otM«ev, ancienn. pober, du
L. pubare (pousser) par le chan-
gement de u en o (voy. an-
noncer). d'ou l'ancien francais po/-
ser qui devientppuwrpar le Chan*
yGoogk
POU
425
PRA
gement de ol en ou (voy. agneau) .
— D pousse (action de pousser ;
substantif verbal); pousse (toux
des chevaux; substantif verbal de
pousser au sens de tousser, sens
que possede aussi le latin pulsare) ;
pousse" e (substantif participial); re-
pousser.
J»otcMief, voy. pousse 3. —
D. poussiere.
Poussiere^ voy. poussier.
J»otM«if, voy. pousse 2.
JPowMtn, anciennement pou-
cin, plus anciennement polcxn, a
Porigine pulcin, du L. pullieenus
(poussin). Pullieenus reguliere-
ment contracts (voy. accointer) en
pulVcenus a donne puldn par le
changement de e en t (voy. accom-
plir). Pulcin est devenu successi-
vement polcin par le changement
de tt en o (voy. annoncer); poucin
par celui de ofen ou (voy. agneau) ;
poussin par celui de c en ss (voy.
agencer). — D.poussiniere.
J»otftfe. Ce mot qui sign i fie
proprement jument (« P<? (ot^^s
parts les poutres hennissantes »
dit encore Ronsard au seizieme
siecle) , a design^ plus tard une
piece de bois qui sert a soutenir
les solives d'un plancher; par une
application de cette metaphore
assez fr£quente qui consiste a don-
ner auz pieces de bois qui sou-
tiennenty le nom d'animaux qui
supportent des fardeaux: e'est
Sour la mtae raison que chevalet
erive de chevat, et que le latin
equuleus (piece de bois) derive de
equula (jument).
Poutre (au sens de jument) est
dans notre ancienne langue pol-
tre, en italien poledro (poulain), et
vient du L. pulletrum* (poulain
dans les Lois Barbares : « Si quis
pulletrum anniculum vel binum
furaverit. > lit-on dans la Lex
Salica, tit. 40. Pulletrum est un
derive" du latin classique pullus,
poulain).
Pull(e)trum contracts en pulV-
trum (voy. p. lxxxi) donne poltre
par le changement de u en o (voy.
annoncer); poltre devient poutre
par Padoucissement de ol en ou
(voy. agneau). — D. poutrelle.
JPcmrotr, anciennement po-
voir, plus anciennement pooir, a
Porigine podir, enespagnolpoder,
en italien potere, du L. potere *
(pouvoir dans les actes merovin-
giens et dans les Lois Barbares ;
pour la formation de potere, voy.
au mot Hre). Potere par le chan-
gement regulier de t en d (voy,
aider et aigu) donne la forme po-
dere que Ton trouve dans les tex*
tes de Pepoque merovingienne :
« Idio ipsa aucturetate mano pro-
pria non podebat subscribere » dit
une charte du roi Clotaire III (an-
nee 657).
Podere (qui est reste dans Pes-
{>agnol poder, pouvoir) donne par
e changement de e en i (voy. ac-
complir) la forme podir qui est la
plus ancienne forme francaise de
ce mot : « In quant Deus savir et
podir me dunat.... » lit-on dans les
Serments de 842. Perdant regu-
lierement le d medial (voy. acca-
bier), po(d)tr donne Pancien fran-
caispooir, par le changement det
en oi (voy. boire). Par Tintercala-
tion d'un v euphonique destinS a
supprimer Phiatus (voy. corvie)
po-oir devient posterieurement
po-v-oir qui ?e transforme en pou-
voir par le changement de o en ou
(voy. affouage). — D. pouvoir
(substantif).
. Pragm*t!que, du L. pragma*
ticus (pragmatique dans le Code
Theodosien qui donne pragmatica
sanctio).
f»f«{t*ie 9 anciennement prae-
rie, en provengal pradaria, en
y Google
PR6
426
PRfi
ilalien prateria, du L. prataria*
(prairie dans les textes carlovm-
giens : c De prataria in insula at-
pennos duos.... » dit uneGharte de
832. Prataria derive de pratum
pre).
Pra{i)aria, perdant le t medial
(voy. abbaye) et changeant a en
e (voy. acheter) donne l'ancien
francais praerie qui s'est post6-
rieurement transforme en prairie.
— D. prairial.
Praline, mot d'oririne histo-
rique(voy. p. lxtv); du nom du
marechal de Praslin (dont le
cuisinier inventa ce bonbon au
dix-septieme siecle). — D. praliner.
f Frame, de l'anglais prame
(prame).
Pratique (adj.). du L. practi-
cus (actif, agissant dans Fulgence) .
Sur c% devenu t, voy. affttt. — D.
pratique (subst.) , pratiquer, pra-
ticable, praticien.
M*ve, anciennement pred, en
provenc&l prat, en italien prato ,
du L. pratum (pre) par le change-
ment de atum en e(voy. ampoule").
Prealable, pour prfallable;
compose de pri (qui est le L. prae
devant) et allable derive de aller
(voy. ce mot).
Pr^ambule, du L. praeambu-
lus (qui precede) .
Piwim, anciennement prael,
en proven§al pradel, en italien
prateUoduL. pratellum* (diminu-
tif de pratum pre ; pour le detail
du changement de sens, voyez
p. xxraj.
Pra(t)eUum par la chute regu-
liere du t medial (voy. abbaye)
donne l'ancien francais prael;
adoucissant el en aw (voy. agneau),
prael donne praau * qui s'est im-
mediatement adouci en priau par
dissimilation des voyelles (voyez
p. lxxvi). Sur cetadoucissement de
en 4 f voy. acheter*
Prebende, du L. praebenda*
(revenu ecclesiastique dans les
textes du moyen age; praebenda
est un derive de praebere fournir).
— D. pr4bend4, vr6bendier.
Preealre , au L. precarius
(m. s.).
Precaution, du L. praecau-
tionem (m. s.). — D. precaution
ner.
Precedent, du L. praeceden-
tem (qui precede) . — D. pre'ctdent
(subst).
Preeeder, du L. praecedere
(preeeder) .
precepte, du L. praeceptum
(m. s.).
Precepteur, du L. praeceptor
(professeur). — D. prtceptoral, pri-
ceptorat.
PreeeiMlon, du L. praecessio-
nem, derive de praeeessum (supin
de praecedere prec6der).
. Vwechevy en italien predicart,
du L. praedicare (prtoher) par la
contraction reguliere (voy. accoin-
ter) de praed(L)care en praed'care
d'oii pr&cher par la reduction de
dca c (voy. adjuger) et par le
changement : 1° de c en ch (voyez
acharner) ; 2° de ae en e (voy. o.
lxxxvi. — D. prSche (subst. verbal),
prtcheur.
Precleux,du L. prettostif (pre-
cieux). — D. priciosxte, precieuse.
Precipice, du L. praecipitium
(abime) ; sur ti devenu ce, voyez
agencer.
Precipitation, du L. praecipe
tationem (m. s.).
Preclplter, du L. praecipitart
(m. s. ). — D. pre"cipUant,pricipiU
(subst. participial).
Preclput, du h. praecipuum
(preciput).
precis, du L. praecisus (con-
cis). — D pr Reiser, pre'cis (subst.).
precision, du L. praecisionem
(m. s.).
y Google
PRfi
427
PRE
Preelte,du L. prae (devant)
citi (voy. titer).
precoce, du L. prxcocem (m.
}.— D. prkocitd.
preconlaer, du L. prxconi-
re (m. s. dans les auteurs latins
la decadence). — D. pre'conisa-
m.
precur«eur, du L. precursor
i. s.).
predeceMeur, du L. praede-
nor (m. s.)
predestination, du L. prae-
stinationem (m. s.).
predestlner, du L. praedes-
are (predestiner).
predicant, du L. praedican-
n (qiii prfeche).
predlcateur, du L. praedica-
(predicateur).
predication, du L. praedica-
nem (predication) .
prediction, du L. praedictio-
n (prediction).
predilection, compose de di-
[ion (qui est le L. dilectionem,
s.) et tie pre" (qui est le L. prae
avant) .
predlre, du L. praedicere (pre-
2) : sur dicer e devenu dire,
. dire.
•redlspoaer, de disposer (voy .
not) etdu L. prae (avant). —
pre 1 disposition.
•redomlner, de dominer voy.
not) et du L. prae (avant). —
ore" dominance.
Preeminence, du L. praeemi-
tia (m. s.). Sur tia devenu ce,
. agencer.
Preeminent, du L. praeemi-
tern (m. s.).
reetabllr, de ttablir (voyez
lot) et du L. prae (avant).
reexlstence , de existence
-. ce mot) et du L. prae (avant).
reexlater, de exister (voyez
lot) et du L.prae (avant).
r£fece, du L. praefatio (pre-
face). Sur fib devenu ce, voyez
agencer.
Prefecture, du L. praefeetura
(administration, commandement) .
Preferer, du L. praeferre (pre-
ferer). — D. preferable, prife-
rence.
Prefet, du L. praefectus (pre-
fet). Sur ct = f, voy. affiU.
prefix, du L. praefixus (place
devant, et aussi fixe d'avance). —
D. pre" fixe.
Prejudice, du L. praejudicium
(prejudice). — D. prtjudiciable.
Prejndlclel, du L. praejudi-
cialis (m.s.):
Prejuge, voy. prtfuger.
Prejuger, de juger (voy. ce
mot) et du L. prae (avant). — D.
prdjuge" (substantif participial).
Prelasiser (se), voy. ptilat.
Prelat, du L. praelatus (qui est
en avant, qui commande, oVou le
sens de dignitaire, dans le latin ec-
ciesiastique) . — D. prilature.
Prelatlon, du L. praelationem
(preference).
Prelever, de lever (voy. ce
mot) et du L. prae (avant). — D.
preldvement.
Prellmlnalre , du L. prae
(avant) et de liminaris (initial).
Preluder, du L. praeludere
Cm. s.). — D. prtlude (subst. ver-
Premature, du L. praematu-
ratus* derive de praematurus (pre-
coce). — D. prematurity.
Premeditation, du L. prae-
meditationem (prevision).
Premedlter, du L. praemedi-
tari (m. s.).
p»remlceo,duL. primit i ae (pre-
mices). Sur tiae devenu ce, voyez
agencer.
fVemiet*, du L. primarius
(premier) jparle changement: l°de
arius en %er (voy. dnier); 2° de %
ene (voy. admettre).
y Google
PRg
428
PRfi
Pr^mliiei, du L. praemissa
(proposition placee devaot) .
Pr^mnnlr, du L. praemunire
(premunir).
Pnetta&fe, voy. prendre. —
D. imprendble.
PWttrffe, en italienprendere,
du L. prendere (prendre dans Vir-
gile) par la contraction reguliere
(voy. p. lxxxi) de prend(&)re en
prendre. — D. apprendre, com-
prendre, reprendre, surprendre,
eprendre, entreprendre, mepren-
dre, preneur, prenable.
Prenom, du L.» praenomen
(m. s.).
Prenotlon, du L. praenotionem
(m. s.).
Preoccupation, duL. praeoc-
cupaiionem (occupation preala-
hle).
Preoceuper, du L. praeoccu-
pare (m. s.).
Preoplner, de opiner (voy. ce
mot) et du L. prae (avant).
Preparation, du L. pracpa-
rationem (m. s.).
Preparatolre, du L. praepa-
ratorius (m. s.).
Preparer, du L. praeparare
(m. s.). — D. preparattf.
Preponderant, du L. prepon-
derantem (m. s.). — D. prepon-
derance.
Proposer, de poser (voy. ce
mot) et du L. prae (devant).
Preposltlf,du L.praepositivus
(m. s.).
Preposition, du L. praepo-
sitionem (preposition).
Prerogative, du L. praeroga-
tiva (privilege).
J»fes, en italien presso, du L.
prestut (propiement serre contre,
j qui avoisine, d'ou le sens de joi-
gnant et de pris). — D. apres;
presque.
Presage, du L. praesagium
(presage), — D. prtiager.
Presbyte, du grec Kpscftfrntc
(m. s.).
Presfeytere, du grec icpea6v-
xipiov (habitation du pretre). — D.
presbyteral, presbyterien.
Prescience, du h.praescientia
(m. s.). 6ur tia devenu ce, voyez
agencer.
Prcscrlptlfele, deriv6de pres-
cription (voy. ce mot). — D. im-
prescriptible.
Prescription, du L. praes-
criptionem (prescription).
Preserlre , du L. praescribere
(prescrire) ; sur scrxbere devenu
scrire, voy. ecrire.
Preteaatee 9 du L. praesiden-
tia* (droit d'avoir la premiere
place ; derive depraesidere avoir la
preseance dans Suetone). Praesi-
(d)entia a donne prise"ance par la
chute du d medial (voy. accabler)
et par le changement: 1° de ae en
e (voy. p. lxxxvi) ; 2° de t en e
(voy. adrnettre) ; 3° de en en on
(voy. amender) ; 4° de tia en ce
(voy. agencer).
Presettce, du L. praesentia
(presence). Sur tia devenu ce,
voy. agencer.
1. Pmen< (adj.), du L. prae-
sentem (present). — D presenter,
present (subst.).
2. J»*e*eitt (subst.), voy. pre-
senter.
PfevetUe**, voy. present 1. —
D. present (subst. verbal) , pre^ffi-
fotton, presentateur , preventable,
presentiment, reprisenter.
Preserver, du L. praexertHire
(m s.). — D. pre*en?aJeur, prrf-
servatif.
president, du L. praenderaem
(qui preside). — D. prlfidenee,
prntaWiei.
presider, du L. praesidere
(presider).
+ presides, de Pespagnol pre-
, sidios (gamisons).
y Google
pr£
429
PRfc
Presldtel, du L. praesidialis
(de gouverneur de province).
presomptlf, du L. praesump-
tivus (m. s.).
presomptlon, du L. prae-
sumptionem (m. s.).
presomptueux, du L. prae-
sumptuosus (m. s.). Sur osus de-
venu eux, voy. amoureux.
Pfesgtce, voy. pres et que.
Pfesgtc'tfe, voy. presque et
tie.
Pi«iic, voy. presser. — D.
prewier.
Pressentlr, du L. praes entire
(m. s.). — D. pressentiment.
Preifer, du L. pressare (pres-
ser). — D. press* (substantif ver-
bal) ; pressis.
preMlon 9 du L. presiionem
pression) .
PrfMoir , du L. yressoriwm
(presse). Sur la transposition de i,
yoy. cnanotne.
pressare, du L. pressura (ac-
tion de presser) . — D. pressurer.
pressure!*, voy. pressure. —
D. pressurage , pressures.
Prestance , du L. praestantia
(superiorite).
prestation , du L. praestatio-
nem (action d'acquitter).
f Preste , de l'italien presto
(preste)
f prestesse, de l'italien pres-'
ie%a (prestesse).
prestige, du L. praestigia
(charme).
prestlgleux , du L. praesti-
ffiosus (m. s.). Sur osus devenu
eux, voy. amoureux.
f presto, de l'italien presto
(preste, rapide).
presitolet, origine inconnue.
Presnmer^ du L. praesumere
(presumer). — D. presumable.
pre*>upposer , de supposfr
(voyez ce mot) et du U prae
(avaxit).
Presupposition , de supposi-
tion (voy. ce mot) et du L. prae
(avant).
t Presure, de l'italien presura
(presure).
1. Bret (adj.), anciennement
prest, en italien presto, du L.
praestus (pr6t, dans plusieurs in-
scriptions de TEmpire. Praestus
est frequent avec ce sens dans les
LoisBarbares: « Quando cumpeti-
tore causam finire sit praestus.... »
dit la loi des Wisigoths ix, 2).
Praestus a donne prest par le
changement de ae en e (voyez
p. lxxxvi); prest est devenu prit
par la chute de s (voy. aMme).
2. *Ve< (subst.), voy. prefer.
Pretantalne, origine incon-
nue.
Pretendre, du L. praetendere
(pretendre) ; sur le changement de
tendere en tendre , voy. tendre. —
D. prttendant, prttendu.
Pretentious, voyez preten-
tion.
Pretention, du L. praetentio*
nem* (deriv6 de praetentum supin
de praetendere pretendre). — D.
pre'tentieux,
Pfetfet*, anciennement prester
du L. praestare (proprement four-
nir ; ce mot a deja le sens de pr§-
ter dans leCode Theodosien: « cum
nisi peculiariter ut jpecuniam
praestet, a domino fuerxt postula-
tes. »)— Praestare a donn6 prester
par le changement de ae en e
(voy. p. lxxxvi) ; prater par la
chute de s (voy. abime). — D.
pre*teur y prU (subst. verbal).
Preterit, du L. praeteritum
(m. s.).
pretention, du L. praeterU
tionem (m. s.),
Preteur, du L. praetor (mfime
sens).
Pretexte, du L. praetextus
(pretexte). -r D T pre"texter.
y Google
PR6
430
PRI
pretlntaftlle, origine incon-
nue.
Pretolre, du L. praetorium
(pretoire). Sur le changement de
o en ot, voy. chanoine.
' Pretorlen, du L. praetorianus
(m. S.).
Prctrc, anciennem. prestre,
du L. presbyter (prfitre dans Pru-
dence et dans saint Jerdme). Pres-
bfflter regulierement contracts
(voy. p. lxxxi) en presVter, puis
en premier (voy. p. xcv), donne
Srestre par la chute du dernier e
tin (voy. p. lxxxi) : prestre est
devenu pritre par la chute de s
(voy. ablme). — D. prStresse, pre*-
trise, pritraille.
picture, du L. praetura (me-
me sens).
Pretive, en italien proua,
en Catalan proba, du L. proba
(derive de probare prouver).
Proba a donne* preuve par le
changement: '1° de b en « (voyez
avanf) ; 2° de o en eu (voy. ac-
cueitftr).
Pfetue, anciennement preus,
a Porigine pro*, en italien pro,
mot dont letymologie est incon-
nue — D. de l'ancienne forme
pro *vroesse w (aujourd'hui prouesse
par le changement de o en ou;
voy. affouage).
Prevololr, du L. praevalere
(m. s.). Sur le changement de va-
lere en valoir y voy. valoir.
Prevorleateur, du L. praeva-
ricator (m. s.).
Prevarication, du L. praeva-
ricationem{m. s.).
prevorlquer, du L. praevari-
cari (m. s.).
Pr^venftni, voy. prSvenir. —
D. provenance.
Prevenir, du L. praevenire
(prevenir). — D. prevenant.
Preventlf, voy. prevention.
Prevention, du L. praeventio-
nem (derive de praeventum supin
de praevenire prevenir).
Prevenu, substantif participial
de prtvenir (voy. ce mot).
Prevision, de vision (voy. ce
mot) et du L. prae (avant).
prevolr, du L. praevidere
(m. s.). Pour le changement de
videre en voir, voy. au mot voir.
— D. prtvoyant, prfooyance.
Pfevo*, anoiennement prevost
(proprement: pr6pose du roi),duL.
praepositus (prepos6). Praepos($-
tus, regulierement contracts (voy.
p. lxxxi) en praepos'tus a donne
privost par le changement : 1° de
de ae en e (voy. p. lxxxvj) ; 2* de
p en v (voy. arrxver) ; privost est
devenu prevdt par la chute de s
(voy. abtme). — D. prevdtal , pri*
v6U.
Pfevoycm* , voy. privoir. —
D. pre'voyance.
JPfie-Dieu, voyez dim et
prier.
Pviev , du L. preeare (prier)
par la chute du c medial (voyez
affbuage) et par le changement de
e en t (voy. accomplir).
J»Hjene 9 ^n provencal pre-
guiera, en Catalan pregaria, du L.
vrecaria* (priere dans les textes
latins du moyen &£e ; precarta
d6riv6 de preeare prier). Fre(c)a-
rta a donne priere par la chute
du c medial (voy. affouage) et par
le changement : 1° de e en t (voy.
accomplir) ; %• de a en e (voyex
acheter).
J»fiettf , du L. prtorem (le
premier) par le changement de o
en eu (voy. accueiuir) . — D.
prieure", prieure.
prlmolre, du L. primarius
(premier).
prlmnt , du L. primatem (qui
est au premier rang). — D. prima*
tial, primatie.
J»fiittatt*e% du L. primaiit*r
y Google
PRI
431
PRI
tern* (dem6 de primus premier).
Pour le changement de alitatem
en aute", voy. communaute'.
1. Prime (adj.), du L. primus
(premier). — D. prime-abord,
2. Prime (liturgie) , du L.
prima [hora] (la premiere heure).
3. f Prime (a'assurance) , de
Fanglais premium (prime).
4. Prime (joaillerie), ancienne-
ment prisme , du L . prisma
(prisme). Pour la chute de s, voy.
abime.
Primer, voy. prime. 1. — D.
primage.
J»ftme-«OM* , voyez saut et
prime. 1. — D. prime-sauiier.
Prlmenr, voy. prime. 1.
Prlmevere, du L. primum ver
(fleur, dans Martial).
Prlmlcler , du L. primicerius
(m. s.).
Prlmltlf, du L.primitivus (pn-
^mitif).
Prlmo, du L. primo (ablatif de
primus premier).
f Primogeniture, de l'italien
primogenitura (m.s.).
Primordial, du L. primordia-
lis (m. s.).
J»»*iMce, en italien principe
du L. principem (prince) par la
chute dies deux dernieres syllabes
atones (voy. p. lxxxi) . — D. prin-
cesse, princier.
Prlnceps, du L. princeps (pre-
mier).
Principal, du L. principalis
(principal).
Princlpaute, du L. principa-
litatem (dignite de prince, puis
terre qui donne le titre de prince).
Sur le changement de alitatem en
autf> voy. communautd.
Principe, du L. principium
(m. s.).
JPt*i**amet*, voy. printemps.
JPrfittfemp*, du L. primum
temnus* (la premiere saison de Tan- .
neejranneecommencantaP&'aues).
Prtmum tempus contracts en
primUempus a donne printemps
par le changement de m en n (voy.
changer). — D. printanier. •
Priori (a), du L. a (de) et
priori (qui est avant).
Priori te, du L. prioritatem *
(derive de prior qui est avant).
Pfi«, du L. prensus (pris,
dans Horace). Prensus reduisant
regulierement (voy. aini) ns k s,
donne presus qui devient pris par
le changement de e en t (voy. ac-
complir). — D. prise (substantif
participial), d'ou priser.
1. Priset* (aspirer du tabac
en poudre), voy. pris. — D. prir
seur.
2. Pt^«et» (apprecier), du L#
pretiare (priser, estimer, dans
Cassiodore. Le mot est frequent
dans les Lois Barbares : « St quit
alicui caballum involaverit et
pretiet eum dominus ejus cum Sa-
cramento usque ad 6. solidos.... »
dit \<±Lex Alamannorum, 71).
Pretiare a donne priser par le
changement: 1° de e en t (voyez
accomplir) ; 2° de tiare en set
(voy. agencer). — D. commissaire-
priseur ; prise" e ; mtpriser.
Prisme, du grec icpiqjia (m.
s). — D. prismatique.
Prison, du L. prensionem
(action de saisir, d'emprisonner,
d'ou le sens de prison, par le pas-
sage du sens abstrait au sens con*,
cret). Prensionem f reduisant regu-
lierement ns a s (voy. atni) donne
vresionem qui devient prison par
le changement : 1° de e en t (voy.
accomplir); V de sio en so (voy.
agencer). — D. prisonnier.
Prlvatlf, du L. privativus
(m. s.). . .
privation, du L. prtvationem
(m. s.).
Pfivatttfe ancienn. privalte,
y Google
PRO
432
PRO
du L. privalitatem * (de privalis>
deriv£ de privus % prive). Pour le
changement de alitatem en auU,
voy. communauU %
J»t*foe', du L. prtoafuj (parti-
culier).
Prlwr , du L. prfoare (pri-
ver). — D. prive'.
privilege, du L. privUegium
(m. 8.). — D. priviUgier , prttri-
J>t*fcr, anciennement pru, du
L. pretium (prix) par le change-
ment : 1° de e en * (?oy. accom-
plir) ; 2° de tfu en s puis en a?
(voy. agencer).
probability, du L. probabUi-
tatem (m. s.).
Probable, du L. probabilis
(m. s.).
Probant, du L. probantem
(qui prouve).
probation, du L. probatio-
ner* (epreuve).
Probattoue, du L. probaticus
(m. s.).
probe, du L. probus (probe).
Probtte, du L. probitatem
fl>robite).
Problematlque , du grec upo-
Probleme, du grec npo&Tiua
(question proposee).
Probooctde, du L. probosci-
dem (museau).
proceder, du L. procedere
(proceder). — D. proce'dd (subst.
participial), procedure.
Procedure, voy. proctder.
proees, proprement marche,
developpement, du L. processus
(marche).— D. processif.
ProeeMlon, du L. processio-
nem (sortie solennelle). — D. pro-
cessionnal.
Preeeo- verbal, voy. proc&s
et verbal.
PVocJtoiit, voy. proche..
JVoeJbe, duL. propius (comp.
de prope t proche), par le change-
ment regulier (voy. abriaer) de
piu en che. — D. proeham, ap-
procher, rapprocher, reprocher.
PreebrenlMue, du grec icpo-
xpovoc (anterieur).
Proclamation, du L. procta-
mationem (cris).
Prodamer, du L. proclamare
(m. s.).
Preeonaul, du L. proconsuk
(proconsul).
Prooonoulalre, du L. pro-
consularis (m. s.).
Proconoulat , du L. proconsu-
latus (m. s.).
procreation, du L. procrea-
tionem (m. s.).
procreer, du L. procreate
(m. s.).
Proeurateur, du L. procu-
rator (fonde de pouvoirs).
Procuration, du L. procura-
tionem (commission).
procurer, du L. procuran
(soigner).
>, du L. procuratoren
(proeurateur) : pour le changement
de atorem en eur, voy. empereur.
Prodlgallte, du L. prodigali-
totem (m. s.).
prodlge, du L. prodigium
(m. s.).
Prodigious, du L. prodigie-
sus (m. s.).
Prodlgue, du L. prodigut
(m. s.) . — D. prodiguer.
Prodrome, du grec irp63po|io<
(qui court devant, precurseur).
Producteur, du L. productor
(derive de proauctum supin de
producer e y produire).
Produellff, du L. productivus*
(derive de productum, supin de
producere, produire).
Production, du L. production
nem (derive de productum, supin
de producere , produire).
Produire, du L. producere
y Google
PRO
433
PRO
(produire). Pour le changement de
% aucere en duire, voy. conduire.
t Produit, du L. productus (pro-
duit). Pour le changement de ct
t . en it, voy. attrait.
Proemlnent, du L. proemi-
nentem (m. s.). — D. proemi-
i nence.
profonateur, du L. profana-
i tor (m. s.).
Profanation, du L. profana-
tionem (m. s.).
Profane, du L. prof anus
(m. s.).
Pro toner, du L. profanare
(profaner).
proferer, du L. proferre
(m. s.).
Profes 9 professe 9 du L. pro-
fessus (qui a fait profession). — D.
professer.
Professer, voy. profis.
Professeur, du L. professor
(professeur) .
profession, du L. professio-
ns (profession).
Professo (ex), du L. ex (de)
et professus (declare^ expose).
professoral 9 du L. professo-
rates* (derive de professor, pro-
fesseur).
Professo rot, du L professo-
ratus * (derive de professor, pro-
fesseur)
t Profit , de Pitalien profjilo
(profil). — D. profiler.
Profit, du L. profectus (profit
dans Ovide) par le changement re-
gulier (voy. attrait) de ect en it.
— D. propter, profitable.
Profond, du L. profundus
(m. s.). — D. profondeur, appro-
fondir.
Profusement, d6riv6 de pro-
fits qui estle L. profusus (repandu
abondamment) .
Profusion , du L. profusionem
(profusion) .
Progentture , du L. progeni-
tura * (deriv6 de progenitum, su-
pin de progignere, engendrer).
Programme, du grec rcpo-
TpapLjxa (e/5rit par lequel on an-
nonce d'avance;.
progres, du L. progressus
(progres) . — D. progresser, pro-
gressif.
progression) du L. progres-
sionem (m. s.).
Prohtber, du L. prohibere
(repousser, defendre).
Prohlbltlf, du L. prohibits
vus * (derive de prohibitum, supin
de prohibere, prohiber) .
Prohibition , du L. prohibit
tionem (m. s.)..
I>foie, en italien preda, du I.
praeda (proie) par la chute du d
m6dial prae(a)a (voy. alouette) et
par le changement successif de a*
en c (voy. p. lxxxvi), puis de e en
ox (voy. accroire).
Projectile, du L. projectilis*
(deriv6 deprojectum, supin depro-
jicere, jeter en avant) .
Projection, du L. projection
nem (jet en avant).
Projecture , du L projectura
(m. s.).
Pro jet 9 du L. projectus fee que
Pon met en avant, ce que Pon pro-
pose) . — D. projeter.
Projcter, voy. projet.
prolegomenes , du grec tat
wpoXeyou-eva (preambule).
Proteose , du grec upoX^i^
(anticipation).
proletalre, du L. proletarius
(m. s.).
Prollflque, du L. prolific^
(m. s.).
Prollxe, du L. prolixus (pro-
lixe).
Prollxlte, du L. prolixitatem
(prolixite).
prologue, du grec irpo>OYO;
(discours prehminaire).
Prolonged du L. prolongate
yGoogk
PRO
434
PRC
(m. s.). — D. prolonge fsubst.
verbal), prolongation, prolonge-
ment.
Promeatef , du Ljprominare
(mener dans Apulee). Sur le chan-
gement de t en 0, voy. admettre.
— D. promenade, promeneur, pro-
menoir. '
Promeife, du L. promissa
(chose promise) par le changement
de i en e (voy. admettre).
Promettrc, en italien pro-
mettere, du L. promittere (pro-
mettre), par le changement de
mittere en mettre (voy. admettre).
PromUcul te , du L. promis-
cuitatem* (derive de promiscuus,
commun).
Promlmlon, du L. promissio-
nem (promesse).
Promontotro, du L. promon-
torium (m. s.).
Promoteur, du L. promoter*
(derive" de promotum, supin de
promovere, promouvoir).
Promotion, du L. promotio-
nem (no. s.).
Promouvoir, du L. promovere
Jra. s.). Pour le changement de
novere en mouvoir, voy. mouvoir.
^D. promt*.
Prompt, du L. promptus
(prompt).
Promptitude, du L. prompti-
tudo* (m. s.).
promulgation, du L. promul-
gatiknem (m. s).
Promulguer, du L. promtd-
gare (m. s.).
J»rcme,du L. praeconium (pu-
blication, annonce) ; par le chan-
gement de ae en e (voy. p. lxxxvi),
d'ou preconium qui donne prdne
par la chute du c medial pr«(c)o-
nium et par la contraction de pre-
one en prdne (voy. p. xc). — D.
prdner, prdneur.
~ > du L. pronomen <m.
Pronominal, <fc L> prononr"
noiis (m. s.).
Prononeer, du L. pronuntiare
(m. s.), par le changement de nun-
tiare en noncer (voy. annoncer.)
Prononctetlon, du L. pro-
nuntiationem (m. s.).
Pronostle, du grec^poYvowrn-
x6v (indice de ce qui doit arrive^,
— D. pronostiquer.
Pronootlquer, voy. pronostic
— D. pronostiqueur.
Propagoude, mot d'origine
historique (voy. p. lxiv) ; allusion
au College de la Propagande, a
Rome, congregation institute pour
la propagation de la foi.
Propagoteur, du L. propaga-
tor (m. s.).
Propagation, du L. propaga-
tionem (extension).
Propagor, du L. propagare
(propager).
Propenslon, du L. propensio-
nem (m. s.).
Prophete, du L. propheta (m.
s.).
Propheteaoe, du L. prophe-
tissa (m. s.). Sur t devenu e, voy.
admettre.
Prophetle, du L. prophetia
(m. s.).
Prophetlque, du L. propheti-
cus (m. s.).
Prophetloer, du L. propheti-
sare (predire, dans saint Jerome).
Proplce, du L. propitius (pro-
pice). Sur tiu devenu ce, voy.
agencer).
propolU, du L. propoUs (re-
sine).
Proportion, du L. proporttO'
nem (m. s.). — D. proportionner,
disproportion.
Proportlonnollte, du L. pro*
portionalitatem (m. s.).
Proportlonnel, du L. propor-
tionalis (m. s.)
Pt^po« > duL.pfopositttm(cho'
y Google
PRO
435
PRO
se propose, dessein, resolution).
f Pour le changement de ositum en
, os, voy. dispos.
■ Proposer, voyez ci-dessus au
', mot poser.
proposition, du L. proposi-
tionem (proposition).
| Propre, du L. proprius (m . s. ) .
— D. impropre, approprier, pro-
pret, propretL
propreteur, du L. propraetor
(m. s.).
Proprletalre, du L. proprieta-
rius (proprietaire, dans Ulpien).
Proprlete, du L. prqprietatem
(m. s.)
Propylees , du grec icpoitu -
Xaio; (vestibule).
• Prorata, du L. pro (pour) et
rata [parte] (la part fix6e, deter-
mine) .
Prorogation, du L. proroga-
tionem (m. s.).
Proroger, du L. prorogare
(m. s.).
ProsaYuue, du L. prosaicus
(kc rit en prose). — D. prosaisme.
Prosateur, voy. prose.
Proscrlpteur, du L. proscrip-
tor (m. s.).
Proscription, du L. proscrip-
tionem (proscription) .
Proserire, du L. proscribere
(proscrire), par le changement de
there en ire (voy. tcrire).
Proscrlt, au L. proscriptus
(proscrit) par. le changement de
iptus en it (voy. 4crit).
prose, du L. prosa (m. s.). —
D. prosateur.
Prosecteur, du L. prosector
(celui qui coupe).
Proselyte, du L. proselytus
(m. s. dans saint Jerdme). — D.
prosily tisme.
Prosodle, du grec itpoacp&ot
(chant). — D. prosodique.
Proaopopee, du grec rcpoato-
noiroita (personnification).
Prospectus, du L. prospectus
(vue).
Prosperer, du L. prosperate
(reussir).
Prosperlte, du L. prosperita-
tern (m. s.)
Prosterner (se) , du L. pro-
sternere (se prosterner). — D.pro?
sternation, prosternement
prostituer, du L. prostituere
(m. s.).
Prostitution, du L. prostitu-
tionem (m. s.).
Prostration, du L, prostrar
tionem (abattement).
Prote, du grec TtpcSio; (le pre-
mier).
protecteur, du L. protector
(protecteur). — D. protectorat.
Protection, du L. protectiotiem
(m. s.).
protee, du L. proteus (m. s.).
Proteger, du L. protegere.
Protestation, du L. protesta-
tionem (protestation)
Protester, du L. protestari
(protester). — D. protestant (nom
donne aux Lutheriens qui protes-
terent, en 1529, a la diete de Spire,
contre un edit de la diete de Worms) ',
protestantisme. ■
protet, pour protest (sur la
chute de s, voy. abime) . Protit est
le substantif verbal de protester
(voy. ce mot).
Protoeole, du grec itpwToxoX-
Xov (la premiere feuillc du livre,
propr. le premier feuillet colle).
Protonotalre, du grec Trpaixo;
(le premier) et du L. notarius
(scribe). -
Prototype, du grec icowtotu-
rco<; (qui est le premier moaele).
Protoxyde, du grec np&xoc (le
premier) et 6{|u; (acide).
Protuberance, du L. protu-
berantia* (de protuberantem part
de protuberare, dtre proemi-
nent).
yGoogk
PRO
436
PSA
Protuteur, du L protvtor (m&-
me sens).
Prou (beaucoup) en italien pro,
du L. probe (bien) par la chute du
b medial (voy. aboyer) et par le
changement de o en ou (voy. af-
fouage).
f Prone, au seizieme siecle
proe, mot assez recent dans la lan-
gue et qui vient de Pespagnol
proa (proue). Pour le changement
de proe en proue, voy. au mot
affbuage.
Protfecte, voy. preux.
Pfott vef 9 du L. probare (prou-
ver) par le changement : 1* de o en
ou (voy. affouage); 2° de b en v (voy.
avant). — D. iprouver, re'prouver.
Provetufe, du L. praebenda
(ce que Ton doit fournir, d'ou le
sens de provision). Praebenda a
donne provende par le change-
ment : 1° de b en v (voy. avant) \
2° de ae en c (voy. p. lxxxvi) > puis
de e en o (voy. rogwon) .
Provenlr, du L. provenire (pro-
venir) — D.provenant, provenance.
Proverbe, du L. proverbium
(m. s.).
Proverbial, du L. proverbialis
(m. s.).
Providence, du L.providenlia
(providence). Sur tia devenu ce,
voy. agencer.
J»f ovigwie* , voy. pnwtn. —
D. provignement.
J*fovtn, anciennement pro~
vatn, en provengal probatna , en
italien proppagine, du L. propa-
ginem (provin, rejetoo de vigne).
PropagiXjnem regulierement con-
tracts (voy. p. lxxxi) en propatfnem
donne provain par le changement:
1° de p en v (voy. arriver); 2° de
gn en n (voy. ossrffier) ; 3° de a en
at (voy. aigle), — D, provi(/ner,
provignement.
province 9 du L. provmcia
(province).
Provincial, du L. provincial*
(provincial) .
provloeur, du L. provisor (ce-
lui qui pourvoit a) .
Provision, du L. provisionem
(m. s.J. — D. provUianner, ap-
provistonner.
Provloolre, du L.provisorius*
(rendu par provision).
Provocateur, du L. provocar
tor (provocateur).
Provocation, du L. provoca-
tionem (m. s.).
Provoquer, du L. provocart
(provoquer).
Proxlmlte, du L. proximito-
tern (m. s.).
Pwi «fe, du L. prudens (circon;
spect). — D. prutfhomme, prude-
rie, prud'hommie.
Prudence , du L. prudeniia
(pr6voyance).
Prudent, du L. prudentm
(prudent).
Pr>MMe 9 du L. prunum (pru-
ne). — D. prtmter, pruneau, (de
l'ancien francais prunel, diminuaf '
de prune; sur el devenu eau, voy.
agneau)y prunellier, pruneUe (d'ou
le sens de pupille de 1 oeil,assimil£e
a une petite prune noire).
1. f»ttmefle, voy. prune. —
D. pruneUier.
2. Pttmetle (de Toeil), voy.
prune.
Prurlglneux, du L. prurigo
nosus (m. s.).
Prurlt, du L. pruritus (m. s.).
Pruoalane (acide), ainsi nom-
ine parce qu'il fut eitrait d'aboid
du bleu de Prusse.
Pry tanee, du grec rcpvrav«io*
(m. s.).
Poalmlste, du L. psalmist*
(m. s. dans S Jerdme).
Poalmodle, du L. psaUmodU
(m. s ).— D. psalmodier.
Paalterlon, du L. psalter**
(m. s.)#
y Google
PUD
437
PUI
Psau me, du L. psalmus (psau-
me) par le changement de a£ en
au (voy. agneau). Le son initial ps
6tantetranger a notre langue, Fan-
cien francais disait correctement
saume pour psaume, sautier pour
p*aMtter. (Pour la reduction de ps
a s, voy. p. en.)
P*autier, anciennement sau-
tier, du L. psalterium (psautier)
par le changementde al en au (voy.
agneau) et par celui de e en ie
(voy. arriere). Pour Implication
de l'ancienne forme sautier, voy.
psaume.
Pseudonyme, du grec ^u5o>-
vufjLo; (qui porte un fauxnom).
Psyche, du grec <]/vx*i (Psyche,
propr. ame). — D. psyche" (glace).
Psychologic, du grec 4> u X*i
(ame) et Xoyo; (traite). — D. psy-
chologique, psychologiste, psycho-
logy.
Pttantfewt*, voy. puer.
Pubere, du L« puber (meme
sens.)
Puberte, du L, pubertatem
(m. s.).
Public, du L. piib?tcu*(m s.).
— D . pwbWctsf 6 . publicity
Pabllcaln, du L. publicanus
(publicain) .
Publication, du L. publicatio-
nem (m. s.).
Publldste, voy. public.
Publlclte, voy public.
Pub Her, du L. publicare (pu-
blier) par la chute du c medial
(voy. affouage).
J*wce, anciennement pulce, en
italien pulce, du L. pulicem (puce)
par la contraction reguliere (voy
§. lxxxi) de pul(L)cem en puVcem,
'ou l'ancien francais pulce. — D.
puceron, ipucer.
Podear. du L. pudor (pudeur).
— D. impudeur.
Pudlbond, du L, pttdibundus
(pud i bond).
Pudlclte, du L. pudicitatem
(m. s.).
Pudlqae, duL.pudtcus(m.s.).
Pttet* , ancien francais puir, en
provencal pudir, en italien pudtre,
du L. putere (puer), par la chute du
t medial pu(t)ere et par le change-
men t de e en i (voy. accomplir) .
— D. puant, puanteur; empuanter.
Puerll, du L. puerilis (m. s.).
Puerlllte, du L. puerilitatem
(m. s.).
Pugll*t, du L #- pugilatus
(m. s.)^.
^ Pwine (qui est ne apres), an-
ciennement puisnty du L. postna-
tus* (pulne. — « Est consuetudo in
quibusdam partibus, quod postna-
tus praefertur primogenito », dit
un texte du moyen age; postnatus
est un compose de natus ne, et de
post apres). —Pour le changement
de post-natus en vuis-nt, voy.
puis et ne*; pour le changement ue
puisne en puind, voy.. aMme.
Pud, du L. post (puis) , par la
chute du t (voy. ndtre), et par le
changement de o en tu (voy. cin-
der). — D. puisque ; depuis.
J*tt i*e»*, voy. puits — D. puisa-
tier ; epuiser.
Puisque, voy. puis et que.
Ptfi#«attce, voy. puissant.
P«ci#«ati*, du L. possentem*
(participe barbare de posse pou-
voir). Sur le changement de o en
ui, voy. cuider. — D. puissance,
imptiissanf.
f>«ci*#, anciennement puis, du
L. puteus (puits) par le change^
ment regulier (voy. abr4ger) do
puf(eu)s en put(ixx)s 7 d'ou puis par
le changement de u en ui (voy.
buis) et par celui de ti en s (voy.
agencer). De cette ancienne forme
puiSy sont venus jmiser, ptmard.
L'orthographe putts est l'oeuvredes
pedants du seizieme siecle qui in-
tertalerent un t dans puis ; ils
yGoogk
PUR
438
PUS
croyaient rapprocher ainsFle mot
francais de sod original latin, sans
se douter que Ys de puis repre-
presentait deja le ti latin.
Pulluler, du L. pullulate (pul-
luler).
Pulmonalre, du L, pulmona-
rius (pujmonique).
Pulpe, du L. pulpa (pulpe).
Pulpeux, du L. pulposus
(charnu).
Pulsation, du L. puUationem
(choc).
f pulverln, de tttalien polve-
rino (pulvenn).
Pulveriser, du L. pulverisare
(pulveriser). — D. pulvtrisation.
Pulverulent, du L. pulveru-
lentus (poudreux).
J>Mnai#,en provencal putnais,
derive de Tancien francais put (fe-
tide) , par un suffixe nats (pour
inais, qui est le L. inaceus. L'an-
cien francais put est le latin puti-
dus (fetide, puant). Pour la chute
des aeux dernieres syllabes atones
(voy. p. lixxi).— D. punaise (pro-
prement insecte puant).
Ptfnaite, voy. punais.
f Punch , de l'anglais punch
(punch).
Puntque, du L. punicus (m. sA
Punlr, du L. punire (punirj.
— D. punissable, punisseur.
Punltlon, du L. punitionem
(m. s.).
Puptllalre, du L. pupillaris
(m. s.).
Pupllle, duL. pupitta (pupille).
IHt pi*t«e, du L. pulpitum (pu-
pitre). Par la transposition ae I
(voy. sangloter) pulpitum donne
pupitlum <rou pupitre par le chan-
gement de I en r (voy. ap6tre) .
Pur, du L. purus (pur) . — D.
puriste, purisme.
Puree, anciennement peurie,
a l'origine pevrte, du L. piperata*
(proprement mets au poivre) par
la contraction reguliere (voy. oc-
coirUer) de pip(&)rata en pijfrata
d'ou pevrie par le changement :
1 # de p en « (voy. arrtt>er) ; 2° de
afa en ie (voy. ampouil). Pew^«
a donne peuree par la vocalisation
du v (voy. aurone); peuree s'est re-
duit posterieurement a pure'e par
le changement de eu en u (voy.
curie) que Ton retrouve dans bu t
mu, mure, mutin, bluet, etc., qui
etaient anciennement beu, meu,
meure, meutin, bleuet, etc.
Purete, du L. puritatem (pn-
ret6). Sur t devenu e, voy. admet-
tre.
Purgatlf , du L. purgatim
(m. s.).
Purgation, duL. purgattonm
(m. s.).
Purgatolre, du L. purgatorw
(purgatif).
Parser, du L. purgare (pur-
fer). — D. purge (substantif ver-
al); espurjfer.
Purification, du L. purified'
tionem (m. s.).
Purifier , du L. purificare
(m. s.).
Purisme, voy. pur.
Puriste, voy. pur.
f purttaln, de l'anglais pun-
ton (m. s.). — D. puritanisme.
Purpurln, du L. purpurin**
(de pourpre).
Purulence, du L. purulent*
(pus).
Purulent, du L. purulent**
(m. s.).
Pus, du L. pus (m. s.).
Puslllanlme, du L. pusffla*
nimis (m. s.t.
Puslllantmlte, du L. pusHla-
nimitatem (m. s.) .
pustule, du L. pustula (pus-
tule).
Pustuleux, du L. pustulosis
(m. s.). Sur osus devenu eux, voy.
amoureux.
y Google
QUA
439
QUA
Putattf, du L. putativus (sup
pos6).
J»tt tfoto, proprement Hte puan-
te; putois est un d6riv6 de Pancien
francais put (puant), qui vient lui-
m£medu L. putidus (puant, fetide)
par la chute des deux dernieres
voyelles atones (voy. p. lxxxi).
Putrefaction, du L. putrefae-
tionem (m. s.).
Patrefler, du L. putrificare *
(derive de putris, pourri).
Putrtde, du L putridus (pour-
ri). — D. putriditt.
Pygmee, du grec itvypLatoc
(haut d'une coudee).
Pylftne, du grec mAwv (por-
tail).
Pylore, du grec m>>u>p6c (m.
s., proprement portier). — D. pylo-
rique.
Pyramtde, du L. pyramidem
(m. s.). — D. pyramidal, pyra- I
mider.
Pyrlaue, denve" du grec 7c0p
(feu).
pyrlte, du grecmipCrnc (qui est
de Ja nature du feu).— h.pyriteux.
Pyroltgneux,du grec wup (feu)
et de ligneux (voy. ce mot).
Pyrometre, du grec icvp (feu)
et (uxpov (mesure).
Pyrotechnic, du grec itvp
(feu) et xi/vri (art).— D. pyrotech-
nique.
Pyrrhtque, du grec iwf $i%n
(danse militaire).
Pyrrhontsme, pyrrhonlen,
mots d'origine historique (voy. p.
lxiv) ; de Pyrrhon, nom d\m plii-
losophe grec.
pythaa;ortelen,dem6du grec
iwOayopixoc (disciple de Pytha-
gore).
Pythle, du grec iruOCa (pr6-
tresse d'Apollon a Delphes).
Py thonloae, du grec iruOc&vuroa
(prophetesse
Q
Quadragenalre, du L. qua-
dragenarius (m. s.).
Quadrageslme, du L. qua-
drafesima (s. ent. dies, le qua-
rantieme jour).
Quadrangle , du L. quadran-
gulus (m. s.). — D. quadrangu-
laire.
Quadrature, du L. quadratura
(m. s.).
Quadrl.... prefixe qui est le L.
quadri.... (quatre).
Quadrlge, du L. quadrigae
(m. s.).
Quadrllatere, du L. quadri-
IcUerus (m. s.).
f Quadrille, de l'italien qua-
drxglia (quadrille).
Quadrumane, du L. quadru-
rrianus (m. s.).
Quadrupede, du L. quadra-
pedus (m. s.).
Quadruple, du L. quadru-
ple (m. s.). — D. quadrupler.
^ttai, mot d'origine celtique
(breton toe, quai).
f Quaker, de l'anglais quaker
(trembleur).
Quallflcatlf , du L. qualifica<
tivus * (deriv6 de qualificare; voy.
qualifier).
Qualification, du L. qualifi-
y Google
QUA
440
QUE
cationem * (deriv6 de qualificare ;
voy. qualifier).
Qualifier, du L. qualificare *
(m. s., derive de qualis, tel).
Qualite, du L. qualitatem
}m. s.).
Quand , du L. quando (quand).
1. Quant (adj.), duL. quantus
(cOmbien de). — D. quantieme.
2. Quant (adv.) , du L. quan-
tum (m. s.).
QtcaMtlfeme, voy. quant.
Quantlte, du L. quantitatem
(m. s.). .
Quarante^ du L. quadraginta
(quarante) par le changement :
1° de dr en r (voy. arriere); 2° de
aginta en ante (voy. cinquante).
— D. quarantaine, quarantieme.
Quarderonner, derive de
quart de rond (voy. quart, de et
rond).
Quart (adj.), du L. quartus
(quatrieme). — D. quart (subst.),
quartaut, quartaine.
Quartern*, voy. quart.
Quarte, du L. quarta (m. s.).
QMa**tiet«, du L. quartarius
(quart du sextarius) par le chan-
gement de arms en ter (voy.
dnier). — D. quarter on).
Quartier-wnaitre , propre-
ment roaffre du quartier (voy.
mattre et quartier.)
f Quarto, de 1'allemand quar*
(quartz). — D. quartzeux.
Quasi, du L. quasi (comme
si).
Quaternalre, du L. quater-
narius (m. s.).
Quaterne, du L. quaternus
(de quatre).' — D. quaternaire.
Quatarze, en italien quat-
tordici, du L. quatuordecim (qua-
torze) par la contraction reguliere
(voy. p. lxxxi) de quatuord(fy-
cim en quatuord'cim, d'ou qua-
torze par le changement: 1* de
quatuor. . en quator.... (voy. au
mot quatre) ; 2° de dc en * (voy.
amitte* et adjuger). — D. quator-
zieme.
Quatre, du L. quatuor (qua-
tre) par le changement regulier de
uo en o (voy. p. xc). d'ou la forme
quatuor (on trouve deja color dans
une inscription de PEmpire).
Quat{o)r donne quatre par la
chute de la derniere voyelle (voy.
p. lxxxi). — D. quatrieme, qua-
train.
Quatuor, du L. quatuor (m. s.).
1. Que (pronom), du L. quern
(m. s.).
2. Que (conjonct.), du L. quod
(que). Sur la chute du d, voyez
alouette.
Queij du L. qualis (quel) par
le changement de alis en el (voy.
annuel). — D. quelque.
Queiconque, du L. quale-
eunque (quelconque). Pour le
changement de quale en quel,
voy. quel; pour celui de eunque
en conque, voy. annoncer.
Queique, voy. quel et que.
— D. quelqu'un, quelquefois.
Quennander, origine incon-
nue. — D. que'mandeur.
Quenotte (dent), diminutif de
l'ancien francais quenne (dent, qui
est d'origine germanique (island.
kenna, mac hoi re).
Quenou life , en italien co-
nocchia, du L. colucula (diminutif
de colus, quenouille) . Par le chan-
gement de I en n (voy. marne),
colucula dohne la forme conucula
que Ton rencontre dans les textes
carlovingiens : « Si ingenua Ri-
puaria servum ripuarium seevtu
fuerit, et parentes ejus hoc con-
tradicere voluerint, offeratur ei a
rege spatha et conucula. Quod sx
spatham acceperit, servum interf*-
ciat; si autem conuculam. in ser
vitio perseveret.... » dit la Loi de?
Ripuaires, 59, 18.
y Google
QUE
441
QUI
Conue(ii)la se contracte r6gulie-
rement (voy . p. lzxji) en conuc'la,
d'ou quenouille par le changement :
1° de o en ue (voy. accueillir) : 2°
de U6to en out7ie (voy. abet/te);
3° de c initial en q (voy. queue).
QucreitC) du L. querela
(plainte, accusation, reproche).
— D. quereller, querelleur.
■ Quert*) du L. quaerere (que-
'rir, chercher) par le changement
de quaerere en quaerere (voy. ac-
count*) , d'ou querir par le chan-
gement de e en t (voy. accom-
plir). — D. qufoe, anciennement
queste (du L. quaesita, substantif
participial fort, voy. absoute) pour
la chute de i, voy. p. lxxxi; pour
celle de s, voy. abtme.
Queateur, du L. quaestorem
(m. s.).
Question, du L. quaestionem
(m. s.). — 1>« questionner, ques-
tionnaire, questionneur.
Questure, du L. quaestura
(m. s.) .
Quiete, voy. qutfrtr. — D. gut-
ter, qutieur, qutteuse.
1. Quetie,duL. cauda (queue).
. — (J est ici devenu a;, commedans
guenouille (colucla*), qrueux (co-
tem) , pa^fuerette (pascua*) , man-
2uer (mancare*) , gueux (coquus) ,
outigue (apotheca). — Sur la
chute du d medial cau(d)a, voy.
alouette. — Quant au changement
de au en ue, ou en eu (qui est le
mfime son, voy. accueiUxr) , il se
• retrouve dans : pcu (paucum) , £u
. (4ucum).
I 2. Qtieite (futaille), origine
inconnue.
1. Qtcewoc (pierre a aiguiser),
en italien cote, au L. cotem (pierre
& aiguiser) par la chute du t (voy.
kaigu) et par le chaogement : 1° de
ic enq (voy. queue)', 2° de o en eu
/(voy. accueitftr).
2. Qttewac (cuisinier), en ita-
lien cuoco, du L. coquus (cuisinier);
coquus reduisant uu a u (voy.
p. xc), donne cocus qui est deja
dans les auteurs latins ; cocus de-
vient queux par le changement :
1° de o en eu (voy. accueillir);
2o de c initial en 4 (voy. queue);
3o de c final en s puis en x (voy.
amitie').
^tii. du L. qui (m. s.).
^MJeoMOMe, du L. quicumque
(m. s.), par le changement : 1° de
menn (voy. changer) ; 2° de u en
(voy. annoncer).
Quldam, du L. qutdam (un
certain).
Quiet; du L quietus (paisible).
— D. quiitisme, quietiste.
Quietude, du L. quietudo
(m. s.).
1. f Quille , de l'espagnol
quilla (quille). — D. quillage.
2. tytcille (jeu), mot d'origine
germanique(ancien haut allemand
Kegil quille) par la contraction de
Kegil en Keg'l et par l'assimila-
tion de gl en il (voy. cailler).
Quitta, voy. quinquina. —
D. quinine,
Qttittatt «f , origine inconnue.
Qttittcaiife (a l'origine toute
espece d'objets et d'ustensiles de
fer); ce mot qui est anciennement
clincaille* et aussi cliquaille
dans Marot, derive de cliquer
(voy. ce mot) , et signifie propre-
ment ce qui r&onne. Cliquaille a
donn6 clinquaille par nasalisation
(voy. concombre), quincaUle par
la dissimilation de cl en c (voy.
able). — D. quincaiUier, quincaxl
lerie.
Qulneonee, du L. quincuni
ce (m. s.).
Qulne, du L quini (cinq).
Quinine, voy. quina.
Qulnola, origine inconnue.
Qulnquagenalre, du L. quin-
quageharius (m. s.).
yGoogk
QUI
442
QUO
Qulnquennal, du L. quin-
quennalis (m. s.).
Qulnquet, mot d'origine his-
torique (voy. p. lxiv).
f Quinquina, anciennement
quinaquina, mot d'origine ame-
ricaine (pe>uvien kinakina quin-
.quina) , Une abreviation de quin-
'quina est quina (voy. ce mot).
Quint (cinquieme), du L.
quintus (cinquieme.)
Quintaine, du L. quintana
(petite place, d'ou le sens de ter-
rain reserve" pour un exercice
militaire, puis a'exercice militaire).
Sur a devenu ai, voy. aigle.
f Quinte (musique), de l'ita-
lien quinta (cinquieme).
Quinte (de toux) , du L. quinta
(cinquieme : propr. tousser jus-
qu'a cinq fois). — D. quinteux.
Quintessence, anciennement
quinte essence, du L. quinta es-
sentia (proprement cinquieme es-
sence, cinquieme substance, su-
perieure aux quatre elements).
— D. quintessencier.
Quinteux, voy. quinte.
Quintuple, du L. quintuplex
(m. s.). — D. quintuplet.
Quinze, en italien quindici,
du L. quindecim (quinze) par la
contraction reguliere (voy. p. lxxxi)
de quind(&)cim, en quina cim, d'ou
quinze par la reduction de dc a c
(voy. adjuger) et par le change-
ment de c en* (voy. amitie). —
D. quinzain, quinzaine, quin-
%Ume.
Qulproquo, au seizieme sie-
cle qui pro quod, du L. qui pro
quod (litteralement prendre un
quid pour un quod).
'Quittance, en italien qui-
tanza, du L. quietantia* (quit-
tance : « Qua praefatae earner ae....
solvere quomodo libet obligati
eranty generalem quietantiam fece-
rit decernens eos ad iUorum solu-
tionem non teneri.... » dit un texte
du moyen age. Quietantia derive
de quietus au sens de quitte, voy.
quitte). — D. qutttancer.
Quietantia a donne quittance
comme pietantia a donne pitance:
pour le detail du changement de
lettres, voy. vitance.
Quitte, au L. quietus (trail-
quille, qui n'est point inquiete, et
par extension qui a paye* sa dette,
qui s'est acquitted, qui est quitte:
quietus est deja au sens de quitte
dans plusieurs textes carlovin-
giens : « Et si de una judiciaria
fuerit ad dies III, antequam eat
ad exercitum sit quietus.... » lit-
on dans la Lex Longobardorum,
2, U).
Pour le changement de ie en t
voy. pitii. — D. quitter (qui si-
gnifie proprement : tenir quitte,
Suis ceder, exempter, d'ou le sens
e renoncer, d'abandonner, de
laisserj. — D. acquitter*
Quitter, voy. quitte.
Qui-vlve, voy. aux mots qui
et vivre.
Quoi, du L. quid (quoi) par It
chute du d (voy. alouette) et par
le changement de i en oi (voy.
boire). r- D. quoique.
Quollbet, propos trivial, ori-
ginairement theses scolastiquesqui
n'etaient proposees que pour exer-
cer l'esprit des 6tudiants (d'ou
le sens de theses pour rt're, op-
pose a celui de theses defini-
tives), du L. quod libet (ce qui
plait).
Quote-part, compose de part.
du L. quota (combien, en quel
nombre).
Quotldlen, du L. quotidian**
(m.s.).
Quotient, du L. quottens (com-
bien de fois).
Quotlte, derive du L. quotus
(en quel nombre).
y Google
RAG
443
RAG
R
Rabacher, origine inconnue.
— D. rabdchage, rabdcheur..
Rabuim, voy. rabaisser,
Rabaimmcf , voy. re.... et a-
baisser. — D.rabai* (subst. verbal).
Rabat, voy. rabattre.
Rabatire, voy. re.... et abat-
tre. — D. rabat (subst. verbal);
rabat-joie ; rabattement.
t Rabbin, mot d'origine he-
braique (rabbt, docteur). — D.
rabbmiaue.
1. Ruble (de lievre), origine
inconnue.
2. Ruble (fourgon de boulan-
ger), anciennement roable, du L.
rutabulum (fourgon de boulanger,
dans Festus) par la contraction re-
guliere (voy. p. lxxxi) de ruta6(u>
lum en ruiab'lum, d'ou roable par
la chute du t medial ru(t)ablum
(voy. abbaye) et le changement de
u en o (voy. annoncer).
Rabot, voy. raboter
Raboter (proprement heurter,
sens de ce mot dans notre an-
cienne langue, qui a persiste dans
le mot rabottux] ; raboter est une
autre forme de rabouter : pour
l'etymologie, voy. re.... et bouter.
— D. robot (subst. verbal); rabo-
teux.
Rabongrir, origine incon-
nue.
Rabrotter, origine inconnue.
Jtocailfe, diminutif d'un radi-
cal rac* qui est d'origine germani-
que (anglais rack, chien; racaille
est un mot forme* comme canaille
qui derive indirectement du L. ca-
nto, chien).
Raceommoder , voy. re....
et accommoder. — D. raccommo-
deur, raccommodement.
RaccorHer, voy. re.... et ac-
corder. — D. raecord (subst. ver-
bal); raceor dement.
Raeeoureir^ voy. re.... et
accourcir. — D. raccourci (subst.
participial).
jRaccotttfnet*, voy. re.... et
accoutrer.
Raeeaw ftcmet*, voy. re..., et
aecoutumer.
Raccrocher, voy. re.... et
aecrocher. — D. raccroc (subst.
verbal) .
f Race, de Titalien rajwa (ra-
ce).
Ruclto*, voy. racheter.
Racheter, anciennement ra-
ehater: voy. re. . . . et acheter. —
D. r achat (subst. verbal).
Rachltlque, derive du grec
fdvic (colonne vertebrate). — D.
rachitisme.
Racine, en provencal racina 9
du L. radicina* (deriv6 de rodt-
cem racine) par la contraction re-
guliere (voy. accointer) de radi-
cina en rad'cina, d'ou racine par
la reduction de dc a c (voy. ao/tfr-
^er). — D. diraciner, enraciner;
racinal, raciner.
Ruder, anciennement rascter,
en Catalan rasctar, en italien rew-
chiare, du L. rost'cutore* (deriv6
de rasicare*, frequentatif de ra-
dere, racier). Rasfacare contract^
reRulierement en ras'care (voy. ac-
cointer) a donne le denve vascu-
lare ; vasculare perdant u suivant
y Google
RAD
kkk
RAG
la regie (voy. accointer) donne
r as' dare } d'ou rascler qui se trans-
forme (voy. abtme) en racier. —
D racleur,
dure.
D racleur, racloir, racloire, ro-
ftocofet* , prendre par le col
voy. co/). — D. rocofeur, raco-
ftecottfef, de re.... et deacon-
fer* (compose de a et de conter;
voy. ces mots). — D. raconteur.
ftocotitif ,de re.. .. et de ooor-
ntr* (compose de a et de corne ;
voy. ces mots). — D. racornisse-
ment.
Racquitier (se), voy. re.... et
acquitter.
■f Rade, de l'italien rada (rade) .
— D. rader.
Aadeatc, anciennement radei,
(sur e/ devenu cau, voy. agmau),
du L. rad«Wu«* (radeau dans les
teites dumoyen age: radellus est
une transformation de ratellus * ;
pour le changement de f en d, voy.
aider. flatewus* est un diminutif
de ratis, bateau) .
under, du L. radere (raser). —
D. radeur.
Radial, du L. radialis (derive
de radius, rayon).
Radiant, du L. radiantem (qui
rayonne).
Radiation, du L. radiationem
(m. s.).
Radical, du L. radicalis* (de-
rive de radicem, racine).
Radlcant, du L. radicantem
(qui prend racine).
Radleule, du L. radicula (m.
s.).
Radle, du L. radiatus (radie).
Sur atus devenu e\ voy. ampoule 1 .
Radler (subst.), origine in-
connue.
Radleux, du If. radiosus (m.
s.). Sur osus devenu eux, voy.
amoureux.
f R»4U, du provengal raditz
(radis). Baditx est le L. radicem
(raifort).
Radios, du L. radius (m. s.
dans Celse).
Radoter, anciennement redo-
ter, compose de re. . . . et du radi-
cal doter*, qui est d'origine ger-
manique (anglais dote, flamand
doten, radoter). — D. radoteur,
radotage, radoter ie.
Radouh, voy. radouber.
Aacfotffret*, anciennement re-
douber, compose de re.... et du
theme douber* qui est, comme
beaucoup d'autres termes de ma-
rine, d'origine germanique fanglo-
sazon dubban , frapper , battre,
marteler, d'ou le sens d'appreier,
puis de reparer). — D. radoub
(subst. verbal).
Radott df , voy. re. . . . et admh
cir. — D. radoucissement.
Rafale, origine inconnue.
Retffermir, voy. re.... et af-
fermir. — D. raflermissement.
Jla/Jittef, voy. re.... et affr
ner. — D. raffinage, raffinemerd,
raffinerie, raffineur.
Aa/fofet*, voy. re.... et affo-
ler.
An/let*, mot d'origine germa-
nique (danois rafle, enlever). —
D. rafle (subst. verbal).
Rafraichiw) de re.... et afrai-
chir * (compose de a et de [rati;
voy. ces mots). — D. rafratchis-
sant, rafratchissement.
Ragaitiardir, de re.... et de
agaillardir (compost de a et de
gaillard; voy. ces mots).
y Google
RAI
kkb
RAI
sr* (compose de a et de goUter:
ay. ces mots). — D. ragoit (sub-
;antif verbal) , ragoHtant,
Ragvandir, voy. re..., et
f/randtr.
Ragree**) voy. re.... et agre'er.
| RaYa, du turc rata (propre-
lent troupeau, puis chien de
ir6tien),nominjurieux donne" par
s musulmans aux chr6tiens qui
ibitent la Turquie.
Aaicfe, anciennement roide,
x L. rigidus (raide) par la con-
action reguliere (voy. p. lxxxi)
j riafydus en rig'dus (contrac-
m deja effectuee dans le latin
>pulaire, puisqu'on trouve rigdus
ins V Appendix ad Probum). Rig-
ts donne roide par la reduction
$ gd a d (voy. amande) et par le
langement de i en oi (voy. botre).
ride est devenu ratde par le chan-
imentde oi en ai (voy. accroire).
D. ratdtr, raideur.
Jfairfeitt*, voy. ratde.
1. ftale (ligne), du L. radia*
>rme feminine de radius, rayon)
r la chute du d medial ra(d)ta
>y. alouette).
2. Rule (sillon), anciennement
ie, en pro venial rega, du L.
/a* (sillon dans les textes du
>yen &ge : « JVec unam rigam de
ra, ntc ullum habebat manci-
im proprium.. . » lit on dans
texte du onzieme siecle* et
ns un autre document latin d'une
Dque un peu anterieure : « Cce-
terram fodere, et in modum
ci rigam facere. » Riga est le
)stantif verbal de rigare, ar-
er) Ri{g)a a donn6 roie par la
ite du g medial (voy. aftter);
s rate par le changement de oi
ai (voy. accroire),
!. Rttie (poisson), du L. raia
ie).
Flai/bv*, ancien. raisfbrt, mot
opose de Tadjectif fort (voyez
ce mot) et de l'ancien fran-
cais rat, raw, qui est le L. radicem
fraifort, dans Horace). ilad(i)cem a
d«nne rats par la contraction re-
guliere (voy. p. lxxxi) de radpf)-;
cem en rad'cem et par le change-
ment : 1° de dc en c (voy. aaju-
ger); 2° de c en s (voy. amiti€).
f Ball, de Tanglais rati (rail).
— D . derailler.
ftoillet*, du L. radiculare *
(derive de radere f raser; Palle-
mand scherzen, railler, derive de
meme de scheren, raser). Radi-
c(u)Jare contract6 regulierement
(voy. accointer) en radic'lare donne
railler par la chute du d medial
ra(d)tcwre (voy. accabler) et par
le changement de cl en il (voy.
abeille. — D. raillerie, railleur.
Raine, en italien rana, du
L. rana (grenouille) par le chan-
gement de a en at (voy. aigle). —
D. rainette.
1. Rainette (grenouille), voy.
rat'ne.
2. Rainette ( pomme ), voy.
reine.
ftoimtf e, origine inconnue.
f Ralponce, de 1'espagnol rai-
ponce (raiponce) .
RaUj du L. radius (rayon, on
dit encore les rais d'une roue, du
soleil). Pour le changement de
adtu en at, voy. alouette et bate.
Pour la persistance de s, voy.
Grammaire historique de la Ian-
gue francaise t p. 153. — D. du
cas regime rat est venu le derive
rayon et le compose* ewrayer
Raisin, en provencal rasim ,
en espagnol racimo , en italien
racemOf du L. racemus (raisin)
parle changement : 1° de a en at
(voy. ataie) ; 2° de c en s (voy.
amiti€); 3° de e en t (voy. accom-
plir) ; 4° de m en n (voy. chan-
ger), — D. raisin^.
RaUon, du L. rationem (rai-
yGoogk
RAM
446
RAM
son) ; stir ationem devenu aison,
voy. fenaison. — D. raisonner.
Raisonnabte, du L. ratjo-
nab tiu(raisonnable) par le change-
meat : 1° deration,... en ration....
(voy. ration), 2° de abilti en
able (voy. pour cette transforma-
tion au mot affable). — D. derai-
sonnable.
Rafrotattet*, voy. ration. —
D. raisonne', raisonnement , rai~
sonneur, de"raisonner.
Rajetttait*, voy. ;eune. — D.
rajeuntisement.
Rajusier, voy. ajuster. — D.
rajustement.
1. Rale (oiseau), voy. au mot
rdter.
2. Rale, voy. rdler.
Ralen rfiV, voy. lent. — D.
ralenttisement.
Rafet*, origine inconnue. —
D. rdle (substantif verbal) -. rdle
(oiseau ainsi nomine" a cause de
son cri).
Ralittgwe, motd'origine ger-
manique (allemand raaleik, ralin-
gue). Sur Pintercalation de n,
voy. concombre. — D. ralinguer.
Rattier, voy. allier. — D.
raUiement.
Rattonger, voy. allonger. —
D. rallonge (subst. verbal), raJ-
longement.
Ralltcmet*, voy. au mot aKu-
wer
f Ramadan, de l'arabe* rama-
dffn (meme sens).
1. Rantage, en provencal ra-
matge, du L. ramattcum (derive
de ramus, branche) , par le chan-
gement de aticum en age (voy.
dge). Ramage signifie encore bran-
chages en terme de venerie; et
Ton appelle 6toffe a ramage une
etoffe sur laquelle sont representes
des feuillages et des fleurs.
2. Ramage , anciennement
chant ramage, chant des oiseaux
dans le feuillage, dans le ramage.
Pour l'origine de ramage, voy. ra-
mage \.
Ran*aigrir, voy. amaigrir.
Runtas, voy. ramasser.
jRamoifer, voy. amasser. —
D. rama* (subst. verbal) , ramassi,
ramasseur, ramassis.
■tambour, anciennement ram-
bor, a Torigine rambure, mot d'o-
rigine historique (voy. p. lxtv) ;
de Rambure village voisin d'Amiens.
1. ftante (branchage), du L.
rama (forme feminine de ramwi
branche). — D. romcr, ratnter
(pigeon sauvage qui niche sur les
rames, sur les branches), rameux.
families y ramure, ramon (balai
de petites branches).
2. f name (aviron), mot venu
du provencal rem qui est le L. re-
mits (rame). Jal (Arche'ologie nau-
tique) dit que le mot rame est
venu en francais par les marins de
la Provence et du Languedoc —
D. ramer, rameur.
3. f Rame(de papier), ancien-
nement rayme, en espagnol resma*
en italien risma, mot d'origine
orientals (arabe rixma ballot de
papier , rame ; sur t devenu at,
puis a, voy. balance; sur la chute
de «, voy. abime).
Rameatc, anciennement ra-
mel 9 du L. ramellus* (diminutif de
ramus branche). Pour le change-
ment de eUus en el puis en eau,
voy. agneau.
Rawnee, en espagnol ramada,
du L. ramata* (derive de ramus
branche).
Rumetufet* , voy. re.... et
amender.
Rumettet*, voy. re.... et oi»^
ner.
RameMtfevoit* (ressouvenir) ,
compose de re.... et de Pancien
francais amentevoir (se rappeler).
Amentevoir f aussi amenfaeotr (en
y Google
RAN
447
RAP
talien a menie aver) est un com-
ose des trois mots . a ment avoir
%d mentem habere, avoir a l'es-
rit, se souvenir). Pour P&ymolo-
ie, voy. d et avoir.
Rame* , voy. rame 2. — D.
ameur.
JRamiet*, voy. rame 1. — D.
amereau.
Bamlfler, da L. ramificare*
ieriv6 de ramus branche et du
iiffixe verbal.... ficare). — D. ra-
tification.
Ilctmilfe*, voy. rame.
Aamoifit*, voy. moite.
JRamoIIit*, voy. amolXir, — D.
%molli$sant.
flamott, balai fait de petites
ranches, fait de rames (voyez
ime 1). — D. ramoner (nettoyer
vec un ramon, a l'aide d'un ra-
\on y d'un petit balai fait de bran-
ties : dans notre ancienne langue,
imoner signifie balayer en ge-
6ral ; ce mot, dans la langue mo-
srne, s'est restreint au sens de
ilayer une cheminie. (Sur ces
jstrictions de sens , voy . p .
an).
Aamottef 9 voy. ramon. — D.
imonage, ramoneur.
Aatttpe, voy. ramper.
Hamper (signifie ancienne-
ent grimper en s'accrochant) ,
i provencal rapar; mot d'origine
irmanique (bas aliemand rapen
iccrocher, d/oule sens posteneur
\ grimper). Sur Intercalation de
, voy. lambruche. — D. rampe
ubst. verbal : le sens de grimper,
monter, propre a l'ancien fran-
is ramper f est encore visible dans
mot, ainsi que dans le terme
blason lion rampant qui desi-
e un lion debout). — D. rawi-
ng rampement.
ftamtffe, voy. rame 1.
fiance, du L. rancidus (ranee)
r la chute reguliere (voy. p.
lxxxi) des deux dernieres voyelles
atones. — D. raneir.
Rancher, de>iv6 de ranehe
(cheville de bo is). Ranehe est le
L. ramieem (pieu, baton) par la
contraction reguliere (voy. p.
lxxxi) de ramQ)cem en ram'cem ,
d'ou ranehe par le changement :
1* de m en n (voy. changer) ; 2° de
e en eh (voy. acharner).
Raneldlte, du L. raneidita-
tem (m. s.).
JRancit* , voy. ranee. — D.
rancissure.
Bancon^ anciennement raen~
con, en provencal reemsosj en ita-
lien redenxione, du L. redemptio~
nem (rancon) par la chute regu-
liere du a medial (voy. accabler)
d'ou re-emptionem qui devient ra-
encon par le changement: 1° de e
en a (voy. amender) ; 2° de m en n
(voy. changer) , 3° de pt en t
(voy. catrae) ; 4° de tionem en gon
hoj.agencer). Pour la contraction
aeraengonen rancon , voy. p. xc.
— D. rangonner, rangonneur, ran-
connement.
Rancune, alteration de ran-
cure, qui est le L. du moyen age
rancura * (rancune : derive" du
meme theme que le L. classique
rancor rancune dans saint Jerdme).
— D. rancunier.
Rang, anciennement reng,
mot d'origine germanique (ancien
haut aliemand hring, cercle, ran-
gee circulaire). Sur le change-
ment de in en en puis an, voyez
andouille. — D. ranger, range'e
(subst. participial), deranger, ar-
ranger.
Ranlmer, voy. animer.
t Bans, mot d'origine Suisse
(aliemand Suisse rant, mfimesens).
Sur ce mot, voy. p. u.
Rapace, duL. rapacem(m. s.).
Rapadte, du L. rapacitatem
(m. s.).
yGoogk
RAR
m
RAT
Rapatelle, origine inconnue.
Ha pa trier, compost de re, a,
etpatrie. — D. rapatriage, rapa-
trtemerU.
1. Rape, voy. rdper.
2. f Rape (grappe de raisin) de
rallemand rappe (grappe). — D.
rdp4 (boisson) .
Rapep, aaciennement rasper,
mot d'origine germanique (ancien
haut allemand raspoii raper). —
D. rdpe (subst. verbal).
Rapetimser. voy. petit.
Rapfde, du L. rapxdus (m. s.) .
Rapldlte, du L. rapiditatein
(m. s.).
Rapiecer , voy. piece. — D.
rapiiceter, rapiecetage,
Rapiecetage, voy. rapie'cer.
Rapiere, origine inconnue..
Rapine, a u L. rapina (vol, lar-
cin). — D. rapiner. m
RappareiUer, voy. re.... et
appareiller.
Rappuvier, de re.... et de
apparier (voy. ce mot).
Rappet, voy. rappeler.
Rappeter, voy. re. . . . et ap-
f eler. — D. rappet (substantif ver-
Rappovt, voy. rapporter.
Rapporter, voy. re.... et ap-
porter. — D. rapport (subst. ver-
bal) , rapportable, rapporteur,
Rapprendre 9 voy. re. . . . et
apprendre.
fteppfoefcet*, voy. re.... et
approcher. — D. rapprochement.
uapsode. du grec £<w|;u>66c
(qui coud ensemble des pieces de-
tachers). — D. rapsodie.
Rapt, du L. rapftis (enleve-
ment).
Rapwr c, voy. rdper.
Raqttette, origine inconnue.
Rare, du L. rarus (m. s.). —
D rarement.
Rarefier, du L. rareficare *
(compose de rarus rare, et du suffi-
xe verbal.... ficare qui donne fier
par la chute reguliere du c me-
dial, voy. affouage).—D.rare'fiant.
Rarete, du L. raritatem (rare-
te). Sur t devenu e, voy. admettre.
■tartMlme, du L. rarissimus
(le plus rare).
1 . Rcm, du L. rasus (tondu de
pres). — D. raser, rasibus.
2. f Ra » (de maree), mot assez
recent dans la langue, ou il a ete
introduit par les marins; il vient
du bas breton rax (courant tres-
violent, ras, remous).
Ramade, voy. raser.
Rate* , voy. ras. — D. rasant,
rasement, rasoir, rasade.
Rasmasier, compose de re....
et de l'ancien verbe francais asso~
sier (satisfaire). Assasier repr6-
sentele L. adsatiare* (compose
de ad et de satiare, rassassier).
Sur ds devenu ss, voy. assez; sur
ti devenu s, voy. agencer. — D.
ras*asiant, rassassiement.
RamsembtcV) voy. re.... et
assembler — D. rassemblement.
Rasmeoir, voy. re.. .. et asseoir.
Wtamaerener, compose de re....
et de assMner* (d6rive de se-
rein, voy. ce mot).
Rossis, voy. re.... et asm.
Rassoter, compose de re....et
de assoter* (voy. sot).
Rasswrer, voy. re.... et as-
surer. — D. rassurant.
Rat) mot d'origine germanique
(ancien haut allemand rofo, rat).
— D. rate, ratter, rattire, raton,
rater (on disait autrefois pren-
dre un rat, avoir un caprice ; « ce
pistolet a pris un rat » se ren-
contre dans certains teztes du
xvin* siecle).
Ratafia , origine inconnue.
Ratatiner (me), origine in-
connue.
Rate j mot d'origine germani-
que (neerlandais rate, proprement
y Google
RAV
449
RAV
fre de miel, d'ou le sens de
'. par Passim ilation du tissu eel-
ire de la rate a un rayon de
1). — D. r alette, rateleux.
tateaw, anciennemeot ratel,
)rigiae rastel, du L. rastellum
eau dans Suetone), d'ou rastel,
i ratel par la chute de * (voy.
ne), rdteau par le changement
;/ en eau (voy. agneau), — D.
'ancienne forme ratel : rdteler,
Ue (subst. participial), rdte-
*, rdtelier.
later, voy. rat.
tatlflcatlon, du L ratifka-
em* (m. s.).
latlfler, du L. ratificare * (d6-
de ratum, confirme).
totine, origins inconnue. —
"otiner.
latlon, du L. rationem (me-
latlonal, du L. rationale
ional dans Saint J6r6me).
latlonnel, du L. rationalis
s.)
\aiimsei; voy. rature. — D.
ssage, ratissoire, ratissure.
tetott, voy. rat.
'attacher^ voy. attacker.
tatteindve, voy. atteindre.
\attv*pew 9 voy. attraper.
\ature, d£riv6 de l'ancien
•e francais rater (effacer, grat-
dont l'origine est inconnue.
mfime verbe rater a donn6 un
e derive* ratisser. — D. ra-
r.
aaelte, du L. raucitatem
s.).
aaqae, du L. raucus (m. s.)
ttvage, voy. ratnr. — D. ra-
r, ravageur.
avtfilev*, abaisser, faire des-
ire, compose de re.... et de
:ien verbe francais avaler (des-
ire) : pour l'etymologie, voy.
. — D. ravalement.
at>ott rfef(raccommoder, pro-
prement renforcer, fortifier), com-
pose de re.... et d'un theme avau-
der* qui est le L. odtaitdare *
(compose du L. classique validare,
fbrtiner, retablir). — Adval(\)darc
r6gulierement contra cte (voy. ac-
cointer) en advaVdare donne avau-
der* par le changement: 1° de dv
en v (voy. aval) ; 2° de al en au
(voy. agneau). — D. ravaudage,
ravaudeur, ravauderie.
Rave, en espagnol raba, en
italien rapa, du L. rapa (rave) par
le changement de p en v (voy. ar-
'river). — D. ratner, raviere.
f Ravelin, venu au seizieme
siecle de l'italien rivellino (ra-
velin).
Raviaotea*, corruption de l'an-
cien verbe francais ravigorer (re-
mettre en vigueur; derive du L.
vigorem, vigueur). — D. ravigote
(subst. verbal).
HaviUv, voy. re.... etatriltr.
Ravttt , voy. ravine.
Ravine (proprement torrent
qui se prScipite avec imp6tuosite
(run lieu eleve) , en provencal ra-
bina, du L. rapina (action "d'arra-
coer, d'enlever, d'ou le sens de
torrent impetueux qui creuse un
lit profond. Rapina a donne ra-
vine par le changement de p en v
(voy. arriver). — D. ravin (tor-
rent creuse par une ravine).
Ravit* , en italien rapire, du L.
rapere (ravir) par le changement
de rapere en rapire (voy. accou-
rir) Rapere donne rattr par le
changement: 1° de p en v (voy.
arriver) ; 2°de e en t (voy. accom-
plir). — D. ravissant, ravissement,
ravisseur, ravage (derive de rortr,
comme remplage, de remplir).
Havisew (#e), voy. re. .. e'«
aviser.
RavUaillea*, compose 1 de re.,
et avitailler. — D . ravitaillemen
Ravtvet*, voy. re.... et aviver.
yGoogk
RfiA
450
REB
Ra v o i r, voy. aux mots re.... et
avoir.
ftayet*, en provencal ratar, en
espagnol radiar, en'italien ra-
diate, du L. radiare (rayer) par la
chute du d medial ra\d)iare (voy.
aceabler). — D. rayure.
Rayon. 9 voy. rat*. — D. rayon-
ner.
ftayottttet*, Toy. rayon. — D.
rayonnan*, rayonne', rayonne-
ment.
He..., pr6fixe, du L. re... (pre-
fiie qui marque reduplication, re-
tour, renouvellement, reciprocite,
retrogradation, augmentation). De-
vant les mots qui commencent par
une voyelle, re perd ordinairement
e (r-attacher, r-endormir, etc....
pour re-attacher, re-endormtr, etc.)
Devant s. re s'assimile en res....
(ressembler, ressusciter pour re-
semblery resusciter, etc....)
Reaetlf, du L. reacttvws* (de
re-agere; voy. re*aatr).
Reaction, voy. re\... et action.
Reaggraver, voy. re".... et oo-
graver.
Reaglr. du L. r eager e (m. s.).
Pour les cnangements de lettres,
voy. agir.
jReaJotft*ttet*, voyez ri..„ et
ajourner. — D. riajournement.
f Real, de V espagnol real (m.
s., proprement royal).
f Realgar, de l'espagnol re-
;aZyar (realgar).
Reallser, derive du L. realis*
(reel). — D. realisation, rfalisme,
rtaliste.
' Reallte, du L. realitatem *
(derive du L. reaUs*, r£el).
Reapparltlon, voy. re*.... et
apparition
Reanpefep, voy. re.... et ap-
pear. — D. reappel (substantif
verbal).
Reanpofer, voy. re.... et op-
poser. — D. reapportion.
Reaaslfner, voy. re.... et «*-
signer. — D. r^wst^natton.
Reattelef, voy. re.... et at-
teler.
Rebaisser , voyez re.... et
batwer.
R«fcaiufef, voyez re.... et
bander.
Rebaptlser, du L. rebaptixare
(m. s. dans saint Augustin et saint
Jerdme).
RcbarbaHf, de>iv6 de re-
barbe * (compost de re.... et de
barbe ; voy. ce mot).
Re6a*if , voy. re.... et bdltr.
Re6atff»e,voy. re.... et baftre.
— D. rebattu.
f Rebec, de I'italien rtbeea,
(rebec).
Rebelle , du L. rebeUis (meme
sens).
Rebeller (se), du L. rcbellare
(m. s.).
Rebellion, du L. rebellionem
(m. s.).
Refcettiv , voyez re. . . . et
bentr.
Rebequer (se), voyez re.... et
bee.
Rcbtanchir, voyez re.... et
blanchir.
Rebondir , voyez re.... et
bondt'r. — D. rebondi, rebondisse-
ment.
Reborder, voyez re.... et bor-
der. — D. rebord (substantif ver-
bal).
Rebouchcr, voy. re.... et boit-
cfter.
RebouitUr, voy. re.... et
bouiUir.
Rebouwm (subst.) , proprement
contre-poil d'une Stoffe, du L. re-
burrus (heriss6 dans les textes
latins de la decadence * on lit dans
les Gloses d'Isidore : « reburrus =
hispidus »).
Reburr(\i)s, regulierement con-
tracte (voy. p. lxxxi) en rebuff's, a
y Google
REG
451
RtC
[onn£ rebours par io changement
le u en ou (voy. accouder). — » D.
e&ours (adj.).
fte6otcteM0» 9 derive de rebou-
?r, voy. re... et bouter.
Reboutomtew* voy. re.... et
outonncr*
Rebw&dev, voyez re.... et
rider.
ftcfapoefcet*, voy. re... et &ro-
ber.
fle&vocf c«* 9 voyez re.... et
roder.
Rebrousoev* 9 anciennement
Grosser (pour l'etymologie, voy.
1 mot brosse) . Pour le changement
3 rebrosser en rebrowwer, yoyez
fouage.
i Rebmffad®, derive de l'italien
wbuffo (rebuflfade).
Rebus 9 anciennement ribus
f Picardie ; mot d'origine bisto-
jue (voy. p. lxiv) : les clercs ba-
chiens de Picardie composaient
aque annee, une piece satirique
iine sur les affaires du temps {de
bus quae geruntur).
Rebwter 9 voy. re... et buter*
D. rebut (substantif verbal), re-
tant.
Recacheier, voy. re.... et ca-
eter.
Recalcitrant^ du L. recalci-
mtem (m. s.).
Recalcltrer, du L. recalcitra/re
. s.).
Recapttuler, du L. recapitu-
-e rm. s. dans Tertullien). — - D.
apitulation.
Recattfcf, voyez re.... et
"der.
Rccomcs* , voyez re et
ser.
aecedcr 9 du L. recedere (re-
rner).
Becelcr* voy. re.... et celer.—
reciU, recileur, rec&lement.
fteeenaer, du L. recensere (re-
iser). — D. recensement.
RecenC, duL. weenies (m. jO.
— D. recemment. *
Recepctt*, voy. re.... ot cep. — .
D. recede (substantif participial),
recepage.
Rec6pis«e 9 du L. receptee
(avoir recu).
Receptacle, du L. receptacu-
lum (m. s.).
Reception* du L. receptionem
(m. s.).
ftecefcfev e voy. re.... et cer-
cier.
Rccette, en provencai recepta.
en atalien ricetta, du L. recepta *
(ce que Ton recoit : recette dans
les textes latins du moyen age,
comme dans ce passage d'une
chartedu treizieme siecle : « ...com-
potum et rationem legitimam de
receptis et misiis ob hoc factis se-
mel in anno redder e teneantur...*}
Recepta a donne recette par io
changement de pt en tt (voyez
caisse).
fteeevoif , du L. recipere (re-
cevoir). Pour le changement de
cipere en cevoir, voy. apercevoir.
— D. recevable, receveur.
ReccB, du L. recessus (action de
se retirer).
Rechange, substantif verbal
de rechanger * (voy. changer).
Rechapper 5 voyez re.... et
fohapper.
Recharger, voyez re... e ei
charger. — D, rechargement.
Rechasme* 9 voyez re... et
chasser.
Rechaud, substantif verbal de
r&chauder* compose de re.... et
de tchauder, voy. c/iawd).
Rechattffer, voy. re.... et
e'ehaufter. —D.re'chauffement,re'-
chauffoir.
Rcchattmocr 9 voy. re.. . , et
chausser.
Rechc, apre au goAt, rude au
toucher puis r6tif, indocile, an-
yGoogk
REG
452
REG
ciennement resche de Tallemand
resche (rude, cassant). Sur la
chute de s, voy. abtme. — D.
rtchin, rechigner.
Recherchev, voy. re.... et
chercher. — D. recherche (subst.
verbal), recherche".
Rechigner, voy. recto.
Rechoir, voy. re. . . . et c/iotr.
— D. rechute (voy. re.... et chute).
Rechwte, voy. rechoir.
Recldlve, du L. recidivus (qui
retombe). — D recidiver.
f »eelf ? du portugais rect'/e (re-
cif).
Recipe, du L. recipe (recois).
Reclplendalre, du L. reci-
piendum^ (m. s.).
Recipient, du L. recipientem
(qui recoit).
Reciprocity, du L. reciproci-
tatem (m. s.).
Reclproqne, du L reciprocus
(m. s.).
Reclt, voy. re'citer.
Recltateur, du L. recitator
(lecteur) .
Recitation, du L. recitationem
(lecture).
Reciter, du L. recitare (reci-
ter). — D. rfoitatif, rtcitant, re"-
cit (subst. verbal).
Reclamation, du L. reclama-
tionem (m. s.).
Reclaimer, du L. reclamare
(protester). — D. reclame (subst.
verbal).
fteclottet*, voy. re.... etclower.
Hectare, du L. recludere (en-
fermer). Pour le chantrement de
cludere en dure, voy. exclure.
Rectus, du L. reclusus (en-
ferme). — D. reclusion.
Recognev, voy. re.... et co-
rner.
Recognltlf, du L. recogniti-
vus* derive de recognitus (re-
connu) .
Jteeoijfe**, voy. re... eicoiffer.
Recoitt, voy. re.... et coin.
Recoler, du L. recolere (passer
en revue). — D. rtcolement.
Reeoi let* , voy. re.... et colter.
Recollet, du L. recollectus (re'
cueilli, qui medite). Sur la reduc-
tion de ct a *, voy. affe"ti.
f Recolte, de l'italien raccolta
(recolte). — D. rtcolter.
ftecomnuiaufev*, voy. re....
et commander — D. recomman-
dable, recommandation.
Recommence**, voy. re. ...
et commencer.
Recompenser, voy. me.... et
compenser. — D. recompense
(subst. verbal).
Recomposef*, Toy. re.... et
composer. — D. recomposition.
Recomptev*, voy. re.... et
compter.
Reconclllateur, du L. recon-
eiliator (m. s.).
Reconciliation, du L. recon-
ciliationem (m. s.).
Reconclller, du L. reconci-
Hare (m. s.).—D. rtconciliaUe,
irre'conciliable.
Recotttftcipe, voy. re.... et
condutre.
Reeon/bt**ev>, voy. re.... et
conforter. — D. re'confort (subst.
verbal), re'confortation.
Recotma«*t*e, voy. re.. . et
connattre. — D. reconnotssdole,
reconnaissant , reconnaissance.
Recotagtt eVit* , voy. re.... et
congueVir.
Reconstltutlon , voy. re....
et coTwfitotfion.
Reconstruction, voy. re.... et
construction.
Reconstrulre, voy. re.... et
cpnstruire.
' Recopler, voy. re.... et copier.
Recogtctlfet*, voy. re.... et
coquille. — D. recogui/Jement.
Recorder (se souvenir de), du
L. recordari (se ressouvenir). —
y Google
REC
453
r£c
D. recors (anciennement records,
qui se ressouvient, d'oii le sens de
temoin qui est celui du mot recors
dans notre ancienne langue judi-
ciaire; recors a pris posterieure-
ment le sens d'assistant, puis d'a-
gest arme).
Recors, voy. recorder.
Retoucher, voy. re.... et cou~
cher.
Jfecotufre, voy. re.... et cou-
dre.
Recoup***, voy. re.... et cou-
per. — D. recoupe (subst. verbal),
«COttpC«C.
Recouvbev , voy. re.... et
eourbe.
Recommit* , du L. recurrere
(m. s.). Pour le detail des change-
ments de lettres voy. cLCcourir. —
D. recours (voy. cours).
Reeouvnep, en espagnol re-
cobrar, en italien recuperare, du
L. recuperare (recouvrer) par la
contraction reguliere (voy. accoin-
ter) de recuperare en recuperare
d'oh recouvrer par lechangement:
1° de u en ou (voy. accouder);
2° de p en v (voy. arriver). — D
recouvrdble, recouvrance, recou-
vrement.
AecoMVfff ,voy. re.... et cow-
t?rir.
Jlec**acfce*< , voy. re.... et cra-
cker.
Recreer, du L. recreare (r6-
jouir). — D. re'cre'ation, rtcrtatif.
Recreer, voy. re.... et creer.
JIec#*ejii»>, voy. re.... et cre*-
pir.
Btecwier, voy. re.... et eerier.
B^crlminer, du L. re (re) et
% .riminari (accuser). — D. ricri-
nination, ricriminatoire.
MtecwHwe, voy. re.... et 4crire.
Jtee#*©**^e, voy. re.... et croi-
re. — D. ree'rue.
ttecwqueviUev, origins in-
onnue.
Rect**, participe de l'ancien
francais recroire, du L. recredere
se* (se confier, au vainqueur , s'a-
bandonner a sa merci,d'ou le sens
de s'avouer vaincu, de s'avouer fai-
ble, incapable, impuissant). Pour
le detail du cnangementde lettres,
voy. accroire.
Recttfe, voy; recroUre. — D.
recruter (de i'ancienne forme mas-
culine recrut).
Recruter, voy. recrue. — D.
recruteur, recrutement.
Recta, du L. recta (en droite
ligne).
Rectangle, du L. rectiangulus*
(rectangle dans un texte du sep-
tieme siecle) . — D. rectangulaire.
Recteur, du L. rector (celui
qui regit). — D. rectoral, rectoraL
Rectifier, du L. rectificare
(m. s.). — D. rectification.
Rectlllgne. du L. rectilineus
(m. s.). Pour le cbangement de
lettres, voy. ligne.
Rectitude, du L. rectitudo
(droiture).
Recto, du L. recto (feuille qui
est a droite). '
Rectum, du L. rectum (propr.
droit).
Bcfti, subst. participial faible
de recevoir (voy. ce mot).
Rectceilltr*, du L. recolligere
(recueillir) . Pour le detail des chan-
gemeats de lettres, voy. accueillir.
— D. recueil (subst. verbal), re-
cueillement.
Recuit«e, voy. re.... etewtre.
Recwfef, voy. cut. — D. recul
(subst. verbal), recuUe (subst.
participial) ; reculade, reculement,
recuM, d reculons.
Recuperet*, du L. recuperare
(m. s.).
Recttrer , voy. re.... et tcurer,
Recusable, du L. recusabilis
(m. s.). Pour le changement de
abilis en able, voy. affable.
y Google
r£d
454
Rgg
Recusation, du U recusation
nem (m. s.).
Recuser, du L. redusare (re-
cuser).
Renacteur, du L. redactor*
(deriv6 de redactum, supin de re-
digere, voy. rtdiger.
Dedactlon, du L. redactio-
nem* (derive de redactum supin
de redigere; voy. re'diger).
Redatz* au dix-septieme siecle
redenet redent f proprement ou-
vragc a dents: l'ancienne ortho-
graphc redent met cette origine
iiors de doute; pour le change-
ment posterieur de reden en re-
dan, voy. andouiUe. Pour l'ety-
mologie dc redentf voy. re.... et
dent.
Redarguer, du L. redarguere
(m. s.).
Reddltlon. du L. redditionem
(action de rendre).
Redefaire* voy. re. et d&-
faire.
Zlecfemaittfef, voy. re.... et
demander.
Redempteur, du L. redemp-
tor (redempteur dans saint Je-
rdme) .
Redemption, du L. redemp-
tionem (redemption dans Pru-
dence)
flecfe«cettaVe, voy. re.... et
descendre.
Rederabie, voy. redevoir.
Redevance, voy. redevoir.
flecfevettlv*, voy. re.... et de-
venir,
necfeooiv, voy. re.... et de-
voir. — D. redevabhy redevance.
Redhibition, du L. redhibi-
tionem (m. s.).
Oedhlbltolrc, du L. redhibi-
torius (m. s.).
Rcdlger, du L. redigere (ras-
sembler, reunir)
Redlmer, du L. redimere (ra-
cheter). *
f Redln* ote, de l'anglais rt-
dtn^f cool (habit pour monter a che-
val).
Redire, voy. re.... et dire. —
D. redtte (subst. participial).
JRe«f»*e, voy. redire.
Redondance, du L. redun-
ddntia (redondance). Sur tia de-
venu ce, voy. agencer. Sur tt de-
venu o, voy. annoncer.
Redonder, du L. redundare
(deborder).
Aerfottttet*, voy. re.... et don-
ner.
ftecfofef, voy. re.... et dorer.
Redouble* ^ voy. re.... ct
doublet. — D. redouolement.
f Redonte, venu au seizieme
siecle de Fitalien ridotto (redoute).
ftafotcfef, voy. re.... et dou-
ter. — D. redoutdble.
SerfneMer, voy. re.... et dres-
ser. — D. redressement, redres-
seur.
Reductlble, du L. reductibi-
lis* (derive de reductus, voy. re*-
duire)..
Reducttf, du L. reductivus*,
deriv6 de reductus (ramen6).
Redaction, du L. reductio-
nem (action de ramener).
Redwire, du L. reducere (re-
duire) par le changement de du-
cere en duire (voy. conduire). —
D. riduit (subst. participial).
Redupllcatlf, du L. redupli-
cativus* deriv6 de reduplicatus
(double).
Reduplication, deriv6 de re*
duplicatus (double). •
Reedlflcatlon, voy. re.... et
idification. *•
Reedlfler. voy. re.... et Mi-
ter.
Reel, du L. realis* (derive* de
rem, chose). — D. rieUement.
Reelection, voy. re.... et ejec-
tion.
Reettfe, voy. re.... et eltre.
y Google
RtfF
455
REP
Reexportation, voy. re... et
asportation
Beeiportor, voy. re... . et e«-
Refaire, voy. re... et fat're.
— D. re fait (subst. participial).
Refaucher, voy. re.... et /au-
cher.
Refection, du L* refectionem
(reparation).
Refectolre, du L ecclesiasti-
que refectorium* (proprement lieu
ou Ton se refait, ou Ton se res-
taure).
Jte/feiufre, voy. re.... et fen-
dre. — D. re fend (subst. verbal).
Refere, voy. rifirer.
Referendalre, du L. referen-
dartus (m. s.).
Referer, du L. referre (rap-
porter). — D. re/ere* (subst. par-
ticipial).
Aefet^itef, voy. re.... et fer-
mer.
Ae/ewef , voy . re.... et/errer.
Rcfiechiw^en itslien riflettere,
la L. reflectere (reflechir) par le
thangement : 1° de et euch (voy.
\lUcher) ; 2° de e en t (voy. ac-
omplir). — D. rtfMchi, re'fle'ehis-
zment , irre'fle'ehi.
Beflectenr, du L. reflectorem
a. s.).
R.efleter, au quatorzieme si eel e
fleeter, du L. reflectere (refle-
ir). Sur rejecter devenu refleter,
y. affe'tS.
D. re/te* (subst. verbal).
Re/lem*lr, voy. re.... et /Zeu-
K^flexloii, du L. reflexionem
tiqn de retourner).
leflaer, duL. refluere(m. s.).
leflai, voy. re.... et /Zurr.
te/bn<lf« 9 voy. re.... et /bn-
— D. re f ante (subst. partici-
, voy- absoute).
efornuitear, du L. reforma-
m. s*}.
Reformation, du L. reforma-
tionem (reforme).
Reformer, du L. reformare
} reformer). — D. rtformable, r4-
orme (subst. verbal).
Reformer, voy. re. . . . et former.
fle/btclef , voy. re. . . . et fouler.
— D. refoulement, refouloir,
Refractalre, du. L. refracta-
rius( indocile).
Refractor, du L. refractare*
(derive de refractum, brise).
Refract If, du L. refractivus
(m. s.).
Refraction, du L. refractio-
nem (m. s.)
Refrain, substantif verbal de
l'ancien francos refraindre (bri-
ser; le refrain brisant la chanson
a des intervalles egauz) . Refrain-
dre est le L. refrangere (briser a
pi usieurs reprises). Pour le chan-
gement de angere en aindre, voy.
absoudre et ceindre.
Refrangible, du L. refrangi-
bilis* (m. s., derive de refrangere,
briser). — D. refrangibilite'.
fle/t*aj»f»et*, voy. re.... et
frapper.
Refrener, du L. refrenare
(m. s.).
Refrigerant, du L. refrige-
rantem (qui refroidit).
Refrigeration, du L. refrige~
rationem (rafraichissement).
Refrlngent, du L. refringen-
tem (qui se brise).
Refrogiter* compose de re....
et d'un theme frogner dont Tori-
gine est inconnue. — D. renfro"
gner (qui est ie meme mot que
refrogner; sur ^intercalation de
n, voy. concombre).
If e/*fo»«f If , voy . re... et froid.
— D. refroidissement.
Refuge, du L. refugium (m. s.).
— D. se re*fugier.
Refugler (se), voy. refuge. —
D. refugU (subst. participial).
y Google
RfiG
456
REG
Refuser, du L. refutiare*
(derive de refutare repousser, d'ou
le seas de refuser). Pour le chan-
gement de ti en s } voy. agencer.
— D. refus (subst. verbal).
Refutation, du L. refutatio-
ns (m. s.).
Refuter, du L. refutare (m. s.).
Regagnew; voy. re... et ga-
gner. — D. regain (subst. verbal).
1. Regain (desante), voy. re-
gagner.
2. Regain, compose de re...
et de l'ancien francais gain . a l'o-
rigine gain et wain (herbe qui
pousse dans les pres fauches) , en
italien guaime, mot d'origine ger-
manique (d'un type weidima* de-
rive de l'ancien haut allemand
weida* herbe, pature, et du suf-
fixe roman ime). Wei(d) ime per-
dant le d medial (voy accabler) ,
donne gain, ga-in par le change-
ment : 1° de wei en ga (voy. ga-
gner); 2» de ime en. in (voy. at-
tain).
Regal, voy. rigaler.
Regale, du L. regalis (royal).
— D. rtgalien.
f Regaler, de l'espagnol rega-
lar (m. s.), — D. rigal (subst.
verbal), rdgalant, r&galade, rega-
lement.
'* Reguwdev, voy. re... et gar-
der. — D, regard (subst. verbal) ,
regardant.
Regamiv, voy. re. . . etgarnir.
t Regate, du venitien regatta
(courses de gondoles).
Regeneratenr, du L. regene-
rator* (m. s.).
Regeneration, du L. regene-
rationem (m. s.).
Regenerer, du L. regenerate
(m. s.). m
Regent, du L. regentem (qui
gouverae). — D.rtgence, reenter.
Regicide, derive de regem roi ;
pour la finale cide, voy. parricide.
Regie, voy. rtgir.
Regimbev, origine inconnue.
Regime, du L. regimen (con*
duite).
Regiment, du L. regimentum
(commandement , direction) . — D.
re'gimentaire.
Region, du L. regionem (re-*
gion)
Regit; du L. regere (regir, di*
riger) par le change me ntde e en t
(voy. accomplir). — D. regie
(subst. participial) ; rtgisseur.
Regisseur, voy. rigir
RegUtve, voy. regttre. — D.
enregistrer.
Regitve, aussi registre, du L.
registrum* (regltre dans Papias :
« Registrum liber qui rerum ges-
tarum memoriam continet... »
Registrum ou regestrum est une
alteration de regestum journal,
derive de regestus transcrit).
Registrum a donne registre puis
regttre par la chute de s (voy.
abime).
Regie, du L. regruto (m. s.),
par la chute reguliere de til (voy.
p. LXXXl).
Reglement, voy. re'gler. —
D. reglementer, rtglementaire.
Regie**, du L. regulare (re-
gler, diriger) par la contraction
reguliere (voy. accointer) de re-
g(u)lare en regular e. — D. rigle-
ment y rtglet, rtglette, rigleur;
diregU.
f RegluMe, de l'espagnol rega-
lia (reglisse).
Regne, du L. regnum (regno
dans Horace).
Regner, du L. regnare (m. s.).
Regnieole, du L. regnicola
(m. s.).
Regonflew 9 voy. re.... et gon-
fler. — D. regonflement.
Regorgev, voy. re.... et gor-
ge. — D. regorgement.
Regrutter, voy. re.... et
y Google
r£i
457
REL
gratter. — D. regrat (subst. ver-
bal), regrattier, regratterie.
Regretter, anciennement re-
greter (avec le sens de plaindre) ;
compost de re.... et du theme {pe-
ter* qui est d'origine gennanique
(gothique gretan plaindre). — D.
regret (substantif verbal), regret-
table.
RegularUer , deriv6 de regu-
laris (voy. rigulier). — D. re'gula-
risation.
Regularity, du L. regularita-
tem * (meme sens, derive de regu-
laris).
Regulateur, du L. regulator*
(m. s., derive de regulare).
Reguller, du L. regularis (qui
suit une regie).
Rehablllter, voy. re.... et ha-
biliier.— D. rehabilitation.
Rehabltner, voy. re.... etha-
bituer.
Rehausser, voyez re.... et
hausser. — D. rehaussement.
Relmporter, voyez re.... et
importer.
Relmposer, voy. re.... et tro-
poser.
Relmposltlon , voy. re.... et
imposition.
Relmpresslon 9 voy. re.... et
impression.
Belmprlmer , voy. re.... et
imprimer.
Jteitt, du L. ren (rein) par le
changement de e en ei (voy. frein) .
— D. ereinter (voy. p. xci).
Jteitte , anciennement rewe ,
du L. regina (reine) par la chute
du d medial re(g)tna (voy. acca-
bler) . — D . reinette.
WlcitwUe, voy. retne.
Relnstaller , voy. re.... et in-
staller. — D. reinstallation.
Reintegration 9 du L. reinte-
gratinnem (retablissement).
Relntegrer, du L. reintegrare
(r6tablir).
Reiteration, du L. reiteratio-
nem (repetition).
Relterer, du L* reiterare (mft-
me sens).
t Retire, mot venu au seizieme
siecle de rallemand reiter (cava-
lier).
RejailUr, voy. re.... et jaiUir.
— D. rejaiUissement.
JRejeter* , du L. rejectare (mfi-
me sens), par lerchangement de ct
en I (voy. affiti). — D. rejet (sub-
stantif verbal), rejetable, rejeton.
Rejoindre , voy. re.... et
joindre.
Rejointoyer 9 voy. re.... et
joint.
Rejotter, voyez re.... et
jouer.
Rejottiv, voy. re.... etjotu'r.
— D. reyowissattf , rtfouissance.
Relacher>, du L. relaxare
(m. s.). Pour les changements de
lettres voy. Idcher. — D. reldche
(subst. verbal), reidc/iant, reldche-
meni.
RelaU, voy. relayer.
JtelaBtcet* , voyez re.... et
Zoncer.
Relaps, du L. refapws (qui
est retombe).
Relavgir , voyez re.... et
dlargir.
Relater, du L. relatare * (de-
rive de relatum rapporte, supin de
re/erre).
Relatlf, du L. reZa*tin*s (mfime
sens).
Relation, du L. relationem
(relation).
Relaver , voyez re.... et
taver.
Relaxation, du L. relaxation
nem (61argissement).
Relaxer, du L. relaxare (meme
Relayer, compose de re.... et
de l'ancien verbe layer, cesser,
dis"outinuer, s'arreter, relacher.
26
y Google
REL
458
REM
Layer est un mot d'originegerma
nique (gothique latan laisser). Ce
mot a donne naissance a ua type
de la basse latinite lalare* qui est
devenu layer. — comme dxlatare
est devenu delayer, — par la chute
du t medial la(t)are (voy. abbaye),
d'ou layer par le changement de
a en ai (voy. aigle). — D. relax
(substantif verbal de relay er, s'ar-
reter; proprement arrest, repos).
Quant au mot relais (dans Tex-
pression « lais et relais de mer ») ,
il derive du verbe relaisser dont il
e3t le substantif verbal (voy. lais-
ser).
Releguer , du L. relegare
(m. s.). — D. riltgation.
Relent , du L. redolentem
(qui sent mauvais) par la contrac-
tion reguliere (voy. accointer) de
red(6)lentem en red'lentem, d'ou
relent par la reduction de dl kl
(voy atlumer).
Relever, du L. relevare (rele-
ver). — D. relief (substantif ver-
bal), qui est relevium dans plu-
sieurs teztes latins du moyen age
*Et ibi omnes bar ones concesserunl
sibt relevium...? » lit-on dans un
document du onzieme siecle). Re-
levium a tres-regulierement donne
relief par le changement : 1° de e
en ie (voy. arriere) ; 2° de v en f
(voyez bceuf), relevailles, releve-
ment, releve" (substantif partici-
pial), relevie (subst. particip. fe-
minin), releveur.
1. Relief, (distinction, eclat),
voy. relever*
2. Relief (saillie dee objets), .
foy. relever. — D. bas-relief (ou-
vrage de sculpture en saillie sur
on fonduni ; proprement relief bas,
e'est-ra-dire peu saillant, par oppo-
sition a ronde bosse).
3. Reliefs (de table); ce qu'on
releve de la table, ce qu'on rem-
poru. Voy. relever.
Relies, du L. religare (atta~
cher). Pour le changement de let-
tres, voy. Iter, — D. relieur, re-
liure , reliage.
Bellgleux, du L. reUgiosus
(m. s.).
Religion, du L. religionem
(m. s.). — D. religionnaire, co~
religionnaire.
Rellqualre, voy. relique.
Rellquat, du L. reltquatum
(reliquatde compte). — D. reU-
quataire.
Relique, du L. reliquiae (res-
ter). — D. reliquaire.
Relive, voy. re.... et lire.
Relouer, voy. re.... et Umer.
Relwl*«e. du L. relucere (re-
luire). Pour le detail des change-
ments de lettres, voy. luire. — D.
reluisant.
Remattle**, voy. re.... et roo-
mer. — D. remaniement .
Remawiew, voy. re ... et ma-
rier.
Remafgttef, voy. re.... et
marquer. — D. remarque (substan-
tif verbal) ; remarquable,
Remballe*) voy. re.... et
emballer.
Rembarqtier, voy. re.... et
embarquer. — D. rembarquemenU
Rembari*er, compose de re...
etde embarrer* (voy. oarrer).
Rem6lay et«, compost de re. . . .
et de emblayer. Eroblayer est Top-
pose de delayer (voy. ce mot). —
D. remfc/at (substantif verbal)
Rem6o»tef , voy. re.... et
embotter. — D. remboitement
Rem6otff*t*et*, voy. bourre.
— D. rembourrement,
Rem6oMt*«et* , conjl>os6 de
re et de embourser. Embourser est
Poppos6 de de'bourser (voy. bourse).
— D. remboursement, remboursa-
ble.
Rembwunir 9 voy. brim. —
D. rembrunissemeru.
y Google
REM
459
REM
Bem&de, du L. remedium
(m. &).
Remedier, du L. remediate
(gu6rir).
Remeler, voy. re..., et m&ler.
Remembrance (souvenir),
derive de l'ancien verbe frangais
seremembrer (se souvenir), qui est
le L. rememorare* (se souvenir).
Remem(6)rare* r6gulierement con-
tracts (voy. accointer) en remem'-
raredonne ranem&rerpar le chan-
gement de mr en mbr (voy. absou-
dre).
Rememorer, du L. rememo-
rari (se souvenir), — D. remdmo-
ratif.
Rentevcier, voy. merei. —
D. remerciment.
Mtemeitre, du L. remittere
(remettre). Pour les changements
de Jettres, voy. meitre. — D. re-
mise (subst. particip ial) .
Remettbler , voy. re.... et
meubler.
Reminiscence, du L. reminis-
-entia (m. s.). Sur tia devenu ce,
r oy. agencer.
Mtemise^ voy. remettre. — D.
emiser.
Reml00lble 9 du L. remissibilis
a. s.).
■remission, du L.remissionem
ardon) .
Remfltent, du L. remittentem
ui se relache).
Remmener , voy. re.... et
7ne?^er.
F?«£mo«cI«*«ie 9 voy, remoudre;
Vamott^er, voy„ re.*., et
►U^r. — D. remonte (substantif
?aJ>, reTnon-togfe.
X&m.€>*+tw+ev , voy. re.... et
>trer. — D. remontrant, re-
emortt, du L. remora (re-
t, poisson),
&+**.€**•& »•«* du L. remordere
s.>. Pour les changements de
lettres, voy. mordre. — D. re-
mords (substantif verbal),
Aetttot* d «, voy. remordre.
Jtemot^gtte, anciennement re-
moigwe, du L. remulcum (cable
pour remorquer) par le change*
ment: 1° de u en o (voy. arawm-
cer) ; 2° de J en r (voy. apdtre). —
D. remorquer, remorqueur.
Aemoudre , voy. re.... et
moudre. - D. remous (ancienne-
ment remols, substantif verbal de
remoldre forme primitive de re-
moudre; pour le changement de ol
en ou, voy. agneau) ; remottZade.
Remote fettt*, voy. imoudre.
Remote*, voy. rdmoudre,
Rempaiffet* , voy. paille.
Rentparer (se), se fortifier en
prevision d'une attaque, compose
des deux mots re... et emparer. —
D. remparf (anciennement rempar
qui est une forme plus correcte,
rempar etant le substantif verbal
de remparer).
Rempot* f , voy. remparer.
Rempfcecer, voy. re.... etem-
placer. — D. remplacant, rempla-
cement.
Rempfage, d6riv6 de rempitr
(voy. ce mot) comme ravage de
ravir
Jtett»plif 9 voy. re.... et em-
pitr — D. remplissage.
Rempfoyet* , voy. re.... et
employer. — D. remploi (subst.
vernal).
Retttplutttef, voy. plume,
RempoeJtet* , voy. re.... et
empower.
Aempor^er , voy. re.... et
emporter.
Aempoler, voy. po<. — D.
rempotage.
Remtte-menage , voy. ma-
nage et remwer.
Remttet* , voy. re.... et miter.
— D. remwon^, remuage f remue-
ment, remue-mdnage*
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REN
460
REN
Remnneratevr , du L. reww-
nerator (m. s.)
Remuneration , du L. remu-
nerationem (m. s.)
Remuneratolre, d6riv6de ri-
munirer (voy. ce mot).
Bemanerer, du L. remune-
rate (recompense!-)
Renacler, anciennement re-
naquer. a 1'origine renasquer, mot
dont l'etymologie est inconnue.
\Renaitre, du L. renascere*
(renattre). Pour le detail deschan-
gements de lettres, voy. naitre.
— D. renaissant (d'ou renais-
sance)
Renal, du L. renalis (meme
sens)
Renard, anciennement re-
gnard, mot d'origine historique
(voy. p. lxiv). On a vu au mot gou-
piUon) que notre ancienne langue
designait cet animal par le mot
goupil, forme qui fut supplantee
par celle de Regnard. (Maistre Re-
gnard est le surnom du goupil
dans le Roman de Renard } celebre
composition satirique qui jouit du-
rant le moyen age, d'une popula-
rity sans egale). Maitre Regnard
signifie proprement Maitre Ruse"
{Regnard est un mot d'origine
germanique : all. reginhart, rus6,
cruel).
Pour le changement de regnard
en renard, voy. assener. — Voyez
pour le detail du Changement de
sens, au mot baudet. — O. re-
narde, renardeau, renaidiere.
Aencaifier, voy. re... et en-
caisser. — D. rencaissage.
JtettefceVit*, voy. re... et en-
cherir. — D. reneheri (sub-
stantif participial), rencherisse-
ment.
Rencherissement , voy. au
mot rencherir.
Rencontrer, compose 1 de re. . .
et de l'ancien verbe encontrer
(voy. encontre), — D. rencontre
(sutst. verbal)
Rendez-von*, voy. iendre et
vous.
Rendormir , voy. re..., et
endormir.
Rcndonbler, voy. doublet.
Rendre, en italien rendere,
du L. rendere * (rendre, dans les
textes carlovingiens ; rendere est
une forme nasal isee de reddere ;
pour Intercalation de n, voy. con-
combre). — D. rente (L. rendita *
rente dans les textes latins du
moyen age: substantif participial
fort de rendere; voy. absoute) ;
rendant. rendement.
Aeitdtf fcif 9 voy. re.... et en-
durcir.
Rene, en italien redina, du L.
retina * (substantif de retinere re-
tenir ; proprement courroie qui
sert a arrfiter, a retenir).
Ret(i)na contracte (voy. p. txxxi)
en refna donne rene par la re-
duction de tn a n (voy. plane).
t Renegat, de ritalien rtnne-
gato (renegat).
Renfermer , voy. re.... et
enfermer.
Ren flew, voy. re..., et enfler.
— D. renflement.
Ren f oncer, voy. re et en-
foncer. — D. renfoncement.
. Ren forcer , voy. force. — D.
renfort (subst. verbal), renforce-
ment.
Rengager, voy. re.... et en-
gager. — D. r engagement.
Rengainer, voy. re.... et en-
flfatner.
Rengorger (se) voy. re.... et
enporper.
AeM^t^aiMet* , voy. re.... et
enoramer.
Renier, voy. re.... et titer. —
D. rentable , renieur, rente-
men*.
Renifler, compose de re.... et
y Google
REN
461
r£p
ae l'anciea verbe nifler, qui est
d'originegermanique (b. allemand
nif nez).
f Renne, du suedois ren
(renne).
f)enomm«f, voy. re..., et
«ommer. — D. renom (substantif
verbal), renomme'e (substantif par-
ticipial), renomme'.
. Renoncer. du L. renuntiare
(m. s.). Pour le changement de
...UMnft'are en noncer, voyez on-
noncer. — D. renonce (subs, ver-
ba]), renoncement,
Benonclatlon , du L. renun-
ttationem (renonciation) , par le
changement de u en o (voy. an-
noncer) et par celui de ti en ci
(voy. agencer).
Renoncule, du L. ranunculus
[renoncule dans Pline).
Jfettouee, voy. renouer.
Jtettouet*, voy. re... et nouer.
-D. renoue'e (subst. participial),
?noueur, renouement.
Jtettcroveatf, voy. re... et
ouveau.
Jtettotfvele**, du L. renovd-
re (m. s. dans Columelle) . — D.
nouvellement.
RenoTation, du L. renovatio-
m (renouvellement).
Ife*t«efgp»e«*, voy. re... et
signer. — D. renseignement.
!fet»*e, voy. rendre. — D. ren-
, rente, rentier.
te»»*oiIe»* 9 voy. toile. — D.
oilage.
te*»***<9*»*e, voy. tratre. —
ran/rattare, rentrayeur.
«*t *»•«»*, voy. re., et enfrer.
X rew^ranf, rentre'e (subst.
cipial).
9*a«m*««** 9 compost de re...
rancien Terbe enverser re-
er , q ui d6r j ve de ent?er$ (voy.
3t.). — D. rename", rent?er-
^ ; renverse (subst. verbal).
«ivoyer, voy. re... et en-
wwer. — D. renvoi (substantif ver-
bal).
Reordlnatlon, voy. re... et
ordination.
Reordonner, voy. re... et or-
donner.
Reorganise!*, voy. re... et or-
ganiser. — D. reorganisation.
Reonverture, voy. re... et ou-
verture.
Repaire, a i'origine demeure
en general. (Sur la restriction de
sens imposee a ce mot par la
langue moderne, voy. p. xxiii.)
Repaire est le substantif verbal de
l'ancien verbe repairer (se retirer
dans sa demeure, retourner chez
soi). Repairer est le L. repatriare
(retourner cbez soi, dans Isidore
ae Seville). Rtpatriare a donne
repairer par l'attraction de i qui
amene le cbangement de a en ai
(voy. aigle), — et par la reduc-
tion de tr a r (voy. arriere) .
Rcpaitre, voy. re... et patlre.
— D. repi*. (Paitre avait aussi
dans notre ancienne langue, le
participe pu qui a persiste dans le
langage ae la fauconnerie : « un
faucon qui a pu. »).
Repattdre, voy. re... etepan-
dre.
Reparable, du L. repardbilis
(reparable) .
Jtepat«a»#ne 9 voy. re... et
parattre.
Reparatenr, du L. reparator
(m. s.).
Reparation, du L. repara-
tionem (retablissement).
Reparer, du L. reparare (re-
parer).
Reparler, voy. re. . et parler.
Repartir, voy. re... et partir.
— D. repartie (subst. participial).
Jtepaftflf, voy. parttr (au
sens de diviser, de partager, de
rdpartir). — D. repartiteur,. re-
partition.
y Google
RfiP
463
R6P
* Repas, du L. reparfus* (repas,
dans les teites merovingiens :
« Nullum ibidem praesumant
exercere dominatum, non ad
mensionaticos aut repastos exi-
gendo... » dit une formule da sep-
tieme siecle. Repastus est un
compose intensitif da L. pastus
nourriture).
Repastus a donn6 repas par la
reduction de si final a s qui se re-
trouve dans : puis (port), no*
Snorter), dispos (disposes) repay
repo*'*us ) , appa* ( appartus ) ,
requi* (requis'tus), exquis (ex-
quis'lum), propo* (propos'fum).
Reposier, voy. re... et passer.
— D. repassage, repasseuse.
: Jtepavet*, voy. re... et paver.
! Repeehew, voy. re... et pa-
cker.
Repeindre, voy. re... et
peindre. — D. repeint (subst. par-
ticipial).
Repenaer, voy. re... et penser.
\ Repentance, voy. repentir.
' Jtepenrft* , compose de re... et
de Pancien verbe francais pentir
(se repentir). Ce vieux mot repre-
sented L. pcenitere (se repentir)
par le changement de ce en e (voy.
8. lxxxvii) d'ou penitere gui
onne pentir par la contraction
reguliere (voy. accointer) de pe-
n^jtere en pen'tere et par le chan-
gement de e en i (voy. accom-
pltr). — D. repentir (subst.),
repentant (d'ou repentance).
Repcrcev, voy. re... et percer.
RepercaMlon, du L. reper-
cussionem (repercussion).
Repercuter, du L. repercu-
tere (frapper).
Reperdre, voy. re... et per-
dre.
Repere , substantif verbal du
L. reperire (trouver)
Repertoire, du L. repertotium
(inventaire).
Repeter, du L. repetere (rlp6~
ter). — D. re'pe'tailler.
Repetlteur, du L. repetitof
(derive de repetere repeter).
Repetition, du L. repetitionem
(repetition).
Repewpler, voy. re.... etpeu-
pler. — D. repeuplement.
Repity anciennement respit,
en italien rispetto, du L. respectus
(consideration, reflexion, egard,
a'ou le sens d'indulgence, puis de
delai, sens que le latin respectus
fjossedait deja dans les textes car-
ovingiens: « Et si comes infra
supradictarum noctium numerum
mallum suum nonhabuerit, ipsum
spatium usque ad mallum eomi-
tis extendatur, et deinde detur ex
spatium ad respectum ad septem
nodes, » lit-on dans un Capitulaire
de 819).
Respectus a donne respit par le
changement de ect en it (voy. at-
trait) t repit par la chute de s (voyez
abtme).
Replace*^ voy. re.... et pla-
cer
Replantew 9 voy. re.... et
planter.
itepfatft*et*, voy. re.... etpM-
tre. — D. repldtrage.
Replet, du L. repletus (plein).
»— D. riplition.
RepUev, voy. re.... et plier.
— D. repli (subst. verbal).
RepUquer, du L. replicare
(dire). — D. riplique (substantif
verbal).
Replonger* voy. re.... et
plonger.
Repollr, voy. re.... et polir.
Repottdre, anciennement res-
pond™, duL. respondere (repon-
dre) par la contraction reguliere
(voy. p. lxxxi) de respondere
en responoVre, d'ou repondre par
la chute de s (voy. abtme). — D.
repondant; re'pons, anciennement
y Google
REP
463
REQ
respons (subst. participial fort du
L..responsus f surla chute de s.
voy. dbime) ; riponse feminin de
ripons (L. responsa) ; ripondant.
JRepotts, voy. repondre.
Repottse, voy. repondre.
Reporter, du L. reportare (re-
porter). — D, report (substantif
verbal).
Reposer^ voy. re.... et poser.
— D. repos (subst. verbal), repo-
soir, repose".
Repousse**, voy. re... . et pons-
ser. — D. repoussant, repoussoir,
repoussement.
Reprehensible, du L. repre-
hensibilis (m. s.).
Reprehension, du L. repre-
hensionem (blame).
Reprendve , voy. re.... et
prendre.
f Represallle, de Pitalien rt-
presaglia (repr6saille) .
Representatlf, du L. reprae-
sentativus* derive de repraesenta-
tus (present^).
Representation, du L. re-
praesentationem (representation).
Representor, du L. reprae-
sentare (exprimer). — D. reprfoen-
tant.
Represslf, du L, repressive*,
derive de repressus {retenu).
Repression, du L. repression
nem* (m. s.).
Reprlmande, du L. repri-
menda (chose blamable,puis action
de blamer) — D. nfprimander.
Reprlmer, du L. reprimere
(reprimer). — D. reprimaole.
Repris, voy. re ... . et pris .
ReprUe, voy. re.... etprae.
Reprobateur, du L, reproba-
for(m. s.).
Reprobation, du L. reproba-
tionem(m. s.).
Reprocher, en proven gal re-
propchar, du L. repropiare* (de-
rive de prope* proche, comme le
latin ob-jicere qui signifle a la fois
ptecer devant, et reproc/ier; —
comme l'allemand vor-rucken qui
veut dire s'approcher et repro-
c/ier). Beproptare, c'est rappro*
cher, mettre devant les yeux, op-
poser, reprocher.
Repropiare a donn6 reprocher
par le changement r6gulier (voyea
abre'ger) de pia en che. — D.. re-
proche (substantif verbal) ; repro-
chabie, irre'prochable.
Reprodueteur, voy. re.... et
producteun
Reproductible, voy. re.... et
producible. — 1>. reproducibility .
Reproduction, voy. re.... et
production.
Reproduire, voy. re.... et
produire.
Repvow>er, voy. re.... et
prouver.
Reprouver, du L. reprefcare
(reprouver). Pour le detail des
changements de lettres , voy. prou-
ver. — D. reprouve" (subst. parti-
cipial).
Reps, origine inconnue.
Reptile, duL. reptilis (m. s.),
Republlque , anciennement
respublique du L. respubUca (m,
s.). Sur la chute de s, voy. abime.
— D. rtpublicainyripubltcanisme.
Repudiation, du L. repudia-
tionem (rejet).
Repudler, du L. repudiare
(repudier).
Repugner, du L. repugna/re
(repugner). — D. repugnant (d'ou
repugnance).
Repulsir, du L. repulsims*
derive de repulsus (repousse^.
Repulsion, du L. repulsionem
(m. s.).
Reputation, du L. reputatto-
nem (consideration).
Reputer, du L. reputare (im-
puter) .
Miequerir, du L. requirere
y Google
r£s
464
r£s
riuerir) par le changement: 1°
t en e (voy. admettre) ; 2° de e
en « (yoy. aceomplir). — D . r equity
du L. requistluf (m. s.)» contracte
regulierement (voy. p. lxxxi) en
requisUus d'ou regut* par la reduc-
tion de st a * (voy. repas).
Requete, anciennement re-
quester en italien richiesta, du L.
requisite (pronrement chose re-
quire, demanaee, d'oii le sens de
requete ; on lit dans une Charte
latine du durieme siecle: «requis-
tam feeerurU » pour faire une re-
quite).
Requis(i)ta regulierement con-
tracte (voy. p. hxm) en requisite,
donne requeste par le changement
dei en e (voy. admettre), requite
par celui de * (voy. abime).
Requiem, du L. requiem (re-
pos).
Rejoin, origine inconnue.
Requinquer, origine incon-
nue.
Aegwto, voy. requerir.
Beqnliiltlon, du L. requisitio-
nem (m. s.).
Requloltolre, duL. requisito-
rium* (derive de requirere).
Reminder, du L. rescindere
(m. s.).
Reoelolon, du L. rescisionem
(m. s.).
AefeoMMe, voy, eseousse.
Beflcrlptton, du L. rescriptio-
nem (m. s.).
Reoerlt, du L. rescriptum (re-
ponse). Sur la reduction deptkt,
voy. 4crit.
Jtepefnt, anciennement risel
en italien reticeUo, du L. reticel-
lum* (reseau, diminutif de rete,
filet).
Ret(t)cellum regulierement con-
tract^ (voy. accointer) en ret'cellum
donne HseX par la reduction de tc
a c (voy. odjtip^r), et par le chan-
gement de c en s (voy. amitie) ;
sur le changement de rdiei en rtf-
*eau, voy. agneau.
B^ieia, du L. reseda (m. s.)."
Reserve** , du L. reservare
(m. s.). — D. roerve (subst. ver-
bal), reservoir, r&servi.
Resident, du L. residentem
(m. s.). — D. residence.
Keslder, du L. residere (m. s.).
Beoldu, duL. residuum (meme
sens).
R^olgaotton, du L. resigna-
tionem* (derive de reriynatux,
voy. rengner).
Keslgner , du L. resignare
(renoncer a) . — D. rtsignant.
ReeUler, du L. resilire (se de-
dire) . — D. r&iJteroenl, rettftd-
Iton.
Rvalue, du L. reit'na (m. s.).
Kealneux, du L. rehnositt
(m. s.).
ReelptMcnce, du L. resipis-
centia (m. s.).
Reoloteitce, voy. risisler.
neoloter, du L. resirtere (re-
sister). — D. renstant, resistance.
Keoolu, du L. rexoZtdu* (voyez
rtsoudre). Sur ulta devenu u,
voy. atgru. — - D. trre>o2u.
Resoluble, du L. moJubiiu
(m. s.).
Resolution, duL. re*oluftbn*m
(m. s. dans Ulpien). — D. trrrfio-
mfton.
nooohitotre, du L. resolutorius
(qui sert a resoudre).
ReaolTant, du L. resolventem
(qui resoud).
Reoonnraoe, du L. resonan-
tia (m. s )
Bewmiier, du L. resofiore
(m. s.). Sur n devenu nn, voyez
ennemt. — Du rtsonnant, re'son-
nement.
Resorption , du L. resorption
nem* (derive de resorbere f ren-
foncer).
JlooottoVe, du L. refofoerv
y Google
RES
465
r£s
(r6soudre). Pour le changement
ae ...solvere en ...soudre, voy. ab-
soudre. — D. re" sous (de risoudre,
comme absous, d'absoudre) ; l'A-
'c&demie emploie encore ce mot
dans la locution « brouillard rt-
sous en pluie. ■
Respect, du L. respectus
(consideration). — D. respecter,
respectable.
Respeetlf , du L. respectivus *
derive de respectus (point de
vue).
Re*pectueux,du L. respectuo-
sus* derive de respectus (respect).
— D. irrespectueux.
Respiration, du L. respiratio-
nem (m. s.).
Resplrer, du L. respirare
(m. s.). — D. respirdble, respira-
toire. %
Resplendlr, du L. resplendere
(m. s.). — ; D. resplendissant, res-
plendissement.
Responsable , du L. respon-
sabilis* (d6riv6 de responta re-
ponse).
Ressac, origine inconnue.
Ressaisir, voyez re.... et
taisir.
fiessosset*, voyez re.... et
tower.
Jte#«atf*ef 9 voyez re... et hau-
ler. — D. ressaut (substantif ver-
bal).
Resscntbter, voyez re.... et
sembler. — D. ressemblan* (d'ou
ressemblance).
Ressemelev, voy. re.... et *e-
melte. — - D. ressemelage.
Bessemer, voy. re... etsemer.
Ressentiment , voyez res-
fentt'r.
Jtessettfit* , voy. re.... et *en-
# r . — d. ressentiment.
Hesse****** voy. re.... et sen-
tit. D. ressentiment.
Remsewer, voy. re... et *er-
rer. — D. renerremew.
Jiessot* f , voy. ressortir.
Ressortir , voy. re.... et #or-
fr'r. — D. ressort (substantif ver-
bal ; proprtment ce qui ressort,
ce qui rebondit).
Ressovrt* (a), anciennement
resortir, du L. resortiri (qui a
pris dans la latinite du moyen
age, le sens de ressortir). — D.
ressort (judiciaire) ; ressortissant.
Aessotttfet*, voyez re.... et
souder.
Rcssouw*ce 9 voy. source.
Aessotwettit* (se), voy. re....
et soi*i?entr. — D. ressouvenir
(subst. verbal).
Jtessttet*, voy. re.... et suer.
— D. ressuage.
Ressusclter, du L. resuscitate
(ressusciter) .
Resswye**) voy. re.... et es-
suyer.
Restanratlon , du L. restau-
rationem (renouvellement).
Restaurer, du L. restaur are
(m. s.). — D. restaurant, restau-
rateur.
ftesfef , du L. restore (s'arrfi-
ter). — D. restant (substantia par-
ticipial), reste (substantif verbal).
Restltuer, du L. restituere
(restituer). — D. restituable.
Restitution, du L. restitutio*
nem (restitution).
Restfeindve, du L. restrin-
gere (resserrer) ; pour le change-
meat de ...stringere en ...strein*
dre, voy. astreindre.
Restrletlf, du L. restrictive*
(derive de restrictus, voy. restrein*
dre).
Restriction, du L. restriction
nem (m. s ).
Restrlngent, du L. restrin-
gentem (qui resserre).
Resnlter, du L. resultare (re-
jaillir). — D. risultat, resultante.
Resnmer, du L; resumere. —
D. resume' (substantif participial).
y Google
RfiT
466
RET
1 Resurrection, du L. resurree-
tionem (m. s.).
Retabllr, voy. e*taW»r. — D.
re'tablissement.
Retaitter, voy. re.... et toif-
Jer. — D. retaille (substantif ver-
bal).
Retaper , voy. re.... et toper.
Retard, voy. retarder.
Retarder 9 du L. retardate
(m. s.). — D. retard (subst. ver-
bal) ; retardataire, retardation.
Reteindre , voyez re.... et
teindre.
Betotuffe , voyez re.... et
tendre.
Reten.lv . du L. retinere (rete-
nir) par le cnangement 1° de t en
e (voy. admettre) ; 2° de e en t
fvoy. occompltr). — D. retenue
(su&st. participial).
Retention , du L. retentionem
(action de retenir). — D. retention-
noire.
i Retemtlr, compost de re....
et de Pancien verbe francais tentir
Sresonner), qui est le L. tinnitire*
pour tinnitare resonner).
Tinn(l)tire regulierement con-
tracts (voy. accointer) en tin-
n'tire a donne" le vieux francais
tentir, par le changement regu-
lier de in en en (voy. admet-
tre). — D. retentissant, retentisse-
ment.i
Retewue^ voy. retenir,
Retlalre, du L. retiarius (me-
me sens).
Reticence , du L. retieentia
(reticence).
Reticule, du L. reticulum
(r£seau). — D. rettcutotre, rtti-
cuU.
Retif, anciennement restif
(proprement cheval qui refuse d'a-
vancer, qui teste sur place). Res-
tifj en italien restio, reprSsente le
L. restivus * (derive ae restore
(rester. Pour la chute de $ (voyez
abtme; pour le changement de t
en f, voy. bceuf.
Retlne,du L. retina* derto
de rete filet, reseau ; re'tine signi-
fie proprement membrane reticu-
lee ; comme Fallemand Netz-haut
(r6tine), veut dire litteralement
membrane en forme de reseau, de
filet.
Retire*, voy. re. .. . et tirer. —
D. retire", retirement.
Retownber, voy. re.... et torn-
her. — D. retombee (subst. parti-
cipial).
Retondre, du L. retundere
(emousser).
Retardre , voyez re et
tordre.
Retorquer, du L. retorquere
(r6torquer).
Retort, du L. retortus' (retors
dans Martial). Sur la persistans
de s, voy. Grammaire hisiorique
de la langue frangaise, p. 153.
Retorte, du L. retorta (prop,
retourne ; vase de forme contour-
nee).
Retoucher, voy. re.... ettou-
cher. — D. retouche (substantif
verbal).
Redowtr, voy. tour.
Retoumer , voyez re.... et
tourner. — D. retourne (substantif
verbal).
Retrace*) voyez' re.... et
tracer.
Retractation, du L. retracto-
tt'onem (retractation).
Retractor, du L. retractare
(retractor) .
Retractile, derive de retractus
(raccourci, retire).
Retraction, du L. retractio-
nem (raccouicissement).
Retruire i du L. retrahere
( retire r). Pour le changement de....
trahere en.... fratre, voy. traire.
— D. retrat* (du L. retractus, re-
tire ; sur ct devenu if, voy. aitrait);
y Google
RfiU
467
RfiV
retraite (action de se retirer, du
L. retracta proprement retiree;
sur ct devenu it, voy. attrait) .
Retraii, voy. retrain.
Retraite, voy. retraire. — D.
retraite'.
Reiranche**, voy. re.... et
trancher. — D. retranchement.
Retravaille**, voy. re.... et
travailler.
Retired*, voy. re.... et tHcir.
— D. ritre'cissement.
Retretnper , voy. re.... et
tremper.
Retrlbuer, du L. retribuere
(restituer) .
Retribution, du L. retribu-
tionem (m. s.).
Retroaetlf, du L. retro, (en
arriere) et de actif (voy. ce mot).
— D. retroactivity.
Retroaction, compost de ac-
tion (voy. ce mot) et du L. retro
(en arriere).
Retroeeder, du L. retrocedere
(m. s.). — D. retrocession.
Retroif radatlon, du L. retro-
gradationem (m. s.).
Retrograde, duL. retrogradis
(m. s.).
Retrograder, du L. retrogra-
4are (m. s.).
Retrousse** , voy. re.... et
trousser. — D. retroussement, re-
tr ous sis.
Retrouver , voy. re.. • et
*rot*t?er.
Ret*, du L. retis (rets). Sur la
persistance de s, voy. Grammaire
Historique de la langue frangaise,
p. 153.
Reunion, voy. re.... et union.
Reunlr, voy. re.... et unir.
R&umsiv , compose de re"....
(voy. ce mot) et de l'aucien verbe
frangais ussir, qui est le L. eatre
(sortir). Exire changeant * en ss
(voy. aisselle), e en i (voy. accom-
pWr),donne l'ancien frangais issir
qui devient ussir par le change-
ment de i en u (voy. fumier)
Voy. aussi au mot jumeau.
f ReuMlte,delltalien riuscita
(reussite).
Aevaloit*, voy. re.... et t?a-
loir.
Revanche, voy. revancher.
Revanche**, compose de re....
et du L. vindicare (se venger,
prendre sa revanche) par la con-
traction rSguliere (voy. accointer)
de vind(i)care en vind'care et par
le changement: 1° de de en c
(voy. adiuger); 2° de c en ch
(voy. acharner); 3° de in en en
puis en an (voy. dtmanc/ie). — D.
revanche (substantif verbal).
Revas*er, voy. reve. — D. r£-
vasseur, rivasserie.
Reve, origine inconnue. — D.
river, r&vasser.
f Revenue, anciennement re-
vesche, de Fitalien revescio (revfi-
che).
Reveille**, voy. re.... et evetJ-
ler, — D. re" veil (substantif verbal),
rtveillon.
Revelateur, du L. revelator
(m.s.).
Revelation, du L. revelation
nem (m. s.).
Reveler, duL. revelare (de-
voiler) .
Revenant, voy. revenir.
Revendeur , voy. re.... et
vendeur.
Revendlcatlon, duL. re.... et
vindicationem (reclamation). ,
Revendlquer, du L. re.... et
vindicare (reclamer). I
AevettdVe, voy. re..» et ven-
dre.
Revenir, voy. re.... etventr.
— D. revenu (substantif partici-
pial masc); revenue (substantif
Darticipial feminin); revient.
Reve**, voy.re*t?e. — D. riveur^
reverie.
y Google
RfiV
468
RHU
Reverbere, voy. reverbdrer.
Reverberer, du L. reverberate
reftechir). — D. re'verbere (subst.
^verbal) , rirerbiration,
Revewdiw, voy. re... et t?er-
dir.
Reverence, du L. reverentia
(reverence). — D. reverencielle ,
rMrencieux.
Reverend, du L. reverendus
(venerable). — D. rMrendissime .
Reverer, duL. revereri (r6v6-
rer).
Rcvers, du L. reversus (re-
tourne).
Reverter, voy. re.... et ver-
ser. — D. reversementy reversible.
f Rcvcrsl, de l'italien roves-
cino (m. s.).
Reversible, voy. reverser.
Reversion, duL. reversionem
(retour).
flevetfemeittf, voy. revfoir.
Aevetft*, voy. re.... et v&tir.
— D. ret^emettf.
Revirer, voy. re.... et utrer.
— D. revtremen*.
Reviser, du L. revisere (reve-
nir voir). — D. rMseur.
Revision, du L. revmonem
(m. s.).
Revlvlfler, duL. revivificare
(m s.).
Bevfofe, du L. revivere (m.
s.). Pour le changement de lettres,
voy. vivre.
Revocable, du L. revocabilis
(qu'on peut rappeler).
Revocation, du L. revocalio-
nem (rappel).
Revocatoire, du L. revocalo-
rius (m. s.).
Jtevolt*, du L. revidere (re-
voir( Pour le changement de let-
tres voy. au mot uot'r. — D. revue
jsubstantif participial).
t Revolt*, de l'italien rivoUa
(revolution). — D. rtvoUer, revolr-
iant.
Revolu, du L. revolutus (m.s.).
Sur utus devenu u, voy. aigu. '
Revolution, du L. revolution
nem (revolution), — D. rivolu-
tionnaire.
Revomlr, du L. revomere (m. s.)
Revoouer , du L. revocare
(rappeler).
Jtetrtee, voy. revoir.
Revulsir, voy. revulsion.
Revulsion, du L. revulsionem
^action d'arracher). — D. rSvulsif.
Rex, du L. rasus (ras) ; rex si-
gnifie proprement au ras de , a fleur
de (dans les locutions .* rez pied;
rex terre ; rex de chaussie designe
la partie de la maison qui est de
niveau avec la route, la chaussee).
Pour le changement de rasus en
rex, voy. nex.
Miex-de-ch mMssee , voy. rex.
Rhabiller, voy. re.... et ha-
bt'Mer.— D. rhabillage.
Rheteur, du L. rhetor (m. s.).
Rhetorlque, du L. rhetoric*
(m. s.). — D. rhe'toricien.
Rhinoceros, du L. rhinoceros
(m. s.).
Rhododendron, du L. rhodo-
dendron (laurier-rose).
Rhombe, du L. rhombus (lo-
sange).
Rhombolde, du L. rhomboi-
des (m. s.). — D. rhomboidal.
Rhubarbe. du L. rheubar-
barum (rhubarbe dans Isidore).
Rheubdrb{a)rum perdant r6gulie-
rement l'avant derniere voyelle
atone (voy. p. lzxxi) devient
rheubarVrum qui donne rhubarbe
par dissimilation (voy. p. lxxvi):
pour le changement de eu en u
voyez au mot purte.
t Rhum, de l'anglais rum
(rhum).
Rhumatlsme, du L. rheuma-
tismus (m. s. dans Piine),— D. rhu-
matismal.
Aatfme, du L. r heuma (ca-
y Google
RID
d69
RIM
tarrhe). Sur eu devenu u voy. pu-
ree.
Bhythme, du L. rhythmus
(m. s.).
Bhythmlque, du L. rhythmi-
cus (m. s.).
Riant, du L. ridentem (riant)
par la chute du d medial rt(d)en-
tem (voy. cwcabfer) et par le chan-
gement de en en an (voy. p.
lxxxv).
Rlbambelle, mot dont Fori-
gine est inconnue.
Ribote, mot dont l'origine est
inconnue.
— D. riboter, riboteur.
Aicaner, origine inconnue.
— D. ricanerie, ricaneur, rica-
nement.
Richard, toy. riche.
Riche, mot a'origine germa-
nique (allemand reich, anglais
rich, riche). — D. richesse, ri-
chard. richement, enrichir.
Richesse, voy. riche.
Rldn, du L. ricinus (ricin).
Rlcocher, mot dont l'origine
est inconnue.— D. ricochet (subst.
verbal) .
Ride, voyez ci-dessous au mot
rider.
Rideate, anci en nement ridel
(sur el devenu eau, voy. agneau);
ridel est undiminutif de ride (voyez
rider) et signifie proprement ttoffe
plissie.
Ridelle, mot dont Porigine
est inconnue.
Rider, mot <T origine germa-
nique (moyen haut allemand rf-
den plisser). — D. ride (subst.
verbal).
1. Ridicule (subst.), du L. ri-
diculum (plaisanterie).
2. Ridicule (petit sac), du L.
reticulum (petit sac dans Horace) .
3. Ridicule (adjectif), du L.
ridiculus (ridiculej. — D. ridicu-
User, ridiculiU.
Aiett, du L. rem (chose) par le
changement : 1° de e en ie (voy.
arriere) ; 2° de m en n (voy. chan-
cer). Rien etait substantif dans
l'ancien francais et gardait le sens
originaire de chose : la riens (res)
que j'ai vue est fort belle. Une
tres-belle riens (res). — Joint k
une negation, il signifie nihil v
comme ne ...personne signifie
nemo : Je ne fais rien. — Cet em-
ploi de Hen est tres-judicieux, et
il ne perdit son sens naturel de
chose, pour prendre celui de nihil
(comme dans la locution : < on
m'a donne cela pour rien ») , que
par l'habitude que Ton avait de
construire ce substantif avec ne
pour former une expression nega-
tive. C'est aussi par Thistoire du
mot rien que s'explique ce pas-
sage de Moliere dans leguel rien
est a la fois negatif et positif :
Dans le siecle ou nous sommts
On ne donne rien pour rien,
(Ecole dee Femmesy II, 2.)
Rieter, voy. rire.
Rlglde, du L. rigidus (m. s.).
Rlgldlte, du L. rigiditatem
(m. s.).
Rlgoden, onomatopee (voy.
p. lxv).
f Rlgole, de Pitalien rigoro
(filet d'eau, ruisseau).
Rlgorlsme, derive du L. rigor
(rigueur). — D. rigoriste.
Rlgeureux, du L. rigorosus
(rigide). Sur o devenu ou, voy.
affbuage; sur osus devenu eux,
voy. amoureux.
Rlgueur, du L. rigorem (ri-
gueur). Sur o devenu eu, voy.
amoureux.
RiwnaiUe* , voy. rimer. — D.
rimailleur.
Rime, du L. rhythmus (rhyth-
me, n ombre; rhythmus designe,
au moyen age , la versification
27
yGoogk
RIP
470
RIV
baste, non sur la longueur des
syllabes comme dans la m&rique
classique, — mais bien sur le
nombre des syllabes, mode de
versification qui est celui des lan-
gues Romanes; a ces vers ainsi
formes, s'adjoignit ce que nous
appelons aujourd'hiri rime, c'est-
a-aire rhomophonie de deux syl-
labes accentuees a la fin des vers;
et rhythmut qui designait a Fori-
gine un mode de versification, se
restreignit a marquer Tune des
conditions de ce systemepoetique).
Rhythmus ou plutdt rhythma a
donne rime par la chute de h
(voy. p. cu), et la reduction de
|m a m (voy. plane). — D. rimer.
Jtfme**, voy. rime. — D. ri-
meur, rimailler.
At itceau, anciennement rain-
ceau (avec le sens de rameau, de
feuillage, dans les textes du moyen
age), du L. ramiceUus* (diminutif
de ramus feuillage). Ram{f)ceUus
contracts (voy. accointer) en rami-
ceUus a donne raincel par le chan-
gement : 1° de-men n (voy. chan-
ger) ; 2° de a en ai (voy. aigle).
Raxncel est devenu rainceau par
l'adoucissement de el en eau (voy.
agneau) .
ftttacet* , anciennement rinser,
reinser (mot d'origine germanique
(ancien scandinave hreinsa net-
toy er, d'ou le sens de rincer).
Sur s devenu c, voy. cercueil. —
D. ringure.
Rioter, origine inconnue.—
D. rioteur.
Rlpallle, origine inconnue.
Riper, gratter, de l'allemand
rippen (forme populaire de riben
qui correspond a Pancien haut
allemand riban gratter. f rotter).
— D. ripe (subst. verbal).
Rlpopee, origine inconnue.
t Riposte, de l'italien ripoita
(riposte). — D. riposter.
Hire, du L. ridere (rire) par
la • contraction reguliere (voy.
p. lxxh) de rid{G)re en rid're d'ou
rire par la reduction de dr a r
(voy. arriere). — D. rieur, risible.
Bis, du L. risus (ris). — D.
risie.
Him (de veau), corruption de
rides de veau.
Risee, voy. ris.
Risible, du L. risibUis (derive
de ridere, voy. rire).
f Risque, de l'espagool risco
(propr. ecueil; d'ou le sens de
peril, de danger, puis de risque).
— D. risquer.
Ai**ofef, diminutif d'un theme
risser* (griller , rfitir). qui est d'o-
rigine germanique (danois riste
rfltir) : sur st devenu ss. voy.
angoisse. — D. rissole (subst
verbal).
Rlt, du L. ritus (coutume).
f RUournelle, de Pitalien
rUornello (refrain).
Rltuel, du L. ritualis [liber]
(livre qui traite des rites) .
Ill«€tge,du L. ripaticum* (ri-
vage, derive de ripa rive : « Ripa-
ticum quoddam... vendidit super
fluvium ad faciendum molendi-
num. » dit un texte carlovingien).
Ripaticum changeant p succes-
sivement en b puis en v (voy. ar-
river) devient ribatioum (qui est
dans une charte de 891),rtt?atfctm
(dans un texte de 897) a'od. rivage
par le changement de aticum en
age (voy. Age). '
Rival, du L. rivalis (rival.)
— D. rivaliser.
Rlvallte, du L. rivalitatem
(m. s.).
Rive, en provencal riba. en
italien ripa, du L. ripa (rive).
Pour le changement de p en v,
voy. arriver.
Iltfoet*, mot d'origine germani-
que(danoisrtve, proprement apla-
y Google
ROB
471
ROC
tir ce qui est preeminent, d'ou ri-
ver).— D. rivet, rivure } rivoir.
Riverain, voy. rivx&r e.
Riviere, en espagnol ribera,
du L. riparia* (riviere dans les
textes du moyen age : « Nee villae,
nee homo distringatur facere pon-
tes ad riparias.... » dit un texte
du douzieme siecle. Riparia de-
rive de ripa rive, que le latin du
moyen age a employe au sens de
riviere). Riparia a donne* rivieWe
par le changement : 1° de aria en
iere (voy. dnier) ; 2° de p en v
(voy. arriver). — D. riverain.
t Rlxdale, de l'allemand Jtet-
chsthaler (m. s.).
Rlxe, du L. rim (m. s.).
f Rlc, de 1'italien riso (riz). —
D. rizi&re.
f 1. Rob (termede jeu), del'an-
glais rubber (rob).
f 2. Rob (pharmacie) mot d'o-
rigfine orientale (arabe robb sue
depur6 de fruits cuits).
Robe. On trouve dans les tex-
tes latins depuis le sixieme siecle,
un verbe raubare signifiant voler,
depouiller, piller: « (Siquisinvia
alteram adsalierit et eum rauba-
verit.... » dit la lea; Saliea Pact.),
verbe qui estd'originegermaoique
(allemand rauben voler, depouiller)
et qui a donne en francais par le
changement de au en o (voyez
alouette) l'arffcien verbe rober (vo-
ler) dont nous avons conserve le
compose" derober.
Le verbe raubare (depouiller)
produisit un substantif verbal rauba
(produit du pillage, depouilles,
d'ou post6rieurement le sens de
vehement) : « Quidquid super eum
cum rauba vel arma tultt, omnia
sicut furtiva componat.... » lit-on
dans la. Lex Alemann, tit. 49.
Rauba, du sens general de vehe-
ment, s'est specialise au sens de
robe proprement dite : « Apparatu
raubarum Perocarum.... deposito,
vilem habitum sumsit.. .. » disent
les Acta S. Yvonis. Rauba a donne
en provencal rauba , en francais
robe par le changement regulier de
au en o (voy. alouette),
L'italien roba a mieux conserve
la plenitude de sens du L. rauba
(butin); et il possede le triple sens
de robe, de marchandises et de
biens. — D. robin (hommederobe).
Robinet, diminutif de Robin,
mot d'origine historique (voy. p.
lxiv). On sait que dans la mytho-
logie du moyen age (voy. baudet)
le mouton a pour surnom Robin;
les premiers robinets ayant et6
faits en forme de t6te de mouton,
ils furent designed par le surnom
de Panimal.
Roblnier, mot d'origine histo-
rique (voy. p. lxiv); du nom de
Jean Robin jardinier d'Henri IV,
qui le premier, recut d'Amfrique
en l'annee 1601, les graines de
cette plante.
Robuste, du L. rohustus (m . s.) .
Roc, du L. rupicus (d6riv6 de
rupes roche) par la contraction
(voy. p. lxxxi) de rup[i)cus en
rupcus d'ou roc par le change-
ment : 1° de u en o (voy. annon-
cer) • 2° de pc en c (voy. p. en.) —
D rocaitte, rocailleux.
Roche, du L. rupea* (derive
de rupes roche). Bup(ea) r^gulie-
rement transforme (voy. abre'ger)
en rup(ia), consonnine ia en ja
(voy. p. xc) d'ou rupja qui donne
roche par le changement : 1° de u
en o (voy. annoncer) - 9 2* de pja
en che (voy. abre'ger). — D. ro-
chef t rocheux.
Rochet, diminutif d'un theme
roc* (rochet derive de roc, comme
cochet de coq, comme sachet de
sac): Roc est le L. roccus*, robe
de dessus dans les textes carlo-
vingiens: « Roccus martrinus et
y Google
ROG
472
ROM
utrinus.... • dit un Capitmlaire de
Charlemagne a 1'annee 808. On lit
dans la chronique du Moine de
saint Gall (2, 27] : « Carolus habe-
bat pellicium herbycinum, non
muUum amplioris pretii, quam
eratroccus tile S. Martini, etc.... »
Roccus est d'origine germanique
et correspond a i'allemand rock
(robe).
t i*4der, mot venu du proven-
cal rodar (rdder); le provencal
rodar correspond a Htalien ro-
tare, et vient duL. rotare (tourner
autour, d'ou le sens de rdder).
f lfc*4«iii«nt, de l'italien ro-
domonte (m. s.). — D. rodomon-
tade.
B«faiUn, du L. rogationem
(m. s.).
B«g*t*lre, du L. rogafortus
(m. s. derive de rogare demander).
B«gaton, mot^dont l'origine
est inconnue.
Rogue, anciennement roigne,
du L. robiginem (rouille, d'ou le
sens de gale) par la contraction
r£guliere (voy. p. lzzh) de root-
gQ)nem en robigrnem d'ou ro-igne
par la chute du b medial ro(b)t-
gnem (voy. aboyer). — D.rogneux.
Rogue*, anciennement roo-
gner (qui a le sens de: couper les
cheveux en rond, dans les textes
du douzieme siecle) ; roogner. qui
est en provencal redonhar, vient
de l'ancien francais roond (forme
primitive de rond; voy. rond).
Roond a donne roonner*, comme
plafond a donne plafonner. Roon-
ner est devenu roogner par le
changement de n en gn (voy. cli-
gner). Roogner a donne rogner par
la contraction de oo en o (voyez
rond). — D. rogneur,rognure.
Ao^nom, du L. renionem* (di-
minutif derm, rein). — Sur nio
devenu owo, voy. cigogne; pour le
changement de e latin en o, cf.
olilant (elephantem), poele (peta-
lum), vdtre (vester). On trouve
deja votter pour vester dans les
inscriptions de TEmpire. — D. ro-
pnonner.
B«gue, mot d'origine germa-
nique (nordique hrdkr arrogant).
Jtoi, dui. re^ero (roi). Pourle
changement de.... epem en.... ot,
voy. lot. — D. roitelet (diminutif
de l'ancien francais roietel roite-
let; roietel est un derive de roiet*
compose lui-meme de rot et da
suffixe diminutif et. Pour le pas-
sage du sens de rot a celui de roir
telet, vov. p. xxv).
llofcfe, roideur, voy. roide,
raideur. — D. roidiUon, roidxt.
Roidir, voy. rotde.
Roitetet, voy. rot.
ftofe, proprement rouleau de
f>apier, en provencal rotle, en ita-
ien rotolo, du L. rotuUus (rouleau)
par la contraction reguliere (voyet
§. lxxh) de rot(u)Zu« en rotfw
'ou rdle par 1'assimilation de tl
en U puis en 2 (voy. bouleau). —
D. enrdler; contrdle (voy. ce mot);
ro7er, ro7et.
Hot et, voy. rdZc.
jRomoin, du L. romanusm.
s.). Sur anu* devenu atn, voyes
ancien. — D. romaine.
Roman. La locution latin©
«1tngua romana » designait sous
les Carlovingiens, la langue fran-
caise naissante, le latin rustique
par opposition a « Ungua Uuina >
qui designait le latin classique.
On lit dans la Vie de saint Adal-
hard, abb6 de Corbie (750), qu*il
precnait en langue vulgaire « avec
une abondance pleine de douceur, »
(Quern si vulgo audlsses,dulciflous
emanabat) et son biographe ei-
Srime plus nettement encore cetia
istinction du latin langue sa-
vante, et du ronton ou langue da
peuple, lorsqu'il ajoute: « Saint
yGoogk
ROM
473
RON
Adalhard parlait-il en langue vul-
gaire, c'est-a-dire en langue ro-
mane, on eAt dit qu'il ne savait
que celle-la; s'ii parlait en langue
allemande, ilbrillait encore plus;
enfin, quand il employait la langue
latine, il s'exprimait avec plus
d'elegance encore que dans les au-
. tres. (Qui si vulgari, id est ro-
mana lingua, loqueretur, omnium
aliarum putaretur inscius ; si veto
teutonica, enitebat perfectius; si
latina, in nulla omnino absolu-
tius. » Acta Sanctorum, Januar.
1,416).
De cette forme romana, vient
l'adverbe romanice* (dans la locu-
tion: « romanice loqui ») .
Roman(i)ce se contractant regu-
lierement (voy. p. lxxxi) en ro-
mance donne a la fois au cas su-
jet romance et au cas regime
romant. (Voyez Grammaire his-
torique de la langue francaise,
p. 150).
Romance et romant signifiaient
proprement la langue vulgaire par
opposition au latin; ces mots furent
appliques aux compositions en
langue vulgaire et vinrent bient6t
a designer des genres litteraires.
Romant est devenu postSrieure-
ment roman (d'ou romanesque):
de la forme nominative romance
(au sens de roman) est venu ro~
mancier (proprement celui qui
composait en langue vulgaire) .
Romance et roman qui signi-
fiaient proprement toute compo-
sition en langue vulgaire, ont
subsiste parallelement dans notre
langue en prenant deux sens diffe -
rents.
Romance, voy. ci-dessus, au
mot roman.
Romancier, voy. ci-dessus,
au mot roman.
Rotttcme#«ft«e,voy. ci-dessus ;
au mot roman
j- Romantlque, venu de l'an-
glais romantic (romanesaue) a la
fin du dix-huitieme siecle. — D.
romantisme.
AomoriN, du L. rosmari-
nus (romarin) par la chute de s
(voy. abime).
Aomtpt* e, duL. rumpere (rom-
pre) par la contraction r6guliere
(voy. p. lxxxi) de rumpifyre en
rumpWe d'ou rompre par le chan-
gement de u en o (voy. ci-dessus
au mot annoncer). — D. rompu,
rompement.
Ronee, du L. rumicem (pro-
Erement dard, d'ou le sensd'ar-
uste epineux). Rumicem a donne
ronce par le changement de....
umicem en. . .. once, pour lequel je
renvoiele lecteur au mot ponce ou
ce changement a et6 etudig.
Rond, anciennement roond,
en italien rotondo, du L. rotundus
(rond). Ro(X)undus perdant le t
medial (voy. abbaye) et changeant
u en o (voy. annoncer) donne Tan-
cien francais roond , qui s'est con-
tracts posterieurement (voy. p.
xci) en rond. — D. ronde t ron-
deau, rondelle f rondelet, ronda-
che, rondin, rondeur, arrondir,
Rondache , voy. rond,
ftomfe, voy. rond.
ftotufeatc, voy. rond. ,
Rondelet , voy. rond.
RondeUe, voy. rond.
ftotufettf , voy. rond.
Rondin, voy. rond. — D, ron*
diner.
Rond-point, voy. rond
point.
Ron flew*, mot dont Porigine
est inconnue. — D. ronflant, ron-
fleur, ronflement.
Rongew*, en provencal romiar.
en espagnol rumiar, du L. rumi-
gare (proprement ruminer dans
Apulee ; ce sens de ruminer exis-
lait aussi dans Tancien francais,
y Google
nos
474
ROS
ou ronger a le double sens de ru-
mmer et de ronger ; le sens de ru-
miner a persists dans la locution
de venerie : « le cerf fait le ronge,»
il rumine).
RumQ)gare regulierement con-
tra^ (voy. aeeointer) en rum J -
gare, donne ronger par le change-
ment de m en * (voy. changer).
— D. rongeur.
Rongeur, voy. ronger.
Roquefort, mot d'origine his-
torique (voy. p. lhv) ; fromaee
fabrique" a Roquefort, village au
departement de l'Aveyron.
Roquet, mot d'origine histori-
que (voy. j>. lhv) , proprement
chien de St Roch; allusion a la
legende qui represents saint Roch
accompagne de son chieh saint
Roquet.
f Roquette, de l'italien rue-
chetta (chou).
Rorifere, derive du latin ro-
rifer (qui repand la rosee).
Rosace, mot deriv6 du L. ro~
saceus (fait en forme de rose).
Botae^e, du L. rosacea (de
rose).
RoMUre, du L. rosarius (de
rose), proprement guirlande de ro-
ses (voy. chapelet) dont on cou-
ronnait la vierge Marie au moyen
Age ; puis par assimilation guir-
lande servant a la priere etfaite de
grains enfites.
f Rosat, venu au seizieme
siecle de l'italien rosato (couleur
de rose).
f Ro»blf,de l'anglais roastbeef
(boeuf rdti).
Rose, du L. rosa (rose). — D.
rose (adjectif); ros4, rosidre, ro-
sette.
Rome (adjectif) , voyez au mot
rose (substantif).
Rose, voy. rose.
Rosea**, anciennement rosel
(sur el detenu eau, voy. qgneau) ; i
rosel (en provencal rauxel) est le
diminutif d'un theme ros qui est
d'origine germanique (gothique
raus roseau). Le gothique raus a
donu£ le provencal raus (roseau),
le francais ros (par le change-
ment regulier de au en o ; voyez
alouette).
Rosee, substantif participial
feminin (voyez au mot absoute)
d'un ancien verbe roser*, qui est
le L. rorare (tomber en rosee), —
Rorare est devenu roter, comme
adrorare est devenu arroser. -*
Pour la substitution de $ a r,
voyez V Introduction de ce livre
(page xcvn, ligne 22).
Rosette , voyez ci-dessus au
mot rose.
Rosier, du L. rosarium (prop,
plant de roses). Pour le change-
ment de arium en ter, voy. dnier.
— D. roseraie.
f Reese, de l'allemand rou
(cheval).
Rosse» 9 anciennement Teis-
sier, mot dont l'origine est incon-
nue. •
Rossignol, anciennement los-
signol, enitalien rossignuolo, du L.
lusciniolus * (forme masculine de
lusciniola rossignol dans Plaute).
Lusciniolus donne l'ancien fran-
cais lossignol par le changement :
1° de u en o (voy. annoncer) ; 2»
de sc en ss (voy. cresson); 3* de ni
en gn (voy. cigogne). Lossignol
changeant I en r (voy. apitre)
s'est transforms en rossignol par
dissimilation (voy. p.Lxxvi). — D.
rossignoler
Rosslnante , mot d'origine
historique (voy. p. lhv) ; del'es-
pagnol roctnante, nom du cheval
de Don Quichotte.
Rossolls, dn L. ros solis (prop,
rosee du soleil).
Rostrate, du L. rostraUs (m6-
me sens).
y Google
ROT
475
ROU
Boetre*, da L. rostra (tribune
aux harangues).
Ad*, voy. rdtir.
Rot, en italien rutto, du L.
ructus (m. s.), par lejcbangcment:
1° de u en o (voy. annoncer) :
2° de ct en t (voyez affeU).
Rotateur, du L. rotator (mSme
sens).
Rotation , du L. rotationem
(m. s.).
f Rote, de l'italien rota (rote).
Roter, ilu L. ructare (m. s.),
par le changement: 1° de u en o,
(voy. annoncer) ; 2* de ct en *
(voy. a/p&O-
Rotln, origine inconnue.
Rottw, anciennement rostir,
mot d'origine germanique (ancien
haut allemand rostjan rdtir). Pour
la chute de s voy. abime. — D.
rdt (substantif vernal) , r6ti> rdtie,
rdtisserie, rdtisseur, ritissoire.
Rotisseur, voy. rdtir.
f Rotonde, de r italien rotonda
(rotonde).
Rotendlte, du t.rotunditatem
(rondeur).
Rotate, du L. rotula (pro)), pe-
tite roue).
Jto*tft*e, du L. ruptura t prop,
action de rompre, de briser la
terre, de deTricher d'ou le sens de
champ defriche* que possede ce
mot dans la latinite du moyen
age: « decimas et primitias de
novis rupturiis, quae factae sunt
in alodio S. Felicis » dit une
charte du onzieme siecle. Du sens
de champ deTriche, ce mot passe a
celui de terre de vilain soumise a
une redevance, de terre, d'heri-
tage qui n'est point noble. Ruptura
a donne roture par le change-
ment: 1° de pt en t (voy. ache-
ter); 2° de u en o (voyez an-
noncer).
Rotu t*»ef, proprement paysan
qui possede une roture (voy. ce
mot), du L. ruptararius* (qui
cultive une ruptura; voy. roture).
On lit dans une charte du on-
zieme siecle: « Concedimus quo-
que eidem decern sextarias terrae,
si a rupturariis dono vel emptione
illas acquisierint.... »
Rupturarius a donn6 roturier
par le changement : 1* de arius
en ier (voy. dnier) ; 2» de pt en t
(voy. acheter); 3° de u en o (voyez
annoncer) .
Rouage, voy. roue.
f Ron an, anciennement roan^
de l'italien roano (rouan).
Rouanne, origine inconnue.
— D. rouanner, rouannptte.
f Rouble, mot russe.
Roucoutew , onomatopee (voy.
p. lxv). — D. roucoulement.
ftotce, du L. rota (roue), par le
chute du t m6dial ro(t)a (voy. aigu)
et par le changement de o en ou
(voy. affouage). — I), rouer,
rouage, rouet.
Hone, voy. rouer.
ftouelle, du L. roteUa (petite
roue) par la chute rSguliere du t
m6dial ro{t)ella (voy. abbaye) et
par le changement de o en ou (voy.
alouette).
Rouennerte , mot d'origine
historique (voy. p. lxiv) ; etoffes
fabriqu6es originairem. a Rouen.
ftottet*, voy. roue. — D. roui ;
rouerie.
ftouet* fe, voy. rouer*
ftatfet, voy. roue.
Rouge , anc. roge, en italien
robbio, du L. rubeus (rouge dans
Isidore de Seville). flub(eu)s se
transformant r6g. r voy. abriger) en
rub (hi) s, consonnine »u en ju (voy.
abreger) d'ou rubjus qui donne
l'ancien francais roflfc, par la re-
duction de b/a / (voy. sujet) et par
le changement de u en o (voyez
annoncer). Roge est posterieure-
ment devenu rouge par le change-
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ROU
476
ROU
ment de o en ou (voy. affouage). —
D. rougedtre, rougeaud, rougeole,
rouget, rongeur, rougir.
Rouille. anciennement roille.
en provencal roilh, du L. rubigula*
(diminutif de rubigo rouille).
Rubig(Q)la regulierement con-
tracts (voy. p. lxxxi) en rufb)ig'la
donne ro-ille par la chute du b
medial (voy. aboyer) et par le
changement : 1° de u en o (voyez
annoncer) ; 2° de fli en il (voyez
caitter). %
RoiUe est devenu rouille par le
changement de o en ot* (voyez af-
fouage). — D. rouUler, rouiUure,
tttrouiller, enrouiller.
Aouir, mot d'origine germa-
nique (boll, roten, rouir). Pour la
chute du t medial, voyez abbaye ;
pour le changement de o en ou,
voy. affouage. — D. rouittage,
rouissoir.
Roulade, voy. rouler.
Roulage, voy. rouler.
Rouleau, du L. rotufeMum*
(diminutif de rotulus rouleau).
Rot{vL)lellum regulierement con-
tracts (voy. accointer) en rot'lel-
lum, donne rouleau par l'assimi-
lation de tl en U (voy. bouleau) et
par le changement: 1° de ol en on
(voy. affouage); 2° de eWum en el
puis en eat* (voy. agneau).
Router , ancieonement roWer,
en provencal rotlar, en italien ro-
totore, du L. rofuJare* (rouler,
dans les textes du moyen age : ro-
tulare derive de rotulus). Rot(H)-
Jarer6gulierementcontracte' (voyez
accointer) en roflare . donne l'an-
cien francais roller par 1 'assimila-
tion de tl en 11 (voy. bouleau) ;
roWcr devient rouler par l'adoucis-
sement de oJ en ou (voy. agneau).
— D. roulage, roulade, roulier,
roulis, roulement, rouleur, rou-
leuse, roulette, rouloir, derouler,
enrouler.
Rmi He*, voy. rouler.
Roulis, voy. rouler.
Roupie, origine inconnue.
AoMMetir, voy. roux.
Ikm«*ii», derive de l'ancien
francais rous , ro* (roussin) qui est
d'origine germanique (moyen al-
lemand ro* cheval). Pour le chan-
gement de rot en rout (voy. af-
ftotcMit*, voy. roux. — D.
routsi (subst. participial).
f Rout, de l'anglais rout (as-
semblee).
Route, anciennement rote, du
L. rupta* [via] chemin pratique a
travers. Rupta a le sens de route
dans les textes latins du moyen
age : « De quibus cimaliis forestae
de Gadabone, nee rum de rupiis
ejusdem forestae.... • dit un texte
du douzieme siecle. Nous disons
de meme: aUer sur les brisees de
quelqu'un).
Rupta a donne rote par le chan-
gement : l°de pt en t (voy. ache*
ter) ; 2° de u en o (voy. annoncer).
Rote a donne route par le change-
ment de o en ou (voy. affouage).
— D. routier, routine (action de
suivre la route tracee).
Routier, voy. route.
Routine, voy. route. — D.
routinier.
Rourleux, deVive* de rouffe
(gale). Pour le rapport de f a v,
voy. achever. Rouffe est un mot
d'origine germanique (holland.
rofe, gale, croute).
Rouvre, ancien francais rovre,
en provencal robre, du L. robur
(rouvre) par la contraction regu-
liere (voy. p. lxxxi) de rob{a)r en
robW d'oCl rovre par le change-
ment de ben u (voy. avant), rouvre
par le changement de o en ou
(voy. affouage).
Rouvrir^ voy. re.... et ou-
vrir.
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RUB
477
RUG
jRotca?, en provengal ros, en
italien rosso, du L. russus (rouge)
par le changement de u en ou
(voy. accouder) et par celui de ss
en 8 (voy. ais) d'ou I'ancien fran-
r's rous qui est devenu roux par
changement de s en x (voyez
deux). — D. de l'ancienne forme
rout : rousse, roussdtre, rousseau,
rousselet, rousseur, roussette, rous-
sir.
Royal, du L. regalis (royal).
Pour le changement de ....egtlis
en ....oyal, voy. loyal. — D.
royale, royaHsme,royaliste, roya-
lement.
Aoycrome, ancienn. royalme,
en pro venial reialme, en espagnol
reatme, du L. regalimen* (derive
de regalis).
Regal(i)men contracte (voy. p.
lxxxi) en regaVmen donne Tan-
cien francais royalme par le chan-
gement de regal. r . en royal....
(voy. royal). Royalme devient
royaume par l'adoucissementde al
en au (voy. agneau).
Aoyat«<e,anciennement roial-
U, du L. regalitatem * ( derive
de regalis royal) par la contrac-
tion reguliere (voy. accointer)
de regal(l) tatem en regaVtatem
d'ou royalU par le changement :
1° de regal.... en royaJ.... (voy.
royai); 2° de atem en 4 (voy.
Aw, ancien francais rut. du L.
rivus (ruisseau) ou plutdt de rius
qui &ait la forme populaire de
rivus, puisque Y Appendix ad
Probum blame cette prononcia-
tion, et dit : « rivus non rius ».
Pour la chute du v medial , voy.
au mot aieul.
Rwfrcm, origine inconnue. —
D. rubanerie, rubanier.
Rab^fler, du L. rubefUare*
(rougir, deriv6 de rubeus; voyez
rouge) — D. rubtfiant.
Rablacee, du L. ' rubiacea*
(derive de rubeus rouge).
Rubicund, du L. rubicundus
(m. s.).
f Bubli, mot venu de l'espa-
gnol rubi (rubis).
Rubrlque, du L. rubriea (ru-
brique) .
Atccfce, anciennement rusche,
en Provencal rusca, mot d'origine
celtique (fcreton rusken ruche).
Pour le changement de c en ch f
voy. acbarner\ pour la chute de
s, voy. abime. — D. ruclier, ru-
Me.
Rude, du L. rudis (brut). —
D. rudesse, rudoyer.
Rudiment, du L. rudimentum
(m.s.).
fted oyety voy. rude.
1. Rue (plante), en espagnol
ruda, en italien ruta, du L.mta
(rue) par la chute du t medial
ru(t)a (voy. aigu).
2. Hue, dans I'ancien italien
rugra, du L.ruga, proprementsillon,
puis chemin, rue dans les textes
latins du moyen age. On lit dans
une Charte de 1111: « Quorum
rex operta expertus, ecclesiam,
rugam, plateam et mensuras con-
cessit. » Et dans un document de
1165: « Usque ad locum qui va-
catur Tudella, in ruga ejusdem
S. Germani. »
Jte(g)a a donne rue par la chute
du a medial (voy. allier). — D.
ruelle.
ftttelle, voy. rue. — D. rueller.
Rner, duL. mere (m. s.). — D.
made, rueur.
Ruglr, du L. rugire (m. s.). —
D. rugissant, rugissement.
Rugoslte, du L. rugositatem
ffroncement). Pour le changement
de atem en 4, voy. abbd,
Rugueiix, du L. rugosus (rid6) .
Sur oMus devenu eux, voy. amou
reux.
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SAB
478
SAB
Rulae, duL. ruina (mine). —
D. miner, ruineux.
Rulnure, mot dont l'origine
est inconnue?
Awf«#e<ro, anciennement ruis-
sel (sur el devenu eau. voyez
agneau), du L. rivxeellu* (dimi-
nutif de rivus ruisseau). Riv^cei-
lus regulierement contracts (voyez
accointer) en riv'cellus a donne
missel par e changement de v en
u (voyez ci-dessus au mot au-
rone) , et par celui de c latin en
ss (voyez au mot amitii). — D. de
l'ancienne forme ruissel : ruisse-
ler, ruisselet.
Hwimtieiant, voyez ruisseler.
Ruissetet, voyez ci-dessus au
mot ruisseau.
fttfi««efef , voy. ruisseau. —
D. ruisselant.
f Bomb, de ' Panglais rhumb
(rumb).
ttumenr, du L. rumor (ru-
meur).
Humlnatlan, du L. rumina-
tionem (m. s.).
Rumlner, du L. ruminare
m. s.). — D. ruminant.
m du L. ruptura (m. s.).
Rural, du L. ruralis (m. s.).
AtMe«* 9 anciennement reuser
(a l'origine terme de chasse servant
a designer les detours que fait is
gibier pour echapper aux chiens
et leur faire perdre la piste. Pour
1 'extension posterieure du sens,
voy. p. xxn).
Reuser, en provencal reusar.
vient du L. recusare (refuser)
Sar la chute du c medial re(c)usare
'ou reuser qui devient successive-
ment reuser (voy. p. xc), ruser
par la reduction de eu a u (voyez
puree). — D. ruse (subst. verbal),
ru*e\
Atc#*aM<f, voy. rusfre.
Rustlclte, du L. rutftcttofem
(m. s.).
Bustlque, du L. rutticu* (m. s.).
Rwistre, anciennement ruste %
du L. rusticus {rustre). Rusticus
perdant ses deux dernieres voyel-
les atones (voy. p. lxxii) donne
l'ancien francais ruste qui devient
posteneurement rustre par l'addi-
tion der (voy. chanvre). — D. de
l'ancienne forme ruste: rustaud.
So,du L. sam (sa, dans Ennius).
Sam est une forme archaique de
suam; pour le rapport de sam a
suam, voy. p. xc. Pour la chute
de m, voy. ja.
sabbat, du L. sabbatum (sab-
bat). — D. sabbatique.
Sabbatique, voy. sabbat.
Sabine, du L. saoina (sabine.
plante).
1. Sofrle, du L. xo&uZum (sa-
ble) . Pour la contraction de o&(u>
lum en able, voy. aMe. — D. sa-
bler, sablier, sabliere.
2. f sable (blason), couleur
noire, dans l'ancien francais mar-
tre zibeline dont la fourrure est
noire pendant l'hiver; sable est un
mot d'oricine slave (polonais sobal,
martre zibeline).
Sable*, voy. sable. — D. en-
sabler
y Google
SAG
479
SAG
Sabieux, du L. sabulosus (sa-
blonneux)par la contraction regu-
liere (voy. accointer) de sab(iX)losus
en sab'losus, d'ou sableux par le
changement de osws en eurc (voyez
amour eus).
1. SabUhre, yoy. saWe.
2. Sabtihre (instrument de
charpentier) , mot dont l'origine
est mconnue.
Sablon, du L. sabulonem
(gros sable) par la contraction re-
guliere (voy. accointer) de sao(ii)-
lonem en sab'Umem. — D. sablon-
ner, sablonneux, sablonnier, so
blonnidre.
Sabo**d, mot dont l'origine est
inconnue.
Sabot, mot dont l'origine est
inconnue. — D. saboter, sabotier,
saboti&re.
Saboute*) mot dont l'origine
est inconnue.
f sabre, de l'allemand sabel
(sabre) par la contraction de sa-
o(e)J en sab'l, d'ou sabre par le
passage de I a r (voy. apdtre). —
D. sabrer, sabreur.
•f Sabretache^ de l'allemand
sdbeltasche (litteralementpochedu
sabre).
1. Sae, du L. saccus (sac). Sur
la reduction de cc a c. voy. bee.
— D. sacMe, sachet, (comme co-
chet, de coq).
2. Sac (pillage), substantif ver-
bal de Pancien verbe francais sac-
quer {sac vient de sacquer, com-
me trac de traquer). — L'origine
de sacquer est inconnue.
t Baceade, venu au seizieme
siecle de l'italien staccato (d6riv6
de staccare detacher).
f Saccager, de l'italien sac-
cheggiare (saccager). — D. sac-
cage (substantif verbal) ; saccage-
merti.
Sacerdaee, du L. sacerdotium
(sacerdoce).
Sacerdotal, du L. sacerdotalis
(m. s.).
f Sacoche, de l'italien saccocia
(sacoche).
aacramentel, du L. sacra-
mentalis* (derive de sacramentum
serment).
•acre, du L. sacrum (ceremo-
nie religieuse).
aacre, du L. sacratus (sacre).
Sur atus devenu 4, voy. ampoule'.
— D: consacre'.
Sacrement, du L. sacramen-
tum (sacrement dans Tertullien).
Sacrer. du L. sacrare (consai
crerj. — D. consacrer.
gacrlflcateur, du L. sacriftca-
tor (m. s.). — D. sacrificature.
sacrifice, du L. sacrificium
(m. s.).
•acrlfler,duL. sacrificare (sa-
crifier).
1. aacrllege feubst.), du L.
sacrilegium (m. s.).
2. sacrilege (adj.), duL. sacri-
Ugus (m. s.).
f Sacrf pant, de l'italien Sacri-
pante (rodomont dans YOrlando
furioso).
Sacrlstaln, du L. sacristanus*
(derive de sacrista*, qui est charg6
de la garde des objets du culte, des
objets sacris (d6ja dans un texte
du huitieme siecle) sacrista est un
derive de sacrum sacre).
Sacrl«tle, du L. ecclesiastique
sacristia* (derive de sacrista, voyez
sacristain).
t Safran, de l'italien xafferano
(safran) . — - D. safraner.
1. Safre, origine mconnue.
2. Safwe (oxydede cobalt), cou
leur bleue, origine inconnue.
sagace, du L. sagacem (sagace).
Sagaclte, du L. sagacitatem
(sagacite). Sur atem devenu 6,
voy. abbi.
Sage, en espagnol sabio, duL.
sapius (sage, dans Petrone qui
y Google
SAI
480
SAL
donne le compose ne-sapius in-
sense). Sapius devenant successi-
vement sabius* (voy. arrwer, -d'ou
Pespagnol sabio sage), savius
(voy. avanf), donne sage par la
consounification (voy. abrtqer) de
iu en ju d'ou Awjfus qui devient
sage par la reduction de vj a 9
(voy. alUger). — D. sag esse.
sagette,duL. «a</itta (fleche).
Suridevenu e, voy. admettre.
•afflttalre, du L. Sagittarius
(m. s.) .
j- ftag ou, mot d'origine indienne
venu par l'anglais sago (sagou).
sagoufn, mat dont Porigine
est inconnue.
Saie, du L. saga* (de sagum
sayon). Pour la chute dug medial,
voy. aUier. — D. sayon.
Soigne*, du L. sanguinare*
(saigner dans les Lois Barbares:
« De ictu nobUis.... livoret tumor
si -sanguined.. . » lit-on dans la
Lex Saxonum. — D. saignant,
jotflmee (substantif participial), sax-
gnement, saigneur, saigneux.
SaiUant, voy. saillir.
Sainte, voy. saillir.
SaifKf,duL. satire (s'elancer,
sortir, rebondir). Pourle change-
ment de ali en aiU, voy. ail. —
D. saiUie (subst. participial) ; sail-
lantj assaillir f tressaiUtr.
1. Sain (subst.), en italien
saime, en provencal sain, sagin,
du L. sagimen* (graisse, sain, dans
les textes du moyen age : « Qui lar-
dum prius aliquantulum cum ole-
ribus coctum, et sagimen faciunt, >
dit un document du douzieme sie-
cle. Sa{g)imen a donne sain par
la chute du g medial (voy. aUier)
et par le change ment detmenen in
(voy. airain). — D. sain-doux (au-
jourd'hui saindoux.)
2. Sain (adj.). du L. sanus
(sain). Sur le changement de anus
en atn, voy. ancien.—J). satn-foin.
SaindowuK, voy. sain 1.
Sainfoin, voy. sain 2 et foin.
Saint, du L. sanctus (saint).
Pour le changement de anct....
en aint , voy. affeU.
Saintete^ du L. sanctitatem
(m. s.). Sur le changement de i
en e, voy. admettre; sur anct der.
aint, voy. affile*; sur a*e?» devenu
e" t voy. ao&e\
Sai«{<», voy. saisir.
Sairiv, en italien sagire*, du
L. metre (s'approprier, dans les
textes du moyen Age : « .4 limn*
rem ad proprietatem sacire.... »
dit une formule merovingienne.
Sacire est unmot d'origine gerraa-
nique et repond a l'ancien haut
allemand sazian placer, etablir,
d'ou le sens d'occuper, de prendre
en possession puis de saisir).
Soctre a donne saisir par le chan-
gement de a en ai (voy. aigle) et
par celui de c en * (voy. amtiiA .
— D. saisie (subst. participial),
saitine, saisissable, saisissant,
saisissement.
SaUismabte, voy. saisir. —
D. insaisissable.
Saisany en espagnol saxon,
du L. sationem (proprement se-
mailles, puis temps des semailles:
« Vere fabis sati.... » dit Virgile;
d'ou le sens de p6riode dSfinie de
l'annee pendant laquelle il con-
vient de planter, de semer).
Pourle changement de ....alto-
nem en ....aison, voy. fenaison.
1. f Balade, de l'italien salata
(salade ; on dit plutdt aujourd'hui
in-salata). — D. saladier.
2. f Salade (casque) , de Pita-
lien celata (casque, salade).
Salafre, du L. salarium (sa-
laire) . — D. saXarier.
Saiaison, du L. salationem*
(de>iv6 de sal sel). Sur ationem
devenu aison, voy. fenaison.
\ aalamalee, locution apportee
y Google
SAL
481
SAN
\
s voyageurs (arabe
;verence).
*e, du L. salaman-
Pline).
oy. salaire. — D.
Porigine germani-
ut allemand solo,
sens de malpropre,
D. salett, salir, sa-
, saligaud.
Salop, mot apporte d f Orient
4 ,Ar les voyageurs.
saler, du L. salare* (m. s.d6r.
de'sal, sel). — D. salant, sa-
leur, saliere, saloir, salure, sale-
ron, salage.
Saictc, voy. sale.
satin, du L. salinus (salin).
Saline, du L. salmae (salines).
Sallf, voy. sale, — D. salis-
santy salissure.
Sallvalre , du L. salivarius
(m. s.).
Salivation, du L. salivattonem
(m. s.).
Sallve , du L. saliva. — D. sa-
lixer.
Suite) ancien francais sale, en
italien sala, du L. sala* (demeure,
sejour, dans les textes merovin-
giens: vSiquis, super aliquem,
focum in nocte miserit, ut domum
ejus incendat aut salam suam.... »
dit ia te Alamann, tit. 5. Sala
est un mot d'origine germanique
et repond a l'ancien haut allemand
sal, maison, demeure). — D. sa-
lon.
Salmlgondla , origine incon-
nue.
salmi*, mot dont Porigine est
inconnue.
Suloperie, derive du primi-
tif salope, dont l'6tymologie est
inconnue.
Salpdtre, du L. sal petrae
(sel de roche). — D. salpStrer ,
salp4trier y salpttrtire.
f salaeparellle, de l'italien
salsapariglia (m. s.).
f Salslfle, corruption de l'ita-
lien sassefrica (salsifis).
naltatlon, du L. saltationem
(danse).
•j- saltlmbanque, de l'italien
saltimbanco (saltimbanque).
salubre, duL. saluber (m. s.).
salnbrlte, du L. salubritatem
(m. s.).
Softce**, en espagnol saludar,
en italien salutare, du L. salutare
(saluer) par la chute du t medial
(voy. abbaye).
Saint, du L. salutem (m. s.).
Salntalre, du L. salutaris
(m. s.).
salutation, duL. salutationem
(m.s.).
t salve, de l'italien salva (salve).
SatnedU du L. sabbati dies
(proprement jour du sabbat); le
mot devrait 6tre regulierementsa-
bedi non samedi ; mais Pexistence
de la forme latine archaique du-
benus a c6te de dominus ne per-
met pas de douter de Pexactitude
de cette origine ; d'aiHeurs l'italien
dit sdbato, le valaque sembete, et
le provencal, renversant les termes,
emploie aissapte (dies sabb'ti*).
Sanctlflcatlon, du L. sanctifi-
cationem (m. s.).
Sanctlfier, du L. sanctificare
(m. s.). — D. sanctifvcint.
Sanction, du L. sanctionem
(action de sanctionner). — D. sane-
tionner.
Sanctnalre, duL. sanctuarium
(m. s.).
sandale, du L. sandalium (san-
dale).
Sandaraque, duL. sandaraca
(realgar dans Pline).
Sang* du L. sanguis (sang).
Sanglant. du L. sanguilentus
(sanguinolent, dans Scribonius
Largus) par la contraction (voy. p.
y Google
SAN
482
SAN
lxxxi) de tang{ai)lertius en tang'-
lentus, d'ou sanglant par le chan-
gement de en en an (voy. diman-
chv\. — D. ensanglanter.
Sangte, anciennement sengle,
et angle, en italien cinghia, du
L.. cingula (sangle, dans Ovide)
par la contraction r6guliere (voyez
p. lxxxi) de cing{iS)la en cing'la
d'ou ccngle par le changement de
in en en (voy. p. lxxxv), sengle
par celui de c «n * (voy. amitie') ,
san^Ie par celui de en en an (yoyez
p. lxxxv). — D. sangler, san-
glade.
SangMier, ancien francaissen-
glier, a Torigine pore senglier, du
L. singularis porcus (proprement
cochon solitaire, pore sauvage ;
on sait que nous appelons encore
aujourd'nui solitaire le sanglier
age de cinq ans, parce qu'il vit
seul) ; on trouve de meme en grec
I'adjectif (jl6vio<; (solitaire) au sens
de sanglier.
Senglier n'est a l'origine dans
Texpression pore senglier qu'un
simple adjectif signifiant solitaire;
plus tard l ; epithete a elimine
le substantif, et sanglier a per-
sists avec le sens du L. aper.
D'ailleurs Tadjectif singularis est
deja pris substantivement avec
cette signification dans les textes
latins du moyen age : « Ecce tm-
manissimus singularis de sylva
egressus.... dit la Vita S. Odditis.
lib. 2.
Sing(H)laris regulierement con-
tracts (voy. accqinter) en singularis
a donne Tancien francais senglier
par le changement: 1° de oris en
ier (voy. dnier) ; 2° de in en en
(voy. p. lxxxv) qui estdevenupos-
teneurement an (voy. dimanche
et p. lxxxv).
Sangloter, du L. singultare
(sangloter) par le changement de
u en o (voy. annoncer) et par la
mGtathese de sangofter en sanglo-
ter; cp. pour cette transposition de
I, la forme pupitre (voy. ce mot).
Pour le changement de singultare
en sangloter, voy. p. lxxxv. — D.
sang lot (subst. verbal).
Sang****, du L. sanguisuga
(sangsue)par la contraction (voyez
p. lxxxi) de$ana(ui)suaa en sang 1 -
su{g)a d'ou sangsue par la chute
du g medial (voy. oilier).
Bangui d, du L. sanguineus (de
sang). — D. sanguine.
ftangulnalre, du L. sanguina-
rius (sanguinaire).
Sangulnolent, du L. sangui'
nolentus (sanguinolent).
sanle, du L. saniem (m. s.). —
D. sanieux,
f ganltaf re, mot venu de Fan-
glais sanitary (sanitaire).
San*, anciennement sens, du
L. sine* (sans). Pour le changement
de in en an, voy. p. lxxxv. Pour
l'addition de s, voy. Grammaire
Historique dela langue francaise,
p. xxi. — Dans la locution sens
dessus dessous, sens n'est point
originaire, e'est une corruption or-
thographique de e'en : le moyen
age ne disait point sens dessus
dessous mais e'en dessus dessous,
e'est-a-dire cela qui est en dessus
(mis) dessous. Pour l'Stymologie,
voy. aux mots ce, en , dessus y des-
sous.
SatMomte*, mot d'origine his-
torique (voy. p. lxiv) ; diminutif
de Sanson (forme vulgaire de Sam-
son; pour le changement de m en
n, voy. changer). On saitcombien
de fois les oiseaux ont ete designes
par des noms propres d'homme ;
nous appelons encore un moineau
pierrot (diminutif de Pierre) ; un
perroquet J aequo t (diminutif de
Jacques), etc.
Sanie, du L. sanitatem (sant6)
par la contraction reguliere (voyez
y Google
SAR
483
SAR
accointer) desantytatemensanHa-
tern; sur atem devenu 4, voyez
abU
f SantaUne, diminutif de
santal, bois d'origine malaisienne
(malais tondana).
Sattve (seneve), du L. stnapt
(senev6, sanve) ; Paccent grec (ai-
vDict) ayant supplante dans ce mot
(toy. p. cm) Paccent latin (sindpi),
— le mot se contracta (voy. p.
uccn) en sin'pi d'ou rancien
francais senve parle changement:
1° de p en v (voy. omt>er); 2° de
in en en (Toy. p. lxxtv) qui de-
vient posterieurement an (voy. p.
lxxxv), d'ou la forme sanve.
f aapajoa, mot d'orifeine ame-
ricaine (voy. p. Lxn).
Sapm, du L. sappa (pioche,
hoyau dans Isidore de Seville) . Sur
la reduction de pp ap, voy. chape.
— D. taper, sapeur.
Sapeuw, voy. sape.
gaphlr, du L taphirus (m. s.).
— D. saphirine.
gaplde, du L. sapidus (qui a
de la savour). — D. tnsoptde.
ftaplenee, duL. sapientia (ha-
bilete). Sur iia devenu ce, voyez
Capiat, du L. sappinus (arbre).
Sur la reduction de pp a p, voyez
chape. — D. sapiniere.
Oapanalre, du L. «oponortus*
derive de«aponcm (savon).
f Sarabande, de l'espagnol
garabanda (sarabande).
f Sarbaeane, de l'italien sar-
bacane (sarbacane).
•areasme, du L. sarcasmus
(m. s. dans Quintilien). — D. sar-
castique.
mmremmtiqae, du grec oapxac-
tix6< (m. s.).
Sarcefle, anciennement scr-
ceZJe, a l'ongine eercele, du L.
querquedula (sarcelle) parle chan-
gement de qu en c (voy. car) d'ou
cerceduia*. Cereed(ii)la reguliere-
ment contracts (voy. p. lzzxi) en
cercecCla donne cercelle parle chan-
gement de dl en U (voy. aUumer),
■puis tereeUe par celui de c en *
Voy. amttil); pour le changement
le serceUe en *arcc#e, voy. amen-
dcr.
Safelet*, du L. «arcular* (m.
s.). Par la chute reguliere de U
(voy. accointer), sarc(tt) lare donne
sare'lare. — D. sarckigre, sarcleur,
sarcloir, sarclure.
Sarcolagle,du grec <xdp| (chair)
et X6yo; (traite).
Oarcophage, du grec oopxo-
ferfoc (tombeau dans Juvenal). .
SatHfifte. du L. tordtna (sar-
dine dansColumelle). Pour laper-
sistance de Paccent grec (aapttvri),
voy. p. cvn.
SatHfoitse. du L. sardonyx
(sardoine) par le changement de o
en ox (voy. chanoine).
aardonlque, du grec oapSd-
vtoc [yiXwc] (rire convulsif provo-
que, a ce que les Grecs croyaient,
par une herbe de Sardaigne).
f garlgue 9 du bresilien cart-
gueia, mot d'origine americaine
(bresilien carigueia sarigue).
Sarmett*, du L. sarmentum
(m. s.).
•armenteux, du L. saimen
tosus (m. s.), sur osus devenu
eux y voy. amour eux.
aarrasln (bl6), bl£ originaire
d'Afrique, d'ou la denomination de
sarrosm.
Sor f atf , origine inconnue.
Saff*6e**e, diminutif de Car-
rie*. (Sur les diminutifs en ette,
voy. ablette.) Sarrie* en provencal
sadreia, en italien santoreggia
vient du L. satureia (sarriette,
plante odoriferante). Sot(u)ma,
regulierement contracte (voy. ac-
cointer) en safreia, donne *orrte
par le changement : 1° de tr en
y Google
SAT
484
SAU
rr (voy. arriere); 2* de e en t
(voy. accomplir).
Sus (tissu de crin, qui sert a
lamiser), ancien francais saas, a
l'origine seas, en espagnol sedasa,
en napolitain setaccio, du L. seta-
ceum derive de 5C(a (crin).
Setac{e\i)m devenant reguliere-
mcnt (voy. abr tiger) setae (iu)ro
que Ton trouve dans un glossaire
atin du moyen age : « Setacius
instrumentum purgandi farinam,
Setaciare farinam purgare... »),
ce mot est devenu sedacium par
le changement regulier (voy. aider
et aigu) de t latin en d. Sedacium
est au neuvieme siecle dans les
Gloses de Schlestadt. Se{d)acium
perdant regulierement le d medial
(voy. accabler) et changeant le c
en s (voy. ag&ncer) donne l'ancien
francais sias, qui devient poste-
rieurement saas contracte plus
tard en sas (sur le changement de
ea en aa puis en a, voy. dge.). —
D. sasser, ressasser,
+ sassafras, du portugais sas-
safraz (espece de laurier).
Sassc (pelle), origine inconnue.
Sasser, v. sas. — D. resasser.
Satan, du L. satan (Satan dans
Tertullien). — D. satanique.
Satellite, du L. satellitem
(m. s.).
Satlete, du L. satietatem (m. s.) .
Satin,, du L. bar bare setinus*
(derive de seta.soie). Sure devenu
a, voy. amender. — D. satiner,
satinage.
Satire, du L. satira (satire).
satlrlque, du L. satiricus
(satirique) .
Satisfaction, du L. satisfac-
tionem (satisfaction).
satlsfalre, du L. satis facer e
(satisfaire). Pour le changement
de facere en faire, voy. faire.
Satlsfalsant, partic. pres. de
satis faire.
satrape, duL. satrapa (m. s).
Satraple, du L. satrapta
(m. s.).
Saturation, du L. saturaHo-
nem (m. s.).
Saturer, du L. saturare (satu-
rer).
Saturnales, du L. saturnalia
(fetes en Thonneur de Satume).
Saturne, du L. satwmus (Sa-
tume).
Satyre, du L. satyrus (Satyre).
Satyrlque, du L. satyricus
(m. s.).
Sottce, en itahen salsa, du L.
salsa* sauce, assaisonnement de
sel et d'epices dans les textes du
moyen age : « Salvia, serpillum,
piper , allia, sal, petrosillum.
His bona fit salsa, vel sit senten-
tia falsa » dit un vieux poeme
latin. Salsa est i'adjectif classique
salsa (saiee) a cause du sel qui
forme avec les epices la base de
rassaisonnement.
Salsa a donne sauce : 1* par
1'adoucissement de al en au (voy.
agneau); 2° par le changement
de s en c (voy. cercueU). — D.
saucer, sauciere.
Savicisse,£n italien salciccia
du L. salsitia * saucisse, dans les
textes du moyen age. Salsitia de-
rive de salsus (sale proprement
boyau sale : « Salsa intestina
hirci > lit-on dans Acron Tun des
scoliastes d'Horace).
Salsitia, qui est dans plusieurs
glossaires tres-anc, donne par le
changement de s en c (voyez cer-
cueU) la forme salcitia: « Lucanica,
genus cibi, ut dicunt salcitia.... -
dit un auteur du moyen age.
Salcitia donne saucisse par le
changement: 1° de al en au (voy.
agneau) ; 2° de tia en sse (voyez
agencer) . — D. saucisson.
Sate/*, du L. salvus (sauf, sauve,
preserve) parle changement: 1* de
y Google
SAU
485
SAU
alen au (voy. agneau); 2° de v en
/(voy. bceuf). — D. sau^-conduit,
sauvegsiv&e (voy. garde).
Sattge, en i tali en salvia, du L.
salvia (sauge) par le changement:
1° de al en au (voy. agneau) ; 2°
de ma en ge (voy. abrtger).
Sawgrenu, d'un theme saJ-
prenu *, compose de sal (sel et de
grenu (prop, au gros sel-, au sel
grenu, c'est-a-dire gros comme un
grain de bl6) ; voy. aux mots sel
et grenu.
Sa»cfe, motd'origine germani-
que (ancien haut allemand sola *
contraction de salaha saule). Sur
a devenu au, voy. gaule.
SaMvndtwe (qui a le gout d'eau
de mer), anciennement saumastre t
en italien salmastro, du L. saU
mastrum * (derive de sal sel).
Pour la chute de s> voy. abtme ;
pour le changement de al en au,
voy. agneau.
Saw tttott, en italien salamone,
du L. salmonem (saumon) par le
changement de al en au (voyez
agneau). — D. $attmon4, saumo-
mau.
S<romtct*e, en espagnol sai-
muera, compose du L. sal (sel) et
de muria (saumure). Sal-muria
a donne* saumure par le change-
ment de al en au (voy. agneau). *
SaMftef, du L. salinare (de-
rive de salinum) par la contrac-
tion reguliere (voy. accointer) de
saZ(i)nare en sal'nare d'ou sauner
par la reduction d j al en au, voy.
agneau. — D. saunage.
SaMttiet*, du L. salinarius
(prop, de sel) par la contraction
reguliere (voy. accointer) de sa-
l($narius en saVnarius (Toil sau-
nter par le changement : 1° de al
en au, voy. agneau ; 2° de anus
en ier, voy. dnter).— D. sauniere,
saunerie.
Sawpiquet, substantif de l'an-
cien verbe saupiquer, en espa-
gnol salpicar, compose: 1° de sau
qui est le L. sal (sel; pour le chan-
gement de al en au, voy. agneau) ;
2° de piquer (voy. ce mot).
Satfpotfdf ei* , litteralement
poudrer de sel.
Sau-poudrer est un compose" :
1° de sau qui est le L. sal (sel ;
pour le changement de al en au,
voy. agneau) ; 2° de poudrer (v. ce
mot).
Sattf , proprement dessech6
(hareng saur, etc..) ; saur est
un mot d'origine germanique et
represente le neerlandais soor
(desseche) . — D. saurer, sauret.
Saurlen, du grec cravpo; (16-
zard).
Saussaie, du L. salicetum *
(saussaie) par la contraction regu-
liere (voy. accointer) de sal{\)ce-
turn en saVcetum, d'ou saussaie par
la chute du t medial (voy. aigu) et
par le changement : 1° de al en
au (voyez agneau) ; 2° de c en
ss (voy. amxtU); 3° de e en oi
puis en ai (voyez au mot ac-
croire).
Saut) du L. saltus (saut) par le
changement de al en au (voyez
agneau).
Satctef, en italien saUare, du
L. saUare fsauter) par le change-
ment de al en au (voy. apneau) .
— D. saute 1 (subst. participial) sau-
teur, sautoir, sautiller ; ressauter ;
sauterelle.
Satttenef fe, voy. au mot sau-
ter.
SautiUer, voy. sauter. — D.
sautillant, sautillement.
Sauvage , ancien francais sal-
vage, en provencal salvatge, du L.
silvaticus (sauvage, dans Pline)
par la transformation de i en a
(voy. balance) d'ou saZvad'cus qui
est au septieme siecle dans les tex-
tes merovingiens ; on lit dans la
y Google
SAV
486
SGA
Lex Bajuwarior. tit. 20, § 6 : « De
his quidem avibus, quae de salva-
ticis per documenta humana do-
mesticantur industria... » Les
Glosesde Reichenau, qui remon-
tent au huitieme siecle, donnent :
« Aper salvaticus porcus.... »
Salvations a donne" salvage par
le changement de aticus en age
(voy. dge) , sauvage par le change-
ment de al en au (voy. agneau).
— D. sauvagerie, sauvageon, sau-
vagin, sauvagine.
Sauvegarde , voy. sawf et
Sate vet* , en italien salvare
du L. salvare (sauver) par le
changement de al en au (voyez
agneau). — D. sauveter (d'ou sau-
vetage.)
Sauvetage, voy . sauver.
SaMi)e<e»», voy. sauver.
Sauvewr , en portugais salvo-
dor, en italien sajvadore, du L.
saivaforem (sauveur) par le chan-
gement: 1° de atorem en eur (voy.
empereur) ; 2° de al en au (voy.
agneau).
f Savane, de l'espagnol savana
(savane).
Savant, partic. pres. de sovoir
(voy. ce mot). — D. savantasse.
f Savate, de l'italien ciabatta,
ciavatta (savate). — D. savatier ;
savater ; saveterie.
Savetfff, en espagnol sabor ,
en italien sapore } du L. saporem
(saveur) par le changement: 1° de
p en v (voy. arriver) ; 2° de o en
eu (voy. accueillir). — D. savou-
rer, savoureux.
Savoir, en espagnol saber, en
italien sapere, du L. sapere (sa-
voir) par le changement (voy.
accourir) de sap&re en sapere.
Sapere donne saptre (qui est
dans les textes carlo vingiens) par
le changement de e en i (voy. ac-
complir); sapire devlent savtre
par le chang. de p en v (voy. arri-
ve) ; hi subst. savirum est dans
un Capitulaire de Charles le Chauve
a 1'annee 851 : Ego ill: Karolo
Hludowici et Judith filio, ab ista
die inante fide Lis ero secundum
meum savirum....
Savire a donne savoir par le
changement de i en oi (voy. oot're).
— Le subjonctif sapiam a donne*
sache par le changement de pia
en che (voy. abriger); le part.
pr£s. sapientem (qui sait) a donne
sachant par le changement de en
en an (voy. amender) et par celui
de pi en che (voy. abre'ger). — D.
savoir (subst. verbal), savoir-
faire, savoir-vivre • savant (voyez
ce mot).
Savon, du L. saponem (savon)
par le changement de p en v (voy.
arriver). — D. savonner, savon*
nette.
Savonner, voy. savon. — D.
savonnage, savonnerie,savonniery
savonneux.
Savotcfer, voy. saveur. — D.
savourement.
Savott ferae, voy. au mot sa-
veur.
Saxatile, du L. saxatilis (qui
se tient dans les pierres).
Saxifrage, du L. saxifraga
(m. s.).
Sayon, voy. sate.
■£ Sbire, de l'italien sbirro
(sbire).
Seabteuse, du L. scabiosa (de"-
riv6 de scabies, gale; prop, qui
gu6rit la gale, ace que Ton croyait) .
Sur osa devenu euse f voy. amou-
reux.
Seabteux, du L. sedbiosus
(galeux). Sur o'sus devenu eux,
voy. amoureux.
Seabreax, du L. sedbrosut
(grossier).
Scalene, du grec axaXr^ (ine-
gal).
y Google
scfe
487
SCI
scalpel, da &. *ca^»eZZtim (scal-
pel).
f Scalper, de Panglais to scalp
(scalper).
acammonee, du L. scammo-
nea(m. s.).
Scandale, du L. scandalum
(scandale).
Scandallser, du L. scandali-
£ore(scandaliser, dans Tertul lien).
Scantier, du L. scandere (scan-
der).
seapaandre, du grec (xxaqpri
(bateau) et iv/jp, ov8p6c (homme).
scapalalre ( vehement qui
couvre les epaules), du L. scapu-
laris * (scapulaire dans la basse
latinite, derive descapulus ,epaule).
Scarabee, du L. scarabaeus
(escarbot).
Scare, du L. scarus (scare,
poisson).
Scarification, du L. scarijica-
tionem (m. s.).
Scarifier, du L. scarificare
(m. s.).
f Scarlatlne, de l'italien scar-
lattina (proprement, e'carlate; nom
donne en 1553 par Inferassias, me-
decin de Naples qui signala le
premier cette maladie.
Seeatc, anciennement seel, en
italien sigillo, du L. sigillum
(sceau). Si (g) Mum perdant le g
medial (voy. oilier) et changeant
i en e (voy. admettre) donna Pan-
cien francais siel, qui est devenu
seel, par l'addition posterieure d'un
e, aou sceau par le changement
de el en eat* (voy. agweatt). —
D. de Tancienne forme seel : set-
ter.
Scelerat, du L. sceleratus (m.
s.). — D. sceUratesse.
Sccttcr, voy. sceau. — D.,
scelU (subst. participial), scelle-
ment, scelleur; desceller.
Scene, du L. scena (scene,
theatre).
Secnlone, 6\iL.scenicus(m. s.)
Sceptlqne, du L. scepticus (m.
s. dans Quintilien). — D. septi-
cisme.
Sceptre, duL. sceptrum (m. s.).
f Schanraqne, voy. chabra-
que.
Schako, voy. shako.
Schall, voy. chdle.
Schelllng, de Panglais shil-
lmg y schelling).
Scalomatlqne, du L. schis-
maticus (m. s. dans saint Augus-
tin).
Schlame, du L. schisma (m. s.).
Schlste, du L. schistos (m. s.
dans Pline) . — D. schisteux.
f schlague , de l'allemand
schlag (coup) .
Sclatlqne, corruption du L.
ischiadicus (sci&tique, dans Pline).
Sde, voy. scier.
Sclemment (en italien scien-
temente ) est pour scientment *
(voy. abondamment). Scientment*
est un compose de scient qui est
le L. scientem (sachant) et de....
ment (voy. abonder) .
Science, du Lscientia (science).
Sur tia devenu ce, voy. agencer,
?— D. scientifique.
Scier, ancien francais sier 7 en
italien segare, du L. secare (scier).
Se(c)are, par la chute du c medial
(voy. affouage) etpar le changement
de e en i (voy. accomplir) , donne
Pancien frangais sier d'ou scier
par l'addition posterieure d'un c,
— D. scie (subst. verbal), sciage t
scierie, scieur, sciure.
scllle, du L. scilla (oignon ma-
rin).
Sclnder, du L. scindere (fendre) .
Scintillation, du L. scintilla-
Honem (m. s.).
Scln tiller, du L. scintillare
(briller).
Scion est un deriv6 de scier;
pour PStymologie, voy. scier.
y Google
SCU
488
SEC
Sclsslle/du L. scUsilis (qui se
partage en lames).
Scission , da h.scissionem (di-
vision). — D. scissionnaire.
Sclerotlque, derive du grec
cixXTipo; (dur).
•colalre, du L. scholaris (d'e-
cole).
Scolastlque (subst.), du L.
scholastica (declamation dans S6-
neque).
Scolastlque ( adj. ), du L.
scholasticus (d'ecole).
Scollaste, du grec oxoXiootyic
(annotateur).
Scolle, au grec trxoXiov (note).
Scolopendre, du L. scolopen-
dra(m. s. dans Pline).
Scombre , du L. scombrum
(scombre, maquereau).
f Scorbut (au dix-septieme sie-
cle scurbut) mot d'origine hollan-
daise (neerl. scheurbuk, scorbut).
— D. scorbutique.
Scorle, du L. scoria (m. s.
dans Pline). — D. scorijier.
■corplon, du L. scorpionem
(m. s.).
f Scorsonere, de l'italien scor-
toner a (scorsonere).
Scribe, du L. scriba (ecrivain
public).
Scrofules, du L. scrofulae (m.
s.). — D. scrofuieux, scrofulaire.
Scrupule , du L. scrupulus
(scrupule).
Scrupuleux, du L. scrupulo-
sus (scrupuleux).
Scrutateur, du L. scrutator
(m. s.).
Scrnter, du L. scrutari (m.s.).
Scrutln, du L. scrutinium (ac-
tion de scruter).
Sculptor, du L. sculptare*
(denve* de sculptus, sculpte. Sur
la formation des frequentatifs ,
voy. p. xxxn).
Sculpteur, du L. sculptor
(m. S,).
Sculpture , du L. sculpturq
(m. s.).
Se, du L. se (sott.
Secmce, voy. si ant.
Seem*, du L. sedentem (qui est
assis); d'ou le sens poste>ieur de
resident : « la cotnr royale slant
a Paris »).Se[d)entem donne stout
par la chute du d medial (voy.
accabler) et par le changement de
en en an (voy. amande). — D. siant
(subst.); stance (action de seoir).
Sean, anciennement siel, en
milanais sidell, du L. sitellum*
(forme masculine de sitella, vase,
aans Ciceron). Si(t)ellum perdant
le t m6dial (voy. abbaye) et chan-
geant i en e (voy. admettre) , donne
seel qui devient posterieurement
seau par le changement de el en
eau (voy. agneau).
Sebace, du L. sebaeeus (de
suif).
Senile, origine inconnua.
See, du L. siccus (sec) par le
changement de i en e (voy. ad-
mettre) et la reduction de cc a c
(voy. bee); tfche represente le L.
sicca (seche) par le changement
de t en e (voy. admettre) et de cc
en ch (voy. acheter). — D. siche-
resse.
Secable, du L. secabilis (m. s.).
Secante, du L. secantem (qui
coupe).
Secfce (substant), en i tali en
sepia f du L. septa (seiche); ^>our
le changement de pia en che y
voy. abriger.
Seenev, du L. siccare (secher)
par le changement ; 1° de t en e
(voy. admettre); 2° de cc en ch
(voy. acheter). — D. se'ehoir.
Sec heretic . voy. sec.
Second, du L. secundum (m. 8.),
par le changement de u en o
(voy. annoncer). — D. seconde.
Secondalre, du L. secunda-
rius (m. s.).
3y Google
SEC
489
SEI
Secondalrement, voy. aii mot
secondaire.
Seconder, du L. secondare
(m. s.).
Secotcet*, du L. succutare*
(forme secondaire de succutere,
secouer).
Succu{X)are* a donn6 secouer
par la chute du t medial (voy.
abbaye) et par le changement :
1° de u en e (voy. chapeler); 2° de
ueo ou (voy. accouder). — D.
secouemerti.
Seeotcfit*, du L. suecurrere
( secourir ) par le changement :
1° de u en e (voy. chapeler); 2° de
currereen. courir (voy. accourir).
— D. secours <L. succursus * de
suecurrere); pour le changement
de u en e, voy. chapeler; pour
celui de ...cursus en ...cours, voy.
course. — D. secourable.
Secours, voy. secourir.
Secotc#*e, du L. succuwa *
(subst. participial; action de se-
couer; deriv6 de succussus part,
de succutere, secouer). Sur le
changement de su en se, voy. se-
couer ; sur celui de u en ou, voy.
accouder.
1. Secret (adj.), du L. secretus
(secret).
2. Secret (subst.), du L. se-
cretum (secret). — D. secretaire.
Secretaire, voy. secret. — D.
secretariat, secritaxrerie.
Secreter, du L. secretare*
(de>iv6 de secretus, partic. de se-
cernere, s6parer). Sur la formation
des frequentatifs, voy. p. xxxii. —
D. se'ere'teury sierdtoire.
Secretion, du L. secretionem
(dissolution).
Sectatenr, du L. sectator (sec-
tateur).
Secte, du L. secta (secte). —
D. sectaire.
Secteur, du L. sector (celui
qui coupe).
Section, du L. sectionem (cou-
pure).
seculalre, du L. saecularxs
(seculaire).
Secularlaer, de>iv6 de saecu-
larxs (au sens de mondain, donne a
ce mot par la langue ecclesiastic
que ; voy. siculier). — D. secula-
risation.
Seculier, du L. saecularis (de-
rive desaeculumsiu sens de monde ,
sens donne a ce mot par le christia-
nisme). Sur aris devenu ier, voyez
dnier.
Securlte, du L. securitatem
(security).
Sedatlf, du L. sedativus* de-
rive de sedatus (apais6, calm 6).
Sedentalre, du L. sedentarius
(m. S.);
Sediment, du L. sedimentum
(m. s.).
Sedltleux , du L. seditiosus
(m. s.).
sedition, du L. seditionem
(m. s.).
Sedncteur, du L. seductor
(m. s.).
Seduction, du L. seductionem
(m. s.).
Secftcife, du L. seducer e (se-
duire dans Tertullien), Pour le
changement de ....ducere en
....dirire, voy. conduire. — D. s4-
duisant.
Sedui*an4 9 voy. siduire.
Segment, du L. segmentum
(m. s.).
Segregation, du L. segregatio-
nem (separation).
Seiche i voy. siche. Pour le
changement dee en et, voy. frein.
Selde, mot d'origine historique
(voy. p. lxiii, note 1).
Seigte, en provencal seguel } en
italien segale, du L. secale (seigle
daDs Pline). Par un defacement
insolite de r accent latin (voy. p.
cv), secale est devenu sectile dans
y Google
SEI
490
Stij
le latin rustique ; secale, changeant
regulierement c en g (voy. adju-
ger), donne segale qui est au hui-
tieme siecle dans unCapitulaire de
Charlemagne.
Segale, par le changement de e
en t (voy. accomplir), donne st-
gale qui est dansuntexte de 794,
« De modio sigali denarii 3. »
St£(a)le perdant a penultieme
(voy. p. lxxh), se contracte en
stg'te, d'ou seigle par le change-
ment de i en et (voy. ceinture).
Seigneur, en espagnel senor,
du L. seniorem (proprement vieil-
lard, d'ou le sens de dominus, de
maitre, de seigneur, dans les tes-
tes latins du moyen age: « Etman-
dat vobis nosier senior, quia si
aUquis de vobis talis est, cui suus
senioratus non placet, et Mi si-
mulat, ut ad ahum seniorem me-
lius.... » dit un Capitulaire de
Charles le Chauve.
Seniorem a donne seigneur par
le changement : 1° de e en et (voyez
frein); 2° de ni en gn (voy. cigo-
gne) ; 3° de o en eu (voy. accueil-
Le nominatif senior, reguliere-
ment contracts (voy. p. rxxxi) en
sertr, a. donne, par le changement
de nr en ndr (voy. absoudre), la
forme sendre qui est au neutieme
siecle : « Carlos meos sendra »
c'est-a-dire : « Karolus meus se-
nior » dans les Serments de 842.
Be memo que prensus a donne"
successivement prins puis pris,
sendre a du passer par les formes
successives sindre*, sidre* sire*
Pour le changement de sendre en
sindre* voy. accomplir; pour celui
de sindre* en st'dre* voy. p. xcvn;
pour la reduction de sidre a sire,
voy. arriSre. — D. m</neurte,
mflneurtoi.
SefgMettfie, derive de sei-
gneur (voy. ce mot).
SeitMe, en italien secchia, du L.
sittiZa (seau) par la contraction re-
guMere (voy. p. lxxh) de fi*(u)Ja
en sit'la, d'ou sicla par une muta-
tion euphonique qui se retrouve
dans le latin vecms de veflus*
(voy. vieux). Sicla n'est point une
forme supposee; ce mot est au
sens de settle dim les teites carlo-
vingiens : « Servi Ecclesiae tributa
legitima reddant xv siclas de cer~
visa,.., » dit la Lex Alamannorum
tit. 22. Pour le changement de
*(icla) en x(eille), voy. abeiile.
Seit*, du L. sinus (sein) par le
changement de i en et (voy. frein).
Seine, anciennement seine, en
italien sagenna, du L. sagena
(seine, filet, dans Ulpien). Par le
changement de e ent (voy. accom-
plir) sagena devient sagina : « Bar'
cae ....grandesque saginae.... »
ditun textedu moyen age. Sa{g)ina
Serdant le a medial (voy. ctfiter)
onne Tancfen francais se-ine par
l'adoucissement de a en e (voyex
acheter) ; *etne devient posterieu-
rement mne (voy. p. xc) comme
rexne est devenu retne.
Seing, en italien seono, du L.
signum (marque, sceau) par le
changement : l°de gn enng (voyex
elana); 2° de * en et (voy. cein-
ture).
Seise, du L. sedecim (seize).
Pour le changement de ....edecim
en ....eve, voy. treixe. — D.
seiiikme.
Setfow, voy. <e)'ottfner.
Sejomtmer, ancien francais
sojourner, en jprovencal sojomar,
en italien «ooj/tornore, du L. sub-
diurnare* (compost de diwrnare
Tester longtemps). Par la chute du
b (voy, accouaer) et par le chan-
gement : 1 • de diurnare en joumer
(voy. jour) ; 2° de u en o (voy. a*-
noncer), suMturnare donne so-
journer, d'ou sojourner par IV
y Google
SEM
491
SEM
doucissement de o en e (voy. je).
— D. sejour (substantif verbal).
Set, du L. sal (m. s.), par le
changement de a en e (voy. ache-
.ter).
Selenlte, du L. selenites (se-
lenite, sorte de pierre). — D. si-
Uniteux.
Selenographle, du grec as-
Xiqvyj (lune) et ypd^etv (decrire). —
D. sttinographique.
Selle 9 du L. seWa (siege, et
aussi selle de cheval dans le Code
Theodosien). — D. sellette, seller.
Setter, voy. selle. — D. selle-
rie, sellier, desseller.
Sellette, voyez, pour l'6ty-
mologie, au mot seUe.
Selon, anciennement selonc,
solonc* sulunc, sullunc, du L. sub-
longum* proprement le long de,
aupres de, sens qui €tait celui de
la preposition selon enancien fran-
cais : < passer selon une tour.... »
dit un texte francais du .douzieme
siecle.
SubUmgum assimilant bl en 11
donne Pancien francais sulloncqui
devient solonc par ie changement
de u en o (voy. annoncer), d'ou
selonc par l'afiaiblissement de o en
e (voy. je).
SemaMles, en pro venial se-
menalhaj du L, seminalia (terres
ensemencees) par la contraction
reguliere (voy. accointer) de se-
m(i)nalia en sem'nalia d*ou se-
mailles par le changement : 1° de
mn. en m (voy. allumer) ; 2° de
alia en aille (voy. ail).
Semainc, au treizieme siecle
sepmaine dans le Roman de la
Rose, en provencal setmana, en
italien sethmana, du L. septimana
{semaine dans le Code Theodosien)
par la contraction reguliere (voyez
accointer) de sep{tl)mana en sep'-
mana d'ou semaine par la reduc-
tion de pm.4 m (voy. caisse) etpar
le changement de ana en aine
(voy. ancien).
Semaphore, forge a Faide du
grec oyi\lol (signe) et <popoc ( qui
porte).
Semblable, voy. sembler.
Sewnblant, voy. sembler.
Sembler, du t. stmuJare qui
a pris le sens de sembler dans les
textes carlovingiens : « lit ille
possit res de sua ecclesia ordi-
nare, et illi liceat, sicut ei simu-
laverit, disponere.... » lit-on dans
une lettre d'Hincmar de 874.
Pour le changement de simulare
en sembler voy. assembler. — D.
semblant (subst. participial) , sem-
blable } ressembler, dissemblable f
dissemblance.
Semelle, origine inconnue. —
D. ressemeler.
Sentence, du L. sementia * (se-
mence, au huitieme siecle, dans
les Capitulaires de Charlemagne;
sementia deriv6 de sementis se-
mence). — Sur le changement de
tia en ce, voy. agencer. — D. en-
semencer.
Semer, en provencal semnar,
en italien seminar e, du L. semi-
nare (semer) par la contraction re-
guliere (voy. accointer) de sem(i)~
nare en sem'nare d'ou semer par
la reduction de mn a m (voy. aZ-
Jwmer). — D. semeur, semis, se-
moir ', par semer .
aemestre, du L. semestris (de
six mois). — D. semestriel, se-
mestrier.
Semi, du L. semi (demi) .
Semillant, mot d'origine eel-
ticrue ; se'millant est le deriv6 d'un
theme sem* qui est le kymri sim 7
remuant, semillant, 16ger. Sur e
devenu t, voy . accomplir .
geminalre, du L. semtnarium
ft>6piniere) . — D. siminariste .
Semis, voyez ci-dessus au mot
semer.
y Google
s£n
£92
SEN
Semottee, voy. semondre. —
D. semoncer.
Semoauffe, du L. rabmonere
(avertir dans Tertullien, semondre
dans les textes latins du moyen
age) . Submonere , assimilant bm
en mm (voy. ;u;et) , devient sum-
monere comme submoveo estdeve-
nu summoveo. Summonere , chan-
geant successive merit u en o puis
en e (voy. secouer) , donne semon-
dre par la contraction reguliere
(voy. p. lxxxi) de summon(&)re en
summon're, d'ou semondre par le
changement de nr en ndr (voyez
absoudre). — D. semonce pour
semonse (sur * devenu c, voyez
sauce) ; semonse est la forme fe-
minine de l'ancien francais se-
mons, du L. summonitus (parti-
cipe de summonere) .Summon(Vjtus,
regulierement contracte (voy. p.
lxxxi) en summon'tus, a donne *e-
mons par le changement de u en o
puis en e (voy. secouer).
f semoule, de l'italien semola
v 'semoule).
Semptternel, du L. sempiter-
nalis* derive de sempiternus (qui
dure toujours).
Senat, du L. senatus (m. s.).
Senateur, du L. senator (m.
s.). — D. senatorial.
Senatus-consulte, du L. se-
nator consiiftwm (decret du senat).
f senaa, mot d'origine hollan-
dais, comme beaucoup de termes
de marine (hollandais snaauw ba-
timent a 2 mats).
f sene, mot d'origine orientale
comme beaucoup d'autres noms
de produits pharmaceutique (arabe*
sana sen6).
Senechat, anciennement se-
neschal, en provencal senescal, en
italien siniscalco, clu L. merovin-
gien seniscalcus (surveillant, iij-
tendant); « Si alicujus seniscalcus,
qui servus est, et dominus eju^
III vassos infra domum habet,
occisus fuerit.... > dit la Lex Ala-
mannorum 79 , 3. Seniscalcus est
d'origine germanique et repond a
un theme siniscaU* (proprement
le plus ag6 des serviteurs, d'ou le
sens d'intendant, de majordome).
Seniscalcus a donne senechal
par le changement de ....iscalcus
en — echal, pour l'etude duquel
je renvoie le lecteur au mot mari-
chal. — D. senichaussie (venu de
sMchaly comme mare'chausse'e de
mare'chal; pour le detail de cette
derivation, voyez au mot mari-
chausste).
Seneefcattssee, voyez au mot
se'ne'chal.
Settecow, du L. senecionem
(senecon dans Pline) par le chan-
gement de cio en go (voy. agen-
cer).
Sekes**e, du L. sinistrum
(gauche) par le changement de t
en e (voy. admettre).
Sctcvcy en italien senapa, du
L. sinapi (seneve) par le change-
ment : 1° de i en e (voy. admet-
tre) ; 2° de a en e (voy. acheter) ;
3° de p en v (voy. arriver).
Senile, du L. senilis (de vieil-
laid).
Sentte, voy. seine.
Setts, du L. sensus (sens). —
D. sensitif, sensitive.
Sensation, du L. sensationem*
(derive de sensare* , voyez au mot
sense).
Sense, du L. sensatus (sens£,
dans Firmicus). Sur atus devenu
<*, voy. ampoule". — D. sense'ment.
Senslnlllte, du L. sensibilita-
tem derive* de sensibilis : voy.
sensible.
Sensible, du L. sensibUis
(sensible). — D. sensiblerie.
Sensltlf) voy. sens. — D. sen-
sitive.
*en»ltjve, voy. sensitif.
y Google
s£p
493
SER
Sensuallte, du L. sensuctiita-
tem (sensualite).
Sensuel, du L. sensualis (rela-
tif auxsens).
Sente (sentier), en, espagnol
senda, du L. semtta (sente) par
la contraction reguliere (voy.
§. lxxxi) de sem$)ta en sem'ta
'oil sente par le changement de
m en n (voy. changer).
sentence, du L. sententia
(sentence). Sur tia devenu ce voy.
agencer.
Sentencteux, du L. senten-
tiosus (m. s.). Sur osus devenu
eux, voy. amour eux,
Setttetct*, voy. sentir.
Sentier, en espagnol sendero,
en provencal semdier, du L. semt-
farnts (derive de semita sentier)
par la contraction reguliere (voy.
accointer) desemtytarius en sem'-
tarius, d'ou. sentier par le chan-
gement : 1° de m en n (voy. chan-
ger); 2° de arius en ier (voy.
dnt'er).
Sentiment, voy. sentir. —
D. sentimental,
Sentlne, du L. sentina (m. s.).
+ Sentlnelle, de l'italien senti-
nella (sentinelle) .
Senrtr, du L. sentire (m. s.).
— D. sentiment, ressentir, sen-
teur.
Seoif, ancien frangais seder,
en italien seder e, du L. seder e
(etre assis), par la chute du d me-
dial se(d)ere (voy. asseoir) et par
le changement de e en ot (voy.
accroire).
Separable, du L. separafriJis
(m. ».).
Separation, du L. separation
nem (m. s.).
Separer, du L. separare (m. s.).
— D. se'parement.
f Sepia, venu au seizieme sie-
cle, de l'italien septa (Sepia propr.
seiche)
Sep*, du L. septem (sept). —
D septidme.
Septante, du L. septuaginta
fsoixante-dix), par la r6ductior
de ua a a (voy. p. xc) et par I
changement de aginta en anTu
(voy. ctnguante).
Septemnre, du L. September
(m. s.).
Septenalre, du L. septena-
rius (m. s.).
Septentrlou, du L. septen- ,
trionem (m. s.).
Septentrional, du L. septen-
trionalis (m. s.).
Septfeme, voy. sept.
Septuagenalre, du L. septua-
penarius (septuagenaire).
Septuageslme. du L. septua-
gesimus (soixante-aixienie).
Septuple, du L. septupius
(m. s.).
Sepulcral, du L. sepulcralis
(m. s.).
Sepulcre, du L. sepulcrum
(m. s.).
Sepulture, du L. sepultura
(m. s.).
Sequelle, du L. sequela (suite,
sequelle).
Sequestration, du ►-.- se^ues-
trationem (m. s.).
Sequeatre, du L. sequester
(depositaire).
Seauefttrer, du L. sequestrare
(m. s.). — D. siquestre (action de
sequestrer; subst. verbal).
t sequin, venu de l'italien
zecchino (sequin).
t Serall, mot apporte de Tur :
quie par les voyageurs (turc sera\
palais) .
Seraphln, sur ce mot, voy.
p. lx. — D. se*raphique.
Serein, du L. serenus (serein).
— D. serein (substantif).
Serein (vapeur du soir), du L.
serenus (de>. de serum, soir). Pour
le changement dee en ei 9 voy. frein.
28
y Google
SER
494
SER
f Serenade, de l'italien sere-
nata (serenade).
t s^renfoglme, de l'italien
serenissimo (s6renissime).
Serenlte, du L. serenitatem
(m. s.).
Sereux, du L. setwws (m. s.)
par le changement de osus en cims
(voy. amoureux).
Set*/*, du L. sert?us (serf) par le
changement de v en f (voy. beet*/).
9 — D. serfage.
ScrfoueUe, derive de ser-
/biur, voy. ce mot.
Set*f°tfif, origine inconnue.
— D. serfouissage, serfouette.
Serge, en provencal serga y du
L. senca (etoffe de soie : « Vesti-
mentorum sunt omnia lanea, li-
neaque vel serica vel bomba-
cina.... » dit Ulpien. Dig. 1. 23.)
5er(i)ca, se contractant regulie-
rement (voy. p. lzxxi) en sefca,
donne ser^e par ie changement
de c en g (voy. adjuger), — D. ser-
grerte, serger, sergier.
Sergent (ancien francais ser-
jent) , au moyen age ce mot a le
sens de serviteur : les sergenls du
Roi, les sergents de Vtiv&que sont
proprement les serviteurs du Roi ,
de IBvdque. Au treizieme siecle le
Roman de la Rose appelle les
amants « sergens d' amour » (c-
a-d. serviteurs du dieu Amour). On
trouve dan's plusieurs textes de
notre ancienne langue « sergent
de Dieu » pour * serviteur de
Dieu. » — Sergent vient du L.
servientem (serviteur) par la con-
sonnification de i enj (voy. abr4-
ger), d'ou servjentem qui ser6duit
It serjentem par la chute reguliere
du V (voy. alteger). D'ailleurs on
trouve serviens dans les textes la-
tins du moyen age au sens de ser-
gent ce qui confirme I'origine in-
diquee : « De castrorum excubiis
summe sollicitus, militibus xx,
servientibus li.... » dit tin docu-
ment du ctouzieme siecle (1191).
Serfte, du L. seriem (serie).
Serleux, du L. seriosus* (deri-
ve de serius, m. s.).
Serin, du L. citrinus (qui est
de couleur de citron, dans Pline,
d'ou le sens de serin, d'oiseau
jaune, couleur de citron).
Citrinus a donn6 serin par le
changement : 1° de c en * (voy.
amitii); 2° de t en e (voy. admet-
tre); 3° de tr en r (voy. arrtere).
— D. seriner, serinette.
Seringa t, corruption de sy-
ringa qui derive du L. syrinx (ro-
seau).
Serlngne, du L. syringa (se-
ringue dans Vegece). — D. serin-
guer.
Serment, ancien francais satr-
ment, a Forigine sairementj en
provencal sagramen, en itaiien
Sacramento , du L. sacramentum
(serment) par le changement :
t° de cr en ir (voy. b&nir); 2° de a
en e (voy. acheter), d'ou Pancien
francais sairement qui devient pos-
terieurement sair'ment par la chute
de e (voy. aider); sairment se
transforme en serment par la
transcription de ai en e (voy. p.
Lxxxni). — D. sermentt, asser-
menter.
•ermon, du L. sermonem (en»
tretien). — D. sermonner, ser-
monneur, sermonnaire.
seroslte, du L. serositatem*
(derive de serosus; voy. au mot
sereux) .
Serpe, substantif verbal de-
rive du L. sarpere (tailler, emon-
der ; la serpe est proprement Pin*
strument qui sert a emonder).
Sur a devenu e voy. acheter. —
D. serpette.
Serpent, du L. serpentem (m.
s.). — D. serpenteau, serpent**,
serpentine, serpentcr.
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SER
495
SEU
Serpenialre, du L. serpenta-
ria (serpentaire, plante).
SerpenHn, voy. serpent.
Serpentine, voy. serpent.
•erpllllere, origme inconnue.
fltet»p©Ie#,diminutif d'un theme
serpol*, qui correspond i l'espa-
gnol serpol (serpolet) et qui de-
rive du L. serpuUum (serpolet)
par le changement de u ea o (voy.
annoncer).
Serre, voy. serrer.
Server, en italien serrare. du
L. serare, fermer a clef, dans
Priscien, - d'ou le sens de mettre
sous clef, sens qui est celui du
verbe francais dans la locution
serrer les grains, serrer son ar-
gent, serrer des hordes et dans le
derivS serrure, ce qui sert a ser-
rer). Le L. serare devenu serrare*
dans les textes latins du moyen
age, prend le sens d'enchainer,
d'ou posterieurement le sens de
lier fortement, de presser, de ser-
rer. On lit dans la Chron. Saxon.
publ. dans Mabillon (t. 4, Ann.
p. 431) : Fratricidas autem et par-
rieidas.... siveper manumet ven-
trem serratos de regno eiiciant ...
— D. serre (subst. verbal), serres,
serrement, serre', serre-fAe, serre-
papiers, serre-t&e; enserrer, res-
serrer, desserrer.
Sewwre, voy. serrer, — D.
serrurier, serrurerie.
Sertir, du L. sertire* (derive" de
sertum, couronne. — D. sertis-
sure.
»^rnm, du L. serum (m. s.).
Sewage, voy. serf.
Servant, voy. servir.
Servante, voy. servir.
Serviabte, voy. servir.
Service, du L. servitium (ser-
vitude). Sur Hum devenu ce, voy.
agencer
Serviette, voyez, pour Pety-
mologie, au mot servir.
Servile, du L. serxdUs (servile).
— D. servility.
servility voy. servile.
Servir, du JL. servire (servir).
— D. servant, servante, serviable,
serviette.
Serrlteur, du L. servitor (ser-
viteur dans quelques Inscriptions).
Servitude, du L. servitude* (m»
s. dans Festus).
Ses, en espagnol sos, du L. sos
(ses, dans Ennius. Pour le rapport
de cette forme archaique sos a la
forme classique suos, voy. p. xc.
Pour le changement de sos eft
ses, voy. je.
Sesame , du L. sesamum (se-
same).
Sessile, du L. sessilis (sessile ,
dans Pline).
Session, du L. sessionem (ses-
sion).
Sesterce, du L. sestertius (m.
s.). Sur tius devenu ce voy. agen-
cer.
Setier, anciennement sestier r
en italien sestiere, du L. sex-
tarius ( setier ) par le change-
ment : 1° de anus en ier (voy.
dnier); 2° de x en s (voy. amitie)
d'ou Tancienne forme sestier de-
venu setier par la chute de s (voy.
abime).
f Seton, de Pitalien setone (s6-
ton).
Sewii, en provencal sol, du L.
soleum* (forme secondaire de so-
lea, seuil, dans Festus) : sol{e\i)m,
regulierement transforme ( voy.
abrdaer) en sol[iu)m, donne seuil
par le changement de o en eu
(voy. accuetllir) et par la trans-
position de i (voy. p. xcvi).
Sent, du L. solus (seul) par le
changement de o en eu (voy. ac-
cuetllir) . — D. settlement, seulet;
esseuli.
Sentewnent, voy. pour l'ety-
mologie au mot seul.
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SI
496
SIF
Se*re, en provencal saba, en
italien sapa, du L. *opa (jus) par
le changement : 1° dep en v (voy.
arriver); 2° de a en c (voy. octe-
ter).
Severe, mot venu du L. seve-
rus (severe).
Severlte, du L. severitatem
(m. s.).
Sevtee, du L. saevUiae (vio-
lence), par le changement de tia
en cc (voy. agencer).
Sevlr, du L. saevire (sevir).
Sert-ef , proprement separer un
enfant de sa nourrice, du L. sepa-
rate {separer) par la contraction
reguliere (voy. accointer) de sepa-
rate en sepWare r d'ousevrerparle
changement de p en v par Pinter-
m6diaire de b (voy. arriver) . Sevrer
signifiait separer dans notre an-
cienne langue. et ce n'est que tar-
divement qu'il se restreignit (voy.
p. xxiii) au sens special de separer
un enfant de sa nourrice.
Separo a donn£ store, comme
le nom propre L. Separis a donne
Sevre (nom de deux rivieres de
France, la Sevre Nantaise, et la
Sevre Niortaise). — D. sevrage,
sevreuse.
Sexagenatre , du L. sexage-
narius (sexagenaire) .
sexagesime, du L. sexagesi-
mals (soixantieme).
Sexe, du L. sexus (m. s.).
Sextant, du L. sextantem (le
sixieme d'un tout).
Sexte, du L. sextus (sixieme).
Sextuple , du L. sextuplus *
(m. s.). — D. sextupler.
flexuel , du L. sexualis (du
sexe).
f Shako, mot d'orig. hongroise
(voy. p. lix).
1. Si (conj.) , du L. si (si). — D.
sinon.
2. Si (adverbe), du L. sic (au-
tant, tant, tellement), Sur la chute
du c ? voyez ami. — D. ainsi,
ausst.
Slbylle, du L. Sibylla (meme
sens).
albyllln, du L. sibyllinus (m6-
me sens).
Slealre, du L. sicarius (meme
sens).
Stceatlf, du L. siccativus (me-
me sens).
Slecite, du L. siccitatem (m&me
Side, mot venu du L. stilus
(side, — monnaie d'argent des
Hebreux).
Slderal, du L. sideralis (qui
concerne les astres).
Steele, du L. saeclum (siecle)
par la reduction de ae a e (voyez
S. lxxxvi) , d'ou seclum (qui est
eja dans les auteurs classiques) ;
seclum a donne siicle par la diph-
thongaison de e en ie (voyez ar-
ri&re).
Siege, voyez ci-dessous au mot
siiger.
Sieger^ du L. sediare* (venu
de tedium * deriv6 lui-m&ne de
sedes si6ge}. Sed(ia)re, consonni-
fiant regwierement ia en ia (voy.
abrdger), donne sedjare d'ou sta-
ger par la reduction de dj a §
(voy. ajouter et abriger) et par le
changement de e en ie (voyez ar-
riere). — D. sie"ge (substantif ver-
bal).
Siett, anciennement sen, forme
adoucie de son (voy. son). Sur
l'adoucissement de son en **n,
voy./e; sur la diphthongaison de
set* en sten, voy. arriere. — Pour
ie changement de sens, voy. num.
f sieste , mot venu de I'espa-
gnol siesta.
Sietcf, corruption de seigneur
(voy. cemot).
Si flier, du L. sifUare (siffler
dans Nonius ; sifUare est certaine-
ment une forme du L. populaire
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SIL
497
SIM
car on lit dans P Appendix ad pro-
bum ; Sibilus, non sifUus. » ).
Sif(i)lare regulierement con-
tracts (voy. accointer) en siflare
a donne stffler. — D. sifflant, sif-
flable, sifflement, sifflet, siffleur.
Siffiet, voy. siflet.
Signal, du L. signale * (signal
dans les textes latins du moyen
age: signale derive de signum).
— D. signaler, signalement.
Slgnatalre, voy. signer.
Signature, du L. signatura
(m. s. dans Setuone).
Slgne, du L. ftgmum (signe).
— D. signet.
Signer, du L. signare (sceller,
ratifierj. — D. signataire.
Slgnllleatif , du L. significati-
vus (m. s.).
Signification, du L. signified-
tionem (signification) .
glgnlfier, du L. significare
(signifier). Sur la chute du c, voy.
aftouage.
Silence, du L. silentium (me 1 -
me sens). Sur tium devenu ce, voy.
agencer.
SUencleux, du L. silentiosus
(m. s.). Sur osus devenu eux, voy.
amoureux.
Silex, du L. silex (silex, cail-
lou).
Silhouette, mot d'origine his-
torique (voy. p. lxiv). Allusion a
de Silhouette, contrdleur general
des tinances sous Louis XV, qui
mourut en 1767. Les portraits a la
silhouette furent ainsi nommes,
par la seule raison qu'ils etaient a
la mode pendant rannee que de
Silhouette passa au ministere.
SUlce, du L. silicem (caillou).
— D. siliceux.
SUIque, du L. siliqua (silique,
cosse).— D. siliqueux.
Slllage, voy. siller.
Siller (fendre la mer), mot
d'ongine germanique (scandinave
sila, sillonner). — D. sillon, sil-
lage.
sillet, mot dont Forigine est
inconnue).
SiUon , voy. siUer. — D. sil-
lonner.
Sifforotef, pour Tetymoldgie
voyez au mot siller.
f silo, de l'espagnol silo (mfime
sens).
Sllure, du L. silurus (silure,
poisson).
SIItcs, du L. silva (silves, re-
cueil, melanges, varietes dans
Stace et Quintilien).
Sintagree, corruption de Pan-
cienne formule si m'agrie (ainsi
m'agree) d'ou le sens du mot si-
magre'e y prevenance affectee, ob-
sequiosit6. Pour l'etyniologie, voy.
aux mots si f et agre'er.
fsimarre, de l'italien zimarra
(simarre).
Slmllalre, du L. similaris*
(m. s. derive de similis. sembla-
ble).
Similitude, du L. similitudo
(m. s.).
Slmllor, mot forge a Taide du
L. simili (semblable) et du mot or.
slmonlaque; pour l'etymolo-
gie, voyez au mot simonie.
Slmonle, du L. ecclesiastique
simonia * derive du nom de Simon
le magicien. — D. simoniaque.
Simple, duL. simplex (simple).
— D. simplesse, simplifier (L.
simplificare *); simplification (L.
simplificationem *).
Simplicity, du L. simpUcita-
tem (simplicity).
Simplification, voy. au mot
simple.
Slmpllfler, voyez au mot sim-
ple.
Slmulacre, du L. simulacrum
(simulacre).
Simulation, du L. simula-
tionem (m. s.).
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SIR
498
SOC
Sluraler, da L. simulate (con-
trefaire, affecter).
Slmultane, du L . simultaneus *
(m. s. dans leg textes latins du
moyen age). — D. simultaneity.
Slnaplsme, du L. *inapt*mus
(m.'s. dans Caeiius Aurelianus).
Sincere, du L. *tnceru« (sin-
cere).
sineertte, du U sinceritatem
(sinc£rite).
Sinciput, du L. sinciput (la
moitie anteneure de la tfite).
Slneeure, du L. sine cura
(prop, sans travail; qui ne donne
point de souci).
Singe, du I. simius (singe)
par la consonnification reguliere
( voy. abriaer ) de stm(iu)$ en
«tmyuj« d'ou singe par le cnange-
ment ae m en n (voy. changer) et
par celui de j en g (voy. ajouter).
— D. singer, singerte.
Slngularlaer, derive de sin-
gularis (singulier).
Slngularlte, du L. singulari-
tatem (derive de singularis ; voy.
singulier).
singulier, du L. singularis
(singulier). Sur arts devenu ter,
voy. dnier. — D. singulUrement.
Stnlotre, du L. sinister (fu-
neste, sinistre) .
Sinon, voy. si et non.
Slnue, du L, sinuatus (courbg)
par le cnangement de atus en e
(voy. ampoule}.
Stnueux, au L. sinuosus (si-
nueux). Sur osus devenu eux,
voy. amoureux.
Slnuoolte, duL. sinuositatem *
derive de sinuosus; voyez au mot
sinueux).
sinus, du L. sinus (courbure,
sinuosite).
siphon, du L. siphonem (con-
duit d'eau, tuyau dans Seneque).
Sire, voy. seigneur.
Sftr^ne, 4k L. siren (sirene).
f Stroco, venu de l'italien sci-
rocco (vent du S. E.).
f Strop, venu de Fitalien si-
roppo (sirop). — D. sirupeux.
Sfrofef, origine inconnue.
Sirupeux, voy. sirop.
Sis, du L. situs (situeY sis).
Pour , la persistence de s latin,
voy. Grammatre historique de la
langue frangaise, p. 162. — D.
sise.
autre, du L. sistrum (sistre,
instrument de musique).
Slsyntbre, du L. sisymbrium
(sisymbre, cresson).
f Site, venu au seizieme siecle
de Titalien sito (site). — D. situer,
situation, situe".
Sitot, voy. si et tdt.
Situation, voy. site,
Situer, voy. site.
Six, du L. sex (six) par le chan-
gement de e eni (voy. accomplir).
— D. sixain , sixieme.
Sixain, voy. sic.
Sfcrieme, voy. Stiff.
Slxte, du L. sextos (sixieme)
par le cbangement de e en i (voy.
accompWr).
t Sloop, venu de F anglais
sloop (corvette).
Sobre, du L. sobrius (m. s.).
sobrlete, du L. sobrietatem
(sobriety). -
So6ffgttet, origins inconnue.
Soc, du L: soccus (prop. Soulier,
d'ou le sens de soc a cause de la
pointe recourbee de la charrue : on
trouve soccus au sens de soc de
charrue, dans Alexandre Necham :
«Supponatur dentile* vel dentate,
cui soccus vel vomis, infigatur....»
— Sur le cnangement de cc en c,
voyez ci-dessus au mot bee.
Soelablllte* du L. sociabUita'
tern * (derive de sociabilis : voy.
sociable).
Sociable, du L. sociabilis (so-
ciable).
y Google
SOI
499
SOL
Modal, da L. socialis (m. s.).
soctetalre, voy. socie'te'.
soetete, duL. societatem (so-
• ciet6). — D. socie'taire.
+ socle, venu de Titalien %oc-
colo (socle).
Socque, du L. soccus (sou Her).
sodium, metal alcalin, ex^rait
de la sonde pour la premiere fois
en 1807, par Humphrey Davy.
Soeuf, du L. soror (soeur) par
la chute de la derniere syllabe
atone (voy. p. lxxxi) , d'ou somr
par le changement de o en opu
(voy. accueillir). — D. sceurette.
f Sofa, mot apporte" d'Orient
par les voyageurs (arabe, coffah,
lit de repos).
f sofflte, venu de Titalien
soffito (plafond orn6 de rosaces).
Soi, du L. sibi (soi). — Pour
le changement de % en ot, voy.
boire. Pour la chute du b, voy.
taon.
Soi-dfamt, voy. soi et disant.
Soie, en espagnol seda, en ita-
Jien seta, du L seta (soie) par la
chute du^ medial (voy. aigu) et
par le changement de e en oi (voy.
accroire) . — D. soierie, soyeux.
Soif, en provencal set, en ita-
lien sete, du L. sitim (soif) par
le changement . 1° de i en oi (voy.
boire) ; 2° de t en /"(vo|. fief).
Soigne**, voy. *otn. — D. soi-
gneux.
Soitt, origlne inconnue. — D.
soigner.
Soi**, en provencal ser, du L.
serum (soir, dans Su6tone) par le
changement de e en oi (voy. ac-
croire). — D. sotWe.
Soi*, subjonctif du verbe Hre.
Soil represente le L. sit (soit).
Pour le changement de i en oi,
voy. boire.
Soiacatttoitte, Voy. soixante.
StHacante^ du L. sexaginta
(soixante) par le changement :
1° de e en of (voy. accroire) ; 2° de
...aginta en ante (voy. cinquante).
— D. soixantidme, soixantaine.
Sofatantihtne, voyez au mot
soixante.
1. Sol, (monnaie) en italien
foZdo, du L. solidus (monnaie
d'or, dans Ulpien) par la chute
des deux dernieres voyelies atones
(voy. p. lxxxi), comme dans net
ie m'ridus, pale de pallidas, etc....
2. Sol, du L. solum (sol, terre).
solacler, du L. Solatiare* (de-
rive de solatium consolation). Sur
ti devenu ci, voy. ageneer.
golatre, du L. solarius (so-
laire).
Bolanee, du L. solanea (qui
recherche le soleil).
Solanum, du L. solanum (sola-
num, plante).
f Soldat, venu de Titalien sol-
dato (soldat).
f Soldateeque. venu de Tita-
lien soldatesca (solaatesque).
f Soldo, venu de Titalien soldo
(solde).
f Solder, venu de Titalien sol-
dare (solder).
1. Sole (agriculture), du L.
sola* (forme feminine de solum;
voy. sol). — D. assoler, assole-
ment.
2. Sole (poisson), du L. solea
(sole, dans Pline).
Soleclsme, du L. soloecismus
(solecisme) .
Soleil, du L. soUculus* (de-
rive de sol soleil. Pour T6tude du
sens, voy. p. xxxn). Pourle chan-
gement de iculus en eil, voy.
abeille.
solen, du L. solen (solen, co-
quillage) .
Solennel, du L. solennalis *
(deriv6 de solemnis solennel). —
D. solenniser, solennisation.
solenuellement, voy. solen-
nel.
yGoogk
SOL
500
SOM
Seleaalte, du L. solennitatem
(m. s.) .
f solfege, venu de Titalien sol-
feggio (m. s.).
f selfer, derive de Titalien
*ot/a (gam me) .
Solldalre, voy. solide. — D.
solidarity.
Solidarity, voy. solidaire.
Bolide, duL. solidus (solide).
— D. solidaire; solidifor.
Solldlfier, voy. solide.
Solldlte, du L. soliditatem
(m. s.).
Sollloqne, du L. soliloquium
(monologue) .
Sollpede, du L. solum (seul)
et pedem (pied).
solitaire, du L. solitaries*
(derive de solus seul) •
Solitude, du L. solitudo (so-
litude).
Sofire, anciennement solieve,
substantif verbal de sublevare
(soutenir, supporter, d'ou le sens
de solive proprement support, sou-
tien, etai). Subleva* a donne* so-
lieve par le changement : 1° de
bl en I (voy. semondre); 2° de u
en o (voy. annoneer) ; 3° de e en ie
(voy. arri&re) puis en t. — D. so-
tiveau.
Solicitation, du L. sollicita-
tionem (m. s.) .
Solllclter, du L. sollicitare
(solliciter). — V.solUciteur.
Solllcltude, du L. sollicitudo
(m. s.).
f solo, venu de Titalien solo
(m. s.). — D. soliste.
solstice* du L. solstitium (m.
s.). Sur Hum devenu ce, voy.
agencer.
Solottelal, du L. solstitialis
(m. s.).
SolublU te, du L. solubilitatem*
(derive de solubilis soluble) .
Soluble* du L. solubilis (so-
luble).
Solution, du L. solutionem
(solution) .
Solvability du L. solvabili-
tatem (derive de solvabilis; voy. .
solvable) .
Solvable, du L. solvabilis* (d6-
riv6 de solvere payer). Sur abiUs
devenu able, voy. affable.
f sombre, venu de Tespagnol
sombra (qUi signifie proprement
ombre). — Du primitif sombre est
derive le verbe assombrir, d'ou
So mtr e r , proprement faire
disparaltre, cacher, dissimuler
dans Tombre, du L. subumbrare *
(plonger dans Tombre) par lachute
qu b meclial (voy. taon) , par le
cbangement de u en o (voy. an-
noneer), d'ou so-ombrer qui de-
vient posterieurement sombrer
(voy. p. xcn).
Sommalre, du L. summarium
(sommaire dans Seneque) .
Sommatlon, voy. au mot xom-
roer.
1. Somme (sommeil) du L.
somnus (sommeil) par le change-
ment de mn en mm (voy. aUu-
mer).
2. Somme (total), du L.
summa (somme) par le cbange-
ment de u en o (voyez au mot an-
noneer).
3. iSomme (charge, fardeaa),
en italien salma, du L. salma*
(charge, corruption de sagma bit,
et aussi charge que Tanimal ports
sur son bat : « sagmm, quae cor-
rupte dicitur salma.... » dit Isi-
dore de Seville.) Salma changeant
regulierement al en au (voy.
agneau) donne sauma que Ton
trouve dans un teite latin du on-
zieme siecle. — Sauma donne
somme par le changement de a*
en o (voy. alouette). — D. son-
mier (au sens de cheval de som-
me, puis de matelas qui supporte) ;
assommer (proprement ecraser sous
yGoogk
som
501
SON
le poids d'une somme, d'un far
deau).
Sommeil, du L. somniculus i
(sommeil; derive de somnus : pour
Pextension du sens, voy. p.xxxn :
somniculosus est dans Martial et
prouve Pexistence de somniculus*,
comme la forme periculosus prouve
periculum). Sur le changementde
iculus eneilj voy. abeilXe; sur mn
devenu mm, voy. allumer. — D.
sommeiller. |
Sommeil let*. Pour l'gtymolo-
gie, voyez au mot sommeil.
Sommefief, a Torigine offi-
cier de bouche , celui qui est
charge de l'approvisionnement c du
L. saumalerius * (derive de saw-
ma* charge fardeau, provision;
voy. somme 3.). Saumalerius est
dans un texte de 1285.
Saumalarius a donne somme-
lier par le changement: 1° de au
en o (voy. alouette); 2° de a en e
(voy. acheter. — D. sommeMme.
Sommef f et*ie , voy. sotnme-
Wer.
Sommet*, propreraent resumer
ce que Ton vient de dire, du latin
summare* (derive de summa, som-
maire, resume, abreg6). Pour le
changement de w en o , voyez au
mot annoncer. — D. sommation.
Sommet, diminutif de l'an-
cien francais som qui est le L.
summum (sommet) par le change-
ment de u en o (voy. annoncer).
Sommiev, voy. somme 3.
Somrnlt^, du L. summitatem
(m. s.). Sur u devenu o, voy. an-
noncer.
somnambnle, mot forge a
I'aide du L. somnus (sommeil) et
ambukvre (promener) . — D. som-
nambulisms
iomnlfere, du L. somnifer
(m. s.).
Somnolence, du L. somnolen*
tia (m. s.) .
Somnolent, du L. somnolentus
(m. s.).
Somptiudre, du L. sumptua-
rius (somptuaire).
somntueux, du L. sumptuosus
(somptueux).
Somptuotlte, du L. sumptuo-
sUatem (m. s.).
1. Son (pronom possessif), du
L. sum, som (dans Ennius, pour
suum; pour le rapport de sum a
suum, voy. p. xc).
Sum a donn6 son par le chan-
gement : 1° de u en o (voy. an-
noncer) ; 2° de m en n (voy. chan-
ger).
2. Son (poussiere des cereales),
en espagnol soma, duL. summum
(propr. le dessus de la farine, d'ou
le sens de son, cette poussiere ve-
nant tou jours a la surface pendant
l'operation de la mouture). Sur le
changement de u en o, voy. an-
noncer; sur celui de m en n voy.
changer.
3. son, du L. sonus (son,
bruit).
f sonate, venu de l'italien
sonata (sonate).
Sondage, voy. sonder.
Sonde, voy. sonder.
Sond er, proprement aller sous
l'eau, du L. subundare (derive de
unda eau). — Su(b)undare a
donne sonder par la chute du b
m6dial (voy. toon) et par le chan-
gement de u en o (voy. annoncer)
d'ou sonder par la contraction de
oo en o (comme dans rond de
roond, Louis de Loois, etc....).
— D. sonde (subst. vernal), son-
dage, sondeur.
Sotufetfff , voy. sonder.
Songe, duL. somnium (songe)
par la consonnification de iu en
ju (voy. abrtger) d'ou somnjum
qui a donne songe par la reduction
de mn a n (voy. colonne et chan-
ger), et par le changement de j en
y Google
SOR
502
SOU
g (yoy. ajouter et aUeger). — D.
ganger , songeur.
Sonmaitier* voy. tanner. —
D. jonnatlfe (subst. verbal).
SmuMi*, du L. sonar e (sonner).
Sur le changement de n en nn,
voy. ennemi. — D. sonnant,
sonnerie, sonnette, sonneur, son-
nailler (comme criailler de crier).
t sonnet, de l'italien sonnetto
(sonnet).
Soitttette, voy. sonnet.
senore, du L. fonorus (m. s.).
senorlte, du L. lonoritotem
(m. s.).
senha, voy. sofa.
senbuune, du L. sophisma
(m. b.).
Monhlrte, du L. sophista
(m. s.).
Senhlatlqne, du L. sophisti-
eus (m. s.). — D. sophistiquer.
Sopbtottquer, voy. sophisti-
que. — D. *op/tts%uei*r, sophis-
tication.
soperlfere, du L. soporifer
(m. s.).
Soperlllqne, du L. *oport-
/ieus*.
f soprano, de l'italien so-
prano (haute-contre).
sorbe, du L. loroitm (sorbe,
fruit). — D. lorbter.
f sorbet, venu de l'italien sor-
oetto (sorbet). — D. sorbe'tiere.
Soreetterie 9 voy. sorcier.
Sorcier, du L. sortiarius*
(diseur de bonne aventure, derive
de sortiare* dire des sorts; sor-
Hare* vient de sortem sort, oracle,
pr6diction). Sortiarius, sortiaria*
se trouvent au sens de sorcier et
de sorcidre dans les textes carlo-
vingiens ; « Et quia audivimus,
quod malefici homines et sortia-
riae, per plura loca in nostro
regno insurgunt....* lit-on dans
les Capitulaires de Charles le
Ghauve t. 39, $ 7. Et Hincmar
De divortio Lotharii: * Alii potu,
alii autem cibo a sortiariis demen-
tati, alii vero tantum carrmmbus
a strygio fascinati... »
Sortiarius changea H en et
(voy. agencer),arius en ter (voy.
inter). — D. ensorceler (venu de
l'ancien francais ensorcerer, par
le changement de r en i yoy.
auteC). Pour le rapport de ensor-
cerer a sorcier, voy. p. xcv.
sordlde, du mot L. sordidus
(m. s.).
sorlte, du L. sorites (m. s.).
Soratette, diminutif d'un ra-
dical sorn qui est d 'origine eel ti que
(Kymri. swrn bagatelle, sornette).
Sort, du L. sortem (sort).
Sortabte, voy. sorte.
f sorte, venu de l'italien sorta?
(sorte). — D. assortir, sor table.
Sortie, voy. sortir.
Sortilege, du L. sortilegium*
(deriv6 de sortilegus, devin).
Sortir, du L. sortiri (propre-
ment partager, puis sortir ; comme
partiri qui signifie a la fois partir
et partager. — D. sortant, sortie
(subst. participial).
Sot, origine inconnne. — D.
sotie, sottise.
Sottise. voy. sot.
Sow, adoucissement de Pan-
cienne forme sol (voy. sol 1)
comme dans mou de mol y fou de
fol, coude col, etc.... Pour le chan-
gement de I en u, voyez agneau.
f SonbaMement, pour «w#-
bassement, mot forg6 au seizieme
siecle a i'aide de sous (voy. ce mot)
et de bassement qui est Htalien
bassamento (soubassement).
f sonbr oa a n t, venu au seizie-
me siecle de l'espagnol sobresalto
m. s.).
soabrette, origine inconnue.
Sottcfce, origine inconnue. — •
D. soucneteur,souchetage.
sonebet, origine inconnue.
yGoogk
sou
503
SOU
1. Souci (plante), ancienne-
meDt solcie, du L. solsequium
(tournesol, dans Apulee ; souci
dans les textes carlovingiens).
Solse{q)uium donne l'ancien
francais solcie par la chute du q
(voy! affouage) et par le change-
ment : 1° de e en t (voy. accom-
plir) ; 2° de * en c (voy. cercueil).
Solcie a donne souci par le chan-
gement de ol en ou (voy. agneau).
2. Sowteij voy. soucier. — D.
soucieux.
Soucier , enprovencal moderne
soucidd, du L. sollicitare (inquie-
ter, tourmenter) par la contrac-
tion (voy. aider) de soll(i)citare
en soWct(t)are d'ou solder par la
chute du t (voy. ao&aye) : solder
devient soucier par le changement
de ol en (ft* (voy. agneau). — D.
souci (substantif verbal).
Sowcietiac, voy. souci.
SoMcott j>e, p. sous-coupe, pro-
prement ce qui se met sous la
cotipe.
Sotufoftt, en provencal sob-
tan, du L. subitanus* (autre forme
de subitaneus soudain, dans Co-
lumelle). Sub$)tanus reguliere-
ment contracts (voy. accointer) en
sub'tanus donne soudain par le
changement: 1° de bt en d (voyez
accouder) ; 2° de anus en ain (voyez
ancien) ; 3° de u en o puis en ou
(yoy- accowder). — D. soudaine
merit, aCvAainete".
^otfflan, ?ncien francais sol-
dan, du L. sojourns, qui est la
forme latinisee du mot omental sul-
tan (voyez ce mot; voye* ^ussi
page lu). Ce mot date, cheznous,
de Tepoque des croisades. On lit
dans une chronique de la premiere
croisade : « Sicut principes vestri,
vel imperator&i dicuntur , vel Re-
ges : sic apud illos qui prceemi-
nent, Soldani, quasi soli domi-
nantes vocantur. » Pour le chan-
gement de soldan en soudan, voy.
agneau.
f Soudard, mot venu au sei-
zieme siecle, de la langue italien-
ne, — comme beaucoup d'autres
expressions militaires. Soudard est
Pitalien soldardo* (derive de sol-
dare* soudoyer).
Soude, en italien soda^ du L.
solida (soude) par la contraction
rSguliere (voy. p. Lxxxi)de sol{l)da
en soVda d'ou soude par le chan-
gement de ol en ou (voy. agneau)*
Sawder, en italien soldare , du
L. solidare (propreinent ressouder
une fracture, dansPline : sur levers
de Juvenal : « quassatum et rupto
poscentem sulphur a vitro.... » un
scoliaste remarque: « Quia hoc
solent vitrum solidare, id est malr
thare. » On lit dans Geoffroy de
Venddme, Opusc. 7 DeArca Foede-
ris: t jEs etiam in tabernacula
cum auro et argento solidamus. ...»
SoJ,{i)dare regulierement con-
tracts (voy. accointer) en sol'-
dare, donne souder par le change-
ment deot en ou (voy. agneau).—
D. soudure.
Soudoyer, s'assurer a prix
d'argent le concours de quelau un,
duL. soldicare * (deriveae soldum^
somme d'argent dans Martial) .
SoZdicare changeant ....icare en
....oyer (voy. ployer), donne sol-
doyer* d'ou soudoyer par le chan-
gement de ol enow (voy. agneau).
Soudre (resoudre), du L. sol-
vere (resoudre). Pour le detail des
changementsdelettres, voy. absou-
dre.
Sou/fter, du L. sufflare (souf-
fler) par le changement de u en ou
(voy. accouder). — D. souffle
(sutst verbal), soufflet, soufflerie,
souffleur. soufflure.
Soufflet, voy. souffler. — D.
souffleter.
Souflleter, voy. soufflet,
y Google
sou
504
SOU
SowlTfaMce, voy. souffrir.
Sowjfvetetiac , anciennement
souflraiteux (en provencal sofrai-
tos, sofrachos) derive* de l'ancien
francais souflraite (denument,
manque, d'ou le sens de souf-
france). Souflraite est le L. suf-
fracta* (deriv6 du participe L.suf-
fr actus brise, rompu). Suflracta a
donn6 souflraite par le change-
ment : 1° de u en ou (voy. accou-
der) ; 2° de ct en tf (voy. attrait).
Pour le changement de souffrat-
teux en souffreteux, voy. accroire.
Souffrir , du L. sufferrere*
(souffrir, forme secondaire de suf-
ferre; pour le detail de cette deri-
vation, voy. au mot Store) . Suffl&y
rereregulierement contract6(voyez
accointer) en suffrere donne souf-
frir par le changement: t° de u
en ou (voy. accouder); 2° de e en
* (voy. accomplir) . — D. souflre-
douleur, souffrant (d'ou souf-
f ranee).
Sottfre, anciennement solfre,
du L. sulfur (soufre) par la con-
traction reguliere (voy. p. lxxxi)
de sulf[u)r ensulfr d'ou solfre par
le changementde u en o (voy. an-
noncer); soufre par le changement
de 61 en ou (voy. agneau). — D.
soufrer.
SouhaU, voy. souhaiter.
SouhaUer, compose du pre-
fixe sou*) et de l'ancien verbe fran-
cais batter, prendre a gre, desi-
rer ; hatter est un mot d'origine
germanique (derive" du scandinave
neit, voeu, souhait). — D. souhait
^substantif verbal); souhaitable.
Souffle, voy. souiller.
Sowiffef, au L. suculare* se
vautrer comme un pore, derive de
sueulus goret dans le Code Justi-
nien. De meme en provengal sul-
har (souiller) derive de sulha
(pore). Suc(H)lare r6gulierement
contracte (voy. accointer) en suc'-
lare donne souiller par le change-
ment: 1° de cl en il (voy. abeille) ;
2° de u eu ou [voy. accouder). —
D. souil, souille (subst. verbaux) ;
souillon, souillure.
' Som! , ancien francais saoul, en
Srovencal sadol, en italien satollo,
u L. satullus (soul, rassasie, dans
Varron). Sa(X)ullus perdant son I
medial (voy. abbaye) change u en
ou (voy. accouder) d'ou l'ancien
francais saoul. — D. souler.
Sotcfaget*, en espagnol *oit-
t?iar, du L. suolevtare (derive de
subtevare soulager). 5u6tet?iarea
donne soulager par le change-
ment: 1° de u en ou (voy. accou-
der) ; 2° de bl en J (voy. sujet);
3° ae e en a (voy. amender); 4 # de
ttdre en ger (voy. alUger). — D.
soulagement.
Sotfla*, en provencal solatt,
du L. solatium (consolation) par
le changement: 1° de o en ou
(voy. affouaae) ; 2° de tt en s
(voy. ooencerj.
$ott fevetttetttf, voy. soulever.
Sowfeve**, du L. suolevare
(soulever) par le changement:
1° de u en ou (voy. accouder) ;
2° de bl en 2 (voy. sujet). — 6.
sou^vemen*.
Soutier 9 du L. roZortum* (de-
rive du L. classique solea, tan-
dale ; ontrouve dans Plaute soiea-
rius pour cordonnier, faiseur de
sandal es) . Solarium a donn£ Sou-
lier par le changement: l°de oen
ou (voyez au mot aflouage ; 2° de
arium enter (voyez au mot dnitr).
Sowiigne*; voyez aux mots
sous et ligne.
Sottfoir, (avoir coutume), du
L. solere (avoir coutume) par le
changement: 1° de o en ou (voyez
aflouage) ; 2° de e en oi (voy. ac-
croire).
Sow fte,du L. solutum Tun solde
dans leDigeste, substantii partici-
y Google
sou
505
SOU
pial de solvere payer). Sol(u)tus
contracts (voy. aider) en soVtus
donne soulte par le changement
de o en ou (voy. affouage).
Sa<«mettt*e, du L. submittere
(soumcttre) par le changement:
1° de sub en sou (voy. soulever) ;
2° de mittere en mettre (voy. ad-
mettre).
Sowwnis, du L. submissus
(soumis) par le changement de
sub en sou (voy. soumetlre) .
Sottmf««ioM 9 du L. submis-
stonem (soumission) par le chan-
gement: 1° de sub en sou (voyez
soumetlre). — D. soumissionner ,
soumissionnaire.
Sottpape, origineinconnue.
Sou jȣom^ ancienr.ement sou-
vegon, a Tongine souspecon, par
le changement: 1° de u en ou
(voy. accouder); 2° de ien e (voyez
admettre) ; 3° de cio en go (voyez
agencer). — Souspecon devient
soupegon par la chute de s (voyez
aWroe) ; et plus tard soupgon par
la chute de e (voy. aider)*. — D.
soupconner.
Sottppottttef, voy. soupcon.
— D. soupconneux.
Soupe, mot d'origine germani-
que (allemand Suppe soupe). Pour
le changement de u en o voyez
annoncer. — D. souper, soupihe .
Sottpente, substantif partici-
pial d*un theme verbal soupendre,
comme pente vient de pcndre, et
ditente de de'tendre. Pour les de-
tails, voy. au mot absoute. Le
theme soupendre* repond au L.
suspendere (suspend re) par le
changement: l°de wen ou (voyez
accouder) ; 2° de pendere en pen-
dre (voy. pendre) ; 3° par la cnute
de s (voy. abime).
Souper, voy. soupe. — D.
souper (subst), soupe" , s-oupeur.
Sotcpe«et*, voy. sous et peser.
Sotcpleve, voy. soupe.
Soupir, voy. *o«ptrer.
SoMpir all,anciennement sous-
pimti, du L. suspiraculum* (de-
rive de suspirare, comme la forme
classique spiraculum sou pi rail,
derive de spirare). Suspiraculum
a donne soupirait par le change-
ment : 1° de aculum en ail (voyez
abeille) ; 2° de u en ou (voy. ac-
couder) ;3° par la chute de s (voyez
abime).
Sotcpifet* , anciennementsous-
pirer, du L. suspirare (soupirer)
par le changement de u en ou
(voy. accouder) et par la chute de
s (voy. abime). — D. soupir (subst,
verbal), soupirant.
Sottpfe, du L. supplex* (qui
plie) par le changement de u en ou
(voy. accouder). — D. souplesse,
assouplir.
$ottpfe««e, voy. soupfe.
Soifgttettiffe, origme incon-
nue.
Sottfce, voy. sowrdre. — D.
sourcier.
Sottfcif, en provencal sobre-
ctWi, en italien sopracciglio , du L.
supercilium (sourcil) par la con-
traction (voy. aider) de sup(e)rct-
lium en sup'rcilium d'ou sourct'J
par le changement : 1° deu en ou
(voy. accouder) ; 2° de pr en r
(voy. sur). — D. sourciller.
Sotffciffe**, voy. sourcil. —
D. sourcilleux.
Sotfinf, du L. ntrdus (sourd)
par le changement de u en ou
(voy. accouder). — D. sourdaud,
sourdine, assourdir, abasourdir.
SoM**cfi»te, voy. sourd.
Sou»Hft«e 9 du L. surgere (sour-
dre ? jaillif) par la contraction re-
guhere (voy. p. lxxxi) de surg{S)re
en surg*re, d'ou sourdre par l'in-
tercalation d'un d (voy. absoudre)
et par le changement de u en ou
(voy. accouder). — D. source, ce
qui jaillit, substantif participial de
29
y Google
sou
506
SOU
sourdre (voy. absoute) ; source, an-
ciennement sorce, al'origine sorse,
represente non le L. surrecta, mais
un type sursa (que Ton trouve au
sens.de source dans plusieurs tex-
tes latins du onzieme siecle). Sur
le cbangement de * en c, voyez
cercueil; sur celui de u en o puis
en on,- voy. accoudet. — ■ D. res-
source.
Sotonve, jdu L. subridere
(sourire) par le changement : 1° de
sub en sow (voy. soulever) ; 2° de
ridere en rire (voy. rire). — D.
sourire (subst. verbal), souris du
L. swbmus; sur le cbangement de
sub en sou, voy. soulever.
1 . SoMrif , voy. sourire.
2. Sourw, en provencal soritz,
du L. soricem (souris) par le cban-
gement : 1° de o en ou (voy. af-
fouage) ; 2° de c en s (voy. ami-
tie'). Pour le depiacement de Pac-
cent latin (soricem pour soricem) ,
voy. p. cv) . — D. sourxceau, sou-
ridere.
SoMttftofr, ongine inconnue.
— D. sournoiserie.
Sous, anciennement sos, en
provencal sotz, en itahen sotto, en
valaque* subt, du L. suotus (sous)
par l'assimilation de bt en t (voyez
sujetj et par la cbute reguliere du
dernier u (voy. p. lxxxi), ri'ou
suVs qui devient sos par la reduc-
tion de ts a s (voy. p. c) et par le
cbangement de u en o (voy. an-
noncer) , Pour le passage de Pan-
cien francais sos au francais mo-
derne sous, voy. affouag'e. — D.
dessous, soupeser, soucoupe, sous-
pied, soutirer.
souscrlptlon, voy. au mot
souscrire .
Sott*cfife ? du L. suscribere
(souscrire a, signer) par le cban-
gement : 1° de sub en sou (voyez
soulever)^ 2° de ....scribere en
•„.scrire (voy. ecrire). — D. sous- J
cripteur (L. subscriptor) ; sous'
cription (L. subscriptionem).
So*M-ettteiuff*e 9 voy. sous et
entendre. —> D. sous-entendu,
sous-entente.
Sous-pied, voy. aux mots *ot«
et pied.
Soussigtte, voy. sous et st-
gner.
Soustraetlon, voy. au mot
sousfraire.
Sou*tt*aifte, compose de sous
(voy. ce mot) et de tr.aire (voyez
traire). — D. soustraction (mot
forme du L. subtractionem, action
de se retirer ; subtractionem chan-
geant sub en sou , comme on Pa vu
au mot soulever j aurait du donner
soufroctton; mais ici la forme du
mot a ete influenced par le prefixe
du verbe soustraire.
f soutane, venu de Pitalien
sottana (soutane). Sur o detenu
ou, voy. affouage. — D. souto-
nelle.
Softaneiie. Voyez , pour l'e-
tymologie, au mot soutane.
Sowte, dans Rabelais soutte,
venu de Pitalien sotto (dessous,
magasin a fond de cale).
Som fettafcfe, voy. aumot sou-
venir.
SotctettemetU, voy. soutenir.
£ott teitit*, anciennement sous-
tenir, du L. sustinere (soutenir)
par le cbangement: 1° de u enou
(voy. accouder); 2° de ...Ainere en
....tenir (voy. appartenir) ; d ? ou
Pancien francais soustenir devenu
soutenir par la cbute de s (voyez
abime) . — D. sttutien (substantif
verbal) ; soutenable, sout&nement,
soutenant (subst. participial) ; sou-
tenu.
Sowtewain, du L. subterra-
neus (souterraiD) par le cbange-
ment: 1°* de sub.... en sou....
(voy. soulever); 2° de aneus en
ain (voy. ancien).
y Google
SPA
507
SPfi
SomHeu^voy. soutenir.
Somtiw er , voy. sous et tirer.
— D. soutirage.
Souvettcmce, voyez au mot
souvenir.
Souvenir (se), du L. subvenire
(proprement venir a, se presenter
a l'esprit) par le changement de
sub,... en sou.... (voy. soulever).
— D. souvena/rCty souvenance,
souvenir (verbe pris substantive-
ment.
Sottvett*, en italien sovente,
du L. subinde (souvent,dansPline,
X. 34 : « Conjugii fidem non vio-
lant communemque servant do-
mum. Nisi cxlebs aut vidua ni-
dum non relinquit : et imperiosos
mares, subinde etiam iniquos fe-
runt. »
Subinde a donn6 souvent par le
changement : 1° deu en ou (voy.
accouder) ; 2° de ben v (voy. avant);
3° de inde en ent (voy. en) .
Souveraiu , anciennement
soverain, en italien sovrano, du
L. swperanus (le chef, celui qui
est au-dessus , super). — Supera-
nus ,didonn& souverain, par le chan-
gement : 1° de u en ou (voy. accou-
der) ; 2° de p en v (voy. omrcr) ; 3°
de anus en atn. (Voy. ancien), —
D. souverainement , souverainete'.
Souverainemeui, voy. «>u-
verain.
Souverainete^ voyez ci-des-
sus au mot souverain.
Soyewac, voy. soie.
spacleux , du L. spatiosus
(m. s.). Sur. ti devenu ci, voy. a#m-
«cr; sur o*tw devenu cure, voy.
amour eux.
f spadassln, venu au seizieme
siecle de Pitalien spadaccino (spa-
dassin).
|- Spalme, subst. verbal de
spalmer (qui vient de 1'italienspaJ-
mare, goudrpnner un bateau, le
spalmer),
t Spalt, de l'allemand *patt
(spalt).
sparadrap, origine inconnue.
spare, du L £parus (spare,
breme).
Sparte, du L. spartum (sorte
de jonc). — D. sparterie.
Sparterle, voy. sparte.
Spaime, du L. spasma (spasme).
Spasmodlque, du grec <nca<r-
|mo8*k (convulsif).
t spath, venu de l'allemand
spath (m. s.)
spathe, du L. spatha (spathe
du palmier).
spatnle, du L. spatula (spa-
tule dans Celse).
special, du L. specialis (meme
sens)
spedallte, du L. specialita-
tem (m. s. dans Isidore de Se-
ville).
specleux, du L. speciosus (spe-
cieux).
specification, voy. specifier.
Specifier, du L. specificare*
(dans les textes latins du moyen
age, compose de species espece et
du theme ficare). — D. specifique
(specificus) specification.
specifique, voy. specifier.
Specimen, du L. specimen
(echantillon).
spectacle, du L. spectaculum
spectacle (deja spectaclum dans le
latin classique).
Spectatenr, du L. specta-
tor (m. s.).
spectre, du L. spectrum (vi-
sion).
speculalre, du L. specularius
(celui qui travaille les pierres spe-
culaires).
speculateur, duL. speculator
(observateur).
Speculatlf, du L. Speculativus
(m. s.).
Speculation, du L. specula*
tionem (contemplation).
y Google
SPO
508
STA
speeuler, du L. speculari (ob-
server).
f spencer, venu recemment
de Panglais spencer (m. s.)
sphere, du L. sphxra (mfime
sens).
spherlqne, du L. sphaericus
(circulate). — D. sphertcite'.
SpheroYde, du L. sphaeroides
dans Vitruve).
spherometre, du grec ayoupd
(sphere) et \Uxpov (me«ure).
sphinx, du L. sphinx (m. s.)-
splc, voy. aspic 1 .
splellege, du L. spicilegium
(glanage) .
spinal, du L. spinalis (deV&p'me
dorsale).
splrale, voy. spire,
spire, du L. spira (enroule-
ment). — D. spiral, spirale.
SplrltualUer , deriv6 du L.
spiritualis (spirituel). — D. spi-
ritualisatwn, spiritualism*, spiri-
tualist e.
Splrttnallsme, voy. spiritua-
lise .
Splrltnallste, voy. spirituali-
ser.
splrltuallte, du L spirituali-
tatem (m. s.).
spirituel, du L spiritualis
(spirituel).
f splrltueux, a l'origine terme
commercial venu de l'anglais spi-
rituous (m. s.)
Splanchnologies grec crcXa-
YXva (entrailles) et Xoyo; (traite).
f spleen, mot venu audix-hui-
tieme siecle de l'angiais spleen
(melancolie, humeur noire).
Splendenr, du L. splendor
(eclat).
Splendlde, du L. splendidus
(brillant).
spollatenr, du L. spoliator
(m. s.).
spoliation, du L. spoliatio-
nem (m. s.).
Spoiler, du L. spoliare (de-
pouiller).
SpondaYque, du L. spondaicus
(m. s.).
Spondee, du L. spondaeus
(m. s.).
Spondyle, du L. spondyhu
(vertebre).
Spongleax, du L. spongiosus
(m. s.).
Sponglte , du L. spongiies
fspongite, sorte de pierre po-
reuse).
spontane, du L. spontaneus
(m. s.). — D. spontaneiU, spon-
tane'ment,
spontanelte, voyez au mot
spontani,
Sporadlqne, du grec roopoftt-
xo; (disperse).
Sportule,du L. sportula (spor-
tule, petit pamer).
Sqnale, du L. squalus (chien
de mer.
Sonammeux, du L. squamo-
sus (couvert d'ecailles).
Sqnelette, du grec <nteXet6;
(desseche).
Sqnlrrhe, du grec oxCpf oc (tu-
meur dure). — D. squirrheux.
stablllte, du L. stabilitatem
(m. s.).
stable, du L. stabilis (ferme).
Sur le changemeflt de aoilis en
able voy. affable,
stade, du grec <rr<x8iov (stade).
stare, obligation de residence
venu du L. stare (resider) par le
derive staticum* (domicile, resi-
dence) qui est dans les actes des
temps merovmgiens, d'ou stage p^r
lechangement de aticum en age
(voy. au mot dge). — D. sta-
giaire,
stagnant, du L. stagnanten
(qui sejourne).
Stagnation, du L. stagnatio-
nem* derive destagnare (6tre sta-
gnant).
y Google
STA
509
STI
Stalactite, du grec oraXaxifc
/m. s.).
Stalagmite, du grec cxaXa^-
(1,6; (filtration).
stalle, mot venu du latin ec-
clesiastique stallum (si&ge desmoi-
nesa 1'eglise): « Solito morevenit
in chorum et ecce invenit spiritum
immundum in stallo suo } simitan-
tern fratri qui juxta se manebat
in choro.... » dit un document du
treizieme siecle. Stallum est un
mot d'origine germanique et re-
pond a Tancien haut alJemand
stdl (siege). — De stallum a et6
forme au moyen age installare
(proprement mettre dans la stall e ,
installer). Installer un juge c'est
proprement 1'asseoir dans son siege
judiciaire .
f stance, de Pitalien stanza
(strophe) .
Staphylln , du grec atayvki-
vo? (m. s.).
fstathouder, du hollandais
slathouder (proprement lieute-
nant). — D. stathouderat.
statlce, du L. statice (s tat ice,
plante).
station, du L. stationem (sta-
tion). — D. stationner.
statlonnalre, du L. stationa-
rius (m. s.).
stationner, voy. station. —
D. stationnement.
Statlqne, du grec otoitixiq s.-
ent. iitiavri\Lri (partie de la meca-
nique qui traite de l'equilibre des
corps;.
statlstlque,d'un type grec <rca-
TtaxixVi forge par les savants a
Taide du verbe crcattSetv (etablir).
1 . Statualre, (subst. masc.) du
L. statuarius (m. s.).
2. statualre (suds, fern.), du
U statuaria (m. s.).
statue, du L. statua (m. s.) .
statuer, du L. statuere (arrft-
ter).
statu quo (in) , locution latine :
dans l'etat oil sont actuellement
les choses.
stature, du L. statura (m. s.).
statu t, du L. statutum (m. s.).
Steatite, du L. steatites (stea-
tite, pierre).
steganographle, du grec ore-
Yavoypa9ta(artd'ecrireen chiffres).
D. sttganographique.
stellalre, du L. stellaris (d'e-
toile).
stelllonat, du L. stellionatus
(m.s.).
Steuographe, du grec ypayta
(j'ecris) et <rrev6; (etroit, d'ou le
sensd'abregS). — D. stenographic
Stentor, mot d'origine histo-
rique, allusion a Stentor f person-
nagedel'/liaded'Homere, c&ebre
par la force et l'eclat de sa voix.
t steppe, du russe steppe,
(plaine vaste et sterile).
stere, dugreo axcpeo; (solide).
Stereometrle , du grec <rce-
peo; (solide) et ixlxpov (mesure). ^
Stereotomle, du grec otepeo;
(solide) etto(jLia (coupe).
Stereotype, du grec crtepto;
(solide) etxuiro; (fype,empreinte).
— D. st&re'otypiej st&re'otyper 1 sU-
re'otypage.
sterile, du L. sterilis (m&me
sens).
sterlllte, du L. sterilitatem
(m. s.).
Sternum, du L. sternum (m.
s. grec (ixepvov).
sternutatolre , derive du L.
sternutare ( eternuer frequem -
ment).
stethoscope , du grec axvj6o;
(poitrine) et erxowliv (examiner).
stlble, du L. stibiatus * derive
de stibium (antimoine).
stigma te , du L. stigmatis (m.
s.). — D. stigmatiser.
stlgmatlncr, voyez au mot
stigmate.
y Google
STR
510
SU
on, du L. stillationem
(action de tomber goutte a gouttej.
stimulant, du L. stimulantem
(qui excite).
stl muler, du L. rttmutore (sti-
muler, exciter).
stipe, du L. rttpes (souche,
arbre).
stlpendlalre, du L. stipendia-
rius (qui est a la soide de q. q.).
stl|i endler , du L. stipendiari
(servir, etre a lasolde).
stipulation, du L. stipulatio-
nem (m. s.).
stipule, du L. stipula (chaume,
paille). - 1 D. stipuU (botanique).
stlpuler , du L. stipulari (me-
me sens).
stoVclen, Toy. stoique,
stoYclsme, voy. stoique.
stoique, du L. stoicus (m. s.).
— D. sto'icisme. stoicien.
stomaeal, derive du L. stoma-
chus (estomac).
stomachlque, derive du L.
stomachus (estomac).
storax, du L. storax (storax,
resine odoriferante).
store , du L. storea (natte de
joncs) .
strablsme , du grec <rcpa6i<r-
(xoc (action de loucher).
strangulation , du L. stran-
• gulationem 6tranglement) .
stras, mot d'origine historique
(voy. p. lxiv) ; du nom de Strass
(quiinventa cette composition).
stratageme, du L. stratagema
(m. s.).
strategle, du L. strategia (m.
s.). — D. straUgiste, stratigique.
• Stratege, du L. slrategus (ge-
'neral d'armee, dans PlauteJ.
, stratlfler, du L. stratifieare *,
, derive de strata (couche).— D. stra-
tiftd, stratification.
strlbord, voyez ci-dessous au
mot tribord.
Strict, du L. strictus (serre).
strle, du L. striates (strie, can-
nele). Sur atus devenu 6, voyez
ampouU.
strle, du L. stria (strie, canne-
lure). — D. striures.
strophe, du L. stropha (stro-
phe).
structure, du L. struciura
(structure).
f stue, venu de l'italien stucco
(stuc).
studleux, du L. studiosus (sto-
dieux). Sur osus devenu eux 9 voy.
amoureux.
stupefaction, du L. stupefac-
tionem *, d6nve de stupefactus
(voy. stupe'fait).
stupeialt , da L. stupefactus
(stupefie), par le changement de
ct en it j voy. attrait.
stupeflant, voy. stupe'fier.
Stupefler , du L. stupefieri
(etre rempli d'admiration , dans
Properce). — D. stupeflant.
stupeur, du L. stupor (stu-
peur).
Stuplde , du L. stupidus (stu-
pid e, sot)
stupldlte, du L. stupiditatem
(m. s.).
Style, du L. stylus (style, poin-
con pour ecrire, et aussi style, ma-
niere d'ecrire). — D. styler.
f stylet , de l'italien stiletto
(stylet).
stylobate, du L. stylobates
(m. s. dans Vitruve).
Su , substantif participial de sa-
voir. Le participesu, anciennement
seu, en provencal sabut, en italien
saputo, vient du L. saputus (Pour
les participes en utus, voy. au
mot boire).
Saputus devenant sabutus (voy.
abeille) perd le b medial sa[b)utus
(voy. aboyer) ; par l'adoucissement
de a en e (voy. acheter) et par la
reduction de utus a u (voy. axgu),
le mot latin donne l'ancien fran-
y Google
SUB
511
SUB
cais seu posterieurement contracts
en su (voy. jumeau).
Suaire, en italien sudario, du
L. sudarium (suaire) par la chute
du d medial su(d)arium (voy. ac~
cabler).
Suave , du L. suavis (doux,
agreable, bon).
suavlte, du L. suavitatem
(douceur, cnarme).
Subalterne, du L. subalier-
nus * (compose de sub sous , el de
alternus de>iv6 de alter autre) .
Subdlvlsei* , du L subdivi-
sare * (frequentatif de subdividere;
' voy. diviser).
Subdivision, du L. subdivi-
sionem (m. s. dans saint Jerdme).
Subir, du L. subire (endurer,
subir) .
Sublt, duL. subitus (subit).
sublto, du L. subito (soudaine-
ment).
Subjonetlf, du L. subjunctivus
(not. s.).
subjuguer, du L. subjugate
(m. s.).
sublimation, voy. sublimer.
Sublime, du l. sublimis (eleve
sublime) .
Sublimer , du L. sublimate
(Clever au plushaut degr6; d'ou le
sens de sublimer donne a ce mot
par les alchimjstes) . — D. sublime"
(substantif participial), sublima-
tion.
subllmlte, du L. sublimitatem
(sublimite).
Sobmerger, du L. submergere
(m. s.).
Submersion, du L. submersio-
nem (m. s.).
subordination , du L. subor-
dinationem (soumission, sujetion
dans Cassiodore). — D. insubordi-
nation.
Subordonuer, compose de sub
(sous) et de ordonner (voy. ce
mot).
Subornation , du L. 'suborna-
tionem(m. s.).
suborner, du L. subornare
(suborner, corrompre). — D. su-
borneur.
f Subreeargue, venu de Pes-
pagnol sobrecarga (subreeargue) ,
termede marine).
Subreptlce , du L. subrepti-
cius (clandestin).
Subreption . du L. subreptio-
nem (subreption).
Subrogation , du L. subroga-
tionem (m. s.).
Subroger, du L. subrogate
(m. s.).
Subsequent, du L. subsequen-
tern (qui suit immediatement).
Subside , du L. subsidium (se-
cours, ressource).
Subsldlalre, du L.subsidiarius
(m. s.).
Subslstanee, du L. subisten-
tia (existence, vie, dans Cassio-
diore).
Subslster, du L. subsistere
(subsister, etre valable, dans le
code Theod.).
Substance, du L. substantia
(m. s.). Sur Ha devenu ce, voyez
agencer,
Substantlel, du L. substantia*
lis (m. s.).
Subltantlf, du L substantia
vus (m. s. dans Priscien) .
substltuer, du L. substituere
(substituer dansle Digeste).
Substltut, du L. substitutus
(substitut) .
substitution ? du L. substitu-
tionem (substitution, dans le Di-
geste).
Substruction, du L. substruc-
tionem (m. s.).
Subterfuge, du L. subterfu~
gium * , derive du verbe subterfu-
gere (s'esquiver).
subtil , du L. subtiUs (m. s.).
— D. subtiliser.
y Google
sue
512
SUI
Subtlllser , voy. subtil. — D.
subtilisation.
Subtlllte, du-L. subtilitatem
(subtilite).
subvenlr, du L. sub venire
(secourir).
Subvention, duL. subventio-
nem * (de subvenire secourir). —
D. subventionner.
Subvernir, du L. subversivus *
derive de subversus (renverse,
abattu).
Subversion, du L. subversio-
nem (renversement).
sne, du L. succus (sue, lait).
Succeder, du L. succedere
(succeder).
Succes, du L. successus (suc-
ces, reussite).
Suceesseur, du L. successor
(successeur\
Successlble, du L. successibi-
lis * derive de successum (de suc-
cedere succeder. — D. successi-
biliiL
Succeasir, du L. successivus
(m.s.).
succession, du L. successio-
nem (m.s.).
Succln, du L.succinum (ambre
jaune).
Succinct, du L. succinctus (suc-
cint) .
succlon , du L. suctionem *
(action de sucer; derive de suctus
participe de suqere sucer).
Succomber, du L. succumbere
(m. s).
Succulent, du L. succulentus
(plein de sue).
Succursale,du L. succursalis*
(derive de succursus* secours,
aide).
Stt cet«, en italien succiare, du
L. suctiare * (sucer), fr6quentatif
forme a l'aide de suctus participe
de sugere (sucer). Sur la formation
des verbes frequentatifs, voy. p.
xxxu. Suctiare reduisant ct a t
(voy. affiter) donne sucer par le
changement de tiare en cer (voy.
agencer). — D. sucement, suceur,
sucoir, sugoter.
Stceow, du L. suctionem * (ac-
tion de sucer). Pour le change-
ment de ciionem en gon, cp. legon
de lectionem.
Stt ct*e, du L. saccharum (su-
cre) par la contraction reguliere
(voy. p. lxxxi) de sacc(£)rum en
sace'rum devenu sucre par le chan-
gement tres-rare de a en u (voy.
chalumeau). — D. sucrer.
Sttcref , voy. sucre. — D. su»
crerie f sucrier. sucrin.
Stttl , mot d'origine germanique
(anglo-saxon sudh, sud).
Sttet*, du L. sudare (suer) par
la chute reguliere du d medial
su[d)are (voy. accabler) — D.
suCe (subst. participial), suette.
Sueur, du L. sudorem (sueurj
par la chute reguliere du d medial
*w(d) or em (voy. accabler.
Sit/Jive, du L. sufficere (suf-
fire). Pour le changement de ficere
en /ire, voy. con/ire. — D. sufji-
sant, suffisance.
muffisance, voy suf/ire.
Suffocation, du L. suffocatto-
nem (m. s.).
suffoquer, du L. sufjfocare
(m. s.). — D. suffocant.
suffragan t, du L suffragan-
tern (qui vote pour) .
suffrage, du L. suffragium
(m. s.).
Suggerer, du L. suggerere
(suggerer).
Suggestion, du L. suggestion
nem (instigation).
suicide, mot forge a l'aide du
pronom latin sui (de soi-meme)
et de la finale cide (homicide,
fratricide, parricide) qui corres-
pond au latin cidivm (ftomtcidium,
pam'cidium, etc.), et qui derive
de cadere (perir). — - D. suicider.
y Google
SUL
513
SUP
Swie, origine inconnue.
Suif, du L. sevum (suif . dans
Pline). Sur v devenu f, voy. baii/".
— E latin est ici devenu ui, com -
me dans suivre. — D. suiffer,
suiver.
Swift*, voy. sutnter.
Sttintef, verbe qui derive
d'une forme originaire suiter d'o-
Tigine germanique (anglais sweat,
norois sueitan, suer, suinter).
Pour Intercalation de w, voy.
concombre. — D. suint (subst.
verbal], suintement.
Suite, voy. suivre.
1. Stttvant, voy. *uiwe — D.
suivante.
2. S«tivan# (prepos.), voy.
suivre.
Suiver; voy. Sttif.
Swivre, voy. poursuivre. — D.
suite (subst. participial fort, voy.
absoute): suivant (subs.) ; suivant
(prepos.)
• Sujet, du L. subjectus (sujet).
— Sur ct devenu t, voy. affiU. Bj
a perdu b, comme dans goujon
(gob/onem*), chancer (camb/are*),
Dijon (Dib/onem *) , longe (lum-
b;a*) , ra^e (rabjes*), routje (rub-
jus *) Gette aisparition du 6 a lou-
1'ours lieu dans une consonne dou-
>le, quand cette lettre occupe la
premiere place : ainsi bm, bt, bl,
bs, be, bv se reduisent en francais
a m, I, I, s, c, v : soumis (sub-
missum), soumettre (submittere) ,
semondre (submonere), — doufe
(dub'tum) . douter (duo'fare), pr6-
tre (presb'ter) *, — souJager (sub-
Zeviare), — otage (obsidaticum;
anc. ostage),— plonker* (plumb'ca-
•re), — souvenir (subrenire). — D.
assujettir.
sujetlon, du L. subjectionem
(soumission). Pour le changement
ae lettres, voy. sujet.
Sulfate, voy. sulfurique.
Sulfite, voy. sulfurique.
Snlfure, du L. sulfureus (de
sou f re). — D s sulfur 4.
Sulfureux, du L. sulfurosus
(m. s. dansVitruve).
Sulfurique, derive du L. sul-
fur fsoufre), dont on a egalement
tire les derives sulfate, sulfite, etc.
f sultan, mot d'origine orien-
tate (voy. p. lxi) , du turc sultan
(empereur).
super.... prefixe qui est la pre-
position latine super (au-dessusde,
sur) et qui martjue exces, accrois-
sement , ou position supeneure.
Superbe, du L. superbus (su-
perbe).
f Supereherle, venu au sei-
zieme siecle de 1'italien soperchie-
ria (tromperie).
Superfetatlon, du L. super*
fetationem* (subst. du verbe su-
per fetare concevoir de nouveau).
Superflele, du L superficies
(surface).
Superflelel, du L. super ficia-
lis (superficiel dansTertullien).
Superfln, voy. super.... et fin.
Superflu, du L. superfluus
(superflu) .
Superfluity, du L. superflui-
tatem (m. s.) .
Superleur, du L. superior
(m. s.).
superiority, du L. superiori-
tatem* (m. s., derive de superior
supeneur) .
Superlatlf, du L. superlativus
(m. s.).
Superpower, voy. super.... et
poser.
Superposition, du L. super-
positionem* (m. s.).
Superstitious,, du L. supers-
titiosus (m. s.).
Superstition, du L. supersti-
tionem (m. s.).
supln, du L. supinum{m. s.).
supplanter, du L. supplan-
tare (m. s.).
y Google
SUP
514
SUR
Snppleer , du L. suppler e
(m. s.) . — D. suppliant.
Supplement, du L. supple-
mentum (m. s.). — D. supplemen-
taire.
Suppletlf, du L. suppletivus
(m. s.).
Supplication, du L. supplica-
tionem (action de supplier). -
Suppllee, du L. supplicium (m.
s.). — H- supplicier, suppHcie".
Supplier, du L. supplicate
(m. s.). Pour le changement de
....plicare en ....pUer, voy. pft«r.
— D. suppliant.
f Suppllque, venu de l'italien
supplied (requfite).
Support, voy. supporter.
Supporter, au L. supportare
(m.s.). — D. support (suhst. ver-
bal), supportable, insupportable.
Suppooer, du L. suppausare*
(de sub et de pausare, voy. po-
ser). — D. suppose" y supposable.
Supposition, du L. supposi-
tionem, m. s.).
Suppot, anciennement sup-
post j &\xL.suppositus (subordonne,
2ui obeit a q. q. un), d'oii le sens
u mot francais. (Un suppdt de
Satan est proprement celui que
Satan emploie, auquel Satan con fie
une mission) .
Suppostfjtus, perdant reguliere-
ment 11 (voy. p. lxxxi). donne
suppostus (forme qui est aeja dans
Virgile), d'ou Tancien francais
suppost. Sur la chute posterieure
de s, voy. abtme.
Suppression, du L. suppres-
sionem (m. s.) .
Supprlmer, du L. supprimere
(m. s.)
Suppuratlf, du L. suppurati-
va* (m. s.)
Suppuration, du L. suppura-
tionem (m. s.).
Supparer, du L. suppurare
(m. s.).
Snpputatl o n , da L. supputa-
tionem (m. s.) .
Suppnter, du L. supputare
(m s.).
SunrenuUle, voy. supreme.
Supreme, du L. supremus (m.
s.) . — D. suprematie.
1. Stir (adj.), mot d'origine ger-
manique (ancien hautallemandriir
acide, aigre, sur). — D. suret, su-
reUe.
2. Sur (preposition), du L.
super (sur). Sup(e)r, regulierement
contracts en sup'r (voy. p. lxxxi),
donne sur par la reduction de pr
a r que Ton retrouve dans sourcil
(supVcilium*) , survenir (supYve-
nire*) survivre (supYvivere*) etc ...
— Le latin employait dans la com-
position, super comme profile
marquant l'addition, l'elevation :
supervenire, supervivere, etc...,
d'ou *t*rvenir, survivre. Le fran-
cais, a son tour, emploie le pre-
nxe sur ades formations nouvelles
(imager, turmonter, *urcrott,
suranne, etc.).... :
Sur, anciennement seur y a l'o-
rigine seur, en provencal segur,
en espagnol seguro, du L.securus
(sur) par la chute reguliere du c
(voy. affbuage), et par la contrac-
tion posterieure de eu en eu (voy.
p. xci), puis de eu en u (voy. ju-
meau.
Surabonaanee , voy. sur 2
et abondance.
Surabonder, voy. sur 2 et
abonder. — D. surdbondant.
SuiruigU) voy. sur 2 et aigu.
Surajoute* , voy. sur 2 et
ajouter.
StffcntMef, propr. avoir plus
d'un an de date* compose de sur
(voy. sur 2) et du verte anner dep-
rive de an (voy. ce mot). — D.
suranni.
Suvbaiaie 9 voyez sur 2 et
baisser. — D* surfyuisscment.
y Google
SUR
515
SUR
Surcharge, voy. sur charger.
Surcharge* i voy. sur 2 et
charger. — D. surcharge (subst.
verbal) .
Swrerot^ voy. surcroitre.
S it y croStfe, voyez sur 2 et
crottre. — D. surcrott (subst. ver-
bal).
Surdettt, voy. sur 2 etden*.
Surdity, du L. surdikUem
(m. s.).
Surdorer, voy. sur 2 et do-
rer.
Siirco¥ ? anciennement bu-
reau, a Tongine seurel, seuerel*.
— Le latin sdbucus (sureau) per-
dant le b medial (voy. abcyer)
donna Tespagnol sauco, le proven-
gal saiic, et aussi fancien francais
seu (sureau) par le changement
de ucus en u (voy. ami) et Tadou-
cissement de a en e (voy. acheter).
— Vers la fin du mo^en age, on
remplaca le simple seu par son di-
minutifseuerer compost du radi-
cal seu et du suffixe erel qui est le
latin arellus (sur I'adoucissement
de a en e voy. acheter). El de^e-
nant eau (voy. agneau), Tancien
francais seuere J *,contracte eupho-
niquement en seurel f puis en seu-
rel (voy. p. xci), donna la vieille
forme seureau.
On voit que seuereau a et6 forme
de l'ancien francais seu, comme
po^ereau de poete, comme mdte-
reau de mat. Mais si le francais n'a
garde que le derive^ et a perdu le
primitif seu, nos patois l'ont con-
serve ; en Picardie et en Bourgo-
gne on dit encore un seyu pour un
sureau; en Languedoc, on dit sa-
huc (qui est exactement sdbucus) .
Pour le changement de seureau
en sureau, voy. jumeau.
Surenchire 9 voy. sur 2 en-
ehere.
Surencherir, voy. sur 2 et
eneMrir.
Surety voy. sur 1.
Surete, anciennement surete",
en provencal segurtat, du L. secu-
ritatem (surete"). Pour le change-
ment de secur... en sur... voy. stir.
Pour «elui de i en e, voy. admet-
tre; p«ur celui deatem en i, voy.
Sarexcltatlon, voy. sur 2 et
excitation.
Surface, du L. superfacies
(pour superficies surface). Sur le
changement de super en sur,
voy. sur 2.
Surfairc,voy, sur 2 etfaire.
Surfaix, voy. sur 2 et faix.
Surgcon^ce qui pousse,ce qui
surgit du pied de Farbre.
sur ^Ir, du L. surgere (surgir) :
*sur edevenui, voy. accomplir.
Surhauster^ voy. sur 2 et
hausser. — D. surhaussemerU.
fi*urhumAln,voy. sur 2 et Jiu-
main.
Surlntendance, voy. sur 2
et intendance. •
Snrlntendant, voy. sur 2 et
intendant.
Sur jet, voy. surjeter.
Surgeter 9 voy. sur 2 et /eter.
— D. surget (subst. verbal).
Surieudenusin^ voy. sur 2
et lendemain.
Surionge, voy. sur 2 et
lontje.
Surwnener voy. sur 2 et me-
ner.
Suwnonter, voy. sur et tnon-
Jer. — D. surmontable, insur-
montable.
Surmoui, voy. sur 2 et motto.
Sitfmtfle*, voy. sur 2 et mu-
let.
Suruager^ voy. sur 2 et na-
ger.
Surnaturel, voy. sur 2 et na-
turel.
Surnown, voy. sur 2 et nom.
— D. surnommer.
y Google
SUR
516
sus
yoy. surnom.
Suruumeralre, compose de
sur (voy. sur 2) et du L. numera-
rius (comptable). — D. surnume-
rariat. ,
Surpasser, Yoy. sur 2 et
passer.
Swpff*, ancien francais sur-
pelis, en provenjal sobrepelitz, en
espagnol sobrepeliz du L. super
peilicium, surplis. dans les textes
latins du moyen age : « Archiepi-
tcopus sacerdotali superpellicio m-
ductus... » ditun chroniqueur du
treizieme siecle. Super pellicium
compose de peUicium fourrure
(dans le Digeste) et de super (sur,
par-dessus), signifie proprement
pelisse , vetement que Ton met^
Sar-dessus. SuperpeUicium a
onn6 l'ancien frangais surpelts
par le changement : 1° de super..,
en sur... (voy. sur 2); 2° de ci en
s (voy. agencer). Pour la contrac-
tion de l'ancien francais surpelis,
eu surplis, voy. accointer.
Surplownber, etre hors de
J'apJomb, voy. sur 2 et aplomb
— D. surplomb (subst. verbal).
SMrpftf*, voy sur 2 et plus.
Surprendre , voy sur 2 et
prendre (proprement prendre, au-
dela de toute expression). — D
surpris, surprise, surprenant.
Surprise, voy. surprendre
Sursaut, voy. sur 2 et sauJ.
Sur*eoir, du L. supersedere
(surseoir). Pour le changement de
lettres, voy. sur 2 et seotr. — D.
sunis (subst. participial : surseoir
donne sum's comme asseoir donne
assts).
Sttrif*, voy. surseoir.
Surtaxe, voy. sur 2 et taxe.
— D. surtaxer.
1. Suftotft (substantif), en
espagnol sobrelodo, du L. super-
totus * surtout (dans les textes du
moyen age), vetement que Ton
met par-dessus tous les autres) :
« Mas quidem vestes, Quae vulgo
supertoti vocantur... » lit-on dans
les Statuta Ordinis S. Benedicti,
ann. 1226, cap. 16.
Pour le changement de superUh
tus en surtout, voy. sur 2 et tout.
2. Surtout (adverbe), voy.
sur 2 et tout.
- Surveillance, voy. surveil-
ler.
Surveillant, voy. surveiller.
Surveille , voy. sur 2 et
veille.
Surveiller , voy. sur 2 et
veiller. — D. surt?et7tont, surteif-
iance.
SurveNJr, du L. supervenire
(survenir). Pour le changement de
super . . en sur voy. sur 2.
Survie* voy. sur et vie.
Survivance, voy. surtnvre.
St«t*t?iraM(, voy. survivre.
Survlvre, du L. supervivere
(survivre)' par le changement .
1° de super... en sur... (voy.
sur 2); 2* de vivere en tnvre (voy.
vxvre). — D. surtntxm*, surot-
vance.
Su», du L. su^um (en haut,
dans Tertulhen et saint Augustin.
— D. dessus, en sus f susdit.
Su«ceptlble, du L. suscepti-
bilis* (de susceptus part, de sus-
cipere eprouver) . — D. susceptibi-
lity (L. susceptibihtatem *)
susclter , du L. suscitare
(m.s.).
Suecrlptton, du L. subscrtptto-
nem (inscription)
Susdit, voy. sus et dit.
Suspect, du L. suspectus
(m. s.).
Suspectcr, du L. suspectare
(m. s.).
Suspend re, <*u L suspenders
(m. s.) . Pour la chute de Vavant-
dernier e latin, voy. pendre. — D.
suspens (L. suspensus, suspendu);
y Google
SYM
517
SYZ
en suspens (in suspenso) ; suspen-
soir (L. suspensonum*).
Suspension, du L. suspensw-
nem(m. s.).
Suspensolr, \oy. suspens,
suspicion , du L. suspicwnem
(soupcon) .
sustenter, du L. sustentare
(soutenir)
Suture, du L sutura (cou-
ture).
f svelte, venu au seizieme sie-
cle de 1'italien svelto (elance, agile,
svelte).
Syconiore , du L. sycomorus
(m. s. dans saint Jerdme).
Sycophante,du L. sycophant a
(m. s.)..
Syllabalre, voy. syllabe.
Syllabe, du L. syllaba (m. s.).
— D. syllabaire, syllabique.
Syllepse, du L. syllepsis (m.
s. dans Donat).
sylloglsme, du L. syllogismus
(m. s.dans Seueque),
Sylloglstlque, du L. syllogis-
tic us (m. s. dans Quintilien).
Symbole, du grec <ri(x6oXov
(signe, marque distinctive). — D.
symbolique, symboliser.
Symetrle, du L. symetria (m.
s. dans Vitruve). — D. syme'trique,
syme'triser.
Sym|tathle, du grec cnju.ua-
6eta (m. s.). — D. sympathique,
sympathiseur.
Sympathiser, voy. sympathie.
Symphonle, du L. symphonia
(m. s.). — D. symphoniste.
Symptdme , d u grec aufiictwiia
(accident qui accompagne une ma-
ladie).
Synagogue , du L. synagoga
(m. s. dansTertuliien).
Synallagniatlque,du grec av-
vaXXayfJiaTixo; (qui concerne les
contrats) .
Syncbronlsme , du grec <j\>y-
ypovifffjio; (coexistence).
* Syncope, du grec cvyxonr,
(m. s).
Syndic , du L. syndicus (de-
ngue d'une ville). — D. syndical,
syndicat.
Synecdoche, du grec cvvex-
SoyYJ (m. s. proprement compre-
hension)*
Synerese, du grec (jvvatpe-
(Ttc (contraction).
Synode, du grec auvoSo; (reu-
nion. — D. synodal.
Synonyme, du grec <n>vwvu-
pio<; (m. s. — D. synonymie 3 syno-
nymique.
Synopttque, du grec cruvow-
Ttxo: (in. s.).
Syntaxe, du grec awrafo (m.
s. proprement disposition, arran-
gement) — D. syntaxique.
Synthese , du grec avvOeai;
(m. s. propr. composition).
Synthetlque, du grec avvOe-
tixo? (m. s.).
Systeme, du grec cv<rrr,na
(assemblage, reunion). — D. sys-
Umatique.
»y*y*ie, du grec w^ofi* ( con '
jonction^
yGoogk
TAG
518
TAI
To, du L. tarn * pour tuam par
la reduction de ua a a (voy. au
mot sa et p. xc). Pour la chute
de m, voy. ja.
fTabac, de Pespagnol tobaco
(tabac). — D. tabagie, tabatiire
(pour tabaquOre ; sur ce mot,
voy. p. xci, note 1).
Tabellton, du L. tabellionem
(notaire dans le Code Theodosien).
— D. tabellionnage.
Tabernacle, du L. tabemacu-
lum (m. s.). Sur la chute de u,
voy. p. lxxxi.
Tabla, mot dont Vorigine est
inconnue.
Tablature, voy. table.
Table j du L. tabula (table).
Pour la chute de I'm, voy. p. lxxxi
et au mot able. — D. attabler ;
entailer (entablement) ; tablter
(v&tement que Ton porta a table] ;
tablette.
Tableau, du L. tabuleUum *
(diminutif de tabula tableau). Par
la chute reguliere de U (voy. ac-
cointer) , tab(iX)lellum reduit a
tab'lellum donne tablet puis ta-
bleau par le changement de el en
eau (voy. agneau).
Tabletier, voy. tablette.
Tablette. voy. table. — E.
tabletier, tabletterie.
Tablter, voy. table.
Tabouret 7 voy. tambour.
Tache, ongineainconnue. —
0. tocher. w
Tache , anciennement tasche
(ouvrage impost), en provencal
tasca. du L. du moyen age tasca
(impot fonder).
Tasca est la transposition de
tacsa (taxa) substantif verbal de
taxare (taxer, imposer).Pour la
transposition de taxa (tacsa) en
tasca, voy. Idche; pour le chan-
gement 1° de tasca en tasche, voy.
acharner et acheter; 2°de tasche ea
tdche, voy. abtme. — D. tdcher
(prendre a tache).
Tocher, voy. tache. -D. ta-
cheter, entacher.
Tdcher, voy. tdche.
Tachygraphe, du grec tovu-
YP«?o; (qui ecrit vite). — D. tacky-
graphie.
Taclte, du L. tacitus (m. s.).
Taclturne, du L. taciturnus
(m. s.). — D. tacUurniU.
Tact, du L. tactus (action de
toucher).
Tactile, du L. tactiUs (m. s.).
Tactlque, du grec xaxxtXTJ
(tcyvyi ; art de ranger des troupes
en nataille). — D. tacticien.
-\ Taffeta*, mot d'origine orien-
tate, comme celui de plusieurs
autres etoffes (mousseUne, ga-
ze, etc., voy. p. lxi); taffetas
vient du persan tafteh (m. s.).
Taie, anciennement tote, enve-
loppe d'oreiller, du L. theca (gat-
ne, enveloppe) par la chute du c
(voy. amie) et par le changement
de e en ot puis en ai (voy. ac-
croire); theca a donne toie puis
tote, — comme creta a donne croie
puis crate.
Du sens d' enveloppe, taie est pas-
se a celui de pellicule qui recouvre
en partie Toeil, qui Tenveloppe.
f Talllade, venu au sememe
y Google
TA1
519
TAM
siecle de l'italien tagliata (taillade,
coupure). — D. taillader.
Tailfatuftof , voy. tailler. —
D. taillanderie.
Toillc, voy. tailler.
Taiflef, en italien tagliare,
du L. taleare * (couper; le compose
intertaleare est dans Nonius Mar-
cellus avec le sens de : couper un
surgeon). Taleare devient regu-
lierement (voy. abrtger) taliare
qui est dans les plus anciens tes-
tes latins du moyen ajje : « Siquis
nemus alicujus sine hcentia com-
burat vel taliet.... » dit une loi
anglo-saxonne.
Pour le changement de taliare
en tailler voy. au mot ail. — D.
taille isubst. verbal); taiUeur,
taillis; tailloir; taillant (tran-
chant d'epee , et aussi instrument
tranchant, d'ou taiUandier); df-
taiUer. entailler.
Taitt
m voy. tailler.
Taillis, voy. tailler.
Toilloif, voy. tailler.
Tain, (amalgame d'etain et de
mercure) , corruption du mot Stain
(voy. cemot).
Taire, du L. tacere (taire ).Ac
centue en tdcere par le latin vul-
gaire (voy. accourir), ce mot se
contracts regulieremen: (voy. p.
lxxxi) en tac're d'oii taire par le
changement de cr en ir (voy. be"-
nir). Taire vient de tacere, comme
traire de tracere, comme plaire de
plaeere.
Taimson, en italien tasso, en
provencal tais. Taisson est le de-
rive de Tancien francais tais* (tais-
son). Tais represente le L. du
moyen age taxus (taisson) qui
vient de l'ancien haut allemand
thats* (taisson). Pour le change-
ment de taxus en tais, voy. aux
mots ajouter et aigle.— D. Le trou
du taisson s'appekit taissonitre,
ou par adoucissement taisseniere,
taiss'ni&re, d'ou la forme taisnitore
qui du sens special de trou du
taisson, prit le sens general de
toute espece de repaire de bfite
sauvage; cette forme taisnidre est
devenue tani&re dans le francais
moderne; sur la chute de #, voy.
abime; sur l'extension de sens,
voy. p. xxn.
f Tale, mot d'origine orientale
(voy. p. lx) ; du persan taleq
(m. s.).
1 . Talent (poids), du L. to-
lentum (m. s.) .
2. Tale**, du L. talentum
Swroprement tresor, richesse, puis,
on de la nature, genie.)
Tallon, du L. talionem (m.s.),
f Talisman, venu de l'italien
talismano (m. s.).
Talle, du L. thallus (tiged'une
plante). — D. taller.
Talochcj mot dont Torigine
est inconnue.
Talott, venu du L. talus (talon
dans Celse) par un deriv£ talo-
nem* qui existe au septieme siecle
dans les Gloses de Cassel : talonem
a 6te forme de talum, comme men-
tonem* (yoy. menton) de mentum.
— D. talonner.
Tains, proprement le pied du
rempart, puis pente que Ton donne
au rempart d'une ville, du L. talus
(pied). — D. taluter.
t Tamarln, venu de l'italien
tamarindo (m. s.) . — D. tamariner.
Tamarlft, du L. tamarix (ta-
maris).
j- Tambanr, mot d'origine
orientale, introduit vers le douzie-
me siecle , etqui vient du persan
tambUr (instrument de musique) .
L'ancien francais avait une forme
non nasahsee labour, qui a dis-
paru, en nous laissant son deriv6
tabouret (proprement petit siege
en forme de tambour). — D. torn-
bourin, tambouriner.
y Google
TAN
520
TAQ
Tamis, mot d'origine germa-
nique; d6riv6 du neerlandais terns
(lamis). — D. tamiser.
Tampon, voy. taper. — D.
tamponner.
Tan, origine inconnue. — D.
tanner \ tanneur, tannerie, tanin.
Taneer 9 anciennemeat tencer,
du L. tentiare w (que Ton retrouve
dans le latin du moyen Age con
tentiare disputer, frequentatif de
contendere disputer).
Surle changement de tentiare
en tencer f voy. agencer; sur celui
de tencer en tancer, voy. diman-
che.
Tanehe, ancienriement tenche 9
du L. tinea (tenche). Sur le chan-
gement de ca en che, voy. achar-
ner et acheter; sur celui de Hn
en ten puis en tan, voy. p. lxxxv.
Tamffr <§we, compose de
tondw et de que. Tandis est forme
de tan (du L. tarn; pour le chan-
gement de m en n, voy. changer),
et de dw (voy. ;adw).
Tangage, voy. tanguer.
Tangenee, du L. tengentia*
(denv6 de tangentem : voy. ton-
gente).
Tangente, du L. tangentem
(qui touche).
Tangible, du L. tangibilis
(m. s.). . . .
Tanguer, ongme inconnue.
— D. tangage.
Taniere* voy. taisson.
Tanin, voy. ton.
Tanner, voy. ton. — D. tan-
nage, tanneur, tannerie.
Tant, du L. tantum (m. s.). —
D. tantet, tantieme, tantdt.
Tante, anciennement ante, en
provencal amda, en lombard
ami da, du L. amita (tante) . .Am $)ta
perdant regulierement if (voy. p.
lxxxi) se contracte en am'ta d'oii
1'ancien francais ante par le chan-
gement de m en n (voy. changer).
Ante a le sens de tante dans
notre ancienne langue et ce n'est
guere qu'a la fin du treizieme sie-
cle que le mot tonteapparaltd'une
maniere, frequente. sans qu'on
puisse, jusqu'a present, rendre
compte de cette bizarre formation.
Tantdt, e'est-a-dire tellement
tdt, si tot, tant tdt : compose de
tant et de tdt (voy. ces mots).
Ioom, du L. tabanus (taon),
par la chute du & medial ta(b)anus
(voy. aboyer), et par le change-
ment de a en o que Ton retrouve
dans : fantdme (phantasma), hole
(phiala), noel (natalis), orleil
(articlus*), poele (patella), fouet
(/agus).
Tapage, derive de taper,
comme assemblage d'assembler.—
D. tapageur.
Tape, voy. taper.
Taper, origine inconnue. —
D. tape (subst. verbal), tapage.
Tapinoim {en), voy. tapir.
f Tapioca, mot d'origine ame-
ricaine (voy. p. lxii).
Tapir (se) origine inconnue.
— D. tapiner, en tapinois.
Tapis, du L. tapete (tapis).
Pour le changement de e en t,
voy. accomplir. — D. tapisser,
tapissier, tapisser ie.
Tapon, proprement bouchon,
puis toute chose bouchon nee et
mise en tas. Tapon est le diminu-
tif de 1'ancien francais tape (bou-
chon) qui est d'origine gertnani-
que (anglo-saxon tape bouchon).
Une forme nasalisee de tapon est
tampon. — Sur l'addition de m,
voy. au mot lambruche. — D.
taponner.
Tapvter, frequentatif de tof>er,
comme cfo'onoter de cligner, pico-
ter de piquer, crachoter de cra-
cker, trembloterde trembler, ete....
f Taqnln, mot venu au sei-
zieme siecle de respagnol tacaiio
y Google
TAR
521
TA'J
(taquin). — D. taquiner, taqui-
nerie.
Tat*a6M#tef 9 origine incon-
nue.
Tat*atuf, derive d'un verbe
hypoth6tique tarer* qui corres-
pond a un verbe latin tarare * ,
que Ton retrouve dans le derive
taratrum (voy. taritre). — D. ta-
rauder.
Tarrf, du L. tardus (m. s.). —
D larder [attarder , retarder);
tardif (tardivement).
f Tare, venu au seizieme sie-
cle de l'italien tara (tare, dechet).
— D. tarer.
f Taren telle, venu de l'italien
tarentella (m. s.).
f Taren tule, anciennement
tarentole dans Menage, venu de
ritalien larentola (m. s.).
Targe (bouclier),motd'origine
germanique* (ancien scandinave
targa bouclier). — D. target, tar-
gette (petite plaque, ayant la forme
d'une petite targe, d'un petit bou-
clier) ; se targuer (se couvrir, de
auelque chose comme d'une targe,
'un bouclier).
Tariere, en provencal taraire,
du L. taratrum (tariere*, dans Isi-
dore de Seville; un texte du
moyen age dit : * Terebrum, ins-
trumentum perforandi quod dici-
tur aliter taratrum Pour le
changement : 1° de a en ie, voy.
dnier; 2° de tr en r , voy. arrtere.
f Tarlf, venu de l'italien ta-
riffa (tarif). — D tarifer.
Tarir, mot d'origine germani-
que (ancien baut allemand tharr-
fan mettre a sec). — D. tarissable,
tarissement, intarissable.
j- Tarot, venu au seizieme sie-
cle de Titalien taroccho (tarot). —
D. tarote.
Tffroiijte, origine inconnue.
Tarse, du grec xdpoo; (plan I c
du pied).
f Tartan, venu de Pecossais
tartan (vStement des Ecossais).
f Tartane, venu de Titalien
tartana (m. s.).
Tarte, origine inconnue. —
D. tartine, tartelette.
Tartre, derive du latin des al-
chimistes, tartarum motdontl'ori-
gine est inconnue. — D. tartrate,
tartrique.
Tartufe, mot d'origine histo-
rique (vcy. p. lxiv) ; allusion au
principal personnage de la come-
die de Moliere intitulee Tartu/e.
— I). tartuferie.
T«», mot d'origine germanique
(neerlandais las proprement tasde
ble, puis tas en general). — D.
tasser (entasser), tassement.
f Tasse, venu de l'italien taxxa
(tasse).
Tcrsseatf , anciennement tassel.
du L. taxellus (forme secondaire
de taxiilus tasseau).
Pour le changement de x en ss,
voy. aisselle; pour celui de ellus
en el puis en eau, voy. agneau.
Ta»»ewneni 9 voy. tas.
Tf«*«et* 9 voy. tas.
Tater, ancien francais taster ,
en itahen tastare, du L. taxitare*
(frequentatit de laxare toucher a
plusieurs reprises, tater).
Tax[l)tare, regulierement con-
tract6 (voy. accointer) en tatftare,
donne taster par le changement
de x ens (voy. ajouter), tdterp&T
la chute de 4 (voy. dblme). — D.
tdtonner (a tatons), tatillon (tatil-
lonner).
Ta tanner, voy. tater. — D.
tdtonnement.
f Tatouer, venu de l'anglais
tattoo (tatouer). — D. latouage.
Tnudi*, derive de l'ancien
verbe francais taudir (couvrir).
Taudir derive de l'ancien francais
taude (toile). Taude qui a du Itre
origmairement tolde est un mot
y Google
TEI
522
TfiM
d'origine germanique (flamand
telde tente, pavilion). Pour le
changement de at en au, voy.
agneau.
Taupe, du L. talpa (taupe)
par le changement de al en an
(voy. agneau) . — D. taupter, taw-
ptere, taupin, taupinUre.
Taupinierc, voy. taupe.
Taweatt, au L. taureUus*
diminutif de taunts (taureau).
Pour le changement de el en eau,
voy. agneau.
Tautologle, du grec tomtoXo-
yCa (repetition d'une mfime idee
en differents termes).
Tcrooc, subst. verbal du vieux
verbe tamer (evaluer dans Pals-
grave) qui est le L. taxare (m. s.).
Tavelet*, tacheter, comme les
couleurs d'un echiquier ; taveler
derive de l'ancien francais tavelle,
?ui represente a son tour le L. to-
ella* (forme secondaire detabula,
echiquier). Pour le changement de
b en v, voy. avant, — D. tavelure
venu au seizieme siecle.
Tavet*tte, du L. taberna (ca-
baret) par le changement de b en
v (voy. avant), — D. tavemier.
Taxer, du L. taxare (taxerdans
Suetone). — D. taxe (subst. ver-
bal), taxateur, taxation:
Te, du L. te (toi).
Technique, du grec xexvixo;
(de t^xvyj art).
Technologic, du grec XoyCa
(traite) etrexvYj (art). .
Te Denm : debut du cantique:
« Te Deum laudamus » (Seigneur,
nous te louons....).
T^gament, du L. tegumentum
(m. s.).
Teigne, du L. tinea (teigne)
par le changement 1° de t en ei
(voy. ceinture) ; 2° de nea en gne
(voy. ciaoyne) — D. teigneux, teir
gnasse.
Teiffe, autre forme de tttte;
pour le changement de t enet',voy.
ceinture. — D. teiller.
Teitufpe, du L. tingere ftein-
dre). Pour le changement ae
ingere en ....eindre, voy. ceindre.
— D. teint (subst. participial:
feint represente le L. tinctus; pour
le changement de ....inct en
....etnf, voy. ceinture). Le participe
feminin a aussi donne le substantif
participial teinte.)
Teint, voy. teindre.
Teittte, voy. teindre, — D.
teinter.
TeiMtofe, du L. ftncJura
(temture). Pour le changement de
....tnciura en ....etnture, voy.
ceinture. — D. teinlurter, fetntu-
rerte.
Tel, du L. toft* (tel).... Pour le
changement de aZw en ei, voy.
annuel. — D. tettement.
Telegraphe, mot. forge" a l'aide
des deux mots grecs, rpa<poc; (qui
ecrit) et xrjXe (loin). — D. UUgrar
phte, ttltgraphique.
Telescope, du grec xv\\t<n6-
ico; (qui observe de loin).
Temeralre, du L. temerarius
(m. s.).
Temerlte, du L, temeritatem
(m. s.).
Temoifner, voy. teVrtotn. —
D. temoignage.
Temoin, du L. testimonium,
temoignage, dans le latin classi-
que, temoin dans le latin carlovin-
gien : « De mancipiis quae ven-
duntur f ut in praesentia episcopi
vel comitis sit, aut ante bene nota
testimonia.... » ditun Capitulaire
de 779.
Testimonium , rggulierement
contracte (voy. accointer) en tes-
t'monium, puis en tes'montum par
la reduction de tm a m (voy. plane)
donne Umoin par la chute de P*
(voy. aWrra) et par le change-
l ment de o en ot (voy. chanoine).
y Google
TEN
523
TEN
.— D . 'temoigner, deme* de Umoin
comme toigner de soin, comme
Eloigner de loin, etc....
Te#ii]»e, anciennement temple,
duL. tempora (tempe). Temp(6)ra,
regulifcrement comrade (voy. p.
lxxxi) eis temp'ra, donne l'ancien
francais temple par le change-
ment de r en i (voy. autel). Tern-
pie s'est rgduit a tempe dans le
franc,ais moderne, comme l'ancien
francais angle de angHus (ange-
lus) s'est r6duita anoe.
Temperament, du L. tempe-
ramentum (m. s.).
Temperant? voy. tempirer. —
D. temperance.
Temperature, duL. tempera-
tura (m. s. dans Varron).
Temperer, du L. tempera/re
(m. s.). — D. temper^.
Tempdte, du L. tempestatem
(m. s.). Sur la chute de s, voy.
abime. — D. tempter, temp&teux.
Temple, du L. templum (m.
s.) . — D. templier.
Temporalre, du L. tempora-
rius (m. s.).
Temporal, du L. temporalis
(m. s.).
Temporel, du L. temporalis
(perissable, cfui ne dure qu'un
temps, puis seculier).
Pour le changement de alts en
el, voy. annuel.
Temporizer, derive de tempusj
temporis (temps), proprement ga-
gner du temps. — D. temporisa-
tion, temporisatewr.
Temp*, du L. tempi** (temps).
Sur la chute de u, voy. p. lxxxi.
Sur la persistence de *, voy. ma
Grammaire historique de la Ian-
guefrancaise , p. 162.
Testable, voy. tenir.
Tenaee, du L. tenacem (m.s.).
Tenaclte, du L. tenaeitatem
(m. s.).
TeWmtlle, du L. tenaeula (ins-
trument pour tenir ; la forme
classique est tenaculum). Pour le
changement de acuta enaille, voy.
abeilte. — D. tenailler.
Tenancies, voy. tenant.
Tenant, voy. tenir. — D. te-
nance* d'ou tenancier.
Tendance , voyez ci-dessous
au mot tendre.
f Tender, de l'anglais tender
(m. s.).
Tet»a7m,voy. tendre.
1. Tendre (adjectif), du L.
tenerum (tendre) par la contrac-
tion rSguliere (voy. p. lxxxi) de
ten(V)rum en ten'rum, d'ou tendre
par le changement de nr en ndr
(voy. absouare). — D. tendresse,
tendrete", tendron, attendrir.
2. Tendre (verbe), duL. ten-
dere (tendre), par la contraction
reguliere (voy. p. lxxxi) de ten*
d(6]re en tendre. — D. tendant
d'ou tendance; tendon (une meta-
phore analogue se retrouve dans
rallemand Tehne tendon, qui de-
rive du verbe tehnen tendre vers).
Tenebres, du L. tenebrae
(m. s.).
Tenebrenx, du L. tenebrosus
(m. s.) . Sur osus devenu eux , voy.
amoureux.
Tenenr, du L. tenorem (m. s.
dans le Digeste). Sur o devenu eu,
voy. accueillir.
Tenia, du grec xaivt'a (tenia,
proprement bandelette).
Tent**, du L. lenere (tenir) qui
est deja tenire dans un texte du
quatrieme siecle : sur ce change-
ment de e en i, voy. accomplir. —
D. tenable, tenant, tenue (subst.
participial), tenon.
t Tenor, venu de Pitalien te~
nore (m. s.j.
Tension, du L. tensionem
(m.s.).
Tentaeule, du L. tentacula *
(derive de tentare toucher).
y Google
TER
524
TES
Tentatlon, du L. tentationem
(m.s.).
TentatWe, du L. terUativa *
(derive de lentatus, ce que Ton a
Tettte, du L. du moyen age
tenta (tentejproprement toile ten-
due ; c'est un substantif participial
tir6 de tentus tendu).
Tenter, du L. tentare (m. s.).
— D. tentateur (L. tentajor).
Tettlure, du L. tentura * (de-
riv6 de fenfus tendu).
Tenu, du L. (enut'5 (m. s.).
Tewtte,voy. tmtr.
Tenulte, du L. tenuitatem
(m. s.).
Tercet, du L. tertiare (tercer
dans Columelle) par le change-
mentde ...Mare en ....cer (voy.
oy«nccr.
Tercet, couplet de trois vers :
derive du L. tertius (troisieme) avec
le suffixe diminutife*(voy. ablette).
Pour le changement de tin en ce,
voy. agencer.
Terebenthlne, derive" de tM-
binthe qui est le L. terebinthus
(m. s ).
Terglveraer, du L. tergiver-
sare(m. s.). — D. tergiversation,
tergiversateur.
Terme, du L. terminus (terme,
fin) par la contraction reguliere
(voy. p. lxxxi) de term(\)nus en
teririnus, d'ou terme par la reduc-
tion de mn a m (voy. aWumer. —
D. atermoyer.
Termlnalson, du L. termina-
tionem (m.s.) par le changement
de ....ationem en ... aison (voy.
fenaison) .
Terminer, du L. terminare
(m. s.). — D- terminable , tn/er-
minable.
Ternalre, du L. ternarius
(m.s.).
1. Terne, du L. ternus (triple).
2. Terne (adject.) , mot d*on-
gine germanique (ancien haut al-
! em and tarni, voile, puis terne).
— D. ternir, ternissure.
Terratii, en italien terreno,
du L. terrenum (terrain dans Co-
lumelle). Pour le changement de
e en ei, puis en ai, voy. frein et
accrotre.
Terraque, compose de terra
(terre) et de aqua (eau) .
f Terrasge, venu de I'italien
terracia (terrasse) . — D. terrasse-
menty terrassier, terrasser.
Terraaser, voy. terrasse,
Terre, du L. terra (terre). —
D. terre-plein; terreau; terrer
[enterrer , deterrer) ; terrien; ter-
rine; terrir (atterrir); terrier.
Terrestre, du L. terrestris
(m. s.).
Terreur, du L. terror em (m. s.).
Terrewx, du L. terrosus (m.
s.). Sur osus devenu eux, voy.
amoureux.
Terrible, du L. terribilis
(m. s.).
Terriett, voy. terre.
Terrier , voy. terre.
Territte, voy. terre*
Terrir, voy. terre.
Terrltolre, du L. terrttortttm
(m.s.).
Territorial, du L. terrUondlu
(m. s.).
Tet*noif, du L. territorium
territoire (considere par rapport a
Tagriculture).
Terri{i)orium y perdant le t me-
dial (voy. abbaye), se contracte
en une forme terreoir* qui n'a
point persiste, et qui s'est reduite
a terroir.
Tertre, origine inconnue.
Te», du L. tuos (tes) par la re-
duction de tuos a tos (voy. p. xcet
au mot ses) et par le changement
demos en mes (pour o devenu e,
voy. ;'e) .
Tcwon, du L. testonem* fdi-
y Google
TEX
525
THU
minutif de testum argile, puis vase
d'argile) . Pour le changement de
«t en $s, voy. angoisse.
. Test, du L. festu (couvercle).
— D. testace 1 (L. testaceus).
Testament, du L. te&fcunentum
(m. s.). — D. fetfamentatre).
Testateur, du L. totator
(m. s.).
Tester, du L. testare (m. s).
Testimonial, du L. testimo
nialis (m. s.) .
Testott, voy. Ute.
Tet, anciennement test, du L.
testum (argile, puis fragment de
poterie). Sur la chute de s, voy.
abime.
Tetanoe, du grec Titeevo;
(m. s.).
Tetond, voy. tite.
Tete, anciennement teste, duL.
testa (crane, dans ces vers d'Au-
sone : « Abjecta in triviis inhu-
man glabra jacebat Testa homi-
nw, nudum jamcutecalvitium....*
Voy.aussip. xxiv.
Pour la chute posterieure de s,
voy. dbime. L'ancienne formeteste
a persiste dans le deriv6 teston
(monnaie qui representait la teste
du roi). — D. Utu, tttard, entity
Utifre.
Teter, voy. tette..
Tetftt, voy. tette.
Tetiate, voy. tette.
Teton, voy. tette.
Tetraeorde, du grec xetpa-
XOp8o; (m. s.).
Tetraedre du grec ilxtape;
(quatre) etISpa (base).
Tetraaane. au grec TeTpaya>-
vo< (quadrangulaire) .
Tetrarehle, du grec firpap-
xCa (m. s.).
Tette. mot d'origine germani-
que (anglosaxon tite mammelle) .
— D. teter, tetin, tetine, teton.
Texte, du L. textus (m. s.). —
D. textuel.
Textile, du L. textilis (m. s.).
Texture, du L. textura (m. s.) .
Thaumaturge, du grec 6au-
HatoupYo^ (qui fait des miracles) .
f The, mot d'origine chinoise
(Chinois U the> — D. thetere.
Theatre, du L. theatrum (m.
s.). — D. thtdtral.
Thelsme, denv6 du grec Geoc
(Dieu).
Theme, du grec Oe'(ia (sujet,
matiere, proposition).
Tbeoeratle, du grec Osoxpot-
tU (proprement gouvernement de
Dieu).
Theodleee , mot forge par
Leibnitz, a l'aide des deux mots
grecs : 0e6;(Dieu) et Sixyi (justice).
Theegonle, du grec Geoyovia
(generation des Dieux) .
Theologle, du grec Oeo>oyia
(science de Dieu). — D. theologi-
que, theologie, thtologal.
Theereme, du grec 0eu>py)|ia
(m. s.).
Theorle, du grec Ocwpia (spe-
culation).
Theorlque, du grec Oewptxo;
(m. s.). — D. tJdoricien.
Th^rapeutlaae, du grec Oepa-
ireuTixo; (qui a rapport a la gueri-
son des maladies).
Thertaque, du L. theriaca
(m. s.).
Thermei , du L. thermae
(bain?). — D. thermal, thermidor.
Thermometre, du grec 6ep-
[xo; (chaud) et (ifrpov (mesure).
Thesaurlser, du L. thesauri"
zare (m. s.).
These, du L. thesis (these dans
Ciceron).
TAott, du L. ihunnus (thon)
par le changement de u en o(voy.
annoncer).
Thorax, du grec Ocopog (m. s.).
— D. thoracique.
Thnrlteralre, deriv^ du L.
thurifer (porteur d'eucens).
y Google
TIE
526
TIN
Tbya^ mot vena da L. fny-
mum (thym).
Tbyrae, du L. thyrsus Cm. s ).
Tlare, du L. tiara (coiffure des
Perses) •
Tibia, du L. tibia (tibia).
Tie, onomatopee (voy. p. lxv) .
Tferfe, du L. tepidus (tiede)
par la contraction rSguIiere (voy.
S. lxxxi) de tep(l)dux en tep'dus
'ou tteoe par la reduction de pda
d(voy. Atdeux) et parle chaage-
ment de e en ie (voy. amere). —
D. titdeur, tie'dir, attie'dir.
Tien, anciennement ten, forme
adoucie de ton (voy. Ion). Sur Pa-
doucissement de ton en (en, voy.
je; sur la diphthongaison de ten
en lien, voy. arritore. On trouve ie
ton pour U tien dans plusieurs
textes du onzieme siecle; ce qui
confirme Forigine indiquee. Pour
r&ymologie, voy. ton.
T*efee,du L. fertta (troisieme).
Pour le changement ; 1° de e en
te, voy. arriere; 2° de tia en ce,
voy. agencer.
Tieireefe*, diminutif de Pan-
cien francaisf tercot (autour male).
Tiercol est le L. terftotos* (au-
tour) dans les textes latins du
moyen age : « Tertiolis et minori-
bus inter falcones dart debet 'pro
pastu sufficient minor quantttas
carnium.... » dit VArs venandi de
Frederic II. (TerttoJu* derive de
tertius troisieme, l'autour male
etant d'un tiers plus petit que la
femelle)
Tertiolus a donne tiercol par
le changement : 1° de een te(voy.
orrtere); 2° de ti en c (voy. ayen-
*er).
Ttoreet*, du L. tertiare (tier-
cer) . Pour le changement : 1° de
e en te, voy. arri&re; 2° de ttore
en cer, voy. agencer. — D. tter-
peroent.
Tie**) du I^ferttut (troisieme)
par le changement : 1* de e en tt
(voy. arriere) ; 2° de ft en * (voy.
agencer). — D. tiers etat, tiers
parti, tiers-point.
Tige, du L. tibia (tuyau, puis
tige). Tibia a donne tige par le
changement de oto en bja, puis
;e, changement etudie au mot
oor^er.
TIa;re,duL. tigris (tigre). —
D. fi^re*.
**«■•«, voy. ttflrre.
t Tilbury > mot venu de l'an-
glais tilbury (m. s.).
Til foe, mot d'origine germa-
nique comme la plupart des ter-
mes de marine (ancien scandinave
thilia parquet, d'ou le sens poste-
rieur de pont d'un navire).
Villa, du L. tilia (tilleol, et
ecorce de tilleul). Pour le change-
ment de tt en tit, voy. at I.
Tilfewl, du L. ftttotu** (de-
rive de tttia tilleul) pax le change-
ment : 1° de li en U (voy. aU) ;
2° de olus en eul (voy. aieuJ).
f Tlmbale, venu au seizieme
siecle de l'italien timballo (tim-
bale). — D. timbalier.
Timfrne (cloche), du L. tym-
panum (tambour) par la contrac-
tion reguliere (voy. p. lxxxi) de
tympanum en tymp'num, d'ou
timbre par le changement : 1° de
n en r (voy. diacre) ; 2° de p en 6
(voy. abeiUe). — D. ttmorer.
Tlmlae, du L. timiaus (m. 8.).
— P. intimider.
Tlmlaite, du L. ftmtdttofem
(m. s.).
Timott, du L. temonem (ti-
mon) par le changement de e en t
(voy. accompUr. — D. ftmonter.
f imotUer, voy. ftmon.
Tlmore, du L. timoratus (ti-
more, dans la Vulgate). Sur atus
devenu e*, voy. ampouU.
Tinctorial, derive du L. fmc-
tortus (tinctorial) .
y Google
TIS
5<27
TOI
Titte, du L. Una (vase). — D.
tinette
Tintamavwe, origine incon-
nue.
Tittfef, du L. ttmittare (fr6-
quentatif de tinnire tinter). Pour
la contraction reguliere de tinn(t)
tare en tin'tare, voy. accointer.—
D. tintement, tintouin.
Tiqttc, mot d'origine germa-
nique (anglais tike, insects).
T*t», voy. titer.
VivaiII«f 9 voy. titer. — D.
tirailleur .-
T<t»ef . mot d'origine germani-
que (neerlandais tfren, tirailler).
— D. tir (subst. verbal masc.);
tire (subst. verbal feminin : a tire
d'aile, a tire larigot), tire"; tirade;
tireur; tirage; tiret; tiroir; — at-
tirer, ditirer, e'tirer, retirer, sou-
titer, — tirailler.
Tisane, du L. ptisana (tisane
d'orge). Pour la reduction de pt a
t, vov. p. cm.
TfeoM, du L. titionem (tison)
par le changement de ti en * (voy.
agencer. — D. tisonner.
Tisser, du L. texere (tisser).
Pour le changement : 1° de e en i;
voy. accompUt; 2° de s en ss,
voy. aisselle. — D. tissage.
Tis&emnd) anciennement tis-
setanc, a l'origine tisserenc. Cette
forme tisserenc est composee de
Tancien francais tissier (tisserand)
et du suffixe enc qui est d'origine
germanique (inc). De meme que
tisserand est pour tisserenc, Fla-
mand est pour FlamenCj et c?iam-
fceMan eteit a Torigine, chamber-
len, chamberlenc.
Tistievy represente en L. texa-
rius* (d6riv6 de texere, tisser.
Tisstf, voy. tttfre. — D. tis-
*ure.
Timtre, du L. teaere (tisser)
par la contraction reguliere (voy.
p. lxxxi) de tex($)re en texVe.
Tex're changeant x en * (voy.
ajoutet) donne te*Yed'ou tistre par
le changement de e en t (voy. ac-
complir) et par celui de sr en rtr
(voy. ancitte). — D. tisiu' (subst.
verbal) .
TitUlaOon, voy. titillet.
Tltlller, du L. titillare (cha-
touiller). — D. titillation.
TUre, du L. titulus (titre) par
la contraction reguliere (voy. p.
lxxxi) de tit(U)lus en tit'lus : d'ou
titre par le changement de I en r
(voy. apdlre). — D. tt^rcr; atti-
trer.
Titre, voy. titre.
TUt»ef, voy. titre.
Tituber, du L. titubate (meme
sens).
Tltulalre, du L. titularU
(m. s.).
f Toast, mot venu de Panglais
toast (toast). — D. tostet.
Tocsin (son d'une cloche d'a-
larme), au dix-septieme siecle to-
quesin (dans Menage) compose des
deux mots toque (action de f rap-
per; voy. toquer), et sin (cloche) .
Sin estle L. signum (proprement
signal) qui a le sens de cloche
dans les textes merovingiens :
« Qui dum per plateam prseteri-
ret y signum ad matutinas motum
est : erat enim dies dominica.... »
dit .Gregoire de Tours (3,16) .
Signum a donne sin par la re-
duction de gnhm (voy. a&cointer).
On appelait saintiers les^fondeurs
de cloches; et ce mfime mot se re-
trouve dans un proverbe qui avait
cours encore au dix-septieme sie-
cle : * Le bruit est si grand qu'on
n*oirait pas les sins sonner. » Ce
qui connrme cette etymologie,
c'est que le provencal dit toca-senh
pour tocsin, et qaesenh represente
le L. signum.
Tope, du L. toga (m. s.) .
Toi, du L. tibt. Pour cette for-
y Google
TOL
528
TON
matiOD, voy. ma Grammaire his-
tortque de la langue francaise,
p. 173. Sur le changement de t en
ot, voy. boire. — D.iutoyer.
Toile, du L. tela (toile). 6ur e
devenu ot, voy. accroire. — D. toi-
lier; loilerie ; entailer {rentoiler);
toilette (proprement petite ser-
viette de toile).
Toitette, voy. toile.
Toise, proprement mesure ob-
tenue eo 6 tend ant les bras. En
italien tesa. du L. tenia, toise dans
les textes du moyen age : • Habet
namqueipsa domusin longitudine
tensas XL.... > dit un document du
onzieme siecle. {Tenia est un subst.
participial de tensus etendu).
Reduisant regulierement ns a
(voy. ainfi, tensa devient tesa qui
donne toise par le changement de
e en ot (voy. accroire). — D.
toiser.
ToUer, voy, toise.
Tofeott, du L. tonsionem (ac-
tion de tondre, puis ce qui est
I'objet de la tonte). Tonsionem se
reduisant regulierement a tosionem
(voy. atnf), donne toison par la
transposition de % (voy. chanoine).
Tot*, du L. tectum (toit) par le
changement de ect en oit (voy.
attrait et accroire). — D. toiture.
Toiture, voy. foit.
Tole,anciennement taule (pla-
que de fer battu) . Taule vient du L.
tabula (plaque, lame dans certains
textes de la latinitede la decadence) .
Tab[vL)la regulierement contracte
(voy. p. lxxxj) en taVla donne
taule par le changement (etudte au
mot aurone) de bl en vl, puis en
ul. Quant au changement de Tan-
cien francais taule en tdle, voy.
aurone et* alouette.
Tolerance, voy. toUrer.
Tolerer, du L. tolerare (m. s.).
— D. tolerant {tolerance), tolerable
(intolerable).
t Toaurte, mot venu de l'espa-
gnol tomate (tomate).
Tomfee, du L. fumoa (m« s.).
— D. Jombal.
T«mb«aa, du L. tumbeUus*
d iminutif de tumba tombe). Sur
ellus, devenu el puis eau , voy.
agneau.
ToMtoet*. anciennement Jum-
per, mot aborigine germanique
(ancien scandinave tumba, tomber,
choir). Sur le changement de u en
o, voy. annoncer. — D. tombee
( subst. participial ) ; tomoereau
(charrette que Ton fait tomber pour
decharger les materiaux).
Tom6e*»eaM, voy. tomber.
Tome, du L. fomus (m. s.). —
D. tomer, tomaison.
1. Ton, (subst.) du L. tonus
(ton, accent). — D. tont^rue, tona-
lity.
2. Tom, du L. fuum (ton) par
la contraction reguliere (voy. p. xc)
de tuum en turn.
Turn devient ton par le change-
ment : 1* de u en o (voy. annon-
cer) ; 2° de m en n (voy. changer).
TottoVe,du L. tonaere (tondre)
qui 6tait deja devenu tondere dans
le latin vulgaire, puisqu'on trouve
(au sixieme siecle) tondent pour
tondebunt dans un fragment de
Yltala.
Pour la contraction reguliere de
fond(e)reen toncTre, voy. p. lxxxi.
— D. tonte (subst. participial fort,
voy. absoute); tondeur; tondai-
son.
Tonlquc, voy. ton.
Tonne, origine inconnue. —
D. de ce mot sont venus les deux
derives tonnel* et tonnelle ; ce der-
nier apersisteen francais moderne ;
le premier est devenu tonneau
(Sur el devenu eau, \oy. agneau).
TotMteliof, tonneler; ton-
nage.
Tonn«au, voy. tonne.
y Google
TOR
529
TOR
ToMNeler, voy. tonne.
TottMef iet«, voy. lonne. — D.
tonnellerie.
ToMtteffe, voy. tonne.
Tonne**, du L. tonare (tanner) .
Sur le changement de n en nn voy.
ennemt.
Tottttet*t*e> en provencal to-
nedre , du L. fcmtfru (tonnerre) par
le changement : 1° de n en nn
(voy. ennemi) : 2° de t en e (voy.
admettre) : 3 a de tr en rr (voy. ar-
riere).
Tonsure, du L. tonsura (ac-
tion de tondre).
Tom to, voy. tondre.
f Tontine, venu en 1653 de
l'italien tontina (tontine).
Topase, du L. topazus (m. s.).
f fojiet*, venu de l'italien top-
pare (toper).
Toplque, du grec toicixd; (lo-
cal).
Toplques, du grec towixti (tex-
vm) trait! sur les fieux communs.
Topographle, du grec totto-
YpaqpCa (description d'un lieu).
f Toque, venu de l'italien tocca
(toque). — D. toquet.
Toque*, Mot dorigine germa-
nique d'une forme originaire toe-
care* , qui correspond a i'ancien
haut allemand zuchdn, arracher,
f rapper). — D. toe (subst. verbal);
tocsin (voy, ce mot). •
Torche, voy. torcher.
Torcher, nettoyer a l'aide
d'un bouchon de paille, ou d'un
faisceau de cboses lordues en-
semble, — du L. tortiare* (deriv6
de tortus tordu, tortille, enlace).
Pour le changement de tia en
cer, voy. aaencer. — D. torche
(subst. verbal : propr. bouchon de
paille ; dans ce sens, torche a donne
le derive torchon t ce qui sert a
nettoyer, a torcher) ; torchis.
Torchis, voy. torcher.
Torchon, voy. torcher.
Tordre 9 d\x L. torquere (tordre)
par la contraction reguliere (voy.
p. lxxxi) de toro;(ue)re en torq f re,
qui se reduit a torWe par le chan-
gement de qr enr (voy. oenir);
pour le changement de tofre en
(or(d)ff par intercalation d'un d
euphonique, voy. p. xcvn. — IX
tordage, tordeur.
Tore, du L. torus (tore dans
Vitruve).
f Toreador, de l'espagnol to-
reador (m. s.).
Torpeur, du L. torporem (m. s).
Torpllle, derive du L. iorpere
(engourdir).
Torrefaetlon , du L. torref ac-
tionem * (m. s.).
Torrefler, du L. torreficare '
(griller).
Torrent, du L. torrentem (tor-
rent). — D. torrentuew , } torren-
tiel.
TorrMe, du L. torridus (m. s.)
Tot**, du L. tortus (tordu).
Pour la chute de u, voy. p. lxxxi.
Pour la persistance de s, voy.
Grammaire historique de lalangue
francaise y p. 163. — D. torsade.
Torsade, voy. tors.
f Torse, venu au seizieme
siecle, de l'italien torso (torse).
Torsion, du L. torsionem (m.
s.).
Tort, du L. tortus tort, dom-
mage, dans les teites carl ovingiens.
(C'est le L. tortus, tordu, d'ou le sens
de torsion, de lesion, de dom-
mage, enfin d'in jus lice)- On lit
dans les Capitulaires de Charles
le Chauve : ■ Sicinjustitiamtstam
exsolvant, sicut illi, qui in suo mt-
nisterio tortum faciunt.... »
Tortleolls, compose des deux
mots latins tortum eollum (cou
tordu).
Toftfffet*, du L. torticulare*
(derive de tortus tordu, torn 116).
Pour le changemepf dc.icula en
30
y Google
TOU
530
TOU
....ttte..., voy. abeille. — D. tor-
HUe, tortiUement, entortiUer.
IWte, du L. tortucus* (deriv6
de tortus tordu) par le change-
ment de ucus en u (voy. ami). La
forme tortue des pied de la testudo
avait fait noramer celle-ci dans le
latin rustique torfuca (l'animal au
pieds tortus).
Ce latin tortuea a donn6 en es-
pagnol tortuga (tortue), en fran-
$ais tortue par le changement de
uca en ue (voy. ami).
Tortueux, du L. tortuosus (m.
s.). Sur osus deyenu eu%, voy.
amoureux.
Torture, du L. tortuta (m. s.)
— D. torturer.
Tooter, voy. toast.
T©<, anciennement tost, du L.
tof-ct'to (composition de cito, vite,
tdt). Totctyto se contractant regu-
lierement (voy. p. lxxxi) en totc'to
se r&Iuit a toc'to par le change-
ment de tc en c (voy. adjuger).
TocHo a donne tost par le change-
ment de e en « que Ton retrouve
dans amistti (amitid) de amic'ta-
tem (voy. pour les details au mot
amitid). Pour le changement de
tost en tdt, voy. abtroe. — D.
plutdt (voy. pZus).
Total, du L. totalis * (derive de
totus tout) . — D. totalite.
Tow oil f e, anciennement toail-
le, en italien tovaglia, du L. du
moyen age toacula (touaille) :* Ad
saccos autem faciendos drappos
albos 2. de quibus fieri possunt
staminea 10. toaculae 2.... » lit-on
dans la Chronicon Fontanellense.
(Toacula est un mot d'origine
germanique, et correspond au
moyen haut allemand twehele,
touaille).
Toacula a donn£ touaille par le
changement : 1° de acuta en aille
(voy. abeille); 2° de o en ou (voy.
affouage).
Towe&e**, origine inconnue.
— D. touche (subst. verbal) ; tou-
cher (infinitif pris substantiv.) ; at-
toucher , retoucher.
Tomct, mot d'origine germa-
nique comme la plupart des termes
de marine (anglais tow. touer). —
D. toue (subst. verbal); touage;
toue'e (subst. participial).
Touffe ? ancien francais to/fe,
mot d'origine germanique (bas
allemand topp touffe). Pour le
changement de p en f. voy, chef.
Pour le changement de o en ou,
voy. affouage. — D. tow/ft*.
TWjotct**, propr. toi« les
/ours : voy. tout et ;oMr.
TWpet, diminutif de l'ancien
frangais toups (touffe de cheveox,
toupet). Toupe est un mot d'ori-
gine germanique (bas allemand
topp, touffe de cheveux). Pour le
changement de o en ou, voy. af-
fouage.
Toupie, anciennement fopte,
mot d'origine germanique (anglais
top toupie). Pour le changement
de o en ou, voy. affouage,
1. Tout* (subst. masculin),
voy. tourner. — D. touret, tou-
riere.
2. Tout* (subst. feminin), da
L. turrim (tour) par le ohange-
ment de u en ou (voy. accouder)
— D. tourelte.
1. Tourfcc (mineralogie), mot
d'origine germanique (allemand
tor/" tourbe). Pour le changement
de o en ou, voy. affouage, — D.
tourbeux, tourbtere,
2. Tourbe, du L. turba (co-
hue, foule, tourbe) par le change-
ment regulier de o en ou (voy. at*
couder).
fW**6iIIott, diminutif d*un
primitif towrbt'Me " qui correspond
a un L. turbicula derive da latin
classique turbo (tourbillon). Quant
au changement de turbicula en
y Google
TOU
531
TRA
tourbille, voy. abeille pour celui
de ...icula en ....ille, — et voy.
accorder pour celui de u en ou.
— D. -tourbillonner. .
Tottftf, du L. turdus (m6me
sens). Pour le changemeni de,u en
ou, voy. accouder. — D. tourdelle.
Tom felle, voy. tour 2. — D.
tourillon.
Tottfetf, voy. tour 1.
Totffie»*e, voy. tour 1.
Tour illott, voy. tourelle.
Tott tttaett*. du L. tormenfnm
(tourment) par le changement de
o en ou (voy. affouage). — D. tour-
mentor (dont le sunst. verbal est
tourmente).
Tourniente, voy. tourment.
Towtttet% en italien tornare,
du L. tornare (tourner) par le
changement de o en ou (voy. ef-
fouage). — D. four substantif ver-
bal masculin dont les composes
sont entour (entourer, & Ventour,
alentours), autour; lourne (subst.
verbal feminin); tourne'e (subst.
participial) ; tournant; tournure;
tourneur ; contourner ; detourner;
retoumer; pourtourner* ; atour-
ner* (qui ne subsistent que dans
les substantifs verbaux pourtour,
atour).
Tottf tte#oI, compose" de tour-
ner(voy. ce mot) et de sol qui est
le L. sol (soleil).
Tourniquet, voy. tournoyer.
Totftttol, voy. tournoyer.
Touwnoiementj voy. tour-
noyer.
Tou»*ito{#, monnaie frappee a
Tours, du L. Turonensis (de Tours)
par la contraction rSguhere (voy.
accointer) de tur{6)nensis en tur'-
nensis, d'ou turnesis par la reduc-
tion de ns k s (voy. afn^) ; Jurn^~-
sis donne tournois par le change-
ment : 1° de u en ou (voy. accou-
der; 2° de e en oi (voy. accrotre).
Tote i*ttoyei* 9 du L. torntcare*
(derive" de tornare tourner). Tour*
noyer vient de torntcare comme
ployer vient de plicare. Pour le
detail du changement de ....icare
en ....oyer } voy. ployer. Pour celui
de o en ou, voy. affouage. — D.
towrwot (subst. verbal; tournoi
vient de tournoyer, comme emploi
de employer) ; fcwrnotemen*. De
torntcare est aussi venu le derive
fourraguef.
Tottffe, patisserie, du L. du
moyenage torta (gateau, deriv6
du L. torta, roulee, frisee):
« Torta unde tortula diminuti-
vum, genus cibi est vet pants,
quod vulgo dicitur ita.... » dit un
texte du onzieme siecle.
Pour le changement de torta en
tourte, voy. affouage. — D. tour-
tiere; tourteau.
Tour^eau, voy. tourte.
Tourte reau , anciennement
tourterel, du L. turterellus* dimi-
nutif de furJur (tourterelle) par le
changement : 1° de u en ou (voy.
accouder) : 2° de u en e (voy. cha-
peler). — D. tourterelle.
Toussaint, voy. tows et saint,
Toussev, voy. tows.
Tout, du L. totus (tout par le
changement de o en ou (voy. af-
fouage). — D. tout d coup f tout d
fait, toutefois.
Toutefois, voy. tout et fois.
Tottac, du L. tussis (toux) par
le changement 1° de u en ou (voy.
accouder); 2° de ss en » (voy.
dcurr). — D. tousser.
Toxlque, du grec to&xoc (poi-
son ; proprement poison qui sert a
empoisonner les fleches). — D. toxi-
cologie (compose de toxique et de
Xoyo? trait6).
TraC) voy. traquer
Tracauttcr^ voy. traquer. — ■
D. fracas (subst, verbal); tracas-
sier; tracasserie.'
Trace, voy. tracer
y Google
TRA
532
TRA
i* 9 en italien tracciare,
du L. tractiare* (tracer, derive de
tr actus, participe de trahere, tirer
des iignes, d'ou le sens de tracer).
Pour le changement de ct en t,
voy. affeU; pour celui de ....tiare
en ....cer, voy. agencer. — D.
trace (subst. verbal) ; tract (subst
participial); tracement.
Traehee, du L. trachia (tra-
ch6e-artere dans Macrobe) .
Traction, du L. tr actionem
(m.s.).
Tradition, du L. traditionem
(m. s.)..
Tradueteur, du L. traducto-
rem (m. s.).
Traduction, du L. traductio-
ns (m. s.).
Tratftcire, du L. traducere
(trad u ire). Pour le changement de
....ducere en ....duire, voy. con-
duire. — D. traduisible.
f Traflc* venu de l'italien traf-
fico (m. s.).
f Trafiquer, venu de l'italien
trafficare (m. s.).
Tragedle, du L. tragoedia (m.
8.). — D. tragidien.
Traglque, du L. tragicus (m.
s.).
Ti*aMf, a l'origine tratr, en ita-
lien tradtre; du L. tradere (trahir)
par le changement de ...adere en
....ahir qui a deja ete etudie ci-
dessus, au mot envahir. — D. tra-
hison (du L. traditionem trahison;
pour le changement de ti en s,
voy. agencer).
Train, voy. fratre.
Tratftet*, voy. train. — D.
tratne (subst. verbal), trains
(subst. participial) ; traineau ; trai-
nage; tratnard; traineur; en-
tratner.
Tra!fe ? proprement tirer; telle
est la signification originaire du
mot traire, qui , du sens general
de tirer qu'il possedait dans l'an-
cien francais, s'est restreint tar-
divement au sens special de tirer
Le lait,de mgme que muer est venu
du sens general de changer, au
sens special de changer deplumes.
Pour ces* restrictions du sens, voy.
p. xxm Trahere a donne" traire
comme du'trahere a donne dw-
traire, comme eztrahere a donne
estraire.
Trahere s'est change de bonne
heure en tragtre (on trouve sub-
tragendo pour subtrahendo dans
destextes mgrovingiens).
Trag{&)re regulierement con-
tracte (voy. p. lxxxi) en trag're
donne traire parle changement de
gr en r (voy. accuetllir) et par
celui de a en ai (voy. aigle). —
— D. trait (subst. participial mas-
culin); traite (subst. participial
feminin; traite signifie propre-
ment tir6e et conserve ici son sens
originaire ; une traite est propre-
ment une lettre de change tirie
sur quelqu'un). Du verbe tragere
(tirer) est venu le deriv6 .tragi"
men * (action de tirer, de marcher,
marche, d'ou le sens de train).
Tragimen a donne" train, comme
sagimen a donne sain : pour le
detail du changement de ....agi-
men en ....ain, voy. sain. Ce qui
confirme cette origine, c'est que
l'ancien francais disait train, et
que l'espagnol dit tragin pour
train .
Trait, du L. tractus (m. s.) .
Pour le changement de lettres,
voy. attrait.
Traite, voy. traire.
Traite, du L. tractates (ou-
vrage, traite) par le changement:
1° de ....atus en ...J (voy am-
pouU) ; 2° de cf en it (voy. attrait).
Traite*; du L. tractare (trai-
ter) par le changement de ct en it
(voy. attrait). — D. traileur % trai-
tement, traitable.
y Google
TRA
533
TRA
Tt*m*t*e, anciennement trai-
tre, du L. traditor (traitre) par la
chute reguliere de o (voy. p.. lxxxi)
d'ou tiradit'r qui, perdant le d me-
dial (ra(d)it'r (voy. accabler) , donne
i'ancien Irancais tra-itre. Pour le
changement *de traitre en traitre,
voy. p. xc. — D. traitreusement,
traitresse. ■
Trajeetolre, du L. trajectoria*
(qui traverse) .
Trajet, du L. trajectus (trajet).
Pour le changement de ct en t,
voy. affite".
Ttniiftail, anciennement tre"-
mail f du L. tremaculum trSmail,
filet daus la Loi Salique, 29, 32 :
« St quis.... tremaculum aut ver-
tevolum de flumine furaverit.... »
Pour le changement de e en a,
voy. amender; pour celui de
....aculum en otl, voy. abeille.
Tremaculum , signifie propre-
ment a trois mailles, et est com-
pose de tres (trois) et de maculum
(maille) .
Trame, du L. trama (trame).
— D. tramer.
| Tramontane, venu de l'ita-
lien tramontana (etoile du pdle
arctique).
Tranche*, origine inconnue.
— D. tranche (subst. verbal) ; tran-
chant; tranche'e (subst. partici-
pial) ; tranchet; tranchoir; retran-
cher.
Tranqullle, du L. tranquillus
(m. s.). — D. tranquilliser.
Tranqullllte, du L. tranquil-
litatem (m. s.) .
Transaction, du L, transac-
tionem (m. s.) .
Transborder, compose du L
trans (au dela), et de border (voy.
ce mot). — D. transbordement ;
transbordable.
Transcendant, du L. trans-
cendentem (qui franchit). — D.
transcendance.
Transcription, du L. trans-
criptionem (m. s.).
Transerlre, du L. transcri-
bers (m. s.) . Pour le changement
de ....scribere en ....scrtre, voy.
icrire.
Tfanse, voy. transir.
Transferer, du L. transferre
(transferer).
Transfer*, du L. transfertus
(participe barbare de transferre ,
transferer).
Transfignrer, du L. transfi-
gurare (m. s.). — D. trans figura-
tion.
Transformer, du L. transfor-
mare (m. s.). — D. transforma-
tion.
Transfuse, du L transfuga
(m. s.).
Transfnser, du L. transfu-
sare *frequentatif de transfunaere
(transvaser) . — D transfusion .
Transgresser, du L. trans-
gressare * (frequentatif de trans-
gredij transgresser). — D. trans-
gresseur, transgression.
Translger, du L. transigere
(m. s.).
Transir, du L. transire* (mou-
rir dans les textes latins du moyen
age; compose de trans au dela, et
de ire aller). Du sens de mourir
est venu celui d'etre glace de froid,
de douleur, etc. — D. transe
(subst. verbal), franst, transisse-
ments.
Transit, du L. transitus (pas-
sage).
Transltif, du L. transitivus
(m. s.).
Transition, duL. transitionem
(m. s.).
Transltolre, du L. transito-
rius (m. s.).
Translator, du L. translatare*
(m. s., derive de translatus).
Translation, du L. transla-
tion em (m< s.).
yGoogk
TRA
534
TRA
e, du L. transmit-
ters (transmettre). Pour le chan-
gement de mittere en mettre t voy.
admettre. — D. transmis, trans-
missible.
Transmission, du L. trans-
missionem (m. s.J.
Transmner,duL. transmutare
(metamorphoser). Pour le change-
ment de ....mutare en ....muer,
voy. muer. — D. transmuable.
Transmutation, du L. trans-
mutationem (m. s.) .
Transparent, du L. transpa-
rentem * (qui paralt a travers). —
D. transparence.
Transpereer, compose du L.
trans (a travers) et de percer (voy.
ce mot).
Transplrer, du L. trans (a
travers) et spirare (s'exhaler). —
D. transpiration.
Transplanter, du L. trans-
plantare (m. s.). — D. transplan-
tation.
Transporter, du L. transpor-
tare (m. s.). — D. transport (subst.
verbal) ; transportable.
Transposer, compose du L.
trans (au dela) et de poser (voy.
ce mot) . — D. transposition.
Transsubstantler , compose
du L, trans (au dela) > et de subs-
tantia™* (derive de substantia
substance). — D. transsubstantia-
tion.
Transvaser, compost du L.
trans (au del&) et de vase (voy. ce
mot).
Transverse, duL. transversus
(m. s.). — D. transversa^ trans-
versalement.
Trapeze, du grec xpaws^a (ta-
ble, surface plane etcarree).
Tvappc (proprement piege),
du L. du moyen atge trappa (piege
dans la Lex Salica 7, 9 : « Si quis
turturem de trappa furaverit. »
Trappa est un mot d'origine ger-
manique eomme la plupart des
termes de chasse (ancien haut al-
lemand trapo, trape, piege, tre-
buchet). — D. attraper (propre-
ment prendre dans le piege, dans
la trappe. Sur ce mot, voy. p.
XXII).
Tfajm, origins inconnue.
Traquenatui, voy. traquer.
Traqttcr, entourer un bois
d'une enceinte de plus en plus
resserree pour saisir les animaux
(d'ou le sensnosterieur de traquer
serrer de pres). Traquer signifie
proprement tendre, tirer un filet
autour d'un bois pour saisir le gi-
bier, et est un mot d'origine ger-
manique (neerlandais tre&en tirer.
6tendre). — D. trac (subst. verbal
masculin); traque (subst. verbal
femin.) : traqueur; traquet; tra-
quenard; tracasser.
1. Travail^ en italien travar
glio y en espagnol trabajo, en pro-
vencal trabalh, proprement en-
semble de pout res destine acontenir
les chevaux vicieux. Travail re-
presente, dans ce sens le L. fro-
oaculum * (deriv6 de trabem pou-
tre) par le cbangement rogulier
l°de 6 en v (voy. avantU 2° de
aculum en ail (voy. abeille).
Du sens de machine qui sert de
prison, de contrainte, ce mot a
pris le sens de contrainte, puis d«
tourment, d'efflbrt, de peine, d'ou
le verbe travailler (se tourmen-
ter, se donner de la peine pour at-
teindre un but, s'efforcer).
2. Tfarall, action de travaU-
ler (voy. travaiUer).
Wavaillei*, voy. travail 1.
— D. travail action de travailler
(subst. verbal).
Tfavee, du L. trabata* (de-
rive de trabem poutre) par lech an
gement regulier : 1* de b en 9
(voy. avant); 2° de ataenie (voy.
ampouU.
y Google
TRtf
535
TR6
0, du L. traversus (m.
s.). — D. traverser, tr aver sin.
Tra»ei»#er, voy. travers. —
D. traverse (subst. verbal) ; tra-
verse (subst. participial).
Tfavefrift, voy. trat?er«.
f Traveatlr, venu au seizieme
siecle de l'itaiien travestire (tra-
vestir). — D. travestissemenU
Tre...,*nfe«... (en italien tra...,
Pros...), prefixe qui vient du L.
trans (au dela, par-dessus). Trans
reduisant regulierement ns a s
(voy. atnti) donne tras qui devient
tr& par le changement de a en e
(voy. acheter)-. ainsi trans-salire
donne tmsaillir; transpassare* ,
transbuccare*, transfilare *, trans-
tellum * ont donne dans notre an-
cienne langue trespasser, tres-
passer, tresbucher, tresfiler, tres-
teau, qui se sont reduits a tri-
passer, trelmcher, trailer, tre"teau
en francais moderne par la chute
reguliere de s devant une consonne
(voy. abime).
Trebwcher, anciennement
tresbucher, correspond a un type
latin Pransbuccare* , compose de
trans par-dessous (pour le change-
ment de tram en tres, voy. tr4...)
et de buccare" deriv6 de buccus*
(type qu'on retrouve dans l'ancien
francais buc tronc humain , torse,
et qui est Fanglo-saxon buc tronc,
torse). Tribucher est done propre-
ment renverser le torse, tomber a
la renverse; ce qui confirm e cette
etymologie, e'est que l'itaiien trans-
bustare (renverser) est compose de
meme du prefixe latin trans , et du
mot busto (tronc du corps humain).
Pour le changement de transbuc-
eare en tresbucher, voy. acheter
pour le passage de cc au ch. Sur
tresbucher devenu trelmcher, voy.
abtme. — D. tribuchet*
7W|Uef, anciennement tres-
fUer, du L. transfilare derive* de
fXum fil; prppr. faire passer du fil
par la filiere). Sur trans.... devenu
tres.. .. puis tre*..., voy. aumottre*....
— D. trifXeur, trifuerie.
Trefle, du L. trifolium (trefle)
par ledeplacementdel'accent latin
(voy. p. cv) et par la contraction
trif[o)lium en trif Hum) d'ou trefle
par le changement de i en e (voy.
admettre) .
TVeif fe du L. trichila (ber-
ceaude treille, tonnelie dans Go-
lumelle, et dans le Copa). Trich(t)
la regulierement contract^ (voy.
p. lxxxxi) en tricWta, reduit ch kc
(voy. p. xcix), d'ou tricla qui donne
treille par le changement de ....icla
en ....eille (voy. abeiUe). — D.
treillage, treillis*
TreitUs, voy. treille.
Tweize, du L. tredecim (treize)
par la contraction reguliere (voy.
p. lxxxi) de tred{e)cim en tred*cim
d'ou treixe par la reduction de dc
a e (voy. adjuger) et par le chan-
gement : 1° de een ex (voy. frein) ;
2° de c en % (voy. amitiej.
Trema, du grec TpYJ{/.a (trou).
Wemole, en italien tremula,
du L. tremula, proprement qui
tremble , par la contraction regu-
liere (voy. p. lxxxi) 4e trem(u) la
en trem'la, d'ou tremble pr le
changement de mJ en row (voy.
absoudre).
Tfem6tef, en italien tremo-
lare, du L. tremulare* (trembler, »
derive de tremulus tremblant : « Ni-
mio frigore horribiliter cum fletu
acstridore dentium tremulantes...
dit Flodoard,iii, 3).
Trem(\i)lare, regulieremeat con-
tracts (voy. accointer) en trem'lare,
donne trembler par le changement
de mi en mbl (voy. absoudre). —
D. trembloter, trembleur, tremble-
ment.
Tfemie, corruption de l'an-
cien francais tremuie, compose de
y Google
TRfi
536
TR6
tre qui est le L. tres trois) et de
mute qui represents le L. modi a
(boisseaux) , proprement auged'une
capacite de trois boisseaux. Pour
le changementde mo(d)ia en muie
toy. aux mots alouette et cuider.
fWmiefe, origine inconnue.
• Tnemotiifer Tse), remuer,
s'agiter avec vivacite, du L. trans-
motiare* s'agiter avec frequence
(derive de transmotus, participe
de transmovere). Transmotiare a
donne trimousser par le change-
raent: 1° de trans en tri (voy.
tri. . .); 2° de o en ou (voy. affouage);
3° de ttarc en wer (voy. agencer).
Trcmpc, voy. tremper.
Tremne** , du L. temperare
(tremper un metal, et aussi me-
1 anger, d'ou le sens de tremper :
on trouve dans Gregoire de Tours
« vinum temperatum » pour du
vin trempid'eau).
Temp{$)rare regulierement con-
tracts (voy. accointer) en tempWare
donne Pancien francais temprer
qui est devenu posteneur. tremper
par transposition (voy. dpreti) . —
D.trempe (subst. verbal) ; ditrem-
per.
f Tremplln, venu au seizieme
siecle de 1'italien trampellino
(tremplin).
IWttte, en espagnol treinta,
du L. triginta (trente)par la chute
reguliere du 9 medial (voy allier).
Pour le changement de t en e, voy.
admettre. — D. trenti&me, tren-
taine.
f Trepan, venu de 1'italien
trepano (trepan). — D tripaner.
Trqioffei*, dans Fancien fran-
trespasser, en italien trapassare,
du L. transpassare (proprement
passer au deli, quitter la vie, mou-
rir; c'est a peu pres la traduction
decette image populaire: faire le
taut). Pourle changement regulier
de trans... en tret... puis en tri..., J
voy. au mot tri.... — D. trepas
(subst. verbal).
Trepidation, du L. trepida-
tionem (tremblement).
Tre>ie«f , du L. tripedem (tri-
pled). Pour le changementde tri
en tri, voy. admettre; pour celui
de vedem en pied, voy. au mot
pied.
Trcpigttew, derive" de Pan-
cien francais treper (trepigner).
comme (^)oraligner derive degrat-
ter. Treper est un mot d'ongine
germanique (norland, trippen m.
s.). — D. tripignement.
Tre*, du L. trans (par-dessus,
au dela de ; d'oii le sens posterieur
de tres). Reduisant regulierement
ns k s (voy. aini) trans devient
tras qui a donne tres par le chan-
gement de a en e (voy. acheter).
Tne»©i», en italien tesoro, duL.
thesaurus (tresor). Par le change-
ment de th en t et par celui de
au en (voy. alouette), thesaurus
devient tesor d'ou la forme fran-
chise par Tintercalation d'un r
r (voy. chancre). — D. trtsorier,
trisorerie.
Tresmaiiiir, du L. fratitto-
itre* (sauter, s'agiter fortement).
Pour le changement : 1° de trans
en tres, voy. tri.... 2° de tattreen
saillir, voy. MtUtr. — D. tressait-
lement.
Trewer, a l'origine treeer, en
italien trecciare, du L. tricciare *
(derive de frtccta* forme poste-
rieure de trichea, qui vient du
grec xptxa, tripartite, qui est di-
vise" en trois, d'ou le sens de tresse).
Pour le changement de tricciare
en treeer puis en tresser, voy. au
mot agencer; pour le changement
de t en e. voy. admettre. — D.
tresse (subst. verbal).
Tf*efeatc , anciennement (ret-
teau, a l'origine tres let. du L
transteUum* (derive de fraftt*n*m,
y Google
TRI
537
TRI
banc, poutre puis treteau). Trans-
tettum reduisant regulierement
trans,... a tres.... (voy au mot
tr£....) donnerancien francais tres-
teL d ou posterieurement tre'teau
par la chute de * (voy. abime) et
par le changement de el en eau
(voy. agneau).
Tt* etc<I,en italien torcolo, du L.
torculum (machine a presser, ce
qui est aussi le sens du mot treuil
a l'origine de notre langue ; l'aii-
cien 'rancais designe par treuil un
pressoir].
Torc(n)lum regulierement con-
tracte (voy. p. lxxxi) en torc'lum,
transpose r (voy. dprete), d'ou tro-
clum qui donne treuil par le chan-
gement : 1° de o en eu (voy. ac-
cueiUir); 2° de cl en il (voy.
T#«e»e, a l'origine trive (secu-
rite, paix, d'ou le sens de suspen-
sion d'hostilite, de treve) : trive est
un mot d'origine germanique (go-
thique triggua securite). Triggua
consonnifiant uenv (comme dans
Janvier dejanuarius, voy. cemot)
devient trigva d'ou l'ancien fran-
cais trive par la reduction de gv
a 17.
Pour le changement de trive en
trtve, voy. admettre.
Triangle, du L. triangulum
(triangle) . Pour la chute de Tavant-
dernier u, voy. angle.
Trlangulalre, du L. triangu-
laris (m. s.).
Trlangulatlon, du L. trian-
gulationem* (denve de triangulus
triangle).
Trlbu, du L. tribus (tribu).
Tribulation, du L. tribulatio-
nem (m. s.)
Trlbun, duL .tribunus (m. s.).
— D. tribunat (derive du L. tribu-
nals, mfime sens).
Tribunal, du L. tribunal (sie-
ge desjuges).
| Tribune, de Pitalien tribuna
(tribune).
Trlbut,du L. tributum (m. s.).
Tributalre, du L. tributarius
(m. s.).
Trichcr* ancien francais tre-
cher, mot a'orieine germanique
(moyen haut allemand trechen,
lancer un trait, d'ou le sens de
jouer un tour, ae tromper, de tri-
cher). Pour le changement de tre-
cher en trtcher, voy. accomplir. —
D. tricheur, tricherie.
Trlcolore, du L. tri-color (a
trois couleurs).
Tricoter, origine inconnue. —
D. tricot (subst. verbal), tricoteur,
tricoteuse, tricotage.
Trictrac, jeu que Ton appe-
lait anciennement tictac ; tictac est
une onomatopee tir6e du bruit que
font les des quand ils retombent
(voy. p. lxv).
Trlennal, du L. triennalis*
(derive de triennis f de trois ans).
Trier, en italien tritare (broyer
et examiner de pres). du L tri-
tare denve de tritus partic. de te-
rere broyer : le sensactuel est venu
de la locution: granum terere y
battre le ble pour separer le grain
de la paille , pour trier le grain
d'ou la signification de trier; l'ita-
lien tritare qui a conserve a la fois
les deux sens de broyer et de trier,
confirme cette etymologie.
Pour le changement de tri{t)are
en trier par la chute du t meaial,
voy. abbaye. — D. triage.
Trlgonometrle, du grec Tpt-
YO)vov(triangle)etixeTpov (mesure).
f Trllle, de Pitalien trillo (t rille) .
TrUnbaler, origine incon-
nue.
Tritner, origine inconnue.
Trlmestre, du L. trimestris
(rn. s.). — D. trimestriel.
IV* tuple, origine inconnue, —
D. tringler, tringlette.
yGoogk
TRO
538
TRO
Trlnfte, du L. trinitatem (m.
s.). — D« trinitaire.
f Trlnquer, inot d'origine al-
lemande (voy. p. lvii); trinquer
vient de l'allemand trinken (boire) .
j- Trio , mot venu de l'italien
trio (trio).
Triolet, derive" du L. tres
(trois).
Trlomphal, du L. triumphalis
(m. s.).
Trlompnateur, du L. trium-
phator(m. s.).
Trlomphe, du L. triumphus
(m. s.). — D. triompher.
Tripe, origine inconnue. —
D. tripaille, tripette, tripier, tri-
pitore.
Triple, du L. triplus (triple) .
— D. tripier.
Tripoter, mot dont l'origine
est inconnue. — D. iripot (subst.
verbal) : tripotage y tripoter.
Trique, mot dont l'origine est
inconnue.
Trireme, du L. triremis (tri-
reme) .
Triste, duL. tristis (m. s.). —
D. attrister.
Tristesse, du L. tristitia (tris-
tesse) par lecbangement de itiaen
esse (voy. agencer).
Trlture, du L. triturare (m.
s.). — D. trituration.
Trivial, du L. trivialis (m. s.).
— D. triviality .
Tr oe, voy. troguer.
Trogne, origine inconnue.
TrooNon, origine inconnue.
Trots, du L. tres (trois) par le
changement de e en oi (voy. ac-
croire). — D. troisieme.
Troler, mot d'origine germa-
nique (allemand trollen , trdler ,
trotter).
Tnom6e, du L. turbo (tour-
billon, templte) par la transposi-
tion de r (voy. dpretty- et l'inter-
calation de m (voy. lambruche).
f Tromblon, derive deFitalien
tromba (arme a feu).
f Trombone, de l'italien trom-
bone (m6me sens).
Twompej origine inconnue. —
D. tromper (proprement jouer de
la trompe; allusion aux charlatans
et aux vendeurs d'orvietan qui at-
tiraient le public a son de trompe,
pour le duper ; d'ou le sens de du-
per) ; trompette.
T romper, voy. trompe. — D.
trompeur, tromperie y dttromper.
Trompette, voy. trompe. —
D. trompeter.
Tronc, du L. truncus (tronc) t
par le changement de u en o (voy.
annoncer). — D. tronche (forme
feminine de tronc; d'ou le dimi-
nutif tronchet)-, troncon.
Troncon, voy. tronc. — D.
tronconner.
Frotie, duL. thronus (m. s.).
— D. troner, detrdner.
Tronquer, du L. truncate
(m.s.).
Tt* op, origine mconnue . — D.
par trop (voy. par).
Trope, du L. tropus (trope).
Trophee, du L. tropaeum
(trophee).
Troplque, du L. tropicus (m.
s.). — D. tropical.
f Troquer,de Tespagnol trocar
(troquer). — D. troc (subst. verbal).
Trotter (voy. a VAppendice).
— D. trot (subst verbal), trotteur,
trottoir.
Frou, voy. trouer.
-{-Troubadour, venu du pro-
vencal trobador (pofite, derive du
verbe trobar trouver; inventer;
pour P6tymologie de trobar, voy.
au mot trouver).
Trouble (adj.), du L. turbulus*
(qui est en desordre), par la con-
traction (voy. p. lxxxi) de tur&(u>
lus enturblus, d'ou trouble par la
transposition de r (voy. dprete).
y Google
TRO
539
TRU
Tt*ot«6Ief, du L. turbulare*
(troubler, deriv6 de turbula trou-
ble dans Ammien Marcellin) . Tur-
b[H)lare, regulierement contracts
(voy. accointer) en turb'lare, donne
troubler par la transposition de r
(voy. dpreti) et par le changement
de u en ou (voy. accouder). — D.
trouble (subst. verbal) ; trouble'.
Tnotcet*. Le latin barbare trait-.
0mj (trou) que Pon trouve dans la
Loi des Ripuaires (tit. 43 : « Si
qui* in clausura aliena traugum
ad transeundum fecerik... »), et
dont Porigineestinconnue, adonn6
le provencal trauc, le francais trou
par la cbute du g (voy. allier) et
par le changement de au . en ou
(voy. alouette). De trou est venu le
verbe trouer (d'ou troupe).
Troupe, derive du latin bar-
bare troppus (troupe d'animaux,
troupeau) : « Si entm in troppo
de jumentis Mam ductricem ati-
quis involaverit.... » dit la Lex
Alamannorum 7, 9. L'origine de
troppus est inconnue.
Troupe vient de troppus (ou
mieux de la forme feminine troppa)
par le changement de o en ou
(voy. affouage). — D. troupeau;
troupier; attrouper.
Troupeau, voy. troupe.
Troupier, voy. troupe.
Trowwc, voy. trousser. — D.
trousseau ; ditrousser (proprement
eniever la trousse); trousseguin.
TnotfMeau, voy. trousse.
Trousser; anciennement tros-
ser, a l'origine torser (mettre en
faisceau, en paquet), du L. tor-
tiare* (lier ensemble, derive de
tortus participe de torquere tor-
dre) . tortiare par le changement
de tiare en ser (voy. agencer)
donne torser, qui devient trosser
par la transposition de IV (voy.
dpreti) . Pour le changement pos-
terieur detrosser en trousser, voy.
affouage. — D. trousse ensemble
de choses pliees, troussies; faisceau
de choses liees ensemble ; trousse
est un substantif verbal): troussis;
retrousser.
Trouver, anciennement tro-
uer , torver dans un texte du on-
zieme siecle, en provencal tro-
bar, du L. turbare (remuer, cher-
cher, fouiller, d'ou posterieure-
ment le sens de trouver). Par le
changement : 1° de b en v (voy.
avant) ; 2° de u en o (voy. annon-
cer) , turbare donne Pancien fran-
cais torver, qui devient trover ,
par la transposition de r (voy.
dpreti); pour le changement poste-
neurde trover en trouver, voy.
affouage.
Ce qui confirme cette etymolo-*
gie, c'est que l'ancien portugais
trovar signifie a la fois trouver et
remuer comme le L. turbare. De
meme que turbare a donne trou-
ver, conturbare a donne controu-
ver. — D. trouvaille; trouveur.
Tt*otivet*e (poete, proprement
celui qui trouve , qui invente).
Trouvere correspondrait a une
forme de la basse latinite trova-
tor*, qui, perdant regulierement
la derniere voyelle (voy. p. lxxxi),
devient trovatr d'ou trovere par
le changement : 1° de aene (voy„
acheter; 2° de tr en r (voy. ar-
riere) , puis trouvere par celui de
o en ou (voy. affouage).
Tine ami, du L. du moyen age
trutannus (vagabond). « Praecipi-
mus ut semper pauper es magis
indigentes (et minime trutannii) ad
ipsam eleemosynam admittantur.-*
(dit un texte de 1340).
Trutannus est un mot d'origine
celtique (kymri tru miserable).
Pour la chute du t medial trutan-
nus ? Voy. abbaye. — D. truanr
dene.
t Truehement, ou mieux tru-
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TUE
540
TUR
cheman, de l'espagnol trucheman
(interprete).
IVtieffe, diminutif d'un type
true* qui est le L. trua (especede
cuillere).
Trtflfe, origine inconnue. —
D. truffier, truffer.
Tfttie, en italien troja, du L.
troja (truie dans le latin vulgaire ;
on sait que les Romains designaient
sous le nom de cochon troyen
(porcus trojanus) un cochon roti,
dans le ventre duquel on avait
place des oise^ux et d'autres ani-
maux (par allusion au cheval de
Troie, dans le ventre duquel 6tait
renferm6 Ulysse et ses compa-
gnons). — Par assimilation, on
nomma la truie troja. Un ecrivain
latin de i'empire , Messala Corvi-
nus, nous apprend que, de son
temps, le peuple de Rome appelait
la truie troja ( «Troia namque vulr
go latine scrofadict*ur....»). On lit
dans un texte juridique : « Troias
omnes meas do, lego.... »
Troia a donne truie par le chan-
gement de o en u (voy. cuider) .
Pour le rapport de j a t, voy.
aider.
Tttfite, du L. tructa (truite,
dans Pline) par le changement de
ctenit (voy. attrait).
TfiimeoN, origine inconnue.
Tu, du L. tu (toi).— D. tutoyer
(voy. toi).
Tube, du L. tubus (tube). — D.
tubuleux , tubulure.
Tuber cole, du L. tuber culum
(m. s.). — D. tuberculeux.
Tubereufte, du L. tuberosa
(bosselee).
Twer, mot assez recent (avec
ce sens) dans notrelangue; l'an-
cien francais ne disait point tuer,
mais occire (de occidere) : dans
notre ancienne langue tuer aVaitle
sens d'etouffer, comme le proven-
cal tudar, l'ancien italien tutare. \
Tuer vient du L. tutari (proteger,
recouvrir pour proteger, puis
etouffer; tuer le feu, par exemple,
etait a Torigine le couvrir de cen-
dres pour le maintenir; d'ou le
sens d'etouffer, qui s'est plus ge-
neralise dans l'acception tuer).
Perdant le I medial (voy. ab-
baye) , tu{t)ari donne tuer, comme
commu(t) are donne commuer, com-
me remu(t)are, sternu(t)are, salu-
(t)are, mu(t)are donnent remuer t
e'ternuer, saluer, muer. — D. tue~
rte, tueur.
Tuf, du L. tophus (tuf) par le
changement : 1° de ph en f (voy.
coflre); !2« de o en m (voy. curie).
Tulle, du L. tegula (tuile) par
le contraction reguliere (voy. p.
lxxxi) de teg{U)la en teg' la, d'ou
tuile par le changement : 1° de gl
en il (voy. caiUer); 2° de e en u (voy.
jumeau). — D. tuilier. tuilerie.
fTullae, venu de respagnoltu-
lipa (tulipe). — D. tulipier.
Tulle, mot d'origine hislorique
(voy. p. lxjv); le tulle est un tissu
originairement fabrique a TuUe,
comme la valencienne est une
dentelle fabriquee a Valenciennes.
Tumefaction, du L. tumefac-
tionem* (derive de tumefactus
gonflg).
Tumefler, du L • tumeficare *
(gonfler).
Tumeur,duL. tumor em(m.s).
Tumulalre, du L. tumularis "
(derive de. tumulus tombeau).
Tumulte, du L. tumultus
(m. s.).
Tumultueux, du L. tumul-
tuosus (m. s).
Tunlque, du L. tunica (m. s.).
f Tunnel, de l'anglais tunnel
(m. s.).
f Turban, venu de Pitalien tur-
bante (turban).
Turbot, derive (a l'aidedu suf-
fice diminutif ot) d'un type primi-
y Google
UMB
541
UNI
tif turbe* qui est le L. turbo (pro-
Frement toupie, puis tucbot par
assimilation de la forme du tur-
bot a celle d'une toupie). Ce qui
confirme cette origine, c est que le
grec £6(i.6oc signifie a la fois tou-
pie et turbot.
Turbulent, du L. turbulentus
(m. s.). — D. turbulence.
f nurf, mot venu de Panglais
turf (gazon).
Tuigeacent, du L. turgescen-
tem (qui se gonfle). — D. tumes-
cence,
Turlupln, mot d'origine histo-
rique (toy. p. lxiv); allusion a
Turlupiii, acteur du temps de
Louis XIII. — D. turlupiner, tur-
lupinade.
Turpitude, du L. turpitudo
(m. s.).
Tutelalre, du L. tutelaris
(m. s.).
Tu telle, mot venu du L. tutela
(m. s.).
Tuteur, du L. tutor (m. s.).
Tuloyer , voy. tuettoi. — D.
tutoiement.
Tutrlee, du L. tutricem (m. s.).
Tuyau, anciennement tuyel,
du L. tubetlus (diminutif de tubus
tuyau) par la chute du b medial
tu[b)ellus (voy. dboyer) ; pour le
changement de tuyel en tuyau,
voy. agneau.
Tympan, da L. tympanum
(tambour). — D. tympaniser, tym-
panite.
Type, du L. typut (figure, ima-
ge). — D. typique.
TyphoVde, du grecrucwoYic (de-
rive de TO90;: voy. typhus).
Typhus, du grec T\><po? (va-
pour).
Typographic, du grec tutco;
(empreinte) et ypaqpw (j'ecris). —
D. typographique.
Tyran, du L. tyrannus (maltre
absolu). — D. tyrannie, tyran-
niser.
U
Ublqulete, du L. ubique (pa>
tout).
ublqulte, du L. ubique (par-
tout).
Ulcere, du L. ukerus (m. s.).
D. ulce'rer, ulceration,
Ulterleur, du L. ulterior
(m. s.).
Ultimatum, du L. ultimatum*
Sarticipe de uUimare* (de ultimus
ernier).
f ultramontaln, venu del'ita-
lien oltramontano (d'au dela des
Alpes).
I/m6Ie, du L. umbra (umble
dans Ovide) par le changement de
r en I (voy. autel).
I/tt, du L. unuc (un). — D.
unieme.
Unanlme, du L. unanimu*
(m.s.). — D. unanimUe".
Unlforme, du L. uniformis (m.
s.). — D. uniformite'.
Union, du L. unionem (m. s.).
Unique, du L. unicus (m. s.).
Unlr, du L. unire (m. s.). —
D. destmir, reunir.
Unlsson, du L. uni-sonus *
(accord dans un seul son) .
Unite, du L. unitatem (m. s.).
31
y Google
VAC
542
VAC
Unlvera, du L. universum
(univers dans Ciceron).
Unlversallte, du L. universa-
Utatem (m. 8.).
Untver»el, du L. universalis
(m. s.).
Unlverslte, du L. universtta-
tem (college, corporation, commu-
naut£. dans Marcianus au sixieme
siecle). — D. universitaire.
Ur*ne»eene, du L. uranosco-
pus (poisson, dans Pline).
Uretere, du grec oOpTjnqp
(m.s.).
Uretre, du grec oOpyjdpa.
Urgent, du L. urgentem (pres-
jant). — D. urgence.
Urine, du L. urina (m. s.).
Urlqne, derive ainsi qu'urate
t ur&, du grec oOpov (urine).
lime, du L. urna (urne).
Urtlealre, du L. urtica (ortie).
MJ*, du L. usus (usage).
WJmev, du L. usare* (derivS de
usus partic. de uti user. Pour la
formation des verbes frequentatifs,
voy. p. xxxn). — D. usage, usance.
Un deriv6 de usare* est usinare*
(avoir Pusage de.... dans plusieurs
teites du moyen Age), d'ou le sub-
stantif <verbal usina, qui signifie
1' usage des eaux, dans un texte du
onzieme siecle : d'ou le sens pos-
terieur d'etablissement industriel
qui marche a Paide de Peau, et
enfin d'usine.
MJ*ine 9 voy. user.
Uslte, part, du verbetmter, qui
est le L. usitari (se servir frequem-
ment de).
Us tensile, du L. utensilia (us-
tensiles dans Varron et Tite-Live).
Ustlon , du L. ustionem (action
de bruler).
Uauel, du L. usualis (m. s.).
Uaufrult, du L. ususfructus
(usufruit).
Uaure, du L. usura (m. s.). —
D. usurier, usuraire.
Usurper, du L. usurpare (m.
s.). — D. usurpateur, usurpation.
Uterln, du L. uterinus (m. s.).
Utile, du L. utilis (m. s.). —
D. utility utilizer, utilitaire.
utople, plan de gouvernement
d'un pays imaginaire, du grec ow-
to7co; (prop, non-lieu, pays ima-
ginaire). — D. utopiste-
Vacant, du L. vacantem (qui
est vide) — D. vacance.
Vacavmc, mot d'origine ger-
manique (n&rlandais wacharmer,
malheur a toi.) Vacarme etait au
moyen age une exclamation, d'ou
le sens posteneur de bruit, de ta-
page.
vacation, du L. vacationem
(m.s.).
vaedn,du L. vacctnus (de va-
che). — D. vacctner (d'ou ie sxinst
verbal vaccine).
Vache, du L. vacca (vache)
par le cbangement de cc en ch
(voy. acheter). — D. vacher, var
cherie.
Vaelllant, voy. vaciUer.
Vaclller, du L. vacillate (m.
s.). — D. vacillement, vacillation.
vaeulte, du L. vacuitatem
(m. s.).
y Google
VAI
543
VAN
Vade-mecum, du L. vade
mecum (viens avec moi).
vagabond, du L. vagabundus
(m. sj. — D. vagabonder, vaga-
bondage.
Vaglr, du L. vagire (m s.). —
D. vagissemeni.
f vagon, de l'anglais wagon
(m. s.).
Vague (substantif) , mot d'on-
gine germanique (ancien haut al-
lemand wdc, vague).
vague (adjectif), du L. vagus
(errant).
f vaguemestre. mot introduit
au seizieme siecle dans la langue
francaise par les reitres; c'est l'al-
lemand Wagenmeister (maitre
des equipages de l'armee. En 1 650
Menage dennissait le vaguemestre
« un offkier qui a le soin de (aire
charger et atteler les bagages
tfune arme'e.... •
vaguer, mot venu du L. vaga-
ri (ft. s.). "
VaiUance, du L. valentia
(courage) par le changement :
1° de tia en ce (voy. agencer)-,
2° de en en an (voy. an&ouille).
VaiUant, du 1. valentem (ro-
buste, vigoureux).
Vain, du L. vanus (vain) par
le changement de anus en ain
(voy. ancien).
Vainewe, du L. vincere (vain-
cre) par la contraction reguliere
(voy. p. lxxxi) de vine (e) re en
vine're. — D. vainqueur.
k, Vaiv^ du L. varius (bigarr6,
tachete). Pour Pattraction de t,
voy. aigle. — D. vairon.
Vaisseau, anciennement vais-
sel, en italien vascello, du L. vas-
cellum (denve de vas, vase , vais-
seau). Vascellum a donne vaissel
par le changement : 1° de a en at
(voy. aigle); 2° de sc en ss (voy.
cresson). Pour le changement de
l'ancien frangais vaissel en vais-
seau, voy. agneau. La forme fe-
minine de vaissel est vaisselh.
Vaisselle, voy. vaisseau.
Val, du L. vallis (vallon). —
D. valke } vallon; aval (avaler).
Val, changeant I en u (voy agneau)
s'est reduit a vau, dans a vau Veau,
vaudeville, etc.
Valable, voy. valoir.
Valet , anciennement vaslet*,
du L. du moyen age vassalettus*
(diminutif de vassalis vassal ; 4
voy. vassal). Le vaslet signifiaita
1'origine un ecuyer, un jeune
homme qui servait sous un sei-
gneur, d oil le sens posterieur de
serviteur. Vass{a)lettus perdant
Va atone (voy. accointer) donne
vas'letlus d'ou vaslet quiest-devenu
posterieurement valet par la chute
de s (voy. abime). — D. valeter,
valetage, valetaille.
Valetudlnalre, du L. valctu-
dinanus (maladif).
Valeur, du L. valorem (m. s.).
— D. valeureux.
vallde, du L. validus (m. s.).
— D. invalide; vaUdite"; valider.
f valise, de l'italien vahgia
(valise). — D. d&valiser*
Vallee, voy. val.
Vallon, voy. val.
Valoir, du L. valere (valoir)
par le changement de e en oi
(voy. accroire).—T>. value (subst.
participial) ; valable.
f valser, venu recemment de
Pallemand walten (valser). —
D. valse (subst. verbal).
Value, voy. valoir.
valve, du L. valva * (m. s.).
— - D. valvule.
Van, du L. vannus (van). —
D. vanner; vanne; vanneau; van-
nier; vanneur; vannerie.
Vandale, mot d'origine his-
torique (voy. p. lxiv) ? nom d'une
peuplade germanique qui mit Rome
au pillage en 455.— D. vandalism.
y Google
VAS
544
VAU
f vaallle, de l'espagnol vat-
nula (vanille). — D vanUHer.
vanlte, du L. vanitatem (m. s.).
— D. vaniteux.
FattMi?, voy. van.
Coulter, voy. van.
FanHiei*, voy. van,
Fcmfail. voy. t?en*.
fanfarcf, voy. vanter.
Vantew, du L. vanitare van-
ter : « Vanitas est taUacia; vani-
tantes autem vel falsi vel fallentes
vel utrique intelliguntur....* dit
saint Augustin (De quant, animee,
23). Van (T) tore, perdant reguliere-
ment Vi atone (voy. accointer), se
contracte en van'tare. — D. van-
tard, vanterie.
vapeur,du L. vaporem (m. s.).
— D. vapor eux, vaporiser.
\ aquer , du L. vacare (etre li-
bre, vaguer).
Varangue, mot d'origine ger-
manique, comme la plupart des
termes de marine (suedois vrdn-
ger m. s.).
Varech, mot d'origine germa-
nique (anglo-saxon vrdc> ce que
la mer jette sur le rivage).
Farenite, du L. du moyen-
age warenna (voy. pour les details
au mot garenne),
variable, du L variabilis (m.
s.). — D. variabilUi.
varlee, du L. varicem (m. s.|.
Varler, du L. variare (m. s.).
— D. variation, variante.
varlete, du L. varietatem (m.
s.h
variola, du L. variola * (deri?e
de varius tactaetS).
Varlct, anciennement vaslet
(pour Tetymologie, voy. au mot
valet). Pour le passage de vaslet a
variety voy. orfraie.
Vavlopc, origine inconnue.
1. Vote (mascul.), du L. va-
sum (vase, dans Plaute).
2. Ia*e (feminin), mot d'ori-
gine germanique (anglo-saxon vase
bourne, vase). — D. vaseux.
vaalatas, origine inconnue.
Vassal, du L. du moyen age
vassalis (vassal), derive lui-meme
du L. vastus* (serviteur : ■ Si ali-
cujus seniscaleusj qui servus est f
et dominus ejus hi vassos infra
domum habet t occisus fuerit....*
dit la Lex Alamannorum (79,3).
Vassus est un mot d'origine cel-
tique (kymrique gwas serviteur).
— D. vasselagey vassaliti,
Vaste, du L. vastus (m. s.).
Vaudeville, proprement chan-
son de circonstance sur un air
connu. Vaudeville est un mot
d'origine historique (voy. p. lxiv).
Vaudeville est une alteration de
vaudevire (sur r devenu 1, voyez
autel). Menage disait au dix-sep-
tieme siecle : « Vaudeville, sorts
de chansons. Par corruption au
lieu de Vaudevire. Cest axnsiqu'on
appeloit anciennement cm chan-
sons, parce qu'ellesfyrent tnven-
ties par Olivier Basselin t qui 4toit
un foullon de Vire en Norman-
die, et qu'elles furtnt premiere-
ment chanties au Vau de Vire, qui
est le nom d'un lieu proche de la
ville de Vire.... *
Vau-Veau (a), c'est-a-dire aval
Veau (en suivant le fil de l'eau).
Voy. pour les details aux mots valy
et aval.
Vauviem, pour vaut-rien,
comme fainiant pour faitnSant.
Voyez pour l'etymologie aux mots
rien et valoir.
Vautouvy du L. vuUurius
(vautour dans Lucrece). Changeant
u en o (voy. annoncer), vulturitu
est deja volturius dans un texts
merovingien. Volturius devient
vautour par le cnangement : l*de
pi en au (voy. agneau); 2* de it
en ou (voy. accouder).
Vautrcr (se rouler), ancien- *
yGoogk
VfiL
545
VEN
nement voutrer, a l'origine vol-
trer dans Marie de France , en ita-
lien voltolare; du L. vollulare *
(derive de vol'tus contraction de
volutus roule). Volt(tylare, secon-
tractant regulierement (voy. ac-
winter) en volt'lare, donne voltrer
par le changement de I en r (voy.
apdtre). Changeant ol en ou puis
en aw (voy. agneau), voltrer de-
vient voutrer puis vautrer, — com-
jne voltartws * est devenu vautour.
Feat*, anciennement wfeJ, en
provencal uedei, du L. vitellus
(veau, dans Plaute) par la chute
du J medial vi(t)eMu* (voy. ab-
frat/e), d'ou r&j par le changement
de t latin en e (voy. admettre),
veau par le changement de el en
eau (voy. agneau). — D. ve7er (de
Tancienne forme vdel).
vecteur, du L. vectorem (qui
porte).
f Vedette, venu au seizierae
sieclede ritafien vedetta (vedette).
Vegetal, du L. vegetalis * (de-
rive de vegetus qui pousse).
Vegetation, du L. vegetatio-
nem (action de pousser, de gran-
dir).
Vehement, du L. vehemerUem
(m. s.). — D. vitemence.
Vehlcule, du L. vehiculum
(m. s.).
Vettier, du L. vigilare (veil-
ler) par la contraction reguliere
(voy. accointer) de vig (I) lare en
vig'lare, d'ou veiller par le chan-
gement : 1° de gl en xl (voy. cail-
ler) ; 2° de t en e (voy. admettre,
— D. veille (substaniif verbal) ;
veille'e (subst. participial) • veitleur,
veilkuse; tveiller (rfoeiller); sur-
veiller.
Veiite, du L. vena (veine) par
le changement de e en ei (voy
frein). — D. veiner, veineux; ve-
nelle (pour veinelle), voy. ce mot.
r«le»*, voy. watt.
Vetiit (peau de veau), du L.
vitulinus (de veau) par la contrac-
tion reguliere (voy. accointer) de
ri't(u)f mus en vifiinus, d'ou «e'-
a'n par l'assimilation de tl en i
(voy. bouleau) et par le change-
ment de i en e (voy. admettre).
velleltc, derive du L. velle
(vouloir).
veloee, du L. velocem (rapide) .
— D. velocite.
velocipede, du L velocem
(rapide) et pedem (pied).
Vetours, anciennement velous
(encore au dix-septieme siecle :
Menage rapporte que de son temps
on disait concurremment v clous et
velours)-, du L. villosus (propre-
ment velu, herissS. couvert de
poils, d'ou le sens a etoffe a poils
courts et serr6s, de velours). Vil-
losus, changeant o en ou (voy; af-
fouage), i en e (voy. admettre),
donne Tancienne forme velous,
devenue posterieurement velours
par Intercalation de r (voy.
fronde).
t veloute, parti c. de velou-
ter * qui est l'italien vellutare (ve-
louter).
Venaison, du L. venationem
(chasse, puis produit de la chasse),
Pour le changement de ....ationem
en aison, voy. fenaison.
venal, du L venalis (m. s.).
— D. ve'nalite'.
Vendanger, du L. vinde-
miare (vendanger). Consonnifiant
ia en ja (voy. abre'ger) , vinde-
miare, devenu vindemjare, donne
vendanger par le changement :
1° de in en en (voy. admettre) ;
2° de m en n (voy. changer) et de
en en an (voy. andouille). — D.
vendange (substantif verbal); ven-
dangeur.
%'endemlalre, derive du L.
vindemia (vendange).
Vendre, du L. vender e (ven-
y Google
VEN
546
VER
dre) par la contraction reguliere
(voy. p. lxxxi) de vendifyre en
en ventre. — D. vente (subst. par-
ticipial fort ; voy. dbsoute) ; reven-
dre; vendeur, vendable.
Vendvedl) ancien francais
venredi, en italien venerdi, en
provencal di-venres, — du L. Ve-
neris iies (jour de Venus, ven-
dredi dans les Inscriptions). Ve-
neris-dies ou vener'dies perdant
suivant la regie (voy. accointer)
son e* atone, devient verCrdies qui
donne vendredi par le changement
de nr en ndr (voy. absoudre). Ve-
neris-dies donne vendre-di, comme
Portus-Veneris a donne Port~Ven-
dres.
Veneile, voy . veine.
veneneux, du L. tJenenosti*
(m. s.) par le changement de osus
en eux (voy. amoureux) .
Viettef , du L. venari (chasser).
— D. veneur, venerie.
venerer, du L. venerari (m.
s.). — D. vtnerable, vindration.
Venenie, voy. vener.
Venefte, mot dont l'origine est
inconnue.
renetir, voy. uener.
fettpef, du L. vindicate (ven-
ger) par la contraction reguliere
(voy. accointer) de tnndflQcare en
vind'care; pour le changement de
...dcareen ....ger, voy. adjuger;
pour celui de * en e, voy. admettre.
— D. cenflffur, vengeance.
tealel, mot venu du L. venta-
it* (m. s.) .
IVitimetcac, voy. ttentn.
Venitt, du L. venenum (poison)
par le changement de e en t (voy.
accomplir). — D. venimeux, enve-
nimer (au lieu de venineux, en-
venineux, envenincr, par dissimi-
lation; voy. p. lxxvi).
fenlf. du L. venire (m. s.). —
D. venue (subst. participial).
Vent K du L. ventus (m. s.). —
D. venter, venteux; tventer; cm-
trevent, paravent; vantail (ecrit
anciennement ventatl).
Vente, voy. vendre.
ventllateur, du L. ventilator
(voy. ventilation).
Ventilation, du L. ventilatio-
nem (exposition a Fair).
Ventller (terme de droit) , du
L. ventilare (expose r, publier).
Ventfae, du L. ventosus (ven-
teux; le mois des vents).
leitlouie, du L. venio^a ven-
touse au sixieme siecle dans Theo-
doras Priscianus; « m&fae in sea-
pulis, sive cruribus , ventosae,
procederUibus , erumpentibusque
vesicis, decursa sanie multi Ube-
rabantur.. . » dit Gregoire de Tours
(Hist. V, 6). Et Isidore de S6ville :
« quae ? a Latinis, a similitudine
cucurbitae, a suspirio ventosa, vo~
catur.,.. »
Pour le changement de ventosa
en ventouse, voy. aftouage.
Ventre, du L. ventrem (ven-
tre). — D. ventre'e; ventriere
(sous-ventrt^re) ; ventru; eventrer.
Ventrteule, du L. ventrtcutes
(m. s.).
irentriloque. du L. ventrilo-
quus (qui parle du ventre).
Venue, voy. venir.
Vepwe (proprement soir, puis
office du soir) , anciennement vet-
pre, duL. vesper (soir). Pour It
chute de s, voy. aMme.
Ve* 9 du L. t?ermu (ver) par la
reduction de rm a r (voy. aubour).
— D. vereuv.
veraelte, du L. veracitatm
(m. s.).
Verbal, du L. verbalis (m. s.).
— D. verbalement : proces-verbal
(d'ou verbaliser).
verbe, du L. verbum (m. s.).
D. verbiage.
verbenx, du L. verbosus (m.
s.). Pour le changement de osus
y Google
v£r
547
VER
en eux, voy. amowreux. — D. ver-
bosity (L. verbositatem).
Verd, du L. viridis (verd) par
la contraction reguliere (voy. p.
lxxxi) de vir{t)dis en vifdis, d'ou
yerd par le changement de i en e
(voy. admettre). — D. verddtre,
verdir, verdet, verdelet, verdier;
verdure; verdoyer.
f Verdict, venu recemment de
Panglais verdict (declaration).
Verdure, voy. verd. — D.
verdurier.
Vereux. voy. ver.
Verge, du L. virga (verge) par
le changement de i en e (voy. ad-
mettre). — D. verge 1 ; vergeure;
vergette (vergeter).
Verger, du L. virid<iarium
(verger, dans le Digeste , et dans
les Inscriptions). Vir(S)diarium,
consonnifiant ia en/a (voy. fibre"- .
ger) et supprimant Yt atone (voy. ac~
cointer) 1 aevient vir'djarium d'ou
verger par le changement : 1° de
i en e (voy. admettre) ; 2° de a en
c voy. acheter) ; 3° de a)' en g (voy.
a; outer).
fer glam, proprement glace qui'
est transparente comme du verre ;
ver-glas est un compos6 de verre
et de glace (voy, ces mots).
Vergogne^honte, du L. ve-
recundxa (honte) par la contrac-
tion (voy. aider) ae ver(e)cundia
en ver*cundia t d'ou uercunma*
par Tassimilation denden nn. Ver-
cunnia donne vergogne par le
changement : 1° de c en a (voy.
adjuger) ; 2° de u en o (voy. aw-
noncer) ; 3° de nia en gne (voy.
ct*0O0ne).
t vergtne, venu du provencal
vergua (vergue, qui est le L. virga
(baton). — D. enverguer.
Vericle, du L. vitriculus (de-
rive detriJrttwiverre). Yitric{il)lus,
perdant regulierement it (voy. p.
lxxxi) , se oontracte en vitric'lus
d'ou viricle par le changement :
1» de i en c (voy. admettre); 2° de
*r en r (voy. arridre.
Verldlque, du L. vert'dicus
(veridique). — D. ve'ridiciU.
verifier, du L. verificare * (m.
s.).— D. vilification, v&rificateur.
VeWtt, origine inconnue.
Veritable, voy. t?en#.
VeVite, du L. veritatem (m.
s.). Pour le changement de atero
en e\ voy. abbe*. — D. veritable.
Ver jut , pour t?er* jus; voy.
aux mots jus etvert.— D. verjuU.
Verle, du L . virgula (baguette,
verge) par la contraction reguliere
(voy. p. lxxxi de virg{ii)la en
virq'la. R6duisant gl a i (voy.
cauter), vtrgrki donne t>erZe par le
changement de i en e (voy. ad-
mettre).
1 Vermeil (adi.) , du L. ver-
miculus (ecarlate dans saint Je-
rdme) par le changement de
....iculus en ....eil, voy. dbeille.
D. vermilion.
2. Verwneii (subst.), argente-
rie doree au mercure; proprement
vernis compose* de gomme et de
cinabre broyesavec de l'essence de
terebenthine; pour P6tymologie.
voy. vermeil 1.
f vermlcelle. de l'italien ver-
micelli (vermicelie).
VerwniUon. voy. vermeil 1.
Vermine, arrive du L. vermis
(ver).
Vemnisseuu, dans l'ancien
fran§ais vermicel, du L. vermi-
cellus* (derive de vermis ver; pro-
prement petit ver). Pour le chan-
gement : 1° de c en ss 9 voy. ami-
tie"; 2° de elites en el puis en eau,
voy. agneau.
Vermou Itt , ce qui est recluif
en poudre, ce qui est moulu pai
les vers; pour l'etymologie, voy.
aux mots moudre et ver. — D .
t?ermowture.
y Google
VER
548
VER
versa!, du L. vernalis{m. s.).
Verne* mot d'origine celtique
(kymrique gwern tune, verne,
pour coed gwern).
Vernir, du L. vitrinire* (ren-
drc brillant comme du verre ; w-
trinire * derive, par vitrinus *, de
vttrum verre).
Fttr(I)mre se contractant regu-
lierement (voy. accointer) en t?t-
tr'mre, donne vernir par le chan-
gement : 1° de tr en r (voy.
arrive) ; 2° de i en c (voy. ad~
mettre). — D. t?erni* {vernisser) ;
tftrntaur*.
reVofe (petite), ancien fran-
cais variole. du L. variola * (va-
riole : pour i'etymologie, voy. va-
riole). Variola a donne 1'ancien
francais par la transposition de t
(voy. aigle); vairote est devenu
veWole, comme 1'ancien francais
alatgre, aissieu, est devenu poste-
rieurement allgre. e*sieu.
Verrut, derive de 1'ancien fran-
cais ver (pore) qui est le L. verres
fverrat).
Ventre, du L. vitrum (verre)
par le changement : 1° de tr enrr
(voy. arrtire) ; 2° de t en e (voy.
admeUre). — D. verrier y verrUre,
verroterie.
Verrou, kl'origine verrouil,
du L. veruculum (petite piece de
fer allongee, petite broche, verrou
dans les glossaires du moyen age).
Le suffixe uculum donnant ouil
(voy. abeille), veruculum donna
1'ancien francais verrouil qui s'est
posterieurement reduit a verrou,
comme les anciennes formes ge-
nouil et vouil se sont reduces a
genou eta pou dans le francais
moderne ; mais de meme que la
vieille forme genouil a persiste
dans ogenoui&r. Tancien fran-
cais verroui subsiste dans le verbe
verrouiller.
b, du L. verruca (ver
rue) par le changement de uca en
tte(voy. ami).
1. Ver* (proposition), du L.
versus (tourne). — D. devers en>
vers.
2. Verm (substantif) , du L. ver-
sus (vers). — D. verset, versifica-
tion (L. versifi cation em) ; versifi-
cateur (L. versificator) ; versifier.
versatile, du L. versatilis (m.
s.). — D. versatility
Vermont, voy. verser.
Vermer, du L. versare (ren-
verser, inchner, d'ou le sens pos-
terieur de verser. — D. verse
fsubst. verbal; d'ou la locution d
verse et le substantif averse); ver-
seau; versement; versant.
Veriloa, du L. versionen*
(action de tourner).
VeroO} du L. verso (sous-en-
tendu /oho, proprementau feuillet
tourne).
Vert, voy. verd. Pour le chan-
gement de verd en vert, voy. dont.
Verteare, du L. vertebra (m.
s.). — D. vertclfre'; vertibral.
vertical, du L. vertical™ * (de-
rive de verticem sommet).
Vertlge, du L. vertigo (m. s.
dans Tite-Live). — D. vertiginous
(L. vertiginosus).
Vert**, du L. virtutem (vertu)
par le changement de utem en u
(voy. atflfu) et par celui de t en e
(voy. admettre.
wertuemae, en provencal ver-
tudos, du L. trirtufcwu** (derive de
virtutem vertu). Ftrtu(t)o«u# per-
dant le t medial (voy. aboyer)
donne t?er(ueux par le change-
ment : 1° de t en e (voy. admet-
tre) ; 2° de osus eneux (voy. amou-
reux).
verve. Ce mot qui est d£ja
dans Ruteboeuf vient du L terra
(proprement tete de better sculp-
tee, puis sculpture defantaisie, en-
fin caprice et fantaisiede l'artiste).
y Google
VtT
549
VIA
Verveinejdu. L. verbena (ver-
veine) par le changement : 1° de
b en v (voy. avantf; 2° de e en ei
(voy. /rein).
rewetfac, du L. vertebolum*
(filet, dans les textes merovingiens*
« Si quis vertebolum de flumine
furaverit.... » dit la Loi Salique
(27,14). Vertebolum derive de
t?erte&ra).
Vert(e)bolum regulierement con-
tracts (voy. accointer) en verVbo-
lum donne t>ert?eux par le change-
men t : l°de tbenb (voy. plane);
2° de b en v (voy. avant) ; 3° de
ol en eu (voy. agneau) .
Vemee^ anciennement vesse', du
L. vicia (vesce) parle cbangement:
1° de i en e (voy. admettre) ; 2° de
eta ensse (voy, a</encer). — D.
vesceron.
vesleatolre, derive du L. «e-
. «tca (ampoule).
Veolcule, du L. vesicula
(m. s.).
VeMto, du L. vesica (vessie) .
Pour la chute du c, voy. ami;
pourle changement de s en ss,
voy. dessiner.
ve»te,4uL. vertts (vehement).
Pour la reduction de sens, voy.
p. xxin.
Vettlalre, du L. vestiarium
(garde-robe).
Vestibule, du L. vestibulum
(m. s.).
ve*tla;e,duL. vestigium(tr&ce).
Vetement) ancien francais
vestement, du L. vestimentum (ve-
tement) par le changement de t en
e (voy. admettre) et par la chute
de * (voy. abime).
veteran, du L. veteranus (m.
s.). — D. vtlerance.
Veterlnalre, du L. veterina-
rius (medecin vetennaire dans Co-
lumelle).
f vetllle,motvenu du piemon-
tais vetilia (vetille).
Vetiv, anciennement vestir,
du L. vestire (velir) par la chute
posterieure de s (voy. abime). —
D. vtoure, d6v€tir, revitir.
Veto, du L. veto (je defends).
fetfttre, voy. vitir.
Vetaste, du L. vetustatem
(m.*.).
Vewf, du L. twiuus (veuf) par
la reduction ordinaire de uu a u
(voy. p. xc),d'ou vidua qui devient
veuf par le changement : 1° de t
latin en eu (voy. affubler); 2° de
en /(voy. fief).
weuvage, voy. veuve.
Veuve^ du L. tridua (veuve,
par la consonnification de u (voy.
jantrier) d'ou tnctoa qui donne
veuve par le changement : 1° de
t en eu (voy. veuf) ; 2° de dv en t?
(voy. aval. ~ D. veuvage.
Vexation, voy. vexer.
Vexatolre, voy. vexer.
Vexer, du L. t?ea;are (m. s.).—
D. vexation y vexatoire.
Vlablllte, voy. viable.
Viable. Pourfetymologie, voy,
au mot vie. — D. vtabilite.
vladac, mot forge a i'aide du
L. via (route) et du mot ductus
conduite).
Viager, du L. vitaticarius *
(qui est a vie) ; vitaticarius, r6-
gulierement contracte (voy. ac-
cointer) en vi(t)atcarius , donne
viager par le changement : 1° de
tc en g (voy. adjuger); 2° de a en
e (voy. acheter) ; 3° par la chute du
t meaial (voy. abbaye).
Viande, en italien vivanda;
viande ne s'est restreint que tar-
divement au sens de chair qu'il
possede aujourd'hui; dans notre
ancienne langue viande designatt
aussi bien une nourriture vegetale
qu'une nourriture animate; Rabe-
lais nous apprend (iv. 54) que « les
poires sont viande tres-salubre. ...»
On dit encore en termesde vene***
y Google
VIC
550
VIE
viander pour pattre, et viandis
pour pature. Viande signifie a l'o-
rigine toute espece de nourriture,
et vient (comme l'italien vivanda)
du L. vivanda* (aliment, subsis-
tance, ce qui est necessaire a la
vie : « (It nullus audeat in nocte
negotiari, excepto vivanda et fo-
dro, quod iteragentibus necessaria
sint.... » dit un Capitulaire de
Charlemagne a l'annee 803. Vi-
vanda derive de vivenda (propre-
ment les choses necessaires a la
vie) . Pour le changement de vi-
venda en vivanda, voy. amender.
— Pour celui de v%{v)anda en
viande, voy. aieul.
vlatlque, du L. viaticum (pro-
visions de voyage).
Vlbrer, du L. vibrate (m. s.) .
— D. vibration.
Vlealre. du L. vicarius (rem-
placant, substitut). — D. vicariat.
1. Vice* du L. vitium (vice).
Sur Hum devenu ce voy* ci-dessus
au mot agencer.
2. vice (preposition), duL. vice
(a la place de). — D. vice~amiral,
vice-roi , vice-president , etc. . . .
Changeant le c final en s (voy.
amitte*) vice est devenu en francais
vis...., d'ou vi-comte (vice-coini-
tem), vi-dame (vice-dominus), qui
etaient dans notre ancienne langue
vis-comte, vis-dame. Pour le chan-
gement posteneur de vis.... en
vi...., voy. abtme.
vleter, du L. vitiare (m. s.).
Vldeux, du L. vitiosus(m. s.).
vicinal, du L. vicinalis (derive
de vicinus voisin).
vicissitude, du L. vicissitudo
(m. s.).
Vtcomte, du L. vice-comitem
(vice-comte) : « Comes praecipiat
suo vice cotniti, suisque centena-
riis.,.. » lit-on dans un texte du
huitieme siecle). Pour le change-
ment : de vice en vi, voy. vice 2 ;
pour celui de comitem en comte,
voy. comte.— D. vicomti.
vlctlme, duL. victima (m.s.).
Vlctolre, du L. victoria (m. s.) .
— D. victorieux (L. victoriosus).
Ffcteme, du L. vice-dominus
(qui agit a la place du seigneur ou
de l'eveque : « Ut Episcopi, abba-
tes, atque abbatissae advocates
atque vicedominos, centenarios-
gue legem scientes et mansuetos
habeant.... » dit un Capitulaire de
Charlemagne (802). Pour le chan-
gement de vice entri, voy. vice%\
pour celui de dominus en dame,
voy. dame.
Vidange, voy. tJider. — D,
vidangeur.
Vide, du L. viduus (vide). —
D.vider,vidanae; e'vider; demder.
vldulte, du L. viduikUem
(m. s.).
ric, du L. vita (vie) par la
chute du t medial (voy. oooaye).
— D. viable.
V?el, en italien vecchio, du L.
«ecZic# (vieux; veclus etait une
forme populaire pour tortus, t?elu-
/us, puisque V Appendix ad Probum
dit t t?etuJtt$ ; now veclus »). Fe-
clum a donne vieil par le change-
ment : 1° de e en ie (voy. amere);
2° de cl en U (voy. aoetUe). Le
nominatif veclus donna dans notre
ancienne langue viels qui, adoucis-
sant I Gnu (voy. agneau), devient
vieus, -puis vieux par le change-
ment de s en * (voy. detiat). — D.
vieillesse, vieiUerte; vieiUard,
vieillot, vieillir.
Welle, du L. m'tefta* (forme
secondaire de vitula vielle dans
les textes du moyen age : ■ Cym-
bala praeclara, concors sytnvho-
nia, dulcis Fistula, somniferae
cytharae, vitulaeqrue jocosae... »
dit un poSte du onzieme siecle.
Vitula derive de vitulari se re-
jouir).
y Google
YIL
551
VIN
Vi{t)ella a donne vieUe par la
chute du t medial (voy. abbaye).
— D. vieUer.
Vierge, venudu L. virgo (vier-
ge).
Fiewac, Voy. vied.
Vif, du L. vivus (vivant. vif),
par le changement de v en / (voy.
Vigilance, voy. vigilant.
vigilant, du L. vigUantem
qui veille). — D. vigilance.
Vlgile (veille), du L. vtgtfto
(veille).
Vigne, du L. t?mea (vigne)
pour le changement de nea en ma
puis en gne, voy. cigogne. — D.
Vignette, proprement petite
vigne; les premieres vignettes,
encadrement ou bordure, repre-
sentaient des pampres, et des rai-
sins.
Vignoble, du L. vini-opulens
(terroir abondant en vin) par la
contractionreguliere(voy. p.LXXxi)
de viniopfa)lens en vimop'Uns,
d'oii vignoble par le changement :
1° de n% en gn (voy. cigogne) ; 2° de
p en b (voy. abetwe).
f vigogne, de l'espagnol vi-
cuna (vigogne).
vlguenr, du L. vigorem (m.
s.). — D. vigour eux.
Vignie*, du L. vkarius (lieu-
tenant) par le changement : 1° de
c en a (voy. adjuger) ; 2° de anus
en ter (voy. cVnier. — D. viguerie.
Vil, du L. vilis (m. s.). — D.
flwt7tr.
1. Vilain (substantif), du L.
triManus* (habitant d'une ferme,
d'une m6tairie, d6riv6 du L. villa,
metairie); du sens de paysan, est
venu celui de grossier, de vil, de
bas , d'ou posterieurement l'adjec-
tif vilain. Pour le changement de
anus en ain, voy. ancien. — D.
villaneUe, poesie pastorale.
2* Vilain (adjectif), voy. vi-
lain 1. — D. wienie.
Vilebweqnin, dans Fancien
francais virebrequin, compose de
virer (tournez, voy. ce mot) et de
brequin transposition de berquin *
qui est un mot d'origine germani-
que (neerlandais boreken foret).
Pour la transposition de berquin *
en brequin r voy. dvrete". — Pour
le changement de 1 ancien francais
vire-breguinen vilebrequin^ amene
par la dissimilation, voy. p. lxxxi
et au mot autel.
Wienie, voy. vilain 2.
vlllpender, du L. vilipendere
(mepriser).
f villa, venu de l'italien villa
(maison de campagne).
Village, du L. viUaticum* ',
assemblage de plusieurs fermes ou
metairies, denv6 du L. villa ferme ;
t Juraverunt Bichardus sacerdos
et tota villatica.... » dituntexte du
moyen age : Acta Sanctorum,
Juin. IV, 574 : villatica designe
plutot ici la reunion de tous les
habitants d'une meme ferme.
Pour le changement de villati-
cum en village, voy. dge. — D.triJ-
lageois.
' Ville, du L. villa (voy. sur ce
mot, p. xxii, 1. 12).
f vllteglature, venu de l'ita-
lien villeggiatura (sejour a la
campagne, plaisir de la campagne).
Vinutire (degat cause par force
majeure), du L. vis major (force
majeure). Pour le changement :
1* de vis en vi, voy. abime; 2° de
major en maire, voy. maire.
Vin, du L. vinum (m. s.). —
D. vineux ; vinte ; vin aigre.
Vinaigwe, voy. vin et aigre.
— D. vinaigrette y vinaigrier.
Vindas, mot d'origine germa-
manique, comme la plupart des
termes de marine (ancien b'
allemand windan enrouler).
y Google
VIR
552
VIS
Vlndleatlf , du L. vindications*
(derive de vindieare vender).
Vlndlete, du L. vindicta (cha-
timent).
Vingt, du L. viginti (vingt)
par la chute du g medial (voy.
aUier). — D. vingtieme, vingtaine.
viol, voy. violer.
Vlolaee, voy. violet.
t viole, venu de l'italien {viola)
(viole).
violent, du L. violentus (m.
s.). — D. violence (L. violentia);
vtolenter.
violer, du L. violare (m. s.).
— D.viol (subst. verbal); viola-
tion, violateur.
Violet, couleur de la violette ;
derive du L. viola (violette) qui a
donne un primitif viole * d'ou vio-
let, no\aci f violwr.
Violette, voy. violet.
Violier, voy. violet.
t vlolon, de l'italien violone
(violon). — D. violoniste.
t vlolencelle, de l'italien vio-
loncello (violoncelle).
Viotrne, du L. viburnum
(viorne) par la chute du b medial
vi(b)urnum (voy. aboyer) et par le
changement de u en o (voy. an-
noncer).
vlpere, du L. vipera (m, s.).
virago* du L. virago (m. s.).
Vivelai, voyez, pour l'etymo-
logie, au mot virer.
VWe* (proprement tourner,
decrire un cercle), derive de Fan-
cien francais vire (cercle, anneau)
qui est le L. viria (anneau dans
Pline). Ce mot vire disparu de la
langue moderne, y a laisse le de-
rive virole (petite vire, petit cercle
de metel). — D. virement {revi-
rement); virole; viron* dans a-vi-
ron (ce <jui sert a tourner, a virer),
et en-viron (ce qui est autour);
virelai x compost aetot (voy. laity
fit H e virer y proprement mm, chant, J
qui vire t qui tourne en rond, ron-
deau.
virginal, du L. virginalis
(m. s.)
vlrglnlte, du L. vvrginitatem
(m. s.)
vlrgule, du L. virgula (trait
d'ecriture, ligne, accent).
VlrH, du L. virilis (m. s.). —
D. viriliti.
Virole, voy. virer.
Vlrtuel, derive* du L. virtus
(puissance) .
f virtuose, venu de l'italien
virtuoso (virtuose).
virulent, du L. virulentus
(empoisonne). — D. virulence.
Vim, dans l'ancien francaistro
de pressoir (d'ou le sens de vis en
general) , du L. vitis (vrille de la
vigne, en forme de spirale, puis
,par assimilation vis et escalier
tournant) . Vitis est au sens de vis
dans ce passage des Acta Sancto-
rum (mai, II, 62) : « Ar casque
pr medietas pr&dicti argentarii cla-
vis et vitibus ferreis fortiter simul
affixerunt et cooper ierunt... », —
au sens de vis de pressoir danscet
autre passage du meme recueil
(juin, II, 738) : « Cujus lingua erat
modicum prominens extra guttur
et brevissima, ad modum vitis tor-
cularis retorta... », — au sens
d' escalier tournant, dans cette
chronique du quatorzieme siecle :
« Per claustrum ecclesiam introi-
vit, et in vitem quae ad defenden-
dum in eadem ecclesia est, ascen-
dit, et ostium post se clausit... »
Ce qui continue cette etymologie,
e'est que l'italien vite conserve le
double sens de vigne et de vis. —
D. visser.
visa, du L. visa (sous-ent. est :
le document a ete vu). — D. viser.
Visage, voy. vis-a-vis. — D.
divisager, envxsager.
Vim-h-vU, locution composee
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VIV
553
VOI
du vieux substantif francais vis
(visage) qui est le L. visus (propre-
ment aspect, puis visage dans la
latinite au moyen age : « Habebat
autem visum valde tumefactum ac
inflatum Ua quod oculis humanis
nimis horribxlis apparebat. ...»
litron dans les Acta Sanctorum
(mat, IV 337); vis-d-vis signifie lit-
teralement faced face. — D. De
vis sont derives visage, visibre.
vlacere, du L. viscera (visce-
res). — D. visceral.
1. Wiser, du L. visare* (derive
de visus, partic. de videre y voir.
Sur la formation des verbes fre-
quentatifs, voy. p. xxxii). — D.
visie (subst. participial).
2. Vloer, voy. visa.
visible, du L. visibilis (m. s.).
— D. visibilite'.
VUieve, voy. vis-drvis.
Vision, du L. visionem (m.
s.). — D.. visionnaire.
Visiter, du L. visitare (m. s.).
— D. visite (subst. verbal) , visi-
teur, visitation.
Vltqueux, du L. viscosus
(gluant). Pour le changement de
osus en euv, voy. *amoureux. '—
D. viscosiU.
Visscr, voy. vis. — D. ddvis-
ser.
Vlouel, du L. visualis* (derive
de visus t vue).
vital, du L. vitalis (m. s.) —
D. . vitaHser, vitality (L. vitalita-
tem).
VUe, mot que Ton trouve des
le treizieme siecle dans lestextes
francais. L'origine devite estin-
connue. — D. Vitesse.
vltre, du L. vitrum (verre).—
D. vitrage, vitrer, vitrier, vitrine,
vitreuXj vitrijier.
f vitriol, venu de l'italien vi-
triuolo (vitriol).
vivace, du L. vivacem (m. s.).
— D. vivaciU (I. viyacitatem).
t Vlvandter, venuau seizieme
siecle de l'italien vivandiere (vi-
vandier). — D. vivandiere.
Vlyat, du L. vivat (qu'il vive).
Viview, du L. vivarium (wiet
dans Juvenal). Pour le change-
merit de arium en ier, voy. dnier.
vlvlfler, du L. vivificare (m . s.) .
vlvlpare, du L. viviparus (m.
s. dans Apulee).
Vivre, du L. vivere (vivre) par
^par la contraction reguhere (voy.
p. lxxxi) de viv(8)re en viv're. —
D. vivre (subst.) , vivoter y revivre,
survivre.
fvlzlr, mot turc (voy.p.Lx).—
D. vixirat.
vocabulalre, du L. vocabula-
rium* (derive de vocabulum nom).
vocal, du L. vocalis (m. s.). —
D. vocaliser.
voealloer, voy. vocal. — D. vo-
calise (subst. verbal), vocalisation.
Voclferer, du L. vociferari
(m. s.). — D. vocifiration.
Vcet* , du L. votum (voeu) par
la chute du t (voy. aigu), et par
le changement de o en au (voy.
accueiuir).
f Voguer, venu au seizieme
siecle de l'italien vogare (Hotter;.
— D. vogue (subst. verbal).
Void, pour vois-ci; voy. voir
et id.
I'oie, du L. via (voie) par le
changement de i en oi (voy. boire),
— D. Du latin viare est venu le
verbe voyer, que l'on retrouve dans
d^voyer, convoyer , envoyer, four-
voyer (voy. ces mots).
roila, pour vois-ld; voy. Id et
voir.
1 . Voile (mascul.) , du L. ve-
lum (voile) , dont le pluriel vela a
donne le subst. feminm voile. Pour
le changement de e en oi, voy.
accroire. — D. voiler du L. velare,
mfime sens), voilette, dfooiler
Voy. ce mot) .
a
It
y Google
VOL
554
VOL
2. Voll* (ffiminin); Yoy.wtfcl.
— D. wtiwre, veilier, votlerie.
Voir, anciennement vioir, du
L. indere (voir) par la chute du d
medial vi(d)ere (voy. accaofer) , et
par le changement : 1* de t en e
(voy. admettre); 2 a dec en ot (voy.
accroire). Pour la contraction pos-
terieure de vioir en wtr, voy.
p. xc.
roire, du L. vere" (vraiment,
voire) par le changement de e en
ot (voyv occrotr*).
rot nfo, voy. au mot voyer.
Voisin, du L. tfctnuf (yoisin)
par le changement : l 9 de * en oi
(voy. boire) ; 2° de c en * (voy. ami-
lify — d. voisiner, voisinage,
avoisiner, avoisinant.
Voiiure, du L. vectura (voi-
ture, transport) par le changement
de ect en ott (voy. cUtrait). — D.
Dotfurer, uotturter.
f voltarln, de l'rtalien vettu-
rino(w. s.).
Votac, du L. vocem (voiz) par
le changement : 1° de oen ot (voy.
chanoine); 2° de c enx (voy.amt-
tid).
1. Vol, voy. voler 1.
2. Vol, voy. t?ofer 2.
Votage, du L. t7o2atteum (vo-
lage dans Ciceion) par le change-
ment de aticum en age (voy. d#£).
l^of ail fe^ nom collectif des oi-
seaux de basse-cour, du L. volatir
lia (pluriel de volatilis, qui vole;
Columelle emploie Texpression vo-
latile pecus pour basse-cour, vo-
laille). Volat(l)lia contracts (voy.
p. lxxxi) en vomlia donne volaiue
par ^assimilation de tl en I (voy.
oouleau) et par le changement de
li en il (voy. ail).
volatile, du L. volatilis (qui
vole). — D. volatiliser, volatility.
velcan, de l'italien volcano
(volcan). — D. volcanique, volca-
F5ote,voy. voler 1.
1. Voler j du L. wfare (semou-
voir en Tair, voler). — D. vol
(subst. verbal masculin), vole (subst.
verbal feminin) , voUe (subst. par-
ticipial), volant, volibre, volet (\ai\e
d'une len&re).
2. Voler (derober), du L. vo-
lare*, forme abstraite du compost
involare (voler. derober, dans
Caton et dans Petrone). — D. vot
(subst. verbal) , voleur, volerie.
Volet, voy. voler 1.
volition, du L. volitionerrC
(mot tire par les scolastiques du L.
volere*; voy. vouloir).
Volontc, du L. voluntatm
(m. s.) par le changement : 1* de
u en o (voy. annoncer) ; — 2° de
crtcm en i (vOy. ooW).
velentalre, du L. voluntarius
(m. s.).
Volottrfe**, du L. voluntary
(volontairement). Sur art devenu
tcr, voy. dnter.
f volte, venu de l'italien volta
(tour, volte). — D. volter (d'ou
volte-fact, proprement : tourne-
face).
f voltlger, venu de l'italien
votteggiare (voltiger).— D. voUige
(subst. verbal), volttgeur.
volublllo, du L. volubilu (qui
s'enroule en spirale).
Velublltte, du L. volubility
tern (m. s.)>
1. volume, du L. volumenQl-
vre, volume),
2. volume, du L. volutnen
(tour, circonference,puis ampleur,
etendue, grosseur). — D. volumi-
neux (L. voluminosus).
volupte, du L. voluptatem
(m. s.).
Voluptueux, du L. volvptuo-
sus (m. s.). Pour le changement de
osus en eux, voy. amoureux.
Volute, du L. voluta (m. s.
dans Vitruve).
y Google
vofl
555
VRI
Vomlqne, du L. vomica (poi-
son).
Vomit* , du L. vomere (m. s.)
par le changement de e en % (voy.
accomplir). — D. vomissement,
vomitif.
vorace, du L. voracem (m. s.).
— D. voracity (L. voracitatem).
vote, du L, votum (souhait, de-
sir).— D. voter.
votlf, du L. votivus (m. s.).
Votwe^ anciennemeot vostre,
du L. uotfrwm (vdtre, forme ar-
chaique devestrum, daDs Enniifc).
Ppur le changement de vostre en
vbtr e. voy. abime.
Vottet*, du L. i?otare (vouer,
derive de votus, parti cipe de vo-
vere, vouer, sur la formation des
verbes frequentatifs, voy. p.xxxu).
Vo(t)are donne vouer par la chute
du t (voy. abbaye) et par le chan-
gement de o en ou (voy. affouage).
— D. avouer.
Voutoir, en italien volere, du
L. volere* (vouloir, dans les textes
m6rovingiens, derive de voile, qui
est pour velle, vouloir. Sur cet
allongement en re, voy. au mot
itre). Volere donne vouloir par le
changement : 1° de o en ou, voy.
affouage; 2* de * en oi (voy. ac-
croire).
Fow, du L. t?o$ (vous).
VottMoi**, derive d'un type
vousser (comme tailloir de tailler.
Vousser est le L. voiwttare* (cour-
ber, vouter, derive de volutus,
roule, courbe). Vol{u)tiare* , con-
tracts (voy. aider) en voVtiare,
donne uou**er par le changement :
1° de ol en ou (voy. agneau); 2° de
fiare en sser (voy. agencer). De
ce meme verbe vousser est aussi
venu le denve voussure.
Vowuntre, voy. voussoir.
Votkie, ancien francais volte,
du L. voluta* (youte, dans le latin
du moyen age; derive de volutus.
courb6, voute). Vol(u)ta, contracts
(voy. aider) en voVta, donne l'an-
cien francais volte, d'ou voute, par
le changement de ol en ou (voy.
aptieau). — D, router.
Voyage, en espagnol vtape.
en italien viaggio, en provencal
viatge, du L. m'aficum, litterale-
ment provisions de voyage, puis
voyage dans Fortunat : « Deducit
dulcem per amara viatica natam.it
Et une charte de 1299 dit : « Pro
viatico quod fecimusin Sicilia....*
Viaticum donne voyage par le
changement: 1° de via... en voy...
(voy. au mot voie) ; 2° de aticum
en age (voy. dge). — D. voyager,
voyageur.
VoyeIfe,du L. vocaiis (voyelle)
par la chute du c m6diai ira(c)ait*
(voy. affouage), et par le change-
ment : 1 de a en e (voy. annuel
et acfteter); 2° deoenoi (voy. cha-
noine).
Voyevi du L. viarius (relatif
aux routes) : pour le changement
de via.,., en voye.... voy. au mot
voie. — D. agent-voyer , voirie
(contraction de l'ancien francais
t?oterie).
Vrat, ancien francais verai, du
L. veracum* (veridique), par le
changement de a en at (voy.atgZe)
etpar la chute du c (voy. ami). —
D. vraiment, vraisemblable .
ft*a%mettt, voy. t?rat.
lVai«em6fa6Ie, voy. urai et
semblable.
Vraisembiance, voy. waiet
sembJer.
IVitte, du L, t?ericuto* (deriv6
de vericum, broche : « Trta ve-
rica.... » lit-on dans un inventaire
de Pannee 1218. Vericum est un
diminutif de veru). Vericula. chan-
geant icula en tile (voy. aoeiMe),
donne verille*, qui s'est posterieu-
rement contracts en vrilte, comme
l'ancien francais verai s'est con
y Google
556
TOL
tracts en vrai. Sur cette chute de
c, voy. briller.
Vtt, substantif participial de
voir (voy. ce mot). Vu t qui est
dans l'ancien francais veu, a l'ori-
gine vtdut, en italien veduto, vient
duL vidutus* (participe barbare
de videre : pour I'etude de ces par-
ticipes en utus, voy. au mot boire).
Vi{d)utus, perdant le d medial
(voy. accabler), donne l'ancien
francais veu par le changement
1* de utus en u (voy. at^u); 2° de
iene (voy. admettre). Veuse con-
tracte posterieurementenoeu(voy.
p. xc), d'ou la forme vu par le
changement de eu en u (voy. ji*-
tneau).
V**e* substantif participial f6-
minin de voir; pour l'etymologie,
voy. au mot vu.
vulgalre, du L. vulgaris (m.
s.). — D. vulgariser, vulgarity.
Vulgate, du L. vulaata * (pro-
prement version accreditee y ri-
pandue.
Vulnerable, du L. vulnerdbi-
lis (m. s.).
-irnlneralre , du L. vulnera-
riu8 (m. s.)
W X Y Z
Waaaa, voy. txigron.
f waist 9 de l'anglais whist
(m. s.).
Xeraale, du grec fripaota (se-
Xeropaaale, du grec fripoqpa-
yCa (usage d'aliments sees).
Xylograpale, du grec £vXo-
Ypoupew (j'ecris sur du bois).
F, ancien francais t, a l'origine
to, en italien tot' du L. ibi (la:
dans le latin merovingien t'5t prend
le sens Villi, ittis : • Ipsum mo-
nasterium expoliatum, et omnes
cartae, quas de supra dicto loco
ibi delegaverunt, ablalae..., » lit-
on dans unDiplomede Clotairelll,
a l'annee 664. Et dans une charte
de 883 : « Tradimus ibi terram ;
,...dono ibi decimas.... » ) Parle
changement regulier de b en v
(voy. aoanf), ibi donne l'ancien
francais to : « In nulla aiudha
contra Lodhuwig nun li iv cr....»
disent les Serments de 842 (e'est-
a-dire en latin du temps : « innuh
lam adjutam contra Ludovicum
non illx ibi ero. •) Perdant lev final
(voy. aieul), iv devient i.
f Yacht, de l'anglais yacht
(m. s.).
f Yatagau, mot d'origine tor-
que signifiant coutelas
Yhble, voy. hiible.
Teuse, originairement ielce*
en italien eke, du L. ilicem (yeuse)
par la contraction reguliere (voy.
p. Lxxxi)de il$)cemeniVcem r d'ob
eke * par le changement de i en e
(voy. admettre); eke* devient
ielce par le changement de e en ie
(voy. arriere); ieuse par le chan-
gement : 1° de c en s (voy. ami-
tit) ; 2° de el en eu (voy. agneau) .
Fetuc, voy. cetl.
Yale, origine inconnue.
y Google
ZES
557
ZOO
f Yueea, mot d'origine ameri-
caine (voy. p. lxii) .
Jznln, de Pitalien xaino (che-
noir).
f zefcre, mot d'origine africaine
(voy. p. lxi).
zele, du L. xelus (ardeur, Emu-
lation, zele). — D. xele*.
f Zenith, venu, par l'italien
xenit, de Parabe semt (m. s.).
zephyr, du L. zephirus {m. s.).
fzere, venu, par l'italien zero,
de l'arabe cifrun (m. s.).
Ee*t du L. schistus (separ6,
divise\ crou lesensdecloison mem-
brane use qui divise Pinterieur d'u-
ne noix). Schistus a donne *est,
comme scfcedula a donne cedule.
Pour le changement de i en e, voy.
admettre.
f Zlbellne, de Pitalien zibel-
lino (m. s.).
Zigzag* onomatopee (voy. p.
lxv), imitee de Pallemand xick-
Xack (zigzag).
f zinc, de Pallemand xink
(zinc).
zlsanle, mot venu du L. xixania
(ivraie).
Zodlaque, du L. zodiacus (m.
s. dans Aulu-Gelle). — D. zodia-
cal.
zone, du L. zona (ceinture,
cercle).
Zoellthe,du grec Cwov (ani-
mal) et X160; (pierre).
zoolegle, du grec (dov (ani-
mal) et >6yo; (trait6). — D. zoolo-
gique.
Zoophyte, du grec Cido^vtov
(qui tient le milieu entre la plante
et Panimal).
APPENDICE
P. Xlii, note 1 : II faut distinguer pour les composes grecs le cas oil ces
composes existent deja en grec («? urcoxpdTtia) de celui oil les composes ont ete"
forges par le francais {pholo-graphie. typo-graphtc); dans ce dernier cas, il
etait necessaire d'etudier chacun des elements qui composent ce* mots nou-
veaux, inconnus aux Grecs ; dans le premier cas, au contraire, c*eut etc" faire
Phistoire de la langue grecque que de decomposer ces mots classiques et leurs
Elements. Quant a la nombreuse clause de mot 8 grecs iniroduits en latin (alle-
qoria, philosophia, caryatides, enthymema, etc.), ces mots n'etant venus au
francais que par Pintermediaire des Romains, sont pour nous des mots latins.
Un grand nombre d'accentg grecs sont tombes pendant i'ope ration du clichage,
sans parler des fautes d' impression (voy. hyene, hygiene ,• surtout pour les
accents, voy. cosmogonie, etc....), inseparables <Fun si lourd travail. —
P. xliv. La distinction des mots populaires et des mots savants n'est point
toujours facile a eiablir. J'ai place* dans la categorie des mote savants un tres-
grand nombre de mots composes de deux parties, l'une populaire, l'auire sa-
vante; soit que Pon ait accole un pre* fixe savant a un theme populaire, comme
dans oojoindre, admettre, arfjuger, wfordonner, profit, wroduire, aujoindre,
dt«courir, mclinaison, unpayable (qui devraientMreodjoind re, omettre, ajuger,
fouvordonner, powrflt, pourduire, aYjoindre. dtfcourir, enclinaison, unpayable),
soit au contraire que I'm ait snude au theme populaire une finale savante,
comme dans : enluminer, (ermele, nourritoro (qui devraient etre enlumer,
fertf, nourrwe). On trouve parmi ces mots de ventebles monstres ptailologiques
tela que prrf-alable, ou in-surmon table. —P. xlvi, note 3, 1. 33 : nous ren-
y Google
558 APPENDIGE.
▼oyons ceux de nos lecteurs qui voudraient euidier cette hisioire, a l'utile
Manuel dee ractnes grecques et latxnes de M. Bailly. — P. lvii, note 1, suppri-
mer < Lea contes d'Hoffmann ont enrichi la langue du mot vampire*.—}*, lxvii :
on devra ne point faire usage de cette liste, ainsi que des listes inserees,
p. xxv-lxv, saus lea avoir contidlees par la verification des mots correspon-
ds nts dans le Dictionnaire £tyniologique ; cette comparaisoD est necessaire,
ridentiflcation d'un grand nombre de mots ayant ete modified depuis que cette
Introduction a eie imprim6e. —P. lxx: II etait n&essaire pour dresser ces
listes, de prendre une decision sur bien des points encore flottants ou indecis;
d'autre part, je devais, dans un livre d'exposuion, m'interdire tout© discussion,
et ne point donner les raisons qui m'obligent a repousser une etymologic j us-
que-la generaleoient adoptee : ainsi pour le rapport du mot tante a rancien
rrancais ante, il est impossible d'adopter sur ce point l'opinion de Diex, a sa-
voir que Ton a dit ma-t-ante, comme on dit vcnla-t-U pour eviter l'tiiatus de
ma-ante. On n'a jamais dit ma-ante mais m'ante, et si I'on accepie ce t in-
tercalaire, pourquoi n'a-t-on pas dit alors ma-t'Omour t ma-t-amie pour m'a~
mow, m'amiei M. Littre, de son cote, a donn6 de ce mot une explication difficile
a admettre : 1 ancien francais oisant m'ante, tante, s'ante, M.Li tire croit que
t*ante s'est sonde en tante : pourquoi le cboix de cette seconde person ne et
pourquoi pas manic ou mule? — P. lxxxvii : sur adevenu t : suppr. au mot
aimant les deux exemples : bondir (bombitare), reteetir (retinnitare). —
P. lxxxyiii, 1. 7, et aussi par celui de eu (voy. jumeau). — Id., 1. 27, signalons
aussi I'insertion de Vy : boyau (botellus), delayer (dilatare) croyance (creden-
tial etc... — P. xc, 1. 24 : on trouve en latin ossanum a cdte de ossuarium.—
P. xcvm, 1. 1 : t est ajoute dans loriof, pavol, comme d, dans bomard, hasard.
— Id., 1. 8 : st final donne s (voy. repas). — P. 1, 1. 3 : malgre" tous les soins
apportes a 1' impression de ce livre, bien des fames se sont glissees qui ont une
importance particuliere pour la distinction des trois classes de mots : ainsi au
lieu de « atour, contre, contourner, de par, muser, etc... », lisez « atour,
contre, contourner, de par, mu$er;»*a lieu au contrail e, de« adjudication, ar~
chitecte >etc...,lisez: « adjudication, architects. * Au lieutje : « ariette r media-
nocne, ambassade > lisez : « t ariette, — f mediRnocbe,- .t ambassade; » au
lieu de < f alentir, f alpaga, > lisez « alentir, alpaga,* Je ne dois point oublier
de rappeler ici tout ce que ce diction nain '" "" * • - -
Wehe mort sans avoir vu l'achevemeni
raent collabore.— P. 3, 1. 48, « accentueec
mez c atre. asser. »— P. 5, 1. 28, « male-a
1. 10, « irreguliere », lisez « r^guliere. »-
decima. > 1. 26, « lire legere, » 1 32, « d1
« privois privensis. »— P. 22, v acheter :
quee accaptavi... » dit une chartedu douzi
hum quo in curia affibulatue erit. .. > lit-
— P. SO, col. 2, supprimez les lignes 16, i
« Presbyteris advoivi et c*ris Dei adgen
col 2, vogage, lisez voyage, heurtr lise
• dtner, decoenare, > col. 2, les 1. 34, 35.
lisez « Romans. » — P. 36, col. 2, 1. 18. «
des oelles sur le dos de Yaigrette, qui soi
dues bien cberes es basefaus de Turquie.
nage d'apres Belon. — P. 37, v° aiguille
capitis in domo mariti... > dit le Code
« qui non erant adiurnati... > disent lesC
\°Amande: * amygdala non amiddola..
laire de Vtllis : « Volumus quod habeat
rios... » — P. 46, col. 2, 1. 4 : AmietSde
deaene puis en \6 que Ton retrouve dai
uiiite (inimicitatem). —P. 51, col. l, suppi
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APPENDICE. 559
1. 4. Ancitre est un des rares nominatifs restes en francais*, toy. ma Gram-
matre histonque, p. 155. — P. 52, col. 1,1. 5, suppr. « tertre, terraetorus. > —
P. 53, col. 1, 1. 19, avant atone, lisez, soit de i e. — P. 57 ▼* apostille : plu-
sieurs traites * Postillae in psalterium ou Posttllae
morales. — isez stdlus.— P. 59, v° avpuyer; c Ap-
podiantcs gU aoae de Mangis; et la Pniltppide de
Guil. le Brett is ad moenia miles appodxat. > — p.
60, col. 1.1.' rogation ; col. 2, 1. 1 : araigne a per-
sists dans mi 2, t, lisez c; col. 2, v° ardent, suppr.
de, — P. 6*2, I. 5 *voy » c voy. boire ». — P. 62,
col. 2, 1. 11, < 36, de, lisez dc.— P. 63. col. 2, 1. 36,
arrerage viei d'acwr (ce qai reetifle rassertton da
diet, a ce mot, - T jib le meme rapport qulnfirmter et in-
firmerie, panter et paneree, etc. . . — P. 64, v° arroser, sapprimez « ponssiere
y. fr. pourriere >. —P. 65, v* arttllerie, le * maltre des arbalestrlers > est
aussi appele dans Joinville « maistre de Vartillerxe >; et on lit dans lememe
auteur, < Nnl ne tiroit d'arc, d'arbaleste on d'autre arttllerie ». — P. 66, v°
assaillir,* Qui peregrino nocnerit, vel enm adsalierit... » lit-on dans les Capi-
tulaires de Charlemagne. — P. 68, v° assurer, « Adsecuravit in manu do mini
regis patris sni... » ht-on dans an texte du douzieme siecle. — P. 69, colonne
2,1. 2,nette, Uses net. — P. 69, v° atla«, ajoatez, c ou plutot parce qu'At-
las porte le monde ».— P. 71, v° altoer, da L. atttfiare * derive de Mto tison,
par le changement de ttareen ser (voy. agencer).— P. 76, col. l, 1. 6, « iipud
duodecim Francos debeat coniurare » lit-on dans les formulas de Marculfe.—
Id., ibid., 1. 18, < Ab eum. > (Lex Salica). — Id., col. 2, supprimer les 1. 1 et
2. — Id*, ibid., I. 22, confirm^ par l'italien atocolo (aujourd'hui oocolo). —
P. 81, t° ban. De ce mot au sens de permission, est venu celui de bandon
(permission, licence) d'oa l'expression d bandon, en liberie'; de la le verbe
abandonner, delaisser, — P. 8%, t» b&tard, anciennement bastard et aussi flls
de bast; pour le detail de cette etymologic, voyez VHistoire poetique de Char-
lemagne de M. G. Paris, p. 441.— P. 87, col. 1, 1. 1. « ilitaire », lisez « militaire. >
— Id., ibid., 1. 8, « ancien francais W >, lisez t bee > — P. 89, « byzanthus >,k
« byzantos. » — ■ P. 90, « biliomanie », 1. * biblioroanie. > — P. 92, v° biscayen:
suppr. « beaucopp. » — P. 94, v° bocal. : • boscale », 1. • boccale. » — P. 95, v°
bondir : < onzieme >, l.«seizieme.> — P. 97 : bouchon(de paille.de cabaret etc... ),
de 1'allemand busch boachon. — P. 98, col. 2, 1. l, hsez « bolhrerk. » — P. 99,
y° bourgeois : « Rhemenses burgenses... > dit un texte du onzieme siecle. —
P. 99, col. 2, I. 6 : lisez burgermeister. — P. 101, v° brancard : ee mot vient de
branc forme masculine de branche. — P. 102, 1. 3 . bracelet est le diminutif
d'une forme bracel qui repond au L. brachile (bracelet) : « Si quis mulieri
brachxle furaverit... » dit la Lot Salique, 29, 37. Surt devenu e, voy. admettre.
— P. 102. col. 2, v° brelan : ce mot, qui est anciennement brelenc, vient de
l'allemand bretling derive de brett planche, d'ou lesens de planche pour jouer
aux d£s etenfin de jeu de des. — P. 108, col. 1, 1. 12, v« caboter : le substantif
Cabotage > doit etre imprime en normande italique. — P. no, col. 1, 1. 18 :
• an », lisez « a r ». — P. 112, v° camxsole « camiciula », 1. « camicinola. >
— P. 13%, col. 1, v° chdmer : cauma au sens de forte chaleur est dans St J6-
rdme, dans Isidore de Seville, et dans Fortunat ; col. 2, v° choquer: supprimei
les 1. 9, 10, 11, et lire « choquer, origine inconnue. » — P. 139, col. 1, cliquer,
autre forme de dicker. — P. 141, v» com : supprimer « v. fr. coing. » — P. 142,
col. 2, 1. 26 : supprimer les I. 26, 27 . — P. 146. « concetti >, 1. « concetto. >— P.
152. v° convoiterz du L. cuptdtfare, plutdt que de cupttare. — P. 157, col. 1,
1. 24 : « codard », 1 < codardo » : col. 2, 1. 49 « cutana », 1. * cutenna ».— P. 159, '
col. 2, ). 49. < curaK(a)riQ8 >, lisez c cur(a)tarius. > — P. 164, col. 2, 1. 44 : pro*
prement qui se marie en secret. — P. 168, col. 1, 1. 2 : lisez cluniacensia. — P.
176. y°denree: « Ministri heipublicae provideant, ne illi, qui panem coctum
au- carnem per deneratas. aut vinum per sextaria vendunt.... » lit-on dans lea
y Google
560 APPENDIGE.
Capital, de Charles le Change. — P. 179, v° dessein, autre forme de dessin. —
P. 181, col. 2, derniere ligne: aioutez * voy. affouage. » — P. I82,v° diamant;
ce mot vient plutta de I'italien diamante. — P. 186, v° doleance : ce mot corres-
poDd a un verbe doleter* qui represente un L. dolicare : — P. 187, v° dommage;
ce mot, qui est damage a I'origine vient du L. dammattcum derive de ddmntim
dommage. — P. 188, v° dos : ajoutez adosser. — P. 195, v° ecouter : surce mot,
voy. p. cv. — P. 209, v° eneofctr : dans les mots qui prononcent \% tela que
haut, Hurler, etc., Inspiration est due a l'infiuence des formes germani-
ques correspoodantes (fcoch, Aeulen etc....); cette observation est due a
M. Max MQIler qui l'a txposee en detail dans la Zettschnft far vergletchende
Sprachforschung de Kuhn (v, 11-2% : Ueber deutsche Schatltrung romanischer
Worte); j'avais repouss6, il y a deux ans, dans ma Grammairehistorique, la
tbeorie de M. Miller a laquelle je me rallie compl£tement aujourd'hui. — p. 209,
A I'etwi : voyez pour la veritable etymologic de ce mot, ci-dessous au mot
renuter.. — P. 21 4, colonne 1, « errer, » lisez t Erreur. » — P. 321, v° lent 1
ajoutez: * alentir. > —P. 332, machelier, du L. maxillarius.— P. 334, v° tnaxntz
origine ineonnue. — P. 336. v° malotru : £ur utus devenu u, voy. aigu; sur a
devenu 0, voy. dommage. — P. 34 1. Marjolaxne, origine ineonnue. — P. 3*2:
massage origine ineonnue. — P. 364: musette, diminuiif de l'ancien francais
«nu<ff(m.8.),subst. verbal demusare* (derive du L. musa chanson). — P. 379:
Otson directementdu L. aucionem (derive^ de auca ; voy. ot'e) qui est au septieme
siecle dans les Gloses de Cassel. Pour les chaogemems delettres, voy. aux mots
alouette, aboyer et agencer. — P. 387 ; oursin, corruption de Aer(i)sson en
her'sson. — p. 427 : Prile, anciennement prelle, al'oriffine aspr«Me,en italien
asperelfa, du L. asperella* (diminu'if de asper, rude, a cause de larudessede
sa tige).— P. 44o, v° que : « que conduction, vient aussi de quam dans plus... .que
qui correspond kplue.... quam. Sur la chute de m, voy. ]d. »— P. 442 : Quintal
derive de quint (voy. ce mot). — P. 448 : Rapet asser de reetde ape taster*
compose de petas * lambeau piece (voy. pitce).— P. 461 : Renvter, terme de ieu,
mettre une certaine somme par dessusl'enjeu; renvter e^t un compose de ran-
uuo oiwrauuii uo t oao* auucuuc iui mo uc icocau. uu uud Corruption G« ■ wivivn
francais reseuil qui repr&ente le L. retiolum (petit filet dans Apulee). — P. 466 :
Retable pour Here-table ; voy. table et arriere. — P. 469, v° rime: Isidore de
Seville ecrit rythmus. — P. 478: rut, a 1 origine rutt, du L. rugttus. — P. 495.
y° see : on trouve dans Ennius sas pour suas : < virgines nam sibi qwsque domi
Romanos babet sas.... » — P. 517 : suzerain mot forme a l'aide de sus % et de la
finale.... cram, par imitation du mot souverain. — P. 517 : Sylphe. du L. sylphi
(genies chez les Gaulois ; on trouve plusieurs fois ce mot dans les inscriptions),
— P. 518, v» tac ; c*est le L. tactus (contact) que 1'on trouve au sens de conta-
Son, de lepre dans les fragments de VI tola pnblies par les soins de Lord Asborn-
un. — P. 537 : tribordy alteration de l'ancien francais estribord, qui est
d'origine germanique (anglais starboard). — P. 538 : trotter, du L. tolutare*
(trotter: on trouve deja en latin tolutarius pour trotteur dans Seneque, %re *o-
lutim aller au trot dans Pine), par la contraction de tolutare en tlutare. <Fofc
trotter par le changement de tl en tr, commedaris titre de titlum, chapitreae
capitlum. — P. 544: Vegeter, du L. vegetare (au sens neutre). — P. 550:
Victuaille, du L. viclualia vivres. — P. 551. Yigie : I'origine precise de ce
mot qui se rattache a vigilare est ineonnue. — P. 554, v° voter l ; ajoutex : voi-
au-vent. — P. 554 : Voleter, du h. volitare (voleter, voltiger).
1 PIN.
Typographic Lahore, rue de Pleurae, 9, a Paris.
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